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Accueil du site > Tribune Libre > Hamon : un programme abandonné avant d’avoir été porté

Hamon : un programme abandonné avant d’avoir été porté

Depuis que Benoît Hamon a été désigné candidat, on ne parle que de rassemblement. Qu'il s'agisse de postures stratégiques — proposer un rassemblement impossible pour se situer en victime des égos — cela n'a pas tellement d'importance. Il y a sans doute des électeurs qui ont voté pour lui, ou qui ont simplement été séduits par ses idées. Ou qui se posent la question. C'est à eux que je compte m'adresser. Et de manière générale, à tous ceux qui partagent des idées de gauche, au sens où on semble aujourd'hui les situer chez Mélenchon, Jadot, Hamon ou Montebourg (la « gauche » du PS). Mais avant cela, il faut poser quelques bases. C'est le candidat de quoi, Benoît Hamon ? Qu'est-ce qu'il porte ? Quelle légitimité l'entoure ?

Hamon a été majoritairement désigné par une primaire ouverte. La question n'est pas de savoir si ce vote est un rejet de Valls ou non, qu'il fut le fait d'électeurs habituellement extérieurs au parti socialiste ou non. La question est de savoir ce qui a été porté candidat par ce vote.

Premièrement, la primaire ouverte devait désigner un candidat. En ce sens, elle ne désignait ni une ligne politique — puisqu'elle n'était pas la primaire d'un parti — ni un premier secrétaire. Elle désignait le discours qui serait tenu durant l'élection présidentielle. Ni un autre, ni ailleurs.

La période électorale majeure, dans la Ve république, est celle de l'élection présidentielle. Elle nous incite à penser à court terme. Il convient donc de situer le sens de cette primaire, et donc du candidat et du discours qu'elle a permis de désigner, dans le système politique en général.

Le président de la république ne fait pas les lois. Certes, il peut proposer un référendum. Il nomme le premier ministre (qui propose ses ministres), formant ainsi le gouvernement, qui lui, dépose des projets de loi. Et ce gouvernement n'est pas constitué selon le bon vouloir du président : il doit avoir la confiance du parlement, qui peut, s'il lui déplait, le renverser. On abrège souvent cette nécessité en disant qu'un président doit avoir une majorité derrière lui.

Concrètement, la primaire a désigné un projet, porté par Benoît Hamon, mais pas les moyens qui permettent de le réaliser. La primaire ne désigne pas les candidats aux élections législatives qui devront se présenter au mois de Juin pour le défendre. Car la primaire, à l'origine, devait être une « alliance » de partis qui donnait l'illusion d'être « au delà » des partis. Et cette contradiction s'est faite sentir dès le début. Lorsque Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron ont refusé, à plusieurs reprises, d'y participer, c'était pour la simple raison que ce qu'ils défendaient était incompatible avec d'autres candidats. Le Parti Radical de Gauche, qui a participé à cette alliance, a ainsi reconnu que le programme du vainqueur était incompatible avec le sien. Non seulement il ne le soutiendra pas, mais en plus, ses députés, qui sont candidats d'un parti qui s'inscrivait dans le cadre de l'alliance formée par la primaire, seraient opposés s'ils étaient élus dans les faits au programme porté aux présidentielles par le vainqueur de cette primaire. Le cas du PRG n'est qu'un exemple. Si l'on retire toutes les composantes de la primaire qui n'ont pas porté de projet compatible avec le vainqueur, il ne reste que le parti socialiste. Benoît Hamon était, avant d'être le vainqueur de la primaire, le candidat du Parti Socialiste  : on peut dire qu'aujourd'hui, il l'est doublement.

Pour appliquer le programme de Benoît Hamon, au cas où il gagnerait la présidentielle, il faudra donc une majorité parlementaire qui le soutienne. Comme nous l'avons dit, le candidat ne pourra pas compter sur des alliés traditionnels, comme le Parti Radical de Gauche, qui ne lui a finalement pas apporté de soutien. La logique voudrait donc qu'il puisse compter sur son propre parti. Qui vote PS en avril/mai, devrait voter PS en Juin pour réaliser le programme du PS. Mais le PS et son candidat n'ont pas le même programme. Et cela dépasse les cas particuliers : ce n'est pas le fait de quelques macronistes, ou quelques irréductibles soutiens du gouvernement qui souhaiteraient un droit de retrait. Environ 400 candidats avaient déjà été investis, au moment où Benoît Hamon a été désigné candidat. Tous étiquettés PS, indifféremment, il est cependant possible d'en déterminer le positionnement, la « ligne politique » par rapport à l'orientation politique qui s'est dessinée lors de la primaire. L'incompatibilité entre la vision « sociale-libérale » de Manuel Valls, et la vision « socialiste » de Benoît Hamon a été largement démontrée durant les débats, et affirmée par les candidats. Benoît Hamon a proposé d'abroger la loi travail, qui a cristallisé bien des débats, tout comme il a proposé de revenir sur les traités européens. Nous proposons donc, afin de savoir si Benoît Hamon tenait un discours qui était possible ou non déjà au moment des primaires, de déterminer la ligne politique des candidats déjà investis par le PS aux législatives, selon ces deux tendances.

Au niveau méthodologique, cette opération est assez simple. Pour les députés sortants, nous avons recensé l'ensemble des positions prises dans des scrutins sujets à controverse à gauche : la ratification du pacte budgétaire européen en 2012, qui avait vu naître les premiers « frondeurs », le vote du CICE, du programme de stabilité, et la concrétisation des oppositions dans le vote des motions de censure déposées et/ou signées contre la loi Macron et la loi travail. Les candidats aux législatives de cette année qui étaient suppléants durant le mandat, et qui ont pris part à l'un de ces votes sont ici considérés comme « sortants ». S'ajoute à cela la position prise lors du congrès du Parti Socialiste en 2015, où les oppositions s'étaient déjà bien cristallisées : pour l'essentiel, l'alignement se fit autour de la motion A, représentant la ligne de Jean-Christophe Cambadélis et du gouvernement (ligne à laquelle se sont ralliés les « aubrystes » de la contribution « Pour réussir »), et de la motion B, déposée par Christian Paul et représentant ce que l'on appelle souvent la « gauche du PS », que nous désignons ici comme socialistes. On peut différencier deux intermédiaires : il y a les signataires ou les candidats de la motion B qui n'ont jamais exercé, lorsqu'ils étaient députés, leur pouvoir d'opposition aux lois sociales-libérales. Ceux là ont été désignés par l'appellation « social-libéral (ralliement) ». On y a également ajouté tous ceux qui, à un moment ou un autre, ont tenu un discours d'opposition à la ligne du gouvernement, mais s'y sont pleinement rallié par la suite. Il y a également les candidats qui ne sont pas sortants, mais qui ont signé ou furent candidats pour la motion B. Ceux là, n'ayant pu prouver leur engagement en acte à l'assemblée nationale, ont été désignés sous le terme « socialiste (présumé) », dans le doute du ralliement à la ligne sociale-libérale qui a pu avoir lieu de la part de signataires de la motion B. S'ajoute à cela des positionnements indépendants de ces tendances principales, et tous ceux dont le positionnement n'est pas connu.

En synthétisant toutes ces données (dont le tableau est disponible ici), nous arrivons aux conclusions suivantes :

— sur les 398 candidats investis par le Parti Socialiste aux élections législatives au 20 janvier 2017, auxquels nous avons ajouté Manuel Valls et Florent Boudié, absent de cette liste mais investi d'après Sud-Ouest255 (64%) sont tenants de la ligne sociale-libérale du gouvernement (dont 22 (5% du total) le sont par ralliement), 55 (14%) sont tenants d'une ligne socialiste (dont 34 (9% du total) le sont de manière présumée). 82 (21%) n'ont pas de positionnement connu.

— sur les 166 députés sortants investis par le Parti Socialiste selon les mêmes sources, 143 (86%) sont tenants de la ligne sociale-libérale du gouvernement (dont 20 (12% du total) par ralliement), 20 (12%) sont tenants d'une ligne socialiste et 3 (2%) ont affirmé leur indépendance.

Ligne politique des 166 députés sortants investis par le PS

 

En somme, alors que le premier tour de la primaire n'avait pas encore eu lieu, le programme de Benoît Hamon était déjà impossible à mettre en oeuvre politiquement. Même en admettant que tous les députés PS déjà investis seraient élus, sa ligne serait plus que minoritaire. Si Benoît Hamon « forçait la main » en nommant en 1er ministre socialiste (de gauche), la majorité sociale-libérale aurait tout le loisir de le renverser, ou de modifier dans son sens les propositions du gouvernement.

Le paradoxe, c'est que bien que Benoît Hamon soit le candidat du Parti Socialiste, il n'a rien derrière lui pour porter son projet au parlement, excepté une part minoritaire de l'organisation à laquelle il appartient. Il n'a pas non plus le pouvoir de retirer les candidats déjà investis. Les candidats les plus porteurs d'un projet commun seront donc ceux qui s'opposeront aux sociaux-libéraux du PS en Juin : les candidats de la FI (en discussion actuellement avec le PCF) ou de EELV, partis ou mouvements avec lesquels il a affirmé une proximité idéologique.

Benoît Hamon est donc soit obligé de quitter son parti pour former un mouvement porteur de ses idées et présenter des candidats aux législatives qui pourraient les porter au parlement et les rendre applicables, soit obligé d'appeler à voter pour des étiquettes concurrentes aux élections de Juin, ce qui ne serait plus cohérent avec son investiture aux élections présidentielles par le parti socialiste. En un mot, la candidature de Benoît Hamon est incompatible depuis le début d'avec le projet pour lequel il a été désigné candidat par les électeurs de la primaire ouverte. Si les électeurs potentiels de Benoît Hamon veulent voir le programme légitimé par la primaire se réaliser, ils ne doivent ni voter pour lui, ni soutenir sa candidature aux élections présidentielles, puisqu'elle portera, par nécessité, au pouvoir les idées auxquelles ils s'opposent manifestement.

Cette contradiction a déjà commencé à se manifester, avant même qu'il fut, dans les règles, investi candidat. Durant la campagne de la primaire, Hamon était déterminé à abroger la loi travail. Jean-Luc Mélenchon a récemment, dans une vidéo qui lui était adressé, le non-sens de l'investiture de Myriam El Khomri par le parti socialiste. Le candidat socialiste lui a clairement exprimé son refus de remettre en cause cette investiture, tout comme celle de Manuel Valls ou de Bruno Le Roux. C'est ainsi que, petit à petit, ou brutalement, le projet de Benoît Hamon se sera transformé... en celui du gouvernement sortant. Car « l'unité de la gauche » qu'il entend incarner, c'est celle des deux gauches en rupture, rupture qu'il a clairement exprimé un mois durant. Dorénavant, il s'affichera comme un tenant du « rassemblement pour le rassemblement ». Cette unité, il la réalise déjà, à coup de compromis qui iront dans le sens de sa propre majorité... qui est sociale-libérale. Il n'abrogera jamais la loi travail. Ni avec Myriam El Khomri, ni avec les députés déjà investis. Car il n'y a que 577 circonscriptions, en France. Cela veut dire que, par rapport au 20 janvier, il reste 179 candidats à investir. En imaginant même que tous seraient élus, il faudrait que toutes les nouvelles investitures soient sur la ligne Hamon, et que plus de la moitié des candidats dont le positionnement nous est inconnu soit également sur la même ligne pour qu'il ait une majorité. Autant dire que pour le programme socialiste de Benoît Hamon porté par Benoît Hamon, c'est déjà trop tard. À ce titre, les appels aux rassemblements derrière l'impérative candidature Hamon sont soit mal intentionnés, soit complètement contradictoires.

 

opendocument spreadsheet - 68.6 ko
Liste des candidats PS investis

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62 réactions à cet article    


  • CN46400 CN46400 6 février 18:30

    Si Hamon était élu, ce qui reste à faire, les investitures, qui ont été organisées pour une victoire de Valls seraient, soit caduques, soit l’objet de retournements de veste précipités.


    • berry 12 février 10:15


      Où habitent Benoît Hamon et Manuel Valls ?
      Ces tartuffes ne vivent pas à Trappes ni à Evry, vous l’aurez deviné.
       
      http://www.closermag.fr/article/mais-ou-habitent-benoit-hamon-et-manuel-valls-700858


    • stef 12 février 18:31

      @berry

      pour Valls les choses sont claires et il ny a aucune duplicité

      pour Hamon c’est beaucoup plus compliqué et même son équipe de campagne est gênée et oui le bobo qui prone l’immigration à tout vent est sagement replié dans une belle banlieue blanche de Paris ( celui qui trouve d’ailleurs Brest trop blanche ) il est sûrement maso



    • Tall Tall 6 février 19:33

      Hamon : 8%

       
      et donc ... on s’en fout !

      • Tall Tall 6 février 21:31

        Ah je suis moinssé ...

         
        Bon, alors je veux bien monter à 8,1% ... mais c’est mon dernier prix

      • wesson wesson 7 février 11:21

        @Tall
        Attends Tall, t’as pas vu ? 


        le jour de la primaire, Hamon était à 7-8% selon les sondages.

        et le soir de la primaire, il était à 15%.

        Elle est pas belle, la vie ? La primaire PS, ça vous change un homme, non ?

      • Tall Tall 7 février 16:51

        @wesson

         
        Tu verras qu’un jour, les sondages de chez Ipsos-Parisot-Medef entreront au musée du burlesque juste après Groucho Marx et les Monty Pythons 

      • Xenozoid Xenozoid 7 février 16:53

        @Tall

        tout a fait, d’ailleur la belegique n’a pas le choix

      • 59jeannot 7 février 17:42

        @Tall
        moi je le mettrais plutôt chez Houdini l’illusionniste


      • baron 6 février 19:36

        Vous croyez encore à cette mascarade ? Tout n’est qu’illusion, admettons qu’Hamon soit élus, il vous nommera un type de gauche, mais pas plus de six mois,, après ce sera Valls. Si c’est fillon, on aura Sarkozy, si c’est Macron, ce sera Valls et ainsi de suite.... Même le scandale Fillon est une pantomime, la seule chose qui compte est d’hypnotiser les foules et de faire passer le


        plus ou moins rapidement, les lois qui sont prévus à l’agenda. Même Mélnchon, n’est ne faitt qu’orienter la meute dans le sens des vrais chefs. Au mieux, il fera une politique digne de son héro,
        , Tsipras et nous repartrons pour encore 4 ans de degrongolades et après les communiquants inventeront une suite pour poursuivre leurs projets de se remplir toujours pljs les poches.
        C’est du bidon, ... Ils savent depuis l’experience d’Asch qu’ils n’auront jamais moins de 30% de votant... avec ceux qui en tirent profit, il y aura toujours plus de 50% des électeurs qui voteront pour les intérêts des mêmes dominants, même si tout le monde sait qu’aucun programme ne sera finalement respecté. Nous parlons pour ne rien dire.

        • Sparker Sparker 7 février 13:15

          @baron
          Et ???


        • Alren Alren 7 février 16:23

          @baron

          Même Mélenchon, ne fait qu’orienter la meute dans le sens des vrais chefs.

          La meute c’est comme ça que vous parlez de vos compatriotes ? Pensez-vous en faire partie, vous, de la « meute » ou vous estimez-vous au-dessus d’elle ?

          JLM n’oriente pas les citoyens de la France Insoumise. Ceux-ci avaient les mêmes idées que lui et les ont exprimées dans le travail collectif de L’Avenir en commun, dans une synthèse d’une cohérence extraordinaire.
          Le talent d’orateur exceptionnel de JLM est utilisé par les militants de la FI pour propager leurs idées. Et s’il est élu, ils seront à ses côtés contre les forces réactionnaires déclenchées par les ultra-riches avec leurs séides journalistiques, éventuellement dans la rue pour montrer leur force.

          En face de lui, vous croyez que Hamon, Macron, Fillon et Le Pen sont les « vrais chefs » ?
          Si oui, c’est que vous êtes mal informé. Ce qui est une faute pour un lecteur d’Agoravox !!!

          Au mieux, il fera une politique digne de son héros, Tsipras

          Non mais comment pouvez-vous dire que Tsipras est un héros pour qui que ce soi aujourd’hui ?
          Si JLM a des « héros » c’est Jean Jaurès, Victor Hugo, Maximilien Robespierre, les philosophes des Lumières !


        • capobianco 7 février 17:40

          @Sparker
          Essayons de deviner d’où sort cette analyse... Je crois avoir trouvé mais j’attends la suite de ses interventions


        • Henrique Diaz Henrique Diaz 8 février 05:43

          @baron
          « Nous parlons pour ne rien dire » : ben voyons, la politique, c’est que du pipeau donc laissons faire les joueurs de pipeau professionnels, tout est déjà écrit, There Is No Alternative ! Habile façon de rabattre mine de faire le contraire la foule vers la soumission à ses maîtres les détenteurs et défenseurs du capital.
          Tsipras a choisi de se soumettre. Entre la justice et la facilité, il a choisi la facilité, mais c’est comme avoir une maladie comme un cancer, quel que soit le médecin, tu n’es pas sûr qu’il te guérira ni même qu’il fera forcément de son mieux, mais si tu es de bon sens, tu vas vers celui qui te propose un plan pour guérir en s’attaquant, avec toi, aux causes de ta maladie plutôt que celui qui te propose seulement de prendre des antidouleurs à base de poudre de perlimpinpin (puisque grâce à l’effet placebo, les gens sont eux-mêmes leur propre anti-douleur sans le savoir). Mais le plus bête de tous restera celui qui dit « je suis malade mais comme certains médecins sont vendus aux labos, je ne vais m’en remettre à aucun médecin et je vais rester chez moi à me faire bouffer à petit feu par mon cancer. »
          Et à la différence de Mélenchon, Tsipras n’a pas fondé sa politique sur une constitution redonnant au peuple le pouvoir de décision sur les questions qui le concerne, avec entre autres le référendum d’initiative populaire ou le référendum révocatoire, Tsipras est resté dans une logique d’alliance entre partis, ce que Mélenchon a su abandonner. Et la France a un pouvoir de peser que n’avait pas la Grèce.
          Enfin, vous n’avez manifestement pas compris l’article : il est expliqué qu’il ne peut y avoir de politique cohérente avec le programme annoncé par Hamon sur la base d’une majorité parlementaire de même étiquette mais opposée sur le fond aux idées de ce programme, il n’y a donc pas de sens à voter Hamon au premier tour. En revanche, si on adhère à l’essentiel de ces idées, on doit voter Mélenchon en avril qui lui appellera à voter non pour les opposants à ces idées mais pour ceux qui les soutiennent.


        • Anatine 6 février 19:42

          Hamon n’a aucune chance d’etre elu, Les liberaux dont Macron ont besoin de Melenchon pour contrer Lepen, et donc de Hamon pour neutraliser Melenchon. Le pouvoir socialiste a besoin de Hamon pour positionner Macron a droite, et neutraliser Fillon. Hamon se prete au jeu. Au lendemain de l’election, Macron élu, Hamon n’existe plus. Il a refuse la seule option raisonnable avec Melenchon, celle du rassemblement de la gauche progressiste.


          • Gavroche 6 février 20:17

            Bonsoir@Anatine

            Votre commentaire semble bien refléter la réalité. Avant ses frasques Fillon avait toutes ses chances car il était seul pour toute les droites.

            Si un candidat à gauche avait été seul, c’était pareil. Seulement comme le PS n’est plus vraiment à gauche ils préfèrent se faire Hara-Kiri plutôt que de l’aisser gagner un autre.

            Même si Hamon s’était effacé devant Mélenchon, ce dernier aurait eu du mal à assumer le bilan de Hollande lors de sa campagne.

            La situation est hubuesque !! bonne soirée.


          • Trelawney Trelawney 7 février 14:15

            @Anatine
            Vous pensez que les élections sont une partie d’échec où tout est anticipé ? Il ne vous ait jamais venu à l’idée que les candidats sont des personnes avec un égo sur-dimensionné et qu’ils ne doutent de rien, même pas de leur victoire. Mélenchon, tout comme Lepen Fillion Macron, Hamon sont certains de gagner ces élections.

            Et si vous pensez que derrières il y a des officines secrètes qui tirent les ficelles, il faut de suite s’inquiéter de la qualité intellectuelle de ces dites officines (Bidelberg, franc maçonnerie, Youg leader et j’en passe et des moins bonnes). En effet sil elles avaient un minimum de cervelle, elles ne nous mettraient pas au pourvoir les comiques troupiers qu’on a connu (Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande), mais des personnes avec un minimum d’intégrités et de compétences pour que le pays soit en ordre de marche et génère des profits pour ses officines.

            Lorsque dans un village on décide de créer une fanfare, on recrute ceux qui savent jouer d’un instrument. On donne un bâton à celui qui est trop con pour jouer du triangle, on le place devant tout le monde et il devient le chef de la fanfare. la démocratie c’est pareil et ça n’a rien à voir avec une quelconque stratégie

          • Alren Alren 7 février 16:33

            @Gavroche

            Même si Hamon s’était effacé devant Mélenchon, ce dernier aurait eu du mal à assumer le bilan de Hollande lors de sa campagne.

            Évidemment que si Hamon voulait le triomphe des idées de son programme, il se serait effacé devant JLM ... et démissionné du parti de la rue de Solférino. Avec une bonne chance d’être élu député.
            Son maintien obstiné est destiné à picorer les voix des ballots de gauche pour empêcher JLM d’être au second tour.
            Si ses électeurs naturels de la gauche du PS voient le piège, l’arnaque, et comprennent que leurs idées ne seront concrétisées que s’il vote JLM, alors ce plan peut rater.

            Je ne sais pas où vous avez pris l’idée que le désistement de Hamon aurait obligé JLM à assumer le bilan de Hollande, mais permettez-moi de vous dire que c’est complètement saugrenu !!!


          • 59jeannot 7 février 17:44

            @Anatine
            tout a fait exact


          • Anatine 12 février 11:52

            @Trelawney

            Bonjour, je ne pense rien. J’essaie de comprendre la configuration du jeu et les acteurs qui font la partie et les regles du jeu. Il faut bien une partition ou deux pour occuper la fanfare smiley

          • gogoRat gogoRat 12 février 17:26

            @Trelawney

             Je retiendrai en tout cas celle-là ! :

            ’Lorsque dans un village on décide de créer une fanfare, on recrute ceux qui savent jouer d’un instrument. On donne un bâton à celui qui est trop con pour jouer du triangle, on le place devant tout le monde et il devient le chef de la fanfare.’
             
             Bien vu !
             


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 février 19:48

            Caseneuve a rappelé à Hamon qu’il devait assumer le bilan du quinquennat.
            A partir de là, il sera obligé d’assumer les candidats des élections Législatives qui vont avec.


            Mais Hamon n’a peut-être pas vocation à gagner quoi que ce soit ?
            Sauf à attirer des électeurs, qui, sans lui seraient allés vers Mélenchon....Comme Macron, l’autre annexe du PS, a vocation à attirer les électeurs de la Gauche de droite « réformiste ».
            Hamon, comme Macron peuvent avoir pour vocation de siphonner les voix de Mélenchon.

            Julien Dray avait comme mission d’en finir avec l’obstacle Mélenchon.


            • Ciriaco Ciriaco 6 février 20:00
              État actuel du spectacle, histoire de rire un peu, parce que...

              Mélenchon : [Si j’avais eu le culot d’avoir mis un copyright sur mon programme, avec Hamon j’aurais eu mes fonds pour financer ma campagne, ’culé] - « Je suis heureux que le débat s’élargisse aux idées que nous proposons ! »

              Hamon : [On fait mine de rassembler, on se fait élire, après on s’en fout, c’est la cinquième, on fait 
              notre popotte entre nous] - « La gauche, c’est moi ! »

              Macron : [Quel bande de cons dans ce pays. Cher Rothschild ils m’ont dit, si tu veux un truc, tu fonces, te demandes pas. L’ambition y’a que ça de vrai, fils.] - « Je suis ni de droite ni de gauche, je suis l’avenir ! »

              Bayrou : [Bon. Faut que je joue ma carte. A gauche, trop compliqué, faut que je tape à droite. Depuis la baffe au ptit con de la banlieue, la morale, c’est moi.] « Fillon doit se retirer ! »

              Fillon : [Ouiiin, Jésus, pourquoi ? Je sais à peine coller un timbre !] - « C’est un complot ! »

              Le Pen : [De toute façon, c’est la faute des femmes qui travaillent et des arabes, faut tout arrêter et revenir aux belles histoires que nous disaient papa dans notre château] - « Je pense à la France ! »

              Etc.

              • Ciriaco Ciriaco 6 février 20:17

                @Ciriaco
                Désolé pour les fautes, c’est quand je bois une bière (Schneider Weisse, je conseille aux amateurs).


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 février 21:02

                @Ciriaco
                Merci pour ce moment d’humour !
                « Macron, un jeune formidable, à qui la formation bancaire a donné le sens de la négociation, et comment dire... de la propagande...  » explique François Henrot, directeur de la banque Rothschild


              • Durand Durand 6 février 22:39

                @Fifi Brind_acier

                 
                Il en avait déjà trop dit... Il a fallu qu’il ajoute « ...un p’tit peu... »
                C’est à se demander s’il lui veut du bien...




              • Ciriaco Ciriaco 7 février 00:28

                @Ciriaco
                On pourrait en faire tous les jours. Tenez, Fillon, à sa dernière conférence de presse :

                [« Merde, Jésus il doit quoi déjà sur la croix, ah oui je me souviens, il dit pardon, et c’est bon »] - « Pardon mes chers compatriotes. Élisez-moi ! »


              • jmdest62 jmdest62 7 février 08:19

                @Ciriaco
                Excellent !
                Zavez rien mis sur Asselino « le conférencier » ...indifférence dédaigneuse ou pragmatisme ?
                @+


              • Ciriaco Ciriaco 7 février 10:26

                @jmdest62
                C’est très bête et je me trompe sûrement, mais j’ai un peu de tendresse pour Asselineau. Le voir s’émerveiller devant son petit compteur d’adhérents... Un homme d’un autre âge, assurément, mais qui y croit. C’est touchant ^^

                [Pauvre de nous, dire que Mr De Gaulle avait tout dit... Faudrait que je trouve une vulgarité pour faire le buzz, mais c’est déshonorant !] - « Sapristi ! »

              • Et hop ! Et hop ! 7 février 16:30

                @jmdest62 : Asselineau a été oublié, 

                c’est la conspiration du silence, 
                mais c’est pas grave puisque Fifi_Brin_d’Acier est devenue Flionniste.

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 février 19:21

                @Et hop !
                Du grand n’importe quoi... Je m’oppose au lynchage médiatique. Je suppose qu’ils n’ont rien trouvé sur le plan financier sur Asselineau, alors ils ont choisi l’étouffement médiatique.


                Si Mélenchon avait été 2e dans les sondages, à la place de Fillon, c’est lui qui aurait giclé, pour laisser la place à Macron... Mais vous êtes tellement obnubilé par l’ UPR que vous ne comprenez même pas la stratégie du PS :
                 diviser le PCF et coincer Mélenchon entre Hamon et Macron.
                L’un va lui siphonner les voix à Gauche, et l’autre à Droite. Un billard à 3 bandes.

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 février 21:45

                @Ciriaco
                C’est sûr, d’un autre âge... Comme les Français, qui sont attachés aux services publics, aux acquis sociaux, et au modèle social issu du CNR qui redistribue 50% de la richesse produite, en somme !?


                Quels idiots quand même, ces Français, alors que Macron leur propose la modernitude et l’ubérisation des emplois... !!

              • alinea alinea 6 février 21:19

                Bravo !
                Tout cela conforte mon analyse de départ, que j’ai la flemme de réécrire.
                En tout cas, c’est cela qu’il advient d’un parti qui est devenu une mafia !!
                je ne sais s’il faut prier, prédicater ou tirer en l’air, pour que les Français ouvrent les yeux.
                mais s’ils n’ouvrent pas les yeux, on pourra définitivement dire que la démocratie est le système politique qui met au pouvoir ceux choisis par des cons, des aveugles, des ignorants et des sourds !
                Il parait que c’est mieux que rien !!


                • Et hop ! Et hop ! 7 février 16:32

                  @alinea : Ils sont surtout choisis par les requins de la finance :

                  Fillon c’est Lacharrière (Fitch Rating) et Castries (Axa),
                  Macron le young leader, c’est Rothschild, etc..

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 février 19:25

                  @Et hop !
                  Sauf que Macron, c’est aussi le candidat du PS...

                  "Macron a su rallier à sa cause plusieurs grands élus, essentiellement issus de l’aile droite du Parti socialiste. Il revendique le soutien « d’une quarantaine de parlementaires » dont on ne connait pas la liste. Parmi eux, l’ancienne ministre Nicole Bricq, le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb et les députés Richard Ferrand, Arnaud Leroy, Christophe Castaner. L’ancien ministre chiraquien Renaud Dutreil, en retrait de la vie politique, lui a également apporté son soutien."


                • devphil devphil 7 février 07:46

                  Le pouvoir réside dans les parlementaires qu’il faut brosser dans le sens du poil.


                  Si un candidat élu n’a pas de majorité , il ne peux pas gouverner.

                  Les français élise un président qui ne fait pas toujours ce qu’il a dit et qui ne peux pas faire toujours ce qu’il veut ALORS à quoi sert un président aujourd’hui ?

                  Le président est devenu un monarque avec un rôle représentatif auprès des pays étrangers.

                  Le président ne préside plus puisque les plupart des décisions viennent de Bruxelles.

                  Le roi est battu vive le roi 

                  Philippe
                   


                  • wesson wesson 7 février 11:31

                    Bonjour l’auteur, 


                    votre article mets parfaitement dans le mille : ce n’est pas une question d’ego, mais une question de structure. Les structures sont plus fortes que les individus, et Hamond même si il est sincère et honnête ne serait pas plus qu’un Jeremy Corbyn au sein du labour : un punching ball y compris pour son propre camp.


                    Et ça vaut également pour Mélenchon : si il s’allie d’une manière ou d’une autre au PS, alors il sera lui aussi avalé et phagocyté. 

                    Pour l’homme de gauche que je crois être, je pense effectivement que l’objectif d’envoyer un président de gauche véritable au pouvoir est très difficilement atteignable. 

                    Mais il y a un second objectif qui est pour moi important, et par contre atteignable ; enfin sortir l’étiquette de parti de Gauche au PS. 

                    Ce n’est pas un parti de Gauche, et ça ne l’est plus depuis au moins 1985. Il faut absolument clarifier ce point et se débarrasser de ce parasite avant d’envisager une véritable refondation de la Gauche. 

                    • alinea alinea 7 février 12:46

                      @wesson
                      Il ne risque pas de s’allier ! Il doit les connaître mieux que nous les « frondeurs » qui s’abstiennent !!
                      la sincérité et l’honnêteté sont les vertus qu’on exige d’un serviteur ! En soi, elles n’indiquent rien de précis ; un honnête citoyen est un citoyen qui obéit aux lois !! quelles que soient ces lois. Un honnête majordome est un homme qui servira fidèlement son maître !
                      Mais l’honnêteté et la sincérité peuvent être les vertus de ceux qui ne suivent personne aveuglément ; et ne suivre personne ne peut se faire qu’après expérience du suivisme ! ( je dis ça pour ceux, très à gauche sûrement qui disent que Mélenchon est resté si longtemps au PS alors qu’eux, les malins, ça fait bien longtemps qu’ils avaient tout compris...)


                    • jaja jaja 7 février 13:11

                      @alinea

                      Il ne fallait pas être très malin pour savoir ce que le Traité de Maastricht allait engendrer... Ni être très malin pour affirmer que Mitterrand n’avait de gauche que le titre, lui ce guillotineur colonialiste, guerrier de la guerre du Golfe et Président d’un gouvernement au service du patronat...
                      Ni être très malin pour savoir que Jospin, le grand privatisateur, n’avait rien à voir avec la gauche mais était au service des capitalistes...

                      Sortir de ce merdier en 2009 et se prétendre le chef des « insoumis » devrait prêter à rire... Hélas celles et ceux qui s’en réclament ne sont pas prêts de voir le bout du tunnel ni de devoir avaler des couleuvres de plus en plus grosses !

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