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Accueil du site > Tribune Libre > Eric Dupond-Moretti et Nicolas Demorand sur France inter, bien loin du (...)

Eric Dupond-Moretti et Nicolas Demorand sur France inter, bien loin du tribunal des flagrants délires !

Dans quels pays menace-t-on les avocats, ou leur famille ?... C’est un métier à grand risque dans les dictatures. « Amnesty international » dispose d’une liste de professionnels n’ayant pas pu aller au bout de leur défense.

    Depuis quelques jours, le fait d’associer « menace de mort » et « avocat » sur un moteur de recherche ne vous envoie par vers une kyrielle de dictatures, de régimes honnis d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du sud, il vous met sur les rails de Dupond-Moretti. France. Démocratie de 67 millions d’habitants. Combien de salauds parmi eux, et de méchants, et de corniauds, et de manipulateurs ?

     Je dis cela car certains ont cru bien faire et affirmer que cet avocat était un salaud ! C’est un fait grave, en dehors du café du commerce, et que ce genre de déclaration se répand sur les médias. On se rappelle que Maurras désignait Jean Jaurès comme l’homme à abattre, avant qu’un illuminé ne passe à l’acte. Que reproche-t-on à Eric Dupond-Moretti ?… D’abord d’avoir osé accepter d’être l’avocat d’un accusé honni par la France entière. Ensuite d’avoir déplu par ses interventions lors du procés, au point que certains lui reprochent d’avoir « manqué de dignité ».

     C’est le frère d’un des militaires assassiné par Merah qui par exemple a ainsi égratigné un peu plus la légitimité de l’avocat. http://bit.ly/2yxFCAo

    On lui accordera le bénéfice d’une grande douleur. Mais si c’était les familles des victimes qui rendaient la justice, nous serions sous le principe de la charia, de cette barbarie qui nous révulse.

    Faut-il inviter un membre de la famille à parler de ses émotions et de son ressenti, où la colère est perceptible, à la veille du verdict d’un procès, livrer sa conception de ce que doit être l’avocat de l’accusé : « Humble et respectueux »… On objectivera que ce n’est pas en regardant par terre, que l’on peut modifier la perception que le public a d’une telle affaire. Perdue d’avance pourrait-on dire. Accepter ce genre d’affaire, où l’on va au casse pipe, exige au contraire une vraie pugnacité.

    En faire le reproche à Dupond-Moretti est la marque d’un manque de recul dans cette affaire, le reproche lui étant fait ainsi d’être trop bon professionnel. L’émotion bien sûr d’une victime doit être entendue. Mais ses éléments ne doivent-ils pas être circonscrits et canalisés dans le périmètre du procès ?...

    Plateaux télés et radios n’osent remettre en cause la légitimité à s’exprimer des ces « archanges de la vérité » que sont devenus les victimes, leur famille. Il semble que ce postulat permette de dire tout et n’importe quoi, sans se faire reprendre !

     Mais c’est une chose de reconnaître la légitimité de la douleur des familles, c’en est une autre de la prendre au mot pour exiger que les avocats de l’accusé se censurent, dans une forme de respect qui serait une forme de mise au pas. Laisser l’émotionnel diriger les débats, au nom de l’expression de la douleur « incommensurable » des victimes est en effet le grand piège à éviter.

     Le statut de victime, naguère honteux, est devenu un postulat intéressant pour certains. On a même vu de fausses victimes lors de l’attentat de Nice, tenter de faire valoir des blessures fictives, afin d’obtenir des compensations, en termes d’images et de revenus.

     Mais je m’inquiète : Mes propos sont-ils obscènes, irrespectueux ?. Ai je dépassé les limites, bafoué la mémoire des victimes ? Le pire est quand on se censure soi même dans ses propos, dans ce grand garde à vous lacrymal obligé qui est une sorte de catharsis, et que les plateaux télé entretiennent. L’air du temps possède à chaque époque ses conventions. Les années 70 prônaient la provocation ; la nôtre sous ses aspects égotistes et ses exigences de soumission à des diktats, impose la soumission à des protocoles sournois. S'en démettre, c'est risquer l'oppropre, se faire taxer de sexiste, de ringard, d'anti progressiste, d'obscène. L'anathème se subsitue à toute forme de débat et désigne le monstre !

    Un journaliste est-il là pour surfer sur l’opinion publique, faire du rentre dedans à celui qu’on désigne comme « un méchant », sorte de Dupont Lajoie armé d’un micro, ou pour poser des questions avec intelligence ?...

     Il convient pour être respecté dans la profession de respecter soi mêmes certaines règles, semble-t-il…. http://bit.ly/2AkrKa9

    “Il doit dire sans nuire, montrer sans choquer, dénoncer sans condamner et informer sans décourager”, résume Syfia international, une association qui regroupe 15 associations travaillant dans les médias en Afrique et en Europe. Car ses propos peuvent nuire gravement à certains groupes ou personnes.

     Il aura donc le choix entre élever les débats, ou les rabaisser ! Soit décrypter, prendre du recul, et rendre compréhensible. Ou ajouter en la confusion en surenchérissant dans l’émotionnel, en reprenant les cris de la foule, ou en les devançant.

     A chacun de juger la méthode qu’avait choisi Nicolas Demorand, en recevant Dupond-Moretti, qui visiblement fut ébranlé par cette attaque en règle.

     Voilà donc lors de cette matinale de france inter, http://bit.ly/2hHIUXy, un dialogue entre Nicolas Demorand et maître Dupond-Moretti.

      « On m’a reproché une phrase, sur cinq semaines de procès. Une phrase que je ne regrette pas. C’était au bout du long témoignage de la mère de mon client – qui a d’ailleurs été entendue trois heures, alors que Bernard Squarcini, patron des services de renseignement, a été entendu une demi-heure. Cette femme, coincée entre la situation de son fils et la vérité, a copieusement menti. C’était évident pour tout le monde et je suis le premier à l’avoir dit. Mais j’ai également rappelé une chose toute simple : elle est une mère. Cela a soulevé des protestations que je ne comprends pas. Car je persiste : elle a donné la vie. Ses enfants sont devenus ce qu’ils sont devenus – l’un est mort, un autre est en prison, une autre encore est je ne sais où, peut-être en Syrie- mais elle est leur mère. Et certains de mes confrères de la partie civile ont oublié que dans le serment que nous prêtons, il y a le mot humanité. Après une interview où on m’avait accusé d’obscénité, j’ai reçu près de trois cents messages de soutien. Et quatre, seulement, d’insultes. »

"Vous l'avez dépeinte en mater dolorosa, accuse Nicolas Demorand.

– Pas du tout. Ça c'est vous qui le dites, ce ne sont pas mes mots.

– Ce sont mes mots, et je les revendique, il n'y a pas de problème."

–[...] J'ai dit : 'Mais enfin elle a quand même perdu un fils, l'autre est en taule'...

– Vous trouvez pas ça obscène, de le dire comme ça, devant les familles de victimes ?

– Monsieur Demorand, je ne sais pas si vous pensez réellement que c'est obscène, ou si vous me posez la question juste pour me provoquer.

-Je pense sincèrement que c’est obscène.

     C’est drôle, comment les mères se trouvent au centre des procès. Camus en a fait la cause principale de la condamnation de Meursault, dans son roman « l’étranger ». On apprend en effet que l’accusé ne s’est pas déplacé pour aller à l’enterrement de sa mère.

     Les premières phrases du roman sont les suivantes :

«  Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. »

     L’introduction du livre laisse ainsi apparaître un personnage principal (Meursault, le narrateur) étranger aux événements. Il ne semble éprouver aucun ressenti à propos de la mort de sa mère. Cet homme s’exprime de façon froide, détaché, comme s’il était absent, justement étranger à l’action, indifférent presque à sa vie.

     Le climat du procès sera marqué par ce fait, qui paraîtra accablant aux jurés. Il semble que Meursaut se soit clivé de l’humanité ordinaire dans le fait qu’il ne s’était pas déplacé pour l’enterrement de sa mère.

     Parler des mères amène parfois des malentendus, des quiproquos. Les ignorer, ou au contraire les diviniser semble attirer des anathèmes, des incompréhensions. C’est sans doute une la relation d’une mère à son enfant ne peut être vue à travers le discours de la froide cohérence de la filiation de l’état civil, et que cette corde sensible évoquée prend valeur de provocation pour certains, à l'égard des faits bruts..

  Camus, encore lui, s’en apercevra un peu plus, lorsque déchiré par des passions apparemment contradictoires, dans une époque particulière, il déclarera, dans une phrase qui portera la polémique : « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice. » http://bit.ly/2zyYxeq

      Le cœur ou la raison ? Faut-il choisir, au fait ?

     La relation mère enfant, devant la mort, est un des mythes les plus anciens de notre culture, et reste dans le champ du sacré, de l’indicible. La mère du christ eut le droit de prendre son enfant mort dans ses bras. Dans la représentation, ce n’est plus un dieu. Rien d’autre que le même enfant qu’elle serre contre son sein quand il est encore un bambin. Les propos de l’avocat présentant la mère des Merah comme une femme déchirée par le destin, et incapable d’objectivité, s’enferrant dans des mensonges et des demi vérités, la replace au centre de l’humanité. « Mais c’est aussi une mère ! »

      Où peut on trouver l’obscénité dans son intervention, quand il constate que l’un de ses fils est mort, et que l’autre est en taule ? Il ramène cette femme dans l’universalité de la souffrance, et la rend intelligible aux autres dans sa fonction de génétrice. On conçoit que des dents grincent, sur les bancs des familles, tétanisés par leur douleur. Comment la mère de deux monstres pourrait elle revendiquer sa part de souffrance ? C’est comme si elle osait venir s’asseoir sur les bancs de la partie civile ! Mais y a-t-il des douleurs de mères qui seraient plus légitimes que d’autres. La mère de Judas n’a-t-elle pas eu le droit de pleurer quand son enfant est mort ?

      Il n’y a rien de mieux que le personnage d’une mère pour ramener un homme dans l’humanité ordinaire. Maintenant à travers ce rejet proclamé par certains, comme le fit Demorand, il y a le désir inconscient de laisser les Merah à leur place de monstres de foire. J’en vois qui crient à l’obscénité. La vraie obscénité c’est le crime, la violence, les exécutions sommaires dont se rendirent coupable l’exécuteur Merah !.. Mais aussi les menaces contre un avocat. Mais aucunement la parole dans un tribunal !

     Tant qu’on peut parler, on ne se tape pas sur la gueule. C’est une forme de thérapie. C’est pour ça que les tribunaux islamiques se réclamant de la charia ne rentrent pas dans ses nuances. L’individu, son histoire, sa compréhension, n’y ont aucune place. Seul compte le pouvoir de quelques individus, d’un sexe, d’une oligarchie, sur les autres. La barbarie de Daesh qui envoie ses comparses en Europe agit ainsi.

  Il faut du temps pour comprendre le fonctionnement d’un procès : Que ce jeu à fleuret moucheté alternant avec des coups de sabre moins policés, entre les différentes parties de la cour, juge, procureur, et avocats, sont indispensables dans leur complémentarité à l’élaboration d’une décision, d’un début de réparation. Mais encore faut-il respecter les règles admises.

      Voilà la force de la loi et sa justification. Elle nous entrave, mais nous protège, et nous rend libre. Beaucoup d’éducation pour intégrer ses apparentes contradictions.

     Il nous faut donc entendre l’autre pour faire valoir nos droits à notre tour. Imaginer qu’on peut à la faveur « d’une émotion », ou d’un sens outrancier de « son bon droit » couper court à cette mécanique, c’est retourner à la vie sauvage.

     Il est vrai que de tous temps les avocats ont fait sourire, et ont autant agacé. Leur image oscille entre celle de Zorro, ange rédempteur, à celle du commandant du fort, cynique et inhumain. Leurs effets de manche et leur impétuosité peut être pris pour de l’arrogance, ou du courage.

    Tout dépend s’ils défendent l’accusé ou s’ils se trouvent du coté de la partie civile. On n’est pas perçu par une partie du public de la même façon selon qu’on défend la veuve et l’orphelin, ou un violeur multirécidiviste.

    On s’indignera donc, mais on prendra partie en silence, si l’on ne veut pas que le juge « évacue la salle » !.

    Rendre la justice n’est pas facile. L’erreur judiciaire est tout autant possible que sectionner un mauvais membre pour un chirurgien. Le cadre juridictionnel dans lequel ils développent à tour de rôle leur rhétorique à priori antagoniste ne l’est qu’en apparence.

     On ne plaindra pas pour autant les membres de la cour, trônant derrière leur pupitre. Dans leur costume étrange, il semblent sortir d’un autre siècle, jouant une pièce incompréhensible, que seuls les érudits comprennent. On les dit bien payés, suspectés d’être parfois aux ordres. Mais que l'un d’eux manque, et c’est tout ce mécano patiemment étayé qui tomberait par terre. Remettre en cause la légitimité d’un avocat, sous prétexte qu’on ne peut défendre un salaud, comme certains l’ont dit, c’est s’attaquer au droit, à la pertinence d'un procès qui ne serait plus équitable, et au sens de la démocratie.

      En début de procès, des menaces de mort avaient été adressées à Maitre Dupond-Moretti, visant ses enfants. Jeudi soir, après le verdict, des militants de la Ligue de défense juive sont venus le huer dans les couloirs du Palais de Justice de Paris.

     Cela ramène aux pires pages sombres de notre histoire, à l’inquisition, à une justice sans justice, basée sur la loi de l’intimidation et du lynchage !

      Nous sommes en république. Le droit d’être défendu par un avocat fait partie de l’arsenal de base de toutes les démocraties. En dehors de la passion, de l’émotion, et de la colère, qui ne peuvent être des guides, et qui nous mènent aux régimes féodaux, ceux qu’on rejette, Daesh et consort.

      Qu’on soit un héros ou un salaud. Même les nazis ont eu droit à un avocat. Même Eichmann lors du procès de Tel Aviv. Même Barbie de retour de lyon devant ses victimes qui le regardaient droit dans les yeux. Si ses témoignages nous sont chers, s’ils servent à instruire les générations qui courent, c’est qu’ils se passent sous les arcades du droit et de la mesure, l’exact pendant de la conception du droit selon les bourreaux. La meilleure façon de montrer qu’ils ont perdu la partie.

     On peut être agacé par la rhétorique et les effets de manche d’un avocat. C’est une chose. D'ailleurs, je le confesse, ce Dupond-Moretti m'a plus d'une fois indisposé. Mais est il là pour plaire, ou pour défendre un homme ? En tout cas, vouloir lui arracher sa robe, le menacer et l'injurier à le propre de rallier ceux qui ont le sens de la mesure et de la justice à sa cause. : 

     «  Monsieur l’abbé, je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à écrire. ».. Il n'est pas sûr que Voltaire ait proclamé cette phrase, mais il aurait pu très bien la dire.... C'est pour cette qualité d'indépendance d'esprit, entre autres, qu'on se rappelle de ce grand homme.

     Corroborer à l’esprit nauséabond du temps, dans un beau suivisme est malheureusement une chose classique. Un chien aboie, les autres suivent. C’est l’esprit de foules moutonnières et haineuses. Le pire sans doute est quand elles ne doutent pas d’elles mêmes, qu’elles pensent œuvrer pour la justice. A quoi bon respecter les usages contre les salauds, ou ceux qui osent les défendre, rejoignant ainsi leur camp ?

       Faisons donc table rase ! On pourra regarder avec profit le film « Furie » de Fritz Lang.

      Assister à un procès est une expérience rare. Difficile sans doute, mais qui compte dans l’édification d’un homme. Ne me parlez pas des séries américaines qui utilisent beaucoup ce genre de scénario. Même des images entrevues lors de vrais procès ne restituent pas cette qualité particulière, de frissons, d’incrédulités, d’empathies et de tant d’émotions diverses qui vous parcourent l’échine, quand on se trouve dans l’assistance.

      C’est une messe, une expérience républicaine. On en ressort différent, certain d’en avoir appris. C’est un cap douloureux à franchir, autant pour les accusés que pour les victimes. Le respect des règles et la solennité du lieu vous réconcilie parfois avec les institutions républicaines.

     Pour la radio, c’est autre chose. Mon oreille en coin a longtemps dérivé de façon aimable, comme en vacances, prise en charge par de grands professionnels qui la câlinait.

     José Arthur, Kris, Claude Villers des belles années. Doux souvenirs de vacances à l’ombre d’un platane, quand l’imaginaire se développait, et qu’à l’heure de midi, on se trouvait en connivence avec les comparses du tribunal des flagrants délires, dans des joutes hilarantes, que gonflait les effets de l’apéritif ?...

C’était avant cette chienlit de terrorisme, de religiosité à deux balles, prônant la guerre soi-disant au nom d’Allah lave plus blanc !

    On aurait dit le sud.

    Cela aurait pu durer des millions d’années ! …..

     Il me semble que quelque chose a changé dans le paysage radiophonique, qu’elle fait parfois de la mauvaise télé, cherchant à nous imposer des images faciles. Une sorte de mise au pas totalitaire par le biais d’un journaliste chef se substituant à son invité, posant les questions et donnant les réponses, définissant le champ de l’obscène et par conséquent du droit.

      On a beau baissé le volume, les aboyeurs cherchent à imposer leur ton !

     Peut-être ont-ils toujours existé ? Peut-être ai je une oreille en coin un peu sourde et une mémoire sélective ? Peut-être que je me souviens plus volontiers du meilleur, des commentaires sur la chute du mur de Berlin que de la bande à Baader.

      Une forme de résilience radiophonique. Ou de justice, celle qui préfère le violoncelle de Rostropovitch célébrant l’événement, que les derniers coups de feu de quelques gardes frontières fidèles au régime.

Comme pour les livres. Le temps envoie les mauvais auteurs, les bateleurs, les faux révolutionnaires, et les mauvais prophètes, au pilon et à l’oubli. Non, rectifions : Non pas à l’oubli, mais à l’indifférence !

       Il ne faut pas oublier ! C’est la leçon de l’histoire, la justification des procès bien faits. Les procès truqués sont tout autant la preuve de l’infamie, et reviennent comme des boomerangs dans le nez de leur investigateur. On se rappellera ainsi du procès intenté à Léon Blum…. http://bit.ly/2h6beC4 Il y a soixante-dix ans, le régime de Vichy organisait le procès de Riom

L’oubli fait le lit des dictatures, en nous retirant toute référence comparative. Car une mémoire instruite s’aperçoit que les manipulateurs nous ramène les mêmes plats, les mêmes émissions, et les mêmes pièges.

   Et voilà qu’on nous invite à prendre position, comme dans ce vieux chef d’œuvre que fut « M Le maudit ». Ou « Les assassins sont parmi nous » (mais ce titre paraît-il n’avait pas été apprécié par Hitler)…. en accord avec la rumeur de la foule, sur laquelle on est convié à s’accorder.

      Ca s’appelle l’opinion publique. Rien à voir normalement avec les services du même nom. En espérant qu’ils le demeurent, fidèles à leur principe de démocratie et de droit.

      Et que les séquences du tribunal des flagrants délires nous reviennent, comme une vraie soupape de rire et de facétie !.

      Il n’y a rien de mieux que le rire pour dégonfler les baudruches, et ramener les terroristes à ce qu’ils sont : De pauvres types !


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72 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 6 novembre 09:56

    Bonjour, velosolex

    Je suis complètement d’accord avec la tonalité de cet article qui remet parfaitement en place les données d’un procès comme celui de Mérah, tellement porteur de passions et de haine.

    Mérah est sans doute un idéologue dangereux et manipulateur dont l’implication dans les actes terroristes commis par son frère reste toutefois difficile à cerner, et impossible à établir. On peut considérer cet homme comme une « vermine ».

    Mais il a droit à une défense, et son avocat ne peut être amalgamé avec ce client déshumanisé, et décrédibilisé au titre même de cette défense. Sauf à admettre que la barbarie doit répondre à la barbarie !

    Dupond-Moretti a sans doute commis une erreur en rappelant dans le prétoire le statut de « mère » - entendre éplorée - de celle qui pleure la mort de son fils, mais sans une once de compassion pour ceux qu’il a froidement tués, dont plusieurs jeunes enfants. Ce faisant, l’avocat a choqué inutilement les familles des victimes. et provoqué des incidents d’audience dont la Cour se serait bien passé. Mais cela a été sa seule erreur, et elle ne peut pas lui être foncièrement reprochée.

    D’autre part, quand Dupont-Moretti dit au micro de France-Inter que défendre Mérah a été un « honneur », il ne rend évidemment pas hommage à ce sinistre individu, mais souligne que c’est l’honneur de la Justice de pourvoir à la défense de criminels ou de dangereux idéologues à juste titre honnis par la société. Sur ce point-là, il a raison. Sans ce type de défense, les procès ne seraient que des parodies de Justice.


    • Fergus Fergus 6 novembre 10:01


      @ velosolex

      « Assister à un procès est une expérience rare. Difficile sans doute, mais qui compte dans l’édification d’un homme. (...) Même des images entrevues lors de vrais procès ne restituent pas cette qualité particulière, de frissons, d’incrédulités, d’empathies et de tant d’émotions diverses qui vous parcourent l’échine, quand on se trouve dans l’assistance.

      C’est une messe, une expérience républicaine. On en ressort différent, certain d’en avoir appris. C’est un cap douloureux à franchir, autant pour les accusés que pour les victimes. Le respect des règles et la solennité du lieu vous réconcilie parfois avec les institutions républicaines."

      Je partage totalement ce propos pour avoir moi-même assisté à plusieurs procès d’assises, notamment comme juré. Cela laisse incontestablement des traces.

      Dans deux articles de 2009, j’ai raconté des expériences vécues, et toutes les deux éprouvantes pour des raisons différentes :

      Violée, humiliée... Détruite !

      Justice : un coupable peut en cacher un autre


    • velosolex velosolex 6 novembre 10:28

      @Fergus
      Fergus. Merci, vous m’avez bien compris. Vos nuances complètent mon article. Il y a une sorte de gare à vous de la presse, et des moteurs de l’opinion devant la douleur des victimes, chacun faisant dans une sorte de garde à vous compassionnel, qui débouche sur l’absurdité, quand on en arrive à trouver indigne, ou obscène les interventions d’un avocat. 

      Nous en arrivons ainsi à remette en cause la légitimité d’une défense, à sortir de l’humanité un criminel. Mais c’est précisément là le piège ultime. Rendre la violence par la violence, trouver des boucs émissaires, vouloir changer le mécanisme des institutions qui ont fait leur preuve.
      La compassion va bien sûr aux victimes, et à leur famille, mais si nous ne mettons pas des bornes à son étalement, elle nous rend incapables de réfléchir, d’être adapté. Et c’est pour cela même que le cadre juridictionnel est utile, comme un mode d’emploi sur lequel on peut s’appuyer quand la machine est en panne. 


    • vesjem vesjem 6 novembre 16:54

      @Fergus

      "Dans deux articles de 2009...« 

      as-tu toujours besoin de te mettre en avant ;
      l’article est excellent et tu en fais des tonnes pour en »récupérer" un morçeau
      ton impudeur et ton égo sont vraiment pesants, pour cet article comme sur bien d’autres ;
      relis toi


    • Fergus Fergus 6 novembre 17:02

      Bonjour, vesjem

      « tu en fais des tonnes pour en »récupérer » un morçeau"

      En aucune manière ! J’ai simplement voulu illustrer ce qu’a écrit velosolex sur l’expérience des assises qui laisse des traces sur tous ceux qui, comme moi, ont été confrontés à des procès criminels.


    • Fergus Fergus 6 novembre 17:06

      @ vesjem

      J’ajoute qu’on ne peut tout à la fois reprocher aux intervenants de rapporter des expériences de 2e main glanées sur le web (c’est assez fréquent sur ce site) et des expériences personnelles. C’est incohérent !


    • vesjem vesjem 6 novembre 20:15

      @Fergus
      oui, mais l’expérience de la croix que tu croises chaque matin en allant de vannes à quimper (j’exagère à desseins) , là, la ficelle est un peu grosse ; alors sois sincère et pondéré pour être crédible


    • Le Panda Le Panda 6 novembre 20:39

      @Fergus
      Bonsoir,

      tu vas avoir besoin d’aide, j’ai vote pour et le score et juste à plus 1

      bien à toi


    • Fergus Fergus 6 novembre 20:42

      @ vesjem

      N’importe quoi ! Pourquoi ce ton persifleur et manipulateur ???

      J’ai dit et je répète qu’« il m’arrive d’aller » - en l’occurrence plusieurs fois par an - de Dinan à Vannes (ou un peu plus loin sur le golfe du Morbihan), et il se trouve que, précisément, Ploërmel est sur ma route. Cette petite ville est même grosso modo à mi-chemin et j’ai pris l’habitude de m’y arrêter. La croix ne m’intéresse pas, mais les réactions des habitants, oui, et c’est pourquoi il m’est arrivé d’en parler.

      Quelle ficelle est « un peu grosse » ??? Je ne parle dans les commentaires que des lieux, des personnes et des situations que je connais en Bretagne, jamais des autres !

      Pathétique !!!


    • chantecler chantecler 7 novembre 12:02

      @Fergus
      Salut !
      J’ai voulu te plusser mais ça a fait des étoiles en moins !
      Ca arrive ....
      D’accord avec l’auteur : vraiment sur F.I aujourd’hui je me fais chi...
      Les autres radios d’info et la TV c’est pareil .
      Imbittables .
      C’est verrouillé : rien d’original , ni d’amusant .
      Toujours la même propagande, les mêmes intervenants et les faits divers ...
      Sans aborder les feuilletons buzz , genre : « jette » ton porc .
      Pour le vivre ensemble faut repasser .
      Pour s’informer c’est pareil .


    • Aristide Aristide 6 novembre 10:15

      Il me semble que dans cette affaire, personne ne peut denier le droit à etre défendu, enfin j’espère. Je passe donc sur toutes les incidences de votre article et une réponse par l’imperfection évidente de la justice, sa difficulté et autres arguments que l’on pourrait opposer à votre position. 


      J’en reviens donc à ce statut de victime dont vous regrettez qu’il ait pris autant d’importance si j’ai bien compris. On pourrait vous suivre dans cette condamnation de la douleur posée en argument si dans le même temps vous désapprouviez les propos du genre de ceux de Dupont-Moretti sur la douleur de la mère de cet ... homme. Comment donc est-il possible que vous mettiez en cause la parole des victimes et l’expression de leurs douleurs et soutenir l’inverse pour les proches des accusés.

      quel était donc l’objectif de signaler qu’il existe de fausses victimes ? C’est un argument assez spécieux dans cette affaire. Comme si l’ignominie de tels personnages fausses victimes avait quelque chose à voir avec les victimes de cet assassinat ... 





      • velosolex velosolex 6 novembre 10:50

        @Aristide
        J’ai écrit cet article consécutivement à l’émission de France inter, que j’ai écouté en direct, et qui m’a scandalisé. Pour moi, Demorand ce matin là a dérapé. Dupont Moretti officie dans un contexte particulier, ou d’emblée on l’a menacé quand il a accepté la défense de ce type. Un fait grave dans une démocratie. Je situe là le point d’honneur et la fierté que Moretti évoque quand il parle de cette affaire que bien peu auraient accepté....Pour tous les avocats défendant des accusés « ignobles », la tache est rude, mais c’est l’honneur de la justice de les défendre. 

         A la fin de l’émission, aux questions des auditeurs, un auditeurs lui a demandé combien « on l’avait payé pour cette affaire ». « 10 000 euros a t’il répondu. Mais je pourrais très bien ne pas vous répondre. Ou vous demander de poser la même question à l’avocat de la partie civile....
         » Le ton est donné dans cet exemple : Cet avocat serait un salaud. D’ailleurs certains l’ont affirmé. « Un méchant » a dit un autre....L’un brandit une pierre, l’autre la jette, etc....Alors quand Demorand la dedans parle d’obscénité dans l’une des interventions de l’avocat. 
        Je trouve les mots tellement énormes, et irresponsables......Car forcément ils sont un encouragement aux loups à donner de la voix, voir pire. 
        Ce n’est pas parce qu’on déplore cette affaire, et qu’on exècre les accusés qu’on doit s’autoriser à dire, à faire n’importe quoi, et à finir par menacer de mort un avocat, et qu’un journaliste, au lieu d’instaurer des garde feux, complète en propos dans la provocation, à titre personnel.....« Oui j’assume, je trouve ces propos obscènes »
         Son système de défense peu déplaire, je vous l’accorde, mais il ne faut pas attendre de Dupont Moretti une défense d’apprenti en droit, mal à l’aise dans ses baskets. Je pense qu’il s’est assez bien exprimé quand aux propos liés à la mère, disant que c’est une mère comme d’autres...Le travail de ces hommes est souvent de ramener leur client dans le cercle de l’humanité, dont on a le réflexe de les exclure. On pourrait dire par là que c’est chez nous un mécanisme de défense. Nous n’avons par envie de nous reconnaître en ces monstres. Pourtant nous ne pouvons les juger que quand nous les ramenons dans la communauté humaine. 

      • Julien30 Julien30 6 novembre 11:16

        @velosolex
        « Je trouve les mots tellement énormes, et irresponsables......Car forcément ils sont un encouragement aux loups à donner de la voix, voir pire. 

        Le travail de ces hommes est souvent de ramener leur client dans le cercle de l’humanité, dont on a le réflexe de les exclure. On pourrait dire par là que c’est chez nous un mécanisme de défense. Nous n’avons par envie de nous reconnaître en ces monstres. Pourtant nous ne pouvons les juger que quand nous les ramenons dans la communauté humaine.  »

        Je crois bien que c’était vous qui dans un article compariez Fillon à un vampire suçant le sang des honnêtes gens. Avez-vous singulièrement évolué depuis quelques mois ou avez-vous juste plus de mansuétude pour des terroristes avérés capables d’abattre tous ce qui se trouve sur leur route que pour quelqu’un soupçonné, et non encore jugé, d’avoir profité de sa position ?

      • velosolex velosolex 6 novembre 11:31

        @Julien30

        Je vois que vous faites référence à une aventure du baron FILLON dont j’ai été le narrateur : Sherlock Hommes et l’étrange affaire du cabinet noir http://bit.ly/2yAcuIE
        Que chacun se fasse une opinion, mais je déconseille de le lire à la tombée du jour, surtout pour les âmes sensibles.
        Diantre ! Je m’en voudrai d’avoir été pris au premier degré, et que quelques énergumènes poursuivent notre homme armé d’un pieu, et d’un marteau, afin de lui percer le cœur, eux même protégés par des gousses d’ail. 
        En d’autres termes, je pense que la plupart des gens, depuis qu’ils ont quitté l’enfance, sont capables de faire la différence entre la parodie, et un texte critique. 
        Et on compris que l’humour est un puissant remède aux malheurs du monde, et qu’il est tout autant un moyen d’égratigner les puissants. 
        Je vous invite à lire « le roi nu », qui est un excellent texte parodique sur le pouvoir et la vanité des hommes. 
        L’humour et sa capacité de le comprendre ou non, me permettent tout autant d’identifier les fâcheux. 

      • Aristide Aristide 6 novembre 11:34

        @velosolex


        Il ne s’agit pas pour moi de remettre en cause le droit de la défense et son respect par tous. Je me suis mal expliqué ou vous m’avez mal compris. Il ne s’agit pas pour moi de Demorand, pas plus que de Dupont Moretti mais de bien autre chose qui ressort de vos propos.

        Vous avez écrit, en gras, «  Laisser l’émotionnel diriger les débats, au nom de l’expression de la douleur « incommensurable »(*) des victimes est en effet le grand piège à éviter ». Serait-ce donc que le piège est évité quand l’avocat parle d’émotionnel, de la douleur de la mère de l’accusé ?

        Il me semble qu’il existe une contradiction assez inquiétante quand vous exonérez Dupont-Moretti de ces propos en totale opposition avec ce que vous dites de l’émotionnel et de l’expression de la douleur des victimes. Après qu’un journaliste pousse la provocation face à un avocat dont l’arme la plus efficace est la même provocation me fait peu d’effet. Nul besoin d’y voir un scandale alors qu’il s’agit d’un simple jeu de rôle, chacun retranché dans son camp assez étriqué.

        Pour le fond, je crois qu’un avocat a tous les droits sauf à jouer ce jeu assez malsain consistant à faire « pleurer » sur le camp des proches de l’accusé ou pire sur l’accusé. Expliquer, argumenter, mais jouer des sentiments , allons. Il me semble que la décence aurait pu guider cet avocat et éviter cette provocation, car comment peut opposer des douleurs, quels sens donner à ces expressions, quelles valeurs ? Impossible. 

        (*) cette utilisation du qualificatif ironique « incommensurable » est assez ... désagréable, quand vous y ajoutez qu’il existe de fausse victimes, je suis en pleine expectative ...






      • oncle archibald 6 novembre 12:53

        @Aristide : je crois que Maître Dupont-Moretti a voulu « excuser » ou expliquer les mensonges de la mère de l’accusé en attirant l’attention sur ses sentiments de mère qui ment honteusement pour essayer de protéger son fils quoi qu’il ait fait. Jusque là pas de problème. 

        En revanche les mots qu’il a choisis pour ce faire, faisant référence à la mort du meurtrier dont on juge le frère pour l’avoir aidé à accomplir son forfait, en faisant face dans le prétoire aux parents de ceux qui ont été assassinés, relèvent à mes yeux de l’indécence. Ça n’était ni le lieu ni le moment. Pourtant sur le fond il a raison : la douleur d’une mère qui pleure son fils est la même pour la mère du meurtrier que pour la mère de ceux qu’il a assassinés.

        Chaque avocat fait ce qu’il veut dans l’intérêt de son client. Exacerber les sentiments et provoquer la colère de la partie civile n’était peut être pas le plus productif, mais il l’a fait. C’était à mes yeux maladroit mais ça n’est pas interdit et la cause était perdue d’avance.


      • vesjem vesjem 6 novembre 17:02

        @velosolex
        merci pour ce coup de gueule ;
        au demeurant, ce journaleux n’est-il pas celui qui fait baisser les audiences partout où il passe ?
        avec une facilité déconcertante, il butine avec facilité comme son alter-égo patrick dit « black-listing »


      • Julien30 Julien30 7 novembre 10:34

        @velosolex
        Quel faux-cul vous faites...


      • velosolex velosolex 8 novembre 19:10

        @Julien30
        Diable ! Ainsi vous me trouvez une ressemblance avec le baron Fillon ?

        Le cher homme actuellement se guérit de ses joutes plus ou moins glorieuses, dans la représentation. 

      • velosolex velosolex 9 novembre 12:41

        @oncle archibald
        On ne peut pas mettre les filtrer les arguments de la bouche d’un avocat. Ils sont à la rencontre du droit, de la sociologie, de l’air du temps, de la rhétorique et du théâtre. 

        Selon leur qualité, selon le matériel dont ils disposent, ils se serviront davantage d’un matériel que d’un autre. Il avoue lui même que cette femme ment, mais explicite pourquoi elle le fait, du moins selon la perception humaine et historique des choses. 
        Maintenant , libre à lui de manipuler ces fioles explosives, dont on ne sait jamais ce qu’elles produiront. Mais a t’il le choix ? I Un avocat ne peut s’en tenir aux faits bruts d’un procureur. Il donne une interprétation. 
        Pöur ce faire il ramène la mère dans l’humanité ordinaire, la grande légende des pietas, ce que certains ne veulent pas entendre, comme si lui donner le droit à la douleur, était quelque part en prendre une part aux autres.
         La famille et les proches trouve tout cela obscène, comme si le bon et le mal était définitivement clivés, et que leur situation leur permettait de séquencer ces valeurs, leur donnait une sorte de qualité « d’expertise »...
        Et on leur accorde de fait, n’osant nullement les reprendre, de peur d’être amalgamé soi même à « un méchant ». 
        Il y aurait beaucoup à dire sur le statut des victimes ; naguère honteux, et invités à se taire, les voilà maintenant transformés en archange de la vérité. 

      • Gatling Gatling 6 novembre 10:46

        Titre :

        Quand une merde rencontre une autre merde au sujet d’une tierce merde ..... 

        .

        Voui, Merah et sa famille de cloportes ont été complices de l’assassinat d’enfants dans une école française ....

        .

        Voui, Merah doit faire ses vingt ans et être condamné à l’exil, lui et sa putain de famille ....

        .

        Son avocat, un parvenu, un arriviste qui ne fait pas honte à la famille des avocats, car ils sont très largement dépendants du système judiciaire et de sa comédie. Corrompu comme les autres.

        .

        Oui, le journaliste qui lui sert la soupe, est lui même ras la gueule dans la soupière ....

        .

        Ainsi ces gens pourront continuer à pourrir notre société en toute impunité.

        .

        Regrets aux familles des victimes et aucune pitié pour cette bande de dégueulasses.


        • Trelawney Trelawney 7 novembre 09:41

          @Gatling
          Regrets aux familles des victimes et aucune pitié pour cette bande de dégueulasses.


          Donc on ira « sans pitié » flinguer cette famille de « dégueulasses » et après on ira présenter nos condoléances aux famille de ces dégueulasses devenus « victimes » etc etc etc.
          Ou la théorie de dire tout et son contraire en une seule phrase ou du serpent qui se mord la queue. faites votre choix si vous en avez les capacités intellectuelle ce que je doute fortement.

          De la part d’une personne qui n’ira pas présenter ses « regrets aux familles », car il ne les connait pas et n’est pas assez hypocrite pour avoir de la compassion envers des gens qui lui sont étrangers

        • Gatling Gatling 17 novembre 18:21

          @Trelawney

          Non non il rémigre on ne touche pas aux dégueulasses car taper dans la merde ca eclabousse


        • Laulau Laulau 6 novembre 11:00

          Excellent article, merci.
          Nicolas Demorand est le digne successeur de Patrick Cohen sur France Inter, une limace de la bienpensance médiatique.


          • Fergus Fergus 6 novembre 11:32

            Bonjour, Laulau

            Demorand et Cohen sont effectivement des clones d’un modèle de journalisme par trop présent dans nos médias.

            Leur credo : brosser l’opinion dans le sens du poil, au risque d’attiser, sinon les haines, du moins les ressentiments à l’encontre de ceux qui, soit dans le cadre de leur métier, soit en raison de leurs valeurs personnelles, ne sont pas strictement en phase avec la vox populi.

            C’est d’autant plus consternant que ces deux journalistes sont intelligents, et par conséquent capables de s’élever au dessus des contingences d’audience.


          • JL JL 6 novembre 11:40

            @Laulau et Fergus
             
            Vous êtes sévères envers Patrick Cohen, ou trop gentils envers Nicolas Demorand : ni l’un ni l’autre ne mérite cet amalgame.
             
            Amha.


          • velosolex velosolex 6 novembre 11:43

            @Fergus
            Effectivement, il y a une vraie filiation entre Cohen et Demorand. 

            Même voix, mais peut être est là voix de leur maître. 

          • Aristide Aristide 6 novembre 11:54

            @Fergus


            J’ai toujours été étonné de cette manière dont ceux qui se réclame du soutien du peuple dénigre son quand elle ne colle pas à leur opinions propres.

            Ce « brosser l’opinion dans le sens du poil » est une affirmation assez contestable. qu’une minorité d’allumé en vienne à menacer l’avocat n’est en rien le signe d’une position de cette « vox populi » dont vous semblez vous méfier au point qu’il faudrait éviter les débats, les provocations, ...

            Pour ma part, je reconnais le droit à Dupont-Moretti d’user de toutes les ficelles en essayant de plaindre la mère, même si la mère pas n’est si innocente sur l’éducation de haine à laquelle elle a apporté son entier soutien. Moretti n’a aucune décence, ce n’est pas un reproche, c’est un constat. Il n’hésite jamais, sa redoutable intelligence et sa présence sont telles qu’il transforme en provocation des propos assez entendus et d’une remarquable banalité, « la douleur d’une mère ». Peut être pour faire oublier que cette femme a une part de responsabilité assez évidente dans la dérive de ses enfants.

            Si vous écoutez le débat, vous verrez que Moretti à amener Demorrand là où il voulait, il a joué avec lui comme un chat avec une souris, une méthode redoutable dont il est virtuose, la mise en cause de la personne qui parle en place de répondre aux accusations.



          • cevennevive cevennevive 6 novembre 12:07

            @Aristide, bonjour,


            « Peut être pour faire oublier que cette femme a une part de responsabilité assez évidente dans la dérive de ses enfants. »

            Remarque très juste en effet.

            La dérive d’un enfant a toujours une racine profonde dans la façon que l’on a eu de l’éduquer...

            Les enfants assassinés par le terroriste, n’ont-ils pas de mère éplorée ?

            Cet aspect de la plaidoirie de cet avocat est ignoble. Mais les arguments d’un avocat de la défense sont souvent discutables par les victimes.

            Je suis une fan de Michael Connely. Je comprends très bien la position d’un avocat de la défense.

            Mais, là, « la douleur d’une mère » était assez malvenu, et inacceptable.


          • vesjem vesjem 7 novembre 21:56

            @velosolex
            même tronche également ; même médiocrité ; même obédience ;


          • Antoine 6 novembre 12:09

            J’ai pas suivi le procès.
            Squarcini et Sarko ont pris combien ?


            • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 6 novembre 20:14

              @Antoine
              C’est effectivement la seule question qui vaille.

              Et bien évidement elle ne sera jamais posée.

            • Pyrathome Pyrathome 6 novembre 20:58

              @Antoine

              Squarcini et Sarko ont pris combien ?

              On est encore loin de poser cette vraie question, mais un jour prochain, ces gens devront répondre devant la justice pour cette affaire et tant d’autres...., ça c’est certain....

            • Trelawney Trelawney 7 novembre 10:03

              @Antoine
              Squarcini a pris 1/2 heure de son temps et s’est fait rembourser ses frais de déplacement. Sarko rien. Guéant n’a même pas été cité à comparaître


            • Crab2 6 novembre 13:14
              Procès d’Abdelkader Merah – suite

              Un oubli toxiqueLors des cinq semaines de ce procès, ce qui est regrettable, c’est que ni le Parquet ni les avocats " de la défense des indéfendables " n’aient attiré l’attention sur un point idéologique ou théocratique majeur : La croyance dans la vie éternelle après la mort qui, en éliminant la crainte de se faire tuer, détermine le passage à l’acte d’un fanatique et génère ce type de terrorisme sous influence religieuse Hors, il en sera toujours ainsi du fanatisme ou du terrorisme religieux aussi longtemps que la société ne prendra pas la décision courageuse d’apprendre à l’école aux enfants que la mort est absence de sensation, donc qu’il n’y a rien à espérer ni de bon ni de moins bon après la mort – Suites :Ce sont les idées qui arment le bras - même sa mère devrait être dans le box des accusés

              https://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/11/proces-dabdelkader-merah-suite.html



              • Laulau Laulau 6 novembre 13:51

                @Crab2
                "Ce sont les idées qui arment le bras - même sa mère devrait être dans le box des accusés"

                C’était tout bon jusqu’à cette phrase. S’il fallait juger tous les parents des criminels au prétexte qu’ils ont éduqué leurs enfants il faudrait tripler les places en prison. Comment mesurer la part de l’éducation dans les comportement ? Je vous rappelle qu’un des frères Merah est complètement étranger aux idées salafistes et qu’il a condamné les attentats, il a pourtant la même mère.


              • leypanou 6 novembre 16:47

                @Laulau
                S’il fallait juger tous les parents des criminels au prétexte qu’ils ont éduqué leurs enfants  : le « sentimentalisme » peut mener à tout, comme un petit-fils d’un criminel éjecté d’une société car petit-enfant de son grand-père (cherchez bien, vous devez vous rappeler de ce cas).

                Car la culpabilité par association plus ou moins bidon -filiation, fraternité, etc- est courante. Et ce ne sont pas le gens prêtes à l’appliquer qui manquent.


              • vesjem vesjem 6 novembre 17:10

                @Crab2

                « même sa mère devrait être dans le box des accusés »
                 la société entière, par ses renoncements à poursuivre le plus petit délinquant puis le rééduquer , devrait être dans le box


              • velosolex velosolex 8 novembre 15:09

                @vesjem
                Qui a tué davy more, qui est responsable et pourquoi est il mort ?

                Graeme Allwright - Qui a tué Davy Moore ? - YouTube

                C’était une chanson de Graeme alwright, traduit d’un succés aux états unis, à l’époque des droits civiques.....
                Une époque où l’on se posait des questions. 
                J’en vois qui désigne les coupables. Qui sont prêts à supprimer les allocs pour les mères des cités...Mais qui a laissé s’installer cette lèpre, je veux parler de cette désertification des services publics, permis l’extension de « l’obscène »...Car s’il faut rebondir sur l’obscène il y a beaucoup à dire sur le sujet. Nous vivons dans une société d’obscénité, c’est vrai, mais elle n’est pas toujours là où on la désigne. Les dividendes réquisitionnés par les grands patrons et les actionnaires sont d’un obscénité sans nom. Voilà par exemple une des causes de cette misère, de ces djihads de minables. Alors non bien sûr je n’irai pas exonérer les terroristes, ni surtout en faire des victimes ; Mais il faut bien avouer qu’on n’a pas tout à fait la même chance d’un quartier à l’autre. 

              • Crab2 8 novembre 15:33

                @vesjem
                Elle s’est exprimé en public ( devant les caméras ) ses propos sont passibles d’une condamnation pour appel à assassiner les juifs
                https://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/10/proces-dabdelkader-merah.html?showComment=1509737764093#c3174334630745297196

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