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Accueil du site > Tribune Libre > L’être existe en trois modes et vit en quatre temps

L’être existe en trois modes et vit en quatre temps

Notre être vit quatre temps importants, celui de la découverte (l'enfance), celui de l'amour (adolescence et maturité), celui de la responsabilité (état d'adulte : autonomie, responsabilités) et enfin celui de la sagesse (lié à l'expérience mais surtout à la proximité de la mort). Par ailleurs, notre être existe dans le monde selon trois modes biens distincts : le lien, la relation, le rapport. Il serait trop long de s'étendre sur les quatre temps aussi appelés les quatre âges. On parle désormais d'ailleurs d'un cinquième âge. Attardons-nous plutôt ici sur la question des trois modes d'existence de l'être dans le monde à travers cette théorie toute personnelle que je vous propose.

Le lien, la relation, le rapport. Qu'est-ce qui différencie de façon essentielle ces trois choses ? Pour cerner leurs différences, on peut examiner de quelle manière nous les qualifions.

(Nota bene sur l'illustration : ne trouvant pas d'image adéquate pour cet article, j'ai reproduit la couverture de mon essai philosophique présenté ici avec extrait consultable.

I - Le lien, c'est l'appartenance et l'attachement

Le lien est la sphère de l’attachement et de l’appartenance. Il permet de mesurer cet attachement et la force de l’appartenance. Le lien se rapporte avant tout à l’idée d’origine : filiation, nation, racines.

On parle de liens de sang, de liens solides, indéfectibles, étroits. On parle de lien brisé ou rompu, deux adjectifs qui se rapportent aussi à la qualité solide du lien. Le lien est donc un mode d’attache souvent naturel et en tous cas toujours resserré, un mode d’attache supérieur en consistance et en pérennité aux deux autres formes qui nous relient au monde, à savoir les relations et les rapports.

Le lien, c'est aussi l'ancrage. Des préceptes très anciens et de très vieux commandements tirent leur origine du lien affirmé : le respect parental voire la piété filiale (Chez Solon, Pythagore, dans la bible, etc.), l'obéissance à dieu et aux lois de la cité.

Le lien est physique ou affectif. Quand nous sommes dans un lien étroit avec une autre personne, nous éprouvons quelque chose de profond et de vrai pour elle. "Eprouver" veut dire trouver la preuve en soi de la vérité d'une chose.

Le corps est tout entier impliqué dans le lien : on "éprouve" fortement avec le corps. Ce qui est plus fort que simplement "ressentir".

II - La relation, c'est l'échange et la visibilité

La quête de notoriété reléve aussi de la sphère de la relation.

Dans le lien on s'éprouve soi-même et on éprouve l'amitié et la fidélité de l'autre. Dans une société peu sûre, tester les liens, les éprouver, est important (on prêtait serment, on jurait). On joue parfois sa vie sur la confiance que l'on donne à son voisin en périodes troubles, de dangers ou de dénonciations, par exemple.

Dans la relation, au contraire, on ne soumet plus rien à l'épreuve. On en change tellement souvent que l'on ne cherche pas la profondeur. Eprouver suppose la profondeur et l'épreuve interne de la vérité. Voleter, papillonner, courir d'un côté à l'autre n'est en rien tisser un lien profond et durable.

Eprouver, s'assurer, vérifier à qui l'on a affaire, tout cela ne compte plus. Echanger sous des avatars sans rien connaître de l'identité de son interlocuteur ne nous dérange pas le moins du monde. On n'éprouve pas, on prouve seulement. La plupart du temps, on prouve avec de simples apparences (les selfies, la page perso). L'apparence de vérité des nouvelles nous suffit aussi : ce sont les fakes news, que l'on intégre dans le but de les propager rapidement et ainsi élargir le cercle de nos relations ou pour les commenter (sans les remettre en cause, ce qui serait trop long et exigerait de la profondeur) et étendre ainsi notre notoriété sur la toile. Relayer des fake news ou des rumeurs, c'est participer à un grand jeu. L'être humain a le sens de l'épreuve et du jeu (de tous temps, il y a eu des héros et des comédiens). A l'époque actuelle, dans le monde riche, l'individu choisit la seconde option au détriment de la première, même s'il existe encore quelques-uns qui ont le sens du défi, de la victoire dans l'épreuve et dans l'effort : sportifs, aventuriers, créateurs, individus engagés dans des causes nobles, chercheurs inlassables, philosophes exigeants...

Les qualificatifs que l'on appose aux relations nous disent ce qu'elles sont. On parle de relations suivies ou durables, de qualités, tendues ou détendues, proches ou lointaines. Les qualificatifs forment une gamme bien plus étendue que pour les liens. Nous voyons que la relation est très fluctuante et contingente. Il peut y avoir des relations entre personnes n’ayant aucun lien entre elles.

Sur les réseaux sociaux, les internautes créent une multitude de relations qui ne sont en rien des liens, puisqu'il n'y a dans cette pratique aucune profondeur d'amour ou d'amitié. On reste dans le superficiel, on parle d'ailleurs de "surfer" sur le web. Surfer, c'est raser la surface, rien que la surface.

Sur la toile, nous ne vivons pas des liens avec autrui.

La relation n’est pas fondatrice de légitimité ni d’identité. C’est un mode d’échange, de fonctionnement interindividuel, d’intégration au groupe social. Puisque, ici, il n’y a pas appartenance naturelle, il faut développer la relation pour s’intégrer et gagner sa place et sa légitimité dans le groupe de destination.

Le lien est fondateur tout court alors qu’au contraire la relation est fondée sur quelque chose : la relation basée sur la confiance ou sur l’exercice d’une même profession (lien de collègues), etc. Le lien n’est pas fondateur que de légitimité, il est source aussi de sentiments profonds : amour, amitié, loyauté. La relation est plus libre et plus aléatoire et variable.

Les Anciens ont aussi énoncé des préceptes et des conseils dans le champ de la relation. Il s'agit de conseils qui portent sur les choix à faire dans les relations pour choisir ses amis ou sur la manière de donner sa confiance, sur les conditions du témoignage (très tôt réglementé dans les textes de loi et sacrés), de l’hospitalité, etc.

III - Le rapport est production et création

Le rapport est créatif par le fait de la dimension qu'il ouvre devant l'être mais aussi par l'oubli des liens. Trop de liens ne favorisent pas la création. Ils peuvent même étouffer la liberté, l'aliéner. Le rapport libère, il ouvre sur l'absolu,sur l'infinité des chemins possibles.

Un rapport sexuel est producteur de plaisir. Un rapport de la conscience à la mort, à l'infini, à l'absolu, peut être créateur de croyance, de foi, d'art. La philosophie est l'oeuvre produite par le rapport de la conscience humaine avec l'idée de la mort.

Le rapport met en œuvre un capital ou potentiel sous la forme d’investissement. L’investissement dans l’éducation est tout-à-fait vital. Il porte des fruits, qui sont une forme de rapports. Les rapports sexuels produisent les résultats recherchés : le plaisir. Les rapports parents-enfants produisent l’éducation et du maintien du lien. De la richesse des rapports dépendent la qualité et la solidité du lien.

Il existe une floraison de rapports.

Le rapport aux choses nous rend matérialistes, avares ou prodigues, fétichistes, etc. Le rapport au pouvoir peut faire de nous des opposants : c'est le rapport de force. Le rapport de la conscience au réel produit la vérité.

Notre rapport aux autres peut créer en nous de l'envie (rapport de compétition ou de rivalité), de la haine (rapport destructeur), de l'admiration (rapport d’identification), etc. Nos rapports généraux aux autres définissent notre niveau de sociabilité (le rapport produit des relations, des liens), notre rapport à la société construit notre niveau d’intégration, de conformité.

Le rapport peut se réduire grosso mode par la formule "Un + un = trois". Le contact entre l'être et quelque chose est producteur de sentiment élevé, de poésie...

De façon générale, le rapport de l'être philosophique à sa vie fait de lui un hédoniste, un épicurien, un stoïcien, un opportuniste, un sage. C'est selon les cas… « Apprendre à philosopher, c’est apprendre à mourir », « carpe diem », « souffre et abstiens-toi », « deviens ce que tu es », sont toutes des formules qui expriment notre rapport aux grandes idées qui nous dépassent. C'est le rapport un plus un égal trois, le trois étant la forme de philosophie, le mode d'existence de l'être dans les épreuves et le plaisir.

Pour exister pleinement, l'être a besoin d'occuper ces trois dimensions : la sphère du lien, celle de la relation, celle du rapport.


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61 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 13 mars 10:39

    Trop bouseux de dire simplement « homme » au lieu de pontifier avec « être » ? Pas assez branletteur ?
     
    « C’est mon désir qui est le vrai créateur »
     
    dit Deleuze, le gourou des gocho-le-collabo, à l’ouvrière chinoise


    • Jean Roque Jean Roque 13 mars 10:59

       
      non il disait à l’ouvrière : « Mon désir est producteur »
       


    • @Jean Roque


      ceci doit vous plaire : Anti-Oedipe de Deleuze et Guattari. Extrait : Le schizophrène est mort-vivant, non pas les deux à la fois, mais chacun des deux au term d’une distance qu’il survole en glissant. Il es enfant ou parent, non pas l’un et l’autre, mais l’un au bout de l’autre comme les deux bouts d’un bâton - dans un espace indécomposable....Il nest pas simplement bisexué, ni entre les deux, ni intersexué, mais transexué. Il est transvimort, transparenfant....L’in des deux s’est suicidé. Les dossiers sur la bio-éthique vont bientôt être mis sur le tapis. Et la majorité des « psys » (j’insiste sur les guillement, vont dire qu’il n’y a pas de problème pour les enfants,....(Grande lectrice : Madame Taubira). Et vous savez quoi,...je fus de gauche,... Ce qui ne signifie pas que je sois de droite (LA PMA et LA GPA, un commerce juteux pour les libéraux,...)

    • Taverne Taverne 13 mars 14:17

      @Jean Roque

      Pourquoi ne pas « dire simplement « homme » au lieu de pontifier avec « être » » ?

      J’en reste à la conception cartésienne : l’être c’est la conscience (« je pense, je suis »). C’est la chose pense qui pense. L’arbre est un être puisqu’il a une conscience minimale. La chose vivante qui n’a pas un minimum de conscience n’est pas de l’être.

      L’homme n’est qu’un assemblage d’atomes qui sera pulvérisé après sa mort. L’être n’est donc pas l’homme. Demain, l’être sera peut-être une machine ou autre chose.


    • Taverne Taverne 13 mars 14:18

      « C’est la chose vivante qui pense. » (erratum)


    • Jean Roque Jean Roque 13 mars 15:59

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Oui, très bien, je suis preneur de la grande branlette alibi libéral des gocho-collabos
       
      Doit y avoir des passages sur le rhizome bien lisse et multi connecté aussi
       
      Guattari qui a été sauvé de la prison par Mitterrand pour trafic de drogue


    • Jean Roque Jean Roque 13 mars 16:51

      @Taverne
      Être dans je pense donc je suis veut dire exister, d’ailleurs Descartes a changé en « cogito ergo existo » un truc du genre. Descartes est ds la scolastique, l’arbre où l’animal a une conscience « inhabitée », les animaux machines, pas conscience d’eux-mêmes « au monde », « au temps », à « être », non séparées comme une âme, de la Nature (transsubstantiée de la substance pensante dans la substance étendue, matière suivant le dogme de l’Église, les tuniques de peau des cathares).
       
      « A-t-on déjà vu enfants torturer une montre ? » Fontenelle


    • Taverne Taverne 13 mars 10:43

      Pourrait-on résumer ainsi : Le lien est de l’ordre de l’essentiel, la relation de l’ordre de l’utile et le rapport est de l’ordre du rapprochement et de la confrontation ?



      • Taverne Taverne 14 mars 12:28

        @Bernard Dugué

        Oh ! Ah Pi day !


      • Bonjours Taverne. Article que je partage totalement. Raison pour laquelle, j’écris uniquement sur Agora où des liens se tissent ou au contraire s’excluent. Mais je m’étonne que vous ne fassiez pas référence au chiffre SEPT et les cycles qui s’y rapportent. http://la-route-illuminee.org/Le-cycle-de-sept-ans.php. Religion : RELIGARE. Tout dépend du métier à tisser et de la qualité des fils,...


        • Taverne Taverne 13 mars 10:47

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          « je m’étonne que vous ne fassiez pas référence au chiffre SEPT »

          4 temps + 3 modes d’être = sept dimensions !

          Vous qui aimez les chiffres symboliques : les Templiers ont été arrêtés en 1307 (13 et 7). De plus, c’était un vendredi 13 (octobre = 10 donc 7 + 3) smiley


        • @Taverne


          Le beau-père de mon beau-père était ami de Péladan. Depuis deux ans, j’ai compris de nombreuses synchronicités de ma vie. Dont une rencontre CRUCIALE, le 1er mai à midi pile en 2005 (2 plus 5). L’une des personnes était née le même jour (pas année bien sûr) que Jung et l’autre, juive, de Freud,...Cela dit entre nous.... Plongée dans Bernard Roger,...


        • @Taverne


          Vendredi 13 : BATACLAN.

        • Cette déliaison sociale et humaine a commencé avec la musique dodécaphonique,...Lire : Le Docteur Faustus de Thomas Mann,...


          • bibou1324 bibou1324 13 mars 10:59

            Certains passent leur temps à se masturber sur des concepts pseudo-philosophiques fumeux. D’autres ont compris qu’il était plus important de vivre, faire des rencontres, tisser des liens, partager du bonheur. Chacun son dada. Décrire et expérimenter ne sont pas la même chose.


            • j’ai une date très symbolique. 7 octobre (septième mois) 1983. 1 + 9 + 8 + 3 donnent 21 (trois fois sept). Et je ne suis dans aucune loge,..juste croisé des personnes qui s’y baladaient....Je perdais le même jour mon boss et mon ami. Mort la nuit à la même heure. L’un s’appelait Guy et l’autre Jean Fontaine,...


              • SEDORRHOIDE 13 mars 11:09

                Restons les deux pieds sur terre et arrêtons les enluminures :

                L’humanoïde n’existe que pour se reproduire ; rien d’autre
                Tout le reste est un collatéral et est fait pour favoriser cette reproduction et son succès.

                Observons deux papillons : ils copulent, se reproduisent et crèvent.

                Observons deux lapins : ils copulent, se reproduisent et deviennent civet.

                Observons ma voisine : elle met du rouge à lèvre, vient minauder à ma porte, je lui fait le grand jeu... la besogne et l’engrosse ; j’échappe à un procès pour harcèlement sexuel, m’acquitte de la pension alimentaire et enfourche les béquilles que me donne la société pour continuer l’insémination le plus longtemps possible...et je meure... donc,

                Chiffre trois : je nais, je copule et je meure.
                Chiffre trois : moi, une grosse, un lardon.

                D’où le triptyque de la religion.


                • Taverne Taverne 13 mars 11:10

                  « Etre ou ne pas être », telle n’est plus la question. La question devient : « sur quel mode dois-je être ? » Celui du lien, de la relation, du rapport ?

                  - Les trois mon général ! C’est la « sainte trinité » de l’être.
                  - Je dirai plus exactement : la « ceinte trinité » de l’être : ces trois dimensions dans lesquelles l’être se trouve ceint.


                  • Taverne Taverne 13 mars 11:20

                    On notera que la question fondamentale n’est en aucune façon « qui dois-je être ? » Cette question n’étant que très secondaire.

                    On peut aussi substituer aux trois questions kantiennes trois nouvelles questions (ou les y ajouter) :

                    Les trois questions de Kant  : 

                    - Que puis-je connaître ? (question à laquelle il répond dans la Critique de la raison pure)
                    - Que dois-je faire ? (à laquelle il répond dans la Critique de la raison pratique et dans La métaphysique des moeurs)
                    - Que m’est-il permis d’espérer ? (à laquelle il répond dans plusieurs oeuvres, notamment La religion dans les simples limites de la religion)

                    Les trois questions nouvelles dans ma thèse de dimensionnement de l’être :

                    - Quand et comment privilégier les liens ? (sphère de l’essentiel)
                    - Quand et comment entretenir les relations ? (sphère du nécessaire)
                    - Quand et pourquoi (nous ne sommes plus dans les sphères du nécessaire) créer des rapports ?

                    Cela reste bien entendu à creuser...


                  • Le Gaïagénaire 18 mars 23:07

                    @Taverne  13 mars 11:20

                    +++


                  • Gollum Gollum 13 mars 11:20

                    Bonjour. Cela est vieux comme le monde cette structuration de la vie humaine en 4 étapes. Voir ici en Inde : http://lemondeduyoga.org/la-vie-du-yoga/les-ages-de-la-vie-dans-la-tradition-indienne-ashrama/


                    La même chose existait en Occident. On retrouve cela chez Dante notamment, ou encore Albert le Grand.

                    La polarisation en 4 éléments caractérise un champ particulier à structurer. Celui du temps, comme plus haut, comme celui de l’espace avec les 4 directions. Ou encore les fonctions sociales. Voir l’Inde avec ses 4 castes.

                    Le 3 concerne la notion de niveau. Il y a toujours 3 niveaux. Celui du haut, celui du bas, et le niveau médian qui fait médiation entre les deux niveaux extrêmes, autrement inconciliables.
                    On trouve cela chez Platon quand il divise l’humanité en 3 : les pneumatiques en haut, les hyliques en bas, et les psychiques au milieu.

                    Toute l’énergétique de Stéphane Lupasco ressort de cette logique trinitaire. On a la même chose en Inde avec les 3 Gunas : Rajas, Tamas, Sattwa.

                    Chaque niveau peut se structurer en 4, d’où 12 pôles au total.

                    Quant au 7 il est le fruit de 4 + 3 à l’image d’une sphère spatiale, 4 directions horizontales + 2 direction verticales (haut et bas) et enfin le Centre, dernier pôle. Les sept jours de la Genèse sont tirés de cette structuration spatiale, le jour du Shabbat étant à l’image du Centre de la sphère.

                    Bref, ce que vous présentez, à vous lire, comme du nouveau, existe déjà depuis un bon bout de temps…. et en mieux.

                    • Taverne Taverne 13 mars 11:27

                      @Gollum

                      Si c’est vieux, c’est que c’est que mon intuition ne repose pas sur du vide. J’ai ajouté la dimension du Trois du nombre Pi...(dans mon essai). Toute résolution est dans la dimension du Trois et Pi commence d’ailleurs par le chiffre 3. Comme je l’ai montré, les valeurs de Pi commencent par s’ajouter en trois séries d’additions mettant en jeu trois termes.


                    • @Gollum


                      Et remercions Taverne de nous le rappeler. Tous les philosophes ou autres ont un devoir : celui d’être un PASSEUR de savoir. Le propre des sectes est justement de se couper des autres. Se pensant être une élite. 

                    • Taverne Taverne 13 mars 11:38

                      @Gollum

                      Je préfère parler de dimensions que de niveaux. Il existe aussi trois grandes dimensions du juste et l’on pourrait en faire une pyramide inspirée de celle de Maslow. A noter que, depuis mon article sur la boussole du juste, je recense désormais non plus 7 catégories de juste mais 3 dimensions :

                      1 - Le juste de la dimension du lien

                      Le juste de nécessité

                      2 - Le juste de la dimension de la relation

                      Le juste de réciprocité notamment

                      3 - Le juste de la dimension du rapport

                      Le juste de légitimité (issu de rapports entre les individus dans le groupe)
                      Le juste du rapport d’utilité.
                      Le juste du rapport d’égalité.
                      Le juste du rapport à l’idéal : solidarité et de fraternité.


                    • Gollum Gollum 13 mars 11:51

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                      Et remercions Taverne de nous le rappeler. 

                      Ben non. Il n’a rien rappelé. Et c’est bien ce que je lui reproche. En fait il nous présente son intuition… et un naïf pourrait croire que c’est du neuf.

                      Tous les philosophes ou autres ont un devoir : celui d’être un PASSEUR de savoir.

                      C’est précisément ce que je viens de faire. Rappeler, et transmettre, un savoir vieux comme l’humanité. 

                      Le propre des sectes est justement de se couper des autres. Se pensant être une élite.

                      Et donc de réinventer, ou du moins tenter de réinventer l’eau chaude, sans même se poser la question de ce que les Anciens avaient dit à ce sujet, parce qu’on pense, en effet, que l’on est une élite auto-proclamée, qui peut se passer de se renseigner quelque peu sur la question, n’est-ce pas ? smiley

                    • @Gollum


                      je ne fais que cela. Cheminer parmi les savoirs ET mes nombreuses synchronicités dont je détiens les preuves écrites et photographiques,...

                    • Gollum Gollum 13 mars 12:45

                      @Taverne

                      Vos 3 « justes » ne me parlent pas. Concepts trop littéraires. Il n’y a aucun lien entre eux. En tous les cas moi je n’en vois pas.

                      C’est très différent pour la conception trinitaire de Platon.

                      Le hylique est celui qui est attiré par la matière (du grec ὕλη : matière). Il sera donc sensible aux plaisirs matériels et aura tendance à renier les dieux. 

                      Il est dialectiquement lié aux pneumatiques (du grec : πνεύμα : esprit). Qui est le contraire polaire du hylique. Attiré donc par l’esprit et aux tendances ascétiques.

                      Entre les deux le psychique (monde de l’âme) est tiraillé entre matière et esprit.

                      Bref, il y a ici une cohérence interne qu’il est bien difficile de trouver dans vos concepts. 

                      Platon en déduit d’ailleurs des conséquences politiques. Notamment la domination des hyliques au sein d’une société entraine celle-ci de façon irrésistible vers le bas et sa destruction. A comparer avec nos sociétés modernes orientées vers la satisfaction des plaisirs corporels et la marchandisation de toute chose… et de plus en plus déliquescentes.

                    • Taverne Taverne 13 mars 13:58

                      @Gollum

                      Puisque vous évoquez la politique, je vais m’efforcer de donner un petit exemple concret (puisque vous trouvez mon propos abstrait).

                      Le président Macron qui s’exprime directement à l’ouvrier ou à l’agriculteur est dans un rapport d’égalité. Il est « juste » sur le plan du rapport et du « juste de légitimité » (qui est le produit d’un rapport).

                      Mais quand il refuse de donner aux plus modestes (voire de les ponctionner) et de donner largement à la minorité des milliardaires, il n’est pas juste sur le plan du « juste de répartition ».

                      Quand Macron se rend en Chine et parle de réciprocité commerciale, il est juste sur le plan du « juste de réciprocité ». S’il omet de parler des droits et des libertés, il n’est pas libre du point de vue du « juste d’idéal ».


                    • @Taverne


                      Ascendant capricorne, on ne peut demander à un frigo d’être juste. Il joue parfaitement son rôle de régulateur de la température sociale. PLus tendance réfrigérante. Jusqu’à ce qu’un jour, il tombe en panne...

                    • Gollum Gollum 14 mars 11:46

                      @Taverne

                      Et quel est le rapport (humour) entre la légitimité, la répartition, la réciprocité et l’idéal ?

                      Parce que pour moi ce sont juste des mots, quelque peu pris au hasard, selon vos lubies, parce qu’il fallait bien en trouver quelque part, afin de déblatérer un pseudo-discours en apparence cohérent.

                      Mais qui ne l’est pas.

                      Si vos concepts ne sont pas reliés dialectiquement, afin que chaque terme ne doit sa définition non pas seulement à lui-même mais aussi à son contraire polaire, vous naviguez à vue et sans cohérence profonde.

                      Encore une fois la trinité de Platon sur les différents types d’homme est cohérente.

                      Il suffit d’un seul terme de la trinité en question pour en déduire dialectiquement les autres. Comme une partie d’hologramme restitue l’ensemble de l’hologramme.

                    • e terminerai par une citation de Robert-Jacques Thibaud qui voit dans le pélican une représentation de «  l’œuvre générant puis entretenant sa création  ». Selon lui, « le pélican symbolise l’axiome assurant que l’on ne découvre que ce que l’on possède déjà en soi. C’est l’image d’une autre phase de la longue quête spirituelle assimilable au grand-œuvre  ».



                        • Gollum Gollum 13 mars 12:33

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                          Il est amusant votre site. Il commence au degré zéro du Sagittaire pour finir au degré 30. Ce qui fait 31 degrés au signe du Sagittaire… smiley Un de trop. smiley

                          Sinon, tout tourne toujours autour de votre nombril vous n’avez pas changée… smiley

                        • Gollum Gollum 13 mars 12:55

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                          Bon en fait je viens de voir cette phrase tout en haut de la page : 

                           Le 0° de ce signe est le 30° du signe précédent, tout comme le 30° de ce signe est le 0° degrés du signe suivant, mais il y a une toute petite différence pour les mots symboles.

                          Bref, le zéro du Sagittaire est le 30° du Scorpion. On se demande si c’est pire ou pas… smiley
                          Car en plus les images pour ces degrés qui seraient les mêmes ne sont pas les mêmes… smiley

                          Schizophrénie totale. Mais cela vous correspond.

                        • @Gollum


                          Oui, bien justment celui qui montre une photo de son nombril m’a interdite d’accès. Je trouve que celui qui tient le site devrait avoir au moins la politesse de donner une explication. A propos de Nombril, petite, je pensais Dieu pénétrait par le nombril pour extraire le bébé de la matrice maternelle (très lune en cancer). smiley)

                        • @Gollum


                          Je suppose que vous êtes sagittaire. Bienvenue au Club. Ma lune noire est à 28 degré du scorpion,...

                        • @Gollum


                          Egocentrique, certes, mais paradoxalement très généreuse. 

                        • Sozenz 13 mars 14:49

                          je vous prends encore en flag.
                          encore en train de classer, couper , Vous ne pouvez pas vous empêcher de ranger dans des cases la VIE.
                          Vous n ’écouterez donc jamais .
                          encore une fois vous moissonnez un champ.
                          quand vous vous arrêterez de classer de cloisonner de sectionner . vous aurez peut être beaucoup plus de mal à mettre des mots . Mais votre vie intérieure risquerait de faire un big bang !
                          A vous de choisir .


                          • Sozenz 13 mars 14:59


                            regardez la petite phrase qui se trouve sur la couverture du livre que vous avez choisi de mettre en avatar de votre article

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