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Accueil du site > Tribune Libre > Les produits ultra transformés nous tuent à petit feu | l’industrie (...)
#24 des Tendances

Les produits ultra transformés nous tuent à petit feu | l’industrie agroalimentaire et criminelle !

Il faudrait parfois faire revenir Jean-Pierre Coffe parmi nous, ne serait-ce que pour l'envoyer faire un tour dans les rayons de nos supermarchés. Je crois qu'il aurait de nouveau sorti sa célèbre formule : « C'est de la merde ! ». Et, franchement, devant certains produits industriels, on comprendrait parfaitement son exaspération. Coffe avait fait de la lutte contre la malbouffe un véritable combat, dénonçant les produits industriels, les plats préparés et cette nourriture standardisée qui prétend nous faire gagner du temps tout en nous faisant perdre progressivement le goût des vrais aliments.

Le problème est qu'aujourd'hui, cette alimentation industrielle est partout. Elle est bon marché, omniprésente, soigneusement emballée, admirablement photographiée et conçue pour donner envie d'en reprendre. Chips, biscuits, sodas, céréales sucrées, nuggets, plats préparés, sauces, desserts, barres « énergétiques » : une immense partie de ce que nous trouvons dans les supermarchés a subi des transformations industrielles importantes et contient souvent des arômes, additifs ou autres ingrédients rarement utilisés dans une cuisine traditionnelle.

Et c'est là que le consommateur se retrouve piégé. On nous vend du « pratique », du « rapide », du « gourmand », du « léger », du « riche en vitamines », mais on oublie parfois de poser la question essentielle : qu'est-ce que nous sommes réellement en train de manger ?

Lorsque la rentabilité devient le principal moteur, la tentation est forte de fabriquer des produits toujours plus pratiques, toujours plus attractifs, toujours plus faciles à conserver et surtout suffisamment savoureux pour que le consommateur ait envie d'y revenir.

Et c'est précisément cette logique que Jean-Pierre Coffe dénonçait avec sa gouaille légendaire. À force de remplacer la cuisine par l'assemblage industriel, nous finissons par ne plus savoir ce que nous mangeons.

Le sujet n'est pas seulement esthétique ou gastronomique. Il est sanitaire. L'Anses a récemment examiné les données disponibles sur les aliments dits ultratransformés. Elle identifie des signaux associant une consommation élevée de ces aliments à un risque accru de plusieurs maladies chroniques, notamment le diabète de type 2, l'obésité, les maladies cardiovasculaires et certains cancers, dont les cancers du sein et colorectal.

L'ANSES rappelle elle-même que l'alimentation participe à la prévention de certains cancers et recommande notamment de limiter les aliments à forte densité énergétique, les viandes transformées, le sel et l'alcool, tout en favorisant une alimentation diversifiée et riche en fruits et légumes.

C'est précisément sur ce terrain que le professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue et spécialiste de longue date des questions de nutrition et de cancer, alerte depuis des années sur le rôle de nos habitudes alimentaires. Sur son site, il affirme que les habitudes alimentaires peuvent participer fortement au développement de maladies chroniques et rappelle l'importance de considérer l'alimentation comme un élément majeur de prévention.

Je vous pose donc une question essentielles : pourquoi avons-nous progressivement abandonné la transmission culinaire ?

Nos grands-parents savaient faire une soupe avec des légumes, cuisiner une viande, préparer une sauce, acheter du pain, choisir des produits frais. Aujourd'hui, certains consommateurs passent plus de temps à comprendre les instructions de cuisson imprimées sur une boîte qu'à cuisiner eux-mêmes.

Il faut retrouver le bon sens.

Le véritable combat devrait donc être celui de la liberté de choisir en connaissance de cause. Apprendre à lire une étiquette. Comprendre ce qu'est un aliment ultratransformé. Réapprendre à cuisiner. Acheter davantage de produits simples. Donner aux enfants le goût des aliments véritables plutôt que celui des produits conçus par des ingénieurs pour être irrésistibles.

 Et vous, qu’en pensez-vous, chers abonnés ?

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29 réactions à cet article    


  • Octave Lebel Octave Lebel 20 août 19:06

    Je suis d’accord.

    « Il faut retrouver le bon sens. » La prochaine fois l’auteur va nous expliquer pourquoi l’extrême-droite a voté la loi Duplomb pour que nous ayons la chance et le plaisir de manger une bonne soupe aux pesticdes bien de chez-nous.


    • berry 21 août 07:25

      Il faut respecter la chronologie.

      Pourquoi vous laissez rentrer les aliments plein de pesticides des pays étrangers ?


    • berry 21 août 07:31

      Question subsidiaire :

      Pourquoi vous laissez rentrer des criminels dans votre bonne ville de Marseille ?

      https://www.youtube.com/watch?v=ItzUjettsj4


    • Eric F Eric F 21 août 12:15

      @Octave Lebel

      C’est marrant votre focalisation, la loi en question est d’initiative LR et le plus grand nombre de votes provient du « socle majoritaire ». En outre, elle autorise en France ce qui est autorisé dans le reste de l’Europe, à tort ou à raison, mais du fait de la libre circulation dans le « marché unique » ces produits sont de toute façon dans nos magasins, venant de Pologne, Allemagne ou autre puisque certaines filières disparaissent en France.


    • Octave Lebel Octave Lebel 24 août 10:48

      @Eric F

      Je vous laisse la responsabilité de votre justification.Sinon, il y n’ a rien de marrant. Je pointe la supercherie permanente entre les affirmations, promesses des dirigeants du RN et les votes de ses élus. Il n’y a là franchement rien de marrant et surtout pas pour ceux qui ne l’auraient pas bien vu ou compris en ayant voté pour ce parti. C’est quand même un problème de fond. Si vous voulez je vous redonne toute la liste que j’ai déjà publié maintes fois ici. Je vous avoue que c’est un peu lassant de voir ceux qui savent parfaitement faire comme si cela n’existait pas. Mais à mon avis de moins en moins de lecteurs sont dupes. Ce sont des sujets trop sérieux. Sinon, une réflexion plus générale sur la même thématique :

      → Ce sont les électeurs du RN qui ne vont pas être contents

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ce-sont-les-electeurs-du-rn-qui-ne-270396


    • Eric F Eric F 24 août 11:40

      @Octave Lebel

      La droite accuse le RN de voter des censures avec LFI et certains de ses amendements.
      On verra le verdict au second tour https://www.ladepeche.fr/2026/08/24/sondage-presidentielle-2027-vers-un-duel-marine-le-pen-jean-luc-melenchon-au-second-tour-le-rn-largement-en-tete-lfi-poursuit-sa-dynamique-13520498.php


    • Com une outre 21 août 08:58

      Peu importe de rendre les gens malades du moment qu’on s’en fout plein les fouilles, en résumé. De plus, il faut les soigner les malades, ça aussi c’est de la croissance. C’est tout bénéfice. Mais il faudrait quand même suivre le circuit du fric, qui va des poches des français à celles de grands capitalistes amoraux et milliardaires, ceci avec la bénédiction de l’Etat. Pas que je sois communiste, mais il y a des limites à l’indécence.


      • Fergus Fergus 21 août 13:02

        Bonjour, Com une outre

        Vous avez raison.

        Encore qu’il faille nuancer les effets (bien réels) de la malbouffe : jamais on n’a vécu aussi vieux en bonne santé !

        Ajoutez à cela que, dans les années 50 et 60, l’alimentation était certes meilleure au goût, mais les pratiques de l’époque donnaient lieu à de fréquentes intoxications de botulisme ou de légionellose, sans compter les cas récurrents liés à la bactérie escherichia coli.


      • Décroissant 21 août 14:02

        Bonjour Fergus, Vous négligez un biais : si nos vieux se portent bien, c’est peut-être aussi parce qu’ils ont bénéficié naguère d’une alimentation plus saine, sans additifs de synthèse divers et variés. Les effets de la malbouffe seront eux plutôt à constater dans les années à venir. Par ailleurs si l’interprétation des courbes statistiques, comme celle de l’espérance de vie en bonne santé, est effectivement multifactorielle, je serais quand même étonné que la malbouffe contribue favorablement à l’amélioration récente et limitée de celle-ci !


      • Fergus Fergus 21 août 14:18

        @ Décroissant

        A « biais » dans un sens, « biais » dans l’autre sens : vous négligez le fait que les vieux d’aujourd’hui ont été très longtemps fumeurs et ont consommé de l’alcool dans des proportions nettement plus élevées que de nos jours.


      • Com une outre 21 août 15:13

        @Fergus

        Je crois que vous vous leurrez : espérance de vie homme environ 79 ans, en bonne santé 65 ans. Soit 14 ans aux frais du contribuable via la sécu. Je ne sais pas si c’est un progrès, il y avait des octogénaires dans ma famille même au 17éme siècle. Pour les maladies, consultez le nombre de cancers, quasi inexistants dans les siècles pré-industriels.


      • Eric F Eric F 21 août 19:56

        @Com une outre

        Faudrait-il déduire qu’on est trop bien soigné en France, ce qui nous maintient en vie même quand on est déglingué ?


      • Fergus Fergus 22 août 09:34

        Bonjour, Com une outre

        « il y avait des octogénaires dans ma famille même au 17éme siècle »

        Comme les poissons volants qui ne constituent pas la majorité de l’espèce, il y en avait aussi dans l’Antiquité. La réalité est qu’au 17e siècle, l’espérance de vie moyenne ne dépassait pas 40 ans !

        Quant au nombre des cancers « quasi inexistants dans les siècles pré-industriels », vous oubliez que, du fait précisément de cette espérance de vie limitée, ils n’avaient pas le temps d’apparaître et a fortiori de se développer ! On mourait infiniment plus des effets des épidémies récurrentes (peste, choléra, variole, etc.) qui décimaient les populations.


      • charlyposte charlyposte 22 août 09:40

        @Fergus

        Et les guerres d’antan...ça tue pas smiley


      • Eric F Eric F 22 août 10:03

        @Fergus

        A propos des cancers, le problème récent est qu’il y a des cancers à un âge plus précoce, bien que les villes sont moins polluées en fumées et poussières. De nouvelles molécules de synthèse sont présentes dans l’air et la nourriture, auxquelles nos organismes n’étaient pas confrontés auparavant, et les déséquilibres alimentaires s’accroissent.
        ref : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/cancers-precoces-enquete-sur-une-mysterieuse-augmentation_188457


      • Aristide Aristide 24 août 11:20

        @Eric F

        A propos des cancers, le problème récent est qu’il y a des cancers à un âge plus précoce,

        Petite correction : vous écrivez « il y a », vous auriez dû écrire « on détecte »...

        Comment comparer des époques où les moyens d’identification des maladies étaient bien moins précis, où le suivi sanitaire des populations était plus que différent, les conditions de vie aussi très différentes, ... Il existait une expression que tous les vieux du lieu ont entendue : « il est mort de vieillesse. »

        Déduire de ces comparaisons temporelles l’évolution ou les régressions en termes de santé est victime de l’anachronisme. 

        Parés, il n’est nullement interdit de faire des comparaisons entre des populations qui vivent dans des conditions proches. Et même là, il faut faire attention, la coorélation n’est pas la causalité(*).

        J’aime bien ressortir cette histoire sur la nocivité pour la santé des pylônes de haute tension. Une étude avait « démontré » l’influence néfaste de ces pylônes sur l’état sanitaire. Ce qui était incontestable. Plus de maladies, de gènes, ... Mais, l’auteur avait ignoré que la cause était liée simplement à la nature des populations comparées. Celle sous les pylônes était largement défavorisée sur le plan sanitaire et social par rapport à la population type. On retrouvait ces mêmes différences sur l’état de santé en comparant des populations dans les mêmes conditions sociales et sanitaires hors pylônes haute tension.


      • Eric F Eric F 21 août 12:28

        Bon, à côté de ça les Français -et les Italiens- s’alimentent de manière plus équilibrée que dans la plupart des pays occidentaux, le « marqueur » étant le « taux d’obésité », les produits ultra transformés étant surgras, sursalés, et sursucrés.
        MAIS il y a augmentation du taux d’obésité aussi chez nous notamment chez les jeunes et les catégories défavorisées.
        On entend la bien-pensence diététicienne dire qu’il faut accepter de payer plus cher afin d’avoir des produits sains (évidemment bio et faiblement productiviste). Ben ça conduit inéluctablement à une ségrégation sociale diététique. C’est également culturel et éducatif, mais ne rêvons pas, on ne reviendra pas de manière généralisée au modèle familial du siècle dernier ni à passer la moitié de la journée à cuisiner comme naguère.


        • Eric F Eric F 21 août 12:32

          additif : « les produits ultra-transformés sont surgras, sursalés, et sursucrés » et sur-additivés (même si c’est théoriquement contrôlé)


        • Enki Enki 21 août 13:14

          @Eric F

          Bon, à côté de ça les Français -et les Italiens- s’alimentent de manière plus équilibrée que dans la plupart des pays occidentaux

          Mmmhh...
          Le restaurant McDonald qui fait la plus grosse fréquentation et le plus gros chiffre d’affaires du monde entier se trouve 140 avenue des Champs-Élysées, Paris, France (et depuis largement au moins 10 ans).
          Ce n’est pas fini : ceux de Disney à Marne la Vallée et de la Défense, toujours à Paris se disputent la tête de liste avec ceux de Floride, à Orlando et Miami. Et quand vous regardez à l’intérieur d’un McDo en France, ce sont à grande majorité des Français d’origine.

          Il y a aussi un peu trop de restaurants tournant avec les micro-ondes qui chauffent les plats tout prêts achetés chez Metro, au pays célèbre pour sa gastronomie... Cela fait très bizarre quand on fait des courses chez le grossiste de reconnaitre plein de restaurateurs de sa ville faire tomber dans le caddy des plats préparés par dizaines, même centaines, qui vont remplir le monospace.

          Les chefs cuisiniers Français continuent d’arracher les trophées des grandes compétitions mondiales. Mais pour le moins il y a quelque chose de pourri dans le royaume, comme dirait l’autre.


        • berry 21 août 13:52

          @Enki

          Ca peut être bon et équilibré, un plat surgelé, si le producteur n’est pas un sagouin qui lésine sur la qualité pour gratter quelques centimes. C’est peut-être l’avenir.

          Le modèle traditionnel de la restauration est en crise, il y a trop de charges sociales et de frais. On ne voit plus de restaurants qui proposent des plats avec 4 heures de préparation, au mieux ils proposent une ou deux spécialités locales. Si vous demandez un pot-au-feu, une poule au pot ou un boeuf bourguignon, on vous regarde comme un extraterrestre.


        • Eric F Eric F 21 août 14:22

          @Enki

          Je n’ai pas écrit non plus que c’était idéal chez nous, disons que nos habitudes de « vrais repas » sont préférables au fast food systématique (il est vrai qu’en zone touristique c’est plus fréquent d’y recourir). Mais les générations montantes tendent pour beaucoup à rejoindre les standards alimentaires mondialisés, du reste le « prix du mac do » est devenu une des références de comparaison de parité de pouvoir d’achat entre pays.

          Le restaurateur étoilé qui va cueillir ses champignons dès l’aube en forêt, puis récolter ses légumes dans son potager, ensuite s’approvisionner au marché du village et sur le quai du marin pécheur, c’est un cliché télévisuel. Les restaus se font livrer par des fournisseurs et achètent aux halles ou à Métro en général, il y a du frais et du préparé, mais davantage surveillé que le rayon « premier prix » de la supérette. Bon, il y a aussi des gargotes de basse qualité et des restaurants exotiques aux standards de là-bas.


        • Enki Enki 21 août 14:54

          @berry

          Oui, les charges sociales font partie du problème qui découragent le restaurateur de son envie de bien faire.
          Il faudrait faire un label qui certifie « restaurant » s’il n’y a pas de micro onde. Sinon, on appellerait « boite à bouffe », ou « mangeoire ». Comme ça, les restaurateurs et les clients pourraient choisir. Le problème c’est la tromperie.
          Plus sérieusement, un restaurant pourrait ne s’en tenir qu’à la formule « plat du jour » à trois choix, sans autre carte. Ils auraient plus de temps pour faire du boeuf bourguignon, du poulet basquaise, ou de la blanquette de veau. La clientèle habituée des restau existe, qui n’a plus besoin de la carte à 20 choix, mais juste manger, sympa, une bonne surprise.
          les plateformes de réseaux sociaux bombardent de démonstrations recettes de cuisine et ça c’est vraiment bien. Sauf que l’IA arrive pour des fausses vidéos...


        • Eric F Eric F 21 août 14:58

          @Enki

          Il y a des restaurant de différents types, avec des critères de classification et des guides, le client a un libre choix, charge à lui de s’informer


        • Enki Enki 21 août 15:05

          @Eric F

          Je n’ai pas écrit non plus que c’était idéal chez nous

          Vous avez écrit que les Français s’alimentent de manière plus équilibrée et je vous ai écrit que la France est championne du monde depuis au moins une décennie en fréquentation des McDo...

          D’autre part, le restaurateur n’informe pas le client que sa commande est un plat réchauffé de chez Metro.


        • Eric F Eric F 21 août 18:51

          @Enki

          Il y a des chiffres contradictoires, j’ai demandé à Grok de recouper les données, il indique un nombre de burgers [toutes marques] par an et par habitant de l’ordre de :

          • USA : 60
          • Australie : 38
          • Royaume Uni : 37
          • France 25-30
          D’autres études indiquent bien davantage : 3 burgers par semaine aux USA, et 1 burger par semaine (UK, GE, FR)

          Le paradoxe est que « au quotidien » les Français mangent de manière plus équilibrée du fait de vrais repas : ref : Les attitudes et tendances alimentaires des Français

          Concernant les restaurants, il existe une indication « préparé sur place », ce n’est pas du « prêt à réchauffer » mais il peut y avoir du partiellement préparé, il peut effectivement y avoir doute.


        • Mustik E-Z 2027 22 août 09:08

          @Enki

          « Mais pour le moins il y a quelque chose de pourri dans le royaume, comme dirait l’autre. »

          On pourrait penser que ce fut le signal de départ de la déliquescence générale de la nation.

          AU départ, je pensais que les Mag-Do se planteraient dans le pays du terroir et de la bonne bouffe... Je pensais que les Français étaient différents ( au moins sur ce point ) des autres nations.

          L’actualité me prouve que nous sommes effectivement différents mais

          dans le mauvais sens, il n’est que de prendre du recul pour examiner l’État de la Société.

          - insécurités+++,

          - incivilités+++,

          - on connait la litanie...


        • Mustik E-Z 2027 22 août 08:58

          IL faudrait commencer par :

          - écarter tous les produits qui mentionnent « sucre » parmi les additifs. C’est de l’addictif « trompe-couillon »,

          ensuite :

          - acheter dans les petits commerces bio où une salade ne coûte pas plus cher qu’une salade « prêtes à consommer » des Gdes surfaces

          Laver une salade soi-même, ça ne prend pas plus de 3 minutes et on ne risque pas une Contamination par des germes.

          Comprenne qui pourra ( ce n’est pas gagné !)


          • Decouz 22 août 09:12

            Heureusement il y a quelques tentatives d’association et de sites internet, quelques émissions de télé (dans le Journal de la Santé par ex un chimiste décompose les produits et montre qu’on peut faire soi-même, mieux, plus sain et moins cher) mais ils n’ont pas les moyens ni l’influence des grands groupes.

            La Colombie a introduit un label et des infos obligatoires sur les produits ultra transformés, un label de couleur noire pas très rassurant, résultats les achats ont changé et les industriels ont du s’adapter, chez nous on a encore du mal à faire admettre un minimum d’informations sur la vraie teneur des produits. On achète surtout : des produits sous plastique et cartons colorés, du marketing.

            Comment on a abandonné l’alimentation à une « industrie » agro alimentaire, alors que l’alimentation relèverait de la culture, de la santé, c’est tout un ensemble, du coté de la production (liens entre agriculteurs dépossédés, gros syndicats, banques, grosses sociétés de production et de distribution, politique européenne), du coté du consommateur perte du lien avec le local, temps consacré à la cuisine diminué pour diverses raisons, la voiture a permis un achat hebdomadaire groupé, arrivée des hyper marchés généralisée dans les années 70, le travail ne permet plus d’acheter chaque jour, et encore d’autres éléments, je veux juste dire ce n’est pas un seul facteur c’est tout un ensemble.


            • Eric F Eric F 22 août 17:57

              @Decouz

              « le travail ne permet plus d’acheter chaque jour »


              Jadis « tenir la maison » était un travail à temps plein, faire la queue chaque jour devant chaque magasin (boulanger, primeur, boucher, crémier...), préparer la cuisine, mettre le linge dans la lessiveuse et faire bouillir, agiter, rincer, essorer à la main, balayer, cirer le parquet, secouer les tapis, etc.

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