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Accueil du site > Tribune Libre > Les classes populaires sont-elles faites pour l’université ? - (...)

Les classes populaires sont-elles faites pour l’université ? - critique (*) de l’illusion populiste - .

Les classes populaires sont-elles faites pour l’université ?

- critique (*) de l’illusion populiste - .

 

C’est la question qu’il faut oser (**) poser lorsqu’on découvre que des étudiants ratent leurs études parce qu’ils travaillent au lieu d’assister aux cours, que d’autres font la queue pour avoir des sacs de provisions gratuites, que des étudiantes se prostituent pour payer leurs études … Et voilà maintenant qu’un étudiant qui ne peut joindre les deux bouts se suicide !

Du coup quand les populistes veulent l’université pour tous, c’est à dire pour ceux qui ne peuvent pas se la payer, ils ont bonne mine !

Voilà où conduisent les thèses qui veulent bouleverser l’ordre naturel des choses, d’ailleurs constaté par Bourdieu et Passeron (1) : l’université reproduit les inégalités sociales sous une forme scolaire.

Qu’est-ce que voudraient les populistes ? Qu’au lieu de faire confiance aux enseignants et à leur savoir faire, il faudrait inscrire les futurs étudiants en leur demandant la feuille de paie de leurs parents ? Ca reviendrait certes à peu près au même, mais que n’entendrait-on !!!

Voudraient-ils aussi remettre en cause les décisions prises par les politiques, démocratiquement élus pour faire ce qu’ils veulent ?

Les politiques n’ont-ils pas adhéré à la philosophie de l’Homme ? L’Homme qui doit avoir la liberté de réussir sans en être empêché par une bureaucratie d’Etat qui se mettrait en tête de prendre par (les impôts) à ceux qui ont réussi, pour transférer cet argent à ceux qui n’ont précisément pas réussi.

Faut-il revenir aux conceptions d’après guerre (l’Etat régule, l’Etat anime) et conserver le concept anachronique du service public qui veut que certaines prestations soient fournies à tous (2) , y compris à ceux qui ne peuvent pas se les payer ? !!!

Faut-il ignorer que l’enseignement (comme la médecine) sont des services marchands au sens des traités européens - Maastricht-Mitterrand-Mélenchon (3) ; puis Lisbonne-Sarkozy- ?

Faut-il détruire tout ce qui a été fait par les gouvernants de « droite » comme de « gauche » (c’est dire le consensus !) , pour transformer intelligemment l’université de papa et l’adapter (pas à pas pour que tout le monde s’y habitue) à ce modèle (4) ?

Et puis … les emplois de direction de notre société ( politique, haute administration, industrie, commerce et industrie) sont pourvus par les grandes écoles publiques ou privées. Va-t-on laisser l’université produire des centaines de milliers d’enseignants, de traducteurs, de psychologues ou de sociologues et donner ainsi des diplômes (5) à des jeunes qui ne trouveront pas d’emploi ou que les patrons licencieront s’ils leur coûtent trop cher ?!!

C’est bien la raison pour laquelle il faut contrôler les flux d’accès à l’université.

Certes, la tentative de le faire (maladroite parce que non préparée) par quelques doyens visionnaires (6) pour la rentrée 1968-1969 a été gelée en raison des troubles du printemps 1968 qu’elle a suscitée.

Mais depuis, le contrôle de l’accès, a été (avant même « l’immigration choisie ») intelligemment mis en place (pas à pas comme il a été déjà dit) : accueil limité aux capacité d’accueil avec décision rectorale d’affectation, puis tirage au sort, puis « parcoursup » …

Enfin, va-t-on priver les banques de pouvoir prêter aux étudiants alors même qu’elle prêtent à l’Etat (lequel a l’interdiction de demander des avances à sa banque centrale - grâce à la loi sur la Banque de France Pompidou-Giscard de 1974, et les traités européens de Mitterrand et de tous ses successeurs- ) ?

Si des étudiants, après avoir emprunté, ne finissent pas leurs études et sortent de l’université plus pauvres qu’ils n’y sont entrés, c’est un autre problème. Qui n’a rien à voir avec le coût des études : quand on s’engage, on doit rembourser.

Dernière question en guise de conclusion :

Dès lors que la République est en marche vers la société qu’il faut, reste-t-il une place au rétropédalage ?

La réponse, comme la question, va elle aussi de soi.

 

Marcel-M. MONIN

m. de conf. hon. des universités.

 

(*) argumentaire surtout …. provocateur. On trouvera sur Agoravox des développements d’une autre teneur : «  universités : faire des études quand on est obligé de gagner son pain ? »

(**) « oser » (poser la question) : car on ne peut être certain du degré ( 1er… 2ème… ?) de compréhension des futurs lecteurs de cet article, ni, par voie de conséquence de la nature et du contenu de leurs réactions.

(1) v. entre autres «  les héritiers » , « la reproduction » ( ouvrages parus aux Editions de Minuit)

(2) sauf les services de police, au moins dans leur activité de maintien de l’ordre, spécialement lorsque ce dernier est troublé précisément par ceux qui remettent en cause la philosophie de l’Homme et voudraient que de l’argent leur tombe du Ciel, tantôt sur leur feuille de paye, tantôt dans les hôpitaux ou dans l’enseignement

(3) J.L. Mélenchon (à qui l’on ne peut quand même pas reprocher de n’avoir pas été en phase avec ceux, politiques ou électeurs, avec lesquels il a fait carrière) avait trouvé d’excellents arguments pour faire voter ce traité –v. ses déclarations sur you tube-)

(4) universitaires « externalisant » de plus en plus certaines activités (jusqu’à la rédaction des PV des conseils d’administration dans une université de l’Ouest parisien) ; universités - devenues propriétaires de leurs locaux, - ayant la gestion de leur masse salariale, - rendues de plus en plus libres (en commençant par des diplômes spécifiques) - de fixer les droits d’inscription à la hausse, etc…

(5) surtout que s’agissant des diplômes, les universitaires ont contribué largement à la multiplication des diplômes délivrés par les établissements privés. Soit que les établissements privés profitent des faiblesses de la qualité de l’enseignement ou de celle de l’encadrement offerts par les universitaires pour proposer à leur clientèle des formations et des diplômes plus « rentables ». Soit qu’ils délivrent indirectement des diplômes publics avec le système des jurys rectoraux ou celui de la convention avec une université lorsqu’ils trouvent des universitaires sympathiques, et ouverts. S’agissant de conventions, on a même vu une université de la région parisienne, délivrer un master 2 (diplôme d’Etat français de haut niveau) aux personnes figurant sur une simple liste de noms que lui présentait les dirigeants d’un établissement privé de l’Afrique de l’Ouest. 

(6) v. les noms dans la thèse : « la loi d'orientation de 1968 et l’université française »


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30 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 novembre 08:38

    ça veut dire quoi, pour vous, populiste ?

    démagogue ?

    habituellement, les médias dominants utilisent ce mot comme euphémisme pour ne pas utiliser les mots « facho »ou « extrème-droite » à propose d’un dirigeant d’un pays de l’UE comme Orban ou Salvini (un pays membre de l’UE ne pouvant pas, par définition ne pas ête « démocratique »).

    Alors ?

    pour vous, les "populistes en question sont des démagogues des fachos, ou encore une autre espèce habillée de cce costume à la mode qui dissimule les rondeurs et malformations ?


    • Arogavox 20 novembre 09:57

      @Séraphin Lampion
       Comment pouvez-vous un seul instant ne pas voir le ton ironique de cet article ?
        Un Maître de conférences honoraire des universités qui tient à sa peau ne se risquerait pas à parler ainsi sérieusement, particulièrement en ce moment !


    • Ruut Ruut 22 novembre 07:25

      @Séraphin Lampion
      Ce qui a flingué l’enseignement en France, c’est la faible formation des enseignants et les changements de programmes incessants.
      Sans parler d’une communication ascendante totalement défaillante.
      Lorsque tu te tape une prof de C qui est incapable de comprendre et de lire du C tu es en droit de te poser des questions.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 novembre 08:42

      premier renvoi  : « argumentaire » : vous devez confondre avec argumentation. le premier est une liste d’arguments disponibles our une éventuelles démonstration, les second est un raisonnement construit. Un « maître de conférences honoraire » devrait savoir ça !


      • Trelawney Trelawney 20 novembre 09:02

        C’est bien la raison pour laquelle il faut contrôler les flux d’accès à l’université.

        Ce ne sont pas les flux d’accès à l’université qu’il faut contrôler, mais ceux d’accès au bac. Car il n’y a pas si longtemps un abruti du nom de Jack Lang se targuait d’envoyer tous les petits français vers le bac. Une fois le bac en poche, il n’avait plus qu’à se heurter sur la barrière de l’autoroute à péage nommée université

        Si dès l’âge de 14 ans on arrive à sortir de l’éducation nationale (et pas du système scolaire) la moitié des élèves on aura réussi. Une fois sorti de cette éducation nationale qui n’éduque rien, ils pourraient suivre un cursus par alternance ou apprentissage et se bâtir un avenir digne de ce nom. Mais là on entre dans un univers qu’un maître de conférence ne peut pas comprendre à savoir : "Mettre un terme définitif à la sélection et à la pseudo élite qui en découle".

        Je ne parle pas d’universités qui ne sont que des réservoirs à échecs, mais si la France est réputée pour ses grandes écoles d’ingénieurs ou de commerces, c’est que depuis la maternelle l’élève est moulé dans un principe fallacieux qu’est la compétition. Et ce système de scolarité est violent autant qu’il est asocial.

        De par l’importance du nombre d’étudiants, les études supérieures sont devenues le faire de lance d’une politique de castes augmentant ainsi la division entre les français. C’est comme cela que certains se pensant plus intelligent que d’autre parce qu’ils ont un beau diplôme de l’ENA finissent par dire : " On n’est pas dans le même camp !" Je suis certain que ce genre d’individu se presserait à l’un de vos conférences non pas pour y écouter ce que vous avez à dire (il serait bien incapable de comprendre le début d’une phrase) mais pour y faire « figure ». C’est aussi à cela que servent les universités françaises

        Cependant, il existe des pays où poursuive des études universitaires est plus motivé par un désir d’enrichissement intellectuel que par une obligation d’obtenir un savoir. Dans ces même pays, l’étudiant est salarié jusqu’à la fin de ses études quelque soit le temps qu’il met pour, non pas obtenir un diplôme, mais arriver à la fin de son cursus (ce qui n’est pas la même chose). Vous vous en doutez, ce pays n’est pas la France. L’espoir est donc ailleurs que dans notre hexagone.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 novembre 09:11

          @Trelawney

          « L’espoir est donc ailleurs que dans notre hexagone.  »

          Mais où est donc cet espoir ?
          Les Français ont le droit de savoir !
          Quel est donc ce paradis que nous ne méritons pas ?
          Le pays de Ronald Mac Donald ou celui d’Ali Baba (le concurrent l’Amazon, pas le chef des 40 voleurs, quoique...) ?


        • leypanou 20 novembre 10:08

          @Trelawney
          l’étudiant est salarié jusqu’à la fin de ses études quelque soit le temps qu’il met pour, non pas obtenir un diplôme, mais arriver à la fin de son cursus (ce qui n’est pas la même chose). Vous vous en doutez, ce pays n’est pas la France 

           : ce serait pas mal si vous nous dites quel est ce pays car je n’arrive pas à deviner.


        • ZenZoe ZenZoe 20 novembre 11:08

          @Trelawney
          Oui, moi aussi j’aimerais bien savoir. J’aurais au contraire pensé à la France justement, mais vous dites que non.


        • foufouille foufouille 20 novembre 11:15

          @ZenZoe

          Un pays imaginaire sans migrants et des frontières et aussi en 80 ou avant.


        • Trelawney Trelawney 20 novembre 11:50

          @leypanou 

          ce serait pas mal si vous nous dites quel est ce pays car je n’arrive pas à deviner.

          Ce pays c’est le Danemark, où toutes les études sont gratuites et où l’étudiant reçoit un « revenu universel » qui varie si l’étudiant habite chez ses parents ou pas, et qui n’est pas limité dans le temps.
          De plus si le salarié décide de reprendre ses études, il recevra pendant la durée de ses études, un revenu universel équivalent à son dernier salaire.
          C’est le principe de « l’état providence ».
          En Norvège, l’étudiant reçoit aussi un revenu universel, mais sous forme de prêt qu’il devra rembourser en parti s’il a un travail ou pas du tout s’il est chômeur. Dans ce dernier cas, c’est le patronat qui rembourse à sa place. Ce qui incite les entreprises à embaucher des jeunes diplômés.
          En Argentine aussi la gratuité des études universitaires est un principe de base. Ce qui fait qu’il y a beaucoup de médecins argentin dans les hôpitaux espagnols. Idem pour Cuba. 
          Au Costa Rica il se passe pas mal de chose intéressante, mais c’est au niveau local et de façon bénévole. Le bénévolat et la solidarité est un principe de base dans ce pays.

          Dans beaucoup de pays il y a des idées à prendre, mais la France n’est plus vraiment un modèle social


        • leypanou 20 novembre 12:03

          @Trelawney
          OK, merci pour la réponse : je m’en doutais un peu.


        • Festivus Festivus 21 novembre 20:46

          @Trelawney
          Vous vous trompez de diagnostic. la France a été mise en échec à cause de son modèle sociale.
          les pays cités, parent de la social-démocratie, c’est à dire d’un néo-libéralisme grimé, ne sont pas des Edens. La violence existe tout autant que le mépris de classe et tout comme il ya eu des actes de terrorisme sociale en Norvège, il y en aura plus encore dans ces pays de « progressistes ».


        • Ruut Ruut 22 novembre 07:21

          @Séraphin Lampion
          Vue la faiblesse du support d’Amazone, je ne le défend plus.
          Le low cost, low service to client (visiblement la politique d’Amazone) est une insulte a la notion de service.


        • Trelawney Trelawney 23 novembre 17:00

          @Festivus
          les pays cités, parent de la social-démocratie, c’est à dire d’un néo-libéralisme grimé, ne sont pas des Edens.
          Donnez moi donc le nom de pays qui font à vos yeux figure d’Edens ?
          Et donnez moi aussi quel système social fiable peut remplacer ce que vous nommez « néo-libéralisme grimé » ?
          Parce que si le « néo-libéralisme » (que je nomme société de consommation ou capitalisme c’est pareil), qui n’est que la résultante du monde de vie des humain et certainement pas un système économique imposé par certains, disparait il y aura quoi à la place ?


        • alexis42 alexis42 20 novembre 10:17

          « Les classes populaires sont-elles faites pour l’université ? »


          J’espère que c’est du second degré, car ce titre est d’une connerie redoutable.
          Peu importe l’origine sociale d’un étudiant s’il est capable de suivre des études sup, et il faut raisonnablement aider ceux qui sont défavorisés par leur milieu. Un prof du jury d’entrée à l’ENA me confirmait qu’il est facile de deviner l’origine des candidats lors de l’oral à leur aisance à parler devant ce jury.
          L’inégalité la plus choquante est la différence de QI, alors que ceux qui en ont un très élevé n’ont absolument rien fait pour le mériter. Mais il leur permet d’accéder à des métiers particulièrement bien payés, ce qui est très injuste.
          Il faut donc appliquer l’article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789), dont seule la première partie est connue ; il se termine par :
          « Art. 1er. ... Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune, »
          ce qui obligerait la société à faire preuve de plus d’égalité entre ses citoyens.
          Exemple : l’agriculteur étant le métier le plus utile à la société, très loin devant le maître de conférence, il devrait donc être mieux rémunéré. Idem pour les éboueurs et bien d’autres.
          Mais il ne faut pas faire de la démagogie en admettant n’importe qui dans les études sup (il ne viendrait à personne l’idée d’admettre dans l’équipe de France du 100m un jeune qui le courrait en 20 secondes). En revanche, il pourrait être orienté vers une discipline à la fois utile et rémunérée correctement.


          • leypanou 20 novembre 10:45

            @alexis42
            l’agriculteur étant le métier le plus utile à la société, très loin devant le maître de conférence, il devrait donc être mieux rémunéré. Idem pour les éboueurs et bien d’autres 

             : attention le pilote, vous allez être taxé de communiste là !

            On est dans un système économico-social où quand on est en haut de l’échelle, on ne gagne jamais assez -cf affaire Carlos Ghosn par exemple- et quand on est en bas, on gagne toujours trop -suppression du smic car trop élevé disent quelques-uns-.


          • Attila Attila 20 novembre 18:21

            @alexis42
            « L’inégalité la plus choquante est la différence de QI, alors que ceux qui en ont un très élevé n’ont absolument rien fait pour le mériter  »
            Le champion olympique de marathon a certainement des capacités hors-norme. Mais imaginez qu’au lieu de s’entraîner il passe tout son temps libre devant la télé à boire du caca-cola : malgré ses capacités hors-norme il ne sera pas champion olympique.
            Le QI c’est pareil, c’est un indice de performance intellectuelle comme le titre de champion olympique est un indice de performance physique. Pour obtenir un bon QI il faut des capacités mais il faut aussi que les neurones travaillent. Et le travail c’est la part de mérite de chacun.
            .


          • tashrin 20 novembre 10:22

            C’est vrai ça... Qu’un fils de pauvre intelligent souhaite s’élever socialement, on va quand même pas laisser faire ça... Il risquerait de piquer une place à un fils de bonne famille, faut quand même pas déconner.

            Qu’on sélectionne, oui, évidemment. Ca ne sert strictement à rien d’avoir des cohortes de sociologues qui arrivent sur le marché du travail chaque année à part créer de la frustration et du chomage pendant qu’on manque de plombiers. Mais qu’on sélectionne sur la base de l’avis d’imposition des parents ? sérieusement ?

            L’auteur au profil résolument universitaire (d’autres diraient qu’il n’est jamais sorti de l’école pour aller travailler dans la vraie vie) a certainement la chance d’être né dans un milieu social favorable, intellectuellement stimulant, et a bénéficié d’un terreau directement lié à sa position sociale actuelle, ce qui rend ce raisonnement particulièrement puant de condescendance et d’entre soi

            En fait j’arrive pas à savoir si c’est du second degré, je dois pas être bien réveillé


            • rogal 20 novembre 10:27

              Quel ennui que ces commentaires au raz des pâquerettes !

              L’auteur n’a plus qu’une solution pour se faire comprendre : s’exprimer à la Coluche.


              • exol 20 novembre 11:00

                Essaies le Bilboquet tu vas voir , çà va te détendre !!!


              • Marcel MONIN Marcel MONIN 20 novembre 18:29

                @rogal

                Le fait que mon chapelet d’insanités (ayant évidemment pour objet de faire réfléchir sur ce qui existe et sur ce qui se prépare) soit lu (malgré les avertissements qui plus est) au premier degré me paraît sidérant. Et inquiétant. Je crois que le talent de Coluche n’y suffirait pas.


              • ZenZoe ZenZoe 20 novembre 11:18

                J’ai peur de ne pas avoir compris l’article. Les pauvres n’ont rien à faire dans les études supérieures, c’est ça ?

                Si c’est du second degré, on rit, mais poliment et jaune.

                Si c’est du premier degré, c’est juste incroyable.


                • Rincevent Rincevent 20 novembre 12:28

                  @ZenZoe

                  Pareil pour moi. Mais finalement ‘’bouleverser l’ordre naturel des choses’’ vient bien confirmer qu’il s’agit de premier degré.

                  Des articles à la gloire de cette société (qui fonce dans le mur avec entrain), sous-tendus par une vision ultra élitiste de leurs auteurs, j’en avais déjà vu sur AGV, mais rarement comme celui-là ! Mélange de mépris (populistes) et de hors sol (probablement jamais sorti de l’école comme le suppose tashrin), c’est vraiment puant.


                • sylvain 20 novembre 15:00

                  un truc qui m’a toujours semblé bizarre dans cette theorie de l’ordre naturel des choses, ou ce que l’auteur appelle la « philosophie de l’Homme » (? ?) :

                  Dans cette philosophie il semble que certains pensent qu’il n’est pas naturel de taxer les riches pour enrichir les pauvres, mais c’est contradictoire des principes de base de cette facon de penser .

                  Si les pauvres arrivent à taxer tout le fric aux riches ( quelque soit le moyen, impots, racket, revolution, commerce.. ), alors ils deviennent automatiquement, en suivant ces principes, les dominants naturel . La seule chose qui peut en faire un perdant naturel est de ne pas réussir suffisament .

                  Le discours devrait dons être celui ci : chers pauvres, vous ne nous taxez pas suffisamment efficacement notre pognon pour devenir des gagnants naturels, un petit effort que diable ! Nous ne vous ferons pas de place dans nos ecoles d’élites, il va falloir vous imposer, nous déloger, sinon vous resterez des perdants naturels !

                  bref, y’a plus qu’à se mettre au boulot


                  • sylvain 20 novembre 15:23

                    Notre « education nationale » a été prévue ( des sa création ) pour être un appareil de sélection bien avant d’être un appareil d’apprentissage .

                    Avant la réforme du collège unique, les choses étaient d’ailleurs clairement dites : il y avait le collège des élites, à qui on apprenait à se perpétuer et à se reconnaitre ( en parlant le grec ancien par exemple) . Et le collège populaire ou l’on apprenait l’obéissance et des savoirs pratiques

                    Les études sont toujours percues par la société comme un appareil de sélection, cela n’a du coup pas grand sens de donner des diplômes à tout le monde : on ne peut pas tous être l’élite, par définition de l’élite . Il nous faut donc soit changer la signification sociale des études supérieures (ne plus les voir comme une méthode de sélection de l’élite), soit effectivement les fermer au plus grand nombre, d’une manière ou d’une autre 


                    • Lugsama Lugsama 20 novembre 15:29

                      « lequel a l’interdiction de demander des avances à sa banque centrale - grâce à la loi sur la Banque de France Pompidou-Giscard de 1974 »


                      Cette Loi n’interdisait pas l’Etat d’emprunter auprès de sa banque centrale, il l’obligeait à passer par les représentants du peuple pour le faire ( et il ne le faisait déjà plus à ce monent ) il vaut mieux aller lire le texte de Loi que de répéter les légendes de Facebook..


                      • Sirius Sirius 20 novembre 23:08

                        Le prolétariat à un cerveau aussi bien fait que le bourgeois même bien mieux fait que le petit-bourgeois.


                        • Sirius Sirius 20 novembre 23:16

                          Les gens sont pétri non par une ordre naturel, mais de leurs époques, histoires, culture, civilisation.

                          Et pour le moment c’est l’époque, le capitale qui déverse sur le bon peuple sa chiasse culturelle.

                          Donc laisse plus de temps au peuple, qui est brouillé autant pas le travail, que l’environnement social. Généralise l’art, la culture, la musique, la littéraire, les débats, les échanges, les cercle poétique.

                          Et tu verras que n’importe qu’elle jeune prolétaire des quartiers ou de la paysannerie ; refera le monde avec Yasmine et son ami Eric. Et ira à l’université si les études lui plaise, faire une thèse sur Omar Khayyam. Ou devenir un glorieux artisan boulangé.

                          Dire qu’on a les racialistes réactionnaires comme post-moderniste qui remettent au goût du jour les races.

                          Vous avez fait mieux...


                          • Sirius Sirius 20 novembre 23:19

                            Je me dis sauf votre respect, que les études peuvent rendre certain vraiment perché loin, un peu con.

                            Passé trop de temps entre ses couloirs, ses livres et le reste fait perdre le sens des réalité.


                            • Jonas 21 novembre 17:11

                              Je suis d’accord , avec vous , Marcel Monin , ce n’est pas une obligation constitutionnelle pour que chaque français puisse suivre des études universitaires. Je suis d’accord également avec vous , pour que les étudiants puissent avoir le droit de contracter des emprunts auprès des banques , elles sont faites pour cela. C’est leur rôle. 

                              Mais j’aimerai , que vous puissiez donner votre définition de ce mot valise « populisme ». qui est employé par certains pour disqualifier leurs adversaires et par d’autres pour signifier , qu’ils sont issus du peuple donc populiste et le représente à l’exemple de « Mélenchon ». Le Républicain populaire. 

                              J’ai relevé plusieurs représentants de pays étrangers et Partis politiques qui se déclarent « populistes » Lequel a votre avis mérite cette domination. 

                               Salvini ( Italie) Bolsonaro et avant lui Lula ( Brésil) Chavez , puis Maduro ( Venezuela) -Trump ( E.U)  Marine Le Pen , populiste , puisqu’elle se déclare contre les élites ( France) —France insoumise ( France )  Le Parti de la Liberté ( Autriche) Le Parti Alternative pour l’Allemagne , je m’arrête là ,parce que je suis sous la houle . 

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