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Huit mesures pour moderniser la vie politique et les rapports aux citoyens

Il ne fait aucun doute que le mouvement des Gilets jaunes, au-delà du « ras-le-bol fiscal » qui l’a caractérisé dans un premier temps, est désormais basé non seulement sur la question du pouvoir d’achat, mais également sur un rejet croissant des citoyens pour une vie politique de plus en plus sclérosée et éloignée des aspirations des classes populaires et moyennes. Dans un tel contexte, moderniser les institutions est devenu une urgente nécessité…

Affiche et mur peint d'Obey Giant, alias Shepard Fairey {PNG} Si, malgré les événements en cours, rien de significatif n’est fait par les pouvoirs publics, les fonctions électives se trouveront en effet très vite totalement décrédibilisées, ce qui ouvrirait la porte à un chaos dont les affrontements du samedi 1er décembre et du samedi 8 décembre ne sont que les possibles prémices. Les propositions énoncées ici sont une reprise d’un texte de même nature de 2015, actualisé et complété. Objectif de cet article : soumettre à la réflexion de chacun quelques pistes de réformes indispensables afin de relancer le fonctionnement de la démocratie française.

Avant toute chose il convient d’évoquer le mode de fonctionnement de l’exécutif en France. Un modèle – unique dans les grandes démocraties – que l’on peut qualifier d’hybride car ni complètement de type présidentiel comme aux Etats-Unis, ni résolument de type parlementaire primo-ministériel comme en Allemagne, en Espagne, en Italie ou au Royaume-Uni. Dans la presque totalité des pays européens, le Président (ou le monarque) ne dispose d’aucun pouvoir exécutif : il est un simple garant des institutions, en charge, conformément à la volonté populaire, de nommer le Premier ministre issu de la majorité sortie des urnes lors des législatives, et de veiller au respect de la Constitution dans l’exercice du pouvoir par le Premier ministre et son gouvernement.

Comparé au fonctionnement politique des autres nations, notre modèle semble pour le moins baroque. Et de fait il l’est, au point d’avoir occasionné à différentes reprises au cours de la Ve République de vives tensions entre les deux têtes de l’exécutif, directement dépendantes de l’interprétation de l’article 20 de la Constitution. Que dit cet article ? « Le gouvernement détermine et conduit la politique de la France ». Encore faut-il savoir qui incarne la tête de ce « gouvernement ». Est-ce le chef de l’État, en tant que Président du Conseil des ministres ? Ou bien le Premier ministre ? Sur ce point-là, pourtant crucial, les constitutionnalistes ont souvent varié dans l’interprétation. Jusqu’à l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier qui a placé les législatives après la présidentielle. Depuis, c’est le Président et lui seul qui, sans l’ombre d’un doute, assume le leadership de l’exécutif en plaçant le Premier ministre dans un rôle de superintendant. Un mode de fonctionnement dont la pérennité n’est toutefois pas garantie en toutes circonstances : il suffirait d’une dissolution rendue nécessaire par le climat social pour que puisse survenir une nouvelle cohabitation qui rebattrait les cartes.

Il semble évident que la toute première réforme à introduire pour moderniser nos institutions devrait être d’éradiquer définitivement cette dualité pénalisante qui, au-delà des querelles, ne va pas sans opacifier les processus de décision, parfois de manière très inopportune. Mais il ne faut pas se faire d’illusions : les Français, dans leur grande majorité, seraient vent debout contre la mise en place d’un système à l’allemande ou à la britannique qui les priverait de l’élection au suffrage universel du chef suprême de l’exécutif. Exit donc la possibilité d’un Premier ministre façon Teresa May ou Angela Merkel. Dès lors, la modernisation des institutions doit être recentrée sur d’autres objectifs, principalement axés sur la représentation nationale et le renforcement des droits citoyens du peuple.

Représentation nationale

En tout premier lieu, il importe de redonner de la crédibilité à notre représentation nationale, depuis trop longtemps accaparée par les partis dits « de pouvoir » ou, à l’image de LREM, avatar de ceux-ci. Une représentation nationale de surcroît sclérosée par les chantages à l’investiture qu’exercent les appareils pour faire taire leurs oppositions internes. À ces défauts s’ajoutent la montée de l’abstention et les conséquences du système uninominal majoritaire qui, en cumulant leurs effets, engendrent cette insupportable réalité : 50 % des Français ne sont pas représentés à l’Assemblée Nationale !

Dans une nation où l’on brandit volontiers le label de « Pays des Droits de l’Homme et du Citoyen », il s’agit là d’un grave et choquant déni de démocratie. Malgré les discours, aucun grand leader, excepté dans l’opposition populaire, n’entend pourtant remédier à cet état de fait. Et pour cause : le système en place interdit de facto l’émergence au niveau national des nouvelles forces politiques qui aspirent à donner un souffle nouveau à la vie politique : soit elles se rangent derrière la bannière des partis puissants, moyennant quelques aumônes en termes de postes d’élus, soit elles sont condamnées à rester dans un rôle de figurantes, incapables d’empêcher les partis dominants de continuer à se « partager le gâteau ». C’est pourquoi il faut impérativement redéfinir le système de représentation. Deux options sont possibles : le retour à la proportionnelle intégrale, ou l’introduction d’une dose significative de proportionnelle.

Dans le cas de la proportionnelle intégrale, les adversaires évoquent le risque de voir ressurgir des assemblées ingouvernables comme ce fut le cas sous la IVe République. Cet argument est pourtant démenti par les pratiques de la plupart de nos voisins chez qui, sauf en de rares exceptions, ce mode de scrutin a, dans une vision plus moderne de l’action politique, induit l’émergence de coalitions de gouvernement basées sur des compromis réalistes. Autre grief des opposants, la déconnection des députés de leur terroir d’origine : des « députés hors sol », ironisent les adversaires de la proportionnelle intégrale. Certes ! Mais le rôle des députés consiste à élaborer et voter des lois nationales, pas des textes à portée locale. Une réalité bien souvent perdue de vue par ces conservateurs. Qui plus est, l’exemple de nos voisins montre que l’on peut être élu à la proportionnelle et garder des contacts étroits avec les terroirs et leurs habitants.

Cela dit, les Français restent très attachés à l’élection de leur député au sein de leur circonscription. C’est pourquoi la solution la plus raisonnable consiste très probablement à mettre en place un mix des deux systèmes. D’où la 1ère proposition : introduction de 50 % de députés élus au scrutin proportionnel. Ce qui implique un élargissement des circonscriptions pour compenser la cession de la moitié des sièges aux députés élus sur les listes proportionnelles.

A cet égard, et tant qu’à reconstruire la carte électorale en ne gardant qu’un à deux députés par département selon les cas, pourquoi ne pas en profiter pour réduire de manière significative le nombre des représentants du peuple à l'Assemblée Nationale ? 577 est un nombre à l’évidence beaucoup trop élevé, et la majeure partie des démocraties fonctionnent parfaitement avec des effectifs nettement plus réduits en proportion de leur population. D’où la 2e proposition : réduction du nombre des députés à environ 400.

Moralité de la vie publique

Encore faudrait-il dans l’avenir que ces députés, de même que l’ensemble des élus de la nation, à tous les niveaux de la vie publique, se montrent exemplaires dans l’exercice de leurs fonctions électives s’ils veulent recouvrer le respect du peuple français. Il s’agit là d’un impératif de moralité devenu, à juste titre, une urgente nécessité aux yeux de nos compatriotes. Conséquence de ce constat, la 3e proposition : rendre inéligibles à vie les élus condamnés dans le cadre de leur fonction à l’un des délits suivants : abus de biens sociaux, corruption active ou passive, faux et usage de faux en écritures publiques, prise illégale d’intérêt, trafic d’influence.

Écarter ces « brebis galeuses » qui déshonorent leur mandat n’est toutefois pas suffisant pour redonner confiance aux Français dans le personnel politique. Les élus étant très souvent considérés, non sans raisons, comme des carriéristes bien décidés – souvent grâce à des soutiens de réseaux personnels ou à des mesures clientélistes – à s’enraciner durablement dans des fonctions cumulatives, il faut aller plus loin. Certes, les dispositions de la loi sur le non-cumul des mandats de février 2014 interdisant le cumul d’un mandat de parlementaire et d’un mandat exécutif local ont été un progrès notable. Mais cela n’empêche pas certains élus de participer à de multiples instances dans les structures intercommunales. Cette question devra donc être revue. Comme devront être revus les textes régissant les conflits d’intérêts, encore insuffisamment encadrés.

Reste que nul, parmi les électeurs, ne peut être assuré qu’un élu en charge d’un exécutif, à quelque niveau que ce soit, respectera les engagements qu’il a pris en campagne pour assurer son élection. À la décharge des élus, il est vrai qu’ils peuvent, au cours de leur mandat, être confrontés, notamment sur le plan socio-économique, à des contraintes imprévues de nature à modifier sensiblement la ligne de gestion initialement envisagée. Encore conviendrait-il que ces élus s’en expliquent de manière claire et continue, ce qui est très rarement le cas actuellement. La 4e proposition va dans le sens de cette nécessaire transparence : convoquer chaque année un Jury citoyen dans chaque collectivité locale, à charge pour ce jury – composé d’électeurs tirés au sort – de confronter les responsables de l’exécutif concerné à leurs engagements ; les réponses des élus sont ensuite consignées dans un procès-verbal diffusé au niveau pertinent dans la presse locale ou régionale afin d’être porté à la connaissance du plus grand nombre des électeurs de ladite collectivité. D’aucuns vont plus loin encore en évoquant la création d’un « référendum révocatoire ». Pourquoi pas ? Cette piste pourrait être envisagée ultérieurement si les Jurys citoyens ne suffisent pas à maintenir les élus dans les rails de leurs engagements.

Du bon usage de la Démocratie

Cela nous amène à parler plus largement de référendum. En 2008, Nicolas Sarkozy a fait voter par le Congrès un texte instaurant la possible mise en œuvre d’un Référendum d'initiative partagée (RIP) présenté comme une avancée démocratique majeure dans nos institutions. Il n’en est rien : entre l’implication des parlementaires dans le processus – 1/5e d’entre eux, soit 185 députés ou sénateurs, doivent être à l’origine du processus – et le nombre exorbitant de signatures de citoyens nécessaires – environ 4,5 millions ! –, les exorbitantes modalités du RIP le rendent quasiment impossible à mettre en œuvre, son champ d’action étant de surcroît beaucoup trop limité.

 

C’est donc vers les modèles suisse et italien qu’il convient de regarder si l’on veut redonner au peuple une voix de facto confisquée par les élus. Et cela au moyen de la 5e proposition  : instaurer un Référendum d'initiative citoyenne  (RIC) comme le réclament avec de plus en plus d’insistance non seulement les Gilets jaunes, mais un nombre croissant de nos compatriotes hors clivages politiques. Mis à la disposition des Français, un tel outil leur permettrait de s’exprimer sur les sujets de leur choix dès lors qu’ils s’estimeraient dépossédés par leurs représentants d’une décision qui leur appartient. Il leur permettrait également d’exiger l’abrogation d’une loi contraire à la volonté majoritaire des Français. À l’exception de quelques thèmes comme la défense nationale, la fiscalité, les Droits de l’Homme et les traités internationaux, tous les sujets pourraient donner lieu, si les citoyens le décident, à un tel référendum. Le déclenchement du RIC pourrait se faire dès lors qu’une proposition de référendum aurait recueilli les signatures de 3 % (contre 10 % dans le RIP) des électeurs inscrits sur les listes électorales au niveau national, et 5 % au niveau local (départemental ou régional).

Un recueil de signatures citoyennes est également devenu une nécessité pour « parrainer » les candidats à l’élection présidentielle, en lieu et place des signatures de grands électeurs. Une telle procédure est en effet sujette à des chantages partisans, à des manipulations et à des manœuvres d’appareil d’une grande opacité incompatibles avec la volonté de transparence qui devrait caractériser le fonctionnement de la démocratie dans une nation vertueuse. Mettre fin aux récurrentes polémiques nées de l’évidente injustice d’un tel système est l’objet de la 6e proposition : autoriser à se présenter à l’élection présidentielle tout citoyen ayant recueilli sur son nom 500 000 signatures de Français inscrits sur les listes électorales, qu’il soit ou non mandaté par un parti politique.

Autre impératif : l’abstention – à tous les niveaux et en toutes circonstances – doit être combattue, non par l’anathème ou la disqualification morale de ceux qui ne se rendent pas dans les bureaux de vote, mais en donnant aux électeurs mécontents de l’offre politique une possibilité d’exprimer ce rejet de manière démocratique dans les urnes. D’où cette mesure, réclamée à juste titre par un nombre croissant, là aussi, de nos compatriotes, qui fait l’objet de la 7e proposition : reconnaître le vote blanc dans les suffrages exprimés afin de permettre aux électeurs qui le souhaitent de manifester leur opposition aux candidats en présence et de peser sur les résultats, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Enfin, la pérennité du peu utile et coûteux Conseil économique, social et environnmental (CESE) ainsi que celle du Sénat devront tôt ou tard être abordées sans tabou. La solution pour la « Chambre haute » pourrait être à l’avenir une transformation, inspirée du modèle allemand, en Chambre des Régions comme l’est le Bundesrat relativement aux Länder. Une réforme qui semble toutefois prématurée et ne pourrait probablement voir le jour que dans le cadre d’une VIe République. Quant au CESE, il serait utile d’en changer radicalement le mode de fonctionnement et le profil de ses membres. C’est ce que préconise la 8e proposition : transformer le CESE en assemblée consultative de la ruralité, constituée pour moitié de maires de communes comptant moins de 20 000 habitants tirés au sort et de citoyens volontaires également tirés au sort. À charge pour eux d’être une force de proposition en relais des attentes exprimées dans ces terroirs confrontés à des problèmes croissants de services publics – notamment sur les questions hospitalières et la mobilité – ainsi qu’aux effets des changements climatiques. 

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : les institutions françaises devront tôt ou tard être impérativement réformées pour aller dans le sens des légitimes attentes de nos concitoyens, soit dans le cadre d’une Ve République rénovée, soit dans celui d’une VIe République. D’ores et déjà, Emmanuel Macron aura la possibilité de faire un pas significatif dans la bonne direction en soumettant à référendum, au terme du débat institutionnel qui va s’engager, quelques points institutionnels prégnants dans l’opinion. Le fera-t-il ? Sans doute pas, car l’exécutif devrait accepter de voir mis en place des outils de contrepouvoir imposés par la volonté populaire. Le statu quo devrait donc l’emporter. Mais il ne faudra pas que les caciques des partis dominants s’étonnent si, en 2022 – et peut-être même avant si les événements contraignent le président à renvoyer les Français aux urnes –, la marée populiste continue de monter, portée par le mécontentement, voire la colère, de tous les laissés pour compte d’une action politique dévoyée depuis des décennies au profit des puissants et des nantis. Le mouvement des Gilets jaunes, aussi disparate soit-il dans ses revendications, en est la révélation visible, et rien ne dit qu’il s’éteindra dans les semaines à venir tant est grande la colère des Français contre le mépris de classe !

En rapport avec le mouvement des Gilets jaunes, cet article rédigé le 15 octobre 2018, quelques semaines avant l'émergence du mouvement :

Climat social : l’avertissement lucide de Tocqueville à Macron


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145 réactions à cet article    


  • leypanou 19 décembre 2018 16:52

    les Français, dans leur grande majorité, seraient vent debout contre la mise en place d’un système à l’allemande ou à la britannique qui les priverait de l’élection au suffrage universel du chef suprême de l’exécutif 

     : vous n’en savez strictement rien, la question n’a pas été posée.

    N’allez pas me dire qu’en 1958 c’était çà : en 1958, il y avait de Gaulle. Soit on veut élire un homme, avec les conséquences d’enfumage possible, soit on veut choisir un programme.

    Il n’est pas normal que quelqu’un qui fait 51% de voix -même moins de 25% au 1er tour puisse réaliser 100% de son programme, avec une assemblée de godillots. La majorité de députés LREM a été élue grâce à E Macron, beaucoup sauteront quand il ne sera plus là.


    • Fergus Fergus 19 décembre 2018 17:07

      Bonjour, leypanou

      « vous n’en savez strictement rien, la question n’a pas été posée »

      Suite à votre intervention, je n’ai en effet pas retrouvé trace d’enquêtes démontrant cela. En l’occurrence, c’est ce qui ressort de prises de paroles de patrons d’instituts de sondage. 

      Il va de soi que je suis partisan d’un changement de régime et donc d’une VIe République primo-ministérielle.


    • Eric F Eric F 20 décembre 2018 21:45

      @leypanou
      Je ne comprends pas l’argument basé sur les voies du premier tour de la présidentielle, car un premier ministre d’une coalition hétéroclite de rencontre n’aurait certainement pas un meilleur score personnel. Là où on a un problème c’est effectivement le synchronisme de 5 ans de la présidentielle suivie de la législative, ceci dit rappelons-nous que c’était supposé pallier au problème des cohabitations conflictuelles. Et un Premier Ministre à l’allemande ou à l’anglaise qui a des pouvoirs forts sera tout autant lié avec le parlement, instabilité à l’italienne en plus car nous avons un paysage politique bien plus morcelé que les anglais et les allemands avec leurs deux ou trois partis dominants. Une proportionnelle intégrale de niveau national donnerait chez nous une alternance Macron+LR / Macron+gauche de gouvernement...c’est le meilleur moyen de le garder à vie (à moins d’une grande coalition gauche-droite qui le contourne, mais qui peut imaginer Hamon et Wauquiez main dans la main).


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 19 décembre 2018 17:00

      Sans doute l’histoire retiendra-t-elle le RIC (ou RIPRequiescat in pace, les gourmets apprécieront l’ironie de la coïncidence) comme la pire ânerie ayant germé sur les ronds points des Gilets jaunes.

       

      C’était déjà, évidemment, une imbécilité quand le Front national l’intégra à son programme, et ce fut une double chance que Marine Le Pen soit battue et que cette bouffonerie -, le référendum d’initiative législative -, ne soit jamais mise en œuvre : l’initiative citoyenne, indispensable à l’exercice de la démocratie ne se serait jamais remise de la mise en œuvre de la pantalonnade préconisée actuellement.

       

      Que des analystes qui passent pour intelligents dans leur immeuble, puissent s’en alarmer, qu’un Ruffin puisse s’en entretenir sérieusement avec des habitants de Montpellier, qu’on en alimente des émissions entières, démontre le degré d’irréflexion atteint par le débat politique français.

       

      C’est que le RIC législatif est impossible à appliquer, sauf à fixer le nombre de signatures nécessaires à 4 ou 5 millions pour aboutir à un nombre valide de référendums, limité à 10 ou 12 par an, pour que l’Assemblée puisse discuter de chacun en approfondissant le sujet dans l’opti que de l’information optimale de la citoyenne et du citoyen, qui s’informera ou ne s’informera pas, c’est alors son problème

       

      Il serait bien que quelqu’un s’emparât de mon billet aller le répercuter dans les gazettes, les radios et les studios de télévision.

       

      Il est, par son impact potentiel, le plus dévastateur qui ait été publié sur AgoraVox. Il permettra de mesurer l’audience réelle du site et le niveau de considération dont il jouit.

       


      • Fergus Fergus 19 décembre 2018 17:18

        Bonjour, Cateaufoncel3

        J’ai déjà lu votre commentaire sur le fil d’Olivier Cabanel. Et pas plus en cette circonstance que maintenant je ne suis d’accord avec vous.

        Certes, le RIC ne serait pas la panacée qu’imaginent certains, mais il pourrait  sur un champ forcément limité et dans un nombre réduit de cas constituer un moyen de corriger certaines lacunes gouvernementales en contraignant les parlementaires à agir sur certains points, ou a contrario montrer l’opposition du peuples sur des projets contraires à ses intérêts.

        « le degré d’irréflexion atteint par le débat politique français »

        Si je vous comprends bien, est « irréfléchie » toute pensée politique que vous désapprouvez ! Est-ce bien raisonnable comme attitude ?  smiley

        J’ajoute à cela qu’il ne faut pas considérer le RIC comme un outil uniquement national, mais également comme une aide à la décision pour des projets locaux.


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 19 décembre 2018 17:24

        @Fergus

        « Certes, le RIC ne serait pas la panacée qu’imaginent certains, mais il pourrait  sur un champ forcément limité et dans un nombre réduit de cas — »

        Vous confirmez donc que le RIC, comme tout le monde en parle, le RIC législatif tous azimuts, est mort et enterré. c’est bien !


      • Fergus Fergus 19 décembre 2018 17:28

        @ Cateaufoncel3

        « Mort et enterré », non, mais il est certain qu’il ne verra jamais le jour sous la forme dont rêvent les Gilets jaunes.

        Ce serait irresponsable, et d’ailleurs un grand nombre de projets de RIC seraient retoqués par le Conseil constitutionnel.


      • gruni gruni 19 décembre 2018 18:20

        @Fergus

        « « Mort et enterré », non, mais il est certain qu’il ne verra jamais le jour sous la forme dont rêvent les Gilets jaunes. »

        C’est bien là le problème Fergus, le référendum citoyen qui sortira du « grand débat », fera surtout des mécontents. Les Gilets Jaunes n’y verront qu’une opération d’enfumage. Autrement, rénover la cinquième ou passer à la sixième, vaste programme. D’accord avec la reconnaissance du vote blanc. Quant à la proportionnelle, le gouvernement envisage 15%, ce qui me paraît recevable. En tout cas mieux que le système actuelle.


      • Fergus Fergus 19 décembre 2018 18:35

        Bonsoir, gruni

        Il est en effet fort à craindre que le RIC façon Macron ne soit qu’une mesure très éloignée des attentes de la population, et notamment de celles  souvent irréalistes  des Gilets jaunes.

        Quant à une proportionnelle à 15 %, ce serait évidemment un progrès car cela permettrait de faire entrer à l’Assemblée des députés issus de petits partis jusque-là exclus de l’hémicycle. Mais là aussi, la timidité de l’avancée risque de faire de nombreux mécontents, et pas seulement chez les Gilets jaunes.


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 19 décembre 2018 20:45

        "C’est bien là le problème Fergus, le référendum citoyen qui sortira du « grand débat », fera surtout des mécontents. Les Gilets Jaunes n’y verront qu’une opération d’enfumage."

        A moins que les politicards n’attendent ce moment-là pour faire la démonstration de l’irréalisme du RIC législatif à une sélection de Gilets jaunes, choisis pour leur représentativité.

        Ce serait supérieurement intelligents d’amener des Gilets jaunes au-dessus de tout soupçon et unanimement respectés à plaider contre le RIC
        en dénonçant son irréalisme. Ainsi la manoeuvre n’apparaîtrait plus comme une opération d’enfumage, mais de désamorçage.

         

        Et quand je vois Ruffin faire semblant d’entrer dans le jeu d’habitants de Montpelier, en disant vouloir se faire leur porte-parole à l’Assemblée, j’ai l’impression qu’il est, lui, en pleine opération d’embobinage avec l’aval de Mélenchon.

         

        « Quant à la proportionnelle, le gouvernement envisage 15%, ce qui me paraît recevable. »

         

         Il a raison, gruni. C’est l’os à ronger qui permettrait de contenir au maximum la « capacité de nuisance » du Rassemblement national. « Petits partis », qu’il surenchérit Fergus, sur la même longueur d’ondes.


        Sacrés démocrates à chaux et à sable smiley


      • jmdest62 jmdest62 20 décembre 2018 12:11

        @Fergus
        Quant à une proportionnelle à 15 %, ce serait évidemment un progrès

        peut-être un léger progrès quand à la représentation sur le plan politique......mais sur le plan sociologique aucun impact .
        Tout le monde s’accorde depuis un mois pour dire que les requêtes des GJ sont pleines de bon sens.....pourtant je n’ai pas vu beaucoup de cadres dirigeants , de patrons , de médecins , d’ Enarques etc.....sur les ronds points.
        Je sais que vous connaissez parfaitement la distribution sociologiquement déséquilibrées des députés et pourtant cela ne vous inspire aucune réforme ...
        Curieux !!!
        @+


      • Fergus Fergus 20 décembre 2018 13:32

        Bonjour, jmdest62

        « vous connaissez parfaitement la distribution sociologiquement déséquilibrées des députés et pourtant cela ne vous inspire aucune réforme »

        Vous avez parfaitement raison de souligner ce déséquilibre, mais je n’ai pas de solution à ce problème. Cela dit, ce fil est ouvert à toutes les propositions. Rien ne vous empêche donc de nous faire part de vos idées sur ce sujet.

        Cela dit, la sociologie de la représentation est évidemment la conséquence de la répartition des voix entre les différents partis qui présentent des candidats. Dès lors que les partis populaires progresseront, le nombre de députés issus des classes populaires et moyennes augmentera d’autant !

        La réponse à cette question me semble donc être dans les bulletins de vote des électeurs.


      • kalachnikov kalachnikov 20 décembre 2018 13:36

        @ Fergus

        Votre ami Macron entend améliorer le rapport avec le citoyen. 120 euros net d’augmentation par mois ! Et ki ki paye ? Le Gj !


      • troletbuse troletbuse 19 décembre 2018 17:18

        Vos propositions Fergus, cela s’appelle : pisser dans un violon.

        Seul une révolution permettrait de lyncher les traitres à la nation. C’est bien pour cala qu’ils ont fait supprimer le crime de haute trahison.Ainsi que de reprendre tout l’argent volé aux Français.

        La concertation ne mènera Jamais à rien. Il y a près de 1000 deputes et sénateurs qui ne voudront pas abandonner leurs privilèges exorbitants sans compter les autres 600 000 élus et les hauts fonctionnaires


        • Fergus Fergus 19 décembre 2018 17:21

          Bonjour, troletbuse

          Ne pissons-nous pas tous dans un violon en exposant nos idées et en débattant de celles-ci sans grande chance de pouvoir influencer les décideurs ?

          Mais ce n’est parce qu’un objectif semble inatteignable qu’il faut s’interdire de tendre vers lui en apportant de modestes contributions aux réflexions citoyennes !


        • troletbuse troletbuse 19 décembre 2018 17:22

          @troletbuse
          Une autre solution que j’avais formulé il y a 1 ou 2 ans. Il faudrait que l’armée prenne le pouvoir. On aurait peut-être une dictature ou peut-être pas. Mais j’ai peur que cette institution n’ait été noyautée par la pourriture qui nous gouverne.


        • Fergus Fergus 19 décembre 2018 17:26

          @ troletbuse

          Je ne risque pas de vous suivre sur cette voie. Et pour cause : on sait quand l’armée prend le pouvoir, mais nul ne sait quand elle le rendra ! Je vous suggère d’écouter L’apprenti sorcier de Dukas.


        • troletbuse troletbuse 19 décembre 2018 18:08

          @troletbuse
          Depuis Sarko, c’est bien la même chose, non ? Vous connaissez l’histoire de la grenouille. Eh bien on y est et l’eau est presque bouillante..


        • Albert123 19 décembre 2018 18:20

          Oh la belle image que voilà, Macron a la même dans son bureau.

          cette oeuvre de Shepard Fairey incarne toute la bien pensance des gauchos collabos et du pro macronisme.

          exactement tout ce qui est rejeté par les GJ.

          Pour le reste « liberté, égalité, fraternité » est une arme de destruction massive des peuples et des nations comme l’ont toujours souhaités les républicains luciféristes.

          La négation de la réalité au profit du relativisme moral aliénant, la négation des individus au profit d’un universalisme bidon et de la fraternité toute aussi fausse derrière tout ça pour faire passer la pilule idéologique.


          • Fergus Fergus 19 décembre 2018 18:43

            Bonjour, Albert123

            Je suis attaché à cette image depuis qu’elle orne un mur du 13e arrondissement de Paris, au niveau du métro Nationale. Je n’ai évidemment pas manqué d’en parler dans cet article de mars 2017 (avant l’arrivée de Macron à l’Elysée) : Paris : les murs peints qu quartier Nationale

            Je ne vois pas en quoi ces valeurs sont « rejetées par les Gilets jaunes ». Sur quoi vous appuyez-vous pour affirmer cela ?

            Il ne faut pas confondre les valeurs de la république  intemporelles  et la manière dont certains gouvernements les dévoient à des fins clientélistes !


          • Albert123 20 décembre 2018 10:23

            @Fergus

            « Je suis attaché à cette image depuis qu’elle orne un mur du 13e arrondissement de Paris, au niveau du métro Nationale. Je n’ai évidemment pas manqué d’en parler dans cet article de mars 2017 »

            ça ne retire en rien le fait que l’artiste derrière cette oeuvre est une caricature de bobo gaucho ayant déjà œuvré sur un portait d’Obama 

            « Je ne vois pas en quoi ces valeurs sont « rejetées par les Gilets jaunes ». Sur quoi vous appuyez-vous pour affirmer cela ? »

            mais si, vous voyez bien que la « bien pensance » et le « politiquement correct » du progressisto mondialisme ne sont pas bien cotés chez les GJ a qui on en a fait bouffé à toute les sauces pendant trop longtemps

            « Il ne faut pas confondre les valeurs de la république  intemporelles  et la manière dont certains gouvernements les dévoient à des fins clientélistes ! »

            je vous répondrais qu’il ne faut pas confondre de jolis mots avec la réalité qu’ils induisent de manière systémique,

            je préfère « excellence, justice, dignité » à « liberté, égalité, fraternité » 

            Pour le reste la république luciférienne n’a rien d’intemporelle, elle a à peine plus de 200 ans et 5 itérations dont la durée de vie a été à chaque fois assez ridicule, 

            il faut dire que la matrice idéologique derrière ces 5 républiques, présente de nombreuses caractéristiques propice au cycle hystéroide et donc à l’avènement systémique d’une pathocratie qui par essence ne peut être durable.

            le socle idéologique de la république franc maçonne n’est juste pas assez solide.

            et une sixième itération n’y changera rien.


          • Fergus Fergus 20 décembre 2018 13:38

            Bonjour, Albert123

            Il y a plein de cinéastes et d’écrivains qui, à vos yeux, passeraient pour des « bobos gauchos ». Cela diminue-t-il leur talent ???

            « je préfère « excellence, justice, dignité » à « liberté, égalité, fraternité » »

            C’est votre droit. Je pense néanmoins que si ces trois mots avaient été la devise de la république, vous les auriez dénoncés de la même manière pour stigmatiser les dérives du pouvoir !


          • cettegrenouilleci 19 décembre 2018 18:42

            Bonjour Fergus.

            Les propositions que vous mettez en avant sont intéressantes.

            Je ne donne ici qu’un point de vue personnel.

            La 1 et la 2 me plaisent bien.

            Pour la 3, je ne vois pas pourquoi les fautes que vous retenez pour rendre un élu inéligible à vie devraient n’être que celles commises dans l’exercice de leur fonction élective. Même commise hors de ce cadre, l’abus de biens sociaux, la corruption, les faux et usages de faux ... et les autres infractions citées me semblent tout autant mériter l’interdiction à vie de l’accès à toute fonction élective.

            La proposition 4 (jury citoyen annuel, référendum révocatoire) est elle aussi digne d’intérêt, au vu des libertés que prennent les élus avec les mandats qui leur sont confiés.

            Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler que, concernant les graves manquements éventuels du Président de la République aux obligations de sa charge, l’article 68 de notre constitution permet déjà aux parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat d’initier une procédure de destitution et d’exiger la comparution du président fautif devant les deux assemblées pour s’en expliquer, comparution qui peut le cas échéant être suivie d’un vote appelant à la destitution.

            Saisis par les militants et les dirigeants de l’UPR leur demandant d’enclencher cette procédure à l’encontre de Macron pour appuyer le mouvement des Gilets Jaunes, les députés et les sénateurs qui ont pris la peine de nous répondre ont tous choisi de refuser d’engager une telle démarche, ou de l’ignorer, qu’ils appartiennent à la majorité parlementaire ou à l’opposition, qu’ils représentent les Républicains, le Modem, la France Insoumise, le parti socialiste ou le FN rebaptisé RN...

            Votre proposition N°5, l’instauration du Référendum d’Initiative Citoyenne fait partie des revendications de l’UPR et figurait en bon rang dans la liste des engagements pris par François Asselineau dans le programme présenté en 2017 à l’occasion de l’élection présidentielle. 

            IDEM pour votre proposition N°7 : reconnaissance du vote blanc.

            La proposition N° 6 mérite d’être discutée (remplacer les 500 signatures des maires placés par le suffrage universel à la tête de nos municipalités par un bloc de plusieurs centaines de milliers de signatures de citoyens pour appuyer et valider une candidature à la Présidence de la république).

            Je n’ai pas d’avis pour l’instant sur votre proposition N° 8. (Transformation du Conseil Economique, Social et Environnemental en une Assemblée Consultative de la Ruralité.=

            Je suis toutefois absolument d’accord avec le constat en forme prédiction que vous faites à propos de nos institutions :

            « Les institutions françaises devront tôt ou tard être impérativement réformées pour aller dans le sens des légitimes attentes de nos concitoyens.... »

            Le problème est que le bouleversement de nos institutions est déjà en cours depuis longtemps, qu’il ne va pas du tout dans le sens souhaité, et qu’au rythme où vont les choses, il ne restera bientôt plus rien de nos institutions républicaines ni de tous les éléments constitutifs de notre nation et de notre identité :

            Liquidation de nos communes rurales, regroupements forcés de communes dans des entités technocratiques éloignées des citoyens, liquidation programmée de nos départements, fusions imposées de départements comme en Alsace au mépris de la volonté exprimée par les électeurs (un rejet clair et net), rabaissement de notre parlement à un rôle de chambre d’enregistrement des décisions prises par Bruxelles, dans tous les domaines (GOPE entre autres), décisions de l’oligarchie euro-atlantique docilement appliquées et répercutées par Macron et le gouvernement qu’il a mis en place- un gouvernement et un président qui ne font guère que de la (très mauvaise) représentation pour donner au peuple l’illusion que c’est lui qui dirige les affaires.

            Quelques soient les problèmes évoqués, la recherche de possibles solutions se heurte chaque fois, immanquablement, à l’impasse que constitue l’enfermement de la France dans le piège diabolique de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan.

            Pour s’en sortir, il faut d’abord en sortir, et vite.

            Prétendre le contraire, c’est soit être inconscient et irresponsable, soit se bercer d’illusions sur la latitude laissée aux peuples par l’Union Européenne, de gérer leurs affaires conformément à leurs intérêts propres, intérêts que piétine chaque jour l’UE, le joujou diabolique de l’oligarchie euro-atlantique.

            Dans le cadre actuel, c’est pour cette dernière, Noël tous les jours. Les dividendes, les fortunes, les actionnaires, les milliardaires n’ont jamais été aussi prospères, aussi favorisés, aussi extravagants.

            Les gilets jaunes et le peuple français, eux , payent l’addition, en ont assez et le disent.

            Il va bien falloir les écouter et les entendre.

            Pour répondre de façon satisfaisante et durable à leurs revendications, il est absolument nécessaire d’engager et de réaliser le plus vite possible la sortie de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan.


            • Fergus Fergus 19 décembre 2018 19:04

              Bonjour, cettegrenouilleci

              Sur la 3e proposition, vous avez raison. J’ai ajouté « dans le cadre de leur fonction » car il s’agit à mes yeux d’une circonstance aggravante qui justifierait la mise à l’écart définitive d’un élu corrompu. 

              Pour ce qui est de l’article 68, il n’a aucune chance d’être appliqué dans l’exercice normal d’un mandat, aussi mauvaise ou partiale soit la gouvernance d’un président qui peut  non sans raisons  plaider les contraintes extérieures qui ont pu le conduire à modifier sa ligne politique. Il s’agit là, en parlant de manière imagée, de l’arme nucléaire, et il va de soi que personne dans l’hémicycle n’entend la déclencher sans motifs graves touchant à la sécurité du pays ou motivés par la santé mentale du chef de l’Etat. 

              Vous parlez de « regroupements forcés de communes dans des entités technocratiques éloignées des citoyens » et je n’ai pas la même vision négative. Il y en effet beaucoup trop de communes en France, et il faut voir les intercommunalités comme une transition  pesante mais nécessaire avant que les communes qui les composent n’aient fusionné et se remettent à fonctionner normalement tandis que disparaissent lesdites intercommunalités. Le processus est en cours ici et là.

              Encore une fois, pas d’accord sur l’UE. La commission met en oeuvre les orientations décidées en Conseil européen par les chefs d’état et de gouvernement qui, hors UE, conduiraient le même type de politique dans leur pays ! 

              Je vous souhaite bien du plaisir à tenter de vendre le Frexit. L’exemple du Brexit montre dans quelle galère risque d’embarquer le pays qui se risque, de nos jours, à sortir de l’UE !


            • cettegrenouilleci 19 décembre 2018 20:35

              @Fergus
              Merci pour cette réponse.

              Concernant l’invocation de l’article 68 de la constitution pour initier le processus de destitution de Macron, il existe bel et bien, hélas, des risques majeurs pour notre pays, si on le laisse aux commandes de l’état, comme en témoignent :

              Le déclenchement d’une agression militaire illégale contre la Syrie, un pays souverain qui a le tort immense d’être installé sur un territoire qui dispose de réserves de gaz naturel considérables. Le fait que la Syrie faisait autrefois partie de l’empire colonial français n’est pas une excuse mais une circonstance aggravante. Des velléités de procéder à d’autres opérations du même type ont été manifestées à de multiples reprises. Des Forces militaires françaises sont actuellement engagées en Syrie sans consultation ni accord du parlement et encore moins des Français.

              Le soutien au pouvoir fascisant de Kiev et à ses menées agressives contre la Russie.

              La participation aux préparatifs de guerre de l’Otan contre la Russie

              Le projet de transférer à l’Union Européenne le siège permanent de la France au Conseil de Sécurité de l’ONU , ou de le partager avec l’Allemagne.

              IDEM pour le transfert envisagé benoîtement de la faculté d’usage du bouton de frappe nucléaire dont l’utilisation n’est actuellement prévue que pour défendre le pays dans le cas d’une agression étrangère.

              Je vous renvoie à l’important dossier publié par le site internet de l’UPR sur cette affaire de destitution nécessaire du président, dossier que, je crois, j’ai déjà porté à la connaissance des lecteurs d’Agoravox.

              Les Gilets Jaunes demandent le départ de Macron et ils ont tout à fait raison, même s’ils ne sont pas écoutés par l’ensemble de la classe politique aux ordres de Bruxelles et de l’oligarchie.

              Aucun parlementaire n’a répondu positivement aux demandes présentées d’initier le processus de destitution de Macron.

              Certains envisagent bien de dissoudre l’Assemblée Nationale ; mais tous veulent conserver Macron comme Président en dépit des risques avérés qu’il fait courir à la nation tout entière. Quel intérêt ont-ils donc à protéger Macron ?

              Une telle impéritie de la classe politique a de quoi laisser pantois, de quoi inquiéter l’ensemble de nos concitoyens.

              Il n’est pas surprenant, dans ces conditions, que les Gilets jaunes aient donné à tous les politiques la consigne de se tenir à distance de leurs manifestations et de les laisser élaborer leurs actions revendicatives en toute liberté.

              Les opérations d’intimidation et d’enfumage menées par le pouvoir en direction des Gilets Jaunes seront probablement impuissantes à juguler les luttes revendicatives du peuple qui s’est levé, seul, pour clamer et réclamer son droit à une vie digne, à des revenus décents , ainsi que l’écoute et le respect qui lui sont dus.

              Cordiales salutations.


            • Fergus Fergus 19 décembre 2018 20:56

              @ cettegrenouilleci

              Qu’on approuve ou pas la politique extérieure de la France et les interventions militaires décidées par nos gouvernants, celles-ci se font en accord avec l’ONU ou sans condamnation de celle-ci.

              Qui plus est, la géopolitique française ne met pas en péril notre territoire, si ce n’est, je vous le concède, en favorisant de facto la survenue d’attentats. 

              Mais il est évident qu’il n’y a pas matière à engager de procédure de destitution, et les chefs de parti font en l’occurrence preuve de responsabilité en ne donnant pas suite à cette demande extravagante. Si tel était le cas, de nombreux chefs d’état occidentaux auraient du souci à se faire !

              Pour ce qui est du « bouton nucléaire » français, ne cédons pas à des rumeurs sans fondement : il reste sous le double contrôle du président et du chef d’état-major des armées. 


            • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 19 décembre 2018 21:03

              @Fergus

              « ll reste sous le double contrôle du président et du chef d’état-major des armées. »

              C’est-à-dire d’un psychopathe avéré et d’une culotte de peau dressée pour obéir au pouvoir poliitique. Y’a pas à dire, ça rassure.


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 décembre 2018 21:09

              @Cateaufoncel3

              Vouais mais...le fil vert sur le bouton vert et le fil rouge sur le bouton rouge ? Ou est-ce l’inverse pour tromper l’ ennemi ? Compliqué.


            • cettegrenouilleci 19 décembre 2018 23:55

              @Fergus
               Contrairement à ce que vous affirmez, les agressions françaises cintre la Syrie n’ont JAMAIS obtenu la moindre caution de l’ONU.

              Contrairement à ce que vous affirmez, la géopolitique française met gravement en danger notre territoire et l’existence même de notre nation.

              Imaginons un instant que nos concitoyens aient à répondre, dans un prochain référendum d’initiative citoyenne, à la question suivante :

              [Estimez-vous que les graves manquements à ses devoirs du Président Macron dans l’exercice de ses fonctions de premier responsable des intérêts du peuple français et de la nation justifient sa destitution ?]

              On pourrait lister ici, ou en préambule, les dix manquements graves pointés par le dossier à charge établi par l’UPR.

              Vous vous intéressez beaucoup aux sondages.

              Si un tel référendum était organisé, combien de Français choisiraient, à votre avis, de virer Macron ?

              Combien de nos concitoyens estimeraient pertinent de le maintenir dans ses fonctions ?

              Ce qui est extravagant, Fergus, ce n’est pas la demande d’initier la demande de destitution de Macron, procédure que permet et que prévoit l’article 68 de notre constitution.

              Ce qui est extravagant, c’est la réponse dénuée de tout fondement raisonnable que vous apportez aux dénonciations argumentées des crimes contre la nation dont Macron s’est rendu coupable , dénonciations qui ne sont pas motivées par des calculs politiciens mais par l’intérêt supérieur de la nation.

              Je constate avec regret que vous aussi, vous estimez devoir protéger Macron, quitte à énoncer des contre-vérités. Sincèrement, je ne vois pas pourquoi.


            • cettegrenouilleci 20 décembre 2018 07:23

              @cettegrenouilleci
               correction orthographique :

              « les agressions contre la Syrie n’ont jamais obtenu la moindre caution de l’ONU. »


            • Fergus Fergus 20 décembre 2018 09:10

              Bonjour, cettegrenouilleci

              « Contrairement à ce que vous affirmez, les agressions françaises cintre la Syrie n’ont JAMAIS obtenu la moindre caution de l’ONU »

              Vous avez mal lu, je n’ai jamais rien affirmé de tel, j’ai écrit en ce qui concerne les interventions militaires françaises « en accord avec l’ONU ou sans condamnation de celle-ci » !

              Pour la question suivante sur la destitution de Macron, vous vous êtes laissé embarquer dans le délire d’Asselineau, et cette hypothèse d’un RIC sur ladite destitution ne verra jamais le jour, et vous le savez !!!

              Je ne cherche absolument pas « à protéger Macron », je serai même ravi qu’il passe la main afin de rebattre les cartes au vu des événements qui se sont écoulés depuis son élection, à savoir la poursuite de la politique néolibérale menée par ses prédécesseurs et la traduction dans le mouvement des Gilets jaunes de la colère populaire. Mais ce n’est pas de cela qu’il est question ici : la vérité est qu’Asselineau, faute d’imprimer sur le thème du Frexit, cherche à exister et enfourche pour cela un cheval de bataille populiste fondé sur des arguments irrecevables. La fin de non-recevoir dont il a été l’objet de la part des députés de tous bords illustre parfaitement l’incongruité de cette démarche !!!


            • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 19 décembre 2018 20:26
              Huit mesures

              Pour quelle bonne raison vous n’avez pas proposé ces 8 mesures au mois d’octobre 2018. N"’est ce pas .. !

              Vous êtes certainement, vous aussi, trop intelligent et nous trop con .

              Non, tout simplement parce que vous êtes un faux-cul de Franc-maçon.....

              Un petit manipulateur qui en permanence claironne son soutien à Macron.

               Maintenant que le petit a dévissé, vous ouvrez vos petit bras musclés pour amortir la chute ....Ahahahaaaaaaaaaaaaa.

              Pathétique ....

              Le premier de cordée est un prétentieux qui c’est pris les pieds dans la moquette .

               smiley

              Gilets Jaunes, ne lâchez rien.  !!!


              • Fergus Fergus 19 décembre 2018 20:42

                Bonsoir, SPQR Sono Pazzi Questi Romani

                Désolé, mais vous avez tout faux ! Comme indiqué au début de l’article, ce texte est une reprise actualisée d’un article de... mars 2017 !

                A cette date, Macron n’était même pas encore président.

                Malgré le ton pour le moins discourtois de votre propos, je ne vous en veux pas : tout le monde peut se tromper !  smiley

                Un mot encore : je n’ai jamais été franc-maçon, ni bien sûr en soutien de Macron !!!


              • Fergus Fergus 19 décembre 2018 20:45

                Vous me troublez, SPQR, le précédent article ne date pas de « mars 2017 », mais de... décembre 2015 !!!

                Toutes mes excuses pour cette confusion.


              • osiris 19 décembre 2018 21:15

                Je donne mon avis pour une certaine réforme des institutions politiques .

                 Je pense qu’un député par département soit une centaine de députés et un sénateur par région ( des anciennes régions avant le récent regroupement ) soit une trentaine de sénateurs est largement suffisant pour élaborer des lois qui par ailleurs sont beaucoup trop nombreuses actuellement ,le nombre de lois et de décret à la con est hallucinant .Il faudrait lorsqu’une nouvelle majorité présidentielle arrive au pouvoir entamer un nettoyage tous azimuts des lois et décrets dans le sens de leur suppression surtout les lois et décrets qui restreignent ou entravent les libertés dans tous les domaines , libertés individuelles et collectives , une révolution rousseauistes des libertés qui supprime un grand nombre d’obligations et d’interdits y compris pour les jeune majeurs considérés comme mineurs actuellement entre 13 et 18 ans ,pour faire vivre et épanouir naturellement la nature humaine et respirer librement la société ,d’autant plus que cela fera beaucoup d’économies dans les dépenses ,car on oublie généralement en n’en parlant jamais des coûts que cela entraine après l’adoption d’une loi en faisant appel aux nombreux personnels de l’appareil judiciaire et de l’appareil policier dont il faut rétribuer ,sans compter le manque de moyens qui en résulte pour l’application des peines qui dès lors ne sont plus appliquées provoquant l’impunité ravageuse source d’injustices et d’immoralités , de récidives chez les uns et de découragements sur les autres. Grâce à cela à la diminution drastiques des lois inutiles et perverses voire nuisibles on peut alors économiser des dizaines voire des centaines de milliards d’euros dans l’appareil judiciaire et l’appareil policier.

                 La philosophie de la justice pour qu’elle soit pérenne et efficace doit respecter juste les deux grands principes suivants, le premier étant le principe platonicien de la justice à savoir :l’accord qui se fait par consentement mutuel est juste selon la loi de la Cité , et le second principe concerne la justice pénale à savoir la loi biblique du talion et rien que la loi du talion ,ni plus ,ni moins , plus ce serait un acte d’injustice ,moins ce serait un déni de justice .

                 Ces deux principes l’un concernant la détermination du droit ,l’autre l’application de la peine ,qui sont à la base et le fondement de la justice rationnelle et universelle ,lorsqu’ils sont respectés ,suffit à rendre accomplies du moins dans ses grandes lignes la justice et toutes les libertés du droit naturel du contrat rousseauiste pour le bonheur des hommes et la paix dans la société ,car rappelons le, Rousseau disait que l’homme est né bon et c’est la société qui le corrompt ,une société mal réglée et dirigée cela s’entend par des hommes incompétents et corrompus avec des lois injustes contraires à la nature humaine .Il faut dit Rousseau pour que le contrat social soit juste et abouti au bonheur humain que la liberté dérivant du contrat social soit au moins égale et non pas moindre que la liberté naturelle des hommes courant sans le contrat social.

                 Quant à l’institution présidentielle ,il me semble que l’élection présidentielle au suffrage universel (ouvert dès l’âge de 15 ans pour rajeunir et compenser l’augmentation naturelle des gens âgés) pour une durée de 3 ans renouvelable 3 fois serait nécessaire pour la respiration et le contrôle démocratique .Car l’expérience montre que c’est dans la première année (certains disent dans le s6 premiers mois que les grande réformes peuvent se réaliser sans grande entrave du fait de la légitimité récente de l’assemblée politique nouvellement élue.

                 De plus il me semble judicieux et pertinent que les hautes administrations soient changée en même temps que l’assemblée politique ,celle là devant servir celle ci dans le respect de la nouvelle politique élaborée et élue par le peuple et non pas l’entraver comme formant un Etat Profond maffieux

                 Et cet Etat Profond maffieux composé en grande partie des Big-Mafias en lobbies comme Big Pharma ,Big-Banca , Big-Assurax et Big-Sécuritad que le Politique doit combattre et non pas être asservi 

                 Et j’attache aussi de l’importance à ce que les députés et sénateurs soient élus directement par les citoyens et non pas choisis par les partis auquel cas ils peuvent devenir des mandarins incompétents sans légitimité et sans impartialité .


                • Fergus Fergus 19 décembre 2018 23:14

                  Bonsoir, osiris

                  Merci d’avoir exprimé votre vision de la société et le sens des réformes que vous souhaiteriez voir mises en place.

                  Deux points sur lesquels je ne suis pas d’accord .

                  Ouvrir le droit de vote à 15 ans me semble être une fausse bonne idée, eu égard au manque de maturité et de culture politique des adolescents.

                  Appliquer la Loi du Talion, c’est juger de manière totalement aveugle, sans tenir compte des parcours de vie différenciés des justiciables. C’est une justice de vengeance.


                • osiris 20 décembre 2018 20:13

                  @Fergus

                   Et que dire alors des vieillards séniles ou des malades mentaux qui ont le droit de vote ,et il me semble que les jeunes adolescents qui commencent leur vie ont plus le droit et la légitimité de donner leur avis sur leur futur qui engage et impacte leur vie que le s personnes âgées qui ont fini ou accompli leur expérience de vie et que le futur engage moins. 
                  Dans la démocratie universaliste actuelle ,on ne demande pas aux électeurs d’avoir la maturité ou l’intelligence suffisante pour élire sinon il faudrait un permis ou un diplôme pour juger de la compétence politique pour l’admission à la participation de l’élection ,et donc être une démocratie censitaire , à laquelle d’ailleurs je suis plutôt favorable ,mais cela ne l’est pas actuellement ,d’’autant plus qu’il ya beaucoup de jeunes adolescents ont plus d e conscience et d’intelligence par leur innocence et leur jeunesse que beaucoup d’ adultes qui sont aigris ou enfermés dans des habitudes sclérosées comme dans les sectes .

                   La loi du talion n’est pas juger de manière aveugle et encore moins une justice de vengeance mais seulement appliquer une peine de manière exactement proportionnelle à la gravité du crime de manière objective et impartiale et cela dans un principe général d e droit ,ce qui n’empêche nullement auparavant d’apprécier les circonstances atténuantes ou aggravantes et de tenir compte des parcours de vie différenciée des justiciable dans une situation particulière .
                  La vengeance consiste à aller au delà de la loi du talion comme de couper la main à un voleur de pomme ou de lapider une femme adultère ou d’emprisonner une personne juste pour un désaccord d’opinion quel qu’il soit ou pour une insulte quelle qu’elle soit.

                   Ainsi la loi du talion dit dans le principe de droit général ,que celui qui vole sera volé de la même proportion de vol ,autrement dit celui qui a volé 10 euros doit payer simplement 20 euros ,10 euros pour le remboursement et 10 euros qui lui sera volé sous forme d’amende ,celui qui a volé 10 millions d’euros doit donc payer 20 millions d’amendes ,et le jugement peut se faire à l’amiable sans recourir à la prison et un lourde procédure judiciaire . De même qui insulte sera simplement insulté en retour , qui frappe un coup d e poing sera frappée de deux coups de poing , qui blesse sera blessé ,qui tue sera tué. Cette loi du talion bien comprise et parfaitement mesurée, guidée par la raison , est plus juste que ce qui se passe actuellement où le s jugements se font sous l’emprise d ela passion et de la haine ou de la subjectivité et impartialité égotistes ,où on emprisonne des petits voleurs de quelques dizaines d’euros et qu’on ne condamne pas à la juste mesure des voleurs de quelques centaines de millions d’euros ,qu’on condamne pour de simples différences d’opinions des intellectuels à la recherche d ela vérité et qu’on ne condamne pas les appels effectifs aux meurtres par des fanatiques intégristes sous forme de fatwa .
                  Il ya un proverbe arabe qui illustre parfaitement la mesure de cette loi du talion : si quelqu’un a crevé un œil il faut lui crever les deux yeux ; c’est simple et c’est efficace.

                  Ce qui n’empêche nullement le pardon ,mais le pardon n’est pas la justice .La justice est d’ordre politique et le pardon d’ordre spirituel .On peut tout à fait condamner un assassin à la peine de mort selon la justice tout en lui pardonnant spirituellement .Le pardon n’exclut pas la justice et inversement la justice n’exclut pas le pardon.

                   Lorsque Gilles de Raie est conduit au bûcher en toute justice ,il ya une procession religieuse qui l’accompagne avec les prières et la foule qui suit pleine de larmes aux yeux dans un esprit général spirituel de pardon .


                • Fergus Fergus 20 décembre 2018 20:23

                  @ osiris

                  Soyons sérieux : connaissez-vous beaucoup de « vieillard séniles ou de malades mentaux » qui votent ? Moi pas !

                  « appliquer une peine de manière exactement proportionnelle à la gravité du crime de manière objective et impartiale »

                  C’est tout sauf objectif et impartial. Entre un individu qui crève de faim et braque un commerce pour survivre et nourrir sa famille et un individu de bonne famille et bien nourri qui braque le même commerce pour se payer des fringues de marque ou ses doses de cocaïne, croyez-vous qu’il soit juste de leur appliquer le même châtiment ? Evidemment non  !


                • osiris 20 décembre 2018 21:30

                  @Fergus

                   En tout cas il ya beaucoup de cons qui votent sans être séniles ou malades mentaux. 

                   Je parle de principe général de droit de la politique pénale , et j’ai aussi envisagé le cas particulier pour les circonstances atténuantes et aggravantes. .
                  Ainsi pour les crève la faim il faut enquêter objectivement sur les raisons qui font qu’ils en sont arrivés là ,s’ils ont subi des injustices qui font qu’ils ont été volés d’une manière ou d’une autre ,le fait qu’ils volent à leur tour peuvent être considérés comme un acte de réparation et non un vol , et si l’enquête aboutit qu’ ’ils en sont arrivés à cette situation par leur propres comportements injustes ,ils doivent être considéré comme des voleurs en général ,cela est parfaitement conforme à la loi du talion qui dicte à la justice le devoir de voler un voleur en même proportion et en même temps le devoir de réparer le volé en même proportion .


                • Michel DROUET Michel DROUET 19 décembre 2018 21:35

                  Bonjour Fergus

                  Très bonne analyse ! Je reviens sur le Sénat qui à mon sens est une assemblée obsolète trop préoccupée par le clientélisme auprès des grands électeurs afin de favoriser la réélection de ses membres que par la défense des territoires. Cela s’est vu à l’occasion de la crise des gilets jaunes qui est une révolte des territoires que le Sénat n’a pas vu venir ou a minimisée.

                  A partir de cette suppression, je souscris à une assemblée locale (échelle du Département ?) avec des membres désignés ou tirés au sort qui participerait en fait à la construction de la loi.

                  Cela suppose bien entendu que l’Assemblée Nationale remplisse sont rôle de proposition en matière législative et relaye les propositions des CESE locaux au lieu de passer son temps à voter des textes à 90 % présentés par le gouvernement.

                  S’agissant du RIC, j’avoue ne pas avoir de religion totalement arrêtée : soit il s’agit de participer à la construction législative, voire à dire son désaccord sur un texte du gouvernement (avec censure intégrale ou non ?) soit il s’agit de satisfaire ses penchants dégagistes et là, je suis plus réservé, à partir du moment où la question du non cumul des mandats sera claire et où la question du scrutin proportionnel sera traitée.

                  Bonne soirée

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