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Accueil du site > Tribune Libre > Enseignement Immersif : Une Belle Connerie

Enseignement Immersif : Une Belle Connerie

Avant que de leur apprendre le Basque, Le Breton ou le Corse,

il faudrait d'abord apprendre un Français correct à nos bambins.

 Si, comme beaucoup, je suis respectueux de la mosaïque culturelle qui fait la richesse de notre pays, je reste pour le moins réservé quant à l’enseignement immersif des langues régionales.

 À l’heure où le séparatisme communautaire  nourrit le débat politique pré Présidentielles,  il m’apparaît inconvenant de défendre bec et  ongles des origines de terroirs. Pour dire plus,  en métropole, je trouve cet attachement  superfétatoire à un périmètre culturel étriqué,  qu’il soit basque, breton, corse, chti, ou autre,  tellement dérisoire, face aux immenses défis  environnementaux, sociaux, économiques  sécuritaires, et sociétaux qui se dressent devant nous. 

 Pour autant il ne s’agit pas de s’ériger <Français un et indivisible>, au risque de tomber dans l’excès inverse d’un nationalisme aux accents xénophobes. Le juste milieu passe par le respect de tous, au travers d’une langue commune qui est le Français, autorisant l’apprentissage des langues régionales. Tout comme, au demeurant, celui de l’arabe, dont la seule hypothèse a hérissé beaucoup de poils, y compris parmi les irréductibles apôtres du langage immersif.

Poussons la caricature plus loin

 Si demain un breton, un basque et un corse se retrouvent à débattre, et que chacun use de son propre langage, quelle cohérence aura leur discussion. On voit bien dans cette hypothèse, certes volontairement exagérée, que seule une langue commune cimentera leur conversation.

Est-il de surcroît nécessaire

De remuer le couteau dans la plaie béante dont souffre la maîtrise de l’orthographe, depuis nos écoles jusque dans nos lycées. Quand j’entends François BAYROU prendre la défense de l’immersif, sans que l’incommensurable lacune de l’enseignement du français ne fasse sourciller l’ex ministre de l’éducation qu’il fût, j’ai le sentiment qu’on se trompe de combat.

Les élections régionales

Sont une formidable vitrine pour ces lilliputiennes revendications, et c’est sans doute à la faveur de ce calendrier, que l’on assiste à tout ce tapage.

Pour faire simple

 Je résumerais ma pensée ainsi : Exception faite des 12 territoires ultras marins, où reconnaître la légitimité des langues locales apparaît comme un devoir, à la lecture de notre histoire, en métropole, la devise devrait être : « Enseigner les langues régionales OUI. Enseigner par les langues régionales : NON. Cette formulation ne m’appartient pas, mais, à l’heure où nos regards devraient tous converger vers les immenses challenges qui attendent l’humanité, plutôt qu’à s’attarder sur des futilités, je la partage. 


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37 réactions à cet article    


  • ZenZoe ZenZoe 5 juin 18:19

    Enseigner les langues régionales OUI. Enseigner par les langues régionales : NON

    Entièrement d’accord.


    • @ZenZoe
       perso je ne suis pas d’accord... tout au contraire !


    • ZenZoe ZenZoe 5 juin 21:26

      @Armand Griffard de la Sourdière
      Ah, la fameuse France coupée en deux, sur tous les sujets ! .. smiley


    • ZenZoe ZenZoe 5 juin 22:06

      @Armand Griffard de la Sourdière
      Lla France n’a qu’une seule langue nationale, et par principe l’enseignement public doit se faire dans cette langue partout sur le territoire. Rien n’empêche pour autant l’enseignement d’une langue régionale.
      Ensuite, quand on a des gamins qui sortent du secondaire en n’étant même pas capables de comprendre un texte simple en français on se dit que la priorité est quand même de s’assurer qu’ils maîtrisent cette langue avant toute autre. C’est en effet vraisemblablement la langue qu’ils devront utiliser au quotidien pour communiquer, étudier, occuper un emploi et effectuer quantité de tâches administratives partout en France. Question d’égalité linguistique enre tous les citoyens.


    • Fergus Fergus 5 juin 22:42

      Bonsoir, ZenZoe

      Pas d’accord avec vous ! Où est le problème de l’enseignement immersif ? Avez-vous déjà échangé avec des parents d’élèves éduqués dans ce cadre. Moi, oui ! Et je peux vous dire que l’enseignement délivré est de qualité et, contrairement à ce qu’affirme l’auteur qui ne connaît pas le sujet, les éleves maîtrisent aussi bien le français que la langue régionale utilisée pour leurs cours. Il se trouve à cet égard que j’ai un petit neveu qui a suivi un cursus Diwan et je peux vous garantir qu’il n’a jamais souffert de lacunes dans sa langue nationale !


    • Aristide Aristide 6 juin 13:15

      @Fergus

      Vous vous cachez derrière votre petit doigt !!!

      Allons, ces écoles enseignent en immersif, en breton ou basque peu importe, ... ailleurs c’est en anglais, allemand ou espagnol, ... s’il existe une réussite c’est simplement par la selection extrême de ces élèves et souvent aussi par la mise à disposition de moyens éducatifs supplémentaires.

      Que des élèves choisis pour leur capacité à apprendre entièrement dans une langue autre que la langue française n’est en rien une surprise. Mais ne vous cachez pas derrière cette réussite pour justifier la création d’écoles élitistes. Serait-ce pour faire survivre des langues en fin de vie.

      Mes enfants ainés ont tous les deux suivi les études en collège et lycée dans une section anglaise d’un lycée international du coin, la troisième en section espagnole et le petit dernier en italien. Pour rentrer dans ces écoles, il y a un vrai concours très sévère. L’enseignement est en grande partie dans la langue de la section qui plus est les cours sont dispensés par des profs qui souvent ne connaissaient même pas le français. Tous mes enfants sont bilingues et ne souffrent d’aucune lacune en français. Une vraie réussite !

      Je n’ai aucune honte à dire cela car j’assume cette particularité car j’avais la possibilité d’offrir un enseignement de qualité tout en sachant que je dérogeais sans complexe à la règle commune. 

      Il me semble assez incohérent à qui se prétend insoumis de soutenir ce genre d’enseignement élitiste, car il ne faut pas s’y tromper : les élèves sont sélectionnés pour leur capacité et leur milieu aussi car souvent il faut payer. Tout ceci est contraire aux bases même de notre EN. Je ne remets pas en cause ces établissements, mais il me parait assez clair que l’on ne peut soutenir une chose et son contraire. Adepte de l’égalité stricte dans le domaine de l’EN, vous devriez dénoncer cette injustice sociale en place de vous en féliciter....


    • pingveno 8 juin 07:58

      @ZenZoe
      "Ensuite, quand on a des gamins qui sortent du secondaire en n’étant même pas capables de comprendre un texte simple en français on se dit que la priorité est quand même de s’assurer qu’ils maîtrisent cette langue avant toute autre.

      "
      Quand on sait que la grande majorité des gamins dont vous parlez n’ont fréquenté que les écoles unilingues francophones, leur faible niveau en français invalide complètement votre raisonnement. Surtout quand on sait que ceux qui ont fréquenté les écoles immersives connaissent mieux le français et sont bien plus à leur aise lorsqu’il faut ensuite apprendre des langues étrangères !
      C’est beau l’égalité, mais pas en nivelant par le bas.


    • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 5 juin 18:25

      Je connais un basque qui a fait une maitrise de basque (bac + 4)

      depuis il est directeur du commerce international dans une grande société d’import export.

      OK je sors smiley


      • jef88 jef88 5 juin 19:21

        Je suis un vieux c** de 76 ans .....

        Mon grand-père paternel était vosgien ! Mais il a épousé une réfugiée alsacienne ! A la maison on ignorait le patois .....

        Mon grand-père maternel

        venait de la région de Lunéville et ma grand mère était vosgienne. Eux non plus n’avaient pas le même patois .....

        DONC à la maison on parlait Français.... J’en suis encore frustré ! ! !


        • Trelawney Trelawney 5 juin 19:55

          @jef88
          Tant qu’on ne fini pas dans la Vologne, il n’y a pas de problème.


        • troletbuse troletbuse 5 juin 23:22

          @Trelawney
          Aïe, dur, dur smiley


        • Trelawney Trelawney 5 juin 20:01

          L’enseignement immersif pour les langues (qu’elles soient régionales ou étrangères) est déjà une hérésie pour l’Education Nationale. Résultat la France est le plus mauvais pays pour l’apprentissage des langues étrangères.

          Accompagnant d’un groupe en voyage scolaire à Londres, j’ai vu de mes yeux vu, un professeur d’anglais agrégé me demander ce que la vendeuse lui avait dit, car avec son anglais littéraire, il ne comprenait pas ce que le londoniens lui disait.

          Avant de critiquer ayez un minimum de compétence dans l’apprentissage des langues qu’elles soient régionales ou étrangères


          • Pauline pas Bismutée 5 juin 20:27

            @Trelawney

            ’la France est le plus mauvais pays pour l’apprentissage des langues étrangères

            D’autres sont sûrement aussi mauvais ! En Nouvelle Zélande, une prof de français est venue parler avec moi « j’ai allé en France... » je suis évidemment restée polie et souriante mais ai continué en anglais, elle ne pouvait pas aligner deux phrases en français... 


          • Trelawney Trelawney 6 juin 10:25

            @Pauline pas Bismutée
            Le fait que vous soyez l’une des rares françaises à savoir parler anglais ne vous inquiète pas ?. 


          • Krokodilo Krokodilo 6 juin 19:24

            @Trelawney Les plus mauvais sont, de loin , la GB et les USA.


          • Pauline pas Bismutée 6 juin 19:34

            @Trelawney

            ’Le fait que vous soyez l’une des rares françaises à savoir parler anglais ne vous inquiète pas ?’. 

            Vous formulez la question de manière intéressante… !

            Au point où on en est, ce n’est pas ça le plus inquiétant… Plus sérieusement, je crois que les français ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de se faire distancer, car les ‘fameux’ chinois et les asiatiques en général, (ainsi qu’évidemment d’autres populations) sont en train d’apprendre l’anglais, et commencent à le parler assez bien.

            Les habitants des pays nordiques (Hollande, Suède, Danemark, Norvège..) sont tous anglophones.

            Les indiens, de par leur passé colonial, le sont auussi. Et il est beaucoup plus difficile pour un chinois, un indien, un russe ou un arabe d’apprendre l’anglais (différents alphabets) que pour un français.. Alors, évidemment on pourrait se demander pourquoi ce retard… Faudra pas se plaindre d’avoir loupé le coche !

            Mais effectivement quand j’observe le niveau de français (je fais sûrement quelques fautes, et en anglais aussi), c’est en général catastrophique. Je me rappelle avoir reçu une lettre officielle d’une administration française (« normalement » niveau Bac + 5) : quelques lignes, au moins une faute à chaque ligne (tout : conjugaison, accords, grammaire, orthographe… !), on aurait dit un faux ..(malheureusement non !)

            D’un autre côté, l’anglais est si couramment parlé que l’on en oublie les autres langues… et sans pratique…

            Mais bon, on aura un métro de retard, what’s new ?


          • pingveno 8 juin 08:07

            @Pauline pas Bismutée
            "les ‘fameux’ chinois et les asiatiques en général, (ainsi qu’évidemment d’autres populations) sont en train d’apprendre l’anglais, et commencent à le parler assez bien.

            [...] Faudra pas se plaindre d’avoir loupé le coche !

            « 
            Les fameux chinois, du moins leurs dirigeants, sont surtout en train de tirer parti de leur puissance naissante pour inciter les européens à passer de l’anglais »international« au chinois. Les cours de chinois, ça s’est pas mal multiplié ces dernières années.
             »Les habitants des pays nordiques (Hollande, Suède, Danemark, Norvège..) sont tous anglophones.

            « 
            Les pays que vous citez parlent une langue germanique proche de l’anglais à 80%. C’est assez amusant que vous ayez omis la Finlande dans votre liste... sachant que le finnois est très éloigné de l’anglais, et que du coup, mis à part la minorité de langue suédoise, la population parle bien moins anglais que dans les autres pays nordiques !
             »Les indiens, de par leur passé colonial, le sont auussi.« 
            Ah, merci de rappeler que c’est pour des raisons coloniales. A l’heure où la France voudrait enseigner le côté horrible de la colonisation, d’autres parlent de la »chance« qu’a eu l’Inde d’être colonisée par les anglais plutôt que les français, parce qu’eux parlent la »bonne" langue coloniale.
            Et puis essayez de parler avec les indiens, vous vous rendrez compte que leur anglais est très différent de celui des USA, et difficilement compréhensible, même pour un anglais ou un américain natif.


          • pingveno 8 juin 08:11

            @Pauline pas Bismutée
            D’un autre côté, l’anglais est si couramment parlé que l’on en oublie les autres langues… et sans pratique…

            Et c’est justement pour ça que la prépondérance systématique de l’anglais pose problème.
            Dans les pays nordiques, que vous citez, l’enseignement universitaire se fait tellement en anglais que certains domaines techniques n’ont même plus de mots utilisables dans la langue d’origine.
            Autrefois dans ces pays une thèse de doctorat se publiait dans la langue d’origine, avec un résumé en français, allemand ou anglais. A cette époque, 80% des thèses étaient au moins une fois consultées à l’étranger dans l’année. Aujourd’hui, 80% des thèses sont rédigées en anglais avec éventuellement un résumé en langue locale, et moins de 5% sont consultées un jour par un étranger. Faut croire que c’est un progrès...
            Pas vraiment envie d’en arriver là.


          • Pauline pas Bismutée 9 juin 01:55

            @pingveno

            J’ai omis la Finlande involontairement, j’ai travaillé avec des finlandais qui parlaient anglais très correctement...
            Et effectivement les indiens ne sont pas toujours faciles a comprendre, c’est aussi une question d’habitude (les écossais, pas facile non plus !)
            Et je regrette aussi que l’anglais supplante les autres langues, mais bon les langues requièrent de la pratique, pas toujours le temps, l’occasion ou l’énergie non plus..
            Et internet !... environ 80% en anglais...
            Vous avez raison, le chinois commence a être enseigné, mais c’est une langue tonale (cinq « tons »), bonjour la galère (pour ceux qui parlent des langues non tonales)....


          • cyrus cyrus 9 juin 02:06

            @Pauline pas Bismutée

            ha la la ne dit pas de mal des highland , leur roulé de R est une Odes au pictes et le dernier reste de dignité face au colon british smiley

            Vous avez raison, le chinois commence a être enseigné, mais c’est une langue tonale (cinq « tons »), bonjour la galère (pour ceux qui parlent des langues non tonales)....

            une veritable horeur ,mem dire bonjour ( niao) correctement te transforme en castrat d’ opera smiley ... rien a voir avec ce superbe nihongo , une langue de pecheur que tout le monde peut baragouiner facilement smiley
            vive le globish des peuple on s’ est toujours demerder quite a mimer smiley

          • pingveno 9 juin 08:08

            @Pauline pas Bismutée
            « j’ai travaillé avec des finlandais qui parlaient anglais très correctement... »
            J’ai fait du tourisme en Finlande il y a deux ans, dans une ville moyenne (à l’échelle du pays) et ses alentours. Dans les hôtels aucun souci, dans les pizzerias ça pouvait aller, mais dans la rue pour demander son chemin, ou dans les petits restaurants typiques, catastrophe, même quand ils avaient un menu en anglais (ou même simplement en suédois), ils ne le comprenaient qu’avec les mains !
            Le lieu de travail, ce n’est pas représentatif, on sait très bien que seuls ceux qui parlent anglais peuvent accéder à un certain niveau de responsabilité, ça ne veut pas dire que tout le monde le peut.
            Et internet !... environ 80% en anglais...
            ça désolé c’est une légende urbaine. C’était vrai il y a trente ans, maintenant on est à moins de 30%. Par contre c’est certain que Google France ne va peut-être pas référencer le lien qui répond à votre question en finnois.
            Vous avez raison, le chinois commence a être enseigné, mais c’est une langue tonale
            Oh mais justement, les profs d’anglais se gardent bien de le dire, mais l’anglais, sans être une langue à tons, a bien des éléments toniques ! Un mot comme refuse peut changer de sens suivant que vous mettez l’accent sur la première ou la deuxième syllabe par exemple. Et plus généralement, l’anglais c’est plein d’exceptions alors que le chinois est un modèle de régularité.
            Ne vous leurrez pas, si l’anglais parait facile c’est seulement pare qu’on le voit partout. Pour le moment les chinois ont d’autres priorités mais le jour où ils voudront nous imposer leur culture, ce ne sont certainement pas les européens qui tenteront de les en empêcher, et tout à coup la « facilité » de la langue changera de camp.


          • Pauline pas Bismutée 9 juin 08:58

            @cyrus

            Très sympas d’ailleurs les écossais, mais l’accent, faut suivre....
            Oui les langues tonales, très difficiles, certains s’en sortent très bien (en général les ’musiciens’, c’est logique)


          • Pauline pas Bismutée 9 juin 09:01

            @pingveno

            Pour la « future facilité » du chinois, je ne suis pas convaincue... !


          • Gaulois gaulliste Gaulois gaulliste 6 juin 10:28

            Une seule question est importante concernant ce retour aux régionalismes.

            Voulez vous que la France disparaisse dans une multitude de micro-états soumis au diktat de Bruxelles ?

            L’Espagne n’est pas passée loin de la partition, car c’est cela qui nous attend si nous continuons à nous coucher devant la finance apatride qui pilote tout un tas d’officines discrètes et autres ONG rêvant d’un monde uniforme, sans repères historiques, sans frontières et où aucun état ne sera suffisamment fort pour s’opposer à elle.


            • Fergus Fergus 6 juin 11:15

              Bonjour, Gaulois gaulliste

              Désolé, mais cette menace est sans fondement ! 

              Le nombre des locuteurs des différentes langues régionales est en effet insignifiant relativement aux pratiquants de la langue nationale qu’est le français. Et malgré l’enseignement immersif, ce nombre n’augmente pas ; il est même en diminution dans la plupart des territoires concernés. Dès lors, présenter les écoles immersives comme des menaces n’a aucun sens !

              Je vous invite à cet égard à lire cet article que j’ai rédigé en août 2020 : L’extraordinaire diversité des langues de France. Il vous aidera à relativiser le prétendu problème posé par l’enseignement immersif, eu égard au volume des populations concernées, les véritables locuteurs régionaux ne représentant que quelques centaines de milliers de personnes !

              Je vous signale en outre que la Suisse est l’un des pays d’Europe où le sentiment national est le plus fort. Ce pays est pourtant divisé en germanophones, francophones et italophones (plus quelques milliers de pratiquants du romanche). Croyez-moi, malgré quatre langues officielles, il n’y a pourtant pas plus unis !


            • Gaulois gaulliste Gaulois gaulliste 7 juin 01:02

              @Fergus
              Exacerber les régionalismes équivaut à exacerber les nationalismes locaux. Nous ne sommes plus au temps des rois et de la religion qui amalgamaient les peuples de France derrière un pouvoir fort et respecté.

              Trop d’exemples récents prouvent que vous vous trompez. La Yougoslavie, l’Espagne encore une fois...

              Pour l’instant, les effectifs ne représentent pas grand chose, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. On ne sort pas du bois lorsque l’on n’est pas en position de force, idem pour les islamistes.

              Personne plus que moi n’aime les cultures de la France, ces diversités architecturales, ses gastronomies, ses traditions. Nous pouvons tout à fait cultiver cet héritage sans prendre le risque de la dislocation.

              Ne pas voir que l’europe des régions est un outil au service de l’Allemagne pour l’éclatement de la France est au mieux naïf au pire de la traitrise.

              Quant à la Suisse, votre vision est romantique est tout n’est pas rose entre ces différents peuples, il suffit de regarder cet excellent sketch de Marie-Thérèse Porchet : La leçon de géographie Suisse qui prouve indubitablement que ces peuples sont différents et que l’unité n’est pas toujours de mise et qu’à la moindre étincelle les reproches fusent. Un romand sera toujours plus proche d’un français culturellement, idem entre les bourbines et les allemands, les tessinois et les italiens.

              Aussi, votre exemple suisse peut être démonté en dix secondes avec la Belgique, ce pays est au bord de la scission sous la pression nationaliste Flamande et ne tient que parce que les Flamands essaient de récupérer Bruxelles. Quant aux cantons de l’est germanophones, ils se verraient bien rejoindre l’Allemagne pour en finir de leur « intégration » en Wallonie. Faites un tour dans gogole street view et vous verrez que les flamands et germanophones effacent les mots français des panneaux de signalisation. Bel exemple de vie en commun entre latins et germains où les régionalismes sont exacerbés au maximum.


            • Christian Christian 6 juin 14:08

              L’ironie est que pour parfaire à la définition des langues régionales, il convient de manier un Français châtié, attendu que ces langues sont dites vernaculaires. smiley


              • amiaplacidus amiaplacidus 6 juin 16:45

                @ l’auteur qui écrit : "... Si demain un breton, un basque et un corse se retrouvent à débattre, et que chacun use de son propre langage, quelle cohérence aura leur discussion. On voit bien dans cette hypothèse, certes volontairement exagérée, que seule une langue commune cimentera leur conversation. ..."

                Comment font les Suisses qui ont quatre langues nationales et où l’enseignement se fait dans l’une de ces langues en fonction de la région concernée ?

                Leur parlement doit très mal fonctionner et la Suisse est réputée pour être mal gérée.


                • armand 6 juin 16:58

                  @amiaplacidus
                  la Suisse je ne sais, mais la Belgique oui


                • Fergus Fergus 6 juin 21:22

                  Bonsoir, armand

                  En Belgique, le problème n’est pas linguistique mais économique : longtemps, les Wallons ont dominé les Flamands grâce à la suprématie industrielle des bassins miniers et sidérurgiques.
                  Désormais, c’est le contraire. D’où les tensions !
                  A noter qu’il n’y a pas de problème particulier avec les germanophones d’Eupen et Malmédy !


                • Christian Christian 6 juin 17:12

                  En suisse les langues parlées sont européennes, hormis peut-être le romanche. Dans beaucoup de commentaires il est fait référence à l’Anglais, L’allemand ou l’Italien, qui sont enseignées, sans pour autant pénaliser le bon usage du Français. Certes, et il en va de même pour les langues Régionales. Je ne conteste pas cela. Que je sache, notre Éducation Nationale enseigne ces langues, mais n’enseigne pas dans ces langues. Or la revendication des ayatollahs du langage vernaculaire régional est de dispenser l’ensemble de l’enseignement général au travers de leur différent patois. C’est une « aberration folklorique ». 


                  • Krokodilo Krokodilo 6 juin 19:32

                    êLes promoteurs des langues régionales en immersif ne présentent jamais de projet global : jusqu’à quel niveau imaginent-ils un tel enseignement ? Bac, ou tout l’enseignement supérieur ? Combien milliers de profs supplémentaires ? Qui va payer ?

                    Autre problème jamais évoqué : les déménagements. En Catalogne espagnole, il devait être possible de suivre les cours en castillan, or, en pratique c’est en catalan...

                    Quoi qu’on en dise, une langue commune, c’est utile et unificateur, l’immersif local c’est clivant.

                    @Fergus, la Suisse est un exemple trop particulier, on en a déjà parlé ; la Belgique, l’Inde, plusieurs pays africains sont là pour rappeler que le plurilinguisme est complexe et difficile.


                    • Jean de Beauce Jean de Beauce 7 juin 08:56

                      Les cours de breton et de corse c’est mieux que des cours d’arabe ? A voir, car des bases dans la langue du prophète nous permettraient d’y voir plus clair en islam, en géopolitique et en commerce avec le proche-orient. Les langues locales c’est du folklore touristique, les langues internationales (anglais, arabe, chinois...) c’est l’avenir pour les jeunes qu’on le veuille ou pas.


                      • foufouille foufouille 7 juin 09:08

                        @Jean de Beauce
                        arabe est inutile vu que les chinois ont tout le marché.


                      • Aimable 7 juin 10:41

                        Le patois de chez moi est ma langue maternelle , mais si je faisais 60km , sur le plan langue je me trouvais a l’étranger, tout a changé a l’entrée dans l’école des hussards de la république qui eux m’ont permis d’élargir mon horizon .


                        • Gerald 7 juin 10:48

                          Vous prenez votre téléph et appelez n’importe quelle mairie de France dans les bleds les plus reculés. Vous aurez une (ou un) correspondant(e) qui vous répondra dans un excellent français, avec une pointe d’accent local... Génial ! c’est ça la force d’une langue... faire Nation. Le reste n’est que connerie... JackLang en tête de gondole, lui qui prétend défendre des cutures locales avec des langues mortes ! Avant de développer l’IA, il faudrer combattre la CN (commerie naturelle).


                          • kirios 8 juin 08:19

                            pour le peu que je sache les langues régionales n’ont jamais nuit à la pratique et au respect de la langue nationale française .

                            nous assistons pourtant à une déconstruction de cette langue, par le mépris des règles qu’ont les hommes publics et les médias , et par l’imposition politique forcée de la langue anglaise dans le vocabulaire commun , mais aussi au niveau des échanges économiques ou son utilisation est perçue comme un gage de compétence et d’efficacité....

                            je crois que la langue française est foutue.... tout comme la langue corse (qui est quoi que vous puissiez dire une langue NATIONALE , elle aussi) : la colonisation économique n’a aucun respect pour les faibles , que ce soit des individus ou des nations.

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