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Le vide masculin - AgoraVox le média citoyen

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Le vide masculin

Attaquer le patriarcat c’est attaquer les hommes. L’évidence est cinglante. Il n’y a à ce jour aucune critique raisonnable du patriarcat qui n’attaque frontalement l’attitude de supposée domination masculine, mettant tous les hommes dans le même sac, et posant les femmes en victimes universelles. La mise en accusation des hommes est indispensable dans le système de penser binaire du féminisme.

Le procès fait aux hommes

J’écrivais hier que la mise en accusation des hommes, massive et systémique, n’a pu proliférer que grâce à quelques armes. La violence conjugale est l’une des principales. Annoncée comme totale, univoque, elle fait rentrer l’argent. Des millions sont pris à l’Etat pour des centres d’hébergement dont l’activité reste obscure, pour des associations qui distillent le sexisme à fortes doses, ou pour des études de genre qui se répètent en boucle sans ne jamais démontrer rien d’autre, explicitement ou implicitement, que le pré-pensé du mouvement : la (supposée) domination masculine.

En réalité cette théorie n’est qu’un instrument de domination des hommes aux mains des dominantes féministes. Poser les hommes en dominateurs totaux permet à ces femmes de prendre une sorte d’ascendant moral au nom du refus de la domination, dans la droite ligne du courant intellectuel qui a produit Mai 68. 

Quand sont publiés des chiffres de plus en plus alarmants sur le nombre supposé de femmes battues et sur le nombre de viols, on pourrait croire que le monde est d’une extrême dangerosité pour les femmes et que la violence n’est que d’un côté. Il y a quelques décennies les organisations féministes étasuniennes déclaraient que le plus grand danger pour la vie et la sécurité des femmes était le domicile. Dans le pays, le Violence Against Women Act (VAWA) donne des droits exorbitants aux présumées victimes, bien avant qu’une enquête soit réalisée. Cette loi sert parfois aux immigrées à obtenir la Green Card. La confidentialité de la procédure fait que les plaignantes ne sont pas confrontées à celui qu’elles accusent, qui n’est même pas informé de la plainte. Ces règles de procédure facilitent les fausses accusations.

La section de l’ONU dévolue aux femmes alimente le trend victimaire et affirme : « La violence à l'égard des femmes et des filles est une pandémie mondiale aux proportions alarmantes et qui est profondément ancrée dans l’inégalité entre hommes et femmes et la discrimination de genre. Aucune femme, aucune fille n’est entièrement à l’abri de la violence et de ses risques. » (Sandra Barnes). Voilà comment en une phrase on fait 100% de victimes potentielles. Une pandémie est une épidémie à un échelon mondial. Ici la violence masculine est traitée comme une épidémie. Et les hommes comme des virus ? De tels propos misandres sont inacceptables de la part d’une officine de l’ONU, qui devrait présenter des excuses publiques aux hommes. 

Le Conseil de l’Europe n’est pas en reste dans la surenchère. En 2009 il déclarait : « Lahommes,femmes,domination,soumission,maternité,corps,genre,gender,reproduction,pouvoir,masculin,fémininviolence domestique est la première cause de mortalité chez les femmes âgées de 19 à 44 ans dans le monde, devant la guerre, le cancer et les accidents de la route ». Les hommes seraient donc massivement des assassins, en plus d’être des violeurs.Aucune source crédible n’est cependant mentionnée. Précisons qu’en France environ 63’000 femmes décèdent chaque année du cancer, et environ 1’500 par accident. Pour ce qui est de la guerre, combien d’hommes en meurent dans les pays qu’elle ravage ? Pour qu’il y ait plus de femmes tuées dans la violence conjugale, il faudrait un pays en paix, où les gens sont en bonne santé, et sans voiture. A ces conditions il serait possible que le Conseil de l’Europe ne dise pas de conneries. En attendant de trouver un tel pays on ne peut raisonnablement accorder aucun crédit aux autorités politiques, pas plus qu’aux associations féministes qui relaient en boucle les mêmes chiffres.

 

Le féminin ennemi

Le discours sécuritaire est devenu le fer de lance du féminisme. Il est loin le temps où elles demandaient le droit de vote (droit que les hommes n’ont eux-mêmes eu qu’au XIXe ou XXe siècle). Loin aussi le temps où le combat consistait à mettre fin aux lois napoléoniennes et aux moeurs victoriennes. Ce fut en effet une période noire pour de nombreuses femmes, même si les restrictions n’étaient de loin pas appliquées par l’ensemble de la société.

On aurait pu limiter le féminisme à ce correctif légitime (débuté au XIXe siècle déjà). Mais cela ne suffisait pas à épancher la furie des leaders et leur désir de toute-puissance sur la société. L’homme-épouvantail lui-même ne suffisait pas. La féminité et la maternité sont devenues des ennemies. Le déterminisme biologique, qui fait des femmes des reproductrices, fut et est encore l’obstacle majeur à la libération. Le corps de la femme, sa sexuation, est un malheur, une malédiction. Tout est fait pour s’en affranchir et pour échapper au déterminisme biologique. L’objectif de la théorie gender, selon laquelle on ne naît ni homme ni femme, est d’éradiquer toute particularité sexuée. Le découplement corps-culture se veut absolu.

hommes,femmes,domination,soumission,maternité,corps,genre,gender,reproduction,pouvoir,masculin,fémininCe découplement doit pourtant être considéré au mieux comme une erreur, au pire comme une maladie. Le fait que des personnes transgenres se sentent dans le mauvais corps, trahies par leur corps, montre que la nature commet des erreurs. De là à construire une théorie générale sur la base de quelques erreurs de la nature est déraisonnable. Or les catégories LGBT répandent la théorie du genre, dans un seul but possible : ayant pris la relève du féminisme lesbo-centré, il faut déconstruire l’homme hétéro en premier, car identifié comme oppresseur, mais aussi la femme corporée en tant de modèle du féminin, afin qu’il ne reste plus de trace de la supposée oppression patriarcale dont le déterminisme corporel serait l’épée.

Il est même probable, et j’en pose le postulat, que le féminisme et le lobby LGBT s’attaquent en réalité bien plus à la femme, au féminin, qu’aux hommes. Les hommes servent de paravent, mais derrière ce paravent c’est la femme traditionnelle, supposée soumise et taiseuse, que l’on démembre. C’est la mère que l’on déchire et lacère jusqu’à lui faire perdre son identité. Les féministes haïssent les mères qui ont accepté ce monde, bien plus encore que hommes qui l’auraient fait et l’auraient imposé de force. D’où le soutien marqué des mères féministes à leurs filles plus qu’à leurs fils : elles doivent devenir des guerrières pour rompre l’allégeance, et l’homme doit apprendre à pleurer pour se ramollir. Le combat féministe est donc une double guerre : contre les hommes en tant qu’oppresseurs proclamés, et contre les femmes en tant que reproductrices de la supposée oppression. Dans tous les cas le féminisme ne se construit que sur l’idée d’être opprimées et victimes. Ce qui suppose un mépris certain pour les femmes du passé, considérées comme des faibles ou des collaboratrices de l’oppresseur.

 

Le vide masculin

Le corps sexué serait l’une des causes de l’oppression. Le gender tend à échapper au déterminisme de sexe. Cela s’exprime dans trois aspect particuliers : 

 

  • La maternité, qui donne aux femmes une place spécifique, est considérée commehommes,femmes,domination,soumission,maternité,corps,genre,gender,reproduction,pouvoir,masculin,fémininenfermante et est mise au second plan, après la réalisation personnelle. Les hommes eux, n’ont aucune caractéristique fonctionnelle qui puisse leur donner un rôle social aussi fort. N’enfantant pas et pouvant être remplacés lors de l’insémination, ils n’ont pas une place indiscutable comme la mère. Ils ont à la fois tous les possibles, puisqu’ils sont davantage définis par la culture que par la biologie, et n’en ont aucun à cause même de leur indétermination sociale qui les prive de base indiscutable. Derrière la force masculine, critère historique de base du masculin, s’étend un vide sidéral, source d’une profonde angoisse masculine que la présence d’une mère ou d’une épouse n’éteint pas. La cruelle réalité est que les hommes sont insignifiants. C’est peut-être ce qui les a davantage poussés à vouloir être visibles, à inventer, à produire des oeuvres d’art, à faire la guerre (il est intéressant de noter que la demande de visibilité féministe s'oppose au même sentiment d'insignifiance, hors de la maternité, et la dérive victimaire est remplie de mots qui disent cette insignifiance). Un seul homme suffit à fertiliser des centaines de femmes, on a moins besoin d’eux que des femmes pour la survie du clan. En perdre quelques-uns n’est pas grave. Les hommes ont donc été envoyés à la guerre et aux tâches dures. Quant à la paternité elle est donnée aux hommes par la mère. De lui-même l’homme se construit davantage sur des notions abstraites : le devoir, l’identité, l’honneur, la créativité, la puissance sexuelle.

 

  • Le refus de la biologie reproductrice va jusqu’au refus du corps, refus exprimé déjà par Simone de Beauvoir. Les féministes ont transféré le pouvoir maternel sur les espaces masculins. Le pouvoir maternel ne les intéresse plus. Veulent-elles connaître l’angoisse du vide masculin ? Je leur souhaite bien du plaisir.

 

  • La féminité, soit la séduction dansante alliée à une moindre masse musculaire, est suspecte car elle ferait des femmes des prostituées cherchant souteneur. C’est ce que pose un certain discours radical : le mariage est une prostitution légale. Il faudrait donc refuser les marques sexuées de la séduction, et ne laisser aucune initiative aux hommes, qui sont rapidement taxés de harcèlement ou d’agression. 

 

Les opposants à la doctrine de la domination masculine sont évidemment considérés comme « réactionnaires », « machistes » et j’en passe. Ils dérangent le plan unilatéral des dominantes. Ils contestent leur conviction teintée de toute-puissance de détenir la vérité absolue. Comme dans les religions, la toute-puissance tue le débat. Heureusement les dissidents le ravivent.

 

Article 1.

Article 2.

Article 3.

Article 4.

 


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45 réactions à cet article    


  • klendatu2 9 mai 2014 14:19

    A mon avis, la théorie du genre est appelée a devenir l’arme absolue du management. Les gens ne sont jamais aussi aisément manipulables que lorsque tous leurs repères leurs ont été otés. De ce fait, on comprend que le fait d’attaquer le support le plus fondamental de l’identité sert a conditionner les gens hors de toutes limites, lesquels seront éduqués a trouver tout cela bien « normal ». La pente naturelle du management est de tendre vers un autoritarisme forcené qui ne se soutient plus du tout selon le nom du Père, car ce dernier impliquait valeurs et limites.


    • petit monier tomek 9 mai 2014 14:40

      D’accord avec vous, ce que vous dites là ressemble à du Legendre dans le texte. Quoi d’étonnant que ce psychanalyste spécialiste du droit romain et de généalogie soit l’auteur d’un film sur le management :
      https://www.youtube.com/watch?v=rQQxCFosKic
      C’est selon moi à ce genre d’approche qu’il faut renvoyer ceux (opposants comme zélateurs) qui nous parlent de naturalité ou de non naturalité de l’homosexualité à propos du mariage pour tous ou des gender studies.


    • alinea alinea 9 mai 2014 14:20

      " Le fait que des personnes transgenres se sentent dans le mauvais corps, trahies par leur corps, montre que la nature commet des erreurs. De là à construire une théorie générale sur la base de quelques erreurs de la nature est déraisonnable."
      Vous plaisantez ?
      À toute chose il faut chercher la cause ; ici, elle est complexe et multiple ; la guerre homme/femme est une étape ; malheureusement on est en plein dedans, ce serait risible si cela n’était pas si tragique !
      Néanmoins, on fait toujours ce que l’on peut avec ce que l’on a, c’est bien pourquoi l’évolution est si lente ; n’empêche, les mères ne doivent pas y mettre beaucoup du leur pour perpétuer toutes ces insanités !
      Mais, et pour ne pas tomber complètement dans la déprime, il y a beaucoup d’hommes pas machos et de femmes pas cinglées ! Il y a donc encore quelques formidables mères !!! smiley


      • gaijin gaijin 9 mai 2014 15:06

        salut alinéa
        oui dans ce domaine comme dans les autres il y à une majorité de gens globalement raisonnables. mais comme toujours une minorité de cinglés suffit a nous pourrir l’atmosphère......


      • alinea alinea 9 mai 2014 15:14

        Oui gaijin, mais en ce qui concerne ce problème particulier, je crois qu’il y a une immense récup", une malsanité à tirer la couverture à soi plutôt qu’à vouloir résoudre un problème ! L’irrationnel dirige le monde et aujourd’hui la mode est à donner à chacun l’illusion que ses petits problèmes sont universels ; si on se posait la question, vraie, de l’exploitation du faible par le fort, si on faisait en sorte, vraiment, d’y remédier, nous ne serions pas noyés dans les délires des uns et des autres, pour finir par ne plus voir les causes ni les solutions !


      • tf1Groupie 9 mai 2014 14:34

        Quand j’ai vu que l’auteur commençait par nier (ou minimiser ?) la gravité et l’étendue des violences faites au femmes, j’ai arrêté de lire.

        Quel scandale !

        Avec de telles bêtises l’auteur donne raison aux féministes caricaturales.

        Mais tous les hommes ne sont pas aussi malhonnêtes, merci de ne pas les amalgamer avec ce déplaisant échantillon.


        • King Al Batar King Al Batar 9 mai 2014 15:25

          si vous arretiez de regarder TF1 put être vous comprendriez ce que l’auteur veut dire.
          Un exemple ?
          Je suppose que vous avez entendu, comme tout le monde, la térrible stat : une femme meurt tous les jours sous les coups de son mari.

          Alors déjà relativisons, tous les jours, cela fait donc 365 morts par an. Sur 60 millions d’haitan, dont a peu près 30 de femmes, cela reste beaucoup, mais forcement ca fait moins.

          Mais surtout (et c’est là que la manipulation s’opére) « sous les coups de son mari ». Cette phrase est très tendancieuse...
          Je vous exlique. Cnnaissez vous la différence entre les violences conjugales et un crime passionnel ?
          Violences conjugales : ben c’est le gros connard de mari qui rouste sa femme, régulièrement. Ca c’est mal et effectivement, c’est quelquechose qui doit être femement combattu
          Le crime passionnel : c’est la plupart du temps commis par quelqu’un qui n’a jamai battu son conjoint, et qui dans un excès d folie motivé la pplupart du tmpspar la jalosie, commet l’irréparable.
          C’est malheureux, mais c’est l crime le plus commis en France. Et j’ai envie de vous dire que, malheusement, toutes le personnes franchement amoureuse y sont exposees.
          Jen’ai jamais battu ma femme. Mais si au bout de 15 ans, j’apprends que je suis cocu depuis plus de 10 ans, par mon meilleur ami, et que mon gosse c’est le sien. Je peux vous dire, homme comme femme, que ca vaut quand même son pesant de torgnioles

          Connaissez vous le nombre de crime passionel par an ??? Plus de 300.
          Alors oui, des femmes meurent sous les coups de leur mari. Mais vous conviendrez qu’un crime passionnel n’a rien a voir avec le fait de maltraiter son épouse.
          Ca c’est de la manipulation, et effectivement l’auteur a raison d’en parler, et vous devriez plus le lire.

          Il ne nie pas les violences conjugales, il dit qu’on use de faux arguments, de mensonge de masse pour la manipulation pour nous faire adherr plus facilement aux thèse féministe


        • tf1Groupie 9 mai 2014 15:52

          « Mais vous conviendrez qu’un crime passionnel n’a rien a voir avec le fait de maltraiter son épouse. »

          Rien à voir... ?!? Vous charriez un peu ici !
          Bertrand Cantat (par exemple) c’était passionnel, c’était bien moche, bien violent et c’était de la maltraitance bien lourde, bien saignante.

          Je lui défoncé la gueule par amour Mr le juge ! smiley

          Jouer sur les mots pour atténuer le côté désagréable du constat, c’est pas folichon, désolé.

          Bref les coups mortels (ou pas) , les viols, les agressions sexuelles, les irrévérences etc ... c’est tellement incontestable et tellement déséquilibré entre hommes et femmes que c’est du foutage de gueule que de vouloir relativiser.

          Tu vois moi je ne juge pas que par TF1, je vois aussi ce qui se passe à l’école, où je travaille, et cette « pression » masculine envers les filles je la vois tous les jours, même parfois de la part des ados garçons envers les femmes adultes.
          Et encore c’est tranquille, je suis dans un bahut plutôt « sélect ».

          Alors t’es gentil mais les cours de morale super-théoriques, tu peux les garder pour d’autres.


        • King Al Batar King Al Batar 9 mai 2014 16:14

          Alors on ne va pas parler d’un cas précis, mais de droit.
          En ce qui concerne les crimes, ils y a ce qu’on appelle des circonstances atténuantes, et des circonstances aggravantes.
          La jalousie, le crime passionnel sont des circonstances atténuantes. Et je ne suis pas comme vous. Dieu merci a ce jour je n’ai jamais levé la main sur une femme (sauf quand elle le demande mais la c’est un autre débat). Mais je sais que comme n’importe quel Humain, je peux avoir mes faiblesses, et je ne suis pas a l’abri de ce genre de crime. Comme la majorité des francais et Francaises d’ailleurs. Mais il faut avoir l’honneté de le reconnaitre.
          La repétitition des violences sont des circonstances aggravantes, en cas de décès. Et la je n’ai aucun pardon ni aucune compassion.
          En revanche, melanger les deux crimes, dont l’un est le moins puni des meurtres et le plus répendu, avec un autre qui est bien plus grave, pour faire gonfler des statistiqes c’est un procédé malhonette.
          Quand on lis « une femme meurt tous les jours sous les coups de son mari » On pourrait comprendre que tous les jours une victime de violence conjugale succombe. Or c’est lonmais très loin d’être le cas.
          Et le crime passionnel n’a rien a voir avec une société macho. Ca reste un crime bien sur. Mais partout ou il y a de l’amour, il peut y avoir d la jalousie, il peut donc y avoir des crimes passionnels. Il n’est d’auilleurs pas prouvé qu’il y a plus de crimes passionnels commis pardes hommes que par des femmes.


        • King Al Batar King Al Batar 9 mai 2014 16:20

          Enfait c’est un peu comme si on disait la France est une société macho car il y a plus d’hommes qui tuent des femmes sur la route que l’inverse.
          Le crime passionnel n’a rien a voir avec le machisme, et l’inclure dans des stats, c’est un procédé de manipulation médiatique.
          Et ce n’est pas être macho que de le dénoncer.
          Que les femmes fassent valoir leur droit, à l’égalité, c’est normal.
          Que pour ce faire, elles aient encore besoin de nous faire passer pour des ogres C’est pas bien


        • tf1Groupie 9 mai 2014 21:42

          En matière de passion il devrait y avoir équilibre : les femmes sont aussi jalouses que les hommes.

          Donc il devrait y avoir à peu près autant de femmes qui tuent des hommes que l’inverse dans le cas des « crimes » passionnels.
          Alors je veux bien vos chiffres, puisque vous êtes spécialiste :
          Sur ces 300,
          - combien d’hommes meurent sous les coups de leurs femmes,
          - combien de femmes meurent sous les coups de leurs maris ??

          Je suis impatient de connaitre les chiffres.


        • tf1Groupie 9 mai 2014 21:49

          En France, une personne meurt tous les trois jours d’un crime passionnel ...

          Soit environ 120 par an.

          On est assez loin de vos chiffres non ??!!


        • Ruut Ruut 9 mai 2014 15:31

          C’est quand que les études sur les violences faites aux hommes verrons le jour ?
          Ah oui, en Europe l’homme masculin n’as aucun droit surtout au niveau familiale.
          Triste époque.


          • Abdu Abdu 9 mai 2014 16:20


            « Attaquer le patriarcat c’est attaquer les hommes. L’évidence est cinglante. »
            Non.
            Rien a voir.
            A moins de réduire la masculinité à une de ses perversion = le besoin de dominer.


            • nemotyrannus nemotyrannus 9 mai 2014 18:02

              Si , C’est exactement ça. Une réduction du mâle à la domination.

              Ca ne marche pas ouvertement en mode attaque du mâle mais en mode défense de la femme. C’est en ça que c’est sournois.
              C’est une opposition permanente des genres à travers l’idée que l’homme a des privilèges et commande tout.
              C’est l’idée que tout se divise selon un schéma sexué que que ce schema repose toujours sur un rapport de force. 


              C’es le fameux je suis oppressée sur internet parce que je suis une femme 
              Existe aussi en politique Canadienne , (voire Pauline Marois) si je suis évincé c’est à cause de la misogynie.


              C’est mettre la question du sexe de l’agresseur AVANT de parler de ce qui le motive.

              Même chose pour la guerre.
              (ça c’est le récurrent et pourtant faux la guerre est faite par les hommes donc la guerre est typiquement masculine. Sauf que des contre exemple en veux tu en voilà.

              C’est le principe même des quotas sexués. Alors qu’avant on militait pour ne plus que le sexe soit un motif de sélection ou de rejet , aujourd’hui il devient ouvertement un critère.

              Pour le viol

              Même votre phrase sous entend que c’est dans la masculinité de dominer... Alors que la domination et le besoin de se sentir superieur n’est pas forcément sexué.

              Dans chacun de ces cas on a fait une affaire de sexisme alors qu’on peut tout expliquer sans en faire une question de sexisme...
              On en a fait une affaire de sexisme dés lors qu’on à voulue présenter celà sous l’angle du sexe des personnes et non d’un autre angle.



              On a fait une distinction entre les sexes là où elle n’a pas lieu d’être. 


              Dés lors qu’on a fait une question de sexe ce qui ne devait pas l’être et qu’on a assimilé celà à du patriarcat et de la domination , on a dit que homme=patriarcat=domination.




              .


            • nemotyrannus nemotyrannus 9 mai 2014 18:23

              Enfin , quand je dis masculinité , je veux bien sûr dire « homme » , pas l’ensemble de valeurs que l’on met derrière.



            • hommelibre hommelibre 9 mai 2014 19:36

              @ Nemotyrannus :


              Exactement : « Dans chacun de ces cas on a fait une affaire de sexisme alors qu’on peut tout expliquer sans en faire une question de sexisme...
              On en a fait une affaire de sexisme dés lors qu’on à voulue présenter celà sous l’angle du sexe des personnes et non d’un autre angle. »


              L’angle de vue est biaisé, il fonctionne sur la volonté de mettre les hommes en accusation. C’est absurde, excessif et inacceptable.

              @ Abdu :

              « A moins de réduire la masculinité à une de ses perversion = le besoin de dominer. »

              Et paf, en plein dans le mille sexiste. Le besoin de dominer serait une perversion masculine. Vous m’en direz tant... Vous devriez relire, entre autres, Vipère au poing. Un peu de culture ne nuit pas.

              Les hommes ont été assignés à la défense, donc à ce qui va avec : la guerre, la politique, le territoire. Les femmes ont été assignées à la reproduction et ses corollaires : le soin et l’éducation. Ce n’est pas une affaire de domination c’est une affaire de survie de l’espèce.

              Prenons les lions. Les femelles chassent et les mâles mangent en premier. Machisme ? Sexisme ? Domination masculine ? Non : les mâles doivent impérativement défendre le territoire, c’est leur fonction sociale, donc ils doivent être en pleine forme et manger les meilleurs morceaux. Et quand ils sont vieux, qu’ils ont bien défendu et bien copulé, des petits jeunes les chassent (ou des fois les femelles). Pas besoin de jouer les victimes chez les femelles.

              La victimisation féministe sytémique est une des plus grandes injures historiques faites aux femmes. Les femmes géraient l’argent, décidaient à la maison, éduquaient, soignaient les blessés, faisaient marcher le monde quand les hommes étaient à la guerre, etc, etc. 

              Et puis, je vais vous dire : la très grande majorité des hommes ne se reconnaît pas comme des dominants. Mince alors. Ils ont été chefs de familles ? Parce qu’à l’époque tout groupe n’était représenté que par une seule personne juridiquement. C’est ainsi. Mais croyez-vous vraiment que les hommes décidaient tout tous seuls, sans discuter avec leur compagne ? Vous avez trop regardé Conan le Barbare.

              Je vous suggère un peu de lecture pour sortir du dogme misandre :




            • Abdu Abdu 10 mai 2014 06:37

              « Et paf, en plein dans le mille sexiste. Le besoin de dominer serait une perversion masculine. »

              Désolé, j’ai côtoyé suffisamment de monde dans mon existence pour avoir sur ce point ma propre opinion.
              Je considère le besoin de dominer comme une perversion, la plupart des hommes vous dirons qu’il est simplement naturel que l’homme domine et que les hommes cherchent à se dominer les uns les autres. « dans la vie, y’a les baiseurs et les baisés ». C’est la théorie ambiante. Et elle est selon moi éminemment perverse. Vous semblez nier ce fait. Vivons-nous dans le même monde ?
              Voilà donc pourquoi je dis que l’homme est autre chose, qu’attaquer cette perversion n’est pas attaquer l’homme.

              « Vous devriez relire, entre autres, Vipère au poing. Un peu de culture ne nuit pas. »
              Je n’ai pas aimé le lire, je ne le relirais pas.

              « Les hommes ont été assignés à la défense, donc à ce qui va avec : la guerre, la politique, le territoire. Les femmes ont été assignées à la reproduction et ses corollaires : le soin et l’éducation. Ce n’est pas une affaire de domination c’est une affaire de survie de l’espèce. »
              Ont été assignés… par qui ?
              « la guerre, la politique, le territoire. » ne sont-elles pas des activités basées sur la domination ? Faudrait savoir...
              C’est cet ordre des choses qu’il vaudrait la peine de remettre en question.

              « La victimisation féministe sytémique est une des plus grandes injures historiques faites aux femmes. »

              Pour moi, le problème n’est pas là.
              Ne pas bénéficier des compétences féminines en dehors du champs d’activité auquel elles ont été assignées selon vos termes devient une erreur sur le plan de la nécessité de survie ou le deviendra à terme. C’est en cela que le dépassement du patriarcat est une voie qu’il faut encourager.

              Je sort totalement du débat les questions de justice/injustice.
              Il faut réfléchir à l’intérêt commun.
              Le monde change. Ce n’est pas avec des schéma hérités de la préhistoire que nous allons assurer la survie de l’espèce.


            • hommelibre hommelibre 9 mai 2014 17:39

              @ Abdu : Cela ne sert à rien d’envoyer une simple référence (besoin de dominer) à une théorie totalement contestable. Il faut bien me lire, comprendre aussi ce que je dis des hommes, et argumenter. 

              Le patriarcat est un système d’organisation de la société par répartition des rôles, et de valorisation sociale des hommes pour les inciter à protéger et nourrir leur famille en compensation de leur insignifiance biologique. Le patriarcat n’est donc pas une oppression globale, délibérée et systémique des femmes. Les femmes n’étaient pas des idiotes ni des taiseuses. Dans l’option de protection de la famille, on peut même supposer que le patriarcat a été inventé par les femmes pour retenir l’homme. La force physique supérieure des hommes n’explique en effet pas tout le développement culturel de la société humaine.

              Je conteste formellement le mythe de la domination masculine, qui est une invention jamais démontrée, et qui n’est que l’arme victimaire absolue du féminisme pour tenter de contrôler et dominer les hommes.

              J’ai mis une suite à cet article en modération. Il y a de quoi débattre !... Ce serait bien qu’il arrive en lecture.


              @ Alinéa : Bien sûr qu’il y a une majorité de femmes bien et de mères formidables !


              @TF1 groupie : oui j’en conteste l’étendue, et je déplore qu’aucune mention ne soit faite de la violence faite aux hommes (physique, morale, sociale). Les meurtres conjugaux sont une violence plus masculine, et c’est la seule dont les chiffres soient sûrs et non pas extrapolés, mais d’autres sont largement partagées.

              http://www.csulb.edu/ mfiebert/assault.htm



              • tf1Groupie 9 mai 2014 21:45

                Ce n’est pas parce que l’on ne parle pas des violences envers les hommes qu’il n’y en a pas, MAIS, quelle est la proportion entre les deux situations, sérieusement ??

                Parce que c’est un peu trop facile de dire qu’on ne parle que de la violence envers les femmes pour mieux la minimiser...


              • nemotyrannus nemotyrannus 9 mai 2014 22:14
                Serieusement , 25% des victimes de violences (physiques et sexuelles confondues) au sein d’un couple sont des hommes , en France.


                Et je dis que même si c’était 2% , comme on a déjà essayé de le faire passer en douce , ce ne serait pas non plus une raison de dire que ça n’existe pas.


              • hommelibre hommelibre 9 mai 2014 23:29

                @ tf1 groupie :

                Votre question est au coeur d’une controverse. D’une part, quel est la prévalence de la violence contre les hommes, et d’autre part les chiffres des violences femmes-hommes sont-ils fiables ?

                Il faudrait d’abord définir clairement les actes considérés sous ce terme, ou séparer précisément les degrés de violence. Les coups, répétés, entrainant des lésions graves, sont une catégorie. Une gifle occasionnelle est une autre catégorie. La surveillance du téléphone une autre. La critique systématique dénigrante une autre. Amnesty considérait il y a quelques années, dans une liste de question, que la simple critique vestimentaire était déjà de la violence. Ce n’est pas possible. Dans le domaine des agressions sexuelles, le fait de solliciter une femme dans la rue ou d’avoir un regard prolongé est déjà considéré comme une agression : c’est gravement excessif. Je m’oppose clairement à cela. On doit désigner des actes précis et dont la gravité ne fait aucun doute. Le reste fait partie des choses à gérer.

                La tendance depuis 14 ans est à l’amplification quantitative des actes, et à la dramatisation de situations critiques dans le couple sans qu’il y ait de réelle violence.

                Les chiffres en principe les plus fiables devraient être ceux de la justice, donc des condamnations. Les plaintes à la police, les appels au 3919, ne sont pas des preuves. On dit que seules 1/3 ou 1/4 ou 1/10 des personnes dénoncent les violences. Peut-être, on n’en sait rien. Ce sont des hypothèses, à partir desquelles on extrapole.

                Par exemple, il y a 1’800 condamnations environ pour viol. Mais on annonces 75’000 ou 85’000 viols. Cela signifierait que 2% environ des viols seulement sont condamnés. C’est ce qui se dit, à partir de la lecture de 85’000 viols éventuels. Mais ce chiffre étant une extrapolation, son utilisation à l’inverse ne prouve rien.

                Comment arrive-t-on à extrapoler ? A partir de questionnaires ou sondages d’auto-déclaration. La personne déclare avoir été victime, sans avoir à fournir de détails ou de preuve. Donc c’est au ressenti ou à l’interprétation de la personne sondée. Si le questionnaire est mené par quelqu’un, l’enquêteur ou l’enquêtrice peut amener, orienter, induire, par un commentaire ou une intonation. Et aujourd’hui, avec le matraquage et le discours de victimisation, même un questionnaire fait tout seul est imprégné des déclaration publiques, ou bien il l’est dans la tête de la personne.

                Aujourd’hui toute cette question est contaminée. Il y a à mes yeux peu de chiffres fiables.

                Sur la violence faite aux hommes, elle est toujours mise en balance comme vous le faite : on minimise celle faite aux femmes si on en parle. La violence familiale est une chasse gardée. Cependant on a des chiffres. En France, 25 à 30% des victimes seraient masculines. Au Canada, qui étudie cela en détail depuis presque 20 ans, la violence est symétrique. En Suisse 20% des plaintes sont déposées par des hommes.

                http://www.statcan.gc.ca/pub/85-224-x/2010000/part-partie1-fra.htm

                Une étude qui compile d’autres études, sur un échantillonnage de plus de 370’000 personnes aux Etats-Unis depuis 30 ans, montre que la violence est symétrique.

                http://www.csulb.edu/ mfiebert/assault.htm

                Donc on n’est pas devant un phénomène mineur mais au contraire d’une certaine ampleur. Tout en relativisant : selon diverses sources les violences graves ne touchent pas plus de 1 à 2 % des personnes.

                Les mêmes réserves sur ces études peuvent être faites concernant les hommes comme les femmes.

                Enfin on constate que certaines formes de violences sont communes, d’autres sont plus genrées. Si les meurtres sont plus masculins, les fausses accusations sont plus féminines (proportion : environ 8% selon le FBI, et jusqu’à 40% delon une étude faite dans une ville américaine).

                A lire :

                http://hommelibre.blog.tdg.ch/media/01/02/574129005.pdf

                L’affaire des fausses accusation dans l’Education nationale y est mentionnée : 73% de faux.

                Tout est discutable, et contrairement à certaines campagnes il n’y a pas une homme sur 5 ou sur 3 qui est un tabasseur ou un violeur.


              • njama njama 9 mai 2014 17:53

                Attaquer le patriarcat c’est attaquer les hommes

                Je dirais que c’est attaquer les pouvoirs tout à fait illégitimes de domination qu’ils se sont donnés sur leurs compagnes depuis si longtemps. Les hommes « gouvernent » partout, en tous lieux
                Que les femmes en aient eu marre d’être mise sous tutelle, être considérés comme des mineures à vie, qui ne comprends pas ça ? n’est-ce pas un juste retour des choses ?

                hommelibre, il vous manque une petite Aïcha bien servile ?


                • njama njama 9 mai 2014 18:17

                  Quant à la paternité elle est donnée aux hommes par la mère.

                  et avec un enfant adopté ?

                  vous confondez « paternité » avec « géniteur ». La paternité commence après la naissance, c’est une page blanche au départ ... la paternité se fait dans le temps, dans le vécu, c’est un livre qui s’écrit à plusieurs mains sur plusieurs années, décennies.
                  La paternité n’est pas un statut sauf au sens juridique de lien juridique par lequel il y a déclaration de qualité d’auteur, de (pro)créateur. 


                  • njama njama 9 mai 2014 18:27

                    Un seul homme suffit à fertiliser des centaines de femmes ...

                    Une seule banque de sperme suffit à fertiliser des centaines de femmes.

                    Un donneur de sperme, 150 enfants
                    Aux États-Unis, il n’y a pas de limite au nombre d’enfants conçus par un même donneur.
                    http://www.atlantico.fr/atlantico-light/donneur-sperme-enfants-176576.html

                    Un serial donneur de sperme
                    Il serait le père de... 600 enfants.

                    http://www.lepoint.fr/monde/un-serial-donneur-de-sperme-10-04-2012-1450073_24.php


                    • hommelibre hommelibre 9 mai 2014 20:04

                      @ Njama :


                      Vous aussi vous avez trop regardé Conan le Barbare. Vous confondez le fantasme et la réalité. Vous devriez vous mettre à des oeuvres plus élaborées. Tiens, même le Grand Meaulnes, en pleine période militariste, ça aurait dû faire un foutu dominant, non ? Non.

                      Vous prenez les femmes pour des idiotes taiseuses. Ben non, elles ne le sont pas, ne l’étaient pas. Faudra revoir votre analyse et tenter de comprendre les relations hommes-femmes selon un autre paradigme. Mais évidemment cela va vous demander de réfléchir. Dur dur.

                      • hommelibre hommelibre 9 mai 2014 21:43

                        @ Alinea :


                        La notion « d’erreur de la nature » est employée à dessein parce qu’elle est parfois utilisée par des transgenres eux-même. Elle a aussi été discutée par Lacan.

                        Je maintiens cependant l’idée que l’on ne peut faire une règle ou une théorie culturelle à partir d’une minorité très minoritaire en comparaison avec l’hétérosexualité. La norme reste importante, on construit une société pour le plus grand nombre, même si les minorités ont droit de cité sans avoir à être exclues.

                        • alinea alinea 9 mai 2014 22:34

                          À ma connaissance, la « Nature » ne fait que des hermaphrodites et je ne crois pas que ce soit le cas des transgenres ! Si on nous bassine avec le genre aujourd’hui, c’est bien parce que l’éducation ou l’environnement de l’enfant peut être à ce point perverti ou déglingué que l’enfant en reçoit la quintessence !! Ceci dit, je suis loin d’être une spécialiste en la matière et il se peut bien que mon ignorance m’abuse !


                        • Abdu Abdu 10 mai 2014 05:07

                          Oui mais enfin, il y a les théories d’une part et ce que l’on voit et constate tous les jours.
                          A quelque échelon que ce soit dans notre société comment ne pas constater que les pouvoirs de décision sont plus que majoritairement aux mains d’hommes et rarement aux mains de femmes ?
                          Ce n’est pas du mythe.

                          Que faire aussi de la très pragmatique approche de la rémunération généralement supérieure aux hommes plutôt qu’aux femmes ?

                          Le mot « domination » choque peut-être, mais il me semble plutôt approprié et modéré.

                          D’autre part, en soit, le mot patriarcat implique la domination du père. C’est quoi, un patriarcat où l’homme n’aurait pas plus de pouvoir que la femme ?
                          Le fait est que nous sortons progressivement du patriarcat et que ce terme est de moins en moins adapté à la description de notre société.

                          Le fait qu’il y ait un dominant ne signifie pas nécessairement que le dominé soit esclave ou mal traité. Ni d’ailleurs que la situation soit par nature injuste. A la limite, l’égalité ne pouvant exister, les rapports de domination sont naturels. La question n’est pas là.

                          Là où il y a problème, c’est quand une culture impose un modèle unique. Quand la diversité est réduite à la marginalité et à être considérée comme anormale.
                          Je passe sur le problème que cela pose aux personnes ainsi condamnées à se cacher et à renoncer à vivre « comme tout le monde ».
                          Je veux simplement dire que, comme une forêt d’arbres identiques s’écroulera à la première tempête, une société trop conforme à un modèle est dangereusement fragile.
                          Se priver de la richesse et de la robustesse que procure la diversité quelle qu’elle soit est suicidaire.

                          Les « vieux modèles » restent et de loin les schémas les plus représentés et il n’y a pas de menace là-dessus.
                          Il y a d’autre part d’autres personnes voulant pouvoir vivre autrement. Laissons les donc faire !

                          Ça me semble simple.

                          Bon, après, je ne dis pas qu’il existe pas quelques furieux et furieuses ayant les intentions diaboliques que vous décrivez, mais ces extrêmes-là, il faut les mettre dans le même sac que les autres intégristes d’en face.
                          Intéressons-nous à ce qui se passe et à la majorité des gens ! L’intérêt général quoi.
                          Pas quelques passes d’armes idéologiques entre extrémistes qui ne devraient intéresser personne.


                          • hommelibre hommelibre 10 mai 2014 12:04

                            @ Abdu :

                            Le pouvoir de décision est réparti. Les hommes avaient le politique, en conséquence possible de leur rôle de défenseurs-guerrier, les femmes le pouvoir social, éducationnel. On disait en France pendant longtemps : les hommes règnent sur les champs, les femmes sur la maison. Ce n’est pas une domination, c’est une répartition. Et je doute que les hommes aient voulu prendre des décision contre les femmes par principe - sauf Napoléon et les révolutionnaires. 

                            http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/05/29/pourquoi-la-revolution-a-ecarte-les-femmes-1.html

                            http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/05/30/pourquoi-la-revolution-a-ecarte-les-femmes-2-et-fin-le-coup.html

                            De plus les femmes votaient dans les assemblées communales au Moyen-Âge. Elles ont été au pouvoir en Belgique et ailleurs.

                            L’idée de domination, qui implique automatiquement une forme de soumission, est un mythe.

                            Le patriarcat n’est pas la domination du père, c’est :

                            - la patrilinéarité, soit le nom du père donné aux enfants, et parfois la succession donnée à l’aîné. Possiblement une manière d’assurer le père qu’il est bien père, qu’il a des droits, et de le garder, alors que la paternité n’a jamais été une certitude pour les hommes jusqu’aux tests adn.

                            - c’est aussi la responsabilité juridique, donc si quelqu’un de la famille faisait une connerie, c’est lui qui prenait. Cela vient d’une époque où la représentation juridique ne portant que sur une personne. C’était ainsi, ce n’étais pas une domination mais une responsabilité. Et je doute que les femmes aient accepté des décisions sur lesquelles elles n’avaient pas eu leur mot à dire - sauf peut-être dans le modèle bourgeois où les femmes dépendaient plus du mari que chez les paysans.


                          • nemotyrannus nemotyrannus 10 mai 2014 12:35

                            Faut voir ce que ça implique.


                            Vous dites :
                            « comment ne pas constater que les pouvoirs de décision sont plus que majoritairement aux mains d’hommes et rarement aux mains de femmes ? »

                            À Ça je réponds : Et alors ?!
                            On ne gouverne pas en fonction de son sexe , surtout en République , il faut prendre une multitude de facteurs et d’opinions en compte .
                            D’autant plus qu’il n’y a pas deux présidents et que 577 députés divisés par deux ne donne pas un nombre rond , pour une égalité numérique dont le principe est déjà discutable on est marron dés le départ mathématiquement.
                            On ne va pas mettre des femmes simplement pour qu’il y ait plus de femmes , il faut que ça se fasse tout seul.

                            D’autant plus que , on ne peut pas défendre le nombre égal ici et pas ailleurs.
                            Vous savez , on parle souvent des juges aux affaires familiales femmes plus nombreuses. Et là on dit aussi que le sexe des juges n’est pas important puisqu’on agit en intérêt de l’enfant...
                            (après pour le débat père/mère/enfant , je ne m’impliquerai pas d’avantage , ce n’est pas mon combat et j’ai juste choisi cet exemple pour montrer la contradiction)

                            .

                            Ben c’est pareil. En politique on ne gouverne pas en fonction de son sexe sinon il n’y aurait jamais de désaccord au sein d’un même genre. Donc peu importe si il y a plus d’hommes que de femmes ou inversement.

                            L’égalité c’est dans le droit et pas dans le nombre , c’est une égalité dans l’opportunité.

                            Pour la rémunération je sais pas , là non plus je ne m’impliquerai pas car j’ai pas d’avis bien défini ni de preuves éclatantes d’un côté comme de l’autre.



                            Intéressons-nous à ce qui se passe et à la majorité des gens ! L’intérêt général quoi.
                            Pas quelques passes d’armes idéologiques entre extrémistes qui ne devraient intéresser personne.


                            Là je suis tout à fait d’accord smiley

                          • hommelibre hommelibre 10 mai 2014 13:09

                            L’inégalité salariale est aussi de l’enfumage. Je l’ai plusieurs fois démontré. Que l’on en montre des preuves si c’est vrai, ou que l’on se taise. 


                            Les statistiques qui mélangent l’égalité salariale sur un même poste et la masse globale d’argent par genre ne prouvent tien. Les femmes et les hommes ne font pas les mêmes emplois. Il faut comparer à poste, formation, âge, ancienneté, niveau de responsabilité, post formation, compétences personnelles égales. Pourquoi payer pareil par exemple deux personnes dont l’une s’investit et l’autre pas ? Le facteur personnel joue, mais ce sont d’abord des facteurs structurels.

                            Pour le reste, j’attends les preuves : des fiches de paies comparatives, en masse, dans la même entreprise, toutes conditions identiques.


                          • hommelibre hommelibre 10 mai 2014 13:17

                            Sur les vieux modèles : ils ne sont pas moins valables parce qu’ils sont anciens. Au contraire parfois. Je n’ai pas le culte du modernisme à tout prix.


                            Si par ailleurs un modèle marche, pourquoi vouloir absolument en créer d’autres ? Ce que l’on nomme patriarcat, et dont la juste définition est plus proche de ce que je dis que du discours féministe, a permis à l’humanité de se développer au-delà de toute espérance. De plus il y a toujours eu d’autres modèles, des femmes qui élevaient leurs enfants seules, des femmes au caractère dominant et des hommes taiseux, des hommes qui ne faisaient rien sans que leur femme ne les autorise. Et aussi des couples partageants.

                          • Abdu Abdu 10 mai 2014 15:12

                            Vous dites :
                            « comment ne pas constater que les pouvoirs de décision sont plus que majoritairement aux mains d’hommes et rarement aux mains de femmes ? »
                            À Ça je réponds : Et alors ?!

                            Et alors ces faits montrent que les hommes ont plus de pouvoir dans notre société.
                            C’est tout.
                            Vous pouvez penser que c’est bien, mais pas le nier.
                            Moi je pense que c’est déraisonnable voir dangereux à terme.
                            Je ne dis pas que c’est à cause d’un complot, d’une volonté ou quoi que ce soit.
                            Mais on ne peut pas nier les faits.

                            « L’inégalité salariale est aussi de l’enfumage. Je l’ai plusieurs fois démontré. »
                            « Les femmes et les hommes ne font pas les mêmes emplois. Il faut comparer à poste, formation, âge, ancienneté, niveau de responsabilité, post formation, compétences personnelles égales. »

                            Les faits sont là aussi. Les femmes ayant des postes inférieurs, elles sont moins bien payé.
                            Vous mélangez tout, je ne parle pas ici de l’injustice qui consiste à moins payer une femme à priori car elle est soupçonnée de moins s’investir dans son travail. Ni de celle de lui refuser l’accès à des postes de responsabilité parce qu’elle est supposée avoir un enfant un jour. Ni ce celle de leur affecter un « plafond de verre » plus bas. Ni non plus de celle, plus générale et affectant aussi les hommes, qui consiste à moins payer les emplois les moins intéressants et à verser des sommes folles à des arrivistes inutiles juste pour qu’ils se la pètent...
                            Je dis juste que, de fait, les femmes gagnent moins d’argent que les hommes. A mon tour de vous proposer de prouver le contraire ou de vous taire ! smiley

                            Or, dans notre société, l’argent est un outil de domination et de pouvoir.
                            C’est anormal, immoral, mais c’est comme ça.

                            Sur ces deux thèmes, pouvoir par la situation et pouvoir par l’argent, nier la domination masculine dans notre société me semble tout de même acrobatique.
                            Je ne porte pas de jugement de valeur sur cet état de faits.
                            Je ne voit simplement pas ce qui vous permet de nier ces faits.


                          • nemotyrannus nemotyrannus 10 mai 2014 19:00

                            Non , pour moi ça démontre qu’un petit groupe de personne sur 65 000 000 ont des pouvoirs.


                            Et que à part qu’ils aient tous cinq orteils et deux yeux , une autre de leur caractéristique est qu’ils sont des hommes. 

                            Et que si une femme veut ces pouvoirs , elle doit suivre le même parcours.

                          • nemotyrannus nemotyrannus 10 mai 2014 19:14

                            Et de la même façon qu’ils aient deux yeux et cinq orteils , le fait d’être un homme n’a pas à être pris en considération.




                          • hommelibre hommelibre 10 mai 2014 11:55

                            Sur le chiffre des décès récemment publiés, je constate : que certains médias ne mentionnent même pas le nombre d’hommes tués ; que les images d’articles sont toujours des femmes victimes ; qu’il n’y a pas de lien pour aller au rapport complet. Cela montre la fixation sur 121.

                            On pourrait aussi comparer ces chiffres avec les tentatives d’homicides dans le couple. J’ai eu beau chercher sur le site de l’Inhes-Ondrp, je ne trouve pas de rapport complet sur l’année 2013. Je vais utiliser le rapport 2012.

                            Tentatives d’homicide conjugal constatés par la gendarmerie et la police : 119 femmes victimes, 41 hommes victimes le rapport n’est plus de 1/5 mais de 1/3.

                            Le rapport précise une chose peu relevée dans les dédias : les crimes sont commis par des partenaires actuels ou ex-partenaires. Quelle proportion d’ex-partenaires ? Parce que les séparation humiliantes, cela existe, et la blessure peut être très profonde, pour une femme comme pour un homme. Je n’excuse pas le crime, je tente de le contextualiser, comme on doit le faire, comme on doit tenir compte du fait que la moitié des homicides sont commis sous l’effet d’alcool ou autre.

                            http://www.inhesj.fr/sites/default/files/files/ondrp_ra-2013/DII_Violences_conjoints.pdf

                            On pourrait aussi mettre ces chiffres en perspectives avec l’ensemble des homicides, afin de constater quelle est la quantification de ces crimes sur l’ensemble de la criminalité. On constatera que ce secteur bénéficie de très gros moyens financiers et publicitaires, alors que l’on n’en fait pas autant pour les autres types de criminalité ou délinquance. Le sujet est donc grossi socialement. 

                            On pourrait aussi connaître les nationalités ou les origines des criminels. La France se refuse aux statistiques ethniques, mais elle fait bien des statistiques genrées. 

                            Le rapport 2012 est aussi intéressant car il livre les plaintes pour viol, entre police et gendarmerie : 505 femmes et 94 hommes selon la gendarmerie, et 569 en tout selon la DCSP qui ne différencie pas. Donc un peu plus de 1’000 viols dénoncés. Comment a-t-on pu ensuite extrapoler en affirmant qu’il y a 85’000 viols par années ? C’est visiblement de l’enfumage.



                            • Abdu Abdu 10 mai 2014 17:37

                              J’ai beau chercher dans ma mémoire, je ne trouve pas d’exemple d’homme victime de violence conjugale physique.
                              Par contre, l’inverse, oui.
                              En fait, je me méfie des chiffres quand ils sont à l’opposé de ce que je constate. Mais là, c’est vraiment pas le cas.

                              Je ne comprend pas votre démarche.
                              Vous essayez de démontrer que ce que chacun qui a un peu vécu peut constater par lui-même est faux. C’est pas facile...

                              Et puis surtout, quel intérêt ?
                              Vous arrivez très bien par ailleurs à argumenter sur l’idée que la domination par le mâle est naturelle et bénéfique.
                              Vous avez le droit de le penser.

                              Vous gagneriez beaucoup en force de conviction sans ces efforts pour nier des faits et inventer des complots.


                            • nemotyrannus nemotyrannus 10 mai 2014 19:15

                              Moi je n’ai connue aucune femme battue , donc elles n’existnt pas ou sont très peu nombreuses.



                              C’est de la fausse logique.

                            • Abdu Abdu 11 mai 2014 12:29

                              De fait, elles sont très peu nombreuses par rapport aux autres.

                              Ce n’est pas vraiment une démarche logique et convaincante, j’en convient.
                              Mais c’est pourtant ce qui fait qu’on aura du mal à me convaincre que le problème des hommes battus par leurs femmes soit plus important que le problème inverse.

                              Quand les stats sont en phase avec ce qu’on voit et entend, il faut plus qu’un cri « c’est de l’enfumage » pour avancer le contraire.


                            • nemotyrannus nemotyrannus 11 mai 2014 16:41

                              Il ne s’agit pas de dire que ce soit égal ou pas (quoique , le lien de Hommelibre plus haut tend à démontrer que c’est le cas) , je m’en moque.


                              Je veux simplement qu’on prenne les chiffres en compte histoire qu’on arrête de parler de la violence conjugale comme une violence sexiste et « systémique » .

                              Car le fait de ne pas le prendre en compte malgré leur existence tend à laisser penser qu’il a une motivation idéologique derrière les mouvements féministes. Une motivation autre que le respect et une démarche pour l’égalité.

                              Une tentative d’expliquer le monde qui ne me convainc pas.

                            • Abdu Abdu 12 mai 2014 02:44

                              Alors on est à peu près d’accord.

                              La violence conjugale n’est pas sexiste. Elle est conjugale.
                              Les hommes ont simplement plus les moyens de s’en protéger et les femmes seront plus souvent victimes parce qu’en cas de bagarre, elles ont moins de chance de s’en sortir indemne. Mettre en place des dispositifs protégeant plutôt les femmes n’est pas idiot dans ce sens, mais il serait idiot d’en conclure que les hommes auraient un comportement naturel de bourreaux.

                              Pour les mouvements féministes, je n’ai pas d’avis. Tout mouvement d’ampleur étant susceptible d’être à la fois idéologique, manipulateur et manipulé. Je trouve simplement utile que des mouvements cherchent à faire progresser l’égalité.
                              Le fond moral et idéologique de l’affaire existe, mais ne présente pas grand intérêt devant le potentiel de renouvellement que porte l’idée d’égalité.


                            • nemotyrannus nemotyrannus 12 mai 2014 16:43

                              On est d’accord dans le principe.


                            • hommelibre hommelibre 12 mai 2014 17:49

                              Abdu :


                              « Quand les stats sont en phase avec ce qu’on voit et entend, il faut plus qu’un cri « c’est de l’enfumage » pour avancer le contraire. »

                              J’ai plus de 25 ans de pratique thérapeutique en cabinet et dans des formations, les femmes sont majoritaires en tant que patientes et étudiantes. Celles qui m’ont dit recevoir des coups ont été rarissimes. Mais certaines ont reconnu taper leurs enfants.

                              Je regarde dans la rue la démarche des femmes, leurs yeux - même de biais derrière les lunettes noires - je les regardes jambes et bras nus, je les écoute : pas de traces. Et les femmes décomposées parce qu’elle seraient habituellement battues, visage sombre, yeux vides, sont rarissimes. 

                              J’écoute et regarde les femmes en couple, chez des amis ou connaissances : pas un seul geste ne trahit une méfiance ou une supposée violence. (Je ne parle pas des engueulades ou disputes, voire critiques négatives, c’est autre chose). 

                              Je regarde les comportements masculins, avec les femmes. Je vois des mecs plutôt gentils et trop soumis. Et dans votre entourage, dans votre famille, dans vos amis, combien y en a-t-il ? Statistiquement il devrait y en avoir un sur 10, voire un sur 3 selon l’onufemme. Essayez d’imaginez, quand vous êtes avec 2 autres hommes, que l’un est un cogneur...

                              Je sais que l’on ne peut pas tout voir mais enfin, un état dépressif se voit, une attitude de bonne humeur forcée, etc.

                              Ce que je vois et entends n’est pas en phase avec les statistiques. Il y a un gros bug quelque part.

                            • hommelibre hommelibre 10 mai 2014 12:08

                              Je ne sais pas si la suite de cet article, actuellement en modération, passera en lecture. 

                              Si ce n’est pas le cas il est disponible ici :

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