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Été serbe

La pleine lune d'août a troqué les orages contre un mistral persistant. Au moins il n'a pas plu ! Petit pull de rigueur voir plus si veille prolongée. Les préparatifs d'une fête recèlent toujours leurs contents d'énervement, d'impatience, d'attente mal venue ou de retard imprévu. Surtout quand ceux qui sont sensés la préparer délèguent, mais pas vraiment, enfin un peu quand même et que chacun s'investit en fonction de son rythme qui, eh oui, n'est pas forcément en phase avec celui de l'autre !

On parle de mariage au village, alentour ! Chacun y va de sa petite idée, déco à la con, rite d'enterrement de vie de jeune fille, personne n'a prévu les klaxons sur le chemin de la fête, quand même. Mais j'en ai entendus ! Curieux tous ces jeunes enclins à une forme de conformisme...tiens, tiens !

Nané et Ella, que j'ai vue naître.

Ella, la mariée, inchangée depuis sa petite enfance, aime la fête, elle y fait profiter tout le monde de sa beauté et de sa bonne humeur ; donc l'occasion est trop bonne qui ne se rate pas ; seulement, le mariage, c'était pas leur truc, juste une obligation de légaliser l'intrus, le non-européen, clandestin pour tout dire.

Ils se sont rencontrés à Belgrade, au cours d'un stage qu'elle effectuait pour l'organisation d'un festival ; elle y est retournée et y a vécu cinq mois.

Cette bande de jeunes qui se débrouillaient tant bien que mal avec des petits boulots très éphémères, payés, et alors c'était byzance, un euro cinquante de l'heure, pratiquaient le partage équitable entre tous, autour de la table ; rien de plus ou si, quelques colis en provenance de la famille française, pour Noël, mais qui tombaient comme des cheveux sur la soupe par leur luxe et leur prodigalité ; mais appréciés quand même, moins le raffinement seyant à la gratitude classe . Du foie gras, ou du bon pâté, c'est rudement bon de toutes façons.

La mère est prof et ne pourrait, au sens strict, joindre les deux bouts sans ses quarante trois crédits, qu'elle ne pourra jamais rembourser. Elle gagne en un mois d'enseignement ce que gagne le père de la mariée en un jour, pas jour ouvrable, non, dimanches, samedis, jours fériés et congés compris ! On le sait tous que nous ne sommes pas égaux devant la paye, mais la mère, quand elle a réglé son loyer a amputé son salaire des deux tiers !!! Elle a une pièce et déplie son petit canapé pour y dormir.

Je m'y plonge un instant, c'est vertigo, mais ces deux-là devisent en anglais, assis à la même table, charmée par la beauté de l'homme charmé par la vérité de cette femme.

Ella, gardait des mioches, faisait une pige, donnait un coup de balai ! Rien quoi, quelques sous à mettre dans le pot commun.

Nané, c'est un gaillard plein d'énergie et de joie de vivre ; il est parti deux ans bosser derrière un bar sur un paquebot et a appris l'anglais qu'il maîtrise parfaitement ; mais le français ? Ils communiquent en anglais, la belle étant quadrilingue.

Au bout de quatre mois, force fut de constater qu'ils ne pourraient rien faire de mieux dans ces lieux. Retour en France, woofing au Portugal : la chance sourit aux audacieux.

Ella et Nané griffonnent des CV, et Nané, au bout de trois jours décroche la timbale : un CDI de barman dans un bar musical, mille cinq cents euros par mois pour 39 heures hebdomadaires !

Ils sont fous de joie, trouvent caution pour un logement !

C'est là que les ennuis commencent.

Nané est à un petit mois de la fin de son visa touriste ; parcours du combattant pour avoir une carte de séjour.

C'est là qu'on s'aperçoit que l'on ne sait rien.

Et puis, on trouve ça :

« Les candidats non-européens sont tous soumis à autorisation de travail. Les différentes procédures mises en place tentent de prendre en compte une grande diversité de situations, afin de rendre le recrutement aussi efficace et souple que possible. De nombreux critères interviennent. Ainsi le domaine d’activité ou le type d’activité dans lesquels vous envisagez de recruter peuvent être déterminants. La durée du contrat de travail proposé intervient également. Quant aux compétences du candidat ou son niveau de salaire, ils ont aussi une incidence sur le choix de la procédure.

Et puis ça :

http://www.immigration-professionnelle.gouv.fr/taxes-dues-%C3%A0-l-ofii?highlight=Taxes

 

C'est là qu'on s'aperçoit que l'on encourage guère l'embauche en CDI !!

Le titi serbe se met donc au boulot pendant que sa nana se dépatouille avec les paperasses ; eh oui, il ne parle pas un mot de la langue de Molière !

La mère, éperdue devant tant d'infos qui lui tombent dessus, affolée, a compris que le pauvre Nané devra à l'État français la moitié de son salaire tous les mois !!

Intéressantes les suppositions de l'ignorance ! On s'étonne de n'être jamais étonné, puisqu'on s'attend à tout ! Mais on peut – et c'est ce que j'ai fait- y voir aussi l'acceptation de tout, quand on est nanti !

Je la rassurai en lui disant qu'il s'agissait d'une taxe, donc payable une fois ; ouf !

Un bar d'étudiants en plein centre de la ville, Nané aux commandes et trouvant toujours quelque anglophone pour se faire comprendre ; donnant de temps en temps des mots de serbe pour les jeunes hilares qui disaient un « tchin » serbe approximatif.

Première paye, c'est bien, mais découverte d'un patron pour le moins capricieux. Tous les jours Ella demande la signature du contrat salvateur ; oui oui, disait-il, ou bien bien râlait comme en prise à une mauvaise prise, en envoyant bouler tout le monde.

Quand la date fatidique fut dépassée, le ton monta et Nané fut viré. Les autres barmen( women), par solidarité, rendirent aussi leur tablier.

Le temps passe dans leur appartement, il est seul pendant qu' Ella travaille ; plus simple pour une française ; il flippe, passe sa vie sur Skype, causer avec ses potes le tient en lien social, mais décalé ; il (se)laisse aller, ne vide même pas les bouteilles ni les poubelles, ne sort quasi plus, clandestin, muet, Ella assure, le rassure : on s'en sortira.

Trois mois plus tard, la seule issue, c'est le mariage. On croit que c'est simple mais quand on lit que pour trouver un boulot il faut prouver qu'on est depuis six mois en France alors qu'on a le droit de n'y rester que trois mois, on s'inquiète.

Mais se marier n'est pas qu'une simple formalité ! Méfiance à tous les étages et si le maire n'est pas sensé demander le permis de séjour, il n'en faut pas moins tout un tas de papelards, des consulats et autres officines officielles ; serbes.

Voilà le mariage est prévu pour la mi- août.

 

Ah ! S'il avait été Croate ! Pas de chance, il est Serbe, un peu Bosniaque ou Bosnien, je ne sais !! Et n'a ni avait aucune envie de répudier ses origines ni d'émigrer pour plus d'aise ! Juste l'amour.

Tiraillé, écartelé comme peut l'être un être jeune et fort, dans une situation de faiblesse.

Suzanna, la mère, est une femme superbe ; on communique difficilement avec ses quelques mots d'anglais ; Nané a bossé au noir pour nos copains ici ou là, pour leur payer le voyage, à elle et à son frère ; les bons amis sont venus en stop. Peut-être a-t-elle fait un quarante quatrième emprunt ?

Ils ont dit « oui » ; avec enthousiasme et une certaine émotion ; Belle Ella, en robe jaune digne de Marylin, mais une Marylin très grande et très brune ! Nous nous étions tous mis sur notre trente-et-un, même moi, mais la petite assemblée devant la mairie ne faisait finalement pas trop mariage, peut-être parce que la plupart des têtes connues s'y retrouvaient les jours d'élections ou les jours de fêtes au village.

Il fallait des cochons à griller pour satisfaire aux traditions serbes, des patates à la braise, mais du vin de chez nous ! Il n'y avait rien d'ostensiblement friqué, mais nourrir plus de cent personnes, les abreuver, des apéros, des desserts... je me demandais comment ils vivaient ça, les Serbes ! Il y a tant de choses qui m'horripilent dans la désinvolture des nantis, mêmes amis ! Cette aise comme évidence, tout s'arrangera, tout s'arrange comme par magie, rien n'a d'importance, les amis, les copains des amis s'y collent. Comme je ne voulais pas voir ni participer à quoique ce soit qui concerne ces pauvres bêtes – je m'étais demandé si je n'allais pas composer une petite ode aux porcs, sur le rythme du conte de notre enfance, mais j'ai jugé que ce serait inopportun ! Aussi, quand j'arrivai, un peu tard après un petit somme qui m'était tombé dessus sans crier gare, il n'y avait plus rien au bar pour l'apéro ; je n'ai pas fait beaucoup de mariages mais c'est le seul où je me suis nourrie d'une seule et unique pomme de terre, sans sel sans beurre sans sauce ! Et un chou à la crème, excellent ; nous avions fait marcher à bloc nos accointances, vieux habitués des ferrades et autres festivités. C'est ce que j'aime ici, ce commerce parallèle, qui fait des prix défiant toute concurrence, qui s'échange, qui ne chipote pas !

De mes quelques séjours en Yougoslavie, du temps de Tito, avant les jeux olympiques, exceptées deux jeunes lycéennes qui parlaient français et que nous avions rencontrées dans un café de Belgrade, notre seul échange avait été la musique, à Sarajevo, avec les tziganes du coin !!! J'en suis restée là, sauf une soirée avec Nané, en anglais, où nous parlâmes politique ! Je l'ai trouvé très percutant, pertinent et conscient.

Ils sont mariés, mais il n'est pas « légalisé » pour autant ; avant de l'être il faut six mois de vie commune, être sûr quand même qu'il ne s'agit pas d'un mariage « blanc ». Nous aurions pu tous faire des témoignages disant leur amour et leur vie commune, mais non, on ne nous a rien demandé ! Le « hic », c'est que pour trouver un boulot avec contrat, il faut qu'il soit dans la légalité. Il passera ses six mois ici avec sa douce, au lieu de les passer en Serbie, parce que six mois, c'est le taf. Le temps d'être hors la loi, de ne rien pouvoir engager d'autre qu'apprendre la langue et s'éviter la moindre connerie.

Nous allons donc convoquer nos connaissances pour que, contre quelques menus boulots, il découvre et s'initie à l'apiculture, l'élevage, tous les travaux de la campagne, pour savoir ce vers quoi il veut se diriger. Un peu l'apprentissage sans tous les papiers !

S'exprimer en français, il le fera vite, il comprend déjà presque tout et se lance à parler ; les Serbes, comme les Polonais ou les Russes, arrivent au français sans souci ni accent ! Avec une facilité déconcertante. Mais il faudra le lire et l'écrire, pour passer le permis et faire une quelconque formation.

Bel entracte de l'été où les Serbes se baignent dans nos rivières, et dans la rue, le soir, cette langue qui court, pleine de douceurs, sous mes fenêtres. Leurs paroles sont presque toujours politiques ; c'est vrai que la politique concerne les combattants du quotidien, tandis que les planqués du manque trouvent la chose ennuyeuse et préfèrent deviser de rien ou bien de la conscience cosmique. Ou bien c'est la gaie distraction des avertis en chambre !

L'été finira ; on appelle « la rentrée » le retour aux choses sérieuses, c'est à dire le moment de se colleter aux difficultés de la réalité.

Marcher, bronzer, parler, boire, rire, c'était pas si mal !!

D'abord les vendanges et puis on verra !

La mère est repartie, avec quelques cadeaux dans ses bagages ; un copain reste et vendangera aussi.

J'entends son rire quand je passe nuitamment dans la ruelle derrière le jardin ; la jeunesse a le temps et ne pose aucune plainte.

Moi je rêve d'un monde plus simple où la confiance règne en maître, de prime abord avant de sévir contre les trahisseurs de bonté ; je vois qu'il y a tant à faire et pourtant, pas de boulot, et Ella qui a passé son été, casque aux oreilles dans un bureau open space, pour guider les campeurs perdus dans leurs connections !! Bien payée, tandis qu'aux vendanges ou à sortir les patates....


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48 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 11 septembre 2014 16:53

    « La mère est prof et ne pourrait, au sens strict, joindre les deux bouts sans ses quarante trois crédits, qu’elle ne pourra jamais rembourser. Elle gagne en un mois d’enseignement ce que gagne le père de la mariée en un jour, pas jour ouvrable, non, dimanches, samedis, jours fériés et congés compris ! On le sait tous que nous ne sommes pas égaux devant la paye, mais la mère, quand elle a réglé son loyer a amputé son salaire des deux tiers !!! Elle a une pièce et déplie son petit canapé pour y dormir. »

    ça fait beaucoup. elle devrait faire un rachat de crédit. les banksters sont les mêmes partout.

    vu le loyer, le déménagement est obligatoire

    se marier en serbie ou dans un autre pays, c’était plus simple.


    • marauder 11 septembre 2014 18:03

      Se marier dans un autre pays pour une histoire de thunes, c’est pas tres catholique :D

      Bref ... Touujours plus de la meme chose, mais en pire.


    • foufouille foufouille 11 septembre 2014 18:09

      des tas de gens le font et pas que pour l’argent. tu essaye ensuite de faire validé ton mariage en france. bon excuse pour faire venir l’autre, aussi


    • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 17:19

      selon une étude du secours populaire « Plus de la moitié des français guettés par la pauvreté ». http://www.lepoint.fr/economie/pauvrete-des-milliers-de-francais-vivent-avec-5-60-euros-par-jour-11-09-2014-1862241_28.php 

      Pour le cas de tes amis ; je pense comme Foufouille qu’ils auraient du aller se marier en Serbie puis venir en France ensuite.


      • alinea alinea 11 septembre 2014 17:23

        Je ne sais pas !! je ne connais pas les loi serbes ; mais revenus en France, ça lui aurait servi à quoi ?? C’est à creuser : une française se marie en Serbie avec un Serbe, puis revient en France ? C’est OK tout de suite, pour la « légalité » ?


      • Jelena XCII 11 septembre 2014 17:30

        « Nané » ça ne fait pas très serbe....


      • alinea alinea 11 septembre 2014 17:36

        Et pourtant ! c’est son surnom !!! en vrai !!!


      • Jelena XCII 11 septembre 2014 17:59

        Il est orthodoxe ?


      • marauder 11 septembre 2014 18:05

        Commentaire plus bas que terre, Meme en compost, j’en voudrait pas.

        Xenophobe, rasciste, très bas, autant puérile... Que dire de plus ?


      • alinea alinea 11 septembre 2014 18:18

        Marauder : vous parlez de Jelena ?? Elle est Serbe !! smiley


      • bernard29 bernard29 11 septembre 2014 18:41

        Eh bien, je pense qu’il peut devenir français !! dans le cas des hommes c’est connu. non ? un français se marie à l’étranger, la femme devient française ou peut choisir sa nationalité ?? c’est ce que j’ai toujours cru.


      • alinea alinea 11 septembre 2014 19:05

        Alors je ne sais pas pourquoi ils n’y ont pas pensé ; si je les vois ce soir, je leur poserai la question !! smiley


      • foufouille foufouille 11 septembre 2014 19:49

        il faut un accord entre les 2 pays


      • alinea alinea 11 septembre 2014 21:00

        Je crois que quelque chose se prépare entre la Serbie et l’UE ; mais enfin, l’histoire est tenace !!


      • alinea alinea 11 septembre 2014 21:02

        Je n’en sais rien Jelena, ils ont plutôt l’air bien athées ! Mais les difficultés d’échanges et le fait qu’il me faut mieux connaître les gens pour être « inquisiteur », fait que je n’en sais guère plus !


      • marauder 12 septembre 2014 04:44

        C’est tellement fréquent d’avoir des propos rascistes a l’encontre de sois meme, sans meme le savoir. Plus rien ne m’étonne.

        Bref, cette discussion je la trouve un peu basse. J’étais plutot touché par l’article, a priori.

        Sauf qu’ici on mélange alègrement humour limite et subtilité politique capilotractées. Dans ces cas la, ca a du mal a passer chez moi.

        Peut-on rire de tout ? Oui, mais pas avec tout le monde, et en tout temps.


      • Fergus Fergus 12 septembre 2014 09:28

        Bonjour, Jelena.

        « Nané », ça fait au contraire très serbe (j’ai un ami croate), mais cela veut dire « Mamie » ou « Mémé ». Curieux pour un surnom de jeune marié !


      • alinea alinea 12 septembre 2014 10:23

        lermontov donne des liens plus bas ; je ne sais pas s’il veut devenir français, mais il lui faudra cinq ans ( ou quatre ?) de mariage pour le demander. !


      • alinea alinea 12 septembre 2014 10:31

        Surtout que ce beau « malabar » n’a rien d’une mamie !!! smiley


      • alinea alinea 12 septembre 2014 10:35

        Mais on ne rit pas !! Juste on peut mieux comprendre l’autre quand on sait, un peu, qui il est !!
        C’est pas grave, exprimer ce que l’on ressent, ça fait partie de l’échange,non ?


      • Jelena XCII 12 septembre 2014 11:08

        @Fergus En serbo-croate « mémé » > none (ou baba), mais pas « nané ». smiley



        • kalachnikov lermontov 11 septembre 2014 21:42

          Je vais résumer :
          déjà, il faut distinguer séjour en situation régulière ou non.
          Pour la situation régulière, le mariage donne droit à un titre long de séjour. Il semble qu’il y ait une sorte de période probatoire de six mois (lutte contre les mariages blancs). Au bout de quatre ans de mariage, par simple demande, le conjoint peut accéder à la nationalité française. (sauf erreur, les iens sont ci-dessus). Etant en situation régulère, la personne peut travailler si elle trouve du travail et si un employeur accepte (surtâche administrative) et a les mêmes droits qu’un national.


        • marauder 12 septembre 2014 04:52

          Nan mais moi j’emmerde l’état, j’emmerde la franSSe, j’emmerde le mariage, j’emmerde les nations.
          Ce qui me plait, c’est le partage, le lien social, l’amour, les enfants, la nature, la recherche de la paix.

          ET je ne crois pas que cela passe par les jolis cadeaux de babylone que sont, mariages, états, fonctionnariat, administrationnite ...

          La misère des uns ne doit pas cacher les fausses bonnes solutions. Surtout qu’en général, un mariage ca finit souvent mal. Alors pour se faire des promesses en plus impossibles a tenir alors a quoi bon.... ?

          Ou alors, dites le sincèrement, (dans l’anonymat de préférence, tant que les papiers sont pas faits) que ce mariage est uniquement pour arriver a vivre en france. Ca c’est normal, n’en déplaise aux fasho et aux droiteux de base... Apres tout, ce sont les premiers a se taper du voyages dans les iles, chez les « sauvages » ....


        • alinea alinea 12 septembre 2014 10:26

          marauder,
          Dans le cas de ce couple, c’est juste pour pouvoir rester ensemble !! Il n’avait aucune envie , ni jamais pensé, à s’exiler !!!
          En revanche, je ne sais pas comment elle a fait pour rester cinq mois en Serbie !! Sans doute pas les mêmes lois !!


        • kalachnikov lermontov 11 septembre 2014 22:08

          Il faut foutre en l’air les états, les frontières, en finir avec les armées, la politique, le travail, etc.

          A la place faire l’amour, jouer de a guitare et fumer des pétards.


          • alinea alinea 11 septembre 2014 22:26

            C’est un peu le programme qu’a suivi « notre » couple !!! smiley


          • alinea alinea 11 septembre 2014 22:33

            C’est plus cool à ce qu’on m’a dit, et plus silencieux et plus lent !!! smiley
            moi perso, je ne fume pas, mais bon c’est pas une raison pour en dégoûter les autres !! smiley


          • Fergus Fergus 12 septembre 2014 09:30

            Bonjour, Lermontov.

            Super programme ! Mais qui assurera les servitudes ? Zut, déjà la question qui fâche !


          • kalachnikov lermontov 12 septembre 2014 11:38

            @ Fergus

            Oui, mon bon monsieur, l’homme est mauvais, l’homme est fainéant. Oui, mon bon monsieur, il faut le dire, que chacun répète ça comme un perroquet. Et oui, mille fois oui, mon bon monsieur, il faut police, châtiment, récompense. A ne pas jeter ça, à mettre en premier sur la liste.

            Mais je te remercie de ton intervention, camarade, j’avais en effet oublié : FIN DE LA PROPRIETE PRIVEE et conséquemment fin de la servitude.

            A part ça, la chute du Paradis Originel, je veux dire le fait que la nature ne parle plus en toi, que tu ne l’entendes pas plutôt car elle jacasse tout le temps, c’est dû au fait qu’on te serine depuis le berceau que tu es une m***. ?que paso ? que paso ?, quoi.

            http://www.youtube.com/watch?v=mcEKuWmvtpY


          • kalachnikov lermontov 11 septembre 2014 22:36

            @ sampiero

            T’en fais pas, Cabanel te filera des champignons (hallucinogènes).

            On va s’en aller dans les Cévennes d’Alinéa, ça sera notre Chiapas à nous. Extension du domaine de la lutte.

            http://zapatista.over-blog.fr/categorie-10675642.html

            « Nous sommes les zapatistes de l’EZLN. On nous appelle aussi les  »néozapatistes". Bien, alors nous, les zapatistes de l’EZLN, nous avons pris les armes en janvier 1994 parce que nous avons trouvé qu’il y en avait assez de tout ce mal que faisaient les puissants, qui ne font que nous humilier, nous voler, nous jeter en prison et nous tuer, sans que rien de ce que l’on puisse dire ne change rien. C’est pour cela que nous avons dit « ¡Ya basta ! » Ça suffit, maintenant ! Pour dire que nous ne permettrons plus qu’ils nous diminuent et nous traitent pire que des animaux. Et alors nous avons aussi dit que nous voulions la démocratie, la liberté et la justice pour tous les Mexicains, même si nous nous sommes surtout occupés des peuples indiens. Parce qu’il se trouve que nous autres de l’EZLN nous sommes presque tous des indigènes d’ici, du Chiapas, mais que nous ne voulons pas lutter uniquement pour notre propre bien ou uniquement pour le bien des indigènes du Chiapas ou uniquement pour les peuples indiens du Mexique : nous voulons lutter tous ensemble avec tous les gens humbles et simples comme nous et qui sont dans le besoin et subissent l’exploitation et le vol de la part des riches et de leur mauvais gouvernement, ici dans notre Mexique et dans d’autres pays du monde."

             !YA BASTA !


            • kalachnikov lermontov 11 septembre 2014 22:41

              http://www.dailymotion.com/video/x2dzfu_manu-chao-rainin-in-paradize_music

              "Nous allons vous expliquer maintenant comment nous voyons ce qui se passe dans le monde, nous autres, les zapatistes. D’abord, nous voyons que c’est le capitalisme qui est le plus fort aujourd’hui. Le capitalisme est un système social, autrement dit la façon dont sont organisées les choses et les personnes, et qui possède et qui ne possède pas, qui commande et qui obéit. Dans le capitalisme, il y a des gens qui ont de l’argent, autrement dit du capital, et des usines et des magasins et des champs et plein de choses, et il y en a d’autres qui n’ont rien à part leur force et leur savoir pour travailler ; et dans le capitalisme commandent ceux qui ont l’argent et les choses, tandis qu’obéissent ceux qui n’ont rien d’autre que leur force de travail.

              Alors, le capitalisme ça veut dire qu’il y a un groupe réduit de personnes qui possèdent de grandes richesses. Et pas parce qu’ils auraient gagné un prix ou qu’ils auraient trouvé un trésor ou qu’ils auraient hérité de leur famille, mais parce qu’ils obtiennent ces richesses en exploitant le travail de beaucoup d’autres. Autrement dit, le capitalisme repose sur l’exploitation des travailleurs, un peu comme s’il les pressait comme des citrons pour en tirer tous les profits possibles. Tout ça se fait avec beaucoup d’injustice parce qu’on ne paye pas aux travailleurs correctement leur travail, sinon qu’on leur donne juste un salaire suffisant pour qu’ils puissent manger et se reposer un peu et que le jour suivant ils retournent au presse-citron, à la campagne comme en ville.

              Mais le capitalisme fabrique aussi sa richesse en spoliant, autrement dit par le vol, parce qu’il enlève à d’autres ce qu’il convoite, comme des terres et des richesses naturelles, par exemple. C’est-à-dire que le capitalisme est un système où les voleurs sont libres et admirés et donnés en exemple.

              Et en plus d’exploiter et de spolier, le capitalisme réprime, parce qu’il jette en prison et tue ceux qui se rebellent contre l’injustice.

              Ce qui intéresse le plus le capitalisme, ce sont les marchandises, parce que, quand on les achète et on les vend, elles donnent du profit. Alors, le capitalisme transforme tout en marchandise : il transforme en marchandise les personnes, la nature, la culture, l’histoire, la conscience, tout. Pour le capitalisme, tout doit pouvoir s’acheter et se vendre. Et il dissimule tout derrière la marchandise pour qu’on ne voie pas l’exploitation qui l’a rendu possible. Et alors les marchandises s’achètent et se vendent dans un marché, et il se trouve que ce marché ne sert pas seulement pour acheter et pour vendre, mais aussi pour dissimuler l’exploitation des travailleurs. Par exemple, sur le marché, on voit le café déjà joliment empaqueté dans sa boîte ou dans son paquet, mais on ne voit pas le paysan qui a souffert pour récolter ce café et on ne voit pas non plus le coyote qui lui a payé à un prix ridicule son travail et on ne voit pas non plus les travailleurs dans les grands ateliers qui passent leur vie à empaqueter ce café. Ou alors on voit un appareil pour écouter de la musique, de la cumbia, des rancheras ou des corridos ou ce qu’on veut, et on trouve que c’est un très bon appareil parce que le son est très bon, mais on ne voit pas l’ouvrière de l’atelier qui a passé un nombre incroyable d’heures à fixer des câbles et à monter cet appareil et qui a touché un salaire de misère pour le faire, on ne voit pas qu’elle vit loin de son travail et tout ce qu’elle doit dépenser pour le transport, sans compter qu’elle risque en plus de se faire enlever, d’être violée ou assassinée, comme ça arrive à Ciudad Juárez, au Mexique.

              Autrement dit, sur le marché on voit des marchandises, mais on ne voit pas l’exploitation avec laquelle elles ont été faites. Et alors le capitalisme a besoin de beaucoup de marchés... Ou d’un marché très grand, un marché mondial.

              Et alors il se trouve que le capitalisme d’aujourd’hui n’est plus le même qu’avant, où les riches se contentaient d’exploiter les travailleurs chacun dans leurs pays, mais qu’il en est maintenant à un stade qui s’appelle « globalisation néolibérale ». La globalisation en question, ça veut dire que maintenant les capitalistes ne dominent plus seulement les travailleurs dans un pays ou dans plusieurs pays, mais qu’ils essayent de dominer tout dans le monde entier. Et alors le monde, la planète Terre autrement dit, on dit aussi que c’est le « globe terrestre », c’est pour ça qu’on dit « globalisation », la mondialisation, autrement dit le monde entier.

              Et le néolibéralisme, eh bien, c’est l’idée selon laquelle le capitalisme est libre de dominer le monde entier et qu’il n’y a rien à dire et qu’on n’a plus qu’à se résigner et à l’admettre et à la fermer, autrement dit à ne pas se rebeller. Alors, le néolibéralisme c’est comme la théorie, le plan, de la mondialisation capitaliste. Et le néolibéralisme a des plans économiques, politiques, militaires et culturels. Dans tous ces plans, il ne s’agit de rien d’autre que de dominer le monde entier. Et ceux qui n’obéissent pas, on les réprime ou on les isole pour les empêcher de donner leurs idées de rébellion aux autres.

              Alors, dans la mondialisation néolibérale, les grands capitalistes qui vivent dans des pays puissants, comme les États-Unis, par exemple, veulent que le monde entier devienne une énorme usine où produire des marchandises et une sorte d’énorme marché. Un marché mondial, un marché pour acheter et vendre tout ce qu’il y a dans le monde et pour dissimuler toute l’exploitation du monde entier. Alors les capitalistes mondialisés s’installent partout, autrement dit dans tous les pays, pour faire leurs grands négoces, c’est-à-dire leur grande exploitation. Et alors ils ne respectent rien et s’installent comme ils veulent. C’est comme qui dirait une conquête des autres pays. C’est pour ça que nous, les zapatistes, nous disons que la mondialisation néolibérale est une guerre de conquête du monde entier, une guerre mondiale, une guerre entreprise par le capitalisme pour dominer mondialement. Et alors cette conquête se fait parfois avec des armées qui envahissent un pays par la force et qui s’en emparent. Mais parfois cette conquête se fait avec l’économie, c’est-à-dire que les capitalistes mettent leur argent dans un autre pays ou bien lui prêtent de l’argent à condition qu’il fasse tout ce qu’ils lui disent de faire. Ils s’installent même dans d’autres pays avec les idées : autrement dit, la culture capitaliste, c’est la culture de la marchandise, du profit, du marché.

              Alors celui qui fait cette conquête, le capitalisme, fait bien comme il veut, c’est-à-dire qu’il détruit ce qui ne lui plaît pas et élimine ce qui le gêne. Par exemple, ceux qui ne produisent ni n’achètent ni ne vendent des marchandises le gênent. Ou ceux qui se rebellent contre cet ordre mondial. Et ceux qui ne servent pas, il les méprise. C’est pour ça que les indigènes constituent un obstacle à la mondialisation néolibérale et c’est pour ça qu’on les méprise et qu’on veut les éliminer. Le capitalisme néolibéral enlève aussi les lois qui l’empêchent d’exploiter tranquillement et de faire beaucoup de profits. Par exemple, il impose que tout puisse s’acheter et se vendre, mais comme c’est le capitalisme qui a l’argent, il achète tout.

              Alors, le capitalisme détruit les pays qu’il envahit avec la mondialisation néolibérale, mais il veut aussi arranger tout ou tout refaire à sa manière, autrement dit d’une manière qui lui convienne et sans être gêné par rien ni personne. Alors la mondialisation néolibérale, capitaliste détruit donc ce qu’il y a dans ces pays : elle détruit leur culture, leur système économique et leur système politique, et elle détruit même le type de rapports que les gens qui vivent dans ce pays ont entre eux. Autrement dit, tout ce qui fait d’un pays un pays est ravagé.

              Alors, la mondialisation néolibérale veut détruire les nations du monde et veut qu’il n’y ait plus qu’une seule nation ou pays : le pays de l’argent, le pays du capital. Le capitalisme cherche donc à faire que tout soit comme lui veut que ce soit. Et tout ce qui est différent, ça ne lui plaît pas et il le persécute, il l’attaque, il l’isole dans un coin et fait comme si ça n’existait pas.

              Alors, comme qui dirait en résumé, le capitalisme de la mondialisation néolibérale se fonde sur l’exploitation, sur la dépossession, sur le mépris et sur la répression de ceux qui ne se laissent pas faire. Autrement dit, pareil qu’avant mais maintenant globalement, mondialement."


            • alinea alinea 11 septembre 2014 22:49

              J’aime beaucoup ce langage !
              Il y a six ans, j’ai écrit un texte qui s’appelait : nous sommes en guerre.
              Quand je disais ça, personne ne comprenait !! Maintenant, même ceux que je fréquente, enfin certains, le savent !!


            • gaijin gaijin 12 septembre 2014 08:57

              prendre le maquis dans les cévennes mon rêve ......
              créer un nouveau sentier lumineux avec une bande de d’alter mondialistes énervés ,des écolos barrés , d’ ex soixante huitards attardés et des mystiques a la petite semaine .......
              ça vous aurait une gueule !
              a condition bien sur de préférer les fourches et les faux a la kalach histoire de ne pas enrichir les fabriquants d’armes

              a satsuma
              http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9bellion_de_Satsuma
              les japonnais derniers représentants de l’ancien monde se sont payés un baroud d’honneur en sachant bien comment ça allait finir il s’agissait de lutter contre un empire du commerce « libre » imposé par les canons américains
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Matthew_Perry_%28militaire%29
              ils ont témoignés par leur mort ( tradition très japonaise ) du fait qu’un autre monde était possible
              c’était a la fin du 19ème siècle .....
              dix ans après la sortie du capital de marx
              a peu près a la même époque ou en france on écrase la commune .....
              ( c’ est curieux comme on glisse sur cet épisode dans les cours d’histoire )

              au 20ème siècle le matérialisme qu’il soit marxiste ou capitaliste a gagné .......et la guerre du 21ème doit prendre d’autres formes
              mais il n’y a aucun doute nous sommes en guerre , une guerre qui ne dit pas son nom et dont les morts ne sont comptabilisés nulle part


            • Karol Karol 12 septembre 2014 09:00

              Très beau texte du Sub..


            • alinea alinea 12 septembre 2014 10:11

              gaijin,
              Bienfait pour Perry !!
              Mais ils étaient samouraïs !! Toi peut-être, mais moi, et d’autres ?
              C’est mon projet mais aujourd’hui, pour vivre chichement, il faut beaucoup d’argent pour commencer, et qu’on nous foute la paix !! Au Kamtchatka peut-être ; j’ai un ami qui en revient, illuminé !! Les Cévennes, les parisiens adooooooorent !!


            • gaijin gaijin 12 septembre 2014 10:35

              « et qu’on nous foute la paix !! »
              justement il ne faut pas y compter ! tu est bien placée pour savoir que notre existence même est une insulte pour tous ceux qui ont ont renoncé a défendre leur humanité au nom de T.I.N.A.
              la découverte soudaine de la possibilité d’une alternative est une remise en question totale de de tout ce sur quoi ils ont fondé leur vie
              je ne propose cependant pas une vision a la japonaise ( même si parfois ça me titille je ne suis pas non plus un samourai ....) mais le fait est que nous sommes en guerre et vivre en paix simplement comme il devrait être normal pour tout un chacun est exclu

              on a vu des loups aux frontières de la comté et des semi orques en ont depuis longtemps passé les portes .....ils sont parvenus au pouvoir construisant des machines qui polluent la terre et l’eau , coupant des arbres qui ne devraient pas être coupés et détournant la majeure partie des vivres a leur profit ......


            • alinea alinea 12 septembre 2014 10:40

              Je suis sur le fil du rasoir : prendre le maquis ou partir en retraite ?
              Je ne choisirai pas, la vie le fera pour moi, comme toujours !!
              On peut se faire croire à un peu de paix, avec des activités champêtres et animalières, rencontres en réseaux, si l’on est propriétaire ! Si l’on pose sa yourte sur un coin d’herbe ou si l’on squatte, c’est la galère assurée !!


            • marauder 13 septembre 2014 09:44

              Tu peux déja commencer.

              La « guerre » a pris une nouvelle forme, mais n’a jamais vraiment finit.

              Barres toi la bas, tu vas trouver du monde, apprends a t’autonomiser, a vivre de peu, a t’arranger toi meme et avec d’autres, a puiser ton eau, faire ta bouffe, ta cabane etc etc

              Moi j’ai commencé, et j’ai bien fait de prendre de l’avance, car c’est pas facile ;)

              Mais on y arrive, sincèrement, c’est possible, sans se prendre au sérieux, mais en gardant une volonté absolue, une attiude zen, y’a rien de plus bon !


            • Karol Karol 12 septembre 2014 08:58

              Bonjour Alinéa,
              Rien ne change. Cette histoire me rappelle ma propre histoire. déjà en 1975 il fallait une autorisation de la préfecture de police pour se marier avec une étrangère, précédée d’une enquête au domicile, auprès des voisins et de la concierge pour savoir qui nous invitions à la maison et si nous parlions français entre nous. Il faut dire que la DST était sur les dents, Carlos venant de se faire deux des leurs...
              Autre chose : le regard des petits cochons et tellement humain...


              • Fergus Fergus 12 septembre 2014 09:36

                Bonjour, Karol.

                Cela me rappelle des débats que nous avions eux lorsque j’étais à Amnesty International et que nous étions en contact avec des personnes en délicatesse avec les pouvoirs publics, parfois rencontrées dans des centres de rétention. Pas facile de trouver des solutions équilibrées, entre la tentation d’un humaniste primant sur toute autre considération et des contraintes administratives dictées pas toujours absurdes.


              • alinea alinea 12 septembre 2014 10:19

                Bonjour Karol,
                Si on ne lit pas le texte, on doit bien ce demander ce qu’ils font là ces deux-là !! J’adore le cochons, je rêverais d’en avoir un comme copain ! Par ici, cela ferait beaucoup de problèmes avec les sangliers, qui n’en sont plus !!
                Ce texte, un peu décousu, presque impressionniste, c’est aussi la rencontre d’une classe sociale protégée, qui rencontre les soucis de ceux qui , pour beaucoup, sont un problème politique ! Et pourtant, il n’y a que de l’humain, quel que soit le cas !! Et l’humain, dans l’acceptation du sens que je lui donne, quand on le rencontre, est toujours beau !!


              • Fergus Fergus 12 septembre 2014 10:23

                Erratum : 1) lire humanisme et non humaniste ; 2) éliminer le mot dictées.

                Voilà ce que c’est de ne pas se relire avant d’envoyer un commentaire !


              • kalachnikov lermontov 12 septembre 2014 11:43

                C’est sûr, on peut faire des lapsus très révélateurs. Marrant au demeurant, ce binarisme. Et l’humanisme à géométrie variable, c’est comment qu’on choisit où mettre le curseur ? C’est que pas trop n’en faut, et pas tout d’un coup, parce qu’un peuple pourrait s’étouffer.


              • marauder 14 septembre 2014 23:03

                Fergus
                Pas facile de trouver des solutions équilibrées, entre la tentation d’un humaniste primant sur toute autre considération et des contraintes administratives dictées pas toujours absurdes.

                Le probleme de l’administration est son but meme, automatiser des systeme d’organisation humains. Lorsque l’on automatise, on déshumanise forcément. Je préfère, personnellement, me retrouver sans manger a cause d’une intempérie causant des dégats dans mon jardin, plutot que de manquer parce qu’un fonctionnaire a déclaré que je n’y avait pas droit, quelque soit les plus belles considérations politiques qui ont édicté ces regles, qui, sur le moment, sont finalement a l’encontre de la politique voulue au départ.


              • alinea alinea 14 septembre 2014 23:24

                Oui moi aussi !!


              • Fergus Fergus 12 septembre 2014 09:37

                Bonjour, Alinea.

                Merci pour ce regard porté sur une histoire de personnes. Cela nous change des interminables tirades et professions de foi partisanes sur l’économie et la géopolotique

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