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La route du Rom

Un des avantages de la retraite, est de pouvoir voyager et réfléchir. Oubliant pour un temps mon ordinateur, j’aime partir découvrir la vie. La vie des autres.

Adepte du camping car, je découvre des lieux, ignorés des Tour-opérateurs. Pour la nourriture et la nuitée, le contact avec l’habitant est primordial. C’est ainsi que je me suis immergé dans la Roumanie profonde.
 
J’ai vécu un retour vers le passé. J’ai rencontré le moyen-âge de mes livres scolaires. Sur les routes défoncées, de vielles carrioles tirées par des bœufs ou des chevaux. De vielles maisons en bois, avec le puits dans la cour. La volaille est libre pour picorer de-ci de-là, et le cochon n’est jamais bien loin.
 
La vie est rythmée par l’astre solaire. On se lève à l’aube et on se couche au crépuscule. Certes la vie n’est pas toujours facile, mais la dignité avec laquelle elle est vécue, est un exemple.
 
Pour le voyageur que je suis, ma stupeur fut grande de découvrir, que la langue Français, est courante. Du temps du Président Ceauşescu, le français était enseigné en primaire. Si vous avez la chance de visiter ce pays, rapprochez vous des anciens. Ils vous parleront, en français, de l’histoire d’un peuple fier et courageux.
 
En décalage complet avec leur train de vie, mon camping car, fut accepté partout. Au point que, victime de l’état des routes, un des roulements de mon coursier, rendit l’âme. Stationné en bord de route, j’eus la surprise de voir deux, puis dix et finir à une vingtaine, des bénévoles venir m’aider. Et encore, m’aider est un mensonge, car c’est eux qui firent tout le travail. Pendant que mon épouse et moi-même papotions, Ils démontèrent la roue, partirent chercher la pièce et remirent l’ensemble en état.
 
Avec d’énormes difficultés, Ils finirent pas accepter la valeur de trente Euros. Pas pour longtemps. Estimant, à juste raison, qu’il n’était pas sage de reprendre la route. Ils décidèrent de me faire passer la nuit, sur la place du village. Des hérauts furent dépêchés pour prévenir les voisins. Les Français sont sous notre et votre protection !
 
Mais après ces émotions, hors de question d’aller se coucher. Nous fumes conviés à les suivre dans le café de la place. Notre domicile roulant, sous la garde d’un jeune homme, la soirée fut mémorable. Les tournées se succédèrent, sans que je ne sois autorisé à sortir mon argent ! Ils ont dépensé, pour nous être agréable, plus que les trente euros, difficilement acceptés.
 
Trouvez un comportement identique en France, possible ou pas ?
 
Sur la route, nous avons rencontré des roulottes habités par des tziganes. Deux moyens de vivre la nature, mais un seul esprit. Je suis un Rom !
 
Dans ce pays, je suis resté en extase devant la beauté des Maramureş. Région sauvage mais d’une extraordinaire beauté. Les petites églises en bois, sont un hommage à la vie, car elles sont la vie.
 
Si vous avez la chance, d’être invité à un mariage roumain, acceptez vite ce cadeau. La cérémonie orthodoxe (85% de pratiquants), est un régal de convivialité et d’amitié.
 
De retour en France, je dis bravo à M Besson et sa bande. Renvoyez les Roumains chez eux, avant qu’ils ne soient contaminés par notre culture. Contaminés par notre égoïsme. Je préfère « un voleur de poule » à des violeurs de constitution !
 
Le Ministère de l’Immigration, sponsor de la Route (de retour) du Rom. 
 
 

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10 réactions à cet article    


  • Jojo 17 octobre 2009 14:04

    Bonjour Papybom,
    Je viens de perdre un ami (oh il va très bien et tant mieux), c’est juste qu’hier il a cité comme une référence, Bigeard faisant ses adieux à la France des islamistes et des polygames…
    En fait, il faut lire la France des arabes et des noirs, mais bon, on n’en est pas à ce niveau de détail près…
    Bigeard, un homme d’honneur pour sûr, il aurait même déclaré que si ce n’étaient les ordres, lui et ses hommes (les soldats qu’ils étaient), n’avaient rien à faire dans une opération de police… Si ce n’est pas une preuve ça ! L’honneur de l’armée je vous dis, l’honneur de la France Monsieur !
    Bon d’accord sous son commandement, ses ennemis vous savez les terroristes aux couffins en Uranium tressé et enrichi, les fellaghas quoi qui d’autre ?), étaient passés à la gégène, émasculés ou encore jetés vivants depuis les hélicoptères, mais et d’un, il n’en savait rien, vous savez les moyens de communication à ce moment là… Et de deux, ce n’est pas comme si c’était de vrais hommes n’est-ce pas, tout juste des biques islamistes et polygames. Plus tard les français diront qu’ils en ont en pacifié cinq cent mille, les algériens, un million cinq. Je vous le fais sans cynisme à un million, vendu ? Un million de terroristes islamistes polygames en moins.
    Cela dit, c’était des guérilléros et des soldats hein, ils connaissaient le risque…
    Bien sûr qu’il y a eu des bavures, les civils… Oh pas les arabes, tous des fells ces cons là, je pensais plutôt à des gens comme Mr Maurice Audin qui a quand même eu le temps d’avoir une fille et nom de nom, quelle fille : http://www.lepost.fr/article/2009/01/10/1381263_camouflet-elle-refuse-la-legion-d-honneur.html
    Mais bon, l’exception qui confirme la règle sans doute.

    Une triste histoire d’hommes d’honneurs pris dans une sale guerre… Pas de leur faute. D’ailleurs Aussaresse que Bigeard ne devait même pas connaître n’est-ce pas, devrait être réhabilité. Un grand Monsieur.

    J’en ai connu un autre d’officier, de l’autre côté cette fois Mr H., avec qui j’ai eu l’honneur de discuter et qui m’a longuement et patiemment expliqué des faits qui ne sont écrits nulle part. C’est drôle, ce vieux Monsieur laissait parfois s’écouler une larme à l’évocation du passé, d’une mère ne pouvant allaiter son nouveau-né, mais jamais pas à un seul moment, un seul mot haineux pour ses ennemis d’Hier, en dehors de De Gaulle qui avait multiplié par trois les troupes engagées dans la guerre et qui pour lui, avait beaucoup trop de sang algérien sur les mains, pour être pardonné. Pour tous les autres, officiers compris, pas un mot déplacé.

    Plus près de moi, mon propre père qui était juge civil dans l’A.L.N., je ne l’ai jamais entendu dire un seul mot de travers de la France ou des français, ce n’est même pas lui qui m’a appris ce qu’il faisait avant l’indépendance.
    Pourquoi est-ce que Bigeard et Aussaresse ont le droit de l’ouvrir pour dire toute leur haine des miens et que les miens ont juste celui de dire Amen ?

    Je fais parfaitement bien la part des choses, la France et les français continueront à avoir mon respect, parce qu’il est question d’une grande nation dont je suis persuadé qu’elle a encore beaucoup à donner à l’humanité, et que si dessein il y a, elle ne peut qu’y avoir un … destin.
    Cela étant dit, vous comprendrez que j’aie parfaitement le droit de n’avoir, pas la plus petite once de respect ni pour Bigeard, ni pour Aussaresse. Ce sont mes limites et je n’ai aucune intention de les imposer à qui que ce soit, dont acte.  

    Marrant, je n’aurais pas parié que ça viendrait de vous.


    • Papybom Papybom 17 octobre 2009 15:06

      Bonjour, Monsieur Jojo.

      Dans cet article, mon commentaire était en deux parties  :

      « Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée... Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera  ? »

       

      La réponse est dans la suite. Avons-nous un volontaire ?

      «   Un homme qui saurait se mettre tout entier à son service, sans magouille, sans en retirer pour lui-même le moindre profit, mais qui se donnerait entièrement, et de façon désintéressée, au sauvetage du pays, à la relance de la France."

      Extrait de « Adieu ma France », du général Bigeard, Editions du Rocher.

      Je cite l’auteur et l’éditeur, par correction. Pas par promotion, est oui, c’est con  !

      Pour pouvoir continuer à espérer, je recherche le plus minime espoir dans l’Homme. Je ne ferais jamais l’apologie des barbares et des racistes. La peau noire, n’est pas un critère de sélection. Mais un esprit noir, restera mon ennemi, quelque soit les oripeaux qui le couvre.

      Dans le contexte de l’article, mon seul but était d’obtenir l’approbation de cette tirade  :

      «   Un homme qui saurait se mettre tout entier à son service, sans magouille, sans en retirer pour lui-même le moindre profit, mais qui se donnerait entièrement, et de façon désintéressée, au sauvetage du pays, à la relance de la France.  »

      Un homme n’est jamais complètement bon, ni complètement mauvais. Qui suis-je pour m’attribuer ce pouvoir de vie ou de mort, sur des écrits. Suis-je meilleur juge, alors que je critique certain de mes propres actes. Avec humilité, j’avoue n’être qu’un primate. Mes modestes écrits, ne seront jamais le discours d’un tribun.

      Ma quête du Grall, c’est l’Humanité. Je citerais Faust, si je trouve un passage sur l’Amour de l’humain et la sollicitude pour l’individu.

      Bien cordialement.


      • Jojo 17 octobre 2009 20:31

        Oui, acceptez mes excuses s’il vous plait, vous êtes l’antithèse d’un haineux ! Respect !


      • Papybom Papybom 17 octobre 2009 21:00

        Salut Jojo,

        Nos messages se sont croisés. Je citais Eddy, ignorant votre réponse.

        Pour mon épitaphe, je demande  :

        Ci-git un dinosaure. Un con fier de son sort

        Mais qui dans l’amitié, trouva son ressort.

        Il critiqua les cons et consort

        Sans rancune pour son sort.

        Juste copains, ne prêtons pas le flan aux esprits coquins  !

        Cordialement.


      • Jojo 17 octobre 2009 21:12

         smiley J’ai lu merci. Le plus embêtant c’est que j’ai bien peur d’avoir « méchamment » trollé votre billet. A charge de revanche cher ami. Bonne nuit.


      • Papybom Papybom 17 octobre 2009 15:27

        Pour éviter les quiproquos, je prends le risque de mettre en vue, mon adresse E-mail.

        L’amitié peut faire commettre des bêtises, j’en prends volontiers le risque. A mon âge, cela ne sera pas la première, ni la dernière  !


        • Papybom Papybom 17 octobre 2009 19:01

          Bonjour Monsieur Kronfi.

          Bon, ce n’est pas ma journée.

          Il y a des jours, ou on devrait rester couché.

          Pour «  l’insulte  », je ne taxe personne. Je ne suis pas au gouvernement. Mais allons-y. Je n’ai pas fait un voyage politique.

          Si sur place, j’ai apprécié l’accueil. C’est peut-être que mes yeux ne voyaient que la beauté.

          Je vais éviter la Pologne, trop catholique.

          Le tour de la Méditerranée, l’Islam, quelle horreur.

          L’Allemagne, que des Nazis.

          Et même, la France. C’est un pays de cons.

          C’est bon la, j’ai tous juste  ?

          Pour vous, encore une preuve de ma stupidité, je ne me souviens pas des politesses de ce pays. En France, je ne dis que Bonjour et..

          Cordialement.


          • foufouille foufouille 17 octobre 2009 20:28

            salut papy
            d’apres les blogs, la bulgarie y ressemble
            mais ils parlent moins francais
            avecl’europe ce genre d’endroit va disparaitre


            • Papybom Papybom 17 octobre 2009 20:39

              Pardon, Eddy. C’est pour la bonne cause. Tu restes mon ami, toi  ?

              J’avais deux amis

              Eddy Mitchell

              Album : J’ai perdu mon amour

              Hier encore j’avais deux amis
              Le premier s’appelait Jojo
              Hier encore j’avais deux amis
              Et l’autre s’appelait Eddy

              Un article surgissant de l’ombre
              S’est écrasé dans un bruit d’enfer
              Cet article surgissant de l’ombre
              M’a privé de Jojo à jamais

              Un taxi aux portes de Londres
              Dérapant sur la chaussée mouillée
              Un taxi aux portes de Londres
              M’a fait perdre Eddy à tout jamais

              Le néon s’est éteint trop vite
              Et sur eux le rideau est tombé
              D’autres noms maintenant s’inscrivent
              Mais moi, je n’les oublierai jamais

              Hier encore j’avais deux amis
              Le premier s’appelait Jojo

              Hier encore j’avais deux amis
              Et l’autre s’appelait Eddy.

              Pour mon prochain article, je vais prendre la route du Rhume. Quitte à avoir la gueule de bois, autant savoir pourquoi.

               


              • moebius 17 octobre 2009 23:45

                 C’est quoi ce truc dégoulinant ? la vieillesse ?

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