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Guerre, démocratie, dictature : cherchez l’erreur !

Guerre, dictature, démocratie : cherchez l’erreur

Le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour. Trois jours de débats à la conférence de Munich sur la sécurité ont livré ce diagnostic : l’Occident se sent assiégé, défié, déstabilisé. Et les coupables sont nommés : la Russie et la Chine, ces deux puissances « révisionnistes » qui défient l’ordre mondial libéral et sèment la dissension aux États-Unis et en Europe.” Un morceau de bravoure, cette tirade ! Publiée dans La Croix du 18 février 2018 sous la plume de François d’Alençon, elle prétend résumer la conférence internationale annuelle sur la sécurité qui s’est tenue à Munich du 16 au 18 février. Comme elle condense parfaitement la bouillie pour les chats qui tient lieu de discours officiel aux pays occidentaux, elle mérite le détour.

On y apprend, donc, que “le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour”. Si l’on suit notre analyste, ces pauvres démocraties tremblent comme des feuilles. C’est inquiétant, avouons-le. A croire que la peur s’installe, que des gouttes de sueur perlent au front des Européens verts de trouille. “Assiégé, défié, déstabilisé”, l’Occident va-t-il faire dans son pantalon ? Mais il a peur de quoi, au juste ? Selon les chiffres disponibles pour 2016 (dernière année où l’on a des données complètes), l’OTAN a un budget militaire de 920 milliards de dollars, soit 19 fois celui de la Russie (48 milliards). Vous alignez 19 chars d’assaut quand votre adversaire présumé n’en a qu’un, vous avez 19 missiles contre le missile unique du méchant d’en face, et vous vous sentez “assiégé, défié, déstabilisé”. Il y a un problème logique, non ? Nos vaillantes démocraties seraient-elles si vermoulues ?

A moins, bien sûr, que ce discours singulièrement alarmiste ne soit que poudre aux yeux. “C’est la troisième année consécutive où nous accélérons nos dépenses militaires”, déclarait fièrement le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, en juin 2017. Fermement décidée à garantir la paix mondiale, l’organisation avait annoncé en 2014 qu’elle porterait l’effort militaire de ses Etats-membres à 2% du PIB. Voilà du sérieux ! Manifestement à la veille d’une nouvelle invasion barbare, l’Occident n’est-il pas en état de légitime défense ? Si les brutes épaisses sont à nos portes, rien n’est plus naturel que de remplir les arsenaux pour “rassurer” des populations à qui on a flanqué la frousse. Ce réarmement massif fera des heureux, n’en doutons pas, du côté de ces multinationales de l’armement dont on n’imagine pas un seul instant qu’elles exercent la moindre influence sur les gouvernements.

A qui la faute ? On vous laisse deviner. “Les coupables sont nommés  : la Russie et la Chine, ces deux puissances « révisionnistes » qui défient l’ordre mondial libéral et sèment la dissension aux États-Unis et en Europe”, poursuit vaillamment notre analyste de La Croix. On le savait, mais c’est confirmé. Depuis toujours, la Russie est au cœur de l’Empire du mal. Cette bête féroce est capable de tout. N’a-t-elle pas réussi à faire élire un président américain en créant des comptes Facebook ? Pour des Occidentaux travaillés au corps par les médias, c’est clair : la Russie est prête à se jeter sur nous, la bave aux lèvres. Mais elle nous menace avec quoi, au juste ? D’après le cabinet IHS Markit cité par Le Point du 12 décembre 2016, Moscou a baissé son budget militaire de 51,8 à 48,4 milliards. Diantre ! On n’y comprend plus rien. Serait-ce une ruse diabolique ? Avec sa perfidie habituelle, le Kremlin aurait-il désarmé à seule fin de tromper l’ennemi ?

Pourtant, il n’y a aucun doute. C’est la vérité, puisqu’on vous le dit sur toutes les chaînes. Alors voilà, tout s’éclaire ! Avec 40% des dépenses militaires mondiales et 725 bases militaires à l’étranger, les USA défendent héroïquement la paix dans le monde. Avec 4 bases militaires à l’étranger et un budget militaire qui représente 1/13 de celui des USA, il est évident que la Russie prépare l’apocalypse. Si les manœuvres de l’OTAN ont lieu aux frontières occidentales de la Russie, c’est pour empêcher Moscou d’en faire autant à la frontière mexicaine. Si les USA ont 12 porte-avions, c’est pour défendre leurs frontières, tandis que l’unique porte-avions russe, c’est bien connu, mouille devant Manhattan. Si Washington utilise les terroristes en Syrie, c’est pour contribuer à la stabilité du Moyen-Orient, tandis que Moscou ne songe qu’à piller les ressources pétrolières de la région. Voilà. La messe est dite. Que notre analyste de La Croix se rassure : “l’ordre mondial libéral” cher à son cœur est bien gardé.

Depuis un demi-siècle, Cubains, Vietnamiens, Chiliens, Nicaraguayens, Somaliens, Soudanais, Irakiens, Afghans, Libyens, Vénézuéliens, Syriens et Yéménites se seraient volontiers passé de la générosité de l’Oncle Sam. Mais c’était plus fort que lui. Le leader du “monde libre n’a pu s’empêcher de leur faire goûter les vertus pédagogiques du napalm, de l’agent orange, des B52, des munitions à uranium appauvri, des embargos “pour la paix” et des bombardements “pour la démocratie”, sans parler des hordes d’Al-Qaida et de ses avatars lâchées comme une nuée de sauterelles pour semer le “chaos constructif” et préparer le “nouvel ordre mondial”. Il n’empêche. Au vu d’un tel feu d’artifice, deux choses sont sûres. Martyrisés par leurs “sauveurs”, ces peuples ont épuisé les charmes des “valeurs universelles” portées par l’Occident, et ils n’ont pas entrevu le début du commencement d’une “menace” russe ou chinoise.

Car les “puissances révisionnistes” ont un horrible défaut : elles ne se mêlent pas des affaires des autres. La Chine, pas plus que la Russie, ne cherche à s’étendre au-delà de sa sphère d’influence naturelle. Elle ne pratique pas le “regime change” à l’étranger. Vous n’avez pas envie de vivre comme les Chinois ? Aucun problème, ils n’ont pas l’intention de vous recruter. L’Empire du Milieu n’est pas prosélyte. Les Occidentaux veulent exporter la démocratie pour maximiser leurs profits, quand les Chinois veulent maximiser leurs profits pour développer leur pays. Au cours des 30 dernières années, la Chine n’a mené aucune guerre et a multiplié son PIB par 17. Dans la même période, les USA ont mené une dizaine de guerres et aggravé leur déclin. Les Chinois ont extrait 700 millions de personnes de la pauvreté, quand les USA déstabilisaient l’économie mondiale en vivant à crédit. Le résultat, c’est qu’en Chine la misère recule, tandis qu’aux USA elle progresse. Les USA sont une “démocratie”, mais elle vous pourrit la vie. La Chine est une “dictature”, mais elle vous fiche la paix. Finalement, tout n’est pas si mauvais dans le “révisionnisme” !

 


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121 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 21 février 08:34

    Alléluia mes frères, la Sainte-Alliance a trouvé ses limites, et du même coup les nôtres, puis que par la grâce des urnes et de leurs adorateurs, nous sommes embedded...

    Gaffe les zombies, les écrans sans les lunettes roses, ça va piquer !


    • doctorix doctorix 22 février 12:45

      @Clocel
      A lire absolument :

      Extrait :
      «  »Pour ceux-ci, (les agresseurs occidentaux) la Syrie de 2018, après tant de batailles et tant d’essais non transformés, constitue une réalité impensable et intolérable. Il faut donc la faire disparaître de la carte, ne serait-ce qu’en l’ignorant. Il convient pour cela de délégitimer l’Etat, présenté systématiquement comme un «  régime  », ses institutions, sa constitution, son gouvernement, diaboliser son Président, ignorer les volontés de son peuple, les succès de son armée en les attribuant à ses alliés, voire à ses ennemis.

      Il faut dénier au Président et à son entourage tout pouvoir, tout rôle à venir, tout droit de véto, et faire en sorte qu’il ne puisse y avoir de solution politique « syrienne » issue d’un dialogue national, sous l’égide de ses alliés et de ses amis. Il faut au contraire que son sort soit décidé par ses ennemis, par la « communauté internationale » aux aguets, par trois Etats représentant 470 millions de personnes soit 6 à 7% de l’humanité, lesquels pestent de ne plus pouvoir imposer leur loi au Conseil de Sécurité"


    • Dom66 Dom66 22 février 14:53

      @doctorix

      Super merci pour le partage.


    • JL JL 21 février 09:06

      Ce matin le chroniqueur matutinal qui tous les jours du lundi au vendredi à 8h17 croit parler dans le micro de la Radio des mille collines, nous a encore fait le décomptes des femmes et enfants assassinés hier celui qu’il appelle depuis des années maintenant, « le boucher de Damas ».
       
       Affligeant.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 février 09:17

        @JL

        Affligeant ? Mais en quoi ?

        Il n’y a pas de guerre en Syrie, depuis 2011 ?

        et des millions de réfugiés et de déplacés qui fuient on se demande bien quoi ?

        Voilà une piste de réflexion intéressante qui mériterait d’être creusée, sur plus d’un mot si possible.


      • Ben Schott 21 février 09:32

        @Olivier Perriet
         

        « Voilà une piste de réflexion intéressante qui mériterait d’être creusée, sur plus d’un mot si possible. »
         
        On attend votre « creusage »...
         


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 février 10:37

        @Ben Schott

        Pour moi je ne me pose pas tant de question :
        il y a bien une guerre civile en Syrie, sinon ça ne serait pas enkysté à ce point.

        Je vous rappelle que la 2e guerre mondiale a duré moins longtemps.


      • JL JL 21 février 10:54

        @Olivier Perriet
         
         ’’il y a bien une guerre civile en Syrie’’
         
        si c’est une guerre civile, de quel droit un chroniqueur de France Inter s’autorise-t-il à prendre ainsi partie et de traiter de boucher le dirigeant démocratiquement élu de la Syrie ?
         
        Je trouve injurieux envers nous, le peuple de France de parler de « rébellion démocratique » comme il le fait aussi impudemment pour désigner ceux qui sont objectivement les alliés de l’État islamique, ou DAESH qui ont entrepris de ruiner la Syrie.
         


      • Christian Labrune Christian Labrune 21 février 11:00

        @Olivier Perriet

        On voit se développer peu à peu sur AgoraVox une pathologie d’un type très particulier dont toute une série d’articles présentent les symptômes.

        En résumé : des individus qui vivent dans un Occident relativement épargné par les guerres, qui peuvent exprimer très librement les idées les plus fantaisistes  dans une presse tout à fait libre et même les plus criminelles sur le Net, et singulièrement sur AgoraVox, prennent délibérément le parti de régimes où de pareilles activités leur seraient absolument interdites sauf, évidemment, s’ils s’appliquaient cette fois à être du côté du manche et s’évertuaient, comme en Turquie, et en Iran, à cirer les pompes d’un Erdogan ou d’un Khamenei.

        A la suite d’un autre article du même tonneau qui faisait il y a quelques jours l’apologie des crimes perpétrés par l’Iran et ses alliés en Syrie, je me suis fait insulter par toute une série de décérébrés, ce qui m’a obligé à essayer de comprendre le cheminement - que je n’ose pas dire intellectuel - qui avait pu les induire à croire avec tant de fanatisme à leurs constructions délirantes.

        On aboutit nécessairement à ce renversement dialectique déjà très bien vu par Orwell analysant dans 1984 la logique des totalitarismes : la démocratie (la nôtre !), c’est la tyrannie. La dictature, pure et dure, c’est au fond la seule vraie démocratie, et c’est ce qu’on peut souhaiter de mieux.

        Faisons donc l’effort, même si c’est difficile, d’entrer dans la cervelles des thuriféraires de la violence politique. Prenons un cas très particulier concernant le rôle de la presse. Dans nos pays, il n’est jamais bien clair. C’est la presse française qui aura fabriqué la candidature de Macron et lui aura permis de s’installer à l’Elysée ; tout le monde peut être d’accord là-dessus, mais dès que les difficultés vont commencer à cause d’une inconsistance évidente de la politique engagée (ça ne devrait plus tarder), la même presse n’aura aucun scrupule à démolir Macron, et les journalistes n’auront pas à craindre qu’on leur reproche d’avoir été inconséquents : il n’y aura aucune censure directe de la presse. Comparons cela avec ce qui se passe en Turquie après le coup d’état : les journalistes des rédactions de la presse d’opposition, on les envoie en cabane, on les remplace par d’autres à la dévotion d’Erdogan. On pratique les mêmes purges dans la magistrature et le système d’enseignement. On envisage même de rétablir la peine de mort parce que les morts ne peuvent plus manifester ni crier des slogans. Quelle simplicité ! Quelle clarté  ! En Iran, il y a longtemps qu’on torture dans les prisons, qu’on élimine physiquement les opposants. Quelle admirable efficacité, dont l’absence fait si cruellement défaut chez nous  !

        Notre démocratie est une démocratie honteuse de faux-culs. Chaque parti qui arrive au pouvoir, après quelques années, voire quelques mois, commence à traîner de lourdes casseroles dont la presse finit par faire ses choux gras, mais le pouvoir « démocratique » n’ose pas faire taire la presse par les moyens qui sont en usage en Turquie, en Iran voire en Russie. Quelle lâcheté dans ces régimes parlementaires que l’opinion publique paralyse ! Quelle belle audace, au contraire, dans les dictatures où l’on sait faire prévaloir en toutes circonstances cette Vertu que brandissait déjà un Robespierre et dont on avait vu de si parfaits exemples dans les si belles journées de septembre 1792.

        L’Occident, qu’on dit démocratique, c’est la confusion, la foire d’empoigne à cause des intérêts divergents des factions politiques et des groupes sociaux. Dans les dictatures, il n’y a qu’un intérêt, c’est celui du pouvoir en place, lequel se confond nécessairement avec l’intérêt du peuple. Ce dernier point est absolument vrai et incontestable puisqu’aucune presse ne peut plus mentir pour dire le contraire. En France par exemple, tel aura soutenu Macron qui le regrettera amèrement quelques mois plus tard, et l’intérêt à long terme d’un engagement politique est aussi difficile à évaluer que celui des investissements soumis aux fluctuations des cours de la bourse. On ne sait jamais sur quel pied danser.

        Ce qu’il y a de bien dans les dictatures, c’est que si on se tient le plus près possible de régime en place, si on s’applique à le justifier en toutes circonstances, il n’y a rien à craindre. On ne sera jamais ni viré ni pendu. Dans les démocraties, chacun est un peu victime, un peu bourreau ; tout cela est fort confus. Dans les dictatures, en revanche, on sait où sont les victimes et où sont les bourreaux. Il est donc beaucoup plus facile de savoir dans quel camp se placer, et ceux qui se plaignent de n’être pas du bon côté sont de parfaits imbéciles : ils n’avaient qu’à mieux choisir. On les plaindra pas !

        N.B. Ces derniers paragraphes sont ironiques. Je tiens quand même à le préciser pour ceux qui ont du mal à décoder cette tonalité. Cela leur évidera de se ridiculiser en me reprochant de faire l’apologie de la dictature..


      • leypanou 21 février 11:23

        @Olivier Perriet
        il y a bien une guerre civile en Syrie, sinon ça ne serait pas enkysté à ce point : en logique élémentaire (niveau terminale), avec une hypothèse fausse, on obtient toujours quelque chose de vraie.
        Comme on vous a asséné qu’il y a une guerre civile en Syrie, vous prenez cela pour la vérité. Cultivez-vous un peu : apprenez autre chose que de Le Monde ou de Libération par exemple.
        Ne soyez pas mouton.


      • JL JL 21 février 11:29

        @Christian Labrune

         
        il y a les gens comme moi qui sont systématiquement du coté des peuples, et les gens comme vous qui sont systématiquement du coté des pouvoirs.
         
         Mais il n’y a pas symétrie de réactions : les pouvoirs étant toujours en conflits entre eux, les gens comme vous sont ennemis des pouvoirs ennemis. Par suite, leurs discours démagogiques font toujours dans le deux poids et deux mesures selon qu’ils parlent des peuples de dictateurs amis ou de dictateurs ennemis : les premiers sont des ennemis quand ils sont rebelles ; les seconds sont des amis quand ils prennent les armes contre leurs dirigeants.
         
        Les peuples n’étant jamais ennemis, les gens comme moi ne sont jamais dans le double discours. Le « renversement dialectique » que vous évoquez, il est dans vos têtes de bons petits soldats ennemis de la démocratie véritable.


      • Ben Schott 21 février 11:34

        @Christian Labrune
         

        Encore un cours magistral de Labrune sur la démocratie, la dictature, la liberté de la presse et tout le tralala...
         
        Ce que tu as pu enseigner à tes pauvres élèves est une chose, Labrune, mais ici tu passes pour un histrion verbeux et un peu dingo. Puisque tu en parles et que tu as du temps, relis 1984 et cette fois-ci, essaie d’en extraire la substantifique moelle !
         


      • chantecler chantecler 21 février 11:40

        @JL
        Salut JL ,
        J’ai du entendre la même analyse de BG , fidèle à lui même .
        Et comme d’habitude , j’ai fermé mon poste illico, et aux narratives de FI .
        Cela dit les infos sur Arte sont du même tonneau .
        Ils s’imaginent que le seul problème c’est BEA et ses alliés ....
        Et qu’eux dégagés le paradis reviendrait en Syrie .
        On a vu en Irak, en Libye etc, etc ....
        « L’invité » était X. Bertrand : lui ne regrette pas l’intervention en Libye mais déplore que « la suite n’ait pas été envisagée ». Comme si les décideurs ne savaient pas que ces interventions débouchent toujours sur le même chaos et les mêmes misères ...
        c’est un peu facile ....
        Des pays démolis , dévastés , des clans qui font la guerre civile , des invasions , et des milliers voire des millions de réfugiés et de gens militaires et civils massacrés .
        Pour le N.O.M ?


      • JL JL 21 février 12:03

        @chantecler
        bonjour,
         
         oui, sur ce sujet Arte, c’est pareil sinon pire.


      • Christian Labrune Christian Labrune 21 février 12:12

        Le « renversement dialectique » que vous évoquez, il est dans vos têtes de bons petits soldats ennemis de la démocratie véritable.
        ...................................................................... ........
        @JL
        C’est bien ce qu je disais : la « démocratie véritable », c’est le régime de Bachar el-Assad, les régimes de Téhéran et d’Ankara. Le reste, comme chez nous, c’est de la fausse démocratie, pour ne pas dire la pire des tyrannies. C.Q.F.D.

        Contrairement à ce que raconte la presse « mainstream », il est quand même bien préférable de vivre près de Damas dans les quartiers de la Goutha orientale que dans nos territoires perdus de la république (le département 93) soumis à toutes les rigueurs arbitraires de l’administration coloniale française.


      • Christian Labrune Christian Labrune 21 février 12:37

        il y a bien une guerre civile en Syrie,
        ......................................................................
        @Olivier Perriet

        Si pour trois ou trois ou quatre cents mille morts imputables au régime, il faut parler de guerre civile, où va-t-on !
        Soyons un peu sérieux : ceux qui y ont laissé leur peau l’avaient largement mérité : ils vivaient dans un régime infiniment plus démocratique que le nôtre et ça ne leur convenait pas. Ils en auront payé les conséquences, voilà tout.

        Et puis, la Syrie n’est pas la France. Les massacres y font partie de la culture : les Frères musulmans, à la fin des années 70, s’y amusaient à leur sport préféré qui est l’attentat sanglant. La répression organisée par le papa de Bachar, à Hama en 82, aura fait plusieurs milliers de morts d’un seul coup. Tout cela peut nous paraître un peu choquant parce que nous sommes très loin et que nous ne comprenons pas les enjeux culturels, mais si nous étions Syriens, je pense que nous saurions nous en trouver heureux, comme aujourd’hui les habitants de la Goutha orientale. Nous y verrions au jour le jour, puisque c’est Dieu qui le veut, une réaffirmation des valeurs qui fondent notre identité syrienne. Viva la muerte ! comme disaient eux aussi les Espagnols, lorsqu’ils s’amusaient à ce petit jeu de la guerre civile qui est hélas depuis fort longtemps passé de mode en France, au point que nous ne sommes même plus capables d’en apprécier les charmes.

        N.B. - Réponse ironique !


      • JL JL 21 février 12:50

        @Christian Labrune
         
        non, là où il fait vraiment bon vivre, c’est dans la Bande de gaza.
         


      • Trelawney Trelawney 21 février 12:50

        @Christian Labrune
        Vous avez tout dit et c’est à mettre en parallèle avec l’article d’Attilax sur Agoravox. Lorsque dans une petite tête il n’y a de la place que pour une idée générale, il faut absolument censurer le reste sinon ça risquerait de créer des migraines


      • Christian Labrune Christian Labrune 21 février 12:50

        le décomptes des femmes et enfants assassinés hier celui qu’il appelle depuis des années maintenant, « le boucher de Damas ».
        ...................................................................... ..............
        @JL
        J’ai entendu parler, moi, de plusieurs centaines de morts ces derniers jours, dans la Goutha orientale, dont pas mal d’enfants en bas âge qu’on ne saurait évidemment considérer comme des terroristes.
        Ce serait donc une invention journalistique ? Pas un seul mort ? Cette certitude, vous la tirez de votre bonnet ou bien d’une source d’information vraiment sérieuse ?
        Merci de bien vouloir faire le point là-dessus, avec toute la rigueur qui s’impose.


      • Michel Maugis Michel Maugis 21 février 12:52

        @Christian Labrune


        Vous osez affirmer que c’était très bien de ramener la Libye à l’âge de la pierre !

        Vous reconnaissez donc être un criminel de guerre.

        Labrune, vous ne savez discourir qu’à partir de vos fantasmes et des pensées que vous attribuez à vos adversaires. C’est misérable, une démonstration de petitesse

        Vous êtes incapable de construire un raisonnement en citant textuellement ce que disent vos adversaires. Vous êtes donc un farceur, un charlatan, 

        De plus vous êtes d’une lâcheté incroyable pour oser affirmer qu’il vaut mieux vivre du côté des bombardeurs que du côté des bombardés. 

        C’est ça votre dialectique ? PÔVRE raciste lâche.


      • Christian Labrune Christian Labrune 21 février 12:58

        @Michel Maugis
        Je vous remercie pour cette intervention que j’osais à peine espérer, mais il doit bien exister une providence, même pour les athées, puisqu’elle tombe à pic.
        Pourquoi l’espérais-je ? Ca, vous ne pouvez probablement pas le comprendre, mais c’est sans importance.


      • JL JL 21 février 13:01

        @Christian Labrune
         
        comptez d’abord les morts Palestiniens ; je ferai le point avec vous après.


      • Trelawney Trelawney 21 février 13:02

        @Christian Labrune
        Michel Maugis c’est comme Laurent Wauquiez : le premier piège à con il tombe dedans smiley



      • JL JL 21 février 13:12

        @Christian Labrune,
         
        pendant que vous y êtes, comptez aussi les morts d’Hirohima, Nagazaki, Dresdes, du Vietnam, mais aussi, de France et autres lieux où il faisait si bon vivre sous les bombes américaines, classique, atomiques, à fragmentation, au napalm, ...


      • Trelawney Trelawney 21 février 13:13

        @JL
        non, là où il fait vraiment bon vivre, c’est dans la Bande de gaza.

        Allez y faire un tour et ne vous arrêtez pas à gaza, Allez en Syrie, en Irak occidentale, au sud Liban et posez vous cette question aussi (si vous en êtes capable).
        Hypothèse : Si la Palestine n’existait pas (parce que ça n’a jamais été un pays) et que toute cette région soit sous influence israélienne est-ce que les gazaouis subiraient le racket du hamas et du hezbollah avec trafic d’organes et bordels à Raffah pour les egyptiens et accessoirement Daesh ?
        Est-ce que le sort de la population de Gaza ne serait-il pas meilleur ? Oui mais voilà, les palestiniens sont les otages d’on ne sait pas qui .

      • alinea alinea 21 février 13:38

        @Christian Labrune
        mais contentez-vous d’être bien, heureux et protégé, chez vous, sans caguer sur ceux qui ne vous ont rien demandé !



      • Christian Labrune Christian Labrune 21 février 13:52

        ERRATUM
        la GHouta orientale, et non pas la Goutha. J’avais bien vérifié l’orthographe, mais je fais quand même la faute. Excuses.


      • JL JL 21 février 14:13

        @Christian Labrune
         
        « Les forts font comme ils l’entendent, et les faibles souffrent comme il se doit. » Cette maxime a un corollaire important : les systèmes de pouvoir comptent sur des spécialistes en gestion de doctrine, à qui il revient de montrer que ce que font les forts est noble et juste, et que si les faibles souffrent, c’est leur faute. Il s’agit d’une tendance qui fait honte à l’histoire intellectuelle et remonte à ses plus anciennes origines. » (Chomsky)


      • Christian Labrune Christian Labrune 21 février 14:16

        non, là où il fait vraiment bon vivre, c’est dans la Bande de gaza.
        ...................................................................... ....
        @JL
        Qu’il fasse bon vivre à Gaza, cela n’a rien de surprenant : les Israéliens ont résolu de se retirer de la bande de Gaza dès 2005 et les Gazaouis qui avaient cessé d’être « colonisés » ont enfin pu, grâce à une gestion extrêmement démocratique de leur petit état, travailler à augmenter considérablement le niveau de vie de la population. Ailleurs, en particulier à Ramallah, les aides servent surtout à remplir les poches des leaders, mais à Gaza, les aides internationales allouées au Hamas et très bien utilisées auront permis en peu d’années de repenser l’urbanisme, de construire une ville moderne, écologique, et surtout de développer les industries de pointe les plus sophistiquées. Pendant que, plus haut, Tel-Aviv s’enfonçait dans la stagnation et commençait même à régresser, la bande de Gaza est devenue l’équivalent de la Silicon Valley.

         Contrairement à ce que vous paraissez croire, je n’ai aucun mal à admettre ces progrès spectaculaires et ce décollage qui aura été une conséquence immédiate du processus de décolonisation. Si les Israéliens, demain, se retiraient entièrement de Judée Samarie, c’est toute la Cisjordanie qui deviendrait, pareillement, l’un des grands point d’attraction de l’économie du Moyen-Orient. Mais il n’y a là rien de miraculeux : les peuples libres et indépendants, et surtout pacifiques, lorsqu’ils investissent dans la recherche et le développement au lieu de rêver de guerres d’agression, finissent toujours par réussir.


      • JL JL 21 février 14:29

        @Christian Labrune
         
         vous avez raison : Orwell c’est du pipi de chat pour des gens comme vous.
         
        Gaza, une prison à ciel ouvert


      • JL JL 21 février 14:36

        @JL
         
         « Godard disait que l’épopée est réservée à Israël et le documentaire aux palestiniens. Que voulait dire Godard ? Que la fiction est un luxe, et que la seule chose qui reste aux pauvres, aux victimes, c’est de montrer leur réalité, de témoigner de leur misère. » (Jacques Rancière)
         
         A l’époque des « fake news », même cela leur est désormais interdit.



      • Christian Labrune Christian Labrune 21 février 15:27

         A l’époque des « fake news », même cela leur est désormais interdit.
        ========================================
        @JL

        Je pense surtout qu’à force de raconter des conneries, on finit par lasser tout le monde. Les Américains ne prennent plus au sérieux des Palestiniens qui, au lieu de construire des hôpitaux et des écoles, dilapident la moitié de l’aide internationale pour servir des pensions à des familles de tueurs et d’enfants. Les Européens commencent aussi à comprendre qu’ils ont été salement roulés dans la farine par les pleurnicheries de ces enfoirés.

        Quant aux états arabes de la région, ils se seront servi d’eux après Bandung au milieu des années cinquante, mais ils n’en ont plus besoin à l’heure qu’il est et ils n’attendent plus qu’une chose : que la rue arabe fanatisée finisse par les oublier complètement elle aussi. On pourra alors plus facilement normaliser les relations économiques et stratégiques avec Israël. L’iran est un sacré problème. La question de la Palestine, qu’elle soit réglée demain ou jamais, cela n’a pas une bien grande importance.

        Gageons qu’elle parviendra à se déprogrammer, la rue arabe, bien avant quelques vieux débris européens fossilisés dans une propagande à deux sous aussi bête et aussi facile à retenir que la publicité pour un paquet de lessive.


      • alinea alinea 21 février 15:44

        @Christian Labrune
        Monsieur Labrune est d’accord avec cette politique-attitude du petit occident et ses sbires :
        https://www.les-crises.fr/syrieleaks-un-cable-diplomatique-devoile-la-strategie-occidentale-par-richard-labeviere/

        de plus il pense que vivre dans la Silicon Valley est le nec plus ultra !
        voilà un bon compagnonnage !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 février 17:11

        @Olivier Perriet
        Bien sûr qu’il y a la guerre, mais pas celle que racontent les médias et les divers gouvernements depuis 2011 !

        Il n’y a jamais eu de « révolte populaire » contre Assad, mais les USA qui ont dépensé 12 milliards de $ pour mettre le boxon en Syrie...

        Quant aux armes chimiques d’Assad contre son peuple : aucune preuve.


        On attend que les médias et la brochette de menteurs patentés : Sarkozy, Juppé, Hollande, Fabius et Jupiter, fassent des excuses aux Français et cessent de propager des Fake News  !!

      • symbiosis symbiosis 21 février 17:14

        @Olivier Perriet

        Certes, il y a guerre en Syrie, mais pas civile, d’agression coloniale, ce qui change toute la compréhension que nous pouvons en avoir, car, je ne pense pas que cela ait pu t’échapper depuis 2011, ou alors c’est que tu es vraiment très mal informé.

      • symbiosis symbiosis 21 février 17:21

        @Christian Labrune
        On voit se développer peu à peu sur AgoraVox une pathologie d’un type très particulier dont toute une série d’articles présentent les symptômes.


        Que fais-tu ici, alors ?
        Pourquoi ne pas simplement fréquenter les forums acquis à ta sensibilité ?
        C’est par masochisme que tu viens avec insistance te faire insulter sur Agoravox ?
        Est-ce que tes détracteurs vont vont se faire malmener sur les sites identitaires ou néonazis ?
        Comme j’ai pu te le dire déjà, je pense que tu es un grand malade labrune.

      • symbiosis symbiosis 21 février 17:31

        @Trelawney
        Oui mais voilà, les palestiniens sont les otages d’on ne sait pas qui .

        Si, si, tout le monde sait très bien de qui les palestiniens sont les otages, sauf ceux qui ne veulent pas savoir.

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