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Accueil du site > Tribune Libre > L’IA est stupide et dangereuse

L’IA est stupide et dangereuse

Nous allons tenter de montrer ici que ce qui fait le danger de l’Intelligence artificielle, ce n’est pas son intelligence forte à venir mais au contraire sa stupidité irrémédiable. L’IA même forte est loin de pouvoir prétendre égaler l’esprit humain et même animal. Pour deux raisons au moins. Elle n’a pas l’instinct de survie, elle n’a la notion du juste. Or, même l’être le plus primitif possède ces deux fonctions. Et ces deux fonctions manquantes chez l’IA font que l’IA n’est pas accessible à la sensibilité, à l’émotion, à l’intuition. Ces trois choses ne peuvent qu’être simulées par une machine, pas vécues. Il en résulte que la plus grande partie de l’intelligence, sa part essentielle, échappe complètement à l’IA. A l’opposé, l’IA peut nous surclasser dans l’art de penser juste (voir mon article : une méthode pour penser juste) qui requiert du sang-froid, du recul, de la distance avec les choses et les émotions. Si on résume ainsi les faits : l’IA est à la fois stupide et dangereuse.

I – L’IA ne peut pas connaître l’idée du juste

Antonio Damasio, grande figure américaine des neurosciences, auteur notamment de « L’erreur de Descartes » et de « Spinoza avait raison », écrit dans son dernier livre paru, « L’Ordre étrange des choses » que les simples bactéries préhistoriques avaient déjà le sens du juste. En cela, il confirme ce que j’ai évoqué dans mon article (« La gestion des migrants et les faux dilemmes ») dans lequel j’explique que le juste possède un enracinement fondamental dans la nature même et que nous devons nous en inspirer avant d'échafauder des lois morales. Damasio explique que les bactéries qui sentent un « déserteur » le chassent parce que l’égoïsme de celui-ci met en péril la cohésion du groupe de cellules et donc à terme sa survie. Une cellule, tout un groupe d’animaux primitifs, est capable d’exclure un individu qui va contre la notion de juste, le juste étant une nécessité vitale collective.

Ce qui est juste trouve son fondement dans ce qui est bon pour soi ou pour le groupe, ce qui est injuste est ce qui est mauvais à l’échelle collective comme sur un plan personnel. Damasio donne l’exemple couramment observé dans la nature de la rétractation et de la détente : une cellule dont le métabolisme, les échanges sont satisfaisants se détend. Confrontée à un stress, elle se rétracte. (source : L’Obs n°2772). On peut le voir aussi avec les plantes dont les feuilles et les fleurs se détendent pour capter ce qui est bon (la lumière) et se replient pour se protéger. Cette règle naturelle trouve aussi à s’appliquer dans le groupe social qui se détend et fait preuve d’hospitalité envers les inconnus quand il va bien (nourriture en abondance) mais qui se repliera sur lui-même s’il se sent menacé. Une société évoluée doit perpétuer cette règle naturelle mais en dissociant bien les cas. J’ai donné l’exemple des migrants qui provoquent une peur panique excessive au sein de notre nation qui répond par des réflexes inadaptés et surtout injustes. Alors qu’elle pourrait lutter plus efficacement contre l’immigration non légitime et non souhaitable si elle savait raison garder. Mais surtout, ce qu’il faut avoir en tête pour reste dans le sujet, c’est que l’IA est encore moins apte que les êtres humains à apprécier les situations et à leur appliquer des réponses justes. L’IA n’étant pas d’origine naturelle, le juste est une notion qui lui échappe à jamais. Face à la question aussi complexe que l'immigration, ses réponses seraient épouvantables car elle inapte, fondamentalement, à approcher ce genre de complexité humaine et sociale.

II – L’IA n’est créative

Revenons à la thèse de Damasio. Cet auteur dit aussi que l’être vivant, tout comme le corps social, ne se transforme que lorsque sa survie l’exige. Ce sont les situations de souffrance qui nous poussent à rechercher des solutions. L’évolution naturelle n’ignore pas non plus ce principe. Mais l’IA n’est pas issue de la sélection naturelle et elle n’est pas équipée de l’instinct de survie. Son potentiel créatif est ainsi très faible, du fait même de la nature de sa conception. Elle n'a pas connu non plus les stades liés à l'avancée en âge, stades qui nous modifient considérablement et nous font avancer. L'IA est d'ailleurs incapble de comprendre l'idée de l'âge d'une personne !

Avec l’instinct de survie, il y a les émotions. Et ces émotions prennent toujours part à nos choix décisifs, que ce soit les émotions négatives (peur, dégoût, honte, tristesse, colère) que les émotions positives (joie, bien-être, empathie…). Et l'émotion de grandir telle que nous venons de l'évoquer ci-dessus. Quoi que l’on fasse, l’IA ne pourra jamais ressentir ces états, indissociables de la puissance de vie et de l’instinct de survie qu'elle n'a pas.

III – La condition humaine est étrangère à l’IA

Ceci est le troisième argument.

Si l’on pouvait dresser un profil d’une vie humaine standard, on listerait un certains nombres de choses que l’IA ne peut pas acquérir :

- nos buts dans la vie (bonheur, vérité, justice, liberté),

- nos moteurs (confiance, désir, volonté),

- nos méthodes (intuition, sensibilité, imagination, motivation, sens de l'effort et du dépassement),

- nos moyens (le savoir et l'ignorance délibérée de certaines choses, la mémoire et un certain oubli nécessaire, la vérité et l'art du mensonge et de la fiction incluant l'humour).

Dans cette liste, cherchez donc l'IA !

La conscience de la mort inévitable influe considérablement sur le comportement humain au point que ce dernier régle sa vie sur cette angoisse récurrente. Il deviendra croyant ou décidera de vivre vite (ou au contraire de se préserver au maximum pour durer longtemps). Il développera des valeurs et des croyances en réactions de l’idée de sa fin. Il développera des vertus pour gagner son salut, etc. L’IA en est incapable.

Autre exemple. Face à la souffrance, à son sentiment d’impuissance dans un monde infini et au sein duquel l’individu se sent fort peu de chose, l’être humain développe un égo, une volonté de puissance, ainsi que des mythes rassurants pour se donner de l’importance. Il développera va domestiquer sa propre nature, chercher à se dépasser. Il sera capable de sacrifice personnel ou d’héroïsme, deux idées inconcevables pour une machine qui n’a pas cette force issue de la nature. C’est ainsi que l’individu acquiert de la valeur à ses propres yeux, démarche nécessaire pour sa survie mentale et pour la construction de son identité. Chez l’IA au contraire, pas d’égo ni de volonté de puissance, ni d’identité forgée à la force des épreuves et dans la confrontation aux autres et aux aléas de la vie.

Quant au libre arbitre aussi, l’homme, la femme, peuvent choisir de diriger leur attention comme ils le décident : pour écouter un interlocuteur malgré le brouhaha ambiant, pour écouter une musique, pour regarder une chose qui l’intéresse , pour reconstituer un souvenir et le revivre (voir Proust). L’être humain choisit ses centres d’intérêt et définit en conséquence le champ de son attention et donc aussi le champ de sa conscience. L’IA est attentive seulement à ce que pour quoi on l’a progammée.

Enfin, il y tout l’aspect relationnel qui fait l’intelligence humaine. Un humain qui vivrait solitaire depuis toujours n’aurait ni identité ni le sens du juste, parce qu’il ne serait jamais entré en interaction avec des congénères. Il serait comme une machine dite "intelligente" : sans identité propre (créée de façon empirique et « naturelle ») et sans justice, sans empathie non plus (elle sera seulement programmée, simulée !). On sait que les interactions jouent un rôle important dans la formation des intelligences humaines prises isolément ou collectivement. C’est ainsi que les humains aiment communier ou se déchirer en mettant en scène des enjeux qui amplifient leurs émotions. Les humains ont besoin d’émotion et, pour ce faire, ils créent beaucoup d’histoire, se font la guerre, etc. L’IA n’a pas en elle un instinct qui la pousse à rechercher les émotions fortes.

Et, puisqu’il faut aussi le dire, elle n’a pas de désir sexuel et ne connaît pas le plaisir physique. Pourtant, l’amour enrichit notre conscience et notre intelligence générale. L’IA est aussi stupide sur ce point-là. Avouez que cela fait déjà beaucoup de points sur lesquels l’IA n’égale ni l’homme ni l’animal. Ni même parfois le végétal. L’interaction c’est enfin l’amitié, l’amour. Depuis toujours elles mènent le monde. Qu’adviendra-t-il si à l’avenir elles ne font plus partie des facteurs et des paramètres qui dessinent les grands choix de nos sociétés, de nos lois, de nos existences ?

Tous ces manques, irrémédiables, font de l’intelligence artificielle dite forte une source de danger très inquiétante pour nous dans le futur. L'intelligence artificielle est stupide et à trop vivre à son contact, l'homme risque de le devenir aussi. Il risque de perdre des points de QI (on dit que cela a déjà commencé) et pas seulement cette forme d'intelligence mesurable, mais sa sensibilité et son imagination aussi. Quand un être dépend avant tout de lui-même pour survivre et faire ses choix difficiles, sa souffrance et ses efforts participent au développement de son intelligence grâce aux réponses ingénieuses qu'il doit élaborer dans son autonomie totale pour faire face à tout cela. Mais s'ils se reposent sur des algorithmes pour prendre des décisions et sur les choix qu'on lui propose grâce aux traces laissées dans son ordinateur, il perd en capacité de jugement et en étendue d'entendement.

La machine n’aura jamais cette relation avec l’univers et le cosmos, cette communion avec la nature et avec notre corps. Elle n’a pas le sens de la danse, ni de la transe, ni la joie créatrice. Elle ne sentira jamais la palpitation de la vie, la sève de toutes choses, ni les sensations propre à l'intimité (trouble amoureux, pudeur, honte...). Il est une question, grande source de la philosophie et des sciences, qu'avec l'IA, l'homme pourrait ne plus se poser, une question qui pourtant l'a de tous temps accommpagné et a suscité la curiosité de son esprit : la question "pourquoi ?"

 


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174 réactions à cet article    


  • L'Astronome L’Astronome 9 janvier 09:45

     
    Le seul fait d’accoler deux mots antinomiques dans l’expression « intelligence artificielle » crée un oxymore. C’est donc stupide.
     


    • Taverne Taverne 10 janvier 21:29

      @L’Astronome

      Effectivement, « intelligence artificielle » n’est pas synonyme d’intelligence. L’adjectif a toute son utilité. Il n’est pas ajouté par hasard mais pour contrecarrer la force du premier terme.

      Une chose n’est jamais intelligente, c’est un principe de base philosophique, il me semble.


    • bob14 bob14 9 janvier 09:46

      L’IA c’est le miroir de l’homme..incapable de se suffire à lui même..alors il invente sa propre destruction !


      • JL JL 9 janvier 09:58

        ’’l’IA est à la fois stupide et dangereuse.’’
         
         « Il ne faut pas avoir peur des gens méchants, ce sont de pauvres diables comme les autres. Les imbéciles seuls sont vraiment redoutables. » Jean ANOUILH,
         
        En l’occurrence, ce n’est pas l’IA qui est dangereuse : aucun outil, aucune arme ne sont dangereux : c’est celui qui s’en sert qui est, à l’occasion, dangereux.
         
         Savez vous pourquoi la logique binaire s’est imposée ? Parce qu’elle a été essentiellement un outil comptable entre les mains du capital. La pensée comptable est une pensée binaire.


        • JL JL 9 janvier 23:28

          @FreeDemocracy
           
           ’’le principe d’une IA c’est d’être autonome’’

           On aurait libéré les IA ? On aurait aboli l’esclavage des outils ? On ne me dit rien à moi !
           
           smiley
           

           


        • philippe baron-abrioux 9 janvier 10:37

          @l’auteur ,

           Bonjour ,

           il y a peu de temps encore qui n’a pas prononcé ces mots : « je ne suis pas qu’un numéro ! » ?

           encore moins longtemps : « elle a bon dos l’informatique  ! »

           les chiffres , les nombres , sont devenus les repères mis à contribution dans une foule de domaines signifiant progrès , facilitation , libération , sans que cela soulève beaucoup d’inquiétudes ou de révoltes .

           nous avons plus ou moins admis que les sciences qui les utilisaient et parfois même les manipulaient constituaient des avancées « notables » dans notre marche vers le progrès , jamais encore vraiment défini .

          aujourd’hui , ces mêmes sciences avec ces mêmes chiffres et nombres, qui ont quand même permis que des hommes soient capables par accumulation insensée de faire exploser la planète et d’y tuer la moindre parcelle de Vie , nous proposent un nouveau compagnonnage avec un ersatz d’humain doté d’une intelligence artificielle dont certains vantent toutes les possibilités , capables de pallier tous les manques constatés dans l’ensemble de ce qui jusqu’à maintenant constitue la vie d’un humain du 21 ième siècle grâce à ses interventions( on l’espère ) pratiques et bienveillantes .

           je me permets d’évoquer un petit problème concernant cet « ersatz d’humain » : quel serait son statut juridique qui permettrait d’invoquer sa responsabilité éventuelle en cas de « bugg » ou de faille dans son fonctionnement ?

           aura t on un jour à entendre la complainte si souvent entendue : « c’est indépendant de notre volonté ! » ?

           cet ersatz aura t il une « volonté autonome » ? et si oui , comment pourra t on le rappeler à sa « responsabilité » voire sanctionner ses erreurs ?

           n’oublions pas quand même pas qu’il serait un intervenant dans des situations d’interactions : je ne suis pas persuadé de pouvoir accepter d’interagir avec cet « ersatz d’humain » quelle que soit sa présentation esthétique .

           la VIE est belle , l’univers en constante expansion et vive les « sciences dures » appliquées à des êtres ,nous mêmes , assez mous depuis bien longtemps !

            bonne fin de journée !

           P.B.A 

           

            


          • pipiou 9 janvier 12:22

            Bon, le défaut de l’Intelligence Artificielle c’est qu’elle est artificielle, Waoh !

            Et c’est pour ça qu’elle est dangereuse ?


            • pemile pemile 9 janvier 13:48

              @pipiou « Et c’est pour ça qu’elle est dangereuse ? »

              Quand on arrive à lui faire prendre une banane pour un grille pain ? 

              https://www.numerama.com/tech/318604-un-sticker-mis-au-point-par-des-ingenieurs-de-google-parvient-a-detourner-lattention-dune-ia.html


            • Taverne Taverne 9 janvier 15:01

              @pipiou

              Une caractéristique est qualifiée ou non de défaut selon la perspective que l’on se donne. Si l’on voit l’IA comme une simple machine destinée à seconder l’homme, son caractère artificiel n’est pas un défaut, c’est seulement une caractéristique. Mais si on met de l’IA partout et que cette IA décide à notre place, nous impose des choix prédéterminés, si on lui attribue une intelligence humaine, alors là on peut voir qu’elle a un défaut. Son défaut criant d’humanité doit nous inciter à ne pas en dépendre. Et ce n’est pas seulement l’humanité qui fait défaut à l’IA, c’est aussi tout ce qui est propre à la vie et qui permet à celle-ci de s’augmenter et de se préserver. 


            • foufouille foufouille 9 janvier 13:43

              donc la science actuelle ne peut que rester au même niveau.


              • Ouam Ouam 9 janvier 17:55

                @foufouille
                j’ai l’impression de remonter dans le passé
                C’etais mes potes photographes qui m’expliquaient tous et en masse que j’etais completement frappadingue en leur expliquant que « demain » (cad dans 20 ans+ tard) la pelloche n’existerai plus, ou serai une exeption, que le numérique serai de rigueur.

                Rires et quolibets de tous poils, j’ai eu le droit a ’« tout » smiley
                un peu comme ce que je lis ici au sujet de l’IA...la nature des « certitudes » etait la meme....
                Ma dolorean avec - 20 ans au compteur...
                 
                Sauf que certains lorsqu’ils m’on recroisé un peu plus tard ne rigolaient plus du tout....
                par contre mon petit sourire en coin, il le voyaient ...
                 
                Pour l’IA, c’est evidemment le meme chemin qui sera parcuru, je ne doutes pas une sec que l’IA demain dépassera a 95% l’humain
                C’est vrai que les improductifs gratte papier ca les fait grave fllipper, ils se racontent des belles histoires en y croant a fond, comme mes potes photographes à l’époque
                Je les compends un peu parce qu’il ne leur restera plus rien, ils seronts doublement remplacés.
                 
                Par les machines d’un coté, et par les autres peuples culturellement .
                 
                Dans ces deuxs cas ils auronts manqué de lucidité et d’anticipation sur un avenir tracé,
                que seul un égocentrime et une vanitée démesurée permets peut etre d’ignorer.


              • Self con troll Self con troll 10 janvier 10:44

                @Ouam
                Tu as parlé du temps des chevaux qq part (charrue, diligence vs tracteur, train.) Inutile de faire des combats d’arrière garde. Juste une remarque plus bas.
                La voiture autonome embarquera x caméras à processeur. Les images seront segmentées, analysées dans tous les sens, la machine sera bien plus physionomiste que la moyenne, aucun doute.
                Elle fera malgré tout des accidents. Bien moins que les chevaux et que les conducteurs, si c’est bien fait.Mais quand je fais une connerie avec mon cheval, je peux savoir d’où elle vient. En général, mauvaise communication. Comment trouver l’erreur qu’a faite la VA ?


              • foufouille foufouille 10 janvier 12:09

                @Self con troll
                « Comment trouver l’erreur qu’a faite la VA ? »
                on dirait du shawford.


              • Self con troll Self con troll 10 janvier 13:11

                @foufouille
                Tu tombes bien, toi. T’as pas vu passer la DeLorean ?


              • pemile pemile 9 janvier 14:08

                @Taverne « L’intelligence artificielle est stupide et à trop vivre à son contact, l’homme risque de le devenir aussi. »

                Bizarre comme expression, cela personnifie l’IA, non ?

                C’est plus un risque de fainéantise, qu’un charpentier utilise une calculette pour trouver une racine carré qui représente la longueur d’une poutre (hypoténuse) c’est utile, par contre, utiliser une calculette pour une simple addition smiley


                • Taverne Taverne 9 janvier 15:23

                  @pemile

                  Oui, « trop vivre à son contact », qu’ai-je voulu dire par là ?

                  Je suppose que j’ai voulu signifier que l’IA doit rester un outil et ne pas interférer dans les rapports humains ni prendre la place de l’humain aux moments des choix et des décisions à prendre. Là, par exemple, nous sommes dans un rapport humain, bien que nous soyons séparés par la distance, par un écran et par un clavier, nous sommes dans un rapport humain. La relation est un peu faussée, mais la relation reste humaine, vu que ni l’écran ni le clavier ne pense pour nous ou ne guide notre pensée. Mais, si pour quelque raison que ce soit, on vient interposer l’IA entre nous, alors le rapport n’est plus humain. Ce serait être trop en contact avec l’IA...

                  De plus, ne vaut-il pas mieux être plus en contact avec la nature, la réalité, notre conscience intérieure, et les êtres humains, qu’avec une IA ?


                • Sparker Sparker 9 janvier 15:19

                  Et bien l’IA va nous contraindre à évoluer, à dépasser nos contingences car l’IA ne pourra jamais attribuer du « sens » à ce qu’elle préconisera, ce sera toujours le résultat d’un calcul, d’une analyse (a moins que je ne capte pas bien la réalité de l’IA)
                  Elle fera mieux que nous ce que nous faisons de moins bien, gérer nos intérêts matériels terrestres.
                  Le jour ou une IA aboutira au fait qu’il faille universaliser les ressources naturelles comme seule solution (exemple) pour favoriser un développement global plus homogène, ce sera une conclusion d’analyse (même bien plus complexe que la pensée de Macron), que fera t-on ?

                  Pour le faire à notre niveau va falloir retourner au sens que l’on donne aux pensées et aux actes.


                  • Aristide Aristide 9 janvier 17:39

                    Comment peut on être aussi péremptoire dans son jugement quand on connait la complexité de ce que regroupe le terme générique d’Intelligence Artificielle.


                    Des systèmes experts, des réseaux de neurones, de la force brute, du machine et deep learning, de la logique floue,... enfin toutes ces approches de l’IA qui ont leurs réussites, leurs domaines et bien sur leurs échecs et leur limites. 

                    l’IA est encore dans ses débuts, comment peut on avancer d’aussi abruptes affirmations ?

                    • Aristide Aristide 9 janvier 19:03

                      @FreeDemocracy


                      Heureusement que vous êtes là pour me dire de réfléchir. Vous êtes trop fort, vous savez ... ou vous croyez savoir. Donner la vie à du plastique ? Vision assez ... simpliste pour ne pas dire simplette de ce qu’est l’IA, mais bon.

                      La conscience morale serait donc indépendante de tout apprentissage ? De tous dispositifs de mémorisation ? De toutes expériences vécus ? Serait donc une création divine ? Et le discernement est acquis sans avoir aucun apprentissage ?





                    • Georges VALGEORGES Georges VALGEORGES 9 janvier 17:51

                      Affirmer des choses et argumenter c’est plutôt bien, à condition qu’il y ait un rapport réciproque entre les deux actions... même en relisant je n’arrive pas à vous suivre, votre intelligence stratosphérique m’est inaccessible. Plutôt que pointer ce qui pose problème au niveau de l’argumentation, essayons de deviner l’avenir.

                      L’I.A va arriver, plus vite que ne pouvons l’imaginer car elle est depuis longtemps parmi les humains dans sa forme primitive. Par exemple : depuis 50 ans nous avons des chaudières qui régulent automatiquement la température de nos maisons. Cela, nous apporte du confort et nous permet de consacrer plus de temps à d’autres activités. Nous sommes habitués à déléguer nos corvées à des automatismes (le ver est dans le fruit).

                      L’I.A arrivera parce qu’elle nous sera présentée comme la marche inéluctable du progrès et surtout parce que c’est dans l’intérêt du capital. C’est parce qu’elle apportera des améliorations dans la vie des humains (efficacité, conditions de vie, de sécurité,...) que le développement de l’I.A. sera acceptée.

                      Mais soyons rassurés l’I.A sera très obéissante. Même si elle peut simuler en une fraction de seconde toutes les possibilités d’un problème, il y aura toujours des sécurités pour empêcher certaines actions, donc, elle obéira toujours exactement aux ordres des hommes les plus puissants.

                      Avec un peu de chance, nous réussirons à utiliser l’I.A pour l’intérêt général, ce qui pourrait permettre à l’homme de s’extraire en partie de la matière et de s’élever spirituellement. Sinon,... ça ne sera agréable pour personne.


                      • pemile pemile 9 janvier 18:14

                        @Georges VALGEORGES "Mais soyons rassurés l’I.A sera très obéissante"

                        Obéissante tout en étant stupide ?


                      • Aristide Aristide 9 janvier 19:08

                        @FreeDemocracy


                        Cela ne se programme pas, Programmer la psychologie !!! En voilà de la réflexion sur l’IA.
                        Votre problème est que vous ne connaissez rien de toutes les voies de recherche sur ces domaines et que vous portez un jugement définitif sur un sujet que vous ne connaissez pas.

                        Pour le reste, il y a bien longtemps que sur ces domaines on ne parle plus de programmation ...



                      • Aristide Aristide 10 janvier 11:08

                        @FreeDemocracy

                        Votre réponse ne fait que confirmer votre méconnaissance complété de ce qu’est l’IA. Mais bon, essayez de vous renseigner sur les recherches, les réussites et les échecs, vous verrez beaucoup plus clair et vous sortirez peut être de cette bouillie mélangeant tout et n’importe quoi.



                      • foufouille foufouille 10 janvier 12:12

                        @FreeDemocracy
                        je confirme également ta connerie profonde datant de 1900 avec le TGV qui fait s’envoler les vaches.


                      • Attilax Attilax 9 janvier 18:07

                        L’IA est un passage obligé pour nous amener à la prochaine évolution humaine, du moins selon les GAFA. Ils veulent supprimer la mort, justement, et nous amener progressivement à devenir des machines. Bientot l’humanité augmentée, puis juste des machines... Vous avez tort de croire qu’une intelligence robotique ne pourrait pas dépasser la notre : c’est en train d’arriver, et très très vite. D’où l’inquiétude de savants comme Stephen Hawking à ce sujet. Les futurs processeurs quantique vont pouvoir calculer des milliards d’opérations complexes à la secondes, aucun cerveau humain ne pourra rivaliser. Les chaînes de neurones informatiques vont etre de plus en plus performantes, inter-connectées et similaires aux nôtres. Google a racheté toutes les boites de neurosciences qui comptaient dans le monde, ils comptent avoir fini la cartographie complète du cerveau en 2040, et prétendent être capables d’ici là de dupliquer la totalité d’un esprit humain sur un disque dur (ou l’équivalent de l’époque) !
                        Vous avez raison de dire que l’intelligence artificielle ne sera pas humaine : leur projet final, c’est de créer un dieu.
                        On peut dire beaucoup de choses de ce projet, qu’il est dingue, que c’est un crime contre l’humanité, qu’il est ridicule, qu’on ne serait plus des hommes, mais une chose est certaine : Google Apple Facebook Amazon et Microsoft ont les moyens de leurs ambitions, et ils ne semblent pas partager votre avis...
                        Regardez les gens le matin dans le RER et osez me dire que la connexion homme-machine n’a pas déjà commencé. Puçage prévu pour les années à venir.


                        • pemile pemile 9 janvier 18:23

                          @Attilax « osez me dire que la connexion homme-machine n’a pas déjà commencé »

                          Quel rapport entre la connexion homme-machine (géniale pour les handicapés) et l’IA ?


                        • Attilax Attilax 9 janvier 18:58

                          @pemile

                          Outre la compréhension profonde de notre cerveau, son codage, et les innombrables applications qui pourraient en découler ?
                          L’immortalité, avec tout ce qui en découle : le voyage spatial, l’interconnexion des cerveaux clonés, une mémoire commune, que sais-je : une nouvelle évolution ? Pour gérer un esprit humain dans sa totalité, il va bien falloir être capable de développer une IA très balaise ET une connexion homme-machine totale. C’est pas mon opinion, hein, c’est ce que j’ai compris de ce que veulent les différents patrons des GAFA. Enfin, ils ne sont pas d’accord sur tout, mais il y a plein de points communs et de passerelles. et le fait est qu’ils y travaillent d’arrache-pied, et que de nombreux neuro-scientifiques pensent que leurs projets seront réalisables techniquement d’ici quinze ans. On verra bien !


                        • Aristide Aristide 9 janvier 19:16

                          @Attilax

                          Vous avez raison, il y a beaucoup de voie de recherche, de nombreuses aboutiront surement à des impasses, des limites infranchissables, mais d’autres voies seront ouvertes et explorées. Parier aujourd’hui d’une impossibilité de « nature » entre intelligence humaine et IA est me semble t’il très hasardeux.

                          Il faudra aussi préciser de quoi on parle en terme d’intelligence humaine et là on n’est pas près d’en voir la fin.



                        • pemile pemile 9 janvier 20:33

                          @Attilax "Pour gérer un esprit humain dans sa totalité, il va bien falloir être capable de développer une IA très balaise ET une connexion homme-machine totale« 

                          Transformez un humain (ou un animal) en zombie et le »piloter« par implants, ou l’inverse, piloter un exo-squelette, semble effectivement sur les rails, mais cela n’a toujours rien à voir avec une »intelligence artificielle"


                        • Ouam Ouam 9 janvier 21:27

                          @pemile
                          parce que ca va avec permile.
                           
                          comme l’autofocus (l’évolution materielle si tu veut) et le capteur (l’évolution logicielle) bon c’est pas un super exemple mais je cherches un exemple qui allie les deuxs, l’un etant au service de l’autre,
                          ou vu autrement lors d’un remplacement d’un membre tu peut te servir de l’ia pour l’anticipation possible du mouvement (l’expertise de l’aquis cad l’optimisation de celui ci) si tu préfere ce 2eme exemple.

                          Je me range avec l’avis d’ attilax et hopkins, ils sonts amha dans le dur du sujet,
                           c’est un sujet ou il faudra rester tres vigilant.

                          les autruches qui n’y croient pas sonts les memes de 100ans en arriere qui ont nié l’existence de la moisonneuse batteuse possible un jour, rivetés au cul de leurs bourrins.


                        • Ouam Ouam 9 janvier 21:41

                          @Attilax
                          c’est juste sur les quinze ans ou je ne vous rejoins pas dans l’analyse....
                          je verrai 30 ou plus, mais je peut me gourrer, loin d’affirmer que j’ai raison, ni certitude, je me réfere que au connu de la projection de l’avancement des courbes technologiques habituelles du passé.
                           
                          Et pour le clonage d’un esprit , je le percoit encore bien plus loin (au mois 50 ou 100)
                          car ca deviens tres complexe la notion de conscience et de libre arbitre sans appentissage préalable.

                          pour le reste je suis d’accord.


                        • pemile pemile 10 janvier 00:08

                          @FreeDemocracy « votre propos n’a AUCUN sens »

                          Comme votre usage des majuscules ?

                          « les handicapés sont l’humanité entière ? »

                          Pour les transhumanistes ?


                        • Attilax Attilax 10 janvier 00:11

                          @pemile
                          Je ne parle pas de ça. Je parle d’une puissance de calcul suffisante pour pouvoir reproduire notre système de pensée et le dépasser. C’est quoi l’ADN si ce n’est un code informatique biologique définissant tous nos paramètres ? C’est quoi votre cerveau si ce n’est un processeur, un super-calculateur biologique ? C’est quoi un corps si ce n’est une interface vers l’extérieur et les autres ? Vous saviez qu’il y a un an, ils ont « inventé » deux nouvelles lettres à l’alphabet du génome : X et Y, en plus des traditionnels G, A, T, C. Ils ne savent même pas encore ce qu’ils vont en faire. De nouvelles bactéries, de nouvelles formes de vie semi-artificielles... Les mathématiques sont le langage de Dieu, disent les physiciens. Imaginez qu’on puisse se passer du biologique. Vous vous cassez un bras ? Vous changez la pièce. Plus de maladie, plus de vieillesse, plus de handicap, plus de mort, plus besoin de manger, ni de respirer, ni de pisser ou de chier. C’est un projet assez incroyable, qu’on y adhère ou pas. Et ne me parlez pas de sensibilité ou d’émotions qu’on perdrait : vous croyez vraiment qu’il est impossible de quantifier une émotion et de la reproduire ? C’est quoi une émotion ? De la drogue, libérée par votre cerveau au moment opportun. Calmants, speeds, aphrodisiaques, notre corps est le plus gros producteurs de drogues au monde. On peut transférer ça en algorithmes, ou en tout cas on pourra dans pas longtemps. C’est la Matrice en Marche ! Et en devenant cette saloperie, on va coloniser la galaxie. Enfin ça, c’est ce qu’ils voudraient. Moi je crois surtout qu’on va disparaître, surtout si on crée une IA vraiment balaise et autonome : la première chose qu’elle comprendra, c’est que le problème c’est nous... Même mon gamin de 11 ans l’a déjà compris.


                        • pemile pemile 10 janvier 00:27

                          @Attilax « C’est quoi l’ADN si ce n’est un code informatique biologique définissant tous nos paramètres ? »

                          L’épigénétique nous montre que c’est bien plus que ça.

                          « Je parle d’une puissance de calcul suffisante pour pouvoir reproduire notre système de pensée et le dépasser »

                          Je ne pense pas que la vie, sa capacité à évoluer et à perdurer depuis quelques milliards d’années, a quoi que ce soit à voir avec une « puissance de calcul »


                        • Attilax Attilax 10 janvier 02:03

                          @pemile

                          Ah bon ? L’ADN n’est pas un code de programmation (les OGM n’existent pas) et l’intelligence humaine n’a rien à voir avec la puissance de calcul du cerveau (on bat un ordi fastoche aux échecs) ? Petit rigolo !

                          Alors pourquoi parviennent-ils à le reproduire et à l’améliorer ?
                          Pourquoi investissent-ils des milliards pour fabriquer des processeurs quantiques, si ce n’est pour faire tourner leurs réseaux de puces neuronales ?
                          Pourquoi font ils une cartographie complète du cerveau ?
                          Pourquoi le groupe Bilderberg pense-t-il remplacer 80% des métiers actuels par des IA d’ici 20 ans, y compris les métiers « intellectuels » ?
                          Il faudrait vite leur dire que la puissance de calcul ne sert à rien, ils vous en seront tous reconnaissants à l’ère des big datas et des simulations quantiques permettant de comprendre, par exemple, la création de l’univers.
                          Vous me parlez de vie biologique, moi je vous parle de vie artificielle. Je pense donc je suis, vous vous rappelez ? Une maxime cartésienne bien française qui va se révéler plus d’actualité que jamais dans les années à venir... L’évolution continuera, mais elle sera cartésienne et plus seulement biologique. Pourquoi pas ? C’est pas plus con qu’autre chose...


                        • pemile pemile 10 janvier 04:46

                          @Attilax « L’ADN n’est pas un code de programmation »

                          Non, c’est plutôt de l’information utilisée par la cellule pour synthétiser des molécules.

                          Un neurone est une cellule contenant le même code génétique qu’une cellule du foie, du coeur ou de la peau.

                          « Petit rigolo ! »

                          Merci de revenir au sujet, le rire, l’humour ou l’agressivité sont de très bons exemples qui sortent du domaine de la puissance de calcul, qui serait pour vous, la base de l’IA smiley (Mais l’est pour le calcul statistique comme le rappelle Ciriaco)


                        • Aristide Aristide 10 janvier 11:29

                          @pemile


                          Je crois que le sujet posé par l’article est faussé par la position ridicule consistant à poser des postulats, des limites indépassables, ... 

                          Actuellement nous sommes au tout début de l’IA, de nouvelles pistes étaient limitées par les techniques, depuis l’augmentation de la puissance de calcul on a vu la « force brute » utilisée pour défier des champions d’échecs ou de go et gagner. Mais bien sur dans un domaine ou cette force est efficace : un jeu aux règles fixes, des stratégies connues, ... Force brute assez inutile quand il s’agit de système complexes aux régles variables, où l’apprentissage est important, ...

                          Sur d’autres domains, les systèmes experts à base de moteur d’inférence permettent de donner une expertise à des opérateurs qui ont à construire des processus complexes. J’ai dans un passé récent mis en place un système expert pour guider les opérateurs dans la résolution de pannes sur un système informatique, pannes d’exploitation.

                          Enfin, on voit bien que les circuits neuronaux, le deep learning et autres voies avancent et offrent déjà services, faillibles bien sur, ... Des échecs ou des impasses surement.

                          Il est à parier que toutes ces voies fourniront des opportunités pour faire que l’IA sortent des laboratoires. Comme on commence à voir sortir les systèmes de conduite automobile autonome, la reconnaissance faciale, les aides aux opérations chirurgicales, ... 

                        • Christian Labrune Christian Labrune 10 janvier 11:39

                          Et ne me parlez pas de sensibilité ou d’émotions qu’on perdrait : vous croyez vraiment qu’il est impossible de quantifier une émotion et de la reproduire ? C’est quoi une émotion ?
                          ...................................................................... ............
                          @Attilax
                          Je suis tout à fait d’accord avec votre propos, comme devrait l’être n’importe quel esprit curieux qui se serait efforcé de comprendre quelque chose à l’informatique.

                          Le problème, quand on regarde ce qui s’écrit sur l’IA, c’est que nos contemporains, malgré quantité de publications et même de documentaires destinés à la vulgarisation, n’ont toujours rien compris aux principes de base sur lesquels reposent les avancées techniques dont nous sommes témoins. Durant ces cinq dernières années, depuis les algorithmes d’analyse des big data, des progrès décisifs et tout à fait inattendus ont été réalisés dont la plupart de nos contemporains n’ont pas la moindre idée.

                          Nous ne sommes déjà plus des homo sapiens, nous sommes déjà des hommes « augmentés » et je pense aussi que l’humanité telle qu’elle est n’ira plus bien loin, sans voir pour autant dans l’émergence probable d’une IA forte avant le milieu de ce siècle une sorte d’apocalypse : les grands rêves génocidaires sont nés dans des cervelles extrêmement primitives rongées par les passions tristes qui affectent la créature accablée de sa propre impuissance. L’homme biologique est appelé à disparaître assez vite, mais l’intelligence et la connaissance progresseront, ce qui est bien l’essentiel. Parodiant Verlaine, j’oserai dire : qu’importe le support, pourvu qu’on ait l’intelligence.
                           


                        • Aristide Aristide 10 janvier 11:46

                          @Christian Labrune

                          Durant ces cinq dernières années, depuis les algorithmes d’analyse des big data, des progrès décisifs et tout à fait inattendus ont été réalisés dont la plupart de nos contemporains n’ont pas la moindre idée.


                          Et malheureusement des articles sont publiés ici par des auteurs qui sont dans ce cas de méconnaissance complète du sujet..

                        • pemile pemile 10 janvier 12:04

                          @Aristide « Enfin, on voit bien que les circuits neuronaux, le deep learning et autres voies avancent et offrent déjà services »

                          Bien d’accord, ce sont des nouveaux outils utiles.

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