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Explication du sujet de philo du bac S 2019

 

Bac Philo, série S, Freud, Extrait de l'Avenir d'une illusion (Texte + Question)

Bac Philo, série S, Freud, Extrait de l'Avenir d'une illusion (Texte + Question) - Le blog de Robin Guilloux

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/2019/06/bac-philo-serie-s-freud-extrait-de-l-avenir-d-une-illusion-texte-question.html

Texte + Questions : cliquer sur le lien.

La thèse de Freud : 

Les accusations que l'on porte contre la science sont injustes et en partie fausses.

Ses arguments : 

a) On prend pour base de nos jugements des temps trop courts et on oublie l'extrême jeunesse de la science.

b) La transformation des opinions scientifiques est évolution, progrès et non démolition.

c) En science, une approximation en gros de la vérité est remplacée par une autre, plus soigneusement adaptée à la réalité.

d) Si dans divers domaines nous n'avons pas dépassé la phase de l'investigation, dans d'autres, nous avons déjà un noyau de connaissances assurées et presque immuables.

Freud donne un exemple qu'il est nécessaire de préciser dans le commentaire (quelle loi, tenue pour universellement valable s'est-elle révélée comme n'étant qu'un cas particulier d'une loi plus générale ?)

"Une loi que l'on avait d'abord tenue pour universellement valable, se révèle comme n'étant qu'un cas particulier d'une loi (ou d'une légalité) plus générale encore, ou bien l'on voit que son domaine est borné par une autre loi, que l'on ne découvre que plus tard ; une approximation en gros de la vérité est remplacée par une autre, plus soigneusement adaptée à la réalité."

Explication du texte : 

"La science a beaucoup d'ennemis déclarés, et encore plus d'ennemis cachés" : la science (et la technique) a suscité à ses débuts et tout au long de son histoire des oppositions plus ou moins violentes. C'est ainsi que Galilée, l'inventeur de la lunette astronomique et le découvreur de la loi de la chute des corps fut obligé d'abjurer devant le tribunal de l'Inquisition à Rome son adhésion à la thèse copernicienne de l'héliocentrisme. 

La science a des ennemis déclarés, dit Freud, mais aussi des ennemis cachés. les uns l'attaquent ouvertement, les autres s'opposent sourdement à elle. La science a des ennemis parce qu' elle va à l'encontre les préjugés, des idéologies, des superstitions et les hommes n'apprécient pas que l'on remette en question leurs croyances.

Les ennemis de la science se recrutent parmi les gens ordinaires, mais aussi parmi les hommes qui détiennent un pouvoir politique et/ou religieux. Or la science, en affirmant des vérités différentes de celles de la foi ou qui les contredit remet en question leur pouvoir.

Freud affirme que "la science a ôté sa force à la foi religieuse et menacé cette foi de ruine totale". En effet, le savant, au fur et à mesure du développement de la science et de la technique a acquis un pouvoir réel sur la nature en énonçant des vérités qui s'appuyaient sur la raison et sur l'expérience et non sur la foi et sur la croyance.

Les hommes ont pu constater les prodiges observables que la science accomplissait, comme par exemple la domestication de l'énergie électrique, le transport des ondes sonores et visuelles, la découverte des vaccins contre les maladies, etc.

La science, aussi bien par ses applications techniques que par ses découvertes théoriques, est donc entrée en conflit avec la religion. Le savant est entré en concurrence avec le prêtre.

Ceci dit, les choses ont changé aujourd'hui, notamment dans l'Eglise catholique qui accueille une "académie pontifical des sciences" composée de savants venus de tous les horizons. Dans le passé, d'authentiques savants comme Sténon qui a jeté les bases de la géologie était aussi un croyant et même un "saint" (il a été béatifié par le pape Jean-Paul II)

Certes, la religion apporte des consolations, elle promet le bonheur dans l'au-delà, mais elle ne résout pas les problèmes concrets qui se posent à l'homme : vaincre la famine, lutter contre les maladies, maîtriser le temps et l'espace...

En soutenant avec Kepler que c'est la terre qui tourne autour du soleil et non l'inverse, Galilée contredisait le texte biblique et le modèle cosmologique d'Aristote qui faisaient de la terre le centre immobile de l'univers.

En avançant la théorie de la lente évolution des espèces et l'origine animale de l'homme, Charles Darwin contredisait à son tour le texte biblique qui affirme l'existence d'un couple humain primordial, sans lien avec le règne animal.

Enfin, nous savons aujourd'hui que l'univers date d'environ 6 milliards d'années, alors que la Bible lui donne à peine 6000 ans d'existence.

Dans un texte intitulé "Trois difficultés de la psychanalyse", Freud parle des trois blessures narcissiques que la science a infligé à l'homme : la première en expliquant que la Terre n'était pas au centre de l'univers (Kepler, Galilée), la seconde en démontrant que l'homme était un animal parmi d'autres, partageant un ancêtre commun avec les hominidés (Darwin) et la troisième en affirmant que l'homme ne coïncidait pas avec sa conscience, qu'il n'était pas le maître dans sa propre maison (Freud lui-même)

"On lui reproche de nous avoir appris bien peu et d'avoir laissé dans l'obscurité incomparablement davantage" : selon Freud, ces reproches ne sont pas justifiés car la science nous a appris beaucoup de choses, mais ne nous a appris que des choses qui relevaient de ses compétences.

Emmanuel Kant, principal représentant allemand du mouvement des Lumières (Aufklärung) au XVIIIème siècle, sépare dans La Critique de la Raison pure le savoir et la foi. La science ne peut rien dire sur l'existence de Dieu, de l'âme ou de la liberté, comme elle ne peut rien nous dire sur "le sens de la vie".

La science ne peut expliquer que des phénomènes sensibles et non ce que Kant appelle des "noumènes". Pour qu'il y ait connaissance rationnelle, il faut un concept et une intuition qui lui corresponde : "des concepts sans intuitions sont aveugles, des intuitions sans concepts sont vides."

La science moderne apparaît vers le XVIème siècle avec l'emploi systématique des mathématiques et la vérification expérimentale. Elle s'est d'abord intéressée aux phénomènes célestes dont la régularité favorise l'observation, puis aux phénomènes physiques comme la chute des corps (Galilée) ou la composition de l'air (Lavoisier au XVIIIème siècle).

On peut parler de "science" quand les hommes ont cessé de chercher des explications surnaturelles aux phénomènes naturels et ont renoncé aux "causes premières" (un Dieu créateur) au profit des "causes secondes" (des causes naturelles observables et reproductibles).

Dans ce sens l'astrologie, l'alchimie, la chiromancie, la divination ne sont pas à proprement parler des "sciences".

Certes, l'alchimie est à l'origine de la chimie, mais, comme l'a montré Gaston Bachelard, la chimie s'est constituée en rupture et non en continuité avec l'alchimie, comme l'astronomie avec l'astrologie, la prédiction rationnelle (le calcul de la position des planètes) avec la divination.

"Ne commettons-nous pas, tous tant que nous sommes, la faute de prendre pour base de nos jugements des laps de temps trop courts ?" : la science moderne ne date que de quelques siècles, ce qui est beaucoup par rapport à la durée d'une vie humaine et peu par rapport à l'histoire de l'humanité. La remarque de Freud peut s'appliquer à d'autres réalités que la science, par exemple l'éthique ou la politique. Songeons qu'il a fallu des siècles avant qu'une loi ne décrète en France l'abolition de l'esclavage.

Freud nous conseille de prendre exemple sur les géologues car les géologues s'intéressent à des phénomènes de longue durée comme la formation et la disparition des montagnes et des océans, la dérive des continents, la sédimentation des couches géologiques... Ils comptent en millions d'années et non en années ou en siècles, comme les historiens.

"On se plaint de l'incertitude de la science, on l'accuse de promulguer aujourd'hui une loi que la génération suivante reconnaît pour une erreur et remplace par une loi nouvelle qui n'aura pas plus longtemps cours." : Freud, contemporain d'Einstein, avec lequel il a entretenu une correspondance qui a été publiée, a été témoin des modifications qu'apportait la théorie de la relativité générale à la théorie de l'attraction universelle de Newton.

Mais il n'est pas vrai d'affirmer que la théorie de la relativité générale rend caduque celle de Newton. La théorie de Newton : deux corps ponctuels de masses respectives MA et MB s'attirent avec des forces de mêmes valeurs (mais vectoriellement opposées), proportionnelles aux produits des deux masses, et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare. Cette force a pour direction la droite passant par les centres de gravité de ces deux corps." demeure largement valable et continue à expliquer de façon satisfaisante un grand nombre de phénomènes.

La théorie d'Einstein, qui tient compte de la courbure de l'espace-temps et de la constante de Planck (la limite infranchissable de la vitesse de la lumière) explique des phénomènes que n'explique pas la théorie de Newton : le décalage vers le rouge, l'avance du périhélie de Mercure ou la courbure des rayons lumineux, mais elle n'invalide pas pour autant la loi d'attraction universelle de Newton.

Ces accusations sont donc injustes et en partie fausses.

Le mot "hypothèse" a deux sens : un sens courant et un sens scientifique et il ne faut pas confondre une conjecture, une hypothèse scientifique et une "certitude". 

L'élève untel est absent. J'émets trois conjectures : a) qu'il est malade, b) qu'il a raté son bus, c) que son réveil n'a pas sonné.

Ces conjectures ne sont pas scientifiques car elles ne permettent pas à elles seules de savoir avec certitude la cause du retard ou de l'absence de l'élève. Une hypothèse scientifique n'est pas une simple conjecture. On parle "d'hypothèse heuristique" (du grec eurizein = chercher)

Une conjecture est une proposition ou une explication que l'on se contente d'énoncer sans prendre position sur son caractère véridique, c'est-à-dire sans l'affirmer ou la nier. Il s'agit donc d'une simple supposition, appartenant au domaine du possible ou du probable.

Une fois énoncée, une conjecture peut être étudiée, confrontée, utilisée, discutée ou traitée de toute autre façon jugée nécessaire, par exemple dans le cadre d'une démarche expérimentale. Une conjecture destinée à être travaillée est désignée par l'expression "hypothèse de travail" ou "hypothèse heuristique". 

C'est dans ce deuxième sens et non dans le premier que Freud emploie le mot "hypothèse".

Le savant qui émet une hypothèse heuristique se donne une direction de recherche. Il sait d'avance, paradoxalement ce qu'il va trouver ("les faits sont faits") et essaye pour les uns de vérifier son hypothèse, pour les autres (Popper) de mettre en place des protocoles expérimentaux destinés à invalider par tous les moyens son hypothèse ; si elle résiste malgré tout, c'est qu'elle est probablement et momentanément "vraie". Il peut arriver qu'une hypothèse ne soit vérifiée expérimentalement que longtemps après qu'elle a été émise et proposée comme une théorie. C'est le cas de la loi de la chute des corps de Galilée, qui n'a jamais été vérifiée expérimentalement de son temps, quoi qu'en dise la légende ou de la théorie de la relativité générale d'Einstein, avec l'observation, grâce à une éclipse solaire de la courbure des rayons lumineux.

Il est donc tout à fait normal que "dans divers domaines où nous n'avons pas encore dépassé le stade de l'investigation, on essaye diverses hypothèses qu'on est bientôt contraint, en tant qu'inadéquates de rejeter"

Cette démarche qui consiste à soumettre une hypothèse heuristique à une démarche de vérification (d'invalidation ou de falsification selon Karl Popper) expérimentale et à la rejeter si elle se révèle inopérante n'est pas un défaut de la science, mais sa nature même.

Ceci dit, affirme Freud la science n'est pas uniquement constituée d'hypothèses : "nous avons déjà un noyau de connaissances assurées et presque immuables."

Personne ne remet sérieusement en cause aujourd'hui le "fait" (au sens scientifique du terme) que la Terre est une sphère aplatie aux pôles qui tourne autour du soleil (héliocentrisme), la loi de la chute des corps de Galilée ou de l'attraction universelle de Newton.

 


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30 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 25 juin 11:42

    Encore Freud au sujet de bac de philo en 2019 ? smiley

    Désespérant.


    • Paul Leleu 25 juin 22:57

      @Gollum

      j’allais dire la même chose :

      Dans un texte intitulé « Trois difficultés de la psychanalyse », Freud parle des trois blessures narcissiques que la science a infligé à l’homme : la première en expliquant que la Terre n’était pas au centre de l’univers (Kepler, Galilée), la seconde en démontrant que l’homme était un animal parmi d’autres, partageant un ancêtre commun avec les hominidés (Darwin) et la troisième en affirmant que l’homme ne coïncidait pas avec sa conscience, qu’il n’était pas le maître dans sa propre maison (Freud lui-même).

      Trois grosses conneries... l’homme n’a que foutre de savoir que la Terre tourne autour du Soleil ou que Monsieur le Marquis de Freud est le Tout-Puissant Connaisseur de l’Inconscient (qui pour le coup, n’est pas prouvé). L’homme a surtout besoin d’un monde vivable, avec de la poésie, de l’amour et de l’humour : trois vertus fondamentales de vie, totalement étrangères à la philosophie, à la science et aux lumières...


    • amiaplacidus amiaplacidus 25 juin 11:45

      La dissertation, c’est l’inverse du résumé : un résumé concentre, une dissertation dilue.

      Mais enfin, cela permet de paraître intelligent lorsque l’on utilise une centaine de pages pour dire ce qui peut s’exprimer en une demi-page.


      • Paul Leleu 25 juin 22:59

        @amiaplacidus

        oui... bah c’est un peu le principe du roman (avec tous les poncifs liés au genre)... qui exprime en 500 pages ce que le poème faisait en quelques vers... mais il parait que c’est un progrès, et on appelle cela la modernité...


      • Quand on pense que la pharmacopée est considérée comme une science. C’est oublier une donnée imparable : l’effet placebo. Une guérison miraculeuse ne relèverait pas de la science mais d’un phénomène aux contours indéfinis. Pourtant la démarche elle-même visant à expliquer l’effet placebo me semble bien plus scientifique que le caractère déterminé du médicament (sans tenir compte des effets secondaires,...).


        • Personne ne remettrait en cause le fait que la terre tourne autour du soleil. Mais qui nous dit que le soleil lui même ne tourne pas autour d’autres soleil ? L’univers étant pas essence infini.


          • gaijin gaijin 25 juin 12:50

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            «  le soleil lui même ne tourne pas autour d’autres soleil »
            en fait le soleil tourne autour du centre galactique d’une galaxie elle même en mouvement .....
            https://www.youtube.com/watch?v=r3Laa_38Dq8
            mais le réel une fois de plus s’avère trop complexe pour nos petits cerveaux ........


          • baldis30 25 juin 12:56

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            bonsoir
             « Mais qui nous dit que le soleil lui même ne tourne pas autour d’autres soleilS  »
             Pour l’instant il tourne autour d’un trou noir ...
             mais auparavant il a tourné autour de plusieurs personnes dont : Duvalier, soleil d’Haïti, Pol Pot soleil un peu noir du Moyen-Orient, Staline, soleil rouge peut-être une naine rouge, adolf soleil noir, etc. .....
            Actuellement plusieurs personnes au noms bien connus et dont les pays siègent au Conseil de Sécurité sont des Soleils en réserve utilisables au gré des nécessités ...


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 juin 12:57

            @gaijin

            Et au centre il y a le trou normand, le digestif.


          • @gaijin

            Très intéressant. Mais que serait le soleil sans le regard de l’homme ??? Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Wiki :

            L’Homme de Vitruve (ou le proporzioni del corpo umano secondo Vitruvio en italienles proportions du corps humain selon Vitruve) est un célèbre dessin annoté, réalisé vers 1490 à la plume, encre et lavis sur papier, par Léonard de Vinci (1452-1519), d’après une étude de l’important traité d’architecture antique De architectura (au sujet de l’architecture) rédigé en -15 par l’architecte ingénieur romain Vitruve (v-90-v-20), et dédié à l’empereur romain Auguste.

            Célèbre représentation des proportions idéales parfaites du corps humainparfaitement inscrit dans un cercle (centre : le nombril) et un carré (centre : les organes génitaux) (symbolique du cercle et du carré), l’Homme de Vitruve est un symbole allégorique emblématique de l’Humanisme, de la Renaissance, du rationalisme, de « L’Homme au centre de tout / Homme au centre de l’Univers », de la mesure et de la représentation du monde.

            L’original appartient depuis 1822 à la Gallerie dell’Accademia de Venise, qui le conserve et en expose de nombreuses copies.


            Pourquoi une certaine partie du corps humain s’appelle-t-elle : LE PLEXUS solaire. La terre et les humains (jusqu’à ce que d’autres système soient révélés reste bien à moins avis, le centre du monde,...sur un plan philosiphique.


          • gaijin gaijin 25 juin 17:03

            @Aita Pea Pea
            tout a fait !!!


          • gaijin gaijin 25 juin 17:05

            @gaijin
            ps :
            chronique de la civilisation occidentale en marche :
            https://www.youtube.com/watch?v=AuoH0vz3Mqk


          • Paul Leleu 25 juin 23:02

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            c’est surtout : est-ce que c’est utile de savoir si la Terre tourne autour du Soleil ? L’homme s’en est passé pendant des millénaires, et s’en portait très bien...

            le problème de la science, c’est qu’elle s’occupe du monde extérieur à l’homme, alors que la poésie s’occupe du monde intérieur à l’homme...


          • JC_Lavau JC_Lavau 26 juin 00:06

            @Paul Leleu. Je comprends mieux ta nullité péremptoire en toutes circonstances.


          • Paul Leleu 26 juin 01:44

            @JC_Lavau

            je pense que la nullité péremptoire vient des scientifiques et des philosophes, qui chacun dans leur genre croient découvrir ou démontrer la vérité... une quête d’ailleurs bien ahurissante que « la vérité »...

            et si je pose la question : « à quoi bon ? » c’est être d’une nullité péremptoire... je pense effectivement que leur « vérité » est une erreur, et qu’elle est bien inutile à l’homme au fond... et que les fables des poètes étaient bien plus véridiques...

            Je suis un Gallilé de notre temps : je remets en cause les dogmes fondateurs de notre époque... dont le dogme de la quête de la vérité.


          • gaijin gaijin 25 juin 12:50

            c’est ça apprenons aux élèves a se cantonner a la pensée du 19ème siècle ..... 


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 juin 12:55

              @gaijin

              s’ils se cantonnaient à la pensée de Marx ou, dans un autre genre, de Maupassant, ça vaudrait bien Houellebecq et Onfray !


            • baldis30 25 juin 12:59

              @Séraphin Lampion
              bonjour,
               « s’ils se cantonnaient à la pensée de Marx ou, dans un autre genre, de Maupassant, ça vaudrait bien Houellebecq et Onfray ! »
               Ô ! ouiiiiiiii mais ils ignoreraient BHL et ce serait catastrophique ! 


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 juin 13:12

              @baldis30

              et de son maître Baptiste Botul, l’auteur de « la vie sexuelle d’Emmanuel Kant » et « Landru, précurseur du féminisme ». (merci à Frédéric Pagès de nous avoir offert ces grands moments d’hilarité).


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 juin 13:21

              @baldis30

              Le fard de la pensée nationale c’est Luc Ferry. Un gilet jaune une balle .Épicétout.


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 juin 13:28

              @Séraphin Lampion

              Y’a aussi « Sartre, tireur d’élite » .


            • JL JL 25 juin 13:29

              @Aita Pea Pea
               
              ’’ Le fard de la pensée nationale c’est Luc Ferry

              ’’
               
              Voilà qui est bien parlé ! Sans phares ni fanfares !
               
               Car il faut le dire, n’en déplaise à Luc Ferry, Macron ne comprend peut-être rien mais il sait tout ce qu’il doit savoir pour être là où il est. On ne peut pas en dire autant de tous, urbi et orbi.


            • gaijin gaijin 25 juin 17:01

              @Séraphin Lampion
              je parle pas bien entendu des cuistres télévisuels mais la pensée du 20ème de korzybski a morin en passant peut être par krishnamurti et quelques autres offre il me semble de belles perspectives .........
              quand au 21ème il est peut probable qu’une pensée se développe ....


            • Jean S 25 juin 14:12

              Monsieur Guilloux merci pour cette explication.

              La science a vendu son âme aux diables de la finance !

              Pierre et Marie Curie faisaient de la science et s’enorgurillisaient de la beauté du résultat. Il obtenaient des avancées grâce aux outils qu’ils mettaient en oeuvres. Ils investissaient leur argent dans l’achat d’une tonne de pechblende.

              Les enfants Curie sont allés plus loin encore ! Les techniques mise en oeuvre n’étaient déjà plus du même ordre les budjets étaient déjà nationaux.

              Quand Perrin a conçu la bombe atomique française les budjets devenaient militaires donc incommensurables !

              Le prochain accélérateur du CERN vaudra combien ? Ils fond ça pour un boson, pour la gloriole d’un ou deux Nobel ou pour nous préparer quelles armes nouvelles ?

              Faust est mort damné ! Peut-on encore parler de sciences ?


              • Robin Guilloux Robin Guilloux 25 juin 14:45

                @Jean S

                Oui, je me suis contenté d’expliquer le texte ; c’est ce que l’on demande maintenant aux élèves. Avant on pouvait aussi le discuter. Freud témoigne en effet d’un bel optimiste scientiste et positiviste. Il n’a pas vécu assez longtemps pour connaître la bombe H. Je n’ai pas non plus posé la question qui tue : la psychanalyse est-elle une science ? (on connaît la réponse de Popper).


              • @Robin Guilloux

                Bonjour. La psychanalyse est-elle une science ? Rappelons malgré tout que Freud détestait le monde médical, mais il lui fallait un laisser passer pour entrer en crédibilité. Déjà qu’il était juif,...cela sentait le souffre. Limitons-nous pour la clarté du propos à prendre en considération la démarche épistémologique avant le résultat. La science relève plus d’une capacité à l’observation. Que celle-ci relève du visible ou de l’invisible. 


              • Jean S 25 juin 22:39

                Juif ou pas, quand Pasteur a fait le choix de vacciné cet enfant qui est devenu un de ses collaborateur reconnaissant, il a fait un paris sur la chance, il se heurtait au corp médical qui craignait pas pour l’individu qu’ils étaient incapable de soigner mais sur leurs chers revenus financiers, c’est comme madame Roudinesco lorsque l’on critique la psychanalyse.

                Que Freud soit un scientifique ou non, juif ou pas, il a avec ses collaborateurs et collaboratrices aidé des gens à vivre et c’était le but recherché. Que ses concepts puissent ou non être prouvés est ce donc si important ? La médecine est là pour soigner des gens des animaux pas pour prouver des vérités. Critiqué de toutes part que pouvait-il faire sinon se défendre.

                La médecine de nos grand mères n’avait pas besoin pour soigner de la connaissance de la formule de l’acide ascorbique, elles utilisaient les citrons et les marins du passé ont pu faire des voyages d’exceptions parce qu’ils avaient de bonnes grand mères.

                L’argent est le moteur de la science, de la guerre, toutes autres considérations aujourd’hui est superflue !

                Faire la théologie de la science ou de la scholastique scientifique est aussi anachronique que la dette publique en Europe. Le FMI a plein pouvoir, c’est l’Amérique qui décide. Et l’Europe rampe ! Aujourd’hui on se bat pour les gisements de terres rares, ce n’est pas de la science, c’est de la stratégie.


                • Paul Leleu 26 juin 01:50

                  @Jean S

                  - « les marins du passé ont pu faire des voyages d’exceptions parce qu’ils avaient de bonnes grand mères. » .

                  - « Faire la théologie de la science ou de la scholastique scientifique est aussi anachronique »

                  Bien d’accord avec vous ! D’ailleurs, le monde parfaitement véridique des scientifiques, des romanciers et des notaires est devenu parfaitement invivable... mais c’est pas grave, leur « vérité » est sauve, et ils vont transférer le vivant sur des ordinateurs transhmanistes pour vivre éternellement... « la vérité » a donc remplacé l’humanité...


                • gaijin gaijin 26 juin 09:38

                  @Jean S
                  «  il a fait un paris sur la chance »
                  mdr la variolisation était connue depuis le 12ème siècle en chine et couramment pratiquée en afrique du nord a l’époque de pasteur ...
                  le reste c’est du story telling .......


                • Ruut Ruut 26 juin 08:18

                  Le dilemme de la science.
                  Sans financement pas de recherche.
                  Mais tout financement impose des tabous.
                  Aux chercheurs d’être honnêtes avec leurs conscience et intelligent pour faire parvenir au Publique des Informations dont les Tabous de leur financement leur interdit l’expression.

                  Un petit tuyau a un « Hacker » qui vas informer un journaliste, un député, un gouvernement sur une note interne secrète par exemple.
                  C’est sûr que lorsque les Journalistes et Politiques ont les mêmes tabous (financements, pots de vins, avantages en nature), c’est plus compliqué….

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