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Accueil du site > Tribune Libre > En revenant de Dresde

En revenant de Dresde

 Dresde, hier, aujourd'hui


 Quand on visite l'ancienne capitale saxonne, si charmante, si baroque, si paisible, si nonchalante au bord de l'Elbe, il faut vraiment faire un effort pour se remémorer un passé si récent, si tragique.

 Cette ville fut pratiquement anéantie, avec un acharnement méthodique, en 1945. Le plus terrible bombardement allié sur les villes allemandes. Pire que Hambourg, Cologne...Seul Berlin pourrait supporter le comparaison, mais les raids aériens, dans la capitale du Reich, s'étalèrent dans le temps.... Le plus terrible et le plus discuté aussi.

Le bombardement du 13/14 janvier, visant à faire le plus de morts possibles dans la population civile pour accélérer la chute d'un régime déjà exsangue, fut épouvantable et inutile, comme le reconnaît l'historien belgo-canadien JR Pauwels

 Une première vague de bombardiers lâche 460.000 bombes à fragmentation Stabbrand, qui descendent en vrille et explosent en perçant les murs, les planchers et les plafonds des habitations.
Une deuxième vague de bombardiers déverse pendant 20 minutes 280.000 bombes incendiaires au phosphore et 11.000 bombes et mines. Les incendies se propagent avec d'autant plus de facilité que les immeubles ont été préalablement éventrés.

 La troisième vague survient le lendemain et lâche à son tour bombes incendiaires et bombes explosives.

De nouvelles bombes au phosphore sont expérimentées dans cette ville ouverte aux nombreux réfugiés, sans objectifs militaires ou industriels particuliers. L' importante gare ne fut pas la plus touchée.

 Les raisons et le bilan de cette opération alliée restent encore discutés par les spécialistes, encore parfois partagés. Le livre de J.Friedrich, der Brand, fit polémique. Le décompte macabre de cette tragédie, objet de propagande dans un premier temps, comparable parfois à celle de Hiroshima, mais étalée dans le temps.est relativement secondaire. Ce fut un drame abominable, quel que soit le nombre des morts.

__________________Ce qui frappe aujourd'hui, comme pour Varsovie, c'est la dispariton de toutes traces de cet enfer.

Les travaux de reconstruction à l'identique débutent dès 1945, s'accélèrent après la réunification.

Aujourd'hui la Florence de l'Elbe a retrouvé son lustre d'antan, sa splendeur baroque.

Il fait bon flâner le long de l'Elbe. qui ne laisse pas soupçonner ses débordements périodiques.

Depuis la Thaterplatz, ou le Neumarkt, on peut rayonner à l'aise dans la cité du Prince-électeur, du côté de l'Opéra, de la Frauenkirche, symbole fort du protestantisme, dont les derniers travaux de restauration datent seulement de 2006), du Dresdnerschloss, etc...

Ce haut-lieu de la musique mériterait un plus long séjour. 

Un mélange de styles surprenant, l'éclectisme règne en maître.

Bref, une ville séduisante, qu'il fallut quitter trop vite...

_______________________________________

(Photos personnelles)


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31 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 5 août 2013 12:36

    Lyon 67
    Mon article n’a comme but que d’être une invitation au voyage et, à l’occasion, de s’interroger- comment ne pas le faire ?- sur le désastre qui aurait pu être évité, la ville n’ ayant aucun intérêt stratégique à l’époque des bombardements alliés.
    Le débat sur les raisons et le bilan de l’action alliée reste à faire, loin des exagérations de Irving et de l’exploitation qui en a été faite... Même s’il n’y eut que 40000 morts, ce fut une hécatombe inutile,un désastre humain et culturel.


  • chuppa 5 août 2013 15:56

    Doucement avec les chiffres

    source http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardement_de_Dresde

    Chiffre publié par une étude allemande 2008 : 25.000 morts.

    42 millions de victimes civiles dans le monde durant cette putain de guerre. (330.000 en France)

    Les allemands avaient fait un choix d’un leader charismatique, et d’un régime totalitaire, et Dresde est une conséquence horrible de ce choix.


  • AlainV AlainV 6 août 2013 00:17

    « Les allemands avaient fait un choix d’un leader charismatique »
    Rappelons que les dernières élections libres ont eu lieu en 33. Pas de majorité NSDAP au Parlement, bâtiment que les nazis s’empressent de faire incendier. Puis arrestation des communistes, fuite des socio-démocrates. C’est ainsi qu’il s’est créée une majorité au parlement - qui lui a voté peu à peu toutes les lois qu’il voulait.
    Quand les yeux de tous se sont ouverts, il était trop tard, le Général hiver et les courageux soldats soviétiques avaient pris le dessus.

    Donc, ce leader est venu au pouvoir par les élections, il est devenu dictateur très discrètement. Il n’a été charismatique que dans la propagande.
    N’oubliez pas que parmi les « Allemands », il y a tous ceux qui sont morts à cause d’Hitler. Ils étaient allemands eux aussi. Les plus conscients devaient subir ce terrorisme d’Etat, bien pire que ce qu’ont connu les Allemands de l’Est après 49.

    Ce n’est pas parce qu’« on » a élu Hollande ou Sarko qu’on est d’accord avec leur politique. S’ils trahissent le mandat qui leur a été donné en se mettant au service néolibéralisme (représenté en ce moment par Microsoft, Monsanto, Bilderberg, etc.) que les Français ont choisi cette politique.
    Leur indice de popularité montre probablement le rejet de cette politique.

    Il est donc difficile de parler « des Allemands », comme « des Français », d’une manière aussi générale.


  • alberto alberto 5 août 2013 12:46

    Salut ZEN,

    Décidément tu envahis l’Europe !

    Concernant Dresde, il est intéressant de noter que les plus importants efforts de réhabilitation ont été effectués avant la réunification des deux Allemagnes... 

    Prochaine étape ?


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 6 août 2013 13:59

      Oui pour le Zwingler dont les pierres noircies ont aussi été remontées. Non pour la Frauenkirche encore en travaux (1991).
      Maintenant si c’est par « ostalgie »...


    • ZEN ZEN 5 août 2013 13:20

      Salut alberto

      Envahir est un peu exagéré... smiley
      Juste un circuit de 10 jours, de Berlin à Varsovie, en passant par Dresde, Prague Vienne, Budapest
      Un vieux rêve...


      • escoe 5 août 2013 14:57

        Juste un circuit de 10 jours, de Berlin à Varsovie, en passant par Dresde, Prague Vienne, Budapest


        Ca fait quand même beaucoup en 10 jours. Remarquez il y a des japonais qui font toute l’Europe en une semaine smiley

      • Tall 5 août 2013 14:45

        Un bon agresseur est un agresseur aplati ... fallait pas commencer.


        • escartefigue 5 août 2013 16:47

          et les aplatis se mangent froid 


        • plexus plexus 6 août 2013 22:07

          On l’oublie, malheureusement, les germes de 39 / 45 étaient « dans la seringue » au traité de versailles, une allemagne écrasée, humilièe,la république de weimar ignorée, l’invasion acceptée de la Ruhr, (on a baissé notre froc !), tout ça explique cela.
          Connerie qui ne s’est pas répétée en 1945, plan Marshall pour la France, mais aussi pour l’Allemagne.
          Dresde, alors, autant de victimes qu’Hiroshima.
          Ce n’était pas un port important qui aurait pu concurrencer Londres ou Liverpool, comme Le Havre ou Bordeaux.
          La TERREUR, simplement, pour frapper les civils, et augmenter la cote d’impopularité du fuhrer.
          Je l’imagine comme ça, je sais, par contre, de source familiale sûre, comment s’est installé ce pouvoir :
          Par la TERREUR.
          Ne pas oublier que les premiers « habitants » des camps ont été des socialistes et des communistes allemands, les « rote hunde, les chiens rouges ».
          Ce même régime du « politiquement correct » plus soft, plus doux, s’installe ici aussi, le résultat sera le même, pas celui, du tout, qu’imaginent nos « élites » pour leur réélection.


        • Méfrange 5 août 2013 14:47

          Soit cet article es une invitation au voyage et il est trop court (la suisse saxonne est à deux pas), soit il prend prétexte d’un voyage pour revenir sur une période de la stratégie du bombardement méticuleux des populations civiles et de la responsabilité collective initiée puis raffinée par la Grande Bretagne puis les Etats-Unis et dans ce cas il manque toute l’histoire (et l’histoire de sa falsification) Dans les deux cas on reste sur sa faim. Merci quand-même pour les photos. La reconstitution totale de la ville : c’était un beau sujet. Vous êtes j’espère rentré dans les musées Alt Pinakothek, que vous avez admiré l’exposition sur l’Ancien Testament (y avez reconnu au moins deux ou trois personnages de la Bible (culture amnésique), les grands maîtres européens comme Altdorfer, Brueghel, Elsheimer, Reni, Raphael, Tintoretto, Van de Weyden, vous n’avez pas manqué de signaler au lecteur français la grande exposition de la nouvelle Pinakothek : Paris intense (ça peut justifier un voyage) avec en plus l’occasion de découvrir des artistes comme Friedrich, Overbeck, Von Menzel, Rottmann et si vous vouliez fermer le cercle faire remarquer que les anglo-américains n’ont pas seulement voulu tuer les allemands mais la culture allemande. Depuis la destruction du musée de Baghdad on sait que détruire un peuple passe aussi par la culture. 


          Dans l’ensemble, article décevant et peu informatif qui ressemble un peu aux articles de publi-reportage qu’on lit dans les revues payées par les compagnies aériennes pour nous faire patienter 30 mn le temps du vol. 

          • ZEN ZEN 5 août 2013 19:48

            Désolé de vous avoir déçu...
            Décollage immédiat ! smiley


          • ZEN ZEN 6 août 2013 07:44

            Méfrange
            J’ai bien conscience que ce papier est léger, mais il y avait une incitation à ouvrir les liens, notamment celui-ci, qui font partie intégrante de l’article.
            Il aurait fallu en fait plusieurs articles...


          • Méfrange 5 août 2013 15:01

            Je relève une inexactitude dans « l’ancienne capitale de Saxe ». Les membres du Landtag seront content d’apprendre que la Saxe n’existe plus. c’est un des 16 états fédérés allemands comme il en a toujours plus ou moins été ainsi dans toute l’histoire allemande. L’Allemagne depuis le Moyen-Age et à de très brèves exceptions une fédération ou une confédération. Ce genre d’approximations n’est pas sans conséquences car mal comprendre le fonctionnement internet de l’Allemagne ouvre la porte à toutes les approximations et généralisation (l’Allemagne n’a qu’à ou c’est la faute à l’Allemagne). Stanislaw Tillich est ministre-président de l’Etat Libre de Saxe et dispose de pouvoirs considérables. 


            • ZEN ZEN 5 août 2013 19:44

              Méfrange
              Je parlais évidemment de la Saxe comme royaume
              Je n’ignore pas que c’est aujourd’hui un état dans une Allemagne confédérée...
              C’est vous qui lisez mal...


            • Tall 5 août 2013 15:49

              Le bombardement du 13/14 janvier, visant à faire le plus de morts possibles dans la population civile pour accélérer la chute d’un régime déjà exsangue, fut épouvantable et inutile ...


              C’est Hitler qui a commencé les bombardements civils, avec Londres en ’40 ... et là, c’était même pire qu’inutile, c’était une grosse une erreur stratégique ... aussi grosse que cet imbécile de Goering qui fascinait Hitler avec son bagout de 14-18

              Sans oublier Guernica en ’37 déjà

              • Tall 5 août 2013 17:29

                Tenez Cogno ... vous allez vous régaler ici >

                Hitler à son arrivée à NY le 15 juin 1945

                CIA - Opération Vodka-Cola

                La nuit dernière, je terminais la lecture d’un dossier bétonné impliquant la CIA dans le 11/09 lorsque soudain le téléphone sonna. 
                Tiens ? Qui peut donc bien m’appeler à 2h du matin ? Je décroche. 
                Un homme à l’accent berlinois m’explique, la voix essouflée, qu’il vient de déposer dans ma boîte un dossier que la CIA voulait détruire, et me supplie de le publier au plus vite car il était en danger. Puis il raccroche. 
                Ne pouvant résister à la curiosité, je descends et trouve dans ma boîte une farde épaisse intitulée « Vodka-Cola ». 
                Six heures plus tard, j’arrive à la dernière page de cette incroyable histoire que j’avais lue d’une traite sans pouvoir lever les yeux. Hallucinant ! J’en étais abasourdi ... 
                Car c’est toute l’histoire de la 2e guerre mondiale qu’il fallait relire sous l’éclairage de ces révélations. Pas moins. 
                Voici donc pour la 1ère fois publiée, l’histoire de l’opération Vodka-Cola.

                Tout commença par un bel après-midi de juin 1930, à la terrasse de l’Amadeus Café à Vienne. Là où Bob Wilson, espion US spécialisé dans les affaires allemandes, rencontra A.H. afin de lui exposer l’opération Vodka-Cola.

                Pour bien comprendre le sens de cette opération, qui deviendra la plus grande de l’histoire des services secrets, restituons le contexte de l’époque. 
                En 1930, le monde entier subit de plein fouet l’effet du krach boursier d’octobre 1929. Les USA traînent des millions de chômeurs et on distribue la soupe populaire dans les rues de NY. Or, pendant que le Président Hoover écoute doctement ses conseillers libertariens qui lui disent d’attendre que le marché reprenne de lui-même, d’autres gens plus avisés décident eux, de faire bouger les choses. Ce sont les chefs du complexe militaro-industriel US pour qui il faut absolument agir et vite ! Car la jeune révolution bolchevique connait un succès grandissant en Europe, grâce à l’habile propagande communiste qui stigmatise le capitalisme. 
                C’est ainsi que de janvier à mars 1930, les chefs du consortium US se réunirent quotidiennement pour mettre au point l’opération Vodka-Cola dont les objectifs étaient : combattre le communisme et faire de l’Europe un grand marché US.

                Le plan élaboré qui résulta de leurs longues réunions se construisit progressivement. 
                D’abord pour combattre le communisme leur vint l’idée de déclencher une guerre contre les Russes. Mais pourquoi la faire soi-même si l’on pouvait y pousser un autre pays ? 
                C’est ainsi que naquit l’idée de relancer le complexe militaro-industriel allemand. Car les Allemands avaient soif de revanche après 14-18 et ils n’aimaient pas les Russes. Ce qui faisait de l’Allemagne une candidate idéale à la guerre contre le communisme. 
                Restait à lui trouver un leader populiste capable d’enflammer les foules. Puis à le soutenir sans réserve dans la relance des industries militaires et civiles du Reich. Réussite qui en ferait alors l’homme providentiel dans le coeur du peuple, lui permettant ainsi d’obtenir les pleins pouvoirs et d’attaquer les Russes. 
                Cette partie du plan concernant le communisme fut adopté à l’unanimité par les patrons US.

                Restait l’autre question : comment implanter le marché US en Europe ? 
                Là, c’est le bon accueil fait aux troupes US en 1918 qui initia l’idée : il fallait que les GI’s débarquent à nouveau, mais cette fois en grands sauveurs de l’Europe. Et pour ce faire, l’idéal serait que l’Allemagne conquiert d’abord tout l’ouest, sauf l’Angleterre. Celle-ci servant ensuite de tremplin pour le débarquement des GI’s qui libèreraient alors le continent. 
                Mais encore fallait-il être sûr de pouvoir vaincre l’Allemagne. Et à quel prix ? 
                Et c’est là que leur vint l’idée la plus machiavélique du plan : convaincre le leader allemand, dont ils auraient soutenu l’ascension au pouvoir, de faire perdre l’Allemagne ! 
                Etait-ce fou ? Peut-être pas. Si on lui proposait le maquillage de sa mort, un changement de look et d’identité, puis une retraite dorée à la tête d’une fortune colossale ( 10 milliards $ ) peut-être serait-il tenté ?

                C’est ainsi que les grands patrons US chargèrent l’espion Bob Wilson de sillonner l’Allemagne en quête de l’homme idéal. Jusqu’au jour où Wilson entendit parler de A.H., un fougeux orateur qui galvanisait les foules. Il le suivit alors quelques meetings puis, convaincu qu’il avait le bon profil, il lui fixa rendez-vous à la terrasse de l’Amadeus Café à Vienne.

                Lorsque Wilson lui exposa le projet Vodka-Cola, A.H. fut d’abord enthousiasmé d’apprendre que les USA l’aideraient à devenir, lui, le grand Führer. Mais lorsqu’il aborda le thème de la défaite du Reich, A.H. se leva, furieux ! Mais Wilson le retint et prononça les mots magiques : 10 milliards $ ! 
                A.H. interloqué se rassit, réléchît un instant et exigea 50 milliards $ ! Bob Wilson en proposa alors 15, pas un cent de plus. 45 ! rétorqua A.H. 20 ! répliqua Wilson... enfin, après 1 heure d’âpres négociations, les 2 hommes s’accordèrent sur 30.150.225.515 $ et 10 cents.

                La suite est dans les livres d’Histoire : A.H. devint chancelier du 3e Reich et relança le complexe militaro-industriel allemand. Puis il déclencha la 2e guerre mondiale, comme convenu. 
                Mais ce que l’Histoire ignore, c’est la manière précise dont A.H. s’y est pris pour faire perdre l’Allemagne sans en avoir l’air. Car c’est là que le dossier devient proprement fascinant. Examinons cela de plus près.

                La Luftwaffe 
                L’aviation était l’arme maîtresse. A.H. le sachant, il en attribua le commandement au plus stupide de ses maréchaux. Un héros de 1914, devenu vaniteux, futile et qui ne vivait plus que pour le Schnäps et la gaudriole : Göring. Ce simple choix, à lui seul, suffira à préserver l’Angleterre, comme nous allons le voir.

                Dunkerque 
                Le succès du blitzkrieg posa un problème inattendu à A.H. : l’avance rapide de ses panzers risquait de provoquer bientôt la capture d’un fort contingent de soldats anglais. Un contingent si grand qu’il risquait de mettre d’emblée l’Angleterre à genoux. Aussi, il décida de stopper les chars aux abords de Dunkerque, sous prétexte de laisser à Göring l’honneur de donner le coup de grâce aux Anglais. On connaît la suite : les Anglais parvinrent à sauver toutes leurs troupes en quelques jours, en mobilisant tous les esquifs de Grande-Bretagne.

                La bataille d’Angleterre 
                Satisfait du fiasco dunkerquois, A.H. donna aussi carte blanche à Göring pour neutraliser l’aviation anglaise afin de préparer l’invasion de l’île. Göring concentra alors obstinément ses attaques sur les terrains d’aviation anglais, au lieu de cibler prioritairement les stations radar. Ce qui permit aux Anglais de tirer le maximum de leur chasse, pourtant très inférieure en nombre. Ensuite, frustré des résultats, Göring fit bombarder Londres, ce qui n’entamait en rien le potentiel militaire anglais. Par contre, les Anglais bombardèrent les villes allemandes en guise de représailles. Et ainsi, en 3 petits mois, la victoire de la RAF préserva définitivement l’Angleterre de l’invasion.

                La Kriegsmarine 
                Pour que Vodka-Cola se déroule comme prévu, il était essentiel de laisser le contrôle des mers aux Anglais. Aussi, A.H. connaissant l’importance de l’aviation, décida de ne construire aucun porte-avion. Il fit au contraire construire de gros cuirassés qui furent tous rapidement coulés par l’aviation ennemie. Quant aux sous-marins, lorsque leur efficacité devint gênante pour les convois US, A.H. fit parvenir aux Anglais la machine Enigma qui permettait de coder leurs messages-radios. Les U-Boots qui l’utilisaient en toute confiance furent alors décimés.

                L’Afrika-Korps 
                Rommel était un brillant maréchal. Trop brillant. Aussi A.H. l’envoya dans les déserts de l’Afrique du nord où il remporta au début de fulgurants succès. Puis, la Méditerranée étant sous contrôle de la Navy, il ne reçut plus de renfort et se retrouva finalement à 1 contre 4 face à Montgomery. Fin de la campagne d’Afrique.

                Le front russe 
                L’opération Vodka-Cola prévoyant de faire reculer les communistes au maximum, A.H. envoya ses meileures troupes au plus profond de la Russie. Puis, malgré la rigueur des hivers, il leur ordonna de tenir coûte que coûte. Ce qui retarda la contre-offensive russe, décima les meilleures troupes allemandes, et dégageait le front ouest en prévision du débarquement allié.

                Le débarquement 
                On savait que les premières heures seraient essentielles pour le succès du d-day. 
                Aussi A.H., prévenu de l’opération, fit concentrer ses meilleures troupes plus au nord, près du Pas-de-Calais. Puis pendant le débarquement, il prétexta que ce n’était qu’une diversion et que le gros des troupes viendrait par le Pas-de-Calais. Ce retard de réaction fut fatal aux Allemands.

                La bataille des ardennes 
                Cet audacieux plan de la dernière chance nécessitait que les allemands puissent prendre intacts les stocks d’essence US pour poursuivre leur progression. Prévenus par A.H., les GI’s firent sauter les réservoirs au dernier moment. Les panzers tombèrent en panne sèche.

                Les armes secrètes 
                Les recherches allemandes sur les avions à réaction, les fusées et l’eau lourde ( bombe A ) avaient débuté bien avant 1940, et les ingénieurs du Reich avaient de l’avance. Ainsi, si la guerre avait débuté 2 ans plus tard, l’URSS et l’Angleterre auraient été écrasées et les USA auraient dû négocier la paix sans pouvoir débarquer en Europe. L’ayant compris, A.H. déclencha la guerre plus tôt. Ce qui fut un coup de maître décisif. D’autant que plus tard, il put ecnore se servir du prétexte des armes secrètes pour justifier sa non-capitulation et permettre ainsi aux alliés d’arriver à Berlin.

                L’attentat contre A.H. 
                A force d’accumuler des « erreurs » aux moments stratégiques, A.H. finît par faire naître des soupçons dans l’esprit de ses meilleurs officiers, dont Rommel. Il organisa alors un attentat-bidon contre lui-même, et en fit porter le chapeau aux officiers rebelles.

                Le suicide d’A.H. 
                Personne n’a jamais pu identifier les restes carbonisés de A.H. qui s’était officiellement suicidé. Et pour cause : un passage secret du bunker connu de A.H. seul, lui permit de rejoindre les GI’s déguisés en allemands qui l’attendaient. 
                Depuis son exil de Berlin, toute trace officielle de A.H. a disparu. Le dernier document que l’on possède est cette photo prise à son arrivée à NY le 15 juin 1945.


              • escoe 5 août 2013 19:39

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardement_de_Rotterdam


                C’était avant les bombardements sur Londres et la bataille d’Angleterre.

              • Tall 5 août 2013 20:14

                Bien vu, escoe, merci ...


                @Aladeen

                Je suppose qu’on parle des faits de guerre ... car l’agent AH est une fiction inventée de toutes pièces, bien sûr .... une parodie de grand complot que j’ai pondue il y a 5 ans déjà.

                Pour la guerre, étant né pas si longtemps après, ma jeunesse a baigné au milieu d’adultes qui la connaissaient tous et en avaient des souvenirs qui ne s’oublient pas.
                C’est ainsi que je me souviens de plusieurs témoignages directs, oraux ou écrits, venant du front russe et d’ailleurs. Pour la plupart fiables. Tous ces témoins avaient un point commun, ils n’aimaient pas beaucoup parler de tout ça.

                Je me souviens de pilotes allemands aussi qui ont écrit des bouquins comme celui-ci
                et celui-là entre autres .. c’est + instructif que des livres d’histoire, ces bouquins-là, car ils décrivent les coulisses de l’histoire.


              • plexus plexus 6 août 2013 21:52

                Magnifique, c’est aussi énorme que « Da Vinci Code », et mérite le même succès !!!
                Je ne sais pas si ça colle :
                Chamberlain , Daladier, dans le coup, eux aussi ?
                Ceux qui ont baissé leur froc à Munich ??
                Et pourquoi pas « maréchal nous voilà » qui aurait du « palper gros » pour avoir fait cesser les combats.
                Il faudrait plus de preuves sérieuses, peut-être un excès de vodka dans le coca ?


              • Tall 7 août 2013 08:15

                Il y a juste De Gaulle qu’on a mis dans le coup ... les autres étaient suffisamment nuls pour que ça marche tout seul


              • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 août 2013 11:10

                Et pour faire gagner l’Allemagne sans en avoir l’air, sans s’égarer dans l’histoire-fiction ?
                1924 - Evacuation de la Ruhr.
                1929 - Les Allemands ne paient plus mais nous continuons à rembourser l’oncle Sam.
                 - évacuation par la France de la RG du Rhin (devenant zone démilitarisée).
                1935 - les British signent un accord naval autorisant une flotte de guerre allemande.
                 - Abandon des accords de Stresa (F-GB-I).
                 - abandon de la Sarre (plébiscite et occupation immédiate par l’Allemagne).
                 - réindustrialisation en violation du Traité de Versailles. 
                 - création de la Luftwaffe.
                 - création de la Wehrmacht (conscription obligatoire).
                1936 - remilitarisation de la Rhénanie.
                1938 - Anschluss (mars).
                     - occupation des Sudètes (oct).
                1939 - Invasion de la Tchécoslovaquie (main-mise sur les chars Skoda).  
                Tout cela résumé par le mouvement du bras et le coup de talon d’Hitler n’y croyant pas encore au moment de signer l’armistice...
                 


              • berry 5 août 2013 18:59

                Les américains ont fait la même chose dans les années 50, à l’échelle de tout un pays, en Corée du Nord.

                « Voila pourquoi la Corée du Nord déteste l’Amérique »
                http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2013/03/voila-pourquoi-la-coree-du-nord-deteste.html

                L’évaluation à l’armistice des dégâts provoqués par les bombardements révéla que sur les 22 villes principales du pays, 18 avaient été au moins à moitié anéanties.


                • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 6 août 2013 14:20

                  Sauf que les machinations « atlantiques » s’étaient accordées pour faire de l’Allemagne un pays agricole, jardin et garde-à-manger de l’Europe gagnante, tout devenir industriel étant proscrit. Cherchons l’erreur dirais-je pour évoquer simplement l’écart entre les intentions et le résultat, les périodes de guerre présentant en la matière un gouffre à court terme... (pour la guerre de cent ans je ne sais pas...)


                • escartefigue 5 août 2013 20:56

                  Quand je pense que quelques demeurés ont pu vouloir descendre Tall 

                  le belge du haut de leur nullité pathologique , j’ ai le plaisir de constater qu’ il n’ a rien perdu de sa force . 

                  Quels cons , les cons. 

                  • Agafia Agafia 5 août 2013 22:37

                    Rien d’étonnant captain, vous savez bien que l’intelligence et la finesse dérangent les cons. Mister Tall est étonnant et je dirais meme plus, mister Tall est détonnant

                    Sinon Dresde, Dresde.... Aaaahhh... Dresde... (soupir) chouettes souvenirs , mais rien à voir avec la WW2

                    Et sympa le ptit voyage de l’auteur, un peu rapide niveau timing, mais sympa.


                  • AlainV AlainV 6 août 2013 00:29

                    Zen,
                    Merci pour cette jolie carte postale.
                    Il se trouve que j’ai habité quelque temps à Dresde. Toutes les traces de ce s affreux bombardements n’ont pas encore été effacées. Je peux vous en montrer....
                    Les bombardements ont eu lieu sur ordre du général Harris qui a sa statue au centre de Londres.
                    Aujourd’hui encore, elle est régulièrement arrosée d’encre rouge.

                    On ne peut pas savoir le nombre de morts, car la ville ayant été déclarée ouverte (non défendue), de nombreux soldats qui avaient fui devant l’avancée des troupes russes, abandonnant leurs armes, s’y étaient réfugiés. Des civils avaient cru y être à l’abri.

                    La guerre, même au nom de la démocratie, est toujours, toujours, toujours sale. Ne croyez pas la propagande militaire qui parle d’honneur, de valeurs à sauver. Quand on commence à tuer, on ne sait pas où ça s’arrête. Tous les repères disparaissent. C’était le cas en Algérie, ce la fut en Irak, comme ça l’est en Afghanistan. Et Hiroshima, c’était comment ?


                    • ZEN ZEN 6 août 2013 07:37

                      Alain, merci de votre passage
                      Je suis resté trop peu de temps pour constater ce que vous dites
                      J’ai lu autrefois le livre de Friedrich, der Brand.
                      Ce fut un choc face à la vision dantesque, trés détaillée qu’il donne du déroulement de cette mise à mort programmée de la ville.
                      Oui, le nombre de morts est incertain, mais ce ne fut certainement pas ceux qu’annonça la propagande de Goebbels, à seule fin de soulever l’indignation et l’ultime résistance.


                    • ZEN ZEN 6 août 2013 10:04

                      Mon cher Lyon
                      Et on ne dit même pas merci pour la carte smiley
                      D’autant que c’est presque un lettre, si on prend la peine d’ouvrir les nombreux liens qui font partie intégrante de ce billet de vacances...qui n’a pas la prétention d’atteindre les sommets le littérature des personnes que vous évoquez
                      Je ne suis qu’un modeste passeur.. smiley


                    • bingofuel 6 août 2013 10:22

                      Et, oui, autre grosse erreur historique.
                      Les Allemands n’ont pas plus voter pour Hitler que les Français pour Pétain.
                      Hitler a été appelé par le gouvernement de droite élu par les Allemands, selon un procédé « démocratique » discutable - mais le peuple n’a pas été associé à la décision.
                      Triste réalité d’un peuple initialement formaté par Frédéric II de Prusse et mené à la boucherie par un pantin charismatique.
                      Quant à Hitler, c’est surtout les fantasmes des ultra-libéraux de toutes nationalités qu’il a alimenté.
                      N’oublions pas le soutien de Henri Ford et des banksters américains.
                      N’oublions pas la trahison des officiers de l’armée Française en Mai 40, majoritairement royalistes, et heureux de prendre leur revanche sur le front populaire.
                      Méfions nous des discours lénifiant d’extrême-droite ils cachent toujours des intentions dramatiques derrière des intentions séduisantes pour certains ...


                    • plexus plexus 6 août 2013 22:26

                      Doucement les basses, s’il vous plait !!
                      Il y avait, c’est vrai, des royalistes dans l’armée française de 1940, (de Gaulle, même, peut-être) en tout cas des anti républicains, heureux « d’écraser l’infâme ».
                      Mais vous n’avez pas le droit de laisser filtrer une telle accusation sur tous les officiers de notre armée. ;
                      En trois semaines de combats, nous avons perdu 100 000 hommes, tués, avec leurs officiers.
                      C’est un cliché, car les « vainqueurs » écrivent l’Histoire à leur façon, il n’est de bon bec que de la Résistance, les autres étaient des pleutres et des vendus....forcément !!
                      Mais, peut être sont-ce des royalistes qui, pour complaire à leurs cousins de belgique ont empêché de continuer la ligne Maginot sur la frontière ?
                      Ou qui ont lancé nos troupes dans un combat de rencontre, au lieu de s’établir en défensive ?
                      Je crois surtout à une énorme incapacité des « chefs de guerre », mandatés par des politicards qui n’avaient rien dans le pantalon.
                      Mais, rassurez-vous, ce ne sont pas quelques « cocoricos » guerriers qui changent le fond du problème.

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