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Accueil du site > Tribune Libre > Le climato-scepticisme

Le climato-scepticisme

De ma fille Jiji : c'est elle seule qui l'a écrit, elle a 22 ans, bientôt 23 (en avril).

 

Je mettrai en lien cette vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x10mmjy : à voir.

 

Le Climatoscepticisme

« Dieu merci, les hommes ne peuvent pas encore voler
et dévaster le ciel comme ils dévastent la terre ! » 1

 

Les hommes, dévaster la terre ? Voilà une idée bien étrangère aux discours climato-sceptiques. Les discours contemporains sur la crise écologique pointent la responsabilité des activités humaines pour l'ensemble de la crise écologique et plus particulièrement pour le phénomène de dérèglement climatique, ainsi : l'augmentation des températures moyenne sur l'ensemble du globe, l'augmentation du niveau des eaux, la diminution de la masse des glaciers, l'augmentation des sécheresses et des inondations, l'extinction de nombreuses espèces animales sont provoqués par les actions humaines. Ces changements s'observent sur une longue période temporelle et sonnent la sonnette d'alarme sur la situation terrestre.

 

Si, d'après un journal scientifique, 97,1 % des études scientifiques valident le consensus selon lequel le réchauffement climatique est anthropique2, certaines personnes ne sont toujours pas convaincues par le lien de causalité entre le changement climatique et les activités humaines. Ces personnes se nomment communément des « climato-sceptiques », Stéphane Foucart en propose une définition assez large, est climato-sceptique : celui qui nie l'existence d'un changement climatique / celui qui l'accepte mais nie le caractère anthropique /celui qui l'accepte mais ne le considère pas comme dangereux / celui qui l'accepte mais pense qu'il est réversible ou peut être atténué.

 

3 La position dominante ne nie pas le changement climatique mais réfute le rôle de l'activité humaine, ainsi le réchauffement climatique ne serait pas dû à l'accumulation de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, mais à l'activité du soleil. Or, si il y a un consensus scientifique sur la nature anthropique du changement climatique, ne peut-on pas voir dans le climatoscepticisme une forme d'obscurantisme ? Les tenants de ce point de vue ne sont pas forcément des personnes peu au courant de l'actualité, pour preuve, Donald Trump4 président des États-Unis est en plein dans cette mouvance. Si je ne partage pas les arguments des climato-sceptique, ce phénomène est intéressant à étudier tant il illustre l'état de nos sociétés : le discours scientifique est éclaté, il n'y a plus un mais des discours scientifiques, cet éclatement instille le doute et amène la méfiance des individus envers les experts et crée un terreau propice à l'instrumentalisation du discours écologique à des fins politiques.

 

Ces modifications s'expliquent par l'émergence de la «  société du risque 5 », notion théorisée par Ulrich Beck où les risques ne sont plus dû à des causes extérieures à la société, mais internes à celle-ci. La société industrielle a crée ses propres menaces, qui ont un caractère non calculable et incontrôlable. Cette nouveauté dans notre rapport moderne au risque, amène un climat d'incertitude, où il est impossible de connaître la probabilité certaine d'un risque à la fois globalisé, irréversible et bien souvent invisible :« Ce n'est pas une défaillance qui produit la catastrophe, mais les systèmes qui transforment le caractère proprement humain de l'erreur en d'incompréhensibles puissances de destruction. On en est réduit à évaluer les dangers à l'aide d'instruments de mesure, de théories, et surtout d'absence de connaissances (…). »

 

6. Ainsi, l'humain se retrouve impuissant, face notamment au dérèglement climatique anthropique qui lui-même est imperceptible par nos sens et pourtant est une menace si grande qu'elle compromet la vie des humains sur terre. C'est sur cette nouvelle nature des risques (imperceptible, incommensurable, immaîtrisable) qu'un discours négationniste est possible. Si le risque est imperceptible par nos sens, comment être sûr qu'il existe ? De plus, ce risque est issue d'une multitude de facteurs eux-même imperceptibles (la pollution est bien souvent invisible), à tel point qu'on pourrait venir douter de ce lien de causalité. La nature de la science a elle-même évoluée et s'est adaptée face à la société du risque ; elle a intégré dans sa méthodologie et dans son discours ce facteur d'incertitude ; ainsi, on est passé d'une science infaillible et déductive à une science faillible reposant sur des raisonnements probabilistes et de ce fait admettant l'incertitude comme une caractéristique inhérente de notre monde. Les modèles scientifiques intègrent donc cette part de doute qui subsiste et c'est de ce doute que se nourrissent les climato-sceptiques. Ainsi, même si la majorité des scientifiques s'accordent sur le caractère anthropique de la situation climatique, il persiste un doute. Il semblerait cependant irrationnel de ce saisir de cette infime incertitude et d'en faire un modèle de vérité, or c'est exactement la logique des climato-sceptiques.

 

Le climato-scepticisme peut être basé sur des discours scientifiques, instaurant dès lors la confusion chez le public, puisque deux discours d'un même domaine de connaissance sont à la fois rationnels et contradictoires. Cette situation peut amener à la méfiance envers le discours des experts, où l'un peut dire le contraire de l'autre et plonger le public dans un état d'incompréhension cristallisant l'action. Or, la situation actuelle est alarmante et l'inaction n'est plus envisageable. Peut-on voir dans le climatoscepticisme une volonté de désinformation et de subversion du savoir ? Car, finalement nier le caractère anthropique du changement climatique, est un moyen d'empêcher les réformes de notre mode de consommation, de production : si l'activité humaine n'en est pas la cause, pas besoin d'agir, de changer. Bien trop souvent, le discours climato-sceptique est un outil politique, ainsi Donald Trump tout en tenant ce discours, déconstruit toutes les avancées écologiques mises en place par les présidents précédents. Faut-il aussi préciser que le groupe pétrolier Exxon a financé, en 2009, plusieurs groupes de recherche climato-sceptique7 ?

 

Le changement de nos modes de production peut nuire aux intérêts économiques de certains, et le discours climato-sceptique prend alors tout son sens. Loin d'y voir un complot, on peut quand même se poser la question de l'existence d'une volonté à entretenir l'ignorance à des fins économiques. Mathias Girel parle de l'ignorance en tant qu'arme politique : « instiller le doute alors qu’un consensus scientifique semblait établi, et, par là, à bloquer un nombre important de projets de réglementations. »8.

 

Pour lutter contre cela, il faut accepter le fait que même si il persiste un caractère incertain dans les théories scientifiques, elles ne sont pour autant pas dénuées d'objectivité, et si il existe un large consensus sur le caractère anthropique du changement climatique, c'est qu'il est fort probable que cela soit véridique. Pour contrer l'obscurantisme il faut alors diffuser le savoir, donner les clefs intellectuelles aux citoyens pour comprendre le phénomène du changement climatique. Cependant, la diffusion du savoir scientifique demande à ce qu'il soit habilement vulgarisé afin que sa simplification permette au public de comprendre le problème dans sa globalité et ainsi de développer son esprit critique. Car, si certains pouvoirs publics s'emparent du discours climato-sceptique, c'est alors aux citoyens de ne pas s'y plier et d'agir face à l'urgence climatique.

 

De toute évidence, malgré la persistance d'un doute, il faut agir dans ce monde d'incertitude, c'est notamment en ce sens que le philosophe Hans Jonas, théorise le Principe Responsabilité : « Agis constamment en sorte que les conséquences de ton acte demeurent compatibles avec la persistance d'une vie authentiquement humaine sur cette Terre. 9 ».

 

Les conséquences de nos actions demeurent incertaines, il faut alors agir avec précaution et prendre en compte des risques hypothétiques. Les conséquences de nos actions ne relèvent plus du local ou de l'humain, elles sont globales et affectent la biosphère entière, il faut donc prendre en compte ces nouvelles données et agir du mieux que l'on peut. Ainsi, même un climato-sceptique devrait prendre en considération le caractère falsifiable de sa théorie, et dans le doute, toujours agir de façon à ne pas détériorer la biosphère et à ne pas compromettre la vie sur terre des générations futures.

 

1THOREAU Henry David, Journal – 3 janvier 1961, 2017, Gallimard

3 FOUCART Stéphane, Le populisme climatique, p.19, 2010, Editions Denoël

5BECK Ulrich, La société du risque : sur la voie d'une autre modernité, 2003, Aubier

6BECK Ulrich, « Avant-propos », La société du risque : sur la voie d'une autre modernité, 2003, Aubier

8GIREL Mathias, Agnotologie : mode d'emploi, 2013, Editions de minuit

9JONAS Hans, Le Principe Responsabilité : une éthique pour la civilisation technologique, 1995, Flammarion


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66 réactions à cet article    


  • JL JL 25 janvier 10:48

    Bonjour Io,
     
    louable exercice mais qui, sur l’argumentaire rationnel, pourrait servir la cause des climato-sceptiques par simple permutation des camps.
     
    « Dieu merci, les hommes ne peuvent pas encore voler
    et dévaster le ciel comme ils dévastent la terre ! »
     

    Ah mais si, ils dévastent le ciel ! C’est justement ça le débats, non ?
     

    Ps. Quand j’étais jeune, « Le meilleur des monde » était un gros roman dont la couverture était illustrée d’aéronefs individuels. Je ne sais pas pourquoi, aujourd’hui c’est un roman tout maigrichon mais qui a le mérite d’être réédité encore et encore. Est-ce que le Reader’s Digest serait passé par là ?
     
    Les Gaulois craignaient que le ciel leur tombe sur la tête. J’ai lu que bientôt des drones sans pilotes se déploieront dans le ciel. J’avoue que cette perspective ne m’enchante guère mais j’avoue que je préfère des drones sans pilote à fous du volant qui s’enverraient en l’air au dessus de ma tête.


    • doctorix doctorix 25 janvier 16:36

      @JL
      Oui, voilà encore un grand détenteur de la vérité, qui va bien sur applaudir la loi sur les fake-news.

      Pour ceux qui ont envie d’avoir une vue claire sur le sujet, je crois que voici le meilleur spécialiste, François Gervais :


    • velosolex velosolex 25 janvier 21:57

      @JL
      Quand je vois le titre "climato sceptique, j’ai toujours peur un peu que ce soit septique.

      Négationniste quoi. Le visage de Trump avec son cortège d’abrutis texans défilent alors sur ma rétine, en dedans. J
      ’en ai entendu un hier plus Homer que simpson. Un entrepreneur de pétrole qui voulait bien croire son médecin et ne plus bouffer de peanuts butter. 
      Mais pour la terre qui se réchauffe fallait pas lui faire. 

      Donc à un certain moment mon vieux, il faut admettre tout simplement qu’on est passé de l’autre coté de la raison, si sensé il y en eut une un jour. 
      Le jour du collapsus, les texans auront simplement au mieux un peu moins de cholestérol. 
      Mais ce n’est pas sûr. 
      Comment résister au peanuts butter ?...Et aux gaz de shiste ? Et aux gaz tout court ?

    • joletaxi 25 janvier 22:56

      @velosolex

      legaliser la fumette ne me semblait pas déraisonnable, mais à vous lire, j’ai des doutes


    • velosolex velosolex 26 janvier 00:41

      @joletaxi 


      Si vous avez enfin des doutes, ne serait que sur un seul sujet, alors j’ai pas écrit cela pour rien....

       



    • Io Camille Kaze Io Camille Kaze 17 février 21:42

      @JL
       
      Merci beaucoup pour cet article écrit par une de mes filles.

      Tu es toujours clément avec moi et je t’en remercie. J’ai vu lors des modérations de certains de mes articles futurs que certain(e)s m’attaquaient mais je ne sais comment leur répondre avant que cet article soit publié ? Il y a une certaine personne à laquelle j’aimerais répondre suite à mon article sur la jeune fille qui s’est suicidée mais je ne sais comment le faire. Peux-tu me donner la marche à suivre ? Je t’en remercie vivement. Je déteste donner l’impression que je me soumets. C’est juste que je ne sais comment répondre à ces attaques. 


    • Pimpin 25 janvier 10:50

      L’habituel baratin pour soutenir l’arnaque au CO2. 

      Chaque point peut être repris. 

      Je prends seulement l’affirmation « 97,1 % des études scientifiques valident le consensus selon lequel le réchauffement climatique est anthropique »

      Voir une analyse ici : 


      Extrait : 
      -------------
      « Quoiqu’il en soit, on a vu que le niveau d’adhésion aux thèses du GIEC était assez mesuré, puisque seuls 8% des articles l’expriment « explicitement ».

      Une formulation correcte serait donc : « une grande majorité des scientifiques qui ont exprimé une opinion sur le sujet ne nient pas que les activités humaines aient pu exercer plus ou moins d’influence sur le climat et notamment sur l’augmentation des températures ». »
      ---------------
      En fait près de 66% des publications n’expriment pas d’avis, ni positif, ni négatif sur le réchauffement climatique

      Il s’agit bien d’une arnaque !



      • bibou1324 bibou1324 25 janvier 11:35

        @Pimpin
        On voit que vous ne connaissez pas de scientifiques. Chacun est spécialiste d’un domaine bien précis et refusera de donner son opinion en dehors de son domaine de prédilection. Prenons un exemple virtuel : on prend un spécialiste des émissions humaines et un spécialiste du climat, on les met dans la même pièce de façon à ce qu’ils s’entendent.


        Le spécialiste des émissions vous dit que 99,999% du méthane généré l’est de par les activités humaines. Il le prouve, par A+B, et est prêt à se faire couper les testicules si c’est faux.

        Le spécialiste du climat vous dit que le méthane est responsable de l’élévation des températures à 99,999%. Il le prouve, par A+B, et est prêt à se faire couper les testicules si c’est faux.

        Ensuite vous posez cette question aux spécialistes, est-ce que les activités humaines sont responsables de l’élévation des températures. Je peux vous garantir qu’aucun des 2 scientifiques, même s’il a entendu l’autre, ne l’affirmera. Car le principe de base d’un scientifique est d’aller au font d’un domaine avant de valider une conclusion. Et la démonstration d’un collègue, même estimé, est tout sauf une preuve suffisante.

        66% qui ne donne pas d’avis, c’est même en dessous de ce que j’aurais pensé.

      • baldis30 25 janvier 12:20

        @bibou1324
        meuh oui comme meuglent les vaches en regardant passer les cars macron, les bateaux pneumatiques équipés de moteurs de 200 Cv, les bateaux pneumatiques dénommés go-fast, etc... etc...

        Parmi les démissionnaires du GIEC il y a Lindzen, Pielke, Landsea, ... toutes les personnes dont bien sûr vous connaissez les travaux

        CAR IL N’Y APS CONSENSUS - vous êtes incapables d’en fournir la preuve- IL YA EU UN VOTE .. où des gens sans aucune pensée scientifique ou si peu ont voté ... ont voté ont ... VEAU-té

        Maintenant sur le plan scientifique il faut que vous m’expliquiez BOTANIQUEMENT PARLANT , pourquoi où que ce soit de l’hémisphère Nord à l’hémisphère Sud pourquoi la limite des cultures de l’olivier et de la vigne n’ont pas varié !

         Est-ce que vous savez que ce sont les meilleurs intégrants climatiques ? OU ALORS vous êtes encore plus forts, vous comme l’auteur , que tous les océanographes n’ayant pas trouvé de variations significatives de température de la température des mers.

        Est-ce que vous savez ou bien vous démontrez que la capacité calorifique de l’atmosphère n’est équivalent qu’à celle de moins de trois mètres d’océan .... ? Allez-y et démontrez ... MAIS PAS PAR UN VEAU-TE....

         Le travail du GIEC est non seulement nul mais aussi délétère en oubliant tous les apports suivants ( liste non exhaustive ...)

        paléoclimatologie glaciologie

        paléo-sismologie

        paléo-volcanologie

        paléo-botanique ( dont paléo-palynologie )

        Et une bonne synthèse font la lecture vous a échappé ou bien à laquelle vous n’avez rien compris et non traduite en français, ... parce qu’elle y a été écrite ...

        « Histoire du climat depuis l’an mil » d’Emmanuel Le Roy Ladurie ....

        Et pour les inondations penchez vous sur quelques écrits sérieux sur les crues de la Seine ou de l’Aude, ou de la Garonne ( dont celle de 1930 ...) ... je ne parle pas des inondations de Nîmes, car ce serait cocasse , mal venu, et INDECENT.. ce dernier terme s’appliquant parfaitement à la façon dont vous jugez les climato sceptiques qui ne sont pas SELON vous des scientifiques puisqu’ils n’admettent pas que l’on VEAU-te pour savoir si l’homme descend du singe ou si l’interprétation de Copenhague est valable !


      • JC_Lavau JC_Lavau 25 janvier 12:56

        @baldis30. Zéro pédologue aussi au Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes.

        Zéro spécialiste en physiologie végétale...
         
        J’ai déjà exposé ici les preuves que les équipes truandent volontairement leurs conclusions pour satisfaire la bureaucratie qui distribue ou coupe les crédits.

      • Pimpin 25 janvier 13:03

        @bibou1324
        Mais je suis un scientifique ! 

        Et un scientifique, même s’il n’est pas spécialiste d’un domaine est tout à fait en mesure de donner son avis sur la démarche scientifique, la façon dont des études sont menées, sur les calculs, l’utilisation des lois physiques, la façon dont sont choisis les paramètres, comment sont faites les mesures, dans quelles conditions, avec quelle incertitude, etc. ...
        Il y a largement de quoi pour n’importe quel scientifique de pouvoir donner un avis dans n’importe quel domaine. Surtout si les règles scientifiques de base ne sont pas respectées.
        Mais dans le cas présent on nous affirme que « 97,1 % des études scientifiques valident le consensus selon lequel le réchauffement climatique est anthropique ».
        Ce qui est de toute évidence faux. 
        Et les exemples de ce type sont très nombreux.



      • biquet biquet 26 janvier 11:53

        @Pimpin

        Mais dans le cas présent on nous affirme que « 97,1 % des études scientifiques valident le consensus selon lequel le réchauffement climatique est anthropique ».
        Ce qui est de toute évidence faux
        Vous vous prétendez « scientifique » et vous dites « de toute évidence faux » ; ce qui est le contraire d’une démarche scientifique. L’évidence n’existe pas dans une démarche scientifique, car toute démarche scientifique doit partir du point zéro, et par une série de démonstrations et d’expériences arriver à un résultat, qui au départ n’était pas du tout évident.

      • JC_Lavau JC_Lavau 26 janvier 15:32

        @biquet. Le cadre d’un commentaire d’Avox avec son éditeur bogué et pourri permet de te rappeler que tel « expert » politique et intergouvermental, promu par la presse aux ordres des oligarques a déjà fraudé nonante neuf fois. Il ne permet pas de te détailler les nonante neuf fraudes et leurs nonante neuf réfutations. On a déjà fait des articles, mais tu ne les ouvres jamais.

        Et puis merde, les articles on les a déjà faits. Si tu ne sais pas lire ou ne veux pas lire, souffre qu’on te considère comme un idiot, idiot utile aux oligarques.

      • joletaxi 25 janvier 12:08

        aahhh, merci gogoravox, et sa drève des marronniers, rien de tel qu’un petite pause sous leurs ramures bien vigoureuses
        celui_ci est vraiment majestueux, on sent bien l’influence du consensus

        paraît que le climat change ?
        curieux ça ?
        tiens mais au fait, quelle serait la bonne température ?
        parce que pour le moment, j’aime pas trop

        https://www.theguardian.com/environment/climate-consensus-97-per-cent/2018/jan/17/scott-pruitt-insincerely-asked-whats-earths-ideal-temperature-scientists-answer

        quel sale type hein, vendu, connard

        Bon résumé du nartik, lu il est vrai en diagonale
        les climato sceptiques sont des connards, d’ailleurs Trump est un connard, et il l’est.

        d’un autre côté ,il y aurait bien un moyen de trancher, du moins de se faire une opinion

        https://wattsupwiththat.com/2017/06/06/epas-pruitt-establish-red-team-blue-team-of-scientists-to-examine-climate-risk-of-co2/

        le club de la poele à frire s’est précipitée pour venir parler de la vraie sciences.. heu... ben non
        vous savez comment ça va hein, une fois que l’on commence à discuter, cela finit en un beau merd..., on vient encore de le voire à NDL
        Et d’ailleurs à quoi bon discuter avec des connards ?

        Et puis, l’avenir se présente bien si on suit les mantras de la nouvelle religion

        Et merde, la baril est à 70 $, de grace Mr le président, qui avez le doigt sur le thermostat climatique vite une solide taxe carbone, pensez aux enfants


        • zzz999 25 janvier 16:18

          @joletaxi

          Ah ça faisait longtemps qu’on avait pas revu gogol le taxi : toujours aussi peu compréhensible dès que vous dépassez vos 2 phrases de trollage habituelles !


        • joletaxi 25 janvier 17:53

          @zzz999

          mince , encore une victime de la méthode globale, c’est grave hein


        • rogal 25 janvier 12:16

          « Si je ne partage pas les arguments des climato-sceptique, ce phénomène est intéressant à étudier tant il illustre l’état de nos sociétés : le discours scientifique est éclaté, il n’y a plus un mais des discours scientifiques, cet éclatement instille le doute et amène la méfiance des individus envers les experts et crée un terreau propice à l’instrumentalisation du discours écologique à des fins politiques. »
           
          L’avancement de la science devrait-il passer par l’interdiction de la mise en concurrence des théories, au prétexte que les « individus » risquent de se méfier des experts ?


          • Choucas Choucas 25 janvier 12:29

             
             
            LE BONOBOBO VER CHÉRI DE L’OLIGARCHIE CENSURE...
             
             
            On dirait le GIEC...
             
            Brave bobo de la pensée dominante... Bill et Zuk applaudissent !
             


            • Ruut Ruut 25 janvier 13:11

              Vous oubliez les Climato-Réalistes qui se moquent du réchauffement climatique, mais savent qu’avoir un impact minimum sur notre planète est forcément globalement bon. Et font donc tout leur possible, avec leur moyens, pour avoir un impact polluant le plus faible possible et une meilleur harmonie avec leu environnement.


              • JC_Lavau JC_Lavau 25 janvier 13:17

                Qui finance l’intox carbocentrique ? 

                Pas de chance, de nos jours ce sont surtout les contribuables qui sont contraints de subventionner la presse aux ordres.
                Et cela depuis Maggie, années octantes : elle avait besoin de propagandistes sans scrupules qui proclament que le charbon c’est caca, et que le CO_2 c’est caca. Elle voulait briser les syndicats de mineurs gallois, et promouvoir l’électronucléaire, peu populaire. Elle a donc arrosé d’argent des contribuables les carbocentristes du C.R.U.
                Plus tard, elle s’est rendue compte que ses carbocentristes chéris ne racontaient que des conneries, et a sauté du train en marche. Perdant du coup toute prise sur les événements qui lui avaient toujours échappé.
                Ce furent Shell, BP et Rockefeller qui furent en 1971 les premiers financiers du C.R.U.
                Cela fait quarante huit ans que ce sont les mêmes oligarques qui sont aux commandes de l’intox carbocentriste.

                Leur stratégie ?
                1. Utiliser les idiots utiles pour contraindre les gouvernements à organiser les politiques énergétiques les plus idiotes et les plus ruineuses possibles, afin de mettre à genoux les nations les plus rétives.
                2. Utiliser les idiots utiles pour semer un maximum de guerres civiles dans leurs pays.
                La princesse NKM traite les incroyants de « connards », Alain Lipietz les traite de « criminels », et le petit micron à son Rothschild prépare les ordonnances pour les traiter en « criminels climatiques ».
                Bientôt le napalm ?

                • Attilax Attilax 25 janvier 15:04

                  En théorie, je suis d’accord avec vous. On devrait respecter la flore et la faune, vivre en harmonie avec la nature, aimer les fleurs, bouffer vegan, arrêter les guerres et créer un monde idéal et juste où tout le monde vivrait heureux comme à la fin d’un Disney. Hélas, dans la pratique, l’histoire nous montre que ça n’arrivera jamais. Ce qui n’empêche pas de se battre pour y tendre.

                  Que l’homme pourrisse la planète, ça ne fait aucun doute. Qu’il joue un rôle dans le réchauffement actuel, c’est fort possible, mais selon les experts du GIEC eux-mêmes, ça ne dépasse pas les 1%, ce qui est vraiment mineur.

                  En revanche, il n’a jamais existé de climat GLOBAL, et la température de la terre n’a jamais été stable. Cela dépend de son ellipse autour du soleil (qui change selon des cycles), de son inclinaison, de la force des rayons reçus, autant voire plus que de la chimie terrienne. Celui qui décide s’il fait vraiment chaud ou froid ici-bas : c’est le soleil, à 99% et accessoirement la ceinture magnétique de Van Halen qui dévie les radiations les plus dangereuses, permettant à la vie d’éclore. Une petite éruption solaire un peu trop balaise et on dégage tous. Un soleil chétif qui bombarde pas suffisamment et on dégage tous. Un léger changement d’orbite et on dégage tous.

                  Le climat se réchauffe trop vite. Ok. Dans ce cas, les océans vont s’évaporer aussi plus vite, et la couverture nuageuse deviendra totale... Ce qui voilera le soleil et fera automatiquement chuter la température drastiquement ! Certains climatologues pensent même que ce réchauffement actuel pourrait déboucher sur une ère glaciaire. Paradoxal, n’est-il pas ?

                  Moi je crois à l’évolution et en vieillissant je deviens fataliste. Si on n’est pas foutu de se réguler, tant pis, c’est qu’on mérite de sortir du jeu. On ne manquera pas à grand-monde et ça nous évitera d’aller foutre la merde dans le reste de la galaxie. Survivra ce qui devra survivre, la terre a 4,5 milliards d’années devant elle, elle n’a pas besoin d’être sauvée, c’est nous qui en avons besoin. Et si on n’y arrive pas, et bien c’est que l’Homme n’est qu’une nouvelle impasse de l’évolution, et on disparaîtra, comme 99% des espèces qui ont existé soit dit en passant. Et tout recommencera, jusqu’à ce que la terre sorte de la zone de viabilité et que notre soleil se transforme en nova, ce qui sera très joli vu de Proxima du Centaure.


                  • doctorix doctorix 25 janvier 16:51

                    @Attilax
                    François Gervais explique très bien que le CO2 présent dans l’atmosphère a déjà atteint sa capacité maximale de saturation pour les fréquences qui le concernent.

                    Il bloque tout le rayonnement sur ces fréquences, qui sont deux petits franges du spectre, mais ne peut rien bloquer sur le reste du spectre. Seule la vapeur d’eau, sur des bandes de fréquences bien plus larges, peut encore bloquer la radiation, mais sur cette vapeur d’eau, on ne peut pas influer (en fait, pas plus que sur le CO2...).
                    Et on pourrait doubler ou tripler le taux de CO2 sans que cette capacité augmente d’un iota : le CO2 arrête déjà tout ce qu’il peut arrêter.
                    Ce qui veut dire que le carbocentrisme est une foutaise.
                    Je vous conjure de voir cette vidéo, de l’étudier, et alors vous enverrez les escrocs du GIEC sur les roses.

                  • doctorix doctorix 25 janvier 17:12

                    Pour essayer d’être plus clair, et ce n’est pas facile, je vais expliquer ce que j’ai compris : seules les molécules à deux atomes différents ont une capacité d’effet de serre : donc le CO2, le Méthane CH4, la vapeur d’eau H2O, principalement. 

                    Les atomes simples comme l’azote et l’oxygène n’ont pas cette capacité.
                    Les molécules à deux atomes différents sont capables d’entrer en vibration sous l’influence de fréquences bien déterminées. Cette vibration les rend « opaques », et l’énergie correspondante ne sera pas renvoyée dans l’espace. Il y en a deux, très étroites, pour le CO2, deux toutes petite parties du spectre.
                    Toutes les autres fréquences sont inactives sur le CO2, et donc leur énergie n’est pas empêchée de rayonner vers l’espace par lui.
                    Elles peut l’être en revanche par H2O ou CH4 selon les fréquences propres de ces deux molécules, et H2O a un spectre très large, donc une grande capacité d’effet de serre (heureusement pour nous, car sinon il ferait -20°C sur terre).
                    En résumé, l’effet de serre est déjà saturé à 95% en ce qui concerne le CO2, et aucun apport supplémentaire ne pourra augmenter sa capacité d’absorption, puisqu’il bloque déjà tout ou presque ce qui le concerne.
                    J’espère avoir été clair. On se demande d’ailleurs comment, sur cette base élémentaire, il est encore possible de discuter.

                  • doctorix doctorix 25 janvier 18:02

                    @doctorix

                    Le con qui m’a moinssé pourrait-il expliquer quand j’ai dit une erreur ?

                  • fatallah 25 janvier 18:13

                    @doctorix
                    Pour être clair aussi : durant quelques millions d’années, l’ère carbonifère, l’énergie du soleil a transformé du gaz CO2 en composés stables non gazeux de carbone, chaines courtes ou longues d’hydrates de carbones, type méthane à .... divers composés de la houille et du pétrole.
                    Cette énergie a été stockée.
                    Et depuis un siècle seulement, on la remobilise et on la remet dans le circuit.
                    Et bien, j’ai un peu de mal à penser que tout ça est anodin, sans importance, sans effet ... et ça ne m’étonnerait pas que je force bientot un climatosceptique à bouffer son chapeau. Je vous souhaite d’un porter un comestible !


                  • foufouille foufouille 25 janvier 18:17

                    @doctorix

                    Pour essayer d’être plus clair, et ce n’est pas facile, je vais expliquer ce que j’ai compris : le sida se soigne facilement comme toutes les maladies et tous les organes repoussent.

                     smiley


                  • joletaxi 25 janvier 18:25

                    @fatallah
                     mince ,devait y en avoir du CO2 à l’époque parce que l’essentiel a été transformé en carbonates, nos roches, cela en fait un paquet non ?

                    ça marche avec une casquette ?


                  • JC_Lavau JC_Lavau 25 janvier 19:54

                    @fatallah. Bon gogo de l’escroquerie hégémonique, tu ne sait toujours pas que les matières organiques fossilisées ne représentent qu’une infime partie du CO_2 de l’atmosphère originelle.

                    N’ayant aucune notion de géologie ni de géochimie, tu as tout oublié des roches carbonatées.

                  • baldis30 25 janvier 20:02

                    @fatallah
                    bonsoir,

                    vous oubliez une chose ESSENTIELLE : la masse de carbone stockée sous la forme CO3Ca .... et accessoirement comme autres carbonates


                  • jlouisjoly 25 janvier 21:26

                    @fatallah
                    Tout ce que tu dit est de la foutaise.Le pétrole n’est pas une énergie fossile.Le petrole est abiotique.


                  • doctorix doctorix 25 janvier 21:54

                    @jlouisjoly
                    C’est tout à fait vrai, même si ça ne change pas le problème du CO2 atmosphérique (qui d’ailleurs n’est pas un problème).

                    C’était mon tout premier article en 2011, avec 12.312 visiteurs (le bon temps d’agoravox où on faisait des articles à 50.000) :
                    En passant, qui sait que l’article le plus lu d’agoravox était signé François Asselineau en 2012, avec plus de 568.286 visiteurs ? Suivi de près par un article sur le 11 Septembre, en 2006, avec 557.176visites.

                  • doctorix doctorix 25 janvier 22:13

                    @fatallah
                    Et bien, j’ai un peu de mal à penser que tout ça est anodin, sans importance, sans effet


                    Depuis 600 millions d’années, on estime que la quantité de CO2 atmosphérique a varié entre 0,5 et 20 fois la quantité actuelle.
                    Il y a 220 millions d’années, c’était 5 fois le taux actuel, et ça n’a pas arrêté de baisser depuis, à part un minuscule soubresaut récent.

                    Il semble qu’on y ait survécu, et plutôt bien.

                  • baldis30 27 janvier 08:32

                    @doctorix
                    bonjour,

                    les deux origines, biotique et abiotique se partageraient l’origine des hydrocarbures .. pour la partie abiotique beaucoup de scientifiques pensent que c’est celle des gisements riches en soufre ! Mais entre penser et démontrer il y a de la marge...

                    En fait le problème de la transformation dans la voie « biotique » nécessite la proximité de chaleur et de pression ; en termes géologiques de thermalisme et de tectonique.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 27 janvier 13:14

                    @baldis30. Dans la minette lorraine, il y avait aussi des carbonates de fer.

                    Minerai trop coûteux à réduire, demandait un bien trop gros volume de laitier.

                  • Spartacus Spartacus 25 janvier 15:35

                    - Le réchauffement climatique et le Keynésianisme sont les deux plus grandes supercheries du siècle...


                    -Comme le Maltusianisme au 17eme siècle qui expliquait que le terre ne pouvait pas recevoir plus de 1 milliards de personnes (nous sommes entre 7 et 8 millards). Celui qui disait le contraire était pris de haut comme le font aujourd’hui les adeptes du réchauffement. Il y avait déjà à cette époque des scientifiques pour vous exposer des « preuves »....

                    -Comme le Marxisme au 18eme siècle, qui expliquait que la coercition des masses laborieuses entraînait le bonheur (et qui a laissé 100 millions de morts)...Celui qui disait que c’était une idéologie criminogène était pris de haut comme le font aujourd’hui les adeptes du réchauffement. Il y avait déjà à cette époque des sociologues pour vous exposer des « preuves » d’humanisme....

                    Le principe de ces idéologies c’est sont tenues par des intellectuels directivistes qui veulent la coercition de la société par l’état. Des liberticides..

                    Les Maltusiens, les Keynésiens et Marxistes sont souvent les mêmes apôtres du réchauffement climatique maintenant que leurs idéologies de base se sont effondrées ou en passe de l’être...

                    Ce sont des profils idéologiques qui veulent contraindre la société dans des planifications microéconomiques, qui s’opposent aux réalités macro-macroéconomiques.

                    • mmbbb 25 janvier 20:09

                      @Spartacus si vivre les pieds dans la merde ( les trois quart de l humanite ) est une condition humaine acceptable, c ’est votre opinion Demain sera encore pire surtout le continent afrciain qui verra sa population doublée Mais je ne serai pas la pour voir ce beau spectacle Vous êtes dans la même lignée de l eglise notamment le pape ( quoique ) qui ne se focalise uniquement sur la vie sacralisee sans evoquer cette condition humaine. Le pape vit comme un nabab il est a cote de la plaque Quant au rechauffement climatique vos copains de Contrepoints affirment que c ’est un mensonge les températures sont stables et le climat se refroidit de puis 20 ans parait il , Sauf je ne vois guere les glaciers reprendrent du volume a Chamonix notamment celui des Bossons dont le retrait de la moraine a nue permet un reperage visuel ; region que je connais assez bien Par ailleurs au Montenvert, la municpalite a desormais equipe le site d’échelle tant la mer de glace s est retractée. On m aurait donc menti Je vous l ai deja dit votre probleme comme les liberaux est votre dogmatisme alors que vous ne cessez de combattre ceux du camp adverse . Quant a l Etat , vous etiez tout de meme satisafait que celui intervienne il y a dix ans afin d eviter l effondrement du systeme financier . Sarko au passage a creuse le defict de la france Les memes liberaux qui viennent ensuite pleurer sur l intervention de cet etat tant honni Les obligations pourries, sont ce des emprunts emis par les etats ?


                    • baldis30 27 janvier 08:34

                      @mmbbb
                      pour une fois que Spartacus ne raconte pas une énormité laissez nous savourer cet éclair de lucidité


                    • leypanou 25 janvier 15:49

                      Car, finalement nier le caractère anthropique du changement climatique, est un moyen d’empêcher les réformes de notre mode de consommation, de production : si l’activité humaine n’en est pas la cause, pas besoin d’agir, de changer  : n’importe quoi ; on peut très bien réformer le mode de consommation ou de production sans croire à l’entourloupe du réchauffement climatique dû aux activités humaines.


                      • zzz999 25 janvier 16:08

                        et les autres planètes qui se réchauffent c’est l’homme aussi ?

                        http://www.laterredufutur.com/accueil/le-systeme-solaire-se-rechauffe/


                        • baldis30 25 janvier 20:05

                          @zzz999
                          c’est exact ....

                          et la surprise des bolomètres est que l’atmosphère de Titan satellite de Saturne s’est réchauffé de plus de 2°C.... 

                          les responsables ? les titanesques .... ! 

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