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La seconde mondialisation

LA SECONDE MONDIALISATION 

Jacques-Robert SIMON

  Personne ne doute que le Monde ancien n’a plus aucun avenir : les philosophies, les idéologies, les concepts politiques et même les valeurs morales qui animaient les peuples semblent ne plus avoir de raison d’être. Le Dieu même qui avait fourni le cadre de vie de tous depuis la nuit des temps est bel et bien mort après qu’on ait annoncé sa fin il y a un peu plus d’un siècle. Les idées, les dogmes, les raisons sont remplacés par les seules lois du commerce, le quantitatif a remplacé le qualitatif, ce que l’on peut mesurer rend sans intérêt ce que l’on croit et qui est impalpable. Pourtant la mesure d’une quantité ne renseigne pas sur le pourquoi de celle-ci et n’indique rien sur son utilité. Le libre-échange est pourtant prôné partout et pour tous. Un référentiel de société ne fonctionne que si il est considéré comme un absolu indépassable et indiscutable : ce fut le cas de Dieu, sera-ce aussi le cas pour le libre-échange ?

  La cohérence est le facteur primordial pour assurer la force dominatrice d’un clan, d’une communauté, d’une Nation. La principale fonction de Dieu ici-bas était de permettre à quelques uns de régner sur tous. En effet la seule contrainte n’est pas suffisamment efficace, il faut encore que des croyants zélés acceptent leur statut de serviteur pour forcer d’autres à l’obéissance. Dieu peut fournir la transcendance nécessaire à l’acceptation de cette soumission qui permet d’engendrer des affidés qui aideront ceux qui dominent à dominer davantage. Il ne faut pas se méprendre, les Églises ne sont qu’un des moyens pour mettre en oeuvre ce processus, l’esprit républicain et toutes les idéologies humanistes relèvent de la même essence : il n’est pas nécessaire de croire en Dieu pour le servir. Les Nations Européennes certaines de leur force, de leurs sciences, de leurs cultures se lancèrent à la conquête du monde lors des périodes coloniales. En 1914, Britanniques, Français, Russes et Turcs se partageaient la grande majorité de la planète (en ôtant la Chine). La cohérence qui aurait dû être atteinte pour assurer la stabilité du système fut désintégrée sous les coups de nationalismes souvent empreints de laïcisme. La mondialisation conduite sous la férule des Européens, de leur Dieu, de leurs valeurs, de leurs « lumières » s’éteignit irrémédiablement. Le Dieu chrétien et sa cohorte de savants si efficaces pour assurer une même âme en Europe se révélèrent inefficaces pour assurer la bonne marche de la planète entière. Il est de fait plus difficile d’assurer la cohérence d’un grand ensemble constitué de beaucoup d’éléments que d’un autre plus restreint. La cupidité était aussi un des ressorts principaux des élans coloniaux. Elle complémentait fort utilement les propositions affichées de transcendance.

 Le paradis chrétien s’atteint (théoriquement) en faisant preuve de sagesse et d’amour d’autrui. Le paradis du monde des affaires ne postule aucune de ces vertus et se contente de penser que sans intervention le système s’autorégule, quelques lois interfèrent mais elles sont le plus souvent néfastes. Le marché est le lieu où se rencontrent l'offre et la demande et où s'opère la détermination du prix d'un bien, la valeur d’un être : c’est en payant qu’on donne une valeur à tout et à toutes. Le marché peut être vu comme le support de la Démocratie car il suppose, au moins virtuellement, l'égalité des individus. Toutefois, même les plus fortunés ne sont pas égaux entre eux : le pouvoir de domination est aisément quantifiable, il est directement relié à la masse des capitaux disponibles, le plus riche est le plus puissant, tellement même qu’il arrive à faire croire que c’est son talent qui l’a conduit où il se trouve. Depuis des décennies la moitié de la population des pays occidentaux ne lègue rien à leur décès à leurs successeurs, c’est une bonne définition des pauvres. Dans le même temps, les sommes amassées par les franges « supérieures » atteignent les plus hauts niveaux, ceux connus à la fin du dix neuvième siècle, la rente financière a simplement succédé à la rente foncière. Il serait possible de postuler que la concentration du pouvoir en quelques mains permet une meilleure efficacité économique. L’examen de la situation actuelle ne permet en rien de le croire. Il importait de répondre la bonne parole sur le monde entier : « La concurrence libre et non faussée » et non plus des slogans divins comme « Liberté, Égalité, Fraternité » devait régir le monde. C’était indispensable pour que les gens subissent ce qu’on leur demandait de subir : subir une précarisation supplémentaire pour le bien être de quelques uns. Un examen sommaire permet de démonter la proposition mercantile : une concurrence ne peut structurellement pas être libre et encore moins non faussée, à moins de ne pas tenir en compte les privilèges liés aux fortunes héritées. L’ingéniosité de la voie marchande vers la mondialisation est de favoriser l’émergence de classes bourgeoises dans l’ensemble des pays, y compris les pays émergents. La cupidité étant la chose la mieux répartie au monde, une internationale des classes aisées, donc dominantes, peut s’installer avec beaucoup plus d’aisance que lors du colonialisme centralisateur, mono-culturel et sous le couvert d’un Dieu unique. Chaque pays fait émerger ses propres « riches » qui sont en charge de structurer la nation. Aucun conflit cultuel n’est à attendre des rivalités internationales, les philosophies étant devenues identiques, les folklores locaux ne servant plus que pour les touristes. Les détenteurs de capitaux pour maintenir leur fortune doivent mettre à leur service le maximum de gens. Les républiques » permirent aux « humbles » de s’unir pour posséder la force suffisante pour faire prévaloir leurs droits. La nouvelle mondialisation permet de délocaliser les investissements dans les pays où la bourgeoisie locale peut faire régner l’ordre dans une classe prolétaire infiniment plus démunie qu’en Occident ; il s’en suit une déstabilisation des pauvres des pays riches afin de permettre l’émergence d’une classe bourgeoise dans les pays pauvres grâce à la délocalisation des industries fort demandeuses de main d’œuvre. L’émiettement des intérêts des travailleurs participe grandement à la non remise en cause d’exploiteurs qu’il est convenable de nommer investisseurs pour préserver son image de modernité.

  Alors mondialisation ou immondialisation ? Pour les travailleurs des pays riches la réponse ne fait aucun doute. Pour ceux de l’ensemble de la planète, la réponse est plus réservée. Cette seconde mondialisation a toutes les chances de réussir, pas seulement parce que les classes bourgeoises de tous les pays y trouvent leur compte mais aussi parce que les peuples récupèrent des oripeaux de bonheur : des portables, des McDonald's, des casquettes US, des matchs de football constellés d’idoles, des monstres sacrés du cinéma servant d’ersatz de dieux, des drones qui exterminent les seuls barbares avec la même efficacité que dans un jeu vidéo … La Justice qui devait régner sur le monde est remplacée par le pragmatisme, ainsi nommé pour ne pas désigner la loi du plus fort. Personne ne doute que celle-ci est efficace. Mais la seule mutation qui importe est celle qui conduit à un monde qui se satisfait de ses ressources. La sobriété des consommations comme l’usage raisonnable des biens doivent être atteints pour éviter une disparition pure et simple de l’espèce humaine. L’homogénéisation du monde telle qu’elle s’opère est très probablement un préalable nécessaire. Il faudra encore se préoccuper de l ‘égalité entre tous, notion qui relève de nouveau d’un idéal. Mais qui pourrait se contenter d’une société faite de maîtres repus et d’une multitude d’esclaves privés de tout et surtout de respect ? 


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19 réactions à cet article    


  • Hervé Hum Hervé Hum 1er février 2016 11:27

    Vous commencez votre article en répétant tous les clichés si bien inculqués aux gens via son système d’instruction qu’est l’école et d’éducation que sont les médias « aux ordres ».

    Mais je vais faire court, vous êtes un scientifique et je me contenterai de vous poser une seule question.

    Dans votre discipline de recherche, comme dans toutes discipline scientifique, qui impose sa loi ?

    La nature ou bien l’humain ?

    Ou si vous préférez, l’humain peut certes détourner une loi naturelle, mais le peut elle sans d’abord devoir obéir à son principe directeur ?

    Il en va en politique et sciences humaines comme de la science dite dure, le problème ou la difficulté, est insurmontable quand les personnes se placent au dessus des lois, et se résolvent uniquement lorsqu’ils finissent par accepter de se placer en dessous.

    L’impasse actuelle, tant au niveau scientifique que politique, social et même religieux, vient du fait que l’humain prétend être au dessus de toute loi pour en être le seul dépositaire (géocentrisme absolu du cogito humain). Or, il existe des lois ou plutôt principes universels qui sont au dessus des êtres parce qu’ils conditionnent leur existence. Et c’est valable autant pour le scientifique que pour le politique, le citoyen lambda ou la religion où même Dieu se doit de suivre ces mêmes principes universels, mais que les religieux, humains plaçant d’abord ses son égo devant sa foi et des principes portés par sa religion, ont totalement dénaturé et finalement détruits, anéantisé.

    Bref, ce sont ces principes universels que l’humain se doit de retrouver et de placer au dessus de tout être humain, à commencer par ceux qui se présentent comme ses leaders, qu’ils soient politiques, économiques ou spirituels.

    C’est la loi qui doit faire l’humain et non quelques humains qui doivent faire la loi et de faire obéir les autres à cette loi. Le principe est d’une simplicité tautologique, mais son développement est des plus complexe....


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er février 2016 12:13

      @Hervé Hum
      La Loi est toujours faite par des humains, quelquefois même par une infime minorité d’entre eux. Il existe bien des principes universels (la poussée d’Archimède par exemple) mais ils découlent d’une observation du naturel par les humains : ils sont d’ailleurs constamment « enrichis » (en tenant compte des turbulences par exemple pour la poussée d’Archimède) et évoluent donc. La loi faite par des hommes pour réglementer la vie de tous les hommes pose problème si elle n’est pas d’essence divine ce qui l’a rend inaccessible et incontestable, ce qui ne la rend pas inutile.


    • Hervé Hum Hervé Hum 1er février 2016 14:38

       @Jacques-Robert SIMON

      Vous devriez commencer par réaliser que ce que vous écrivez est totalement absurde, relève de l’aberration du cerveau humain et non de la réalité.

      Seule la loi humaine est toujours faites par lui, mais aucune loi ou plutôt principe naturel est faite par lui. C’est totalement absurde ! C’est peut être pas ce que vous vouliez dire, mais c’est ce que vous écrivez !

      Car contrairement à ce que vous pouvez penser, il existe bien au moins un principe universel qui s’impose à l’humain et qui est au dessus de toutes ses lois. C’est le principe de relation de causalité, car c’est de lui que découle tous les autres et qui est le fondement de la réalité physique, de l’évolution de l’Univers, bref, sans lequel le monde physique, mais aussi spirituel ne peut exister de manière solide. Or, c’est précisément ce principe que l’humain actuel tente par tous les moyens de s’affranchir. Sauf que la seule, l’unique manière de s’en affranchir, c’est de sombrer dans le néant, autrement dit, la destruction quasi totale. Comprenez bien, il ne s’agit pas d’une théorie ou d’ue hypothèse, il s’agit là du principe directeur de l’Univers. Rien n’existe sans le principe de relation de causalité et en tant que chimiste, votre domaine n’existe que par ce principe et pas en dehors de lui.

      Et a première chose que nous apprend ce principe, c’est de faire attention à bien respecter l’ordre des choses et de ce que cela veut dire.

      Ecrire « la poussée d’Archimède » est une aberration, car cela laisse entendre que ladite loi est celle d’Archimède et non une loi naturelle. Absurde !

      Respecter l’ordre des choses consiste à écrire « la poussée identifié par Archimède », ce qui ne laisse alors aucun équivoque sur le fait que la poussée existe d’elle même, où Archimède n’a fait que l’a reconnaître, l’identifier, la mémoriser, enfin, la conscientiser.

      Ce style plaçant l’humain au centre de tout en dépit de sa découverte de l’héliocentrisme, est une aberration du cogito humain qui se veut toujours, en dépit de ses propres observations, le centre de l’Univers. Parce que ceux qui ont le contrôle de la vie, refusent l’idée de devoir obéir à des principes universels qu’ils ne pourraient plus manipuler pour exploiter autrui. Et pour continuer leur domination, n’hésitent pas à plonger toute l’humanité dans l’aberration, dans la dissociation cognitive ou pour moi, dissociation de relation de causalité.

      Car oui, à partir du principe universel de relation de causalité, il en découle des lois qui ne sont pas le fait de l’humain, mais le fait exclusif de ce principe et qui s’imposent d’elles même à tous les êtres humains, du plus génial, au plus idiot. Du plus fort, au plus faible. Etc.. Mais pour cela, il faut une condition absolu, admettre la réalité physique du principe et son caractère indépassable, c’est à dire, au delà duquel la vie chute dans le néant parce qu’il n’y a plus de relation de causalité qui li l’être à son objet, dont le but est de lui donner une valeur propre, temporelle et spatiale.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er février 2016 21:01

      @Hervé Hum
      Malgré votre indignation concernant ce que j’écris, je ne pense pas que nous exprimions des choses si différentes. « L’effet ne peut pas précéder la cause », certes c’est vrai mais il faut cependant se méfier de son application dans les systèmes dits complexes (un exemple : un réseau de neurones).


    • izarn izarn 1er février 2016 23:12

      @Hervé Hum
      Si vous connaissez les « principes universels » vous avez de la chance...
      Je pense que les scientifiques aimeraient etre au courant, cela leur éviterait des migraines.
      En fait cela recouvre éternellement de l’arnaque...Exploitée par les religions, d’ou qu’elles viennent. C’est ontoligique à la religion, l’arnaque de fond.
      La loi de la gravitation universelle était très sympathique avant Einstein....Mais bon Nietzsche était passé par la...
      Que l’humanité soit universelle, peut-etre qu’un jour des extra-terrrestres nous signifierons le contraire...Et nous rameneront au rang du reptile...


    • Hervé Hum Hervé Hum 2 février 2016 00:14

      @Jacques-Robert SIMON

      « l’effet ne peut pas précéder la cause », certes, mais il y a surtout des relations de causalités où la cause et l’effet se réfléchissent l’un l’autre !

      l’exemple le plus fameux, c’est « qui de la poule ou de l’oeuf ? »

      C’est une relation de causalité récurrente, que l’on peut considérer localement comme fermé, c’est à dire, où si l’effet ne précède pas la cause, il devient cause à chaque cycle causal, donc, par mouvement cyclique l

      Le principe de relation de causalité existe d’abord dans sa forme que l’on qualifiera d’euclidienne, tandis qu’un réseau de neurones sera plutôt de forme hilbertienne.

      Or, à ma connaissance, seul l’espace euclidien renferme tous les autres, l’inverse n’étant pas vrai, certains espaces n’acceptant que le leur propre !

      Le principe de relation de causalité n’est pas celui d’Aristote, c’est celui de... Lui même !

      Il n’est absolument pas nécessaire de croire en Dieu, ou de ne pas croire. Peu importe.

      Le principe fonctionne avec deux éléments fondamentaux pour permettre la réalité, donc la matière, soit, la récurrence et l’itération.

      Maintenant, l’Univers contient autant de dimensions d’espace-temps le constituant et que l’on appelle évolution, qu’il existe de relations de causalités directrices.

      Sachant qu’une relation de causalité directrice implique le développement de sous relations de causalités, soit porteuses, soit contraires ou enfin, neutres.

      une nouvelle dimension « naît », lorsque celle qui l’a précède a atteinte son niveau d’équilibre intérieur. Equilibre atteint lorsque les pôles extrêmes ont été définit par itération.

      Etc...

      Mais au niveau économique, cela aboutit à développer un système basé sur la responsabilité économique, en lieu et place de la propriété économique. Et cela obéit au principe. Je suis en train d’écrire un article pour en faire la démonstration

      Donc, non, nous sommes très loin de partager le même mode de pensé. Je connais tout du votre, vous ne savez presque rien du mien... Il ne demande pas d’être plus intelligent, il demande d’être plus conscient, c’est à dire, de ne pas se mentir à soi même, car alors, le sens de son action est perdu pour soi même... Mais pas forcément pour quelqu’un d’autre. La manipulation, consiste à faire croire à une personne qu’elle est consciente, alors qu’elle ne fait qu’obéir à la volonté d’une tierce personne, généralement contre son bien, donc, agissant de manière conditionné, sans libre arbitre. C’est encore le cas d’une majorité relative d’êtres humains.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 février 2016 09:08

      @Hervé Hum
      Les idées philosophiques traitent des aspects insaisissables, qualitatifs de la Nature humaine, la Science se contente de la nature matérielle : j’essaie de ne pas mélanger les notions des uns et des autres.


    • Hervé Hum Hervé Hum 2 février 2016 14:24

      @Jacques-Robert SIMON

      La philosophie traite de tous les sujets qui se portent à la connaissance humaine, dont la science, à partir desquels elle en tirera une conscience.

      La science est l’art de l’observation de la nature, donc, essentiellement matérielle.

      I en résulte, que la philosophie porte essentiellement sur la conscience et la science sur la connaissance.

      Je ne mélange ni l’un ni l’autre, bien au contraire, je les mets en relation causale.

      Si on ne peut séparer connaissance et conscience comme le temps et l’espace, c’est qu’ils sont en relation de causalité récurrente et itérative.

      Quand je parle du principe de relation de causalité, je parle de ce qui conditionne la pensée humaine, donc, la pensée scientifique elle même.

      Je vous invite à réfléchir sur l’hypothèse que le principe de causalité définit par Aristote ne permet pas de comprendre la nature profonde de la réalité de l’Univers et que la raison de l’impasse conceptuelle scientifique (dans tous les domaines, mais avec la mécanique quantique comme vitrine) vient de là.

      Einstein le résumait très bien en disant qu’« on ne résous pas un problème avec les mêmes modes de pensées qui l’ont engendré ». Et c’est la raison pour laquelle personne ne comprend et que nulle théorie peut s’imposer à toutes les autres de manière naturelles, incontestable.

      Or, autant la science est forte pour tirer des lois en fonction de ses observations, autant elle est faible pour l’interpréter, car cela dépasse l’observation d’une dimension, il faut pouvoir déterminer le processus qui préside aux changements d’échelles. Et seul le principe de relation de causalité le permet (car une dimension ne peut être interprété que par rapport à celles qui l’a précèdent).

      En fait, l’évolution se fait par changement d’échelle dimensionnelle, passant d’un niveau à un autre selon un processus physique bien déterminé, pas inconnu de la science, mais par refus, déni de prise de conscience de la science. J’affirme que c’est bien le cogito humain qui s’interdit de comprendre ce que la somme de sa connaissance acquise lui permet de comprendre très facilement dans son principe directeur. Le problème est donc un problème de déni et cela touche tous les domaines, tous les êtres humains collectivement et individuellement. Qui aboutit aux crises majeures actuelles.

      Pour faire court, votre domaine d’étude ne se situe pas dans la même dimension d’espace-temps que celle du physicien ou du biologiste, bien que chacune d’elle soit reliée à l’autre.

      En fait, le changement de dimension obéit au principe de relation de causalité, c’est à dire, quand une dimension trouve son équilibre et permet l’émergence d’une nouvelle dimension, mû par une nouvelle relation causale directrice, définit en fonction de la relation causale directrice de la dimension précédente. Cela paraît compliqué, mais c’est très simple dans son principe directeur. La difficulté, c’est que certaines sous relations causales nées de la relation directrices, naissent consubstantiellement de la première et donc, ne permet pas de voir le processus de manière lente. Pour décortiquer l’impact d’une balle sur un objet, on utilise des caméras ultra rapide, sans cela, on ne pourrait pas le faire. Mais quand on ne dispose pas de caméra, comment faire ? Seul le cogito permet cette prouesse, mais en respectant, disons, certains protocoles expérimentaux. Ici, ne pas se mentir à soi même !

      Le principe de causalité d’Aristote devient le principe de relation de causalité de l’Univers.

      Or, le principe fait appel à la récurrence et à l’itération, concepts mathématiques, mais devenus incontournable à la philosophie, parce que cette dernière rejoins la science et même rappelle la religion dans ce qu’on peut appeler la métaphysique.

      en l’état actuel, vous pouvez refuser de donner crédit à ce que j’écris, mais avant la fin de l’année vous saurez de quoi il s’agit et vous n’êtes pas au bout de vos surprises.

      Mais une chose est certaine, le déphasage entre la connaissance acquise et la conscience du monde dans lequel nous vivons n’est plus tenable, l’écart est trop grand.

      Cela veut dire qu’il faut que les deux se mettent en phase coûte que coûte. Et cela passe par le déplacement de la conscience humaine se voulant toujours centre de l’Univers à travers son cogito, à une conscience héliocentrique où l’humain ne conserve que la centralité de sa propre existence et conscience, mais plus celle de l’Univers, donc, où il doit redéfinir ses relations envers ses semblables et les autres formes de vies. S’il s’y refuse, il n’y a qu’une seule alternative, la destruction et le chaos.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 3 février 2016 09:18

      @Hervé Hum

      Dans vos raisonnements vous faites toujours précéder les observables par les théories, je fais exactement l’inverse : je n’attache que peu d’importance aux théories.

    • Hervé Hum Hervé Hum 3 février 2016 10:22

      @Jacques-Robert SIMON

      J’ai écris trois long commentaire pour vous présenter ce qui n’est pas une théorie, mais le résultat d’une épistémologie faisant ressortir ce qui relie les différentes disciplines et c’est le principe de relation de causalité. je n’en connais pas d’autres et pourtant, des théories, j’en ai entr’aperçu quelques centaines.

      Je ne fais pas précéder la théorie, mais la fait découler de mes observations.

      Mes articles sur la monnaie, l’économie et la responsabilité, sont toutes tirés de mes observations et je défi quiconque de les invalider.

      Je note surtout que vous évitez ainsi de répondre sur le fond.

      C’est « étrange », comme les gens et surtout les plus instruits et intelligents, m’évitent ou carrément me fuient. Ne reste que les idiots !


    • BA 1er février 2016 22:59

      Lundi 1er février 2016 :

      Patrick Artus (Natixis) : « La prochaine crise sera extraordinairement violente. »

      http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021663280823-p-artus-natixis-la-prochaine-crise-sera-extraordinairement-violente-1196739.php


      • izarn izarn 1er février 2016 23:19

        @BA
        Tiens Artus se réveille...
        Mais bon on est courant :
        Ce n’est pas la prochaine crise ! : On est toujours dans la meme !
        Putain, ça se voit pas ? Il est timbré ce mec !
        Artifice de ceux qui se sont gourés à 200% sur 2008 !
        Les anes continuent à brouter dans les médias...


      • izarn izarn 1er février 2016 23:38

        @izarn
        Au lieu de blabla des chiffres, vu sur le site des éconoclastes, issu de celui de Berruyer :
        http://leseconoclastes.fr/wp-content/uploads/2016/02/Europe-Sociale-des-Salaires-3.jpg
        Sources eurostats.
        Bon qui sont les mieux lotis du monde ?
        Meme pas les ricains comme vous pouvez le voir. C’est l’Europe du Nord-Ouest (Pas l’Est !), avec la France.
        Mais Burruyer n’a pas poussé son analyse sur le salaire médian : J’ai pas vu les américains !
        Ben oui, hein ? La reprise ? smiley smiley
        Vous voulez perdre 25% de votre salaire ? Soyez américain !


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 février 2016 09:09

        @BA
        La crise est déjà là.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 février 2016 09:11

        @izarn
        Le graphique est utile comme rappel.


      • Hervé Hum Hervé Hum 3 février 2016 13:17

        Juste une question,

        qu’est ce qui vous a poussé à devenir auto entrepreneur (donc, selon le principe de relation de causalité, auto salarié) et de produire et éditer des « commentaires politiques sans à priori militant » ?

        Je vais répondre pour vous... Votre conscience !

        Ainsi donc, votre connaissance acquise dans le domaine scientifique n’est pas suffisante pour ne pas vous poser des questions touchant à votre conscience !

        Vous êtes la preuve vivante en tant qu’objet d’expérimentation, sur le fait qu’il y a décalage ou si vous préférez, déphasage entre la connaissance et la conscience, mais vous me soutenez que je pose la théorie avant l’observation !

        Mais quelle est donc cette conscience qui vous pousse à sortir du cadre de votre spécialité, sinon le fameux aphorisme de Rabelais "science (capacité d’action) sans conscience (sens de l’action) n’est que ruine de l’âme ?

        La conscience se définit comme le sens de l’action en conséquence de la connaissance

        et l’intelligence, comme la capacité d’action en conséquence de la connaissance.

        Nous avons là deux relations de causalités récurrentes et itératives, mais différentes par leur fonction.

        Si nous considérons l’une par rapport à l’autre, alors, la conscience est une qualité, quand l’intelligence est une quantité.

        L’humain contemporain, ne raisonne que du point de vue de l’intelligence, donc, de sa capacité à produire de la quantité où la puissance de son cogito dépourvu des limites intrinsèque au principe de relation de causalité, le pousse dans les pires aberrations et déni de réalité ou dissociation de relation de causalité.

        Ses désirs sont des ordres, peu importe la réalité, les lois de la physique, celle ci doit se plier aux injonctions de l’humain. Mais de quelle humanité parlons nous ? Pas de la mienne et je ne crois pas de la votre non plus, ni de celle de l’écrasante majorité des humains.

        M’est avis que ce qui vous pousse à vous intéresser à la politique, donc aussi à l’économie et aux sujets de sociétés, c’est votre conscience, celle qui pose la question du sens de l’action dénué de toute limites, alors même que tout indique qu’il faut poser des limites ou plutôt, une ligne de conduite qui n’est autre qu’une relation de causalité directrice (qui définit toute dimension d’espace-temps (relation de causalité s’il en est), partant du monde microphysique à la dimension cosmologique..

        Tant que l’humain ne sortira pas du mode de pensée aristotélicien avec son principe de causalité obsolète, réducteur et trompeur, elle ne pourra pas s’émanciper de cette minorité hyper agressive et manipulatrice, préférant précipiter notre monde dans le chaos et la destruction plutôt que de renoncer à sa domination.

        De plus, ce changement de mode de pensée est la condition pour comprendre le fonctionnement profond de l’Univers. donc, la mécanique quantique, la cosmologie et jusque dans la biologie et le cerveau humain.

        Mais pour cela, il vous faut vaincre votre propre conditionnement. Le fait d’avoir quitté votre ancien travail devrait être la preuve que vous refusez de continuer à vivre en subissant ce conditionnement, et pourtant, il n’en est rien... Pourquoi ? Je connais la réponse, mais vous même ?

        Vous pouvez ne pas être d’accord, mais alors, argumentez, car dire ne pas être d’accord, parce qu’on n’est pas d’accord, prouve votre refus de sortir de votre propre conditionnement et de combattre, jeter au bucher tout ceux qui voudraient vous contredire. Or, ce n’est pas l’impression que vous me donnez, bien au contraire.

        Maintenant, vous pouvez faire comme les autres, préférer m’ignorer.


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 3 février 2016 19:57

          @Hervé Hum

          Mon rôle auto-entrepreneur a principalement été d’éditer un livre scientifique (Systemic Chemistry) et un roman (Confessions d’un chercheur, maintenant Editions du Panthéon). La Science n’apporte rien directement à la conscience, toutefois, parmi le millier (environ) de chercheurs de tous les pays que j’ai rencontrés, je n’ai pas détecté d’illuminé prêt aux excès. L’observation expérimentale soigneuse conduit vraisemblablement à une forme de sagesse. 

        • Hervé Hum Hervé Hum 4 février 2016 12:04

          on@Jacques-Robert SIMON

          Vous ne comprenez pas ou ne voulez pas comprendre.

          Quand vous étudiez une réaction chimique, vous devez considérer tous les éléments qui entrent en jeu, car tant que vous oubliez un élément du système, vous ne pouvez pas comprendre complètement la réaction chimique du système. Le but étant de définir le principe directeur causal, permettant ainsi de formaliser le système étudié.

          Pourtant, vous ne respectez pas ce protocole expérimental au niveau politique !

          Vous me répondrez que ce n’est pas la même chose et je vous dirais que si, c’est le même principe, vous devez considérer tous les élément qui participent au processus politique.

          Or, dans le système politique en question, ce ne sont pas les chercheurs qu’il faut regarder pour trouver les « illuminé prêt aux excès »,ce n’est pas ce qu’on leur demande et qu’on leur laisse faire. On trouve ces « illuminés » dans ceux qui exploitent le travail des chercheurs, donc, le propriétaire économique et ses marionnettes politique (le savant fou, chef de guerre, cela n’existe qu’au cinéma et permet d’oublier les vrais fous, ceux qui nous gouvernent réellement).

          Or, trouvez moi une once de sagesse dans les pratiques et volontés de ces gens là ?

          Dites moi ou se trouve la conscience de ces gens là, et celle des chercheurs qui leur offre les armes les plus meurtrières qui soit, tant bactériologique, chimique, nucléaire ?

           Ce n’est pas un politicien ni un militaire qui ont développés ces armes, dont les mines anti personnelles tuant surtout les civils et les enfants. Dites moi quelle est la valeur et l’importance de la conscience d’un rat de laboratoire vis à vis de ses manipulateurs ?

          Eh bien, un chercheur dans son laboratoire est, vis à vis de ceux qui l’exploitent, au même niveau que le rat vis à vis du chercheur qui l’exploite mais en parlant d’étude. Et le rat peut avoir une conscience supérieure s’il a conscience de son état, tandis que le chercheur ne l’a pas, croyant échapper à ce principe relationnel vis à vis de ceux qui l’exploitent et n’ont pas besoin de l’étudier, seulement surveiller qu’il lui obéit.

          toutefois, en tant que simple citoyens, ils peuvent s’en remettre à l’inertie et à la même déficience de conscience de tous les citoyens qui acceptent et soutiennent ces criminels pour soit subir cette manipulation, soit la partager par faiblesse ou par intérêts malcompris.

           La science humaine commence avec la maîtrise de l’outil, donc, avec le façonnage des pierres en silex, puis la maîtrise du feu, etc, qui suivent le même protocole expérimental que vous même dans votre labo. Aucune différence, le principe directeur est rigoureusement identique (essayez donc de le réfuter).

          La science apporte donc sa connaissance à la conscience humaine.

          Pour l’humain, sans la science et la connaissance qu’elle lui donne, sa conscience serait toujours au même niveau que celle des grands primates, rien de plus.

          Sauf qu’une fois qu’on a établit, factuellement, la relation de causalité entre la connaissance et la conscience, alors, on se doit d’étudier cette relation.

          Et là, on découvre (pour aller à l’essentiel) que la connaissance est une quantité quand la conscience est ce qui donne sa qualité propre à cette connaissance.

          En fait, il faut une accumulation de connaissance, acquise par l’expérience, pour modifier la conscience de son environnement en conséquence de cette somme de connaissance nouvellement acquise. Ceci, pour faire correspondre le sens de la vie avec la connaissance venant en contradiction avec la conscience active (donc du sens). L’outil sert le sujet et non l’inverse, pour qui c’est le sens qui conditionne l’usage de l’outil, même si la société contemporaine laisse penser le contraire.

          En d’autres termes, ne pas voir le lien de causalité entre science et conscience, relève du déni de réalité et alors, je vous repose la question.... Quel est l’objet, le sens de votre article ?

          conclusion, votre commentaire consiste à nier le sens de votre propre action.. Totalement aberrant et pourtant, vous vous présentez comme quelqu’un de rationnel !

          Mais ne vous inquiétez pas, il n’y a pas grand monde qui échappent à cette aberration du cogito où celui ci fait croire que nos désirs sont plus fort que ce que permet la raison pure avec le principe de relation de causalité.

          Et n’oubliez pas, un auto entrepreneur, c’est aussi un auto salarié !


        • Le p’tit Charles 7 février 2016 10:57

          Le Monde ancien n’a plus aucun avenir.. ?

          Mais la société est une lente progression sans interruption il me semble.. ?
          Ou avez vu un passage imaginaire qui pourrait faire penser à cela.. ?
          Avec des mots vous arrêtez le temps....bizarre..

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