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Accueil du site > Tribune Libre > L’Égalité n’existe pas !

L’Égalité n’existe pas !

L’Égalité n’existe pas, même comme idéal, même comme un but à atteindre, même comme espoir ; c’est seulement une croyance que l’on essaie d’inculquer pour faire accepter un système. La Justice, elle, est accessible, mais c’est une tout autre chose.

 Pas un seul membre des élites médiatique et politique n’ignore que l’égalité est un mythe et de multiples démonstrations simples (sans être simplistes) peuvent être proposées. Un lapin crétin (ou pas) vous propose deux carottes de même taille, de même poids, de même couleur, de même provenance, elles ne peuvent pas fournir le même nombre de calories ou les mêmes saveurs identiquement. Pour pallier cette difficulté, deux solutions sont possibles. Vous admettez les différences et vous faites confiance au lapin pour qu’il vous procure les deux carottes les plus semblables. Ou alors, vous assignez un prix aux carottes, par un mécanisme qui importe peu, et vous décidez que les carottes seront identiques lorsqu’elles auront le même prix. L’association d’un bien quelconque à un prix n’est pas seulement un outil technique permettant de faire aisément des comparaisons, il s’agit d’un choix de société voire de civilisation.

 On ne sait pas comparer deux carottes, il va de soit que le problème est encore plus irrésolu si l’on considère une carotte et une pomme, un homme et une femme, un homme et un autre homme. Le problème est donc de savoir qui va déterminer les termes d’une éventuelle égalité.

 Lorsque vous faites une mesure d’une quantité circonscrite, vous êtes capable de classer celle-ci au sein d’autres de même nature. À titre d’exemple, prenez 176 coureurs munis d’un vélo. Faites les courir, pédaler, monter, descendre durant 3480,3 km. Vous chronométrez chacun d’entre eux et selon le temps mis à boucler l’épreuve, vous obtenez un champion (le premier), des adversaires valeureux (les suivants immédiats) et enfin les équipiers qui constituent le reste du peloton. Si vous notez la différence de temps entre le premier et le deuxième, vous observerez que l’un fut plus rapide que l’autre de 0,02%. Entre le premier et le dernier, la différence est de l’ordre de 5%. Ceci semble une mesure simple des différences d’aptitudes liées à l’inné ou à l’acquis dans un domaine déterminé, étroit, dans lequel des mesures objectives et fiables peuvent assurer un classement. Il est possible à ce stade d’associer un prix au champion qui effectue une performance.

  La grille des salaires ne dépend pas linéairement des capacités physiques que l’on a estimées par chronométrage. Entre un leader confirmé et un équipier, les revenus varient d’un facteur 100 environ. Qu’est-ce qui justifie un tel écart ? Ce n’est clairement pas le mérite qui pourrait être évalué objectivement par la quantité de calories dépensée par les uns et les autres. Il ne s’agit pas non plus d’un choix délibéré des professionnels du secteur. Ceux-ci savent les montagnes d’efforts que doivent surmonter le gregario comme le vainqueur, non seulement lors d’une course mais depuis des lustres depuis qu’ils étaient poussins, minimes, juniors, et déjà sur leur vélo. Non ce qui détermine la récompense c’est l’attrait de la multitude qui se détermine par l’émotion et le caractère moutonnier qu’elle engendre. Le ‘premier’ attire les foules, les contrats, les médias… les bénéfices financiers. Le dernier du classement n’a pour seule possibilité pour s’assurer un revenu que de se mettre au service du leader paré de toutes les vertus tant physiques que morales. Il s’agit de capter l’attention, les regards et les financements qui vont avec d’une foule qui ne connaît rien ou pas grand-chose au sport cycliste : les foules ne s’enthousiasment que pour les combats, les duels, les luttes, tout ce qui engendre des émotions de vainqueur par procuration, ce qui leur permet d’oublier pour un (court) moment le non sens dans lequel s’enchevêtre leur vie, comme un narcotique non seulement légal mais encouragé.

 Les conséquences financières n’ont donc aucune relation (ou presque) avec une mesure quantitative d’un quelconque ‘mérite’. Ce qui entre en jeu c’est le spectacle donné et la joie de voir un dominant terrasser un dominé. Être un athlète reconnu relève, selon les foules, d’une sorte de prédestination dans laquelle la Nature a choisi, dans le secret des chromosomes, ceux qui seront les premiers, ceux qui gagneront richesse et gloire, ceux qui ne mourront jamais.

 Dans le monde matériel, l’hyper-division du travail induit une collectivisation qui doit être régie par des responsables, des managers. La ‘pyramidalisation’ des talents implique une mesure quantitative (et en principe objective) de ce talent. Pour arriver au sommet de cette pyramide, ce que l’on nomme l’ascension sociale, il faut concentrer toute son énergie, tout son savoir pour réaliser ce seul objectif en négligeant tous les autres. Ce sont les spectateurs, ceux qui regardent sans participer, ceux qui s’émerveillent sans connaître qui vont déterminer l’ampleur des retombées financières, et en fin de compte la hauteur, la structure, la composition de la pyramide sociale. La personne qui accède aux plus hauts échelons d’une pyramide possède par son talent ou ses efforts quelques fragments d’atouts que ses compétiteurs n’ont pas, mais ce n’est pas ce qui décide de l’ampleur de l’aura, donc de la puissance concentrée.

 L’Amour lui-même s’est prêté à la quantification en se transformant en philanthropie afin de recueillir les suffrages d’une foule qui cherche, malgré toutes les difficultés, à aimer autre chose que leur ombre. La philanthropie se pratique en particulier par l’intermédiaire de fondations créés par d’anciens présidents, d’anciens acteurs·trices, mannequins, rois du pétrole, sportifs, managers… 138 milliardaires américains, dont Mark Zuckerberg (Facebook), Bill Gates (Micro-Soft) et Warren Buffett (investisseur), se sont engagés à faire don d'au moins la moitié de leur fortune à des œuvres philanthropiques. Ainsi de la ‘Chan Zuckerberg Initiative’, la ‘Fondation Robin Hood’, la ‘Fondation Bill-et-Melinda-Gates’… L’action des fondations relève se retrouve dans tous les secteurs : action sociale, santé, recherche médicale, éducation. Dans ce cadre, l’amour d’autrui peut se mesurer en centaines de milliers, millions, milliards de dollars. Il n’y a pas lieu de douter de la sincérité des protagonistes qui disent œuvrer pour les plus démunis, mais mécaniquement cela contribue également à justifier un système qui se donne comme classe dirigeante les plus riches, et seulement eux, indépendamment des sursauts démocratiques de la multitude.

 Ainsi donc il peut être créé une société entièrement mécanisée dans laquelle toute action, tout sentiment, tout émoi, tout amour est quantifié, évaluable, classifiable, ‘monétisable’. Peut-on « ne vouloir rien savoir d’une charité qui serait une capitulation constante devant les puissances temporelles » ? L’Homme peut peut-être remplacer un Dieu qui n’existe pas mais peut-il se passer de l’amour ? En d’autres termes, l’amour comptable, mécanique, est-il encore de l’amour puisqu’un avilissement moral est largement inévitable lors de la quête éperdue de richesses sans autre horizon. Un monde qui tourne le dos aux humbles devenus des incapables, des losers, des perdants, des minables ?

 Le monde des égoïsmes est générateur de conflits car rien, si ce n’est la coercition ou le spectacle, maintien un lien entre humains. Elle rigidifie aussi le système car rien ne peut jaillir de l’intuition, du hasard, du trait de génie, tout est abandonné aux besogneux sans scrupules. Le monde n’a plus les élans nécessaires pour réaliser l’impossible, se contentant du possible, du probable, du mieux disant.

 


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93 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 14 novembre 13:06

    L’égalité n’existe pas ? La liberté et la fraternité non plus.

    La justice, dites-vous ? Celle du « mur des cons » ou celle de Cahuzac ?


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:09

      @Séraphin Lampion

      Je donne les éléments qui me permettent cette affirmation. Je décris également les deux possibilités que l’on peut se donner pour obtenir la justice.


    • Arogavox 15 novembre 10:05

       Vraiment déçu de constater le contre-sens commis sur le mot ’égalité’ par un auteur que je n’aurais pas soupçonné être, lui aussi, capable de tomber dans le piège grossier, et niais, du dévoiement du second mot de notre devise nationale !

        Cette « égalité », qui arrive très logiquement après l’« égalité » (indispensable à tout véritable choix) ne peut, culturellement, vu le contexte historique de notre Révolution française, en aucun cas être confondue avec une « mêmeté » !

       Il s’agit en fait d’une égalité en dignité ! qui s’oppose à l’ancienne inégalité en dignité qui séparait les Français en castes nommées Noblesse, Clergé, et Tiers Etat.

        Le seul mot de « mêmeté » suffit à désigner le contre-sens actuellement catéchisé par la doxa « en avance » moderne, voire ’progressiste’ qui dévoie depuis bien des décennies jusqu’au consensus le plus basique porté par le langage.

       ( Dès lors qu’on tolère un écart d’interprétation aussi grossier, de même qu’en math , un « 2+2=5 » permettrait de démontrer que je suis le pape, ... on en arrive très naturellement à des inepties comme « égalité des chances » .
      Mais un lecteur équilibré aurait-il besoin de tout un développement, en plusieurs lignes et paragraphes, pour décortiquer le truisme d’une non mêmeté entre citoyens ?  Peut-on reconnaître une égale dignité à ses frères sans leur « prêter » un minimum de la capacité d’entendement dont on se sent soi-même capable ?  d’autant plus lorsqu’on espère aborder ensuite le concept d’amour )


    • Jason Jason 15 novembre 11:29

      @Arogavox

      Pour faire court. L’égalité de condition revendiquée par des acteurs de la révolution de ’89 a été écartée pour ne se réduire qu’à une égalité devant la loi. La nouvelle constitution écrite en partie par Sièyès pendant le Consulat et au lendemain du coup d’état du 9 thermidor (déc. 1799) limitait le droit de vote à quelques dizaines de milliers de personnes.

      Le vote censitaire parcourt tout le XIXème siècle jusqu’à la IIIéme république, mais il a fallu attendre 1945 pour que le droit de vote soit accordé aux femmes !

      Le droit de propriété, coeur de l’économie libérale moderne, n’a été remis en question que par quelques utopistes du XIXème. Et bien sûr, par tout le courant marxiste.

      L’inégalité de condition subsistera encore longtemps, mais son contraire, l’égalité, reste comme prise de conscience, comme horizon. Comme chacun sait, l’horizon s’éloigne toujours au fur et à mesure qu’on avance.

    • Arogavox 15 novembre 12:01

      @Jason
      L’égalité en dignité est bien plus qu’une « égalité de condition » !*

       Et puis, non, l’égalité en dignité n’est pas réduite à une « égalité devant la loi ». Cette « égalité devant la loi » voulue, aussi, par notre actuelle Constitution française, ne saurait occulter l’égalité en dignité inscrite dans notre devise nationale : liberté, puis égalité (en dignité !), puis fraternité.

       Par contre, si vous voulez signifier qu’une interprétation fausse (à quel point perverse ?) a dévoyé le sens de notre Constitution, je veux bien l’entendre !


    • Jason Jason 15 novembre 14:05

      @Arogavox

      La question se pose donc de savoir, de développer, de donner un pouvoir explicatif à la notion de dignité. Qu’est-ce qui est digne et qu’est-ce qui est indigne ? Et c’est là que s’ouvre un vaste champ d’idées et de situations. Entrent alors en jeu les questions morales et les situations, les expressions d’indignité, de scandale, de blessures psychiques, etc. A partir de quand la dignité est-elle atteinte ?

      La notion de dignité reste un vaste sujet.

    • Jason Jason 15 novembre 16:59

      @Jason

      P.S. « coup d’état du 9 thermidor. » Erreur, il s’agit du 18 Brumaire. Autant pour moi.


    • Arogavox 15 novembre 18:11

      @Jason
      l’étymologie de dignité suffit à écarter toute tentative d’ergoter.
       Une égale dignité entre citoyens n’est pas un mystère : pas de rang plus éminent pour quiconque devant les autres !
       Pas de hiérarchie de castes, de « classes », pas de statuts conférant un rang ou éminence particulière, etc ... 
       Ceci se distingue fondamentalement de la faute de raisonnement conduisant à la prétention aristocratique à (auto-)proclamer des « meilleurs » ... quand l’existence présupposée d’un absolu présidant forcément à tout consensus entre humains reste indémontrable !


    • Jason Jason 15 novembre 19:08

      @Arogavox

      Je pense que c’est vous qui ergotez. Vous voulez donner une définition « hors sol » de dignité quand je pose la question de son « incarnation » dans des situations hors de ce concept, nécessaire sans doute, mais, selon moi, devant s’ancrer dans le vécu.

      Une dignité livresque ne m’intéresse pas. Une définition philosophique, ou étymologique n’est tout simplement pas opérationnelle si elle ne « s’étale » pas dans la vie des gens . On en voit les résultats tous les jours.

      L’histoire, à l’aune de ce terme montre abondamment de quoi je parle. Je ne cherche tout simplement pas à me tremper dans un absolu, je laisse ça aux rêveurs.


    • Arogavox 15 novembre 20:28

      @Jason
        Je veux bien compatir si l’accès aux dictionnaires (y compris étymologiques) est pour vous « hors sol » …
       mais alors votre histoire de « incarnation »  n’en est alors pas moins saugrenue !
       
       Si vous êtes persuadé que le contexte historique par lequel le mot « égalité » a été inscrit dans la devise définie par notre Constitution française n’a rien à voir avec un souhait d’abolition de la non égalité entre les différentes dignités nommées Noblesse, Clergé et Tiers Etat … alors bon vent ! … mais vous aurez du mal à me faire croire à votre « étalement dans la vie des gens » !


    • Étirév 14 novembre 13:13

      L’égalité n’existe nulle part.
      Dans son ouvrage « Autorité Spirituelle et Pouvoir Temporel », René Guénon écrivait à propos des Hindous et la Loi de Manu : « Le principe de l’institution des castes, si complètement incompris des occidentaux, n’est pas autre chose que la différence de nature qui existe entre les individus humains, et qui établit parmi eux une hiérarchie dont la méconnaissance ne peut amener que le désordre et la confusion. C’est précisément cette méconnaissance qui est impliquée dans la théorie « égalitaire » si chère au monde moderne, théorie qui est contraire à tous les faits les mieux établis, et qui est même démentie par la simple observation courante, puisque l’égalité n’existe nulle part en réalité ».
      Explication avec l’Alchimie :
      Al-Chimie, l’art sacré des anciens temples théogoniques, était tombé aux mains des mages empiriques, qui, ne pouvant plus s’élever jusqu’aux idées abstraites, avaient fait de cette science un art, en la faisant descendre des hauteurs du génie féminin jusqu’aux bas-fonds des mentalités les plus troublées.
      Alors, tout devient confus et intéressé. On ne cherche plus pour savoir, mais pour jouir, pour se procurer l’or qui donne le pouvoir. Mêlant les anciens symboles qui avaient caché les qualités psychiques des êtres sous des formes matérielles, on prit la représentation symbolique pour la réalité, l’or pur, emblème de la spiritualité supérieure, pour un corps simple, et, partant de là, on fit une chimie bizarre où les idées les plus hétéroclites se heurtaient.
      Si nous demandons des définitions, voici ce que dit Roger Bacon : « L’Alchimie est la science qui enseigne à préparer une certaine médecine ou Élixir, lequel, étant projeté sur les métaux imparfaits, leur communique la perfection, dans le moment même de la projection. »
      Paracelse dira aussi de l’Alchimie : « C’est une science qui apprend à changer les métaux d’une espèce dans une autre. »
      Partie d’un dualisme représenté par l’or et l’argent, représentant les deux sexes, elle arrive à un androgyne représenté par un corps à deux têtes, et enfin à l’unité, suivant la même évolution qu’avait suivie l’idée divine :
      1°) Les Déesses ;
      2°) Les Dieux ;
      3°) Le Dieu unique.
      Dans cette conception, l’ancien principe du mal étant devenu « le Dieu », on en conclut qu’il s’est transmué, l’argent qui le représentait est devenu de l’or. Et comment s’est fait le miracle ?
      Pour l’expliquer, on reprend la thèse enseignée par les anciennes Prêtresses : « l’amour féminin élève l’esprit, purifie le sexe  » (symboliquement, le feu purifie tout). Mais, comme c’est un homme qui va parler, suivant sa psychologie masculine, il va mêler son amour impur à tout cela, sans même se douter de la confusion, et il dira que l’élixir projeté sur les métaux imparfaits les ennoblit.
      Le mage a-t-il conscience de ce qu’il dit ? Comprend-il cette traduction dans la langue ou plutôt dans l’esprit d’un sexe de ce qui a une signification différente dans la langue de l’autre sexe ? Probablement non, car cette confusion a toujours été faite. L’homme, tous les hommes, nie la loi des sexes et prétend imputer à la Femme ce qui est masculin et s’approprier ce qui est féminin.
      Toute l’alchimie est née de cette confusion introduite dans la signification du symbolisme antique.
      L’Alchimie et les Mystères


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:15

        @Étirév

        Je pense que l’art n’a pas grand-chose à faire avec les idées abstraites sauf pour ’ébaubir’ le chaland. D’un autre côté je ne connais pas assez bien l’alchimie pour en parler.


      • Arogavox 15 novembre 10:27

        @Étirév
         Mieux vaut lire cet indigeste noyage de poisson que d’être aveugle et ne pas voir à quel point votre La Vérité à l’envers -cul par dessus-tête peut arriver à faire marcher sur les cheveux !
         (faits ? réalité ? observation courante ?  elle court, elle court, l’observation de La-Vérité-qui-marche-sur-la-tête  !)
         Simple ! celui qui aura le ton le plus péremptoire n’aura pas besoin d’autre argument que les déclarations de son cru pour ’démontrer’ ... n’importe quoi !
         En Vérité-à-l’envers Je vous le dis ! :
        « théorie qui est contraire à tous les faits les mieux établis, et qui est même démentie par la simple observation courante, puisque l’égalité n’existe nulle part en réalité  »


      • kimonovert 14 novembre 13:33

        L’égalité est un concept comme la liberté qui a une durée de vie comprise entre l’instant du sectionnement du cordon ombilical et la première inspiration qui suit ! C’est pas bezef ! Après les réalités reprennent le dessus...


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:16

          @kimonovert

          J’évoque surtout les deux façons d’évaluer l’égalité, l’une temporelle, l’autre spirituelle.


        • CLOJAC CLOJAC 14 novembre 19:50

          @kimonovert

          La nature est inégalitaire et on n’y peut rien. Capacités sportives, aptitudes intellectuelles et/ou artistiques, passivité ou goût du risque, résistance aux maladies... Personne n’est l’égal de son voisin.
          Un des principaux acquis de la civilisation a été, progressivement, de faire en sorte que les forts n’abusent pas trop de leur dominance au détriment des faibles.
          Ensuite, dans les sociétés modernes et post modernes, l’égalité fut un concept instrumentalisé par les dominants à l’usage des dominés pour leur donner un peu d’espoir et retarder le moment où ils se révolteraient.


        • Tall Tall 14 novembre 13:37

          L’égalité, c’est quand l’injustice est la même partout


          • MagicBuster 14 novembre 13:50

            @Tall

            Excellente réponse. ( et il y reste encore quelques « élus » qui sont plus égaux que les autres )


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:17

            @Tall

            C’est peut-être exact.


          • Arogavox 15 novembre 10:37

            @Tall
            bon angle de vue de la fameuse (et fumeuse !) « égalité des chances » ...
             dont la forme idéale serait d’organiser un méga-Loto qui donnerait par tirage au sort TOUT (le pouvoir + le fric + les honneurs, la déité ...) à un seul individu, et rien à tous les autres !  Chacun aura eu sa chance, n’est-il pas ? (et même qu’en plus ça ne mangerait pas de pas de « donner » ensuite à chaque « rien » sa « seconde chance » ...) 


          • Arogavox 15 novembre 10:39

            oups :  ... pas de pain ...


          • Massaliote 15 novembre 15:26

            @Tall
            Comme dans une « bonne » société marxiste.


          • kimonovert 15 novembre 15:47

            @Tall

            Vous le savez aussi, rue de l’Egalité c’est la rue qui mène au cimetière !


          • Sparker Sparker 14 novembre 14:26

            Pourquoi devons nous « penser » l’égalité ? par ce que nos sociétés « pyramidales » sont inégalitaires, non ?

            Certes nous sommes tous différents, avec des centres d’intérêts et de motivations particuliers ainsi que des réactions de différentes nature et puissance. Mais sont-ce des inégalités ? et si oui par rapport à quoi ? 

            Nu dans la savane, sans solidarité, pas de survie individuelle. Le plus fort à besoin du plus malin ainsi du meilleur artisan et ça marche dans tous les sens.

            Quand on parle d’égalité on en parle « en droit » dans le sens que si la société existe, tous participent à sa tenue et s’il y a des laissés pour compte c’est que « le système » n’a pas bien fonctionné. L’humain est un animal social et c’est ce qui fait sa capacité de survie, le collectif stimule ses capacités, l’égoïsme peut faire diversion un moment mais à court terme.

            Les hiérarchies pyramidales ont répandus plus de sang et de morts que de bienfaits réels, la civilisation à avancé quand même car tous n’étaient pas ainsi.

            Ce sont les peuples qui ont fait les évolutions, pas les puissants qui se croient supérieurs justes par ce que leur dose de cynisme l’est en laissant une frange de la population dans l’ignorance prétextant ainsi des inégalités qui les arrangent bien.

            A en croire leur système, Macron serait un super top vu qu’il est arrivé au poste suprême comme Gengis Khan en son temps près à prendre le contrôle de « l’empire européen » ( smiley ) se prenant pour celui qui est tout alors que beaucoup ne sont rien. En ça il est très représentatif de l’état des sociétés et de la construction cynique des « inégalités » qui ne servent uniquement que les volontés de pouvoir.

            Quand à l’amour, que ce soit de l’autre ou du travail bien fait, ils en dégoutent ceux qui en avait et font en sorte que les nouvelles générations n’en ai pas. De toute façon il n’y a que l’élite qui en à, vu qu’ils sont les seuls à pouvoir s’en payer, peu importe que ça soit véritable ou non, suffit de le dire et d’y croire... tant qu’être individualiste forcené soutenu par le pognon le permet.

            L’inégalité homme/femme (voir même l’opposition) est structurelle de nos sociétés. C’est la première des inégalités institutionnelles et elle teinte presque toutes les autres.

            On créé encore un débat sans fond sur ce concept d’égalité, ha oui les hommes et les femmes ne sont pas égaux, aussi les dominants et les dominés, même à l’intérieur des dominants et dominés il y à des conflits car certains s’estiment inégaux car supérieur. Mais ce n’est qu’illusion par orgueil et prétention, voir par angoisse existentielle pour certains.

            Tous ce qu’on sait c’est que revendiquer les « inégalités » comme réelles ne favorise toujours que les mêmes bien qu’ils soient de moins en moins nombreux vu le nombre « d’inférieur » qu’ils créent à tour de bras.


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:22

              @Sparker

              C’est vrai que ce sont les peuples qui ont permis toutes les évolutions. Les puissants recueillent des fruits qu’ils n’ont que très peu contribué à faire mûrir. Quant à moi, je ne prêche absolument pas pour l’acceptation des inégalités, tout au contraire.


            • Arogavox 15 novembre 10:48

              @Sparker
              léger progrès pour déjouer le contre-sens sur ce mot « égalité »
               Mais encore une fois, l’égalité en droit n’est pas encore la bonne acception du mot de notre devise nationale :
               car l’exigence d’une égalité en droit ne fait que découler d’une exigence première, bien plus fondamentale. Exigence Historique, culturelle, d’une égalité EN DIGNITE !


            • Arogavox 16 novembre 13:40

              @Sparker

              ARTICLE PREMIER de la Constitution française en vigueur

              « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

              Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.
              Elle respecte toutes les croyances.
              Son organisation est décentralisée.
               
              ... »

              cf Wikipédia : 
               « L’égalité devant la loi ou égalité en droit est le principe selon lequel tout homme doit être traité de la même façon par la loi (principe d’isonomie). Aucun individu ou groupe d’individus ne doit donc avoir de privilèges garantis par la loi. »


            • Jean Guillot Bertrand Dupuis 14 novembre 14:28

              La liberté n’existe nulle part , pour un prisonnier la liberté c’est d’être dehors , pour autant il ne sera pas libre car il sera obligé de travailler

              Pour un travailleur , la liberté c’est le week-end mais le lundi faut reprendre le collier

              Un retraité est libre au sens propre mais son âge ne lui permet plus de faire ce qu’il veut car sa santé s’est dégradée

              La vraie liberté c’est quand la mort pointe son nez , on redevient dans le même état qu’avant de naitre

              mais les êtres qui naissent n’ont pas choisi de naitre donc ne sont pas libres


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:24

                @Bertrand Dupuis

                Il est vrai que l’on augmente considérablement son espace de liberté quand on ne craint plus la mort.


              • McGurk McGurk 14 novembre 15:08

                Noyer une phrase dans une tonne d’exemples imbéciles n’en fait pas pour autant

                une vérit.

                L’égalité n’existe que par principe car c’est un élément fédérateur, mais celle-ci pourrait être tout de même frôlée en faisant quelques petits efforts de rien du tout. Si elle n’est pas appliquée, c’est parce qu’elle se heurte aux intérêts personnels/de groupes.

                Comment peut-on, par exemple, avoir un pays plus démocratique ? Il y a de nombreux exemples comme les pays nordiques. Et pour autant, ils ont également leurs problèmes propres. Mais cela ne signifie pas pour autant que c’est une utopie.

                En France, personne ne croirait à des transports propres et rapides. Or, il ne faut pas aller très loin (Portugal, Espagne, Allemagne, etc.) pour en trouver.

                En région parisienne, rien que la première semaine, nos nouveaux trains (super beaux, confortables et high tech) ont été vandalisés par les tagueurs/racailles et dégueulassés par les usagers qui mettent les pieds sur les sièges et balancent de la bouffe par terre.

                Si on a abandonné l’égalité au même titre que la fraternité, c’est justement à cause de notre renoncement à avoir une société plus juste et de notre nombrilisme. Tout comme on a abandonné notre avenir pour le transmettre au trio infernal UE/OTAN/ONU.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:27

                  @McGurk

                  Vous soulevez beaucoup de points auxquels je ne pourrai pas répondre. La phrase en exergue est effectivement suivie d’exemples que j’ai essayés de rendre ’éclairants’. Désolé si ce n’est pas le cas pour vous.


                • McGurk McGurk 14 novembre 17:29

                  @Jacques-Robert SIMON

                  En fait ils sont trop longs et pas assez concluants.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:30

                  @McGurk

                  Désolé à nouveau !


                • ZenZoe ZenZoe 14 novembre 15:36

                  Bien sûr que l’égalité n’existe pas !

                  Si vous parlez du concept tel qu’il est inscrit sur nos frontons, on ne parle pas d’égalité tout court, mais d’égalité en DROIT. Une nuance qui pour le coup a du sens et représente un bel objectif pour une société ! Tellement de gens ont oublié ce point crucial qu’aujourd’hui on se fourvoie en défendant quelque chose qui n’existe pas, quelle bouffonnerie...


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:28

                    @ZenZoe

                    Je crains que même l’Égalité en droit ne soit pas possible.


                  • Arogavox 15 novembre 11:17

                    @ZenZoe
                    Voir ma ’réaction précédente’ .*  
                     L’idée reçue d’une acception de notre ’liberté, égalité, fraternité’ en ’égalité en droit’ est un pis-aller devant l’ineptie d’une acception en égalité-mêmeté ;
                     mais il s’agit bien plus que d’équité et de droit : il s’agit de généraliser le dépassement d’une division en castes par une égalité en dignité !

                    L’exigence d’une égalité en droit ne fait que découler de cette exigence d’égalité en dignité !
                     
                     Et cette nuance dans la nuance qui vous importe est loin d’être anodine.
                     Il se pourrait même qu’elle porte en elle-même une piste de prise de conscience des causes qui en ont fait un tabou (indépassé ici-même)
                     Car une égalité en dignité vraie (sans mensonge) est incompatible avec la notion de statuts différents. Cette égalité en dignité, qui concerne des êtres humains de chair et d’os, ne confond pas des personnes physiques et des personnes morales ; elle ne s’encombre pas d’une croyance en la possibilité de déléguer à un ou des individus une incarnation du concept théorique de « Souveraineté nationale » (ou de conférer à une technique très particulière de scrutin la faculté d’acquérir une sorte d’infaillibilité pontificale !)
                      Le consensus concernant ce qui doit être reconnu comme le DROIT n’est qu’une estimation mouvante d’un concept théorique (approchable certes par des techniques et de l’Art ...) qui reste le fruit d’une liberté individuelle mutualisée entre citoyens égaux en dignité (dignité une et indivisible, inquantifiable) et visant à une fraternité.


                  • Arogavox 15 novembre 12:08

                    @Jacques-Robert SIMON
                    C’est bien pour cela que notre devise nationale fait référence à une égalité en dignité, qui elle n’est inimaginable que par les mauvaises volontés (ou volontés mauvaises).


                  • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 novembre 17:02

                    Certes, l’égalité n’existe pas. Mais le choix de faire fonctionner la société dans la compétition, et d’attribuer les meilleurs revenus aux meilleurs (supposés) compétiteurs, provoque les conflits et, comme on le sait maintenant, la destruction des moyens naturels de vivre sur la terre.

                    Il y a donc urgence, désormais, à débarrasser l’humanité de la fausse et très dangereuse valeur attribuée au capitalisme.


                    • Sparker Sparker 14 novembre 17:11

                      @Pierre Régnier

                      "et d’attribuer les meilleurs revenus aux meilleurs (supposés)« 

                      Surtout ceux qui »se supposent" comme tels, en effet...


                    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 17:29

                      @Pierre Régnier

                      Effectivement, il est plus que temps que l’on redevienne raisonnable, pas seulement comptable.


                    • Claudec Claudec 14 novembre 19:06

                      @Jacques-Robert SIMON

                      La raison ne se réduit-elle pas à devenir “comptable” – et non pas à le redevenir.

                      Parce qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire en attesteraient s’il en était besoin – et il se double d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent économique au service de la société, mais aux dépens de ses grands équilibres, notamment sociaux et environnementaux. Et plus le nombre de ces agents augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent, consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès scientifique et technique, quelles que soient les conditions du partage de leurs richesses.

                      Tout en découle, dont des inégalités sociales qui croissent depuis toujours avec le binôme économie-population, dans son rapport avec le caractère incontournablement pyramidal de notre société, dû au fait que richesse et pauvreté existe l’une par l’autre et qu’un destin aveugle assigne à chacun, à sa naissance, sa place au sein de cette pyramide sociale dans laquelle les pauvres se multiplient structurellement à une cadence amplement supérieure à celle des riches ? Jusqu’où irons-nous, alors qu’elle s’atrophie toujours plus, sous la pression de 250 000 êtres humains supplémentaires qui viennent s’ajouter quotidiennement à sa population et que son sommet s’éloignant ainsi incessamment de sa base, les écarts de richesse entre ses occupants se creusent inéluctablement d’autant ?

                      Tant à des fins environnementales que sociétales, une forme d’écologie prioritaire s’impose d’urgence : l’écologie dénataliste.

                      Nous ne vivons pas une crise socio-politique de plus, mais les débuts d’un drame planétaire qui peut être fatal à notre civilisation à bref terme. Les êtres humains en douteront-ils encore en y succombant ?

                      La question n’est-elle pas aujourd’hui dramatiquement d’ordre comptable ? Vaut-il mieux le progrès et un bien-être inégal pour 3 ou 4 milliards d’humains pratiquant une écologie dénataliste, dans le respect de leur environnement social et environnemental, ou une indigence égalitariste et le saccage de la planète, par bientôt 11 milliards et plus de super-prédateurs  ?

                      https://pyramidologiesociale.blogspot.com


                    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 20:15

                      @Claudec
                      "Nous ne vivons pas une crise socio-politique de plus." C’est parfaitement exact : c’est de toute façon la dernière crise, qu’on la résolve ou pas.


                    • Arogavox 15 novembre 11:29

                      @Pierre Régnier
                       Si l’égalité en dignité est concevable. Cette égalité en dignité, devrait et doit être enfin comprise : c’est un enjeu vital.

                       Le comble du ballot, c’est qu’en fait, pour le comprendre, il suffit d’arrêter mentir (a autrui) ou de se mentir (à soi-même). 
                       Au lieu d’entretenir la prétention de (se) chercher une « La Vérité », il suffit de se contenter de chercher à éviter d’être faux.

                       Qui, aujourd’hui, peut encore se permettre de confondre aristocratie = « pouvoir des meilleurs » avec démocratie = « pouvoir du peuple » ?!!*

                      ( Que vient faire le mistigri « capitalisme » dans cette toute bête question d’honnêteté dans l’emploi du vocabulaire ?)


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 novembre 08:51

                      @Arogavox

                      Dans le monde où nous vivons, qui prend enfin conscience qu’on va vers l’effondrement des moyens naturels de vivre sur la planète, ce que vous qualifiez de mistigri est le pire obstacle aux possibilités de redresser la situation.


                    • eau-pression eau-pression 16 novembre 11:05

                      @Arogavox
                      Dans la plupart des civilisations humaines, les enfants de parents indignes ont le droit de vivre. On a le droit de faire des enfants, même si on n’accomplit pas ses devoirs de parents.
                      Il faudrait s’inspirer des loups chez qui le droit de se reproduire est très réglementé.


                    • kimonovert 14 novembre 18:07

                      Vous dites : « Je crains que même l’Égalité en droit ne soit pas possible. » Existe-t-il en France, des lois d’exclusion ?


                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 20:17

                        @kimonovert
                        Il faut être naïf pour penser qu’une personne au SMIG a les mêmes droits qu’un richissime milliardaire, ne serait-ce qu’à cause des frais occasionnés, de l’avocat disponible...


                      • Claudec Claudec 14 novembre 18:15

                        Les hasards de sa naissance insèrent chacun dans la pyramide sociale selon ses antécédents génétiques, sociaux et culturels, quel que soit son parcours par la suite, au gré de ses talents, de ses ambitions, de son courage, de son goût du risque, etc. ... sans oublier la chance et les circonstances (encore le hasard).

                        Il est par contre remarquable que nul expert en sciences humaines de droite comme de gauche, du centre comme des extrêmes, ait jamais dénoncé le fait que si l’enrichissement (en tout) individuel comme collectif n’a aucune limites autres que le nombre et l’ambition de ceux qui le convoitent et les ressources dont ils le tirent, la pauvreté a la sienne, qui est le niveau zéro de la richesse. Or ce niveau – dit de pauvreté profonde (moins de 2 dollars par jour) – est peuplé de nos jours de 1 à 2 milliards d’être humains, soit 4 à 8 fois la population totale de l’humanité, toutes conditions confondues, au début de notre ère, généralement désignée comme le début de son entreprise mondiale de civilisation ; ceci quel que soit le nombre de ceux qui échappent à la pauvreté.

                        https://pyramidologiesociale.blogspot.com


                        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 novembre 20:20

                          @Claudec
                          Les pauvres ont besoin de respect, de dignité en même temps que de finances, par ailleurs indispensables. Ceci ne coûterait rien si ce n’est une morale digne de ce nom.


                        • Claudec Claudec 14 novembre 21:49

                          @Jacques-Robert SIMON

                          Invitation à lire ici-même :
                          https://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=216648


                        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 novembre 08:37

                          @Claudec
                          Merci de la référence.


                        • Arogavox 15 novembre 11:37

                          @Jacques-Robert SIMON
                          OUF !  On y vient enfin ! égalité EN DIGNITE !
                           Il n’y a pas que les pauvres qui en ont besoin !
                           Car tous ceux qui prétendent viser à une démocratie et tous ceux qui prétendent respecter ne serait-ce que notre actuelle constitution, ne cesseront de se ridiculiser et de fauter tant qu’ils refuseront d’accorder à chacun de leurs compatriotes l’égalité en dignité exigée par notre devise nationale.


                        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 novembre 16:49

                          @Arogavox
                          Beaucoup de gens s’accorderont à accorder une égalité de dignité, tant qu’il ne sera pas question de passer à la pratique.


                        • Arogavox 15 novembre 18:29

                          @Jacques-Robert SIMON
                           Est-ce que, par hasard, la Constitution française sur laquelle prétendent s’appuyer tous nos politiciens, nos impétrants de la République dite « démocratique » de France, et tous ceux qui en cautionnent les stratagèmes de légitimation (principalement par votes ou veautes) … ce ne serait pas un engagement à passer à la pratique d’une égalité en dignité !
                           Sinon il serait grand temps de le dire clairement, et de l’enseigner au plus tôt dans toutes les écoles ! … en rectifiant au passage les formulations trompeuses de qui, dans cette Constitution, nous auraient à ce point enduit d’erreurs depuis si longtemps !
                           Ne serait-on toujours pas capables de s’exprimer clairement, et avec honnêteté, en ce début de 3e millénaire ?!


                        • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 14 novembre 21:39

                          @l’auteur

                          L’égalité existe et partout !

                          L’auteur a découvert l’eau tiède.

                          Sa bafouille entre dans la catégorie de sophisme....forcément idiot. Pour un soi disant scientifique...

                          Il n’a absolument rien démontré, car toute égalité, quelle qu’elle soit, se précise à l’intérieur d’une marge d’erreur, marge d’erreur que notre scientifique omet de préciser.

                          Il eut été plus simple de dire que l’égalité avec une marge d’erreur de ZERO, n’existe pas. Ce que tous les hommes depuis des milliers d’années savent.

                          C’est d’une évidence crasse pour le commun des mortels. puisque l’égalité est un concept mathématique donc humain.

                          Dans toutes l’histoire de l’Humanité, il n’y a jamais eu 2 gouttes d’eau ayant tombé du ciel au même endroit, avec une précision de un milliardième de milliardième de milliardième .... de micron

                          Par contre lorsqu’il pleut il y a 100% de chances que deux gouttes d’eau tombent exactement au même endroit à plus ou moins 1 cm

                          L’égalité entre deux choses comparables et pour un critère donné existe, dans n’importe qu’elle marge d’erreur donnée d’avance.

                          L’auteur a tout faux, scientifiquement et philosophiquement


                          • Arogavox 15 novembre 11:46

                            @MAUGISMICHEL
                            reste que vous n’avez vous-même pas su témoigner d’une capacité à éviter de tomber dans le grossier piège commun qui a dévoyé en « égalité-mêmeté » l’exigence constitutionnelle d’ égalité-en-dignité inscrite dans notre devise nationale !


                          • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 15 novembre 15:31

                            @Arogavox
                             ????


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 novembre 16:46

                            @MAUGISMICHEL
                            Je connais assez bien les marges d’erreurs et j’y avais pensé en écrivant mon article. Cependant, je voulais montrer que l’égalité dont on parle toujours est celle reliée à l’argent, les autres types d’égalité étant indéfinis et indéfinissables. Je proposais donc une valeur qui est elle universelle (et absolue) qui peut être mise en oeuvre dans le cadre de la justice.


                          • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 16 novembre 03:11

                            @Jacques-Robert SIMON

                            Pour l’égalité reliée à l’argent elle est absolument impossible en système capitaliste, car ce système repose justement sur cette inégalité.
                            Il eut été plus simple de se déclarer marxiste et communiste, et de promouvoir la fin de la propriété privée des moyens de productions : source de toutes les inégalité et injustice.

                            Et comme Fidel l’ a dit dans ses mémoires, là plus grande inégalité est l’héritage culturelle qui se maintiendra encore longtemps même si l’héritage des biens de production est abolie.

                            L’aspect révolutionnaire du capitalisme repose sur le fait que l’appât du gain forçait la capitalisation et donc l’inégalité en ce sens que le prolétariat était sacrifié sur l’autel de l’économie. Comme le capitaliste ne peut pas décemment consommer tous les profits qu’il tire du prolétariat, il est contraint de l’investir toujours et toujours mais dans le seul but de maintenir son taux de profit. Ce qui est impossible en raison de la baisse tendanciel du taux de profit.

                            Mais le malheur du capitalisme ne réside pas essentiellement dans cette course au profit, il réside sur l’immensité des investissements inutiles du point de vue de la société en ses droits fondamentaux de l’homme.

                            C’est pourquoi il est absolument illusoire de penser que le capitalisme résoudra la fin des inégalités dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’assurance vieillesse, du transport des prolétaires, des investissements sur la Nature etc..

                            Le capitalisme pousse à des investissements inutiles qui permettent la création d’une classe de larbins servant les ultra riches et au lieu une classe dite moyenne, heureuse de ne pas faire parti des plus défavorisées.

                            « Les philosophes ont seulement interprété différemment le monde, ce qui importe, c’est de le changer »

                            Et changer le monde c’est agir vers le socialisme


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 novembre 10:18

                            @MAUGISMICHEL
                            Je n’appartiens à aucun groupe et je ne souhaite pas le faire. J’ai beaucoup de respect pour une multitude d’individus et j’essaie grâce à eux de me forger ma propre opinion.


                          • eau-pression eau-pression 17 novembre 10:19

                            @MAUGISMICHEL
                            Et comme Fidel l’a dit dans ses mémoires, la plus grande inégalité est l’héritage culturel qui se maintiendra encore longtemps même si l’héritage des biens de production est aboli

                            Est-ce que vous entretenez l’utopie de la construction par la société d’un homme nouveau ? Avez-vous envisagé de remplacer « se maintiendra encore longtemps » par « se maintiendra éternellement » ?
                            Car imaginer d’abolir cette inégalité de l’environnement culturel dans lequel l’enfant grandit, c’est à la limite imaginer une société mondiale qui dont le système éducatif serait capable de construire les individus. C’est contraire à la façon dont se construit la culture, par confrontation des rêves et capacités des individus, des groupes sociaux.
                            Dans le contexte scientifique de cet article, on peut assimiler cette utopie à celle d’une théorie physique ultime, qui explique tout phénomène observable, y compris ceux qui ne se reproduisent pas « à la baguette ». A cette théorie ultime, qui y croit ?

                            De façon très paysanne, je vois le côté positif de la propriété individuelle héréditaire, qui est de traiter sa terre dans la perspective de poursuivre la vie. Pour reprendre les termes d’@Arogavox, on peut être propriétaire de son sol tant qu’on est digne de lui. Traduit en termes d’écologie, l’homme est-il digne d’hériter de la planète ?


                          • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 17 novembre 14:14

                            @eau-pression

                            « Car imaginer d’abolir cette inégalité de l’environnement culturel dans lequel l’enfant grandit, c’est à la limite imaginer une société mondiale qui dont le système éducatif serait capable de construire les individus. C’est contraire à la façon dont se construit la culture, par confrontation des rêves et capacités des individus, des groupes sociaux. »

                            Vous tournez en rond sur vos préjugés métaphysique... de classe- En quoi est ce contraire ?

                            car : « Ce n’est pas la conscience des hommes qui déterminent leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. »

                            C’est parce que ce serait contraire qu’il faudrait faire la guerre sous toutes ses formes contre les pays qui essaient de construire son socialisme ?

                            Si c’était contraire, il suffirait de laisser faire ! Or depuis la Commune de Paris les forces égoïstes de classes s’unissent et s’acharnent à mort contre toute tentative de construire le socialisme. Il y a bien une raison.. c’est que c’est possible !!

                            Les derniers exemples sont la Bolivie et le Venezuela !
                            Déjà les USA envisage d’envahir le Mexique et crée les conditions idéologiques pour le faire ( terrorisme bien sûr)

                            Votre affirmation est non seulement arbitraire et fausse, elle est criminelle.

                            C’est une affirmation dénouée de raisonnement scientifique, c’est comme une déclaration divine, retirant aux hommes la capacité de se désaliéner de ce monde de misère et de création de misère ...parce que cela vous arrange certainement dans votre petit raisonnement métaphysique misérable. Apprenez ce qu’est la dialectique..tout change, et ne restez pas figés dans des dogmes quasi religieux.

                            ah les pauvres , il y en aura toujours mon pauvre monsieur... donc cela ne sert à rien. 

                            C’est pour cette raison que BACHELET la supposée haut commissaire de l’ONU se tait sur les crimes commis par SA CLASSE en Bolivie, se tait sur la performance extraordinaire de Morales dans le domaine des droits de l’Homme, et ne voit d’yeux que sur le Venezuela en butte depuis l’avènement de Chavez aux terrorisme de classe dont vous semblez vous réjouir.
                            Bachelet, renvoie l’ascenseur à ceux qui l’ont nommé, C’est une PUTE du grand Capital


                          • eau-pression eau-pression 17 novembre 20:16

                            @MAUGISMICHEL

                            Votre réponse s’adresse à un des schémas d’individu dont se nourrit le dialecticien.

                            Comme tous les schémas, il contient des traits ressemblants, sur lesquels je ne m’étendrai pas.

                            La seule affirmation que je fais, c’est sur la façon dont on acquiert notre culture. J’ai connu des gens qui, comme vous, trouvaient cette opinion criminelle : des gens qui conçoivent qui leur chérubin, qui leur élève, comme un robot. Des gens qui méritent l’agressivité de votre discours, mais retournée. Ce sont les gens les plus néfastes à la construction d’une société de respect.
                            Et si vous pensez avoir fait un pas vers le socialisme en vous permettant de dire que mon discours se prolonge d’un fataliste « il y aura toujours des pauvres », ce qui est très faux, c’est pas demain qu’on arrive. Fausse route.


                          • Initiativedharman Initiativedharman 15 novembre 06:07

                            « y’en a qui sont plus égaux que d’autres » comme disait Coluche


                            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 novembre 08:36

                              @Initiativedharman
                              C’est tout à fait ça !


                            • Goldored 15 novembre 08:14

                              L’égalité dont il est question dans notre devise et notre Droit, c’est de l’égalité en droits.

                              Article parfaitement inutile donc.


                              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 novembre 08:35

                                @Goldored
                                J’ai aussi parlé du mécanisme de formation d’une égalité virtuelle.


                              • Arogavox 15 novembre 11:49

                                @Goldored
                                bis repetita ( ben oui y en a marre ! c’est trop important)

                                 L’égalité en question dans notyre devise est bien plus qu’une équité ou qu’une « égalité en droits » : c’est une égalité en dignité  !


                              • Claudec Claudec 15 novembre 12:00

                                @Jacques-Robert SIMON

                                Une égalité “virtuelle” peut-elle être autre chose qu’une égalité qui n’en est pas une ?
                                Cessez de torturer les mouches !


                              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 novembre 16:41

                                @Claudec
                                L’égalité est simplement impossible. Il est possible par contre d’avoir un système plus ou moins juste dans le cadre d’une morale donnée.


                              • Arogavox 15 novembre 20:55

                                @Jacques-Robert SIMON

                                Le mot dignité est défini dans le dictionnaire Le Petit Larousse selon quatre sens différents :

                                1. Une marque de respect adressée à une personne, envers un lieu ou un objet ;
                                2. Le sentiment qu’une personne peut avoir de sa propre valeur ;
                                3. Le fait d’avoir une fonction élevée ou de recevoir une distinction honorifique ;
                                4. Un terme d’astrologie qui indique « l’avantage dont disposent occasionnellement les astres dans le zodiaque »

                                 Peut-on supposer ici qu’une dignité égale pour chaque citoyen puisse faire référence à l’une des acceptions du mot numérotée ici 2 ? ou 4 ?

                                 Ne saurait-on par contre concevoir qu’une même marque de respect doive être adressée démocratiquement à chaque citoyen ? et doive s’opposer à toute élévation honorifique aristocratique ?

                                 Cette égalité là serait-elle impossible ?
                                 (auquel cas quelle serait donc l’acception du mot « égalité » dans notre devise nationale : « liberté, égalité, fraternité » ) ??
                                 Si notre Constitution est impossible, comment tant de gens ont-ils pu la cautionner pendant si longtemps, et continuer encore aujourd’hui dans cette incohérence ??!


                              • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 17 novembre 14:20

                                @Jacques-Robert SIMON

                                « L’égalité est simplement impossible »

                                Quelle belle stupidité !!! 2 = 2

                                Voilà c’est fait !. Puisque 2 = 2 est une égalité, vous dites des bêtises, qui vous permet de TUER et ASSASSINER dans le monde. dans lequel vous ne prenez pas parti. Certainement que vous vivez avec le SMIC


                              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 novembre 10:40

                                @MAUGISMICHEL
                                La véhémence n’ajoute rien à une argumentation. Le texte propose justement de montrer le rapport entre égalité et égalité mathématique. 


                              • Goldored 15 novembre 08:42

                                Insuffisant pour justifier un article aussi indigent.


                                • Arogavox 15 novembre 12:48

                                  Pas une seule évocation d’une exigence d’égalité en dignité, ni dans cet article, ni dans les ’réactions’ qu’il a suscitées !

                                   J’en reste « sur le cul »

                                  et je reviens à la charge en parlant mal, dans l’espoir fou d’arriver quand même peut-être à marquer un peu les esprits ...

                                  parce que le combat contre le mensonge et la perversion des mots est la priorité absolue, et l’action la plus pertinente et la plus urgente qui soit aujourd’hui pour quiconque espère encore pouvoir contribuer à « sauver la planète ».

                                  A quoi rime de vouloir statuer que « l’égalité n’existe » pas ?

                                  De deux choses l’une :

                                    soit cette « l » égalité couvre toutes les acceptions possibles du mot égalité 

                                    et, dans ce cas cela sous-entendrait que non seulement, tous ceux qui emploie ce mot, mais aussi tous ceux qui cautionnent notre actuelle Constitution française (qui contient ce mot !) seraient des imbéciles !
                                    On aurait ainsi ici bien plus qu’un acte séditieux ... que bien des bien-pensants actuels qualifieraient vite d’anarchiste ; mais rien de constructif, si ce n’est une vague évocation d’un autre mot « amour » autour duquel chacun pourrait élaborer ’tout un programme’ à sa guise ...

                                    soit cette « l » égalité ne couvre que certaines acceptions du mot. Celles qui sont évoquées dans l’article (mais pas formellement explicitées) ? 

                                   Et alors, on ne sait pas si l’égalité en dignité a été écartée par ignorance, de façon inconsciente, ou au contraire intentionnellement en toute connaissance de cause ?

                                    Là encore, cela resterait une attaque contre la recevabilité de notre actuelle Constitution française, sans que ne soit ouverte une autre ou d’autres perspectives pour la remplacer !

                                   

                                   Est-ce constructif ?


                                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 novembre 16:39

                                    @Arogavox
                                    J’ai soigneusement évité de parler d’égalité en dignité (par exemple) car il n’y a pas de possibilité de mesures incontestables des dignités. Un classement n’a donc aucun sens. Bien entendu, je respecte et la constitution et les lois, je me permets seulement de montrer que l’usage des mots nécessite des précautions.


                                  • Claudec Claudec 15 novembre 16:49

                                    @Arogavox

                                    «  Si les hommes ont des obligations à l’égard des êtres qui ne sont pas encore ; elles ne consistent pas à leur donner l’existence, mais le bonheur [dans la dignité] ; elles ont pour objet le bien-être général de l’espèce humaine ou de la société dans laquelle ils vivent, de la famille à laquelle ils sont attachés, et non la puérile idée de charger la terre d’êtres inutiles et malheureux » Condorcet.

                                    Simple question d’humanisme, bafouée quotidiennement par l’ajout de 250 000 individus à une population mondiale ayant déjà consommé à mi-année, la moitié de ce que lui offre son habitat.

                                    https ://pyramidologiesociale.blogspot.com


                                  • Arogavox 15 novembre 18:47

                                    @Jacques-Robert SIMON
                                    Encore heureux qu’il n’y ait pas de possibilité de mesures incontestables d’une unique dignité : indivisible et unique dès lors quelle est égale !
                                     Peut-être que cela parlera mieux à certains si l’on remplace égale dignité par égale rang social ? Un rang social unique, une dignité unique n’ont rien à voir avec des dignités que d’aucuns auraient la prétention de mesurer ! (mesurer dans quel absolu ? ou selon les critères auto-définis par quels aristocrates plus égaux que les moins-dignes de rang inférieur qui ne cautionneraient pas les mêmes critères ?!)

                                    Si l’usage des mots nécessite des précautions, pourquoi accepter que notre actuelle Constitution, ou ceux qui se permettent de l’interpréter à leur sauce, se permettent de ne pas préciser le sens d’une « égalité » dont la polysémie conduit à des quiproquos aussi graves et dangereux que ce que nous vivons là !!


                                  • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 17 novembre 14:35

                                    @Arogavox

                                    Vous vous foutez du monde, ou vous ne savez pas de quoi vous parlez.

                                    L’exigence de l’égalité en dignité est vraiment se foutre du monde. ceux qui crèvent de faim, vivent dans la misère en n’ont absolument rien à foutre de votre exigence !

                                    La première condition de la dignité égalitaire est de donner de quoi vivre décemment au peuple !

                                    c’est à dire : La Santé, l’éducation, la vieillesse dans de bonnes condition.


                                  • JL JL 15 novembre 13:25

                                    Beaucoup de bruit autour de de cette « valeur institutionnalisée » : de fait, il s’agissait de marquer la rupture avec l’Ancien Régime en imposant une égalité en droits, pour tous les citoyens, autrement dit la concrétisation de l’abolition des privilèges.


                                    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 novembre 16:33

                                      @JL
                                      C’est parfaitement exact. Mais ce qui m’intéressait c’est la constitution d’une égalité artificielle.


                                    • Arogavox 15 novembre 19:08

                                      @JL
                                       La Constitution ne doit-elle pas être définie avant le Droit, ou « les droits » ? (Ou bien pourrait-elle être définie après que ce Droit ne soit précisé ?)

                                       Si jamais ce n’est pas possible, alors la définition d’une Constitution qui reposerait sur une « égalité en droits » ne pourrait que tourner en boucle sur une définition circulaire … à moins que cette « égalité en droits » ne soit précisée comme étant un principe obligeant à construire le Droit, quel qu’en soit ou devienne la forme et les précisions, de façon à ce qu’il soit possible et assuré que chacun ait les mêmes droits ?
                                       N’est-il alors pas plus simple, plus lisible et plus clair d’énoncer tout de suite le principe qui permet de construire (pour toute ’instanciation’ du Droit) une « égalité des droits » ? 
                                       Existerait-il un inconvénient à laisser tout bonnement inclure cette exigence d’ « égalité en droits » par une exigence plus profonde et plus large : celle d’égalité en dignité ? !

                                        


                                    • JL JL 15 novembre 19:20

                                      @Arogavox
                                       
                                       Selon Emmanuel Kant,

                                      la dignité est le fait que la personne ne doit jamais être traitée comme un moyen, mais comme une fin en soi’’
                                       
                                      Est-ce que cela n’est pas inclus dans l’égalité en droits ?


                                    • Arogavox 15 novembre 21:12

                                      @JL

                                       J’ai déjà donné ici un contre-exemple infirmant votre conjecture.
                                       Il suffit d’imaginer un droit égal pour tous, qui consisterait en l’ « égalité des chances » suivante :
                                       chacun aurait droit à un unique tirage aléatoire (convenu et accepté par tous) à l’issue duquel un seul ’gagnant’ se verrait reconnaître la possession de TOUT ce qui est matériel, et le rang de Dieu, tandis que tous les autres devraient se débrouiller avec rien et aucune considération de la part de quiconque.

                                       Les droits étant convenus ainsi avant le tirage au sort, il y aurait bien « égalité des droits » ! Pour autant la dignité unique de chacun des citoyens serait-elle respectée ?


                                    • JL JL 15 novembre 23:29

                                      @Arogavox
                                       
                                       avoir UN même droit n’est pas une égalité en droit.


                                    • JL JL 16 novembre 08:28

                                      @Arogavox
                                       
                                       L’égalité en droits pérenne et disposer d’un même droit un instant sont deux choses différentes.
                                       
                                       Votre « contre-exemple » est nul.


                                    • Arogavox 16 novembre 10:14

                                      @JL

                                      Voilà bien la difficulté de prétendre asséner les théorèmes de votre cru très personnel en dehors d’un formalisme mathématique rigoureusement établi.
                                      Dans un show médiatique, un journaliste vous demanderait : quelles sont vos sources ?

                                        

                                      D’abord, comment concevez-vous que l’expérience de pensée que j’ai proposée puisse être réduite à « avoir UN même droit ? ».
                                      Ne voyez-vous pas que dans ce cas les droits, réduits à un seul droit (celui d’accéder au tirage au sort),
                                      accepté(s) et cautionné(s) par chacun,
                                      est (sont) le(s) même(s), et s’applique(nt) de la même façon, égale, sans aucune discrimination, pour tous et pour chacun !

                                       

                                      Ensuite, avez-vous précisé ce VOUS entendez par « égalité en droit » ?

                                        
                                      Je tiens quant à moi à rester hermétique à votre assertion précédente à moins qu’elle ne laisse entendre que ce que vous appelez
                                      ’égalité en droit’ revienne à une ’égalité en dignité pour ce qui concerne le droit’ ; mais comment se faire comprendre sans le préciser ?
                                      Quant à cautionner cela, ce serait encore une autre histoire ...
                                         
                                      Pour ce qui est de la dernière assertion imaginant cette fois une « égalité en droits » je tiens aussi à rester hermétique à l’idée que cette chimère puisse
                                      susciter un consensus autre que nul.

                                      Bon vent !


                                    • JL JL 16 novembre 11:42

                                      @Arogavox
                                       
                                       ’’ comment concevez-vous que l’expérience de pensée que j’ai proposée puisse être réduite à « avoir UN même droit ? »

                                      ’’
                                       
                                      Réponse : comment pouvez vous dire que l’égalité en droits telle que nous la connaissons c’est la même chose, ça peut se réduire à disposer (seulement) d’un seul et même droit à un instant donné (*) ?!!!
                                       
                                      (*) Et Quel instant ? C’est absurde : les hommes ne naissent ni ne meurent tous en même temps ; l’idée de votre tirage au sort est ridicule.
                                       
                                       Allez, je préfère mes théories et conjectures à vos contre exemples.
                                       
                                       Bonne journée.


                                    • HELIOS HELIOS 15 novembre 15:22

                                      ... si on a du mal à définir l’égalité... on peut toujours en définir l’application :

                                      L’égalité donc, c’est simple : elle arrivera le jour où ce sont des machines qui détecteront et appliqueront strictement le droit (égalité en droit)... et que ceux qui ont un pouvoir quelconque sur les autres seront tirés au sort pour un exercice très limité (égalité en dignité).

                                      ... tout le reste n’est que « performance » pour lequel le concept d’égalité ne s’applique pas.


                                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 novembre 16:35

                                        @HELIOS
                                        Il est possible d’obtenir un système ne procédant pas du tirage au sort, mais il faut alors que tout le monde s’implique. C’est maintenant technologiquement possible.


                                      • Arogavox 15 novembre 19:13

                                        @Jacques-Robert SIMON
                                         Oui, je témoigne aussi du fait d’être persuadé aussi que c’est maintenant technologiquement possible ;
                                        ou, en tous cas, qu’il n’a jamais été démontré que cela ne le soit pas,
                                        ou même qu’il soit possible de démontrer que cela ne le soit pas !


                                      • Arogavox 15 novembre 21:24

                                        @Arogavox
                                        … pour autant, je ne crois pas que l’égale dignité en démocratie puisse être assurée par uniquement l’invention ou le choix de bons algorithmes vus comme ’solutions’ d’un problème mathématique 


                                      • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 novembre 01:36

                                        @HELIOS
                                        « ce sont des machines qui détecteront et appliqueront strictement le droit »
                                        Des machines programmée grassement pr l’oligarchie, cela va de soi.
                                        Vous en avez une très belle couche

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