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Marcel MONIN

Marcel MONIN

Maître de conférences honoraire des universités . Docteur d ’Etat en droit. Consultant. Spécialités : droit constitutionnel ; droit administratif ; réforme universitaire.

Tableau de bord

  • Premier article le 13/02/2016
  • Modérateur depuis le 17/02/2016
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 13 février 13:12

    Première histoire.

    Dans les cabarets, sous l’occupation, des chansonniers lançaient une plaisanterie. Et l’auditoire, qui prenait le propos au premier degré, restait de marbre. Puis les chansonniers ajoutaient « plaisanterie autorisée par la censure ». Alors la salle riait. Les spectateurs se mettait à comprendre. Quant aux chansonniers qui ne prononçaient pas la phrase, ce sont eux qui riaient. Ou … qui étaient consternés.

    Deuxième histoire.

    Lors de chacun de mes premier cours, je demandais à mes étudiants de dire pourquoi je me trouvais devant eux. Pour les uns, c’était pour que je leur enseigne la matière ; pour les autres, c’était pour je les aide à réussir. Et je leur répondais chaque fois : « mauvaise réponse ! » Et je concluais : « Je suis devant vous pour gagner ma vie. Et si je peux le faire en en faisant le moins possible, c’est ce que je vais faire ». Certains ont compris le message : il fallait compter sur soi ; et si l’enseignant était « mauvais », il fallait se débrouiller pour trouver ailleurs que dans son cours les connaissances qui feront l’objet du contrôle de fin d’année que l’individu en question organisera sur le programme. D’autres étudiants prenaient mon propos au premier degré, et ( hasard ?) n’ont pas eu leur examen dans la matière enseignée par certains collègues. J’étais consterné de voir à quel point il est difficile de faire réfléchir certaines personnes sur ce qui est leur intérêt même et sur ce qu’il faut faire dans cette logique.

    Troisième histoire.

    Si l’on utilise la mécanique de la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 - on n’a pas à « réviser », puisqu’on fait autre chose- (ceux qui connaissent pas cette loi, peuvent la trouver sur internet), que j’ai utilisée dans le « préambule » on passe par dessus l’article 48 du traité de Lisbonne / 48 TUE. Et on peut sortir du piège ( v. les nombreuses analyses sur la question, celles de Ph. Seguin, E. Chouard, et d’autres… et de l’autre côté « l’aveu » de J. Attali ) dans lequel beaucoup de politiciens restent toujours enfermés (certains le voulant peut-être bien).

    Si on dit que la politique est arrêté et modifiée par le parlement, et qu’ on permet aux Etats d’emprunter aux banques centrales, on fiche (sans l’annoncer, c’est le but) tout le système des traités européens en l’air.

    Si l’ on permet aux Etats de ne pas appliquer une loi « européenne », on donne satisfaction aux démocrates qui sont brocardés sous l’appellation que l’on veut ignominieuse, de « souverainistes » ou de « populistes ». Et, par dessus le marché, on met par la même occasion en place une mécanique (à effet boule de neige ?) permettant aux gouvernements locaux ( si le corps électoral se secoue) de ne retenir que ce qui est favorable à l’élévation du bien être général de la population. Alors que c’est le contraire qui se passe. (Pour ceux qui ne lisent pas beaucoup, qu’ils lisent au moins le petit livre de Thomas Porcher : Traité d’économie hérétique »)

    Merci en tous cas pour ces premiers commentaires. J ’attends les suivants avec la même curiosité que celle qui était la mienne lors de chaque rentrée universitaire.



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 8 février 14:06

    @bouffon(s) du roi

    S’agissant de notre affaire qui porte sur l’instauration d’une nouvelle forme de gouvernement, on ne peut, de mon point de vue, pas plus parler de complot, qu’on n’a pu parler de complot quand les philosophes du 18 ° siècle avaient en tête d’éclairer l’humanité, ou quand que les bourgeois de la Révolution française ont manœuvré pour d’installer une forme de gouvernement qui leur sera profitable (et qui ne correspondaient pas, à y regarder de près -électorat fonction, etc…- tout à fait à la forme du gouvernement « démocratique »).

    Que des membres d’une profession ( des banquiers, des fabricants de désherbants ou de médicaments, des vendeurs de combustibles ou de produits alimentaires … entre autres ) cherchent à vendre leurs produits et qu’ils fassent de la publicité ( en direction des acheteurs potentiels) ou qu’ils fassent du lobbying (auprès des décideurs) sont des démarches « normales ». Rappel : y compris pour les banquiers.

    Que les politiques satisfassent les demandes quand le produit est nocif n’est pas « normal », la norme étant appréciée au moins au regard de l’intérêt général - santé, niveau de vie, etc…- , que les représentants sont chargés (en théorie du moins) de défendre.

    Ce n’est pas parce que l’entente se prépare et se scelle en secret ( on ne voit pas les compères aller en parler sur une chaine d’information en continu) qu’il est possible, au moins si les mots ont un sens, de parler de « complot ». Quand cela se produit, et que par exemple le professionnel rémunère le politique pour que ce dernier prenne la décision souhaitée, on n’utilise d’ailleurs pas le mot de complot. Le terme retenu est dans l’exemple choisi « concussion ». Pas complot : voir la définition de ce mot sur un dictionnaire et l’esprit dans lequel il est utilisé en droit pénal.

    Alors évidemment, quand les protagonistes se font prendre, et que les juges instruisent et que les policiers se livrent à des enquêtes, ils ont l’habitude de crier au complot. Ce qui est une bonne technique pour discréditer l’enquête ou ceux qui la mènent. Un peu comme avec la technique qui consiste à « créer une affaire dans l’affaire », qui permet de détourner les nez de ce qui ne sent pas bon.

    Quand, d’un autre point de vue, un juriste analyse des textes, les met en relation, pour en découvrir l’objet véritable ( qui n’est pas forcément celui qui a été inscrit dans l’exposé des motifs d’une loi) ; quand un sociologue rassemble des données et les met en relation, les croise, pour comprendre à quoi ou à qui sert une institution, … ils ne sont pas des « complotistes ».

    Quand Bourdieu et Passeron ont démontré que l’école reproduisait les inégalités sociales sous une forme scolaire, ils n’étaient pas des « complotistes » au moment où ils ont eu cette intuition. Quand un économiste cherche à savoir si telle réforme fiscale ne profiterait d’aventure pas plutôt aux uns, alors même que les politiques ont juré qu’elle profiterait aux autres, il n’est pas un complotiste.

    Il ne faut pas confondre la démarche scientifique et l’esprit complotiste. A supposer d’ailleurs qu’il soit nécessaire de dire de quelqu’un qu’il serait un complotiste, quand dire de la personne en question qu’elle « raconte n’importe quoi », pourrait suffire . NB. Il est intéressant de constater que les « pseudo » économistes qui prospèrent dans certains médias, et qui racontent méthodiquement ce qui va dans le sens des intérêts de ce qu’on appelle « l’oligrachie », excellent à distribuer les étiquettes de « complotiste » … aux autres.

    Evidemment la mode du moment est à la chasse au « complotisme » et à l’étiquetage des personnes (v. ci-dessus) . Chasse parallèle aux fake news. Chasse moins ouverte, par exemple (faut-il croire aux hasards dans une démarche scientifique ?) aux différentes sortes de « mensonges » des politiques. Chasses en tous cas, qui ouvrent de manière générale un beau champ d’investigations aux chercheurs.

    Bref, il faut faire attention ! Dans ces domaines, l’accusation de « complotisme » vise souvent, un peu comme dans les cas ci-dessus, à éluder le débat ou à évacuer la question. Spécialement lorsque les personnes qui utilisent l’anathème n’ont pas d’argument. Et bien sûr, quand ils ne peuvent pas en avoir.

    Et est un peu, sous un certain rapport, un moyen (indirect) de neutraliser ceux qui disent, à défaut de censure, et en l’absence de dispositions pénales adéquates, ce que les gens ne doivent pas entendre.

    J’espère que dans les lignes qui précèdent, vous trouverez / en tous cas que les autres lecteurs potentiels qui liraient votre question au premier degré, / trouveront /, la réponse à la question.

    Cordialement.

    MMM



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 7 février 13:10

    @bernard29

    Merci pour votre commentaire qui m’inspire les observations suivantes.

    Ainsi que je l’ai dit, il n’entre pas dans mes intentions de militer pour ou contre le tirage au sort. J’ai donc décidé de me borner à rechercher comment, s’il était d’aventure décidé (par on ne sait qui), ce tirage au sort permettrait techniquement de faire survivre ce qu’on met d’habitude dans le concept de « démocratie »

    Certes, les partisans du tirage au sort, peuvent estimer que mes « propositions » maintiennent en réalité l’usage du vote. Mais en le « dédoublant » : le vote sur le contenu du mandat (avec une sorte de retour à ce qu’on appelait le mandat impératif) que l’élection actuelle ne permet pas ; le vote de destitution du mandataire pas fiable ou infidèle qui n’est actuellement pas prévu. Dans un contexte dans lequel actuellement les candidats ne sont pas non plus choisis par les électeurs, mais par les états majors politiques, - ce qui ne changerait rien dans les faits- . Contexte dans lequel les électeurs doivent subir le vainqueur de l’élection pendant 5 ans, y compris si celui-ci se révèle être en conflit d’intérêts ou est un fumiste- ce qui est combattu avec le droit de récusation et celui de révocation -.

    Ce qui fait qu’entre le faux choix du faux mandataire et la vraie possibilité de faire respecter ses choix et de contrôler le mandataire …

    On doit évidement observer au passage que l’élection est tellement ancrée dans les mœurs et l’imaginaire, que la tendance naturelle de chacun est de rechercher les moyens, qu’on n’a jamais trouvés, de remédier à ce qu’il a toujours été fait de l’élection. Et de se méfier par voie de conséquence de toute proposition (et de la rejeter a priori) , qui viserait à y « toucher » peu ou prou.

    Surtout que l’on associe élection et « légitimité ». En réalité, ce n’est pas parce qu’on est élu qu’on est « légitime ». Il existe d’ailleurs des procédures qui permettent d’invalider des élections. Ce n’est pas parce qu’on est élu, que ce qu’on fait est légitime. Des fous sanguinaires ont été élus : les crimes qu’ils ont commis ou fait commettre ne sont pas légitimes. Des lois sont votées par les parlementaires : leur contenu n’est pas ipso facto « légitime ». D’ailleurs s’est développé un contrôle du contenu des lois (sous l’appellation du contrôle de la « constitutionnalité »), dont la mise en œuvre peut être paralysée.

    Mais les représentations sont tenaces.

    Cordialement.

    MMM



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 5 février 14:03

    @Odin

    et à moins qu’ils aient lu, s’il en était besoin, cette autre phrase attribuée à David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991 : ”Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial (*) . La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.”

    Merci pour votre aimable commentaire.



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 1er février 12:18

    @samy Levrai

    à votre avis ?

    NB. Certains commentaires enseignent qu’il serait prudent d’assortir ce qu’on écrit de recommandations du genre : prenez ça au premier degré ; lisez ça au deuxième degré.

    Et j’espère que personne n’ira , après avoir pris connaissance de ma « proposition », de « déconcentralisation » faire un scandale dans les agences bancaires.







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