• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La réalité existe-t-elle ?

La réalité existe-t-elle ?

Il ne s’agit pas de se plonger dans le monde des hallucinations, des tours de magie, des rêves éveillés, des miracles. Il s’agit de se demander si ce qu’on voit ‘réellement’, concrètement, correspond à une réalité objective, intangible, universelle ou est-ce le jouet de nos présupposés, de notre passé, de notre culture ?

 Il y a au Palais de la Découverte à Paris, dans un recoin peu fréquenté des visiteurs, une expérience qui devrait être connue de tous dès les premiers âges de la vie. Deux masses cylindres marquées A et B coulissent sur une tige métallique verticale (voir photo.). Vous soulevez l’ensemble A+B, puis vous les reposez. Vous soulevez ensuite la seule masse supérieure (B) et elle vous semble significativement plus lourde que l’ensemble A+B. Physiquement, rien ne peut expliquer qu’une partie d’un tout soit (ou paraisse) moins lourde que le tout. Après beaucoup de réflexions, la seule explication possible c’est que lorsque vous soulevez la seule masse B moins volumineuse que l’autre (A), vous vous attendez inconsciemment qu’elle soit beaucoup moins lourde que le tout. Elle est moins lourde, certes, mais pas tant que cela, la rondelle B est faite d’acier plein tandis que la rondelle A est creuse. Votre cerveau s’attendant à une tâche beaucoup moindre que lorsque vous souleviez les deux rondelles ensemble A+B ne prépare pas vos muscles suffisamment à l’effort nécessaire pour soulever la seule B qui vous paraît alors plus lourde (indûment) que A+B.

 Le cerveau, indépendamment des sens que l’on peut si facilement abuser, n’est donc pas un instrument neutre qui ‘observe’ une réalité même lorsque ce sont des phénomènes physiques particulièrement simples qui sont mis en jeu. Il ‘observe’ en tenant compte de son vécu, de son apprentissage, de la meilleure probabilité de fournir une réponse satisfaisante.

 La Science permet (en partie) de se sortir de ce dilemme. Vous démontez l’appareil précédent, vous mettez les rondelles sur les plateaux de la balance, vous déterminez quel est le plus lourd de B ou de A+B, et vous voilà rassurez : une partie ne pèse pas plus que le tout dont il fait partie. La mesure physique (la pesée) n’a aucun préconçu contrairement à votre cerveau servi par les sens qu’il a à disposition.

 Dans ce cadre, sans mesure physique neuronalement neutre, la réalité n’existe pas : tout n’est qu’impression plus ou moins proche d’un réel intangible selon le degré d’exaltation, d’intérêt personnel, de culture clanique que l’on fait intervenir. 

 

 Si on n’est pas capable, sans controverse possible, de déterminer quel est le plus lourd de deux corps sans risque d’erreur, que soupçonner si on observe les sciences politique, philosophique, économique… tous ces domaines qui ont tenus à se parer du terme de Sciences pour revendiquer la recherche d’une véracité qu’ils savaient ne pas pouvoir atteindre intrinsèquement puisqu’aucune mesure physique n’est capable de cerner le comportement humain qui est pourtant leur objet.

 Quoique…

 L’Amour, pour ne prendre que cet exemple, ne peut pas être décrit par des formules, des chiffres, des équations, il n’est donc pas associé à une réalité incontournable. Une preuve cependant qu’il a une nature particulière, c’est qu’on peut le diviser tout en gardant intact chacun de ses ‘bouts’, ce que l’on ne sait pas faire avec toute chose matérielle. C’est alors que le monde dit des Sciences humaines (et surtout l’économie politique) eut une idée géniale : si il est impossible de trouver des équations qui décrivent l’Homme ou les hommes, il faut faire en sorte que les Hommes se plient aux équations. Il faut donc ‘quantifier’ les rapports amoureux pour la multitude : 1 étoile : mauvais, 2 étoiles : moyen, 3 étoiles : bon ; 4 étoiles : très bon, 5 étoiles : excellent. Il faut ensuite disséquer les instants amoureux en moments pondérables : le nombre de sourires, de clins d’œil, de caresses, de moments intimes et leur degré de ferveur, le taux hormonal atteint. Il ne reste plus qu’à comparer les performances de l’individu·e avec d’autres plus jeunes, moins vieux, plus fortunés, moins riches, plus diplômés, plus virils, moins laids, plus attrayants… Vous obtenez alors une base de données fiable vous permettant d’engager ou de refuser une liaison amoureuse à durée déterminée, l’infini affolant tout être pensant comme étant irraisonnable.

 L’Amour étant la chose considérée comme impossible à circonscrire par des chiffres, vous imaginez bien que toutes les vertus qui en découlent, les émois, les envies, les plaisirs, les élans moraux, le sentiment de justice, le désir d’égalité… tout ce qui élève l’Homme au dessus de son animalité est bien plus facile à traiter. Vous obtenez ainsi de petites montagnes de chiffres qui devisent échangent, prospèrent ou se ruinent selon des lois d’une nouvelle nature artificielle. L’Homme devient prévisible, il ne peut même pas savoir que la réalité est tout autre que ce qu’il perçoit, ‘sa’ réalité est fabriquée non pas par un ministère de la pensée, un cadre économique, une myriade d’informateurs supposément journalistes, des réseaux sociaux… mais par tout ce qui peut atteindre ses cinq sens.

 La fabrication artificielle d’une réalité n’a pas attendu l’ère du numérique pour s’installer en maître. Les églises, et en particulier celles qui représentent un dieu unique, ont depuis plusieurs millénaires, forgé une réalité à leur convenance : créer une puissance terrestre pour la vie et un monde d’amour pour l’au-delà. Chaque vitrail, chaque prière, chaque confession, chaque image pieuse construisaient la réalité qui convenait aux maîtres mais qu’y a-t-il de commun entre le dieu-amour et l’inquisition, les persécutions, les guerres saintes, les bûchers, les tortures morales, les exclusions… C’est bien un conditionnement à un certain réel par tous les moyens possibles auquel on a assisté.

 La réalité existe bien cependant mais elle nécessite beaucoup de soin et des interrogations perpétuelles pour être approchée. Cette quête vous mettra loin des autres, loin de tout et il faudra encore que vous pouviez malgré tout subvenir à vos besoins quotidiens. La réalité numérique du présent s’affirmera sans nul doute bien plus profondément dans le futur. Sera-t-elle pire que l’ancienne ? De toute façon pour ceux qui n’acceptent rien d’autre que la réalité débarrassée de ses oripeaux idéologiques, il faudra comme toujours qu’ils acceptent une forme ou autre de marginalité : seuls les idoles ou les gens insignifiants peuvent être eux-mêmes, il n’y a aucune place entre les deux.

 Pourtant la ‘réalité vraie’ existe. La réalité concrète (le réel) se trouve en prenant divers moyens d’observation : pas seulement les yeux et la lumière visible, mais aussi les infra-rouge, les ultra-violets, les rayons X, les vibrations, les odeurs, pas seulement en analysant avec un cerveau, mais aussi en utilisant les plaques photographiques, les ordinateurs, la confrontation avec d’autres visions. La réalité abstraite, nommée plus à propos la vérité dans le monde des idées, se trouve aussi mais il faut la chercher soi-même loin des maîtres, loin des écoles, loin des partis, loin des religions, loin de toutes les vérités énoncées par des groupes qui ne songent en fait qu’à affirmer leur puissance. Un critère pertinent pour déterminer si l’on s’approche de la vérité c’est de constater qu’en partant de points de vue entièrement différents on arrive à la même constatation, comme c’est le cas lorsque des pièces d’un puzzle s’assemblent permettant finalement de distinguer le motif qu’il recélait.

 La réalité n’est pas que virtuelle, il n’y a pas plusieurs vérités, mais il faut se donner la peine et le temps de les trouver.


Moyenne des avis sur cet article :  2.15/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

64 réactions à cet article    


  • Patrick Samba Patrick Samba 12 août 16:41

    Bonjour,

    la réalité des accidents nucléaires de Saint-Laurent-des-Eaux de 1969 - il y a cinquante ans ! - et 1980 existent-elles ?


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 12 août 17:13

      @Patrick Samba
      Ce n’est pas le sujet de l’article.


    • Patrick Samba Patrick Samba 13 août 00:42

      @Jacques-Robert SIMON

      Sans blague ?


    • Patrick Samba Patrick Samba 12 août 16:42

      existe-t-elle...


      • Waspasien 12 août 16:52

        Bah !

        La réalité : une pièce de théâtre dans une toute petite salle au milieu du désert et où des ectoplasmes jouent à exister...

        Peut-être...

        A moins que...


        • Waspasien 12 août 16:54

          ... ce soit uniquement pour copuler ?


          • BERNARD BERNARD 12 août 17:03

            L’auteur

            Un bon papier, je suis venu vous dire bonjour, car je me présente nouveau sur ce site je rigole...Maintenant pour vivre en France il faudrait tuer les coqs et supprimer le clocher de toutes les églises c’est possible ou pas ? merci


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 12 août 17:16

              @BERNARD
              Merci pour l’appréciation. C’est vrai que des plaintes ont été déposées à ce sujet. Il est cependant encore possible de vivre à peu près décemment en France.


            • raymond 12 août 18:36

              @BERNARD
              sacré panda, t’es plutôt du genre actif toi


            • Abou Antoun Abou Antoun 12 août 18:48

              Les illusions, situations qui égarent notre cerveau, existent. A côté de celle que vous citez en voici une autre :

              L’échiquier d’Adelson

              Mais la réalité existe aussi. Sans réalité, indépendante des sens des uns et des autres, la notion de science n’est pas possible.

              Les lois physiques expriment une réalité commune à laquelle il est difficile de se soustraire.

              D’ailleurs, sans réalité, pas d’illusions.


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 12 août 19:55

                @Abou Antoun
                J’ai regardé l’échiquier d’Adelson, c’est très intéressant.


              • Claudec Claudec 12 août 20:24

                L’illusion d’optique est un phénomène couramment observé.
                À partir de l’illusion d’optique, il est permis à qui en douterait qu’il en existe de natures bien différentes.
                Quoi qu’il en soit, sans réalité pas d’illusion, donc la réalité existe bel et bien.
                L’auteur peut être rassuré.


              • Claudec Claudec 12 août 20:26

                @Claudec

                Correction :
                L’illusion d’optique est un phénomène couramment observé.

                À partir de l’illusion d’optique, il est permis, à qui en douterait, de concevoir qu’il en existe de natures bien différentes.
                Quoi qu’il en soit, sans réalité pas d’illusion, donc la réalité existe bel et bien.
                L’auteur peut être rassuré.


              • Abou Antoun Abou Antoun 12 août 22:27

                @Jacques-Robert SIMON
                L’outil ’pipette’ de GIMP donne pour les deux (A et B) la valeur RGB : (120,120,119)


              • JPCiron JPCiron 12 août 22:49

                @Abou Antoun

                sans réalité, pas d’illusions > 

                Certes !
                Mais sans illusions... plus de réalités variées à confronter !


              • alexis42 alexis42 13 août 04:33

                @Abou Antoun
                Comment être sûr de impartialité de cette pipette (ne dit-on pas « du pipeau » pour des mensonges ?)


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 13 août 08:20

                @Claudec
                Je n’étais pas inquiet, j’essaie seulement de séparer le bon grain de l’ivraie.


              • Abou Antoun Abou Antoun 13 août 15:50

                @alexis42
                A supposer que votre question soit sérieuse :
                Faire une image rectangulaire avec l’aérosol en fixant la couleur d’avant plan à 120.120.119.
                Faire quelques prélèvement avec la pipette et comparer.
                Ou bien découper deux petits rectangles d’un dans A l’autre dans B et les coller côte à côte sur fond blanc.


              • alexis42 alexis42 15 août 08:21

                @Abou Antoun
                Ma question n’était pas du tout sérieuse. Je connais cette illusion depuis des années, et la 1re chose que j’avais faite fut de vérifier.


              • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 12 août 21:45

                La réalité est donc une fausse illusion.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 13 août 08:21

                  @yapadekkoaqba
                  Non, la réalité c’est ce qui subsiste à tous les moyens d’observation.


                • Claudec Claudec 13 août 11:13

                  @Jacques-Robert SIMON

                  Au quotidien, la réalité n’est-elle pas à l’illusion, ce que la vérité est à notre refus et/ou incapacité de voir les choses pour ce qu’elles sont ?
                  Des hommes ont en tout cas très tôt compris le pouvoir qu’ils pouvaient tirer de la crédulité et des peurs née de la spiritualité de leurs semblables, en codifiant et en entretenant soigneusement celle-ci et les illusions dont elle se nourrit.


                • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 13 août 16:40

                  @Jacques-Robert SIMON
                  C’était une boutade


                • pemile pemile 12 août 22:07

                  Une compilation d’exemples et d’analyses sur le sujet :

                  La réalité de la réalité, Confusion, désinformation, communication de Paul Watzlawick


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 13 août 08:23

                    @pemile
                    Merci pour la référence : « La réalité n’est, selon Paul Watzlawick, que la résultante des compromis, détours et aveuglements réciproques... » Ce n’est pas tout à fait mon point de vue.


                  • pemile pemile 13 août 09:16

                    @Jacques-Robert SIMON « que la résultante des compromis, détours et aveuglements réciproques... » Ce n’est pas tout à fait mon point de vue. "

                    Il s’agit d’une description de la réalité de second ordre (qui concerne la communication)

                    Il y a deux niveaux de réalité :

                    une « réalité de premier ordre », celle que nous percevons par nos cinq sens, qui établit un consensus de perception et en particulier une preuve (ou une réfutation) expérimentale, répétable, vérifiable

                    et une « réalité de second ordre  », la signification que nous donnons à la première réalité.



                  • arthes arthes 13 août 10:30

                    @pemile
                    Coucou !!!

                    Juste pour signaler que je vous ai laissé une réponse sur le fil bikini/linky .
                    Très globale, et donc ce sera à suivre...


                  • JPCiron JPCiron 12 août 22:31

                    Intéressante réflexion...


                    < sans mesure physique neuronalement neutre, la réalité n’existe pas > Ce qui explique sans doute pourquoi nos vues et jugements divergent régulièrement, sur pratiquement tous les sujets... Et c’est sans doute aussi pourquoi notre jugement individuel évolue dans le temps.


                    C’est aussi pourquoi, si l’on voulait privilégier la solidité des liens sociaux, la tradition des palabres des peuples premiers (qui qui tendent à homogénéiser vues et humeurs) serait à privilégier. Cela leur prend du temps. Pour eux, la démocratie est source de fragmentation sociale, inacceptable dans le temps long.


                    Nos sociétés ont fait le choix inverse. Et se trouvent à gérer la fébrilité et la variabilité du temps court.


                    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 13 août 08:25

                      @JPCiron
                      Merci pour votre appréciation.
                      C’est certain que la fébrilité est le meilleur moyen de faire vivre les citoyens dans des mirages.


                    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 13 août 06:32

                      « neuronalement neutre », qu’est-ce qu’il faut pas entendre comme conneries. Les neurones conchient notre réalité humaine, ils n’en font pas partie, alors, par pitié laissez les en dehors de tout ça.

                      Parlez de l’esprit, ou si vous voulez faire plus matérialiste, du mental, mais laissez tomber les neurones, nous n’en avons pas besoin pour penser le phénomène d’anticipation. Les équations bayésiennes y suffisent amplement.


                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 13 août 08:28

                        @Luc-Laurent Salvador
                        Les neurones et les circuits de neurones, tant naturels qu’artificiels, sont irremplaçables.


                      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 13 août 13:15

                        @Jacques-Robert SIMON

                        Oui, exactement comme les vers de terre sont irremplaçables pour que la vie sur Terre se maintienne. Pourtant nous n’en parlons jamais, nous n’en faisons pas l’alpha et l’oméga de nos réflexions.


                      • alexis42 alexis42 15 août 08:24

                        @Jacques-Robert SIMON
                        Pour avoir étudié les circuits de neurones pendant quelque temps, je reconnais qu’ils sont très séduisants. Mais, en dehors d’applications simples (pattern recognition), je ne sais pas où les recherches en sont actuellement.


                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 août 08:48

                        @alexis42
                        Dans assez peu de temps, moins de 10 ans, les algorithmes, dont les réseaux de neurones, seront plus puissants et « intelligents » que n’importe quel humain.


                      • JL JL 15 août 10:07

                        @Jacques-Robert SIMON
                         
                         ’’... les algorithmes, dont les réseaux de neurones, seront plus puissants et « intelligents » que n’importe quel humain.’’
                         
                         Je me demande si la comparaison est raisonnable. En effet, si nous connaissons le cahier des charges des IA, nous ignorons celui du cerveau. Et si nous commençons à en avoir une petite idée, la première chose serait de reconnaitre qu’ils n’ont rien de commun : le premier a été établi par la nature ; le second, par l’homme, et pas n’importe lequel : c’est là que le bât blesse.


                      • Attila Attila 15 août 17:42

                        @JL
                        "’ils n’ont rien de commun : le premier a été établi par la nature ; le second, par l’homme, et pas n’importe lequel : c’est là que le bât blesse."
                        La nature n’existe pas, ce n’est qu une croyance. Vous êtes dans le religieux, là. En dehors de la réalité comme d’habitude.
                        Lien

                        .



                      • JL JL 15 août 18:27

                        @Attila
                         
                         ’’La nature n’existe pas ... Vous en dehors de la réalité ...

                        ’’
                         
                         Je n’ai jamais rien lu de plus débile ! Comment peut-on être en dehors de quelque chose qui n’existe pas ?
                         
                         
                         ’’Vous êtes dans le religieux

                        ’’
                         
                        Le darwinisme c’est une religion, peut-être ?!
                         
                        Pfff !


                      • JL JL 15 août 18:32

                        @attila,
                         
                         quelle confusion dans votre tête : mélanger le concept de nature Spinoziste avec celui que vous prêtez aux écologistes est d’une absurdité insondable.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 15 août 18:42

                        @JL

                        Non, la comparaison n’est pas raisonnable, pour la raison que vous indiquez.

                        En effet, peu importe la puissance des IA, elle peut même être 1 million, 1 milliard, autant que vous voulez de fois supérieure, cela n’a pas d’importance en soi, parce que l’IA est une création humaine et non l’inverse. De ce fait, aussi intelligente que soit l’IA, sa fonction est de servir l’humain, tout comme une machine peut être 1 million de fois plus rapide, précise, forte, elle obéit toujours à son concepteur.

                        Par contre, tout comme pour n’importe quelle machine, cela ne prédispose pas de son utilisation, qui peut être pour construire ou détruire. Soigner ou tuer, une IA peut se voir doter d’un ordre directeur destructeur, mais elle ne fera qu’obéir à l’ordre donné par son utilisateur.

                        Ici, c’est la logique causale qui commande, pas l’imaginaire humain !


                      • Attila Attila 15 août 19:40

                        @JL
                        Comme d’habitude, dans toutes vos interventions, dès qu on vous contredit, on est un débile.
                        Manque de pot, je me base sur un certain nombre de travaux de recherche de différentes disciplines dont j’ai donné les références avec le lien que vous refusez de lire et de prendre en compte.
                        Vous n’êtes qu un pauvre vieux n enfant perdu dans ses rêves, complètement en dehors de la réalité : c’est le sujet de cette discussion.
                        .
                        Pourquoi seuls les occidentaux croient à l’opposition naturel/artificiel ? Parce qu ils sont une civilisation supérieure ?
                        Vous êtes incapable de prendre du recul par rapport à vos propres croyances ce qui est le signe certain dune mentalité de sous-développé.

                        .


                      • JL JL 16 août 07:56

                        @Hervé Hum
                         
                        le concept d’intelligence artificielle est une contradiction dans les termes : aussi puissante soit-elle, aucune IA ne peut se comparer à une intelligence animale la plus élémentaire soit-elle.
                         
                         Cependant, quand on a en face de soi un abruti, il est légitime de douter. De fait si une IA est capable du meilleur comme du pire, l’abruti n’apporte jamais rien de bon.
                         
                         smiley


                      • Hervé Hum Hervé Hum 16 août 10:18

                        @Attila

                        quand Siiting Bull dit « ce n’est pas la Terre qui appartient à l’homme, mais l’homme qui appartient à la Terre », il exprime là toute la différence entre la conception de la relation homme et nature (ou Terre) entre l’occidental et la majorité des autres peuples.

                        Tant que l’homme se situe en dessous de la nature ou Terre, la question de la dualité nature artificiel ne se pose pas, n’a pas de sens, elle se pose uniquement dans le cas de l’inversion du sens de la relation Terre homme, parce que dans ce cas là, l’homme ne limite, conditionne plus son action au respect de la nature. Puisqu’il n’y est plus soumis, mais au contraire, veut soumettre la nature à sa seule condition.

                        Et la preuve en est que la question de l’artificialité de l’homme et de sa conséquence, la pollution, se pose aujourd’hui à ces peuples, quand elle ne se posait pas avant, car sans lieu d’être. Les amérindiens de Guyane se sont posé la question de la pollution du mercure, quand ils en ont connu les effets sur leur santé, avant cela, le mercure n’avait rien de polluant.

                        Autrement dit, vos chercheurs sont médiocre ou alors, c’est qu’ils avaient déjà leur théorie toute faites et ne cherchaient qu’à lui donner des arguments, peu importe leur validité.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 16 août 10:28

                        @JL

                        Disons que de mon point de vue, l’intelligence étant une capacité d’action en conséquence de la connaissance, l’IA répond à ce critère. Par contre elle ne peut pas répondre à la définition de la conscience que je suis, soit, le sens de l’action en conséquence de la connaissance. Sur ce point précis, je suis d’accord qu’on ne peut pas comparer l’IA avec la conscience, même la plus élémentaire d’une bactérie.

                        Voilà bien pourquoi une personne très intelligente peut être un abrutit dépourvu de conscience et un simple d’esprit doté d’une faible intelligence, être une personne doté d’une conscience supérieure à l’autre, fut t’il un prix Nobel de physique !

                        Bref, comme disait Rabelais « science sans conscience, n’est que ruine de l’âme » et c’est bien là le drame de la société actuelle, qui croit pouvoir s’appuyer sur son intelligence et se moquer de la conscience.


                      • JL JL 16 août 11:34

                        @Hervé Hum
                         
                         d’accord à ceci près que vous détruisez votre argumentaire quand vous dites qu’un abruti est dépourvu de conscience. Ne confondez pas la conscience avec ce qui est l’inverse de l’immoralité : un abruti est comme tous les êtres vivants créés par la nature (pléonasme), par définition doté d’une conscience, mais il est inconscient d’un point de vue humaniste.
                         
                        Une IA est amorale, càd dépourvue de sens moral, et cependant paraitre plus morale qu’un abruti un être immoral — si elle est dotée d’une morale artificielle. 
                         
                        Un système expert comportant l’ensemble des règles morales peut constituer une morale artificielle, cf. les trois lois de la robotique.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 16 août 12:11

                        @JL

                        C’est vrai, ! J’ai écris mon commentaire en connaissance de ce que vous écrivez.

                        Mais disons qu’un scientifique travaillant pour le compte d’un abruti doit renoncer à sa propre conscience humaniste, lorsqu’il en a une. Cela dit, on renonce à sa propre conscience que par la contrainte ou par l’intérêt , donc, où il faut faire preuve de courage pour la conserver !

                        Par contre, la notion de « morale artificielle » n’a aucun sens pour moi, puisque ces règles sont définies par l’humain et lui seul. Autrement dit, rien n’interdit de doter le robot d’une morale, disons, anti humaniste. Bref, la notion de morale est absurde.

                        D’ailleurs, qui conserverait chez lui une machine qui ne lui obéit plus et commence à faire ce que bon lui semble ? Personne ! La machine, quelle que soit son niveau de IA, sera envoyé à réparation ou à la casse !

                        Le seul cas où la machine peut imposer son intelligence, c’est lorsque l’humain en fait la demande, le programme dans ce sens, comme un réveil matin, mais chacun entend pouvoir y déroger s’il le veut, sauf s’il s’agit d’une loi commune, comme un feu tricolore. Etc...


                      • Attila Attila 16 août 18:29

                        @Hervé Hum
                        Vous répondez sans prendre la précaution daller voir ce que nous disent des anthropologues comme Philippe Descola et vous commettez une erreur anthropologique majeure qui est de tenter d’expliquer une autre culture en y plaquant vos propres croyances : la Terre de Sitting Bull n’est pas votre Nature !

                        .


                      • Attila Attila 16 août 23:10

                        @Hervé Hum
                        "Autrement dit, vos chercheurs sont médiocre ou alors, c’est qu’ils avaient déjà leur théorie toute faites et ne cherchaient qu’à lui donner des arguments, peu importe leur validité. "
                        Émile Durkheim médiocre, Philippe Descola médiocre, Georgette Mouton médiocre, vous rendez-vous compte de l’énormité de vos propos ?
                        Vous osez tout, c’est à ça con vous reconnaît ! Les travaux de ces chercheurs sont estimés de leurs pairs et ce n’est pas un petit pourceau qui va les remettre en cause. Votre comportement relève de l’infantilisme : les conclusions des travaux de recherche brisent le monde rêvé dans lequel vous vivez et, hop, c’est les chercheurs qui ont faux.
                        Minable !



                      • Hervé Hum Hervé Hum 17 août 15:13

                        @Attila

                        la Terre de Sitting Bull n’est pas votre Nature !

                        Désolé, mais la citation de Siiting Bull s’adressant à l’occidental, il s’agit bel et bien de la même Nature, de la même Terre.

                        Il y a d’ailleurs une autre citation célèbre disant

                        "Lorsque l’homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d’eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors, il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible"

                        Sauf si vous prouvez qu’effectivement, il ne s’agit pas de la même Terre ou Nature !

                        Mais c’est surtout la citation de Sitting Bull qui synthétise le mieux (car utilisant la logique causale) la différence fondamentale sur la perception de la nature entre occidental et amérindiens.

                        Qui explique pourquoi les occidentaux séparent Nature et artificialité et les autres non. Sauf depuis que le mode de vie occidental s’est imposé à eux et qui à motivé ce qu’ils disent ci-dessus.

                        Comprenons nous bien, ce que j’écris ne dis pas quelle est « ma » Nature ou Terre, puisque c’est la même que celle de Sitting Bull, mais écris en quoi elle est différente fondamentalement. Le fait que les uns se considèrent comme appartenant, donc, soumis à la Terre, alors que les autres se placent au dessus, donc, dominant ou pouvant la dominer et lui imposer sa propre nature, qui donc est un artifice pour la Nature ou Terre.

                        Et ces citations, montrent bien que cette « artificialité » est parfaitement reconnue !

                        Autrement dit, les deux perceptions ne sont pas contradictoires, elles sont complémentaires l’une à l’autre, prouvé par la réalité physique.C’est à dire, où l’opposition de polarité induit un sens inverse, d’où sont déduites les relations de causalité des deux perceptions de la relation d’existence entre l’homme et la Terre.

                        Bref, respectant strictement la logique causale évolutive...



                      • Waspasien 13 août 09:30

                        Einstein : j’aime penser que la lune est là, même si je ne la regarde pas…

                        D’autres médaillés : non non, elle n’est pas là si on ne la regarde pas !

                        ... et d’autres encore : Est-ce que quand on ne la regarde pas, elle est seulement une probabilité d’exister ?

                        Et un vieux de renchérir : et pourtant elle tourne !



                        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 13 août 14:05

                          @Waspasien
                          Je ne connais pas assez bien Einstein pour savoir ce qu’il entendait par là.


                        • Hervé Hum Hervé Hum 13 août 12:04

                          Le contenu de l’article ne répond pas à la question posé dans son titre !

                          La réponse est pourtant élémentaire et implacable dans ses considérations, et ce sont ces dernières que l’humain refuse absolument.

                          La réponse se trouve en mettant en vis à vis de la réalité ce qui lui donne sens, c’est à dire, l’imaginaire. Ce que vous faites avec l’exemple de l’illusion, sauf que vous n’en tirez pas les conséquences !

                          Ainsi, vous écrivez "

                          La mesure physique (la pesée) n’a aucun préconçu contrairement à votre cerveau servi par les sens qu’il a à disposition.

                           Dans ce cadre, sans mesure physique neuronalement neutre, la réalité n’existe pas : tout n’est qu’impression plus ou moins proche d’un réel intangible selon le degré d’exaltation, d’intérêt personnel, de culture clanique que l’on fait intervenir. "

                          Sans pouvoir en tirer les conclusions qui s’imposent, parce que trompé par votre cerveau qui a tendance à « prendre ses désirs pour la réalité » !

                          Cette simple phrase suffit à tout comprendre, pourtant, la quasi totalité des gens et surtout des « spécialistes », comme les philosophes ou scienfifiques y échouent.

                          La réponse est élémentaire, sans la réalité, aucun être pourrait communiquer avec un autre être, chacun serait donc confiné dans son propre imaginaire, totalement isolé d’autrui. Le propre de la réalité est donc de permettre aux êtres de communiquer et partager, mais la condition absolue, inviolable est de définir des lois, lieux communs où personne ne peut décider de ces règles en fonction de son propre imaginaire.

                          Ce principe est inviolable, constamment appliqué quel que soit le niveau technologique ou le niveau de conscience, même en imaginant un Dieu omnipotent, omniscient et omniprésent, il ne peut pas changer ce principe sans le détruire. Bref, Dieu ou pas, animal ou humain hyper technique, le principe s’impose de lui même et est inviolable, dès lors où on veut permettre la relation des êtres et non leur annihilation.


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 13 août 14:04

                            @Hervé Hum
                            Je réponds avec précision à la question du titre dans la dernière phrase du texte.
                            Il me parait difficile de relier la réalité avec des lois qui sont écrites par des Hommes. C’est la raison pour laquelle certains religieux les disent écrites par Dieu.


                          • Hervé Hum Hervé Hum 14 août 10:57

                            @Jacques-Robert SIMON

                            vous écrivez " La réalité n’est pas que virtuelle, il n’y a pas plusieurs vérités, mais il faut se donner la peine et le temps de les trouver.

                            « 

                            Je ne vois pas où est la »précision« , car vous utilisez le mot vérité pour réalité, or, cette confusion est admissible uniquement lorsque le mot n’est pas le sujet central, sert une autre idée. Mais si vous traitez spécifiquement du mot »réalité", alors, vous ne pouvez pas prendre l’un pour l’autre sans créer, nourrir la confusion entre ces deux mots synonyme et surtout, liés directement par relation de causalité.

                            De mon point de vue, la réalité obéit strictement à la causalité, logique causale et ne peut pas s’en défaire, alors que la vérité n’y obéit pas forcément. La réalité des faits, ne disent pas forcément sur l’intention qui a poussée à la réalité de ces mêmes faits, c’est à dire, sur la vérité.

                            Ceci pour dire que les lois qui gouvernent la réalité ne sont écrites ni par Dieu, ni par un être vivant quelconque, parce qu’elles sont écrites uniquement par les lois de la causalité ou logique causale et elle seule. L’être, en tant que tel, peu importe son pouvoir d’action dans la réalité, n’y échappe pas, donc, même Dieu tout puissant.

                            Tout simplement parce qu’il y a de réalité physique, que si l’interaction des êtres obéissent aux mêmes lois communes et non pas individuelles, car dans ce dernier cas, il ne peut pas se construire de structures simples et complexes basées sur la récurrence qu’est la causalité. C’est à dire, où la même cause produit toujours la même conséquence. Car alors, aucune récurrence ne peut être établie, enregistrée et s’imposer à tous les êtres. Ce qu’on définit par le chaos, où la seule loi, récurrence commune, est l’absence d’autres lois que celle interdisant toute chaîne de relations de causalités dans l’espace-temps.

                            Il me parait difficile de relier la réalité avec des lois qui sont écrites par des Hommes.

                            Oui et non !

                            comme je l’écris plus haut, de mon point de vue, il y a de réalité physique, que s’il y a relation de causalité identifié. Donc, des lois écrites par l’humain et qui suivent la logique causale, sont de facto reliées à la réalité de l’humain et la preuve en est qu’elles s’imposent à tous ceux qui se trouvent dans son champ d’application. Mais cette réalité n’a évidemment pas la même force d’application que les lois de causalités qui sont à l’oeuvre au niveau atomique.

                            Je ne vais pas développer plus, cela demanderait trop de place, mais le postulat de base est de dire que dans la réalité physique, l’être, qu’il soit humain ou Dieu, n’a de choix que des finalités, des buts, mais pas des moyens, ces derniers étant définis par la logique causale elle même et elle seule.

                            La fin ne justifie pas les moyens, elle les nécessites. Si les moyens existent, le but peut être atteint dans la réalité, s’ils n’existent pas mais sont permis par la logique causale, ils peuvent êtres crées. Dans le cas contraire, cela reste du seul domaine de l’imaginaire, donc, propre à un être ou groupe, mais pas commun à tous les êtres. L’humain peut donc écrire des lois particulières qu’il pourra appliquer dans un champ réduit mais ne peut pas écrire des lois universelles, ni même Dieu, seule la logique causale le peut.

                            Cela dit, en faire la démonstration est une autre paire de manche !!!


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 août 18:22

                            @Hervé Hum
                            Merci de votre commentaire très détaillé. Il est en effet difficile de discuter le principe de causalité. Cependant, dans les systèmes dits complexes, les causes et les effets se superposent. Faire la part des choses scientifiquement nécessiterait l’écriture d’un ou de plusieurs livres et il me sera difficile de les faire.


                          • Hervé Hum Hervé Hum 15 août 01:19

                            @Jacques-Robert SIMON

                            Cependant, dans les systèmes dits complexes, les causes et les effets se superposent

                            oui, d’une certaine manière, mais cette « superposition » ou plutôt stratification, ne peut pas se faire n’importe comment, elle obéit aussi à la logique causale !

                            Elle est rendu possible par le principe de la division fractale, qui découle de l’itération et la récurrence.

                            Mais l’essentiel est bien de comprendre que la réalité physique existe par la logique causale, sachant que celle ci repose sur ses propres postulats et sur rien d’autre. Autrement dit, soit vous respectez strictement la causalité et vous avez la réalité, soit vous ne la respectez pas et vous avez l’imaginaire, MAIS, alors, vous ne pouvez plus avoir d’interactions d’espace temps liant les êtres, chacun étant confiné dans son espace temps propre.

                            Ce principe est inviolable et vous pouvez le vérifier à volonté scientifiquement !



                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 août 08:50

                            @Hervé Hum
                            Je connais relativement bien les « fractals » mais je ne peux pas faire le lien avec le principe de causalité.


                          • Hervé Hum Hervé Hum 15 août 18:28

                            @Jacques-Robert SIMON

                            De mon point de vue, l’impasse actuelle de la science tient ici, au fait que les scientifiques ne voient pas le lien !

                            Je ne vais pas vous expliquer ici mon point de vue, juste vous faire remarquer que le principe de la fractale consiste à changer d’échelle ou dimension de logique causale. Et que sans changement d’échelle, il n’y a pas d’évolution complexe possible partant des mêmes éléments de bases. Pas de superposition ou stratification possible de relations de causalités.

                            Selon ce postulat, une particule physique est l’expression d’une relation de causalité, où l’univers physique se divise en trois formes de particules fondamentales. Les particules ayant pour seule fonction la récurrence, les particules ayant la fonction itérative et enfin les particules ayant la fonction fractale. Sachant qu’une particule ayant la fonction fractale, contient aussi la fonction itérative et récurrente. Donc, où l’une est l’évolution logique de la précédente. mais où la fonction devient toujours plus discrète et finit à un certain niveau comme quasiment absente, alors qu’il n’en est rien.


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 15 août 18:42

                            @Hervé Hum
                            Il est possible de voir ces points avec certains de mes amis plus à même de donner un avis.


                          • Attila Attila 14 août 12:43

                            Par définition, la réalité, c’est ce qui existe.

                            Pour résoudre nos problèmes ou obtenir satisfaction, nous devons agir sur la réalité. Pour agir sur la réalité de façon à atteindre notre but, nous sommes obligés de prendre en compte la réalité. Parce que si nous voulons agir sans connaître la réalité, nous ne savons pas sur quels leviers appuyer ou quels moyens mettre en œuvre pour obtenir satisfaction et nous échouons. Sauf coup de pot.

                            .

                            Le hic, c’est que le cerveau prend en compte la réalité en l’imaginant.

                            Une explication ou une théorie scientifique est bonne lorsqu elle permet de prendre en compte la réalité de manière suffisamment exacte et précise pour pouvoir agir efficacement.

                            Pour décider de rejoindre l’Inde en partant vers l’Ouest, Christophe Colomb a bien été obligé d’imaginer que la Terre était ronde. 

                            .

                            Re-hic, le cerveau ne fait pas la différence entre l’imagination pure et l’imagination de la réalité. C’est la démarche rationnelle, puis la démarche scientifique, qui permet d’avoir la preuve que l’explication ou la théorie rend correctement compte de la réalité en s’affranchissant de l’imagination.

                            .


                            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 août 18:24

                              @Attila
                              Ce que vous écrivez est parfaitement correct et n’est pas incompatible avec mon texte.


                            • Attila Attila 14 août 18:51

                              @Jacques-Robert SIMON
                              Oui, c’est un complément, un autre éclairage pour une réalité difficile à cerner : comment percevons nous la réalité ?

                              .


                            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 14 août 20:09

                              @Attila
                              C’est exactement ça.


                            • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 16 août 15:30

                              C’est la différence entre la perception que nous avons du réel et le réel lui-même.

                              Le grecs savaient que la terre était ronde, mais ils la pensaient au centre le l’Univers avec un système compliqué de calcul des orbite (le système de Ptolémée). Les chrétiens, à partir de Saint Augustin, on considéré que la terre était plate. Elle est redevenue ronde avec Galilée et Copernic notamment, en perdant sa place du milieu de l’Univers, remplacée par le soleil. Aujourd’hui, l’Univers n’a plus de centre, mais garde une histoire via le Big Bang.

                              La nature nous a joué un tour par l’absence de rotation propre de la lune, celle-ci présentant toujours la même face via le couplage gravitationnel avec la terre. Si la lune avait eu une rotation propre, nous aurions su bien plus tôt, et sans polémique, qu’elle était sphérique.

                              En philosophie, la phénoménologie, notamment avec Husserl, a analysé la différence entre les phénomènes, que nous percevons, et les noumènes, qui représentent la réalité intrinsèque.

                              En ce sens la vérité en soi reste à jamais inaccessible par nous et sa recherche une quête infinie et sans espoir de solution définitive.


                              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 16 août 17:19

                                @Jean-Paul Foscarvel
                                « La vérité en soi reste à jamais inaccessible par nous et sa recherche une quête infinie et sans espoir de solution définitive. » C’est parfaitement exact, mais on peut au moins essayer de l’approcher, ce qui demande déjà des efforts considérables.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès