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Accueil du site > Tribune Libre > Le macronisme est-il totalitaire ? I Du totalitarisme

Le macronisme est-il totalitaire ? I Du totalitarisme

J’avais commis un petit essai gratuit intitulé « Le macronisme est-il totalitaire ? »., auto-publié via lulu.com en février 2022. Je me propose ici de le publier par épisode.

Lien vers l'épisode précédent : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-macronisme-est-il-totalitaire-242190

Et sa suite :

 

I Du totalitarisme

 

1. Les mots ont un sens

Puisque nous ne sommes plus en démocratie, alors, où sommes-nous ? Promenons-nous au pays des antonymes de ce vieux concept du gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.

Le fascisme, même si c’est devenu un archétype assez commun d’un régime autoritaire, est marqué par l’histoire. Avec le nazisme, le stalinisme, le maoïsme, le castrisme, ce sont des occurrences trop spécifiques de régimes certes anti-démocratiques, mais qui affaiblissent toutes les comparaisons, nonobstant les extrèmegauchistes qui en font leur invective préférée en les ponctuant de ¡ No Pasaran ! d’opérette.

Le césarisme ou le bonapartisme sont eux aussi ancrés dans l’histoire, et sont des faux-nez de l’autocratie et du despotisme : le pouvoir arbitraire, absolu, sans partage d’un individu.

Rendons justice à la dictature et à la tyrannie  : Dans l’antiquité, ces régimes d’exception étaient limités dans le temps, et les pouvoirs excessifs, sans contre-pouvoir, accordés au dictateur ou au tyran, l’étaient à des fins identifiées a priori. Cincinnatus, nommé deux fois dictateur, retourne à son lopin de terre dès que la crise est résolue. L’évolution du sens des mots fait que l’aspect vertueux de cette disposition politique proche d’un état d’urgence ne transparaît plus.

L’absolutisme repose sur une sacralisation de l’origine d’un pouvoir illimité dans une monarchie.

L’idéocratie, terme peu usité, est présentée comme le règne d’une idéologie. Si ce concept a été créé au vu du nazisme et du stalinisme, il est possible de s’interroger : le régime de Jérôme Savonarole à Florence pendant 4 ans est certes une tentative de théocratie, mais cela relève-t-il d’une idéocratie ? Et qu’en est-il du concept de califat en Islam ?

Et puis, il y a le pire du pire, le totalitarisme, un concept bâti a posteriori pour observer les régimes nazis et staliniens. Cette tyrannie où l’emprise sur l’esprit de la population doit être aussi complète que possible.

 

2. Les éléments constitutifs du totalitarisme

En une phrase, le totalitarisme est une organisation de la société où sévit une prise de contrôle totale des individus et des corps intermédiaires par la puissance d’un état aux mains d’un parti unique. Si le nazisme et le stalinisme en sont des prototypes qui ont servi à bâtir le modèle conceptuel, c’est dans les deux dystopies majeures de George Orwell et d’Aldous Huxley que se trouvent les exemples les plus convaincants. 1984 montre une société de surveillance généralisée et permanente et une volonté délibérée d’empêcher toute révolte en offrant des moments d’hubris collective, sorte de rite de lynchage girardien1 ramenant la concorde, de réécriture permanente du passé et surtout via l’appauvrissement du langage. Le meilleur des mondes table sur une organisation de castes très hiérarchisées, une population où chacun est conditionné pour se satisfaire de son statut et où tous sont en outre littéralement drogués avec du sexe et un psychotrope idéal, le Soma.

L’ambition ici n’est pas de donner ici une analyse exhaustive du totalitarisme tel que conçu par des universitaires, mais d’esquisser à brosse large quelques traits essentiels.

Hannah Arendt est pionnière en la matière. Elle décrit ce contrôle total de la société et des individus en 1951. Il y a d’abord un parti unique qui contrôle l‘état. La dissidence y est psychiatrisée. La famille y est sabotée, les enfants arrachés à leurs parents. La religion y est remplacée par un culte et des mythes écrits par et pour le parti. La culture est déconstruite. L’individu y devient indifférencié au profit d’un collectif. La terreur et la violence ne cessent pas lorsque le parti unique atteint le pouvoir, mais persistent afin de l’y maintenir. La bureaucratie se développe, malgré les incohérences qu’elle induit. Un pseudo-paradis est promis à la population docile qui se fédère contre un ennemi, qu’il soit de classe ou de race.

Carl Joachim Friedrich et Zbigniew Brzeziński identifient quant à eux six éléments constitutifs d’un régime totalitaire : une idéologie officielle, un parti unique, une terreur policière, un monopole sur les médias (comme instruments de la propagande du parti), un monopole des forces armées et une économie planifiée.

Marcel Gauchet introduit le principe de religion séculière entraînant le fanatisme. Le culte de la personnalité est bien un culte. Le parti unique remplace l’église et le clergé, la propagande sert à maintenir l’unité de la foi.

Raymond Aron parle quant à lui d’absorption par l’état de la société civile. Les dogmes sont imposés aux universités et aux intellectuels. L’état, relai d’un parti unique, contrôle toute la société, et interdit la liberté d’expression et de conscience.

La notion de fascisme éternel d’Umberto Eco n’est sans doute pas ici pertinente, à cause de son caractère strictement nationaliste. En outre, avec le critère du levier sur les classes moyennes frustrées, tous les partis politiques présentant des candidats à une élection peuvent être considérés comme de type crypto-fasciste éternel.

D’autres ont apportés des différences, des nuances. Notons seulement que Jacob Talmon établit une paternité du totalitarisme : la philosophie de Jean-Jacques Rousseau et ce qu’en ont fait Maximilien de Robespierre et Gracchus Babeuf pendant la Terreur.

Le constat est clair : il n’existe pas de norme basée sur des critères objectivement mesurables qui permettrait de déterminer de façon absolue qu’un régime est ou n’est pas totalitaire. Il n’y a pas de modèle établi et consensuel. Pire même, le totalitarisme combine plusieurs curseurs : adieu la simplicité de l’opérateur booléen. Un régime pourrait en remontrer à la plus vertueuse démocratie sur certains critères, et faire frémir d’angoisse sur d’autres. Comme la démocratie, le totalitarisme est une tension dynamique vers un concept aux contours flous. Mais les nuances de perception, les divergences de ceux qui ont étudié ce concept importent peu : il broie les individus et les corps intermédiaires au profit d’un état-parti animé d’une idéologie. Cela n’a donc rien d’enviable.

1Même si c’est un anachronisme.

La suite au prochain numéro ! Vous pouvez si vous le souhaitez télécharger tout l’essai via ce lien www.lulu.com/shop/rémy-mahoudeaux/le-macronisme-est-il-totalitaire/ebook/product-ev9qrm.html et le lire d’une traite, c’est à votre convenance.

 


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56 réactions à cet article    


  • confiture 15 juin 09:32

    Article déjà publié hier


    • Clark Kent Séraphin Lampion 15 juin 09:37

      Classer le stalinisme dans les fascisme, fallait oser, de même qu’il fallait oser prétendre définir le mot « totalitarisme » sans citer  Hannah Arendt qui a forgé ce concept dans « Les Origines du totalitarisme ».


      • Clark Kent Séraphin Lampion 15 juin 10:32

        @Séraphin Lampion

        Tout mettre dans le même sac du « totalitarisme » est une technique usée jusqu’à la corde pour discréditer une idée en l’assimilant à une autre, comme aujourd’hui les « libéraux » mettent dans le même sac ce qu’ils appellent les « populistes » sans que l’on sache très bien ce que le terme recouvre. C’est un peu comme « hérétique » pour l’inquisition.


      • Clark Kent Séraphin Lampion 15 juin 10:39

        @Séraphin Lampion

        Le « macronisme » (sic) n’est qu’une des variantes de techniques manipulatoires de l’empire un peu plus sophistiquées que celle utilisées par les anciens colonisateurs avec les « républiques bananière » en téléguidant des marionnettes comme Bokassa présenté comme dirigeant politique d’un pays « indépendant » alors que l’ancienne tutelle garde le pouvoir économique… et militaire (cf Mali).


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 juin 11:03

        @Séraphin Lampion

        Il faudrait ajuster tes références pépère :

        Bokassa, c’était il y a 50 ans, une paille.

        Quant au Mali, sous la direction des colonels, c’est devenu une pétaudière comme la Syrie de Assad, qui contrôle 20% de son territoire, et l’armée française achève son départ dans 2 mois.


      • Clark Kent Séraphin Lampion 15 juin 11:20

        @Olivier Perriet

        j’aurais dû préciser les dates, en effet

        ça ne retire rien à l’illustration d’une réalité actuelle par des exemples du passé

        certains ne se gênent pas pour se référer à la Grèce antique pour évaluer la densité de « démocratie » (en oubliant le sort des ilotes, des femmes et des métèques beaucoup plus nombreux que les hommes libres).

        si vous voulez, je retire mes exemples, les comparaisons étant toujours hasardeuses, mais est-ce que ça change quelque chose au propos ?


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 juin 13:49

        @Séraphin Lampion

        j’ai déjà du mal avec les concept de « l’empire » et des « techniques manipulatoires » qui ne font qu’expliquer après coup pourquoi ce qui est là est là.

        L’élection de Macron en 2017 tient beaucoup au hasard, à mon avis.

        On ne s’entendra donc pas.


      • Clark Kent Séraphin Lampion 15 juin 14:16

        @Olivier Perriet

        Eh ben non, on ne s’entendra pas, parce qu’il devient difficile de dialoguer si vous considérez que Lavoisier ne fait qu’expliquer après coup pourquoi l’eau, c’est de l’oxygène (dont il a inventé le nom alors que cet élément existait déjà avant lui), et de l’hydrogène, alors que l’eau qui est là est là, hein ?



        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 juin 10:29

          @troletbuse
           
          l’argument de Darmanin relatif aux trafics de drogues et de l’argent sale en général est bidon : les malfrats trouveront bien d’autres moyens d’échange.
           


        • troletbuse troletbuse 15 juin 10:31

          @Francis, agnotologue
           : les malfrats
          Tu veux dire ; les pourriticards ?



        • Clark Kent Séraphin Lampion 15 juin 10:33

          @troletbuse

          les uns alimentent les autres en cheufraie


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 juin 10:41

          @Francis, agnotologue
           
           ’’les malfrats , tu veux dire les politicards ? ’’
           
          Oui, mais pas que. Pour une fois.


        • troletbuse troletbuse 15 juin 10:48

          @Francis, agnotologue
          pas que.


          Ben, leurs amis mafieux


        • confiture 15 juin 11:57

          @troletbuse
          bonjour, cette antienne ne peut se réaliser comme la disparition des moteurs thermiques de particuliers.
          Disparition de l’argent « liquide » devra se faire à l’échelle mondiale, et là .... rien qu’au niveau europe c’est pas possible.


        • troletbuse troletbuse 15 juin 14:09

          @confiture
          agenda 2030


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 juin 10:24

          ’’L’idéocratie, terme peu usité, est présentée comme le règne d’une idéologie.’’

           

           À ne pas confondre avec l’idiocratie ou médiocratie

           

           La gouvernance mondiale, idéocrate et totalitaire cf. Davos  s’appuie sur les médiocraties nationales dirigées par des Young Leaders, qui en sont le bras armé.

           

           Il est bon de signaler ici cette excellentissime vidéo que je dois de connaitre à Yann Esteveny. Un commentaire, .


          • Yann Esteveny 15 juin 11:26

            Message à Francis, agnotologue

            Je vous remercie du commentaire élogieux sur la vidéo relayée et vous ai répondu dans le fil de discussion.

            Respectueusement


          • rogal 15 juin 10:34

            Pas trouvé la ploutocratie dans cette liste. Pourquoi ce mot effraye-t-il ?


            • Joséphine Joséphine 15 juin 10:57

              Il y’a quelques jours, le poudré élyséen a tenu un discours gratiné au truc-machin-chouette appelé « Eurosatory 2022 ». Macron a dit que la France allait entrer dans une économie de guerre, ce qui signifie, qu’il déclare, d’une façon détournée à la guerre à la Russie. Les fonds publics vont largement être détournés des services publics (hopitaux etc...) vers la Défense et l’armée.
              Ils veulent aussi faire voter une loi permettant de réquisitionner des entreprises publiques ou des personnes dans l’intérêt de guerre.

              Ca promet.

              https://www.egaliteetreconciliation...entrer-dans-une-economie-de-guerre-68569.html


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 juin 11:01

                @Joséphine

                t’en a pas marre de cirer les pompes de Vladimir ?


              • Joséphine Joséphine 15 juin 11:08

                @Olivier Perriet

                Je ne comprends pas ta question vu que je ne mentionne , ni même la Russie pas Poutine dans mon com. Je parle de « l’économie de guerre » qui va aggraver la dette et appauvrir le con de français que tu es. Tu n’as rien à dire à ce sujet ? Alors passe ton chemin, l’internet est assez vaste. 


              • Joséphine Joséphine 15 juin 11:10

                Lire : Je ne comprends pas ta question, vu que je ne mentionne ni Poutine ni la Russie dans mon com. 


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 juin 11:23

                @Joséphine

                ah oui, c’est vrai, la guerre c’est moche, mais qui nous l’impose, à part ton copain Vladimir ?

                De toutes façons, Macron ou pas, même les pays d’Afrique qui n’ont rien demandé sont aussi emmerdé par les c** de ton ami Vladimir.
                Les hausses de prix on y aurait droit aussi.

                c’est ça l’économie de guerre, qui nous est imposée par la décision de ton copain d’envahir le pays voisin.

                C’est un peu nul de venir pleurnicher des conséquences de ce qu’on approuve.

                Va chasser les nazis ailleurs, MDR


              • Joséphine Joséphine 15 juin 11:45

                @Olivier Perriet

                Méthode écossaise : 

                Mais non voyons, que dites-vous Olivier ? Envoyer nos armes, gratuitement et de façon illimitée à l’Ukraine, fut une excellente idée ! D’ailleurs nos armes sont aujourd’hui évaporées dans la nature, l’Ukraine étant un pays droit et sans reproche comme chacun sait. Oui c’était vraiment une bonne idée de ne pas rester neutre.

                Ces Israéliens sont vraiment très cons d’avoir pris leur distances avec l’OTAN. Ces salauds d’israéliens n’ont même pas imposé de sanctions à la Russie, vous vous rendez compte ? Quels fachos ceux là alors ! Ils me dégoûtent Nous devons sanctionner encore plus, les français payeront pour ça , au nom de la liberté et du monde libre ! Ils payeront , et c’est normal de payer pour nos grandes valeurs , la mondialisation vaincra l’horrible dictateur Poutine ! 

                Aller les français, sortez vos tunes, votre pognon, votre fric , c’est pour une bonne cause ! 


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 juin 13:47

                @Joséphine

                Ok, les « sanctions économiques » nous sanctionnent aussi, c’est vrai.

                Du coup on ne fait rien.

                OK, vendre des armes à l’Ukraine c’est dangereux, car la guerre c’est mal.

                OK, personne n’est sans reproche, et les torts sont partagés. C’est toujours le cas d’ailleurs dans ce genre de conflits.

                Donc votre position, et celles des patriotes en peau de lapin, comme celle des mélenchonistes d’ailleurs, revient à dire à Poutine, « On ne fera rien de concret pour signifier notre désapprobation, on te diras peut-être que c’est pas bien mais pas trop fort. Donc vas-y tranquille et fais tes annexions ».

                Les néo gaullistes ont un discours de munichois et de pétainiste.

                Les néo gaullistes nous bassinent tous les jours avec « la grandeur de la France » mais sur un conflit comme celui-là, ils veulent tout simplement que la France ne dise rien.

                Israêl et les autres font ce qu’ils veulent, ils sont loin, je ne les critique pas.


              • Venceslas Venceslas 17 juin 02:10

                @Joséphine
                Les cons de Français" vous em... Madame. Si vous n’êtes pas contente, restez dans votre Catalogne, si on veut bien d’une nana d’extrême droite comme vous. Vu le succès de Manuel Valls là-bas, je vous en souhaite ! 


              • nono le simplet 17 juin 06:57

                @Venceslas
                joséphine n’est pas catalane ... pas plus qu’espagnole ou française ... par contre il est bien d’extrême droite ... complotiste ... et mytho comme pas deux smiley


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 juin 11:03

                Les opposants à Macron sont-ils idiots ?

                Bonne question, effectivement...


                • Joséphine Joséphine 15 juin 11:10

                  @Olivier Perriet

                  Ceux qui ont voté Macron sont ils tous des crétins et des masochistes ? On se pose la question effectivement....


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 juin 11:23

                  @Joséphine

                  Macron n’est certes pas parfait, c’est clair, mais Mélenchon et Le Pen sont pitoyables alors...


                • Clark Kent Séraphin Lampion 15 juin 11:25

                  @Olivier Perriet
                  @Joséphine

                  Ils ne sont ni idiots ni crétins ni masochistes, mais simplement inhibés et incapables de s’extraire de la relation dominant/dominé imposée par un narcissique pervers, manipulateur par définition, mis en orbite parles maitres de l’ »occident ».


                • Joséphine Joséphine 15 juin 11:33

                  @Séraphin Lampion

                  Du coup ils sont quand même un peu cons....


                • Clark Kent Séraphin Lampion 15 juin 14:18

                  @Joséphine

                  un peu, oui, mais c’est pas de leur faute


                • GoldoBlack 15 juin 18:40

                  @Joséphine
                  « Du coup ils sont quand même un peu cons.... »
                  Et c’est une spécialiste de la connerie qui nous le dit ! On peut la croire alors !


                • Joséphine Joséphine 15 juin 11:17

                  Le macronisme est totalitaire dans son essence , au même titre que l’était le bolchévisme. Quand l’état décide de ce qui est « bon » pour nous, cela veut dire qu’on est dans un état totalitaire (passe vaccinal, injection, masque sur la bouche....)

                  Nous avons le choix entre un long pourrissement avec Macron, ou une accélération de la chute avec Mélenchon. Je propose aux « fachos » , fâchés et pas fâchés, de voter pour l’accélérationnisme. 


                  • Antoine 15 juin 14:38

                    @Joséphine
                    Sauf que, dans un régime totalitaire, vous ne pourriez pas sortir vos conneries....


                  • Cyrus itzi bitsy 15 juin 14:56

                    @Antoine

                    Et comment donc on fait les dissident sous l’ URSS ?
                    et comment fait navalny pour s’ exprimer meme depuis sa prison de russie ?

                    doit t’ on en deduire que ces regime etait aussi democratique que la macronie actuelle ?

                    ya un moment faut arreter la propagande vu les evidence .


                  • GoldoBlack 15 juin 18:42

                    @Antoine
                    Jospéhine, du genre qui ose rappelez-vous ce que disait Audiard de ces gens-là ! pense et a écrit ici que Macron était pire qu’Hitler... Qu’attendre de quelqu’un qui ose écrire ce genre d’ignominies ?


                  • Antoine 15 juin 19:04

                    @itzi bitsy
                    Quand on sort de telles bêtises, vaudrait mieux ranger son ordinateur dans l’armoire et prendre un billet d’avion pour aller savourer la démocratie à Moscou.


                  • eddofr eddofr 15 juin 11:19

                    En démocratie représentative, nous devrions avoir des représentants.

                    Force m’est de constater que nous avons plutôt des dirigeants.

                    D’ailleurs, ne les appelle-t-on pas communément les « dirigeants du monde libre » (il y comme une oxymore dans cette expression, non ?).

                    Le populisme, que nos dirigeants, donc, décrient tant, est ou devrait être l’exact opposé de l’autoritarisme, puisque cela revient à « dire au peuple ce qu’il veut entendre » (j’ai bien écrit « dire », pas « faire », ce que veut le peuple).

                    Ce mot « populisme » est souvent opposé au rationalisme et au pragmatisme.

                    Comme si le peuple ne pouvait être pragmatique ou rationnel.

                    En réalité, la seule chose que démontre l’utilisation de ce mot, c’est le mépris dont ceux qui l’utilisent font preuve à l’égard du peuple.

                    Pour représenter, cette forme particulièrement pauvre d’argumentation politique, des mots comme clientélisme, « émotionalisme » (par opposition au rationalisme) ou encore « utopisme » (par opposition au pragmatisme) serait sans doute plus appropriés que « populisme » (et moins méprisants envers le peuple).

                    Car sommes toute, ceux qu’on peut « raisonnablement » qualifier de « populistes », sont ceux qui tentent de s’adresser aux émotions primaires du peuple plutôt qu’à son intelligence.

                    Finalement, les plus « populistes » ne sont peut-être pas ceux que l’on désigne comme tels.

                    Incidemment, je suis profondément désolé, mais pas surpris, que d’aucuns incluent l’économie planifiée dans les critères définissant les régimes autoritaires.

                    La planification et la régulation sont, certes, des manifestations d’autorité, mais il y a une différence fondamentale entre l’autorité et l’autoritarisme.

                    L’autorité est légitime parce (ou « quand ») elle est détenue par délégation éclairée de la volonté populaire et exercée dans l’intérêt de tous (ou à défaut, du plus grand nombre ou des plus faibles).

                    L’autoritarisme c’est, au contraire l’exercice d’une autorité ne résultant d’aucune délégation (illégitime donc) et exercée dans l’intérêt de celui qui l’exerce.

                    La régulation consiste à protéger les plus faibles contre les abus et l’avidité des plus forts.

                    La planification consiste à assujettir les intérêts économiques individuels aux intérêts collectifs.

                    La planification se justifie dés lors que les intérêts économiques individuels sont clairement opposés aux intérêts collectifs, voir même quand les intérêts économiques individuels immédiats sont clairement opposés aux intérêts à long termes des secteurs économiques concernés.

                    La planification n’est pas une composante du régime autoritaire, elle est un des instruments que le régime autoritaire peut dévoyer (comme les « gardiens de la paix » et « représentants de la loi » peuvent être transformés en « forces de l’ordre »).


                    • Clark Kent Séraphin Lampion 15 juin 11:28

                      @eddofr

                      Nos « représentants » confondent seulement les deux sens du mot « représentaion » : délégation, mandat ou spectacle, simulacre. En fait, c’est ce dernier terme qui convient le mieux à leur fonction telle qu’ils la pratiquent.


                    • Joséphine Joséphine 15 juin 11:30

                      @eddofr

                      Les populistes ne devraient avoir qu’un seul discours  :

                      Peuple uni, ni gauche ni droite.

                      Mais malheureusement on en est encore aux vieilles querelles « fachos », « pas facho ». L’oligarchie a de beaux jours devant elle . C’est pathétique. 


                    • chantecler chantecler 15 juin 13:26

                      @eddofr
                      Tout juste !
                      La dérégulation à outrance entraîne automatiquement dans l’histoire des catastrophes pour la majorité des gens ...

                      Est il raisonnable de surproduire sans savoir comment on va vendre avec quel argent ? d’où concurrence du moins coûtant et aussi du moins de qualité et gaspillage en sus ...

                      Quant à la finance dérégulée nous y sommes .... !

                      Et la crise de 1929 se présentera comme une crise mineure par rapport à celle à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui ... .
                      Car pour faire repartir la production il faudrait des entreprises ....
                      Le tertiaire accompagne mais ne remplace pas ....

                      Et merci les néolibéraux et les mondialistes pour vos démesures !

                      Vous nous léguez une belle catastrophe économique que vous ne reconnaitrez jamais , plongés et accrochés comme vous l’êtes dans vos dogmes économiques qui ne bénéficient qu’à une minorité de Picsous . ...


                    • eddofr eddofr 15 juin 11:34

                      Les deux règles de la démocratie :

                      1. le peuple à toujours raison.
                      2. Quand le peuple à tort, appliquer la première règle.

                      Les deux règles de l’autoritarisme :

                      1 le chef à toujours raison.

                      2 Quand le chef à tort, il applique la première règle.


                      • Antoine 15 juin 13:01

                        Ben oui, Poutine est tellement plus libéral...


                        • Xenozoid Xenozoid 15 juin 14:21

                          le macronisme c’est l’esprit des médias et de ses client, macron est un bouffon ,c’est un symptôme, pas la cause


                          • Xenozoid Xenozoid 15 juin 15:52

                            @

                            vous ne trouvez pas que macron est un symptome ?

                            ...je comprend alors pourquoi ils changent de « noms » toute les x années,la crédulité


                          • Cyrus itzi bitsy 15 juin 16:09

                            @Xenozoid

                            mais non xilbaba , rendort toi tu comprend rien a rien smiley


                          • eddofr eddofr 15 juin 16:10

                            @Xenozoid

                            Pour rester dans la métaphore médicale, je dirais que Macron n’est pas un symptôme, mais bien plutôt une maladie opportuniste.

                            C’est notre sarcome de KAPOSI.


                          • Xenozoid Xenozoid 15 juin 16:13

                            @jeune padawan

                            je t’écoutes,ne te gêne pas,si tu as besoin d’un mouchoire, tu demande...et, ne fait pas dans le bac a sâble,tu feras un paté avec, demain...merci


                          • Xenozoid Xenozoid 15 juin 16:23

                            @eddo

                            tu joue sur les mots mais il n’est pas un opportuniste, c’est un parasite il fait parti du tout, il n’est pas arrivé par hasard, il a été formé ce n’est pas un opportuniste , c’est un produit ,et c’est ce qu’on voit(le symptôme) le bouffon, comme les autres avant lui


                          • eddofr eddofr 16 juin 11:08

                            @Xenozoid

                            Bonjour Xen, 

                            Tu as mal interprété mon commentaire, mais c’est de ma faute, j’ai utilisé une expression trompeuse.

                            La « maladie opportuniste » n’est pas opportuniste en elle même, ce sont les circonstances qui sont opportunes (typiquement le système immunitaire affaibli dans le cas du SIDA).

                            Macron est, individuellement un opportuniste et essentiellement l’instrument d’un système.

                            Oui, il fait partie de ce système et il a été préparé, formé, sélectionné pour ça.

                            Mais en même temps, il n’est pas le seul et parmi tous les jeunes loups aux dents longues formés pour détruire la France et faire de nos des « esclaves mondialisés ».
                            Il est celui, parmi eux, qui a eu la chance, le talent et l’opportunisme de gagner « le job ».

                            Le job existe et existerait, avec ou sans ce Macron là (il serait tenu par un autre « Macron »).


                          • Xenozoid Xenozoid 16 juin 14:52

                            @eddo

                            ...Le job existe et existerait, avec ou sans ce Macron là (il serait tenu par un autre « Macron »).


                            yep, et c’est le plus triste,il n’est qu’un symptôme


                          • Xenozoid Xenozoid 16 juin 14:58

                            @edoo

                            on est d’accord,il est une parti du probleme, comme tous comme nous,mais lui sait ce qu’il fait (peut être),je signal que le macronisme ne veux rien dire,si ce n’est etre une version des guignols de l’infos


                          • eddofr eddofr 16 juin 15:20

                            @Xenozoid

                            En fait, on peut résumer toutes les controverses du monde à trois alternatives primaires :

                            La sélection « naturelle » versus la solidarité.

                            L’individu versus le collectif.

                            Le nous versus le eux.

                            Si Macron croit sincèrement que le « bien de l’humanité » passe par la sélection des individus les plus aptes (par héritage génétique ou patrimonial), que l’individu prime sur le collectif et s’il pense faire partie de cette élite, alors il est sincère et il sait ce qu’il fait.

                            S’il ne croit pas à l’intégralité de tout ça, alors c’est juste une marionnette de plus.

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