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Accueil du site > Tribune Libre > La Déclaration Balfour : Cent ans de larmes et de sang pour le peuple de (...)

La Déclaration Balfour : Cent ans de larmes et de sang pour le peuple de Palestine

« L’apartheid l’annexion, les déplacements de masse et les sanctions collectives sont devenus l’essence des politiques de l’Etat israélien » 

Richard Falk Ancien rapporteur spécial de l’O.N.U.

« Celui qui m’a transformé en réfugié m’a transformé en bombe »
Mahmoud Darwich ( Immense poète palestinien)

 

Il y a cent ans jour pour jour un ministre britannique du nom de Balfour décidait de spolier un pays de sa Terre pour la donner à des individus qui pour la plupart ne sont pas nés en Palestine mais en Europe centrale ; Comme cela sera le cas de l’idéologue du sionisme Théodore Herzl journaliste hongrois comme cela sera le cas de Jabotinsky et de tous les dirigeants israéliens qui sont dans leur immense majorité des ashkénazes peut-être des natifs russes, ukrainiens moldaves qui faisaient partie du royaume Khazar dont on sait que le roi s’est converti au judaïsme, évènement relaté par Arthur Koestler dans son ouvrage : « la treizième tribu d’Israël ». Ce sera le début de la plus grande catastrophe du peuple natif de Palestine 

Qui sont ces Palestiniens qui refusent de disparaître ?

 Pour la période récente le calvaire de Ghaza Au-delà de la religion et de l’ethnie, ce sont des hommes et des femmes qui meurent, ce sont des enfants qui vivent dans la hantise de mourir. Souvenons-nous de décembre 2008 à Gaza : 1 300 morts Gazaouis dont 400 enfants : et 13 soldats israéliens. Les Palestiniens sont 10 millions et connaissent une importante diaspora. Plus de 4 millions d’entre eux ont le statut de réfugiés, suite à l’exode palestinien de 1948 et à la guerre des Six Jours. 2,6 millions vivent en Jordanie, 1,2 million en Israël, 500.000 sur le continent américain, tandis que le reste est réparti dans le Monde arabe. Seuls 3,7 millions vivent dans les « territoires palestiniens » (Bande de Gaza, Cisjordanie et Jérusalem-Est). Le Conseil national palestinien a proclamé l’indépendance d’un État de Palestine le 15 novembre 1988 à Alger, mais n’est pas reconnu par l’ONU (bien que la déclaration soit, elle, « prise en compte » par la résolution 43/177 de l’Assemblée générale des Nations unies, votée le 15 décembre 1988. Le 7 juillet 1993, les accords dits d’Oslo sont signés et établissent un accord de principe entre Israël et les Palestiniens représentés par l’OLP. Ils arrêtent le principe d’une future autonomie palestinienne à Jéricho et à Gaza. Le 13 septembre 1993, en présence du président Bill Clinton, Yasser Arafat et Yitzhak Rabin signent une déclaration élaborée à Oslo qui aboutit à la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël Depuis, plus rien… La colonisation bat son plein. La Cisjordanie est de plus colonisée . On parle de 500.000 israéliens dans les territoires occupés. L’actuel gouvernement israélien fort du soutien américain aidé en cela par ses lobbys de par le monde ne veut rien entendre. Le monde est tétanisé les Arabes devant le fait accompli commencent à dialoguer avec Israël des alliances contre nature se font entre l’Arabie saoudite et l’Etat sioniste. Il en sera ainsi du Maroc du Koweit du Qatar qui a des degrés divers ont des relations avec l’Etat israéliens Cent ans après Theresa May contre toute logique et discernement, décide de fêter ce génocide à bas bruit avec le bourreau israélien actuel Benyamin Netanyahu sous les protestations molles de Mahamoud Abbas qui aurait du être invité tant il parait complice depuis dix ans la normalisation actuelle.

Que dit la Déclaration Balfour ?

 Comme lu sur Wikipédia nous avons uen vue d’ensemble de l’atmosphère qui prévalait en plein première guerre mondiale. Le contexte était assez délicat. Il fallait battre les Allemands et les Anglais les Français avaient aussi des « visées pétrolières. » : « La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte datée du 2 novembre 1917 et signée par Arthur Balfour, Elle est adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), éminence de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste, aux fins de retransmission. « Cher Lord Rothschild, J'ai le grand plaisir de vous adresser, de la part du Gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante, sympathisant avec les aspirations juives sionistes, déclaration qui, soumise au cabinet, a été approuvée par lui. : « Le Gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un Foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politiques dont les Juifs disposent dans tout autre pays. Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste » (1)

Pourquoi les Anglais donnent ils aux Juifs une Terre qui ne leur appartient pas ?

Les Anglais à l'instar de Dieu promettent aux Juifs une seconde fois une Terre, qui ne leur appartient pas ! Est-ce par philanthropie voire judéophilie ? En fait ce sont de sordides marchandages pour la gloire de l’empire britannique en mauvaise posture durant la guerre : « À l'aube de la Première Guerre mondiale, la Palestine fait partie de l'Empire ottoman. C'est l'une des dernières régions que garde l'Empire en déclin, Il est malgré tout l'un des Empires centraux engagés dans le conflit, Les grandes puissances traduisent leur convoitise par des visées différentes : La Grande Révolte arabe de 1916-1918 brise l'État ottoman et ouvre plusieurs flancs dans les zones arabes. Plusieurs raisons différentes ont été évoquées pour justifier la décision de Lord Balfour d'engager l'Empire britannique dans le sionisme. C'est l'époque du « Grand Jeu », selon l'expression de Rudyard Kipling, pour maîtriser les zones riches en pétrole et protéger l'accès aux Indes. Les Allemands cherchent à achever le chemin de fer Berlin-Bagdad. La campagne de Mésopotamie (1914-15) par les forces britanniques et indiennes cible les gisements de pétrole du Koweït et de Bassorah. Les accords Sykes-Picot, confirmés par le Traité de Sèvres, confirment le tropisme pétrolier » (1).

 « Le don aux juifs de la Palestine ferait partie d'un plan plus large de contrôle des routes commerciales dans le cadre de ce Grand Jeu. Si l'Irak est proche du Golfe Persique, et donc de l'Inde, la Palestine est proche du canal de Suez en Égypte. D'après Jacob Yeredor, une Palestine en partie juive assure une présence d'origine européenne au Moyen-Orient, région arabe et principalement musulmane. Le mouvement sioniste est une partie prenante dans ces efforts et offre plusieurs solutions au niveau politique, militaire, économique et journalistique. Au niveau politique depuis 1897, le monde juif est politiquement représenté par le mouvement sioniste créé par le journaliste hongrois Théodore Herzl et représenté en Angleterre durant la guerre par le scientifique russe Chaim Weizmann. Selon le Premier ministre de l'époque Lloyd George, dans ses Mémoires remercier Chaim Weizmann pour la synthèse de l'acétone, un composant de la cordite ( explosif) » (1)

« La solution était de les faire se battre dans une légion. La Légion juive comme proposé par le journaliste ukrainien Vladimir Jabotinsky recrutant les réfugiés russes en Angleterre et aux États-Unis, et les réfugiés de terre sainte au Caire sous administration britannique. Au niveau économique, Chaim Weizmann avait trouvé un procédé pour synthétiser l'acétone nécessaire à la fabrication de la dynamite de façon beaucoup moins chère, ce qui lui valait l'amitié du ministre chargé des fournitures militaires. Le coup médiatique de la déclaration Balfour ainsi que la prise de Jérusalem dans la foulée représentait finalement une motivation pour les Juifs de choisir le camp britannique. Il faut faire remarquer que les Juifs de 1914 étaient très patriotes et se battaient autant pour la France que pour L'Allemagne » (1)

Enfin pour Jonathan Schneer, historien américain et auteur du livre "La déclaration Balfour", estime qu'Israéliens et Palestiniens ont "tous les deux raison". "Les Israéliens la considèrent comme la pierre angulaire de la naissance d'un Etat juif et les Arabes comme celle de leur dépossession et de leur misère", Les dirigeants britanniques de l'époque estimaient en effet que la communauté juive était capable de les aider à gagner la Première Guerre mondiale en raison de son influence supposée dans les finances et en Russie » (1)

« La déclaration Balfour s'inscrit en contradiction avec les engagements pris auprès des nationalistes arabes qui revendiquent un grand État indépendant (accords Hussein-McMahon en 1915). Le soulèvement arabe fut stratégiquement soutenu par les puissances de l'Entente, en ceci qu'il affaiblissait considérablement l'Empire ottoman. Ils prolongent en fait les accords Sykes-Picot, conclus secrètement en 1916, qui prévoyaient la mise sous tutelle internationale des possessions ottomanes au Moyen-Orient Lors du démantèlement de l'empire ottoman, le monde arabe s'attendait à l'indépendance promise, mais une partie de la population prend connaissance de la déclaration qu'on essayait de lui cacher. (…) Cependant, la conférence de San Remo (1920) ne satisfait aucune des demandes arabes. Les mandats britannique et français en Irak, Syrie, Liban et Palestine remplacent la domination turque sur une grande partie du territoire revendiqué par les panarabistes. En outre, ils permettent l'enracinement du mouvement sioniste, désormais soutenu par l'Empire britannique ». (1)

La symbolique fondatrice pour Israël et destructrice pour la Palestine de la déclaration

   On l’aura compris, cette déclaration est appréciée différemment d’une façon positive par Israël qui y voit la superstructure fondatrice de l’Etat et un motif de lamentation pour les Palestiniens dont les leaders n’ont pas été des espérances de leur peuple. : «  La déclaration Balfour, est saluée par Israël comme ayant contribué à la fondation du pays mais critiquée par les Palestiniens comme une étape majeure de la catastrophe qui les a privés de leurs terres "Même si l'Etat d'Israël n'aurait pas vu le jour (en 1948) sans l'implantation (juive qui l'a précédé), sans sacrifice et sans une volonté de se battre pour lui, l'impulsion internationale a indéniablement été la déclaration Balfour", a déclaré M. Netanyahu. (…) Pour le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, la Grande-Bretagne devrait s'excuser pour "une injustice historique qu'elle a commise contre notre peuple" et devrait "la corriger au lieu de la célébrer". (…) "Si quelqu'un doit choisir cinq documents qui ont façonné l'histoire et l'existence d'Israël, la déclaration Balfour doit en faire partie", assure Paula Kabalo, directrice de l'Institut de recherche Ben-Gourion pour l'étude d'Israël et du sionisme. Les Palestiniens jugent la déclaration, qui mentionne que "rien ne doit être fait qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives existantes en Palestine", comme colonialiste et même raciste. Elle a été écrite "comme si les Palestiniens n'existaient pas", s'insurge Nabil Shaath, un des principaux conseillers du président Mahmoud Abbas » (2). 

La falsification de la réalité

« Que dit la déclaration : « Sa majesté envisage de donner un home aux juifs en Palestine. » Bruno Guigue nous explique comment la complicité traditionnelle avec le sionisme des médias européens fait que le choix des mots est à la pour brouiller les repères. Il écrit : « La lecture occasionnelle du Figaro permet parfois de dénicher quelques perles ! Je cite : “La Déclaration Balfour est l’un des documents diplomatiques les plus importants de l’histoire du Moyen-Orient au XXe siècle : la promesse d’un foyer national juif en Palestine ; le sionisme politique obtient une garantie juridique internationale” (Véronique Laroche-Signorile, 31/10). Voilà qui est fort, très fort même. Faire passer la Déclaration Balfour pour une “garantie juridique internationale” relève carrément de l’exploit conceptuel. (…) Pour Londres, ce texte poursuivait un double objectif. La Première Guerre Mondiale battait son plein, et il s’agissait de rallier à l’Entente l’opinion juive mondiale. En déposant ce présent aux pieds du mouvement sioniste, on comptait obtenir le soutien enthousiaste des juifs américains. Mais ce n’est pas tout. Parrainé par l’Empire britannique, le foyer national juif devait en devenir le bastion avancé au cœur du Moyen-Orient. La Déclaration Balfour, en réalité, est un acte unilatéral qui relève de la politique impériale britannique. C’est pourquoi ce texte n’offrait aucune “garantie juridique internationale” à qui que ce soit. Mal nommer les choses interdit de les comprendre, la lettre de Balfour est précisément la négation de toute garantie légale internationale. Elle acte la dépossession des propriétaires légitimes d’une terre qui est offerte à la prédation sioniste en violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La Déclaration Balfour, c’est le viol colonial de la Palestine arabe, et rien d’autre » (3).

Bruno Guigue déconstruit ensuite élégamment les mots utilisés en allant porter le fer dans la plaie à à savoir le colonialisme européen toujours à la manœuvre et qui voit dans l’occupation raciste selon nous de la Palestine, une façon de sous traiter le job. « (…) Ce qui est au cœur de la Déclaration Balfour, c’est le colonialisme européen dans son affligeante banalité. Elle distingue en effet deux populations qui ne sont pas logées à la même enseigne. La première se voit reconnaître des droits politiques, tandis que la seconde (90% des habitants) est balayée d’un trait de plume. La première est un sujet, la seconde un simple objet. Pour les définir, on emploie la négation. Ce sont des “populations non juives”, et non des populations arabes. Le texte les prive de toute existence positive (.. ;) Que les Arabes conservent leurs coutumes, du moment qu’ils n’entravent pas la marche du peuple juif vers la souveraineté ! Contre les Palestiniens, la Déclaration Balfour a exercé une violence symbolique de longue portée. L’Empire a fondu, mais le sionisme s’est imposé par la force. La violence du texte colonial n’a cessé d’exercer ses méfaits depuis un siècle, culminant en une tentative d’oblitération que seule la résistance du peuple palestinien a pu mettre en échec(3 ).

Nous pourrions y trouver une analogie avec les textes de Camus notamment dans « L’étranger » où l’Arabe c’est ce qui entoure l’européen il n’a pas de visage, c’est le creux de la réalité

Comment est vécu l’évènement du centenaire Le racisme toujours d’actualité ?

Selon que l’on se place du côté israélein ou de celui des palestiniens, l’appréciation est différente : « Dans le Jerusalem Post, l’historien israélien Eli Poeh rappelle que la déclaration Balfour n’a pas toujours été aussi largement célébrée dans l’Etat hébreu. Il note que dans les années 90, elle avait quasiment disparu de la conscience collective. Mais la concomitance de ce centenaire, quelques mois après l’anniversaire du demi-siècle d’occupation israélienne en Cisjordanie, souligne une certaine continuité et galvanise chaque position. Pour l’ex-députée israélienne travailliste et politologue Einat Wilf - la place prise par le centenaire côté israélien s’explique, au-delà du symbolisme de l’anniversaire, en réaction à ces campagnes palestiniennes. « Pour beaucoup d’Israéliens, cela revient à remettre en cause l’existence même d’Israël. D’où le besoin de célébrer cette première grande victoire diplomatique, très importante symboliquement, mais qui n’est que ça. Lord Balfour n’a pas créé Israël, ce sont les sionistes, par leurs sacrifices et efforts après le congrès de Bâle, qui l’ont fait. » (4)

« A l’inverse, Aïda Touma-Suleiman, députée de la Liste unifiée, qui fédère les trois grands partis arabes à la Knesset, estime qu’il y a un lien direct « entre la lettre de Balfour et la Nakba [la « catastrophe » en arabe, désignant l’exode et les tueries de Palestiniens en 1948, ndlr] ». Elle note que la rhétorique « colonialiste et raciste » de la déclaration Balfour, qui désigne les Palestiniens comme un ensemble épars de « communautés non juives », trouve encore des échos dans la controversée et maintes fois reportée « loi sur la nationalité », qui entend statuer définitivement sur la nature juive de l’Etat israélien et devrait être examinée à la Knesset cet hiver. « Dans les deux cas, les Palestiniens, habitants indigènes de ces terres, sont regardés comme une population inférieure à qui l’on dénie une identité nationale », ajoute-t-elle. Pour Mahmoud Abbas, « Balfour a dépossédé de leurs droits les Palestiniens et initié des décennies de persécution ».  Le mouvement islamiste Hamas qualifie, lui, la déclaration de « crime du siècle ». (4)

Cisjordanie, la cohabitation malgré tout

 C’est par ce type de titre que Les médias français font ce qu’ils peuvent pour normaliser le fait accompli. Ils ne tarissent pas d’adjectifs élogieux pour signaler des associations microscopiques de juifs israéliens et de palestiniens qui collaborent ensemble. Ainsi Paris Match nous présente une situation idyllique « tout le monde est beau tout le monde est gentil » : « Chaque jour, des milliers de Palestiniens et d’Israéliens se côtoient dans les territoires occupés. Dans un océan d’hostilité, quelques îlots de conciliation fleurissent. Plusieurs dizaines de voitures, garées en file indienne, bordent la propriété de l’agriculteur Ali Abu Awad en cette fin de journée de juin. Nous sommes au carrefour du Goush Etzion, à quelques kilomètres de Bethléem, au cœur de la Cisjordanie occupée. Ce soir, Ali a rassemblé une poignée de ses amis pour un iftar un peu particulier. Palestiniens et Juifs israéliens vont partager ce repas qui marque la rupture du jeûne, Nous sommes au centre Karama («  dignité  » en arabe), un lieu de rapprochement entre Palestiniens et Israéliens, fondé par Ali Abu Awad et ses partenaires colons, membres de l’association Roots («  racines  »). Depuis l’été 2014, le groupe tente d’établir un dialogue pacifique entre voisins. «  Les colonies sont illégales mais elles sont là. C’est une réalité  », explique Ali. (…) Né il y a quarante-quatre ans dans une famille très politisée, réfugiée après la guerre de 1948, le jeune Ali va rapidement marcher dans les pas de sa mère, militante et activiste de l’OLP . Lors de la première Intifada (1987-1993), ils sont arrêtés et condamnés à quatre années de prison. «  Nous étions enfermés dans deux centres différents. Après trois ans, j’ai demandé à voir ma mère. Les autorités ont refusé. Nous avons alors commencé ensemble une grève de la faim. Au bout de dix-sept jours, les Israéliens nous ont accordé le droit de nous rencontrer. Quelques mois plus tard, ils seront relâchés dans le cadre des accords d’Oslo. (…) Le déclic survient lorsqu’il entre en contact avec une mère juive qui vient de perdre son fils dans le conflit. Il explique  : «  Israël a parfaitement réussi à me montrer les tanks, les soldats, les check-points, la violence, mais il aura fallu trente-deux ans pour que je voie pour la première fois des larmes juives. Depuis, Ali n’a cessé d’œuvrer pour la réconciliation à travers la non-violence, et milite pour «  une vraie vision, de vraies actions sur le terrain  » (5)

L’artiste Banksy organise une "cérémonie d'excuses" en Cisjordanie

 Dans l’indifférence général il ya tout de même des prises de conscience. C’est le cas de L'artiste britannique Banksy : « qui a organisé mercredi une « cérémonie d'excuses » devant son hôtel en Cisjordanie occupée à l'occasion du 100e anniversaire de la déclaration Balfour qui a ouvert la voie à la création de l'Etat d'Israël. Dans une mise en scène surréaliste et sarcastique, une cinquantaine d'enfants palestiniens ont été reçus pour prendre le thé avec une actrice déguisée en reine d'Angleterre. Derrière eux, sur le mur de séparation israélien qui coupe la Cisjordanie, le mot « SORRY » a été gravé, en dessous de « Er » (Elizabeth Regina). Ce centenaire est célébré en Israël, où ce texte est considéré comme un acte ayant encouragé les Juifs à émigrer vers la terre de leurs ancêtres et préfiguré la création de l'Etat hébreu en 1948. Pour les Palestiniens, en revanche, la déclaration marque le début d'une « catastrophe » qui a conduit des centaines de milliers d'entre eux à abandonner leurs maisons lors de la guerre ayant abouti à la création d'Israël et qui s'est poursuivie par l'occupation de la Cisjordanie. « Ce conflit a causé tant de souffrances de tous les côtés. Le gouvernement britannique a déclaré qu'il marquerait « avec fierté » l'anniversaire jeudi, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, invité à participer à un dîner à Londres avec son homologue britannique Theresa May. 

Même certains hommes politiques ont montré leurs réticences, c’est le cas de Jérémy Corbin : Nul doute qu’ils sont visés. « Convié à célébrer les cent ans de la déclaration de Balfour, il a décliné l’invitation. Il est depuis accusé d’antisémitisme.  une polémique vient d’éclater avec chantage à l’antisémitisme à la clé. L’ambassadeur israélien à Londres Mark Regev a immédiatement réagi sur la BBC en déclarant que « ceux qui opposent la Déclaration de Balfour démontrent quel genre d’extrémistes ils sont » et que « s’opposer à Foyer national juif, c’est penser qu’il faut détruire Israël. » Jeremy Corbyn essuie les attaques du lobby sioniste depuis qu’il a pris la tête du parti travailliste en 2015 ». (7) 

La dernière reddition avant la disparition de la Palestine en tant qu’Etat

On apprend que le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir depuis une décennie à Gaza, a cédé mercredi à l’Autorité palestinienne le contrôle des points de passage vers l’Egypte et Israël, Désormais, aux termes de l’accord de réconciliation négocié par l’Egypte, l’Autorité palestinienne, entité internationalement reconnue supposée préfigurer un Etat palestinien indépendant, doit prendre d’ici au 1er décembre le contrôle total de Gaza. (…) Israël impose un blocus à l’enclave depuis une décennie en citant la nécessité de contrôler le Hamas, qu’il considère –ainsi que l’Union européenne et les Etats-Unis– comme une « organisation terroriste » et contre lequel il a mené trois guerres depuis 2008. Depuis 2013, l’Egypte a également largement fermé sa frontière, accusant le Hamas de soutenir l’insurrection jihadiste qui ensanglante le Sinaï contigu à Gaza. (…) Les principales factions palestiniennes doivent se rencontrer au Caire à la fin du mois pour discuter de la formation d’un gouvernement d’unité. Israël a toutefois prévenu qu’il rejetterait tout gouvernement d’unité comprenant le Hamas, tant que le mouvement islamiste ne désarme pas et ne reconnaît pas le droit à l’existence d’Israël » (8).

Le courage de dire la vérité

Je propose aux lectrices et lecteurs cette sublime vidéo où le droit est affirmé en même temps qu’est dénoncé la manipulation grossière même au sein de l’enceinte des Nations Unies . Ainsi A la veille de la déclaration de Balfour le délégué israélien aux Nations Unies prenant prétexte que l’Unesco a décidé de commémorer l’holocauste, s’est intronisé président de séance et a imposé une minute de silence au nom de la mort de six millions de juifs de la main d’Hitler. Les délégués très gênés ont mis du temps à réagir et à se lever pour certains. La parole fut ensuite donnée à la déléguée cubaine qui a fait une véritable leçon en dénonçant l’amalgame et le hod up d’une mission dévolue au président de séance qui a laissé faire le délégué israélien. La délégué cubaine au bord des armes a fait un procès en règle de ces procédés et a demandé par souci d’équité au président de bien vouloir permettre l’observation d’une minute pour les victimes palestiniennes. Comme un seul homme les délégués applaudirent longuement et le président s’est rattrapé en déclarant : « bonne comparaison » (9)

Assurément ce ci du cœur de cette grande dame vaut plus que cent discours et surtout a plus de poids que toutes les déclarations sans lendemain aussi bien des biens pensants qui se gargarisent de droits de l’homme - de l’homme blanc dirait l’humoriste Dieudonné - ainsi que les potentats arabes avachis et qui regardent ailleurs pour ne pas indisposer Israël et l’empire

Conclusion

La création de l’État palestinien, aux termes des Accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon l’accord de septembre 1993 de Washington. Nous en sommes loin. Le 24 septembre 2011, le président Mahmoud Abbas demande officiellement à la tribune des Nations unies l’adhésion de l’État palestinien à l’ONU La demande a été rejetée. On aurait pensé à un Etat binational de tout ses citoyens sans apartheid comme l’avait proposé en leur temps Hannah Arendt ou Martin Buber. Rien de cela ne se fera ! Car Israël se veut un Etat juif, ce qui veut dire qu’à terme, même les Arabes israéliens n’ont pas vocation à rester dans un Etat juif, ce qui ouvre la porte à une autre Nakba..

Un siècle après la Déclaration de Balfour. Rien ne pointe à l’horizon si ce n’est la promesse faite aux Israéliens par Donald Trump pendant les élections de faire transférer l’’ambassade israélienne de Tel Aviv à Jérusalem capitale éternelle d’Eretz Israël D’ici là, de compromission en compromission, il ne restera rien des quelques lambeaux du bantoustan en peau de léopard actuel. Les Palestiniens seraient, alors, bien contents d’être repoussés loin dans le désert du Néguev. Gaza n’est pas loin. Le Grand Israël sortirait du mythe pour s’imposer dans l’histoire. 

 

1. https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_Balfour_de_1917

2.https://www.romandie.com/news/ZOOM-Un-siecle-plus-tard-la-declaration-Balfour-divise-toujours-Israeliens-et-Palestiniens/858380.rom 

3.Bruno Guigue https://www.facebook.com/notes/bruno-guigue/d%C3%A9claration-balfour-la-violence-du-texte/1238286819650104/

4.http://www.liberation.fr/planete/2017/11/01/balfour-cent-ans-d-encre-et-de-sang-au-proche-orient_1607288

5.Michaël Blum Sébastien Leban http://www.parismatch.com/Actu/International/Cisjordanie-la-cohabitation-malgre-tout-1382288

6.http://www.parismatch.com/Actu/International/Centenaire-de-la-declaration-Balfour-Banksy-organise-une-ceremonie-d-excuses-en-Cisjordanie-1383644

7.https://lemuslimpost.com/centenaire-declaration-balfour-corbyn-refuse-diner-netanyahu.html

8.https://assawra.blogspot.fr/2017/11/le-hamas-cede-lautorite-palestinienne.html

9. https://www.facebook.com/712856672200051/videos/872211339597916/

 

Professeur Chems eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 


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121 réactions à cet article    


  • popov 4 novembre 17:36

    Invasion du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord par les meutes de hyènes mahométanes : 14 siècles de sang et de larmes pour les adeptes d’autres religions.



    • samy Levrai samy Levrai 5 novembre 10:39

      @popov
      Tu crois que ce sont les mahometants qui ont détruit l’Afghanistan , l’Irak , la Syrie, la Libye, le Yémen , ... ? ces dernières années...

      Sont ils responsables des deux guerres mondiales ? de ce qui c’est passé dans les Amériques en terme de genocide ? 
      C’est tellement beau l’objectivité du club de blancs chrétiens d’apartheid

    • OMAR 5 novembre 17:00

      Omar9

      @popov
      .
      Tu joues à la perfection la diversion, en éludant les spoliations des terres palestiniennes par des crapules sionistes, tout en visant une confrontation entre chrétiens et musulmans.
      C’est du réchauffé, que cet idiot de Rabbin Ron Chayya avait déjà annoncé :
      https://www.youtube.com/watch?v=xp-XfFbFzNc


    • SilentArrow 6 novembre 08:37

      @samy Levrai et OMAR

       
      La conquête et la presque totale élimination des chrétiens d’Orient par les islamiques, c’est bien pour les islamiques et c’est mal pour les chrétiens.
       
      La reconquête du territoire d’Israël par les juifs, c’est bien pour les juifs et c’est mal pour les islamiques.

    • OMAR 6 novembre 09:36

      Omar9

      @SilentArrow
      .
      Vous attribuez à l’ensemble des musulmans, les actes crapuleux que commettent des assassins, des barbares, des djihadistes de merde qui vocifèrent « Allah Akbar » ou qui braient qu’ils agissent au nom de l’Islam.
      La terre appartient à l’Humanité, et il n’y a pas d’Islamie, de Christianie, de Judéie, de Hindouie, ou de Athéie.
      Et le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord n’échappent pas à cette Vérité.
      Les chrétiens, les juifs et tous les croyants ou non croyants peuvent et doivent vivre là où ils sont nés et personne n’a le droit physique où moral de les déloger.
      Ce qui est aussi valable pour les musulmans.
      Cela me désole que des chrétiens d’Orient soient contraints de s’exiler au risque de se faire assassiner et ils ont toute ma solidarité et ma compassion.
      L’Occident a le devoir moral de leur assurer leur protection surtout qu’il possède les moyens matériels à cet effet, et non pas les encourager à immigrer, comme on le constate.
      D’ailleurs, c’est ce qu’il a réalisé pour le Sud Soudan.
      Mais ce même Occident préfère encourager la spoliation de la terre palestinienne au profit de hordes khazars venues d’Europe centrale pour déloger la population locale en l’exilant ou en l’exterminant.
      Et là, c’est inacceptable et condamnable.
      L’ère des conquêtes religieuses est révolue....


    • samy Levrai samy Levrai 6 novembre 09:45

      @SilentArrow
      Le bien et le mal ça n’est pas pour les neuneus binaires et bigots ? 

      Ça ne sert pas a attaquer les autres dans la psyché neocon ?

    • Christian Labrune Christian Labrune 6 novembre 13:12

      Invasion du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord par les meutes de hyènes mahométanes : 14 siècles de sang et de larmes pour les adeptes d’autres religions.
      ...................................................................... ........
      @popov

      On prête cette maxime à Joseph Goebbels, ministre de la propagande du Reich :

      « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge. Répété dix mille fois, il devient une vérité. »

      Les antisémites de tout poil, qui ont nécessairement quelque parenté avec l’idéologie hitlérienne, ne serait-ce que par leur nostalgie des objectifs de Wannsee, ont fait leur ce principe débile, et c’est au moins le troisième article que je lis depuis quelques jours, destiné à cautionner servilement les délires séniles de la vieille ganache de Ramallah.

      Cette fuite en avant dans la sottise, prétendant faire croire à l’existence d’une nation palestinienne, laquelle n’aura jamais existé que dans la propagande, est allée si loin avec les dernières résolutions votées à l’UNESCO, qu’elle aura nécessairement des conséquences funestes pour un « peuple » dont le seul incontestable ciment, depuis maintenant des dizaines d’années, est le recours obstiné à la violence terroriste la plus cruelle et répugnante.

      La politique américaine après Obama a enfin pris en compte cet aspect du très vieux conflit, et les états européens commencent à s’interroger sur le bien-fondé des aides allouées à des « Palestiniens » qui, pour moitié, servent à pensionner des familles de tueurs de femmes et d’enfants. Les mensonges se fissurent en Occident, et les états sunnites de la région commencent à en avoir vraiment ras-le-bol d’une « cause palestinienne » où le mufti de Jérusalem, ami des nazis qui avait échappé au tribunal de Nüremberg, les avant englués dès 1955 à la conférence de Bandung.

      Goebbels était par trop optimiste : ses « vérités » fabriquées n’auront duré que peu d’années. La propagande pro-palestinienne connaîtra vite à peu près le même destin.

      Aux ignorants qui ne connaissent pas grand chose à la fin de la domination ottomane et à l’histoire d’un mandat britannique à partir de septembre 1923 sur un diverticule misérable de l’ancien empire, lequel ne valait que par sa position stratégique , je conseille vivement la lecture d’un Palestinien qui connaît mieux la Palestine et les objectifs hégémonique de l’islam que n’importe qui sur AgoraVox :

      Waleed al-Husseini « Une trahison française - Les collaborationnistes de l’islam radical dévoilés ».
      Le bouquin comporte plus de 270 pages. C’’est évidemment plus long qu’un article de pure propagande, mais si on ne veut pas rester idiot, il faut consentir à des efforts. On trouvera à cette page des articles de présentation et quelques extraits :

      https://la-voie-de-la-raison.blogspot.com/2017/03/une-trahison-francaise.html


    • simazou 6 novembre 14:16

      @OMAR

      Le Talmud affirme que toutes les haines sont curables sauf celles qui proviennent de la jalousie. L’être envié n’est même pas en mesure d’apaiser celui qui le jalouse : au contraire, plus il s’efforce de manifester gentillesse et générosité, et plus la jalousie de l’autre grandit : non pas seulement en raison de sa richesse, mais aussi parce qu’il est une personne meilleure.

      Ainsi, que la jalousie soit ou non couronnée de succès, elle n’en entraîne pas moins la destruction, y compris de l’être envieux lui-même. Dans tous les cas cependant, la jalousie finit par détruire la personne qui s’en nourrit. Bien qu’elle soit le plus souvent vile et destructrice, la jalousie est aussi est aussi une noble stimulation. Maïmonide affirmait en substance que, sans les fous et les jaloux, le monde ne serait pas construit.


    • SilentArrow 6 novembre 15:43

      @samy Levrai


      Le bien et le mal ça n’est pas pour les neuneus binaires et bigots ?

      Ouais, ouais, ouais... et pour les mahométans.

      Je n’ai fait que mimiquer un raisonnement d’âne de « savant islamique ».

      Si cela vous a échappé, c’est votre problème.



    • SilentArrow 7 novembre 02:02

      @OMAR


      Vous attribuez à l’ensemble des musulmans, les actes crapuleux que commettent des assassins, des barbares, des djihadistes de merde qui vocifèrent « Allah Akbar » ou qui braient qu’ils agissent au nom de l’Islam.

      Où ai-je écrit ce que vous dites ?


    • Jonas 4 novembre 18:19

      "Il y a cent ans jour pour jour un ministre britannique du nom de Balfour décidait de spolier un pays de sa Terre pour la donner à des individus qui pour la plupart ne sont pas nés en Palestine mais en Europe centrale"

      La Palestine était quasiment désertique, une province délaissée de l’empire ottoman avant que les juifs ne la peuplent et ne la rendent prospère, en y construisant des villes modernes à la pointe de la technologie (Tel-Aviv,...), attirant les Arabes.

      Suffit de voir une carte de 1889-1914, avec les innombrables villages juifs sur le territoire palestinien.
      http://img.over-blog-kiwi.com/1/09/49/84/20151008/ob_171d0d_palestine-6.jpg

      Voici comment l’écrivain Mark Twain décrit la Palestine, après son séjour en 1867 :
      "Une région désolée dont le sol est suffisamment riche mais abandonné aux mauvaises herbes, une morne et silencieuse étendue.
      La désolation présente est telle que l’imagination la plus fertile ne pourrait gratifier ce paysage d’un semblant de vie ou de mouvement. Nous n’avons pas vu un seul être humain sur notre trajet. À peine ça et là un arbre ou un caroubier.
      Même l’olivier et le cactus, derniers amis des sols pauvres, semblent avoir déserté ce pays. Aucun peuple ne l’a considérée comme sa terre, son pays. Elle n’est plus qu’une province lointaine, pauvre et perdue, livrée à des nomades. Les forêts ont disparues, les villes tombent en ruine et pendant des siècles pas une ville nouvelle n’y sera construite. Par qui et pour qui le serait-elle ?"
      http://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1954_num_63_335_14349
      http://salvatore-comisi.over-blog.com/article-temoignage-de-palestine-par-mark-twain-5-46616241.html


      • William 5 novembre 11:19

        @Jonas
        Selon le recensement effectué par le gouvernement Ottoman en 1872 -avant la première alya, il y avait alors 382 000 habitants en Palestine, dont 85% musulmans ou druzes, 11% chrétiens et 4% juifs, la région connaissait une phase de développement. La vision d’un visiteur occidental aurait été la même pour la plupart des régions de cette partie du monde.


      • sarcastelle sarcastelle 5 novembre 21:54

        @Jonas

        .
        La Palestine était quasiment désertique 
        .
        MENTEUR
        .

      • Massada Massada 4 novembre 20:52

        2 novembre 1917, la Déclaration Balfour ou le jour le plus sombre des antijuifs



        • OMAR 5 novembre 17:12

          Omar9

          @Massacrada
          .
          Il n’y a d’anti-juifs que dans ta volonté d’en faire un fonds de commerce comme celui de la Shoah.
          Par contre oui, 1948 est l’année la plus sombre pour le peuple palestinien.
          Surtout que « Israël » devrait être créé au .... Kenya, et ce, à partir de 1903 !!!
          http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/08/28/1903-l-annee-ou-les-juifs-veulent-creer-israel-au-kenya_4739112_3212.html
          .
          La falsification de l’Histoire est un don inné chez vous....


        • Furtive Sentinelle Furtive Sentinelle 5 novembre 20:01

          @OMAR

          Manifestement Massada est un sayanim peut-être un membre de la Shabak division propagande car au moindre article sur Israël , il sort du bois !!!
          Cela étant, si le prétexte pour la création d’un état juif était la Shoah alors c’était à l’Allemagne de concéder un de leurs landers pour cette implantation !!!
          Ce ne sont pas les Palestiniens qui ont créé les camps de concentration.
          Maintenant, cela par mutation, l’armée occupante israélienne a fondé des territoires de concentration pour parquer les palestiniens Gaza, Cisjordanie et certains quartiers de Jérusalem ...


        • marceau 4 novembre 21:04

          -Cela m’a toujours fait marrer d’entendre, de lire les musulmans critiquer Israël, les sionistes et dénoncer la création, l’existence d’Israël et la situation que connaissent les palestiniens, minorisés, discriminés, chassés de chez eux, persécutés .

          -Mais ces musulmans ne réalisent pas,ou feignent d’ignorer que ce que vivent les musulmans au en Palestine, ressemble étrangement à ce que connaissent les chrétiens d’orient, tombés, depuis des siècles sous domination, sous colonisation musulmane, devenus ainsi étrangers dans leur propre pays, discriminés, persécutés, spolier par les occupants, par les colonisateurs arabo-musulmans , sans que cela ne dérange aucunement ces mêmes musulmans.


          • OMAR 5 novembre 17:20

            Omar9

            @marceau
            .
            Tu fais allusions au massacre de Srébrénica ?
            https://www.dailymotion.com/video/xsegr
            .
            Ou au bombardement de l’hôpital de Kunduz ?
            http://www.liberation.fr/planete/2015/10/04/kunduz-l-embarras-americain-apres-le-bombardement-de-l-hopital-de-msf_1396981
            Sinon, Hiroshima, Nagasaki, Dreden, Coventry, Verdun, la Shoah, les amérindiens, les aborigènes, le Rwanda, etc, etc, je te le jure, c’est pas les musulmans....


          • antiireac 4 novembre 21:10

            Le peuple d’Israël a su rendre cette contrée en un Eden  riche et riant mais il doit malheureusement lutter contre des barbares fascisants qui veulent le repousser à la mer.


            • samy Levrai samy Levrai 5 novembre 10:43

              @antiireac
              Un Eden riche et riant, les palestiniens se marrent tous les jours... . un pays riant avec des soldats en armes partout... un pays riant et assiégé...

              quand à la richesse elle se fait par l’exploitation de ressources non renouvelable qui ne leur appartiennent pas et le vol toujours plus important de terres.

            • antiireac 5 novembre 11:17

              @samy Levrai
              La terre d’Israël historiquement appartient aux juifs.


            • William 5 novembre 11:31

              @antiireac
              Toute terre appartient à ses habitants, ou alors si on veut faire prévaloir l’antériorité historique, les cananéens vont frapper à la porte.
              Vous pouvez à juste titre considérer qu’il y a eu une minorité juive en permanence au long des vingt derniers siècles en Palestine, ce qui a ouvert le droit à rétablir un état juif sur une partie du territoire, les populations qui ont été majoritaires au cours de ces siècles et jusqu’en 1947 inclus ne peuvent être pour le part privés d’un état qui leur soit dédié.


            • samy Levrai samy Levrai 5 novembre 12:14

              @antiireac
              Que dalle, personne ne retrouve quoi que ce soit du royaume de David et de Salomom... rien non plus de l’exode... et fait plus on creuse plus on s’aperçoit de la supercherie.

              La palestine est une terre arabe et les Israeliens viennent d’Europe de l’Est... les semites ne sont pas juifs...

            • antiireac 5 novembre 12:37

              @samy Levrai
              Je comprends que tu soit dépité par cette nouvelle mais les arabes sont bien les colonisateurs de ces terres et les israéliens bien des propriétaires historiques de ces terres ceci est prouvé par les écrits des historiens les plus sérieux ainsi que par les écrits historiques.



            • samy Levrai samy Levrai 5 novembre 12:51

              @antiireac
              Non mon pauvre, le club de blancs à l’origine de cette infamie, c’est bien moqué des juifs et des musulmans... il a créé un truc intenable qui ne peut que mal finir.

              L’archéologie , les tablettes sumériennes, les écrits egyptien, tout prouve que les juifs n’ont aucune legitimité sur rien dans cette partie du monde...
              Si tu crois ce que tu racontes , vas y prouve le nous ...
               

            • antiireac 5 novembre 13:34

              @samy Levrai
              Apparemment nous ne lisons pas les mêmes écrits et en tout cas nous n’avons le mêmes interprétations.

              Mais en tout cas ce qui est sûr ce que les juifs ont été les propriétaires bien avant les arabes

            • samy Levrai samy Levrai 5 novembre 13:41

              @antiireac
              Tu racontes vraiment n’importe quoi mon pauvre , la religion juive a commencé au 6 eme siècle avant JC... avant ils n’existaient même pas... et les arabes ont toujours été présent en Arabie ( étonnant non ?)... et toute l’Histoire juive de la Torah n’est qu’une vaste invention... comme je te disais , tous les écrits des veilles civilisations n’ont jamais jamais parlé de toute cette histoire... alors de David à Salomon pas de verité non plus... pas de Pharaon...pas d’exode, ... pas de Noé, pas de Moise, pas d’Abraham ..., pas d’adam et Eve..., pas de patriarches,...en fait rien quand on creuse le sol ou les textes... alors propriétaires ... comment dire ... voleurs plutôt.


            • antiireac 5 novembre 13:59

              @samy Levrai
              Je crois bien que c’est toi qui raconte n’importe quoi


            • samy Levrai samy Levrai 5 novembre 14:14

              @antiireac
              Tu devrais lire ce qu’il y a marqué dans l’article... Les juifs étaient quelques centaines au milieu de millions d’arabes ( musulmans ou pas) pendant toute l’histoire de la Palestine... 

              de plus ça commence par :
              « L’histoire ancienne du peuple juif n’est, à défaut de données archéologiques, connue jusqu’au ixe siècle av. J.-C. qu’à travers le récit de la Bible, dont la fiabilité historique est souvent remise en cause dans les milieux académiques » as tu des problemes avec le mot « academique » ?
              L’embêtant c’est que chaque découverte archéologique éloigne la bible de ce qu’il semblerait s’être passé... jamais de trace d’un peuple élu, de terre promise, meme d’implantations ( hors quelques fermes...)

            • antiireac 5 novembre 15:56

              @samy Levrai

              Tu devrais te pencher davantage sur le texte de Wikipédia ,il décrit bien l’histoire des juifs et non des arabes qui sont décrit comme des arrivants ultérieurs et qui ont profité des circonstances de l’histoire pour coloniser la terre d’Israël.
              Donc les arabes sont bien les colonisateurs de cette terre qui a donc bien appartenu historiquement aux juifs.

            • samy Levrai samy Levrai 5 novembre 16:04

              @samy Levrai
              Tous les habitants de la péninsule arabe sont des arabes et les juifs de l’origine serait donc des arabes eux aussi... mais les juifs ont toujours été une infime minorité... il semblerait même que la véritable origine des juifs serait yéménite, pas du tout la Palestine.

              Il n’y a aucune preuve archeologique, ni historique de ce que tu racontes et c’est là que le bas blesse... pas de trace de tous les heros de la bible ( ni de royaume juif...) dans les tablettes sumériennes , ni sur les hiéroglyphes égyptiens ... et ils écrivaient tout...
              Pas de terre promise, pas de peuple élu, juste une escroquerie.

            • OMAR 5 novembre 17:25

              Omar9

              @antiireac
              .
              Les sionistes ont autant de légitimité en Palestine, qu’ont les américains sur les terres de Sitting Bull et Géronimo.
              .

              D’ailleurs, c’est pour cela qu’ils sont liés comme cul et chemise....


            • mursili mursili 5 novembre 22:38

              @antiireac

              La terre d’Israël historiquement appartient aux juifs.

              Avec la Bible comme seul titre de propriété ? On pourrait aussi bien dire qu’elle appartient historiquement aux Cananéens, ou encore que Marseille appartient historiquement aux Phocéens, ou encore que New York appartient historiquement aux Algonquins,etc. C’est ainsi que les Magyars pourraient se dire historiquement propriétaires des régions d’Asie Centrale qu’ils habitaient avant de venir s’installer dans le bassin carpatique...
               


            • simazou 6 novembre 08:06

              @OMAR
              Je te fais remarquer que les amérindiens sont tous sionistes, et certains font leurs Bar-Mitvah. D’autres part tu n’arrêtes pas d’insulter tous ceux qui te contredisent, alors que toi même tu es une superbe merde avec diplôme certifié Hallal.

              Tu peux continuer à baver saumâtre de frustration et de jalousie, tu resteras un pauvre con !!


            • OMAR 6 novembre 09:51

              Omar9

              @simazou

              Des recherches sont entreprises dans le sol américain pour trouver des traces de l’empire hébraïque, des chandeliers ou quelques rouleaux de Thora qui justifieraient la sionisation des amérindiens et une future spoliation de cette contrée, car on ne sait jamais le cours que prendra l’Histoire en Palestine.
              Tu parles, Israël installé à Madagascar, en Ouganda ou au Kenya, ça n’a pas marché...
              Quant à mes insultes, et comme tu le constates, ce sont des merdes cashers comme toi qui débarquent sur le fil sans qu’on les sonne et qui y distillent leur logorrhée pestilentielles.
              Et comme aime à dire la bergère, t’es qu’un pauvre type....


            • simazou 6 novembre 12:40

              @OMAR

              Musulmane mais libre par Irshad Manji

              Dans la veine de la démystification de la question sioniste, dans son livre “Musulmane mais libre”, la journaliste d’origine indienne et de nationalité canadienne Irshad Manji, musulmane de religion, (entre de nombreuses autres questions passionnantes abordées) témoigne sur quelques pages du séjour qu’elle a effectué en Israël, et y démonte dans une analyse saisissante la propagande anti-sioniste en l’opposant tout simplement à la réalité israélienne, loin des fantasmes. Pages 174 à 183.

              ” (…) pourquoi percevons-nous, de façon croissante en Occident, Israël comme la vipère ? Ceux qui militent en faveur de la Palestine font grimper la teneur émotionnelle de leurs arguments. Peu désireux d’exorciser les petits démons de la conscience palestinienne, ils sont obligés de concocter des monstres toujours plus actifs autour d’elle. Voyez simplement le succès de la campagne qui a consisté à comparer Israël à l’Afrique du Sud de l’apartheid. 

              Avant mon passage à Ramallah, je cherchais des informations sur Promises, un documentaire nommé aux Oscars qui montre la vie des enfants arabes et juifs à Jérusalem. Plongés dans une rhétorique de l’affrontement, certains enfants changent néanmoins d’attitude après s’être rencontrés. Un partisan de la Palestine ne pouvait pas supporter une telle exhibition d’affection - ou le fait que deux des trois réalisateurs du film soient des Juifs américains. « Propagande de Sionistes de la deuxième génération, fulminait-il sur arabica.com. Si un documentaire avait été produit en Afrique du Sud pour mesurer l’intensité des sentiments entre Noirs et Blancs pendant la période de l’apartheid, peu de gens auraient décrit les mots de colère des Noirs contre les Blancs comme le signe d’un racisme noir. » 

              Comme vous le savez, à Ramallah, j’avais de nouveau entendu parler de l’Afrique du Sud. A mon retour à Toronto, j’ai appris qu’un groupe de soutien à la Palestine finançait un universitaire d’Afrique du Sud qui faisait savoir sur les campus des universités d’Amérique du Nord que Israël pratique l’apartheid. Au cours d’une conférence à l’université de Toronto - au Reichmann Family Lecture Hall - l’universitaire en question a fait un parallèle entre l’époque de l’apartheid et l’interdiction des mariages mixtes en Israël. (En réalité) Des couples mixtes, mariés ou non, peuvent vivre ensemble en Israël. C’est le mariage, en tant que cérémonie religieuse, qui ne peut avoir lieu dans le pays. Ce qu’il n’a pas mentionné, comme je l’ai découvert par la suite, c’est qu’un parlementaire juif avait récemment déposé une proposition de loi visant à introduire les mariages civils - et que les législateurs musulmans s’étaient alliés aux Juifs orthodoxes et ultra orthodoxes pour rejeter la proposition.

              Dans un Etat où règne l’apartheid, des députés arabes musulmans auraient-ils eu un droit de veto sur quoi que ce soit ? Avec 20 % seulement de la population, des Arabes seraient-ils éligibles pour un poste électif quelconque, s’ils étaient écrasés sous l’apartheid ? Est-ce qu’un régime d’apartheid accorderait le droit de vote aux femmes et aux pauvres dans les élections locales, ce que Israël a fait pour la première fois dans l’histoire en faveur des Arabes palestiniens ? Est-ce que la vaste majorité des citoyens israéliens arabes partíciperaient aux élections nationales, comme ils l’ont régulièrement fait ? Est-ce qu’un régime d’apartheid tolérerait plusieurs partis politiques arabes, comme le fait Israël ? Est-ce que le pouvoir judiciaire serait libre de toute interférence politique ? Aux élections d’avril 2003, deux partis politiques arabes furent disqualifiés pour avoir expressément soutenu le terrorisme contre l’Etat juif. La Cour suprême d’Israël a annulé la disqualification dans les deux cas. 

              Est-ce qu’un régime d’apartheid accorderait son meilleur prix littéraire a un Arabe ? Israël a honoré Emile Habibi en 1986, avant qu’une Intifada ait pu laisser penser que c’était une ruse politique. Est-ce qu’un régime d’apartheid encouragerait des écoliers qui parlent l’hébreu à apprendre l’arabe ? Est-ce que les panneaux indicateurs seraient dans les deux langues dans tout le pays ? Même le Canada, si fier de son bilinguisme, n’y est pas parvenu. 

              Est-ce qu’un régime d’apartheid abriterait des universités où Arabes et Juifs peuvent se rencontrer comme bon leur semble, ou des immeubles dans lesquels ils vivent côte à côte ? Est-ce qu’un régime d’apartheid accorderait des protections et des avantages sociaux à des Palestiniens qui vivent en dehors d’Israël mais travaillent à l’intérieur de ses frontières ? Est-ce que des organisations humanitaires pourraient travailler en toute liberté dans un régime d’apartheid  ? Elles le peuvent en Israël. En fait, chaque année, le Premier ministre répond sous serment au rapport fait par le plus important organisme des droits de I’homme en Israël.

              Par-dessus tout, dans un régime d’apartheid, les médias pourraient-ils discuter de la justesse morale de la politique du pays ? Est-ce qu’un journal hébreu, dans un régime d’apartheid, publierait l’article d’un Israélien arabe se demandant pourquoi « l’aventure sioniste a été un échec total » ? Publierait-il cet article le jour de l’indépendance d’Israël ?  

              Est-ce qu’un régime d’apartheid garantirait l’existence de la presse arabe la plus libre du Moyen-Orient, si libre qu’elle peut faire un usage abusif de ses libertés et perdurer ? Jusqu’a ce jour, Al-Quds, le quotidien de Jérusalem-Est, ne s’est pas rétracté en ce qui concerne une lettre antiisraëlienne, soi-disant écrite par Nelson Mandela, mais dont il est prouvé qu’elle a été écrite par un Arabe qui vit en Hollande. Même l’éminence grise du nationalisme palestinien, Edward Saïd, déclare sans ambiguïté que « Israël n’est pas l’Afrique du Sud… ». Comment le contraire serait-il possible, alors qu’un éditeur israélien a traduit en hébreu l’œuvre de Saïd, L’Orientalisme ? le conclurai ce point sur une question que Saïd lui-même adresse aux Arabes : « Pourquoi ne pas nous battre plus intensément pour la liberté des opinions dans nos propres sociétés, une liberté, inutile de le dire, qui n’existe presque pas ? » . 

              Je ne suis pas d’accord - il est utile de dire à pas mal de gens que les « libertés » arabes ne sont en rien comparables à celles qui existent en Israël. Les gens à qui il faut le rappeler sont ceux qui, aujourd’hui, poussent la comparaison avec l’Afrique du Sud un degré plus haut - en traitant Israël de régime nazi. Selon eux, les Sionistes commettent des crimes de pure haine raciale, cauchemar totalitaire qu’ils désignent du terme « sionazisme ». 

              Suite...


            • simazou 6 novembre 12:42

              @simazou

              Les ennemis jurés du sionazisme ont fait leurs débuts sur la scène internationale en août 2001. Au cours des forums qui ont précédé la Conférence mondiale des Nations Unies contre le Racisme à Durban, en Afrique du Sud, l’ordre des avocats arabes a fait circuler des bandes dessinées ou l’on pouvait voir des soldats israéliens aux dents de vampires avec des drapeaux nazis claquant au dessus de leurs casques. Un de ces soldats montait la garde devant la porte condamnée d’un bureau palestinien. Les planches qui condamnaient la porte formaient une croix gammée. 

              Un autre tract pro palestinien superposait la croix gammée et l’étoile de David. Le poster le plus malveillant qui circulait à Durban montrait Hitler méditant : « Et si j’avais gagné ? ». Sous le titre « Bonnes Choses », ce poster faisait dire au Führer : « II n’y aurait PAS d’Israël et PAS de sang palestinien répandu. A vous d’imaginer le reste. » Comment, toutefois, prétendre combattre le nazisme en faisant cause commune avec Hitler ? A vous d’imaginer la réponse.

               Je suis révoltée par le fait que ces tacticiens trouvent en Hitler d’autres sources d’inspiration. Ce n’est pas un hasard si, dans ces bandes dessinées qui circulaient à Durban, les soldats israéliens ont les dents sanglantes. Trop d’intellectuels, de journalistes et d’hommes politiques arabes et musulmans racontent à leur public que les Juifs sont des nazis parce qu’ils siphonnent le sang des enfants non juifs pour leurs cérémonies religieuses. Connue sous le nom de diffamation du sang, cette fiction était une des calomnies préférées contre les Juifs, propagée dans la publication nazie Der Stürmer. Par ce biais aussi, des calomniateurs d’Israël couchent avec Hitler. Ils copient les nazis afin de s’opposer à ce qu’ils appellent le nazisme. 

               Je ne comprends vraiment pas. Et leur absence de logique est tolérée aux échelons les plus élevés de la diplomatie. Un ministre de la Défense syrien publie des livres et produit un film dans lesquels il qualifie les Juifs de vampires. Pas en un sens métaphorique, figurez-vous ; des vampires, au sens littéral. Toutefois, loin d’avoir à s’ en expliquer à la Conférence mondiale des Nations unies contre le Racisme, la Syrie siège à la commission des droits de I’homme. Cela en plus du prestige acquis avec sa nomination au Conseil de Sécurité des Nations unies. Prêt pour le coup de grâce ? 

              Israël a été le seul pays au monde critiqué dans les documents officiels de la Conférence des Nations unies contre le Racisme. Pourquoi un décrochage moral aussi renversant ? Quelqu’un peut-il m’expliquer ? En fin de compte, je suppose que cela tient à la façon dont vous définissez le sionisme.

               Pour ses défenseurs, le sionisme représente le retour dans sa patrie d’un peuple historiquement persécuté et démographiquement déclinant. Mais pour ses adversaires, le sionisme est un racisme - une idéologie fomentée par de riches Juifs d’Europe qui ont investi sur l’idée que le « peuple élu » de Dieu pouvait voler la propriété d’autrui et la peupler grâce à la discriminatoire Loi du Retour. La loi s’applique à ceux qui partagent un trait exclusif : l’ascendance juive. Tout connue le Troisième Reich avait vanté la pureté de la race aryenne, Israël n’existe que pour entretenir le privilège biologique des Juifs. 

              Essayons de comprendre ce qu’il en est. David Matas, le célèbre avocat international des droits de l’homme, trouve qu’il est bizarre de rapprocher le sionisme et le racisme. « Les Juifs sont de toutes les couleurs, rappelle-t-il. Il y a des Juifs - les Falashas - qui, grâce à la Loi du Retour, ont pu être transportés d’Ethiopie en Israël.  » (note personnelle : ce qui leur a sauvé la vie !… car leur communauté en Ethiopie était menacée d’extinction par les persécutions qu’ils subissaient.) Ce qui me fait brusquement penser que si les militants pro palestiniens se souciaient d’être précis, leurs bandes dessinées diaboliseraient des soldats israéliens noirs. Pourquoi les méchants seraient-ils toujours les Blancs ? Ma question ramène à celle, plus importante, posée par Matas : la Loi du Retour qui inclut toutes les races peut-elle être légitimement qualifiée de « raciste » ? Bonne question. (…) 

              Sur la question de la citoyenneté, Israël opère une discrimination. De la même façon que le fait une politique de discrimination positive, Israël donne l’avantage à une minorité qui a connu historiquement l’injustice. En ce sens, l’Etat juif est un régime de discrimination positive. Les libéraux devraient adorer ça. 

              Est-ce que la discrimination positive des Israéliens en fait des nazis ? Soyons sérieux. (…) Israël est un des rares pays qui ait accueilli, puis donné la citoyenneté aux boat people du Vietnam qui demandaient l’asile politique à la fin des années 70. Je n’ai même pas à me demander ce qu’a fait la Syrie dans ce domaine.

              Venons-en maintenant à la preuve ultime concernant les accusations ridicules qui voudraient faire d’Israël un bunker hitlérien de la haine : c’est le seul pays du Moyen-Orient vers lequel les Chrétiens arabes émigrent volontairement. Ils y prospèrent, ils sont plus nombreux et plus diplômés dans les universités que les citoyens arabes d’Israël, et ils sont même globalement en meilleure santé que les Juifs. (…) Israël apporte, je trouve, plus de compassion dans la « colonisation » que ses adversaires n’en ont jamais apportée à la « libération ». L’Etat juif négocie les tensions ouvertement. C’est la matière même d’une démocratie authentique. Peut-on observer une démocratie sensée dans n’importe quel Etat islamique d’aujourd’hui ? ”  

              Irshad Manji : “MUSULMANE MAIS LIBRE “, Pages 174 à 183.  

              L’édition originale de son livre « The Trouble With Islam » est  traduite en français sous « Musulmane mais libre » Essai (poche). Paru en 03/2006.

               


            • simazou 6 novembre 12:50

              @OMAR : prenez en de la graine !!!!!!!!!

              Être Juif selon une romancière sud-africaine, militante sociale non Juive,

              Olive Schreiner,

               

              "De fait, il est difficile pour toutes les autres nation du monde de vivre en présence des Juifs. C’est irritant et très inconfortable. Les Juifs embarrassent le monde parce qu’ils ont fait des choses au-delà de l’imagination. Ils sont devenus des étrangers moraux depuis le jour où leur

              patriarche, Abraham, a introduit dans le monde les standards éthiques les plus élevés et la crainte de Dieu. Ils ont apporté au monde les Dix Commandements, que de nombreuses nations préfèrent défier. Ils ont violé les règles de l’histoire en demeurant vivants, contre les probabilités du bon sens et de l’évidence historique. Ils ont survécu à tous leurs anciens

              ennemis, dont de vastes empires tels que les Romains et les Grecs. Ils ont mis le monde en colère avec leur retour dans leur patrie après 2000 ans d’exil et après l’assassinat de six millions de leurs frères et sœurs.

               

              Ils ont exaspéré le genre humain en construisant, en un clin d’œil, un Etat démocratique que d’autres n’ont pas été capables de créer même en plusieurs centaines d’années. Ils ont construit des monuments vivants tels que le devoir d’être saints et le privilège de servir les fidèles de l’Un.

               

              Ils ont participé dans tous les efforts du progrès humain, que ce soit dans la science, la médecine, la psychologie ou toute autre discipline, et cela dans une disproportion totale avec leur nombre réel. Ils ont donné au monde la Bible et même leur « saveur ».

               

              Les Juifs ont enseigné au monde à ne pas accepter le monde tel qu’il est, mais à le transformer, et pourtant peu de nations ont voulu écouter. De plus les Juifs ont introduit dans le monde le Dieu unique, dont pourtant seule une minorité a accepté de tirer les conséquences morales. Ainsi les nations du monde réalisent qu’elles auraient été perdues sans les Juifs. Et pendant que leur subconscient essaie de leur rappeler combien la civilisation occidentale est encadrée en termes de concepts d’abord articulés par les Juifs, ils font tout leur possible pour les supprimer.

               

              Ils nient que les Juifs leur rappellent un but plus élevé de la vie et la nécessité d’être honorable, et ils font tout leur possible pour échapper à ses conséquences. C’est simplement trop à gérer pour eux, trop embarrassant à admettre, et par-dessus tout, trop difficile de vivre avec.

              Ainsi, les nations du monde ont décidé de nouveau de quitter ’leur’ voie de manière à trouver un bâton pour frapper les Juifs. Le but : prouver que les Juifs sont immoraux et coupables de massacre et de génocide, comme certains d’entre eux le sont.

               

              Tout cela de façon à cacher et à justifier leur propre échec à simplement protester quand six millions de Juifs furent conduits au massacre d’Auschwitz et de Dachau, pour effacer la conscience morale que les Juifs leur rappellent, et ils ont trouvé un bâton.

               

              Rien ne pouvait être plus gratifiant pour eux que de trouver les Juifs en lutte avec un autre peuple (complètement terrorisé par ses propres dirigeants) contre qui les Juifs, malgré leurs vœux les plus chers, doivent se défendre pour survivre. Avec grande satisfaction, le monde permet et initie la réécriture de l’histoire pour alimenter la rage d’un autre peuple contre les Juifs.

               

              Cela malgré le fait que les nations comprennent très bien que la paix entre les parties pourrait être intervenues depuis longtemps, si seulement les Juifs avaient disposé d’une chance équitable. Au lieu de cela, ils ont sauté avec joie dans le train de la haine pour justifier leur jalousie des juifs et leur incompétence à prendre en charge leurs propres problèmes moraux.

               

              Quand les juifs observent le jeu bizarre qui se tient à La Haye, ils ne peuvent que sourire alors que ce jeu artificiel prouve une fois encore combien le monde admet paradoxalement le caractère unique des Juifs. C’est leur besoin de miner les Juifs qui les fait en réalité les élever.

              L’étude de l’histoire de l’Europe au cours des siècles passés nous enseigne une leçon uniforme : que les nations qui ont reçu et d’une certaine manière ont traité avec justice et clémence les Juifs ont prospéré, et que les nations qui les ont torturés et opprimés ont tracé eux-mêmes leur propre fléau."

               

               


            • Christian Labrune Christian Labrune 6 novembre 13:43

              Donc les arabes sont bien les colonisateurs de cette terre qui a donc bien appartenu historiquement aux juifs.
              ...................................................................... ................
              @antiireac
              L’occupation de la région par le Calife Omar, qui permit ensuite la construction, par le Calife d’Abd al-Malik ben Marwane du Dôme du rocher sur les ruines du second Temple dans les dernières années du VIIe siècle, pour écraser en quelque sorte le souvenir du judaïsme, procède bien de ce que nous appellerions aujourd’hui un colonialisme, et même un colonialisme d’autant plus atroce que ses prétentions sont génocidaires.

              C’est le même chef de guerre (Omar) qui achève en 641 l’invasion de l’Egypte. Sans trop de difficultés : le pays souffrait mal la domination des Byzantins et espérait probablement ne pas perdre au change. Les Coptes (le mot désigne les premiers habitants de l’Egypte) ne savaient pas qu’ils allaient tomber de Charybde en Scylla !

              Les Coptes seront restés majoritaires en Egypte jusqu’au XIVe siècle. Ils sont désormais une minorité, et il ne fait pas bon être minoritaire dans un pays musulman. A l’époque de Morsi, une trentaine d’églises coptes avaient brûlé. Ce qu’on entendait proposer à ces plus anciens habitants de l’Egypte, lointains descendants des temps pharaoniques, c’était de choisir entre la valise et le cercueil. Malgré la police assez efficace d’al-Sissi, les exactions continuent. 

              On ne voit pas beaucoup d’articles, sur ce site, protestant contre le sort qui est fait aux Coptes, aux Yézidis, aux chrétiens de Syrie. Ne parlons pas des Juifs : presque tous ont déjà préféré la valise au cercueil, tels ceux d’Egypte après la guerre des six jours.

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