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Accueil du site > Tribune Libre > Les nazis, les musulmans et la CIA
#31 des Tendances

Les nazis, les musulmans et la CIA

Il est de notoriété publique que l'OTAN, et en particulier les Etats-Unis, n'ont jamais eu de scrupule à s'allier avec des organisations peu recommandables, spécialement lorsqu'il s'agissait de combattre les Soviétiques, et désormais les Russes. « Djihadistes » Afghan des années 1980, mercenaires « islamistes » en Syrie, ou encore paramilitaires ouvertement néo-nazis en Ukraine, les grands principes moraux claironnés par l'oncle Sam s'accommodent souvent de supplétifs pourtant peu réceptifs aux dits principes. Un « pragmatisme » typiquement anglo-saxon qui confine à de la double-pensée orwellienne...

 

Il n'y a rien de bien nouveau dans ce phénomène, l'origine de ces promiscuités malsaines est très bien documentée, et remonte à 1945. Dès le début de la guerre froide, les alliés victorieux vont en effet recycler une partie de l'appareil nazi, très apprécié pour son expertise « anti-communiste », dont sa branche « islamique »...

 

Avant et pendant la seconde guerre mondiale, l'enrôlement des musulmans a été une composante de la politique des puissances européennes. Tous se sont proclamés, d'une manière ou d'une autre, « amis de l'islam ». Mussolini se déclarera « protecteur de l'islam », Français et Britanniques flatteront les musulmans pour assurer le recrutement de leurs tirailleurs, et les Allemands recruteront des centaines de milliers de combattants chez les diverses ethnies des musulmans d'Asie en URSS, recrutement grandement facilité par les persécutions staliniennes des années 30. [1] A la fin de la guerre, les occidentaux entrent en confrontation avec leur ancien allié soviétique, et reprennent tout ou partie de la rhétorique « anti-bolchévique » des nazis, l'antisémitisme en moins. Problème, ils n'ont pas de connaissance intime de l'URSS, ni de réseaux de renseignements structurés à l'intérieur du pays. C'est donc tout naturellement qu'ils se tourneront vers les Allemands vaincus pour construire leur appareil de propagande et d'espionnage en URSS.

Mussolini brandissant « l'épée de l'islam »
 

Une lumière nouvelle a été projetée sur ces faits grâce à la déclassification partielle, en 2006, des archives de la CIA (ex OSS, jusqu'en 1947) [2]. L'étude de ce fond d'archive a donné lieu à une publication majeure en 2010, l'ouvrage «  A Mosque in Munich : Nazis, the CIA, and the Rise of the Muslim Brotherhood in the West » [3] [4] soit « Une mosquée à Munich : les nazis, la CIA, et la montée des frères musulmans à l'Ouest ». L'étude de ces documents à un intérêt très particulier. Selon l'adage qui veut qu'on ne comprenne le présent que si on connaît le passé, c'est la méthodologie des services de renseignement américains qui est mise en lumière.

En 1946, le renseignement militaire américain (G-2) met en place un service allemand, connu sous le nom « organisation Gehlen », surnommé ZIPPER [5]. Gehlen est le nom d'un officier de la Wehrmacht, ancien responsable du renseignement militaire dans les territoires de l'Est. L'organisation est chargée de la réactivation et du développement des réseaux d'espionnage dans les territoires soviétiques. Les Américains cherchent à récupérer l'expertise allemande développée durant la guerre, leur connaissance des unités militaires soviétiques, de l'organisation et des tactiques de l'Armée rouge, des réseaux anti-communiste en URSS etc. La CIA fournit les moyens matériels, argent, véhicules, avions, tandis que les Allemands fournissent les ressources humaines. Dès 1946, Gehlen rassemble 350 spécialistes, dont beaucoup d'anciens SS, et commence immédiatement le travail, sous la couverture de « l'organisation d'Allemagne du Sud pour le développement industriel ».

C'est cette organisation, qui, remise à la République fédérale d'Allemagne en 1956, formera l'actuel BND. Selon un rapport [6], elle sera « les seuls yeux et oreilles de la CIA dans le bloc de l'Est » durant les premières décennies de la guerre froide.

Le service peut compter sur de nombreux « émigrés », ex-soviétiques, anciens collaborateurs des Allemands, qui les ont suivi dans la retraite, et ont été faits prisonniers de guerre par les britanniques et les américains. En effet, durant la guerre, les Allemands ont recruté quantité d'Ukrainiens, d'Ouzbeks, de Baltes etc, qui formeront des divisions SS regroupées par nationalité. Les dissensions ethniques, nationales et religieuses à l'intérieur du bloc de l'Est étaient et resteront le principal levier à disposition des occidentaux pour la propagande et le recrutement. Les émigrés forment un vivier d'agents potentiels, dont l'anti-communisme n'est plus à prouver.

C'est donc très naturellement que les services occidentaux reformeront les anciennes structures administratives nazies qui avaient gérer le recrutement des minorités ethniques durant l'occupation de l'URSS. Un personnage sera central dans cette entreprise, Gerhard von Mende. Lui-même issue d'une minorité de l'URSS, c'est un Allemand des pays Baltes, né en 1904 à Riga. Il émigrera en Allemagne dans les années 1920, après que son père fut exécuté par les Soviétiques. Très intéressé par la question des minorités en URSS, il y consacre ses études. Il fréquentera plusieurs universités durant son cursus, à Berlin et à Paris, et obtiendra un premier doctorat à l'université de Breslau en 1933, suivi d'un second à Berlin, dans la discipline des « études slaves ». Il devient enseignant dans plusieurs institutions et rédige plusieurs ouvrages sur la question des minorités. Adhérent enthousiaste du parti nazi, il sera, en plus de ses activités académiques, conseillé dans plusieurs ministères, culture, éducation et affaires étrangères.

En 1941, il est convoqué par la Wehrmacht, qui l'intègre dans l'« Ostministerium », l'administration chargée des territoires occupés à l'Est. Après quelques missions diplomatiques en Turquie, il est chargé de la région du Caucase, en charge notamment du recrutement des prisonniers de guerre soviétiques. Il sera extrêmement dévoué aux minorités musulmanes dont il a la charge, insistant pour que ses recrues et leurs divisions soient traitées à égalité avec les divisions allemandes, en matériel, nourriture, soins, etc [7]. C'est durant cette période qu'il se lie d’amitié avec Nurredin Namangani, Ouzbek, imam aumônier des divisions SS, récipiendaire de la croix de fer.

 

Namangani et le SS Standartenführer Wilhelm Hintersatz, dit Harun el-Raschid Hintersatz.
Namangani en 1944, guidant la prière.

 

A la fin de la guerre, dès 1945, il se manifeste aux troupes d'occupation alliées pour proposer ses services. Il met en avant son expertise de l'URSS, et réaffirme son anti-communisme viscéral. Les alliés comprennent rapidement sa valeur, et il se voit immédiatement recevoir des fonds, d'abord de la part des Britanniques, pour mettre en place une structure d'aide aux réfugiés, c'est-à-dire aux anciens collaborateurs des minorités soviétiques émigrés en Allemagne. Il fera preuve du même dévouement que durant la guerre pour ses protégés, leur fournissant papiers, argent, logement et travail. Il est rapidement intégré à divers programmes de l'organisation Gehlen, et rassemble d'anciens membres de l'ostministerium pour refonder l'organisation nazie. Il servira de relais entre ZIPPER, la CIA et le MI6. Il sera le bureau de recrutement pour les agents chargés de l'élaboration de la propagande anti-communiste à destination des minorités en URSS, ainsi que du contre-espionnage sur le territoire allemand. Après plusieurs assassinats de ses membres par le KGB, il obtiendra qu'ils soient armés. 

La situation change en 1956, lorsque les Américains entendent imposer leur propre officine en Allemagne de l'Ouest. Par ce qu'on appelle aujourd'hui une « ONG » : the American Committee for Liberation from Bolshevism (Amcomlib), émanation de la CIA, qui sera à l'origine de plusieurs initiatives, notamment les célèbres Radio Free Europe et Radio Liberty, qui émettent à destination des pays de l'Est. Sous la direction d'Isaac Patch, Amcomlib se dote de sa branche islamique, en la personne d'Ibrahim Gacaoglu, ancienne recrue allemande originaire du Caucase. Gacaoglu organise diverses émissions de radio et conférences de presse sur le communisme, « athée, ennemis de l'islam », à destination des minorités ethniques, en URSS, mais aussi des émigrés allemands. Piqué au vif, von Mende se voyant doublé par la CIA veut instaurer un « leader de l'islam » en Allemagne, et va essayer de promouvoir son ami du temps de la guerre, Nurredin Namangani.

 

Manangani en 1958, Hauptimam de la bundesrepublik.

 

Von Mende arrive à convaincre la Bundesrepublik de nommer Namangani « Hauptimam », grand imam de la république fédérale, avec rémunération, avec l'appuie de Wilhelm Hintersatz, ancien officier SS, qui, dans une lettre au président de la RFA, décrira Namangani comme « amoureux, ami loyal de l'Allemagne » . Installé à Munich, il entend faire de la ville un centre islamique en Allemagne, et entreprend le projet de construction d'une grande mosquée. 

L’événement attire le secrétaire général du congrès islamique mondial, basé à Genève, Saïd Ramadan, père de Tariq Ramadan, membre des « frères musulmans ». Von Mende voit ce personnage comme un concurrent suspect à Namangani. Il note dans son journal :

Said Ramadan, de Genève. 36 ans, 3 enfants. Conduit une luxueuse Cadillac depuis 1956, offerte par le gouvernement d'Arabie Saoudite. Membre des « frères musulmans »

En effet, un rapport du renseignement allemand (BND) confirme qu'il est le protégé des Américains, tandis que les archives fédérales suisses le désignent comme agent à la solde des services de renseignement américains et britanniques. Ramadan sera rattaché à Amcomlib en vue d'évincer Namangani et von Mende au profit de Gacaoglu. Ils y parviendront dans les années 1961/1962, le projet de mosquée munichoise tombant sous la direction de Gacaoglu, et l'organisation de von Mende s’effaçant progressivement... Jusqu’à sa mort en 1963, d'une crise cardiaque.

Le directeur d'Amcomlib, Isaac Patch, expliquera des années plus tard : 

« l'islam était un facteur important, il n'y a aucun doute là-dessus », « ils étaient de fervents croyants, et surtout de fervents anti-communistes ».

Cet épisode allemand est bien sûr un exemple parmi bien d'autres. Il a cette vertu d'être représentatif de l'époque sur plusieurs points. D'abord, bien entendu, le fait que les mouvements islamistes sont entièrement encadrés par les services de renseignement, qui les utilisent pour leurs combats idéologiques. La lutte contre le communisme, surtout pratiquée par les Américains, mais également contre le nationalisme arabe, spécialité des Britanniques. En effet, ceux-ci encadrent leurs propres « frères musulmans » en Egypte par exemple, pour lutter contre les velléités souverainistes de Nasser. Mais cette histoire montre également qu'il existe des rivalités entre occidentaux et une forte pression américaine pour prendre le contrôle. 

Il y a une remarque importante à faire à propos des « frères musulmans ». Quantité d'organisations, généralement étroitement encadrées par le MI6 ou la CIA, vont apparaître, en Europe on l'a vu, mais surtout bien sûr au Moyen-Orient, en Egypte, en Syrie, en Irak etc, sous cette appellation. Cependant, il est inutile de chercher à recréer une Histoire unifiée des frères musulmans, parce que celle-ci n'existe pas. Il s'agit bien d'entités autonomes qui ne font que partager un nom. Comme l'explique un rapport de la CIA de 1982 [8], partiellement déclassifié, sur la question des « frères musulmans » :

En dépit de certaines déclarations journalistiques, prétendant qu'une organisation monolithique dite « frères musulmans » existe sous l'autorité d'un guide suprême, nous croyons que les différentes « fraternités » dans les différents états arabes sont des groupes distincts, qui suivent leurs politiques propres.

C'est important, car ce même phénomène est toujours à l'œuvre aujourd'hui, et largement exploité à des fins de propagande. Qu'il s'agisse de « DAESH » ou « d'Al Qaïda », on ne peut pas parler d'organisations dès qu'on dépasse l'échelle locale. Le terme de « nébuleuse » est parfois utilisé, plus juste tout en étant extrêmement vague. L'exploitation propagandiste consiste à susciter dans l'esprit des gens une impression de complot mondial et organisé, d'une unité du phénomène islamiste et de ses buts. Cela fausse également la perception du rapport de force mondial, des protagonistes réels des luttes, qu'elles soient armées ou idéologiques, et des enjeux même de ces luttes.

J'invite le lecteur à prendre conscience que l'omniprésence de la « question islamique », depuis la fin des années 1980, n'est certainement pas le fruit du hasard. C'est le fruit d'un long travail des services occidentaux, surtout américains, qui relève de la « stratégie de la tension » et qui vise des buts politiques bien précis. Ce sera le sujet d'un prochain article, dans lequel je tenterai de montrer comment c'est l’hégémonie culturelle américaine, son idéologie propre, qui est à l'œuvre derrière cette obséssion islamique.

 
[3] IAN JOHNSON, 2010. ISBN 13 : 9780151014187
[4] https://www.wsj.com/articles/SB114481530074123794
[5] Heinz Duthel, Global Secret and Intelligence Services I.
[6] idem.
[7] https://archive.org/details/MENDEGERHARDVON-0005
[8] https://archive.org/details/CIA-RDP83S00854R000200040001-0/page/n3/mode/2up
 

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42 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 10 juin 16:10

    L’union des deux tours : La Réforme + la Synagogue = les USA.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 10 juin 16:35

      @Clocel

      tu veux parler des tours jumelles ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 10 juin 16:34
      1. Les « promiscuités malsaines » des Etats-Unis avec des « ennemis de la démocratie » sont antérieures à 1945 : lien2, lien3, lien4
      2. Le Royaume-Uni n’a rien à envier aux Etats-Unis en la matière : lien1
      3. L’Argentine non plus : lien5

      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 10 juin 16:38

        @Séraphin Lampion

        4. Lien6


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 10 juin 17:30

        @Séraphin Lampion
        D’accord, mais l’image du nazisme comme « mal absolu » n’a émergé qu’après la guerre, quand nos amis américains se sont érigés en dirigeants du « monde libre », redresseurs de tords et champions du « bien ». C’est surtout le caractère flagrant de la contradiction entre le « soldat Ryan » et la réalité historique que je voulais mettre en lumière.


      • Trelawney Trelawney 11 juin 08:21

        @Opposition contrôlée
        C’est surtout le caractère flagrant de la contradiction entre le « soldat Ryan » et la réalité historique que je voulais mettre en lumière.
        L’employé du KGB pense aussi qu’il agit pour les biens faits de la Rodina. Pourquoi penseriez vous que la CIA est plus méchante. Tous les deux sont dans leur rôle et avec les même méthodes. 
        Après vous pouvez remonter jusqu’aux chevaliers teutoniques pour argumenter vos dire, mais ça n’a pas beaucoup d’intérêt.

        Un contre exemple qui devrait vous faire sourire. A l’époque où elle se nommait encore OSS et où les USA voulaient affaiblir l’influence internationale de la France, ils n’avaient rien trouver de mieux que de financer, former et entrainer deux personnes pour semer la révolution dans les colonies. C’est deux personnes étaient Ho Chi Minh et un professeur devenu général du nom de Giap. On peut dire que de ce point de vu, ils se sont trompés.


      • eddofr eddofr 10 juin 16:49

        Il n’existe pas sur cette terre un seul « service de renseignement et d’action clandestine » qui n’aie pas, à un moment ou à un autre fait appel aux pires engeances pour servir ses noirs desseins.


        • Trelawney Trelawney 10 juin 17:34

          @eddofr
          Tous les dirigeants de la Stasi étaient des anciens gestapo. La Stasi a contribué à former les terroriste palestiniens, irlandais, basque, français, italiens etc dans des camps qu’elle avait sous son contrôle en Lybie.
          La Stasi a formé avec les cubains les militaires les rebelles katangais qui ont pris la ville de Kolwezi.
          Vous avez raison les pires engeances sévissent partout dans les deux camps


        • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 10 juin 17:34

          @eddofr
          Certes. Mais tous n’ont pas la même influence que celui (ceux) des E-U. 


        • Trelawney Trelawney 11 juin 08:03

          @Opposition contrôlée
          Vous pensez vraiment que la CIA a plus d’influence dans son pays que le SVR russes, l’ISI pakistanais ou même le Mossad israélien ?
          Le seul qui a dérogé à la règle en nommant un politique à la direction de la CIA est Trump avec Mike Pompéo. Mais tout est très vite rentré dans l’ordre et la CIA n’est rien d’autre qu’une administration.
          la CIA répond à la politique du pays, mais ne fait pas la politique du pays.


        • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 juin 08:19

          @Trelawney

          Vous pensez vraiment que la CIA a plus d’influence dans son pays

          C’est son influence dans les pays étrangers qui n’est pas comparable. Pensez-vous vraiment que l’ISI a autant d’influence en France que la CIA ?

          Des politicien à la tête de la CIA, il y en a eu d’autres. John McCone, ou plus connu, George Bush père.

          Et concernant l’immixtion de l’agence dans la politique, les exemples sont légion. Assassinat de Kennedy, Watergate... J’avais écrit un article sur le sujet : Du temps où les complots existaient : La commission Church de 1975


        • Trelawney Trelawney 11 juin 08:34

          @Opposition contrôlée
          Les deux Mc Cone et Bush ont été ambassadeurs et nommés à la tête de la CIA pour cette raison. Ils ont ensuite fait de la politique.
          On a toujours pensé que « gorge profonde » du Watergate était Bush. Je le pense aussi. Pour l’assassinat de Kennedy vous vous avancez. Il faut regarder du cote de Johnson et sa caisse de retraite des agriculteurs.
          Pour ce qui est des épaulettes bleues (KGB), ils étaient partout et surveillaient tout le monde. C’était eux qui étaient dans les miradors pour surveiller les militaires. Par contre les dirigeants du KGB avaient une place d’office au polit-bureau et c’était une voix royale pour accéder aux fonctions de dirigeants du pays. 
          Ces agences russe ou américaine étaient les plus puissantes de tous et s’immisçaient partout et surtout dans les pays de leur zone d’influence. Mais des deux contés elles n’ont jamais influençaient les décisions de leurs pays.


        • Jean 10 juin 17:00

          Il y a eu des ss presque partout, même en France


          • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 14 juin 09:01

            @Jean
            Oui, mais pas dans les mêmes proportions. La SS française a eu un effectif de 10 000 soldat, contre 110 000 pour les seuls musulmans d’Asie.


          • Xenozoid Xenozoid 10 juin 17:04

            quand on associe un article avec les connections nazis partout on se demande si ce n’est pas un article qui veux nous parler d’autre chose


            • Xenozoid Xenozoid 10 juin 17:29

              @auteur

              si tu veux une image libre de droit je te donne celle la pour illustrer ton article


            • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 10 juin 17:50

              @Xenozoid

               on se demande si ce n’est pas un article qui veux nous parler d’autre chose

              C’est-à-dire ? Quelle autre chose ?
              Je trouve ça simplement cocasse, à une époque où on nous bourre le mou avec des complots « islamo-gauchiste » à toutes les sauces. Je vise avant tout à rétablir les faits, et « couper l’herbe sous le pied » des slogans bidons qu’on nous sert quotidiennement... et qui font « führer », ici même, chez certains. S’il y a une chose « autre » dont je veux parler, c’est : point de salut en dehors de la recherche historique, pas de compréhension du présent sans étude du passé. 

            • Xenozoid Xenozoid 10 juin 17:52

              @Opposition contrôlée

              j’aime bien


            • Xenozoid Xenozoid 10 juin 17:58

              @Opposition contrôlée

              aussi on peux aussi relier tous a tout,et tous a tout 


            • Xenozoid Xenozoid 10 juin 17:59

              @Xenozoid

              tout a tous


            • leypanou 10 juin 21:38

              @Opposition contrôlée
              couper l’herbe sous le pied » des slogans bidons qu’on nous sert quotidiennement... et qui font « führer  »  : attention, une candidate RN aux régionales qui s’appelle Führer risque de ne pas apprécier.


            • saint louis 10 juin 19:38

              Moralité ne pas trop accorder un trop grande confiance sur ses « amis » de l’OTAN.

              Un coup de couteau dans le dos est si vite arrivé.

              Et dire que ce n’est même pas une blague.


              • Étirév 11 juin 02:12

                En hébreu, l’Allemagne se dit « Achkenaz ». Un Allemand est un Achkenazi.
                Dans « Achkenazi », il y a le mot « nazi ». Qu’est-ce que « Ach » et ce « K » ?
                « Asch », c’est le feu. « K », indique le contenant, la similitude. Le mot biblique qui dit « Achkenaz » avertit que le feu sera dans la structure quand le nazi surgira. Cette indication prend toute sa grandeur quand on se souvient qu’Hitler gouvernait le troisième Reich. « Reich », c’est « Rosch », « Resh » ou « Raïs », c’est-à-dire « Tête ».
                L’avènement d’Hitler consacrait donc un renseignement évolutif de première signification pour un homme de connaissance.


                • Germain de Colandon Germain de Colandon 11 juin 12:45

                  @Étirév

                  « Reich », mot intraduisible en français, n’a rien avoir avec la tête !

                  « Empire », « Royaume », « Entité » , peut se rapprocher de l’appellation originale.

                  Frankreich : Empire Franc, Royaume Franc , Entité des Francs. 
                   
                  Ôsterreich  : Empire de l’Est, Royaume de l’Est, Entité, de l’Est, 

                  etc.



                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 juin 12:58

                  @Germain de Colandon
                  Effectivement, à priori, la notion de « Reich » est territoriale, c’est la zone d’influence d’un pouvoir.


                • Eric F Eric F 13 juin 17:44

                  @Étirév
                  "En hébreu, l’Allemagne se dit « Achkenaz » Un Allemand est un Achkenazi.
                  Dans « Achkenazi », il y a le mot « nazi »...

                  "
                  Le mot Ashkenaz vient du nom d’un patriarche biblique, utilisé dans certains écrits talmudiques pour désigner l’Allemagne, et dans le langage courant pour les Juifs d’Europe centrale. il serait vain de trouver des rapprochements phonétiques avec des termes récents.
                  En hébreux contemporain, l’Allemagne, c’est גרמניה (Germanya en alphabet latin)


                • zygzornifle zygzornifle 11 juin 08:12

                  La CIA est comme une mouche a merde, qu’importe le cul du moment ou elle fait bombance ....


                  • samy Levrai samy Levrai 11 juin 10:41

                    La fameuse guerre des civilisations anglo saxonne... celle qui fait fi des nations et les réduits à des religions ou des courants religieux. Les tirailleurs sénégalais par exemple ne sont plus sénégalais mais musulmans... 


                    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 juin 10:53

                      @samy Levrai
                      Tout a fait. De même, le « travailleur immigré » des années 1970 est devenu « immigré » tout court dans les années 1980, pour finir désormais en « islamiste »...


                    • nemesis 11 juin 11:54

                      Vu la position des oreilles de son cheval... Le Duce aurait dû se méfier.

                      C’est à passer « cul par dessus tête », prémonition ?


                      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 juin 11:58

                        @nemesis
                        L’image a été truquée. Sur l’original, un fellah libyen tient la bride du cheval.


                      • Vredes Vredes 11 juin 12:13

                        Bon message et bon rappel de ce que la communauté juive a dénoncé depuis une vingtaine d’année 

                        À quand un papier sur la communauté juive responsable de vol, génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, régicide et camps de concentration, lors de leur prise de pouvoir en 1917 en Russie qui prit pour la première foi le nom d’URSS ?

                        Une liste de millions de morts avec l’assassinat de tsar et de sa famille, donc la mort du christianisme orthodoxe, par les meurtriers Guienrick Yagoda, Trotski, Sverdlov, Ouritski, Phillip Goulotchokine, Matvei Berman, Naftali Frinkel, Karl Radek en Pologne, Mattias Rakosi en Hongrie et sous Staline le génocide ukrainien Holodomor en 1931 avec Lazar kaganovitch.


                        • @l’auteur

                          J’ai découvert le « grand historien » que vous êtes lorsque vous avez fait irruption dans mon dernier article.
                          Déjà, votre tactique, un classique de la désinformation, apparaissait clairement : exposer un seul argument en faveur de votre point de vue, et ignorer totalement tous ceux qui le contredisaient.
                          En lisant votre article (La France, la politique, la religion et les musulmans), j’ai constaté que vous aviez utilisé la même technique malhonnête, dont le seul but est de « démontrer » que les exactions des extrémistes musulmans n’existent pas, et que les rares qui sont commises sont téléguidées par les Occidentaux.

                          D’après vous, « “l’Islam” serait une notion vague et essentialisée. »
                          Vivant depuis plus de 40 ans au milieu de musulmans (en majorité athées), et m’étant intéressé aux religions, j’ai quelques idées sur ce sujet.
                          L’Islam, c’est universellement le Coran, son « prophète » avec ± de hadiths.
                          Mais l’écrire me classerait parmi les gens « qui osent tout, » donc les cons.
                          Curieusement, vous parlez des Chrétiens comme si c’était un seul bloc alors qu’il en existe une bien plus grande variété.
                          Dans votre article, assez bien documenté, mais uniquement pour soutenir votre point de vue, vous choisissez d’ignorer tout de l’extraordinaire expansion de l’islam, en Europe en particulier.
                          J’y ai recherché quelques mots-clés régulièrement associés aux musulmans de l’époque :
                          invasion : accolé à celle du Viêtnam, rien d’autre
                          esclav* : uniquement Napoléon
                          butin : seulement pour la bourgeoisie française
                          razzia : rien
                          captif : rien
                          On doit donc en déduire que « la fable de “l’islam” conquérant relève de l’ignorance crasse » (comme le prouvent l’invasion du sud de la France et leurs razzias jusqu’à Lyon, Sens et Autun) et que « la “soif de conquête” musulmane est une des idées simples pour esprits simples, » comme le prouvent toutes les cartes montrant la fabuleuse quantité de pays conquis par de « pacifiques » envahisseurs musulmans.

                          Vous auriez dû expliquer l’origine de tous ces villages perchés sur des sommets, que l’on voit sur les côtes méditerranéennes : c’était des résidences bâties par les autochtones pour accueillir leurs pacifiques invités musulmans...

                          ... et « fusiller » Ibn Khaldun qui comparait leur « arrivée » à une invasion de sauterelles.

                          Face à un tel « historien, » je dois reconnaître mon immense faiblesse, qui m’évitera de perdre du temps à lire vos productions.

                          Pour votre info, puisque vous n’en parlez pas, l’invasion de l’Espagne, les chutes de Malte et de Constantinople « bénéficièrent » de l’aide de Juifs, traditionnels alliés des Musulmans dans leurs combats contre les Chrétiens.


                          • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 juin 12:55

                            @facta non verba au profil trendy
                            Vous n’avez pas compris mon message. Je dis, et je crois prouver, qu’il n’y a pas « les musulmans », « les chrétiens » etc. Il y a des intérêts politiques, qu’ils soient régionaux, nationaux, privés, qui exploitent le phénomène religieux de manière opportuniste. L’explication de l’Histoire par la religion est une escroquerie. 

                            Vivant depuis plus de 40 ans au milieu de musulmans (en majorité athées)

                            Ça s’appel des maghrébins, pas des musulmans. C’est toute l’arnaque du discours contemporain. 

                          • Eric F Eric F 13 juin 17:53

                            @Opposition contrôlée
                            "’il n’y a pas « les musulmans », « les chrétiens » etc. Il y a des intérêts politiques, qu’ils soient régionaux, nationaux, privés, qui exploitent le phénomène religieux de manière opportuniste« 
                            Il y a néanmoins des groupes pour lesquels la religion est la colonne vertébrale de leurs valeurs, usages, culture et solidarités.
                            En Europe occidentale, les populations autochtones (le terme »de souche" étant connoté) ne sont plus caractérisées par la religion, mais davantage par une pensée scientiste et une philosophie individualiste.


                          • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 14 juin 09:06

                            @Eric F

                            Il y a néanmoins des groupes pour lesquels la religion est la colonne vertébrale de leurs valeurs

                            ça va sans dire. Ce que je conteste, c’est qu’il y ait une unité de ces groupes même si ils partagent une même dénomination confessionnelle. Par ex. les évangélistes américains sont férocement anti-catholique. Faire des discours sur « les chrétiens » contre « les musulmans », discours largement répandu de nos jour, est simplement idiot. 

                          • Eric F Eric F 14 juin 17:43

                            @Opposition contrôlée
                            Il y a plus ou moins de cohésion communautaire selon la religion et selon l’environnement culturel/civilisationnel, ainsi en Egypte il y a une cohésion/solidarité des chrétiens coptes dans un environnement où ils sont minoritaires.
                            Ce que je voulais souligner c’est qu’en Europe -c’est différent sans doute aux USA-, il n’existe pas ce que l’on pourrait appeler de communautarisme chrétien (hors de minorités intégristes), avec des particularismes d’apparence, de comportement ou d’entre-soi , et ils ne constituent plus la « culture de référence » de la société, qui est désormais a-religieuse. S’il y a tensions de groupes dans notre continent, c’est davantage entre « a-religieux » et musulmans qu’entre chrétiens et musulmans (même si les anti-religieux de droite visent plutôt les musulmans et se réclament de racines chrétiennes et ceux de gauche visent plutôt les chrétiens et se réclament de racines universalistes).


                          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 11 juin 13:13

                            On se demande bien qui n’a pas magouillé.

                            Les sionistes ont aussi « trafiqué » avec les nazis, avec les dictatures de l’Amérique du sud, et même avec les musulmans du Hamas qui allaient taper sur les musulmans du Croissant rouge (croix rouge) palestinien, trop proche de l’OLP et des communistes.

                            Ça serait plus simple s’il y avait les bons d’un côté, et les méchants de l’autre ^^


                            • troletbuse troletbuse 11 juin 14:17

                              On pourrait continuer l’histoire jusqu’à aujourd’hui avec l’EU, la Yougoslavie, la Libye, la Syrie les attentats de Daech, l’Ukraine non ?


                              • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 juin 14:54

                                @troletbuse
                                Oui, c’est prévu... mais je peux pas tout mettre dans le même article. 


                              • Eric F Eric F 13 juin 18:04

                                On peut généraliser, tant pour l’histoire que pour notre époque, la phrase initiale de l’article :
                                "Il est de notoriété publique qu’[une coalition militaire], et en particulier [le pays prédominant], n’ont jamais eu de scrupule à s’allier avec des organisations peu recommandables, spécialement lorsqu’il s’agissait de combattre [un bloc rival]"

                                Chacun ensuite particularisera selon la période de référence, ou encore ses propres orientations géopolitiques. Mais on notre que, souvent, des alliances paradoxales de circonstance finissent par se retourner contre ceux qui les ont concoctées. Combien d’armes ne se sont-elles pas retournées contre le précédent parrain ou sponsor ?

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