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Accueil du site > Tribune Libre > La malédiction des nantis

La malédiction des nantis

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 La ‘malédiction des ressources naturelles’ est un maléfice que rencontrent les nations qui possèdent dans leur sous-sol d’abondantes ressources naturelles. En particulier, il a été expérimentalement observé que la croissance économique des pays pétroliers est inférieure à celle d’autres pays comparables mais moins riches en pétrole. C’est le cas, parmi d’autres, de l'Algérie, du Nigeria, du Congo ou de l’Angola. La captation de la rente engendrée par la vente des matières premières conduirait à des luttes de pouvoir stériles aux dépens de la capacité à entreprendre, à innover, à produire. Un esprit de rentier s’installe qui inhiberait toutes les forces vives. De plus, la manne tombée du ciel n’est pas en général bien répartie ce qui génère tumultes et tensions sociales. Des études scientifiques de grande ampleur confirment ce phénomène.

 En Physique, l'énergie est une grandeur qui permet de produire un travail, soit une force qui se déplace. L'énergie s'exprime au choix en joules ou en calories. La loi de la conservation de l'énergie indique elle que l'énergie ne peut être ni créée ni détruite mais peut être seulement transformée, un mouvement en chaleur par exemple. L’énergie est une bonne mesure des efforts faits par un individu ou une société pour transformer des biens, donc pour leur communiquer une valeur plus importante. La manne pétrolière permet de bénéficier de tombereaux de liquidités sans faire le moindre effort. Est-ce là la raison intime de la malédiction ? De fait, la sénescence semble guetter quiconque profite d’un bien-être sans avoir à fournir une quelconque contrepartie. Les exemples abondent, rares sont les exceptions.

 L’usure est un moyen de s’enrichir sans avoir à dépenser de l’énergie ni physique, ni vraiment mentale. Ainsi, Thomas d'Aquin (1226-1274) condamne le prêt à intérêt en disant : « Recevoir un intérêt pour l’usage de l’argent prêté est en soi injuste, car c’est faire payer ce qui n’existe pas. » Mais cette condamnation de l’usure a été faite bien antérieurement. Le code Hammurabi édicté 1750 ans avant notre ère prévoyait déjà une régulation des taux autorisés. Dans l'empire romain, les excès de l’usure étaient punis. Dès le Haut-Moyen Âge, l'Église catholique reprend la distinction que fait le Droit romain faisait entre les choses qui se consument par l'usage et celles, dont l’argent, qui ne se consument pas. Exiger un paiement pour ces dernières était dite contraire à la charité. L’Église catholique ne lèvera sa condamnation du prêt à intérêt qu’en 1830. Certains textes bouddhiques interdisent la pratique de l'usure tout comme la charia. Pourquoi cette (quasi-) unanimité ? La jouissance de biens gagnés sans efforts gâterait l’âme, écroulerait la société ! De plus, un Homme investi de trop de pouvoirs par l’argent menacerait dangereusement la puissance divine.

 Mais si l’Église, dans les textes, montre son dédain de l’argent, il n’en est pas de même dans son quotidien : Saint Paul dans la première Lettre aux Corinthiens dit : « si nous avons semé pour vous les biens spirituels, serait-il excessif de récolter des biens matériels ? ». Le commerce des indulgences qui donne la possibilité à l'Église catholique romaine de récolter des fonds contre rémission totale devant Dieu de la peine encourue en raison d'un péché, constitue un point d’orgue du ‘en même temps’ religieux, c’est à dire l’alliance des incompatibilités. Cette pratique des indulgences sera dénoncée et conduira à un schisme.

 La prochaine étape ‘civilisationnelle’ commence au milieu du XVIIIe siècle avec l’essor de la révolution industrielle rendue possible par l’utilisation de plus en plus massive des énergies fossiles, d’abord le charbon puis le pétrole et le gaz. Les savants, les inventeurs, les techniciens rivalisèrent pour découvrir et mettre au point des machines dévoreuses d’énergie qui rendaient infiniment plus faciles le travail de la terre, les transports, la production de biens. Chacun se retrouva être une sorte d’émir bien qu’il ne possédait pas directement le précieux liquide, chacun des pays occidentaux devint esclavagiste : ils faisaient travailler des esclaves énergétiques tout en ne dépensant pas beaucoup d’énergie pour se les procurer. Pour produire la nourriture aujourd’hui consommée par les français, il faudrait une population agricole de 1,8 milliards de personnes si nous conservions le régime alimentaire actuel sans avoir à disposition les énergies fossiles. Un mineur avec sa pelle extrait 100 fois moins de minerai qu’un mineur devenu un conducteur d’engins mécaniques. Et la consommation d’énergie fossile a littéralement explosé après la seconde guerre mondiale. À l’heure actuelle, un Français ‘possède’ de l’ordre de 500 esclaves énergétiques* disponibles à loisir*.

 Puisque beaucoup est obtenu avec peu, peu d’énergie physique, peu d’énergie intellectuelle, l’expérience nous a déjà appris que la qualité d’âme des peuples qui se prêtent à une telle société de consommation sans limites ne peut que se gâter : l’étiolement par la facilité s’est institutionnalisé.

 La différence entre l'économie réelle et l'économie financière réside dans le fait que l’une produit de la valeur et l’autre pas. Dans l’économie réelle, l’argent est transformé en ‘quelque chose d’autre’, des marchandises, des services et des salaires, tandis que dans l’économie financière, il reste sous forme d’argent. L'économie financière obtient des profits par l'achat et la vente ‘des produits financiers’ comme des actions, des obligations d'Etat, des terres, des bâtiments, des ressources naturelles (pétrole, minerais…) et des produits issus de l’élevage ou de l’agriculture.

 Le PIB (Produit Intérieur Brut) représente d’une façon comptable l'économie réelle, ou tout du moins l'économie financière n'y est pas incluse. En 2007, les transactions financières dans l’économie mondiale représentaient 73,5 fois le PIB mondial, le ratio n’était que de 15,3 en 1990, seulement 17 ans avant. En Europe, le volume des transactions financières est environ 100 fois celui du PIB, le volume des échanges d’actions est également 100 fois plus important que l’investissement.

 Structurellement c’est donc le vide qui chapeaute le concret, le vide fonctionnant sans énergie, le concret ne pouvant pas s’en passer. Quelles sont les conséquences sur les sociétés sans même avoir à se référer aux diverses pratiques condamnables pratiquement constantes chez les habitants du vide comme l’optimisation ou l’évasion fiscale ?

 Mai 68 représente un tournant plus symbolique que réel. Il peut se caractériser comme ‘un mouvement anti-autoritaire rendu possible par le nouvel esclavagisme énergétique qui permet de rendre obsolète le recours à la force physique. La révolution sexuelle, rendue techniquement possible par la loi Neuwirth du 19 décembre 1967 qui autorisait l’usage des contraceptifs, sera la principale conquête du mouvement. Le slogan ‘Interdit d’interdire’ ne concernait évidemment pas les chefs d’entreprises qui auraient dû pour ce faire considérer leurs ouvriers comme des semblables. La classe dirigeante eut pour objectif de continuer à diriger en monopolisant chaque année davantage le nouveau pouvoir omniscient et omnipotent, celui de l’argent. Pas de remise en cause du système social donc, mais la porte grande ouverte aux ‘sujets sociétaux’ presque tous liés aux activités sexuelles qui feront le bonheur des élus dans leurs programmes électoraux.

 À partir de là, les sociétés s’enfoncèrent encore plus avant dans les jouissances gratuites, le charbon et le pétrole remplaçant la sueur.

 La dette publique de la France atteint de nos jours 2 000 milliards d’euros, soit à peu près la grandeur du PIB qui représente la production de richesses réelles (ou plus ou moins réelles). La croissance de cette dette est vertigineuse à partir des années 1970 enracinant la France dans le virtuel. La croissance du réel reflétée par le PIB est tout au contraire de moins en moins florissante : 4-5% jusqu’en 1980, 2,4% puis 2,0% et en enfin 1,4% par la suite.

 Pour dissimuler la confiscation du pouvoir par les habitants du vide, les dépenses de protection sociale ont considérablement augmentées passant de 14,3% du PIB en 1959 à 24,5% en 1981, puis à 29,6% en 2006 et à 34,1% du PIB en 2016. C’est devenu le principal poste de dépenses publiques en France au détriment des investissements. Le vide grignote les travailleurs.

 Mais le vide s’empara aussi des entrepreneurs.

 Le vide régnait en maître absolu et les lettrés les plus éminents justifiaient les privilèges et les roueries de leur maîtres avec un indéniable talent, ils avaient en partie façonnés les travailleurs à leur image, plus avides de subventions que de travail nécessitant par définition de l’énergie. Les entrepreneurs succombèrent également aux charmes du vide : impossible de nos jours de bâtir quoi que ce soit sans devenir un expert de la chasse aux subsides. Il est difficile de conduire une entreprise afin qu’elle puisse investir, innover, aller de l’avant, affronter la concurrence. La financiarisation de l’économie gomme tous ces aspects, les biens deviennent virtuels, les opérations pures spéculations, le but unique devient d’enrichir ceux qui ne connaissent rien de ce que l’entreprise produit. Tout ceci est rendu possible, comme les subventions précédentes, par l’apport massif d’énergie qui permet de ne plus relier les efforts humains avec les richesses produites. Et les ‘winners’ deviennent des monstres de rouerie pour détourner les financements publics, pour ne pas payer ce qu’ils doivent à la collectivité, pour optimiser l’exploitation de l’Homme par l’Homme en jouant sur les frontières, les mentalités, les législations, peu importe les idées, les produits, l’intérêt des productions, il faut plaire et complaire à tout prix. Ils proposèrent donc une société conforme à la leur, pleine de jouissances momentanées, mais évidemment sans aucun des moyens pour les assumer lorsque vous faites partie de ‘ceux qui ne sont rien’. En 2021, avec certes une composante COVID, 206 milliards d’euros ont été mobilisés, soit 9% du PIB français, pour les principales mesures de soutien aux entreprises, activité partielle, prêts garantis par l’État, reports de cotisations sociales… Argent que la collectivité ne possédait pas et qu’elle a dû emprunter auprès des habitants du vide.

 Ainsi livré aux délices de la facilité, qu’est devenue la société française durant ce dernier demi-siècle ?

 En 2020, les personnes âgées d’au moins 65 ans représentent en France 20,5 % de la population, la part a progressé de 4,7% en vingt ans. Le nombre d’enfants par femme était de 2,9 en 1950, il n’est plus que de 1,96 en 2015. L’espérance de vie a été considérablement augmentée pour les hommes (mais aussi pour les femmes) : 68 ans en 1950, 75 ans en 1968, 80 ans en 1986, 85 ans en 2015, ce qui est compréhensible si on leur épargne tout ou partie des travaux pénibles. Aux élections constituantes de 1945, le Parti Communiste Français (PCF) avec 26,2 % des suffrages devient le premier parti politique de France. Son audience va s’effilocher au fil du temps : 20,0% en 1968, 11,82% en 1988, 4,82% en 2002, 2,72% en 2017. Même s’il peut être postulé que le communisme représente une voie vers le paradis terrestre que promet aussi l’église dans l’au-delà, les chemins ont longtemps semblé différents voire antagonistes. Il y a pourtant une ressemblance forte : le catholicisme va s’effondrer en même temps que le communisme. L’un et l’autre se voulaient (au moins théoriquement) les défenseurs de 'ceux qui ne seront jamais grands', mais ils revendiquaient surtout le respect qu’on leur doit et qui allait s’amenuisant avec les colifichets qu’on leur offrait au fur et à mesure qu’ils perdaient leur dignité. En 1960, 91,7% des enfants recevaient le baptême à leur naissance. Le chiffre descendit à 72,8% en 1975, 61,7% en 1990, 52% en 2000. De 1960 à 2000, le nombre de prêtre diminue de moitié. En 2000, les premières communions ne concernent plus qu’un quart des enfants.

 On accusa la société de consommation, on vilipenda la télévision, on accusa les hommes politiques, on chercha refuge dans le féminisme, on tenta de trouver une réponse dans la théorie du genre… Mais le problème était bien plus profond. Le néo-esclavagisme eut des conséquences sur les mentalités mêmes des humains. Parmi d’autres paramètres, en soixante-cinq ans, la part de la consommation de soins et de biens médicaux a été multipliée par 3,5, passant de 2,5 % du PIB en 1950 à 8,9 % en 2015. On note une la croissance spectaculaire, depuis les années 1980, de la prescription des psychotropes. Globalement, le nombre de suicides est en augmentation significative dans le monde.

 Les humbles comme les nantis ont succombé à l’argent-Roi. Pourtant les mises en garde ne manquaient pas : ‘Gardez-vous de tout amour des richesses, car la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens’ (Luc 12,13-21). Et ce n’est pas en créant ostensiblement des fondations philanthropiques ou en préférant l’aumône à la Justice qu’on échappera à cette problématique.

 

 * Les données proviennent de M. J.-M. Jancovici


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46 réactions à cet article    


  • infraçon infraçon 31 mai 18:18

    Bonjour Jacques-Robert, sur le chemin de mon ermitage, je tombe à nouveau sur un de vos articles (intéressants). Argghh ! Je m’arrête net. J’ajouterais juste une petite remarque, avant un complément à l’esclavagisme : l’injection de monnaie dans le monde de la finance et de subventions dans le monde de l’économie réelle proviennent d’un « détournement » des fruits (amers ?) de l’économie réelle...


    L’argent magnifique concentré de pouvoir pour un monde d’esclaves.


    Pouvoir de l’enfant d’assumer son indépendance en s’achetant des bonbons quand il veut. Enfant esclave de son plaisir.


    Pouvoir du bourgeois d’avoir des domestiques (restaurant, couturier, chauffeur, femme de ménage, secrétaire-assistant, nourrice, etc) esclaves (esclaves sans fers aux pieds et rémunérés pour ne plus être « liés » à la demeure du maître, mais esclaves quand même, même si certains ont pour charge de gérer des esclaves pour accomplir leur service, car sans maître, ils ne sont rien) à son service (le bourgeois « recevant » de l’argent en proportion de ses besoins en esclaves) pour se consacrer à des « tâches nobles » ! (manager, réfléchir, jouer au golf, assister à une première à l’opéra). Et des esclaves qui bénéficient eux-mêmes d’esclaves (restaurants, nourrices, etc qui n’ont pas trouvé de maître et doivent se prostituer auprès d’autres esclaves qui reçoivent un salaire directement de maîtres). Et tout ce petit monde se croit "citoyens libres"… alors qu’ils sont esclaves (attachés à une chaîne virtuelle proportionnée à leur salaire) d’un système esclavagiste, le système magique de l’argent (système magique car tantôt, 1933, les gens se jettent par les fenêtres, une récession mondiale s’installe qui sera interrompue par une guerre mondiale (?), tantôt, 2008, un crack bancaire sera effacé comme avec une ardoise magique ou, 2020, les conséquences économiques d’une pandémie mondiale seront annihilées par une manne financière prêtée aux États et aussitôt rachetée par la banque centrale ?… Comprenne qui pourra).


    Pouvoir du mafieux d’imposer ses quatre volontés à un entourage plus ou moins peuplé selon sa capacité financière. Mafieux esclave de son ego.


    Pouvoir du conseiller du mafieux qui peut agiter la marionnette du mafieux (par ses conseils) pour le faire agir dans son intérêt de conseiller à l’occasion, toujours discrètement masqué dans l’intérêt du mafieux, tant qu’il aura l’oreille du mafieux... ou que le mafieux ne sera pas dézingué. Et bien sûr le conseiller est esclave de son mafieux de maître.



    Qu’est-ce qui permet un tel état de fait ?

    Et si le système scolaire y était un peu pour quelque chose ? En ne formant pas des citoyens, mais une majorité de concurrents, de délaissés, une future main d’œuvre capable de lire une profession de foi électorale ou un mode d’emploi, et basta ?

    Et si on en rajoutait pas tous un peu en se disant cernés par des cons ? Du coup pourquoi chercher à dialoguer ? À s’expliquer ? À se comprendre ? Si on se contente d’appartenir à un petit groupe d’aficionados (foot, follower, culture classique, bricoleurs, club de bridge, association de défense du scarabée, etc) ?

    Face à cette division à l’infini, la solitude de chacun semble rendre insurmontable la tâche de réunir le peuple...


    Une variante, à l’inverse, la fraternité c’est consacrer le temps juste et nécessaire à la satisfaction des besoins fondamentaux de la société (nourriture, repos, logement, déplacement, instruction, soins) sans aucune rétribution(*) et avec une réelle coopération de tous pour que ces besoins soient réalisés avec qualité. L’argent ne servant qu’a l’évaluation des échanges internationaux avec les parties du monde qui sont gouvernées par l’argent, en attendant le jour où la fraternité aura convaincue toutes les collectivités du monde. Malheureusement la fraternité n’est pas généralisable d’un claquement de doigt. https://www.youtube.com/channel/UCP_8Le-B0z4Ce6h4kEWPFTQ/ donne quelques pistes pour la rendre vivable...


    (*) Quelques économistes célèbres ont déjà énoncé que deux ou trois jours de travail hebdomadaires étaient suffisants pour assumer ces besoins fondamentaux.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 18:45

      @infraçon
      Vous faites un large tour d’horizon des simulacres de liberté que l’on nous offre, il me faudra un peu de temps pour le lire soigneusement.


    • Arogavox Arogavox 31 mai 18:31

      Magnifique texte, dont je retiendrai particulièrement ce passage :

      "Pas de remise en cause du système social donc, mais la porte grande ouverte aux ‘sujets sociétaux’ presque tous liés aux activités sexuelles qui feront le bonheur des élus dans leurs programmes électoraux.

      « 

       Pour le reste, est-ce que je me fais des idées en supputant une influence de votre lecture du très fameux »In praise of idleness«  ?

        »First of all : what is work ? Work is of two kinds : first, altering the position of matter at or near the earth’s surface relatively to other such matter ; second, telling other people to do so. The first kind is unpleasant and ill paid ; the second is pleasant and highly paid. The second kind is capable of indefinite extension : there are not only those who give orders but those who give advice as to what orders should be given. Usually two opposite kinds of advice are given simultaneously by two different bodies of men ; this is called politics. 

      "


      • Arogavox Arogavox 31 mai 18:36

        à noter que, dans le passage cité, la précision : " dans leurs programmes électoraux.

        " me semble être une astucieuse allusion à certain fait divers fort grivois qui, dans le monde d’avant la Covid (juste avant) avait défrayé la chronique ...


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 18:47

        @Arogavox
        J’aime beaucoup votre citation mais je ne la connaissais pas.


      • Arogavox Arogavox 31 mai 19:01

         Pour approfondir encore le sujet du pouvoir par l’argent, 
        je déplore tout de même de ne jamais avoir vu (ou entendu) un quelconque de nos ’Intellectuels’ se pencher sur la contradiction par laquelle ceux qui ’travaillent’ à capitaliser une fortune personnelle pour ’entreprendre’ , le font sans consulter démocratiquement leurs concitoyens (pas seulement leurs employés) ! 
         Car, même en payant un impôt qui serait vraiment progressif, il reste que dans le cadre de ’leur’ entreprise, et aussi dans l’usage (ou non) de l’argent qu’ils ont amassé, ils ne peuvent prétendre respecter le principe démocratique du 
        « chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant. »
          En fait, cette captation de pouvoir par l’argent a tout l’air de constitutions d’enclaves personnelles aristocratiques parasitant une infrastructure prétendument démocratique !


      • Arogavox Arogavox 31 mai 19:26

        Nota Bene :
         Dans le droit du travail français, les « contrats de travail » (dans ’le public’ comme dans ’le privé’) sont des liens de subordination !


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 19:57

        @Arogavox
        Votre conclusion est malheureusement pleine de bon sens.


      • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 31 mai 23:28

        C’est surtout la persécution du non sens de ceux qui ne comprennent rien de ce qu’est une ressource et n’ont jamais étés instruits a Kuznet et Julian Simon.

        Depuis 10 000 ans, l’homme a augmenté sa démographie, sa productivité, son nombre de ressources, les remplacés, modifiées, faits évoluer sa condition et amélioré sans jamais s’arreter ses ressources et sa productivité, et il n’y a aucune raison de croire que cela va changer.


        L’homme est de plus en plus technologique, plus instruit, et les ressources se replacent par d’autres depuis que l’homme domine la terre.


        Kuznet : « En d’autres termes, les rendements décroissants des ressources fixes sont plus que compensés par les rendements croissants de l’ingéniosité humaine et par les conditions toujours plus favorables à la croissance technologique qui permet de remplacer des ressources d’hier par des ressources de demain. »


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er juin 08:11

          @Spartacus Lequidam
          C’est la source d’énergie qui est en amont de toute technologie. Si aucune énergie autre que celles déjà connues ne voit le jour, je crains fort que l’inventivité (supposée) de nos sociétés ne suffise pas.


        • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 1er juin 14:30

          @Jacques-Robert SIMON

          Ne craignez rien des nouvelles énergies, on en trouvera toujours et on augmentera le rendement de celles existantes.

          Vous êtes un Malthusien et vous pensez à causalité inversée.

          C’est l’inverse, la technologie qui est en amont de la ressource et l’énergie. 

          Un morceau de pierre d’uranium n’est pas de l’énergie, c’est une pierre a la con, parmi d’autres pierres, c’est la technologie qui en a décidé que c’est une ressource et en fait de l’énergie.

          Les humains ont toujours été démunis et pauvres dans la majeure partie de l’histoire du monde.
          Les technologies ont améliorés la santé, les énergies la nutrition et la technologie a décrété de nouvelles ressource mises à la disposition de tous.

          Abonnez vous à la newsletter de « Human progress » vous recevrez chaque jour des extraits chaque jour l’inventivité de l’homme.
          Il y a quasi chaque semaine des innovations sur les énergies.


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er juin 16:44

          @Spartacus Lequidam
          Je ne suis pas plus malthusien qu’autre chose, j’essaie juste d’être honnête.
           Quant à votre phrase : « C’est l’inverse, la technologie qui est en amont de la ressource et l’énergie. », elle n’est pas exacte pour des raisons thermodynamiques incontournables. Bien entendu, de nouvelles technologies permettent d’exploiter d’autres ressources énergétiques, mais on ne voit pas ce qu’il pourrait avoir de plus que l’atome (et les molécules comme le charbon) et le noyau (fusion, fission).


        • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 1er juin 17:27

          @Jacques-Robert SIMON

          « on ne voit pas ». 

           En 1798, Thomas Malthus a proposé la théorie selon laquelle la croissance de la population humaine tend à dépasser la production de biens nécessaires pour soutenir les gens parce que la population croît géométriquement, tandis que la production croît arithmétiquement.


          Selon Malthus, cela créerait des cycles interminables de « misère » humaine marquée par des famines, des pénuries de matériel, des maladies et des guerres. 

          Dans les faits entre 1800 et 2000, les populations d’Europe ont étés multipliés par 5.6.

          La production agricole en Europe a été multipliée par 20.


          Lu aussi « ne voyait pas » comme vous que les ressources se multiplient et sont alternatives (on passe de l’une à l’autre) et que ce n’est pas un jeu a somme nulle.


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er juin 18:48

          @Spartacus Lequidam
          Les forces nucléaires sont environ 1 million de fois plus puissantes que les forces moléculaires. Je ne connais pas plus puissant, désolé !


        • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 1er juin 22:00

          @Jacques-Robert SIMON

          Hors sujet


        • Coucou, hier j’ai regardé les vidéos sur l’origine de juifs KHAZARS. Effrayant. Et le pire c’est que je suis tentée d’’adhérer à la l’explication. On a tous été roulés dans la farine. https://www.dailymotion.com/video/x7wwwbq. Je suis remontée dans la généalogie des KHAZARS ASHKENAZES. Ils descendent du troisième fils de Noé (néo-matrice-MATRIX). JAPHET. Ceux sont ceux qui sont partis vers le Nord de, l’Europe. Et leurs descendants font plutôt froids dans le dos : TUBAL-CAIN, GOG ET MAGOG.. Ils ne descendent pas de la lignées de fils de Sem, donc d’ABRAHAM Hitler n’était-il pas (selon certains) un descendant de la famille ROTHSCHILD ? Une chose me semble certaine. Ils ne nous veulent pas du bien. AH, les fratries et les vengeances.....


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er juin 08:13

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            Sujet peut-être intéressant mais que je ne connais pas.


          • Les Khazars sont bien des hébreux. Noé était hébreux. Mais la version satanique.


            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er juin 09:15

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              « Les Khazars sont bien des hébreux. Noé était n’hébreux. Mais la version satanique. »

              Oui, ils sont sur le versant Noé ténébreux smiley


            • @Luc-Laurent Salvador
               Merci. enfin une réponse à mes commentaires. Magie blanche-magie, noire. 2021 : la somme fait 5. Cinq pentagramme ou Pentacle. La jambes en bas, c’est l’homme de Vitruve. Mais l’inverse (n’avez-vous pas l’impression qu’actuellement l’homme marche sur sa tête) c’est le PAN tacle. PAN : le satyre cornu. Et qui a inversé le PENTACLE : ALESTEIR CROWLEY. Qui n’était pas juif mais anglais ; On dit de lui que ce fut l’homme le plus « pervers » de la terre. Le diable en personne. Nous sommes dans le signe des gémeaux-jumeaux. Il est dit de Romulus qu’il est l’inverse. Rubens en a fait un fameux tableau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Romulus_et_R%C3%A9mus_(Rubens). JANUS : sombre et lumineux comme dans le tableau. 

              La scène représente le berger Faustulus découvrant les jumeaux Romulus et Rémus nourris par une louve et un pic-vert – animaux consacrés au dieu Mars, père des deux nourrissons. La scène se passe à l’ombre du ficus Ruminalis, sur les bords du Tibre, qui est figuré sous les traits d’un vieillard accoudé à une grande jarre d’où s’écoule les eaux du fleuve. Il est accompagné d’une naïade ou bien suivant une autre interprétation, de Rhéa Silvia, mère des jumeaux.


              Le « Faust » ou faune ressemble beaucoup à un satyre (PAN). PENTACLE ou PANTACLE. PEN : plume ou MAAT : la justice. 

              La scène représente le berger Faustulus découvrant les jumeaux Romulus et Rémus nourris par une louve et un pic-vert – animaux consacrés au dieu Mars, père des deux nourrissons. La scène se passe à l’ombre du ficus Ruminalis, sur les bords du Tibre, qui est figuré sous les traits d’un vieillard accoudé à une grande jarre d’où s’écoule les eaux du fleuve. Il est accompagné d’une naïade ou bien suivant une autre interprétation, de Rhéa Silvia, mère des jumeaux. Guerre fratricide : Pour se départager, les jumeaux consultent les auspices ; Romulus se place sur le mont Palatin, Rémus sur l’Aventin. L’interprétation du présage est problématique : Rémus le premier aperçoit six vautours, mais Romulus finit par en observer douze. Dumézil parle de conflit entre le Ases et les Vanes. je ne trancherai pas pour dire qui est le lumineux et le ténébreux. Comme dans la plupart des fratrie gémellaires. L’un projetant su lumière sur l’autre qui l’absorbe et l’autre sa noirceur qu’il intègre... A vos réflexion. Il est dit que nous avons tous eu un jumeau (lire les Météores de Michel Tournier), mais que nous l’avons assassiné dans la matrice de notre mère. et que toute notre vie nous sommes à sa recherche. Une histoire vraie. Deux soeurs jumelles séparées à la naissance, à 80 ans se retrouvent sur une route anglaise et se rentrent dedans (toutes les deux en 2CV).. 



              LOUP en italien LUPA. de là le mot : lupanar..


            • On dit de Romulus qu’il est l’inverse de Rémus... Romulus étant associé à l’origine de Rome. 


            • Regardez toutes le vidéos sur la mafia talmudique KHAZAR...Vous comprendrez,...OCTOPUS....infiltrée partout. Chez les franc-maçons, au Bilderberg. Ils ont contrôlé toutes les crises financières...les guerres., les traffics de drogue,... et le reste. THE ECONOMIST. quand on a le pouvoir financier, on contrôle TOUT. RESTEZ HORS de la matrice.  ARCHE signifie aussi : coffre ou matrice.



                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er juin 11:50

                  @ l’auteur,

                  Bravo pour l’étendue du domaine couvert, son importance, l’orientation adoptée. Quand j’aurais lu en détail, je vous dirais si je trouve de quoi chipoter.

                  Déjà un détail. Il faut être plus indulgent avec les indulgences. Elles ne sont pas aussi responsables que ça de la déchéance de l’Eglise. Elles en sont le signe et traduisent avant tout un énorme besoin d’argent, liées aux guerres qu’à ces époques la papauté pensait devoir engager ici et là.

                  L’argent est le nerf de la guerre et le motif de la plupart des déchéances morales. Notamment en ce qui concerne l’interdit absolu de l’usure qui n’a cessé d’être rogné par des papes issues de lignées financières... smiley


                  • @Luc-Laurent Salvador et surtout l’OR des TEMPLIERS, très convoité...


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er juin 12:52

                    @Luc-Laurent Salvador
                    Merci pour votre appréciation. Il est naturel que l’argent soit le nerf de la guerre puisqu’il implique une domination. J’ai pris les indulgences comme des symboles non pas comme des faits historiques primordiaux.


                  • Jehanne d’ARC en fit les frais. Lâchée par les Templiers qui se rallièrent à la banque anglaise...


                    • Rémus voit six vautours : 6 satan. Romulus en voit douze : la royauté... 12 tribus, douze heures dans le calendrier. Douze est partout...Mais au tarot la 12ème carte est le pendu... Ceci afin de ne pas tomber dans la dualité entre ce qui est bien et mal....La voie du milieu (pas celle de la mafia napolitaine)...


                      • Vanes : Gaulois. ASES : GERMAINS : TEUTONS. 


                        • eau-pression eau-pression 1er juin 14:48

                          Le nombre de 1,8 milliards de travailleurs agricoles pour nourrir les français m’interpelle. Un peu de mépris du paysan de la part de Jancovici ?

                          Un mini exemple : avec une débroussailleuse de 1000 W on doit faire le travail de 2 faucheurs de l’époque pré-Carnot. Le ratio doit être du même ordre pour les autres tâches (biner, porter ...). Admettons que 80% des gens dans l’ancien temps étaient des travailleurs agricoles qui travaillaient comme les jardiniers d’aujourd’hui, et imaginons qu’on ne puisse plus alimenter en énergie débroussailleuses et autres instruments de jardinier.

                          Avec ces hypothèses, il faut 0,8*67*2 = 110 millions de jardiniers (au lieu de O,5 million d’exploitants agricoles) pour nourrir les 67 millions de français.

                          Je ne sais comment on arrive à ce nombre de 1,8 milliard, mais ce résultat conforte le constat des Bourguignon : les méthodes de culture actuelles ont une faible efficacité agronomique .

                          Sinon, il y a un exemple classique en économie d’effet pervers de la monnaie facile : le déclin économique de l’Espagne après l’exploitation des mines d’or et d’argent d’Amérique. J’ai oublié le nom qu’on donne à cet épisode.


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er juin 16:49

                            @eau-pression
                            J’ai repris le chiffre de M. Jancovici, qui n’a jamais montré le moindre mépris vis-à-vis de quiconque, en vérifiant l’ordre de grandeur, il est correct. Le détail du calcul se trouve sur son site. Mais même 110 millions, c’est déjà beaucoup.


                          • eau-pression eau-pression 1er juin 22:19

                            J’irai voir chez Jancovici.

                            Perturbé par ces nombres hallucinants (99% de la masse monétaire représente du vide) j’ai perdu ma réponse d’un appui malencontreux sur une touche du clavier.

                            Je disais pour conclure que si on emploie chacun 27 esclaves (virtuels) pour bouffer de la merde, il faut les foutre dehors, et vite !


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juin 08:12

                            @eau-pression
                            Je crains que le bon sens soit loin des préoccupations dominantes.


                          • eau-pression eau-pression 2 juin 08:27

                            @Jacques-Robert SIMON
                            C’est bien pour ça que je tente de repêcher le bon-sens en le reliant au bien-manger.


                          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 2 juin 08:50

                            @eau-pression
                             
                             S’il avait fallu 100 millions de travailleurs agricoles pour nourrir 67 millions de personnes ; alors comment nos ancêtres ont-ils fait ? Ils n’avaient pas quatre bras !
                             Sans compter l’énormité des surfaces agricoles nécessaires.
                             
                             Mais si ces calculs sont basés sur les rendements actuels, une constatation s’impose : la terre s’est considérablement appauvrie.
                             


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juin 09:24

                            @eau-pression
                            Il sera en effet difficile de changer l’entièreté de la société, il restera peut-être des niches ??


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juin 09:26

                            @Francis, agnotologue
                            Non, c’est la consommation qui a considérablement augmenté.


                          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 2 juin 09:47

                            @Jacques-Robert SIMON
                             
                            ’’c’est la consommation qui a considérablement augmenté.’’
                             
                             Les deux, non ?
                             
                            Dans le même registre des habitudes de consommation : les indigènes des îles Hawaï étaient stupéfaits devant les quantités énormes de nourriture qu’absorbaient James Cook et ses compagnons.
                             


                          • eau-pression eau-pression 2 juin 12:40

                            @Francis, agnotologue

                            L’idée de Jancovici de mesurer en « nombre d’esclaves » le travail des machines est intéressante du point de vue pédagogique, mais comme toute analogie il faut savoir s’arrêter à des conclusions simples.

                            Ici, le travailleur agricole n’apporte pas seulement sa force physique, mais aussi son geste.

                            Outre qu’elle est une activité économique de base, l’agriculture impose de nuancer la condamnation de la propriété privée. Du simple fait que, comme vous dites, le sol recèle un capital qui profite à la communauté. Capital qu’un fermier qui en a la jouissance risque de préserver moins bien que s’il en avait aussi la responsabilité.

                            Au 19ème siècle, la population a beaucoup augmenté suite aux découvertes de Pasteur, et les paysans sont allés racler les sommets de colline infertiles à la recherche de subsistance. J’imagine que c’est plus un problème de répartition de la richesse produite que de pénurie. C.Bourguignon évoque le nombre de 700 m² cultivable pour nourrir un humain. En France, nous avons plus de 4500 m² de SAU par habitant.


                          • I.A. 2 juin 16:20

                            @Francis, agnotologue
                            @eau-pression

                            Hé hé hé, Legestr glaz qui parlait d’une épidémie d’obésité… !

                            Pour rester dans le même registre : sachant qu’il y a environ 8 millions d’obèses en France (IMC > ou = 30), si on décide qu’il ont en moyenne 20 kg en trop (ce n’est pas exagéré, puisqu’on ne compte pas les simples surpoids, d’un IMC > ou = 25), ça nous fait 8 000 000 x 20, soit 160 000 tonnes !

                            Tu m’étonnes, qu’ils étaient stupéfaits, les indigènes hawaïens !

                            Bon, là, sans même chercher plus loin, on peut tout de suite parler d’une mauvaise répartition des « richesses »... Comme quoi les habitants-du-Réel, de la même façon que les habitants-du-Vide, ont tendance à thésauriser mais pas les mêmes choses, arf !


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juin 17:54

                            @Francis, agnotologue
                            Sans aller à Hawaï, j’ai été étonné par la quantité de nourriture ingurgitée par les Américains.


                          • infraçon infraçon 2 juin 18:55

                            @eau-pression

                            Bonsoir eau (gazeuse ?),

                            « nuancer la condamnation de la propriété privée »

                            Et si on s’en passait carrément ?
                            cf mon commentaire ci-dessus, ça obligerait de changer quelques concepts :
                            l’Etat -le peuple- propriétaire du sol français, prendrait soin de son capital. De plus les catastrophes naturelles, les épidémies sur un troupeau n’accableraient plus un agriculteur, puisque le risque serait réparti (et sans les compagnies d’assurance !). Il n’y aurait pas besoin de plan de relance. Bon, ça i’y a des gus comme le quidam-machinus qui risquent de ne pas bien comprendre, ça les remet grave en question.
                            Et en plus des gens comme la captain machine n’aurait plus à se battre contre l’UE, puisque l’UE n’aurait plus d’influence sur un pays « UNI » qui n’aurait plus besoin de lois européennes ou autres, car il aurait une loi bien supérieure (la fraternité) et on n’empêcherait pas la circulation des hommes et des services, mais à condition d’acheter un « pass » (peut-être un peu cher, mais ça ça ne regarde pas l’UE) pour user des services gratuits en cours sur le sol français... Et tous les services proposés risquent de ne pas tous trouver preneur si l’Etat -le peuple- en décide ainsi.
                            Reste à produire le surplus de nos besoins fondamentaux pour couvrir nos échanges internationaux... Sans oublier la parcimonie dans notre consommation. Et à former des enfants intelligents avec amour. C’est vrai que ça fait beaucoup et si c’est trop, vous pouvez toujours voter écolo, c’est sympa... Vous n’aurez pas besoin de vous prendre la tête.


                          • eau-pression eau-pression 3 juin 16:14

                            @I.A.
                             Après lecture rapide de la page de Jancovici (qui a rapatrié sous son nom son site manicore), je vois effectivement 23 « esclaves énergétiques » pour nourrir chaque français.
                            J’avoue n’avoir pas cherché à comprendre la cuisine de kWh « geste » et « jambes » par laquelle il en arrive à ce nombre, et mon but n’est pas de la critiquer.
                            On trouve juste après un graphique qui donne pour de nombreux pays la quantité d’énergie non humaine et la proportion d’ouvriers agricoles (OA) dans la population. On y lit qu’à 10% d’OA dans la population, certains pays ont une agriculture beaucoup moins énergivore que la France.

                            Je dirais bien qu’en envoyant des chômeurs aux champs notre société et nos corps (aliments de meilleure qualité) se porteraient mieux. Sauf qu’au pays de l’Esprit, cette idée ne passerait pas.

                            Faudra m’expliquer. Perso, j’aimais bien écrire le programme qui écrit le programme dans la journée et m’occuper de mes chevaux au petit matin.


                          • eau-pression eau-pression 3 juin 16:39

                            @infraçon

                            La perspective du « grand reset » a été mise en parallèle avec le jubilée des babyloniens. Honnêtement, je n’ai pas lu en détail les recherches de l’historien américain qui en a fait un bouquin.

                            J’ai retenu grosso-modo ceci. La propriété foncière y existait. Quand un paysan n’arrivait pas à subvenir à ses besoins, il contractait une dette auprès d’un voisin. Au fil du temps, il se dégageait des situations maître-esclaves, l’endetté ne pouvant jamais rembourser. Le pouvoir des maîtres finissait par porter ombre à celui de l’empereur. Pour se réapproprier une part de l’énergie des « esclaves », il déclarait l’annulation des dettes. Les paysans libérés de leur maître local devenaient disponibles pour l’empereur, ses guerres, sa bibliothèque, et Shéhérazade (de whisky).

                            Quoi qu’il en soit, l’exemple agricole pose les questions
                            du hasard dans nos vies : on peut devenir esclave de son égal juste à cause d’un mauvaise grêle
                            du respect des contrats : on ne peut pas toujours invoquer la malchance pour ne pas rembourser sa dette, elle peut résulter de mauvais choix
                            de la délégation de rêve : on constate que la situation de subalterne dispense d’assumer des responsabilités, ce qui la rend supportable

                            En fait, la thèse
                            qui se présente régulièrement à moi comme explication des organisations sociales est qu’on y trouve des chefs dont la seule qualité est soit la soumission au chef au-dessus, soit la capacité à raconter l’histoire (la mythomanie). Qui a rencontré un bon chef ?


                          • I.A. 2 juin 16:32

                            Votre texte est d’une lucidité admirable, jusqu’à la comparaison communisme/catholicisme ! (sauf que je considère l’Eglise également responsable de ce règne du vide sur le réèl, quand bien même nombre de préceptes enseignés restent sains).

                            « Les humbles comme les nantis ont succombé à l’argent-Roi »

                            C’est tout à fait ça.

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