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Accueil du site > Tribune Libre > Les scientifiques seront-ils les nouveaux prêtres ?

Les scientifiques seront-ils les nouveaux prêtres ?

Augmenter la durée de la vie pour vivre plus vieux et en bonne santé, si l’on excepte tous les problèmes sociaux que cela peut induire, semble être un but louable. Mais où seront les limites, qui va fixer les bornes à ne pas dépasser ? Le cadre légal des états sera vite dépassé, et il est probable qu’en l'absence d'une force éthique suffisante, nous ne puissions nous opposer aux excès de cette évolution.

Envisager de modifier durablement et profondément des fonctionnements biologiques issus de sélections et de mutations accumulées au fil des millénaires, présuppose une connaissance parfaite de la physiologie humaine et animale.

Le fait de savoir séquencer le génome humain, de savoir modifier des programmations génétiques, parce qu’il s'agit d'opérations infiniment complexes, peut donner l'impression à celui qui en maîtrise la technique, qu’il possède un pouvoir suffisant pour s'affranchir des lois naturelles. La connaissance en matière de physiologie et de génétique a fait de grands progrès depuis quelques dizaines d’années, mais la vie animale ne se résume pas uniquement au fonctionnement robotisé de réactions physico-chimiques programmées par une code génétique tenant lieu de logiciel d'exploitation.

Nous ne sommes qu’un des éléments de l'immense ensemble de ce qu’on pourrait appeler le monde du vivant, faute d’un terme plus adapté pour signifier que nous participons, à notre faible échelle, à cet équilibre énergétique où se côtoient des notions de masse, d'espace et de temps, dont on sait maintenant que chaque élément est interdépendant l'un de l'autre.

Même si nous commençons à mieux connaître le fonctionnement cellulaire grâce au décryptage de l'ADN, nous ignorons encore bien des facteurs (échanges ioniques, modifications de charge électrique, variations électromagnétiques….) qui viennent influencer la codification génétique moléculaire.

Nous commençons à peine à explorer cet univers fabuleux, que déjà nous essayons d’en tirer des conclusions afin de satisfaire ceux qui rêvent d'établir leur pouvoir sur le vivant.

Ce désir de domination participera-t-il à l’avènement d’une nouvelle religion, ou s’appuiera-t-il sur des idéaux déistes existants, susceptibles d’accepter ces transformations ?

Car l'homme est ainsi fait qu'il a besoin de croire, croire en l'au-delà, en une puissance universelle, un système établi, en je ne sais quelle idéologie, pourvu qu'elle dépasse son entendement et qu'elle fasse vibrer en lui ce besoin de transcendance qui l'éloigne du néant pour lui faire espérer l'infini.

Ce désir transcendantal, qui se satisfait mal des religions dont les efforts de démocratisation ont aboutit à la perte de l'essentiel de leur caractère sacré, se portera tout naturellement vers des croyances plus structurées, religieuses ou laïques, pourvu qu’il y ait un enfer et un paradis, un empire du bien et un empire du mal, un domaine de l'ignorance et un du savoir.

Cette foi en un monde meilleur où chacun voudra accéder, impliquera, ne serait-ce que pour des raisons économiques ou politiques, un peuple de « laissés-pour-compte » et un peuple d'élus, les seuls à bénéficier des bienfaits de la science érigée en Dieu tout-puissant.

Cette dérive évolutive vers un transhumanisme glorieux qui tente certains, semble procéder davantage de croyances dogmatiques en un être suprême, qu’en l'application raisonnée de techniques innovantes. Penser qu'on peut dépasser le fonctionnement physiologique ancestral par l'application à l'homme de techniques issues, entre autres de l'intelligence artificielle, ne peut être crédible que si on accorde à cette thèse une foi aveugle dans les possibilités de la science, et qu'on occulte (volontairement ou non) par orgueil ou par fatuité, le fait que toute avancée scientifique ouvre la porte sur de nombreux domaines inexplorés, car jusque-là inaccessibles, qui souvent nous font prendre conscience de nos erreurs et de l’étendue de notre ignorance.

N’ayant pas fini d'explorer la partie émergée de l'iceberg, ne sous-estimons pas ce que pourra nous apprendre la connaissance de la partie immergée, qui vraisemblablement nous obligera à resituer l'homme dans son environnement, spatial et temporel, pour étudier l'intimité de ses interactions avec le milieu. Tous les progrès que nous avons faits jusqu’à ce jour dans la découverte du génome, dans les échanges moléculaires qui coordonnent la vie cellulaire, ou le formidable gain de puissance enregistré dans la conception des ordinateurs, ne doivent pas nous faire oublier nos domaines d'ignorance.

Vouloir changer l'être humain, transformer le vivant pour en faire une chimère dotée de performances exceptionnelles hors du commun, risque tenter des esprits frustrés qui voient dans ces réalisations l'aboutissement de leurs rêves insatisfaits et l'épanouissement d'un orgueil sans limites. Mais ils ne sont pas encore assez savants pour qu'on puisse leur faire confiance.

 

J-M Lacroix 11/10/2017


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43 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 12 octobre 09:08

    ça date ( mais ça mérite d’être souligné )
    c’était déjà le propos d’auguste comte et de sa « religion positive » : l’existence humaine se réduit a ce qui peu être connu et contrôlé par la science ..........

    propos que vous semblez au final partager :
     « Mais ils ne sont pas encore assez savants pour qu’on puisse leur faire confiance. »
    vous pensez donc qu’ils le seront un jour ...réfléchissez y bien


    • gogoRat gogoRat 12 octobre 12:16

      Qui a lu « la place de l’homme dans la nature » Teilhard de Chardin aura surenchéri en pensée à ces mots ! :
      « nous ignorons encore bien des facteurs (échanges ioniques, modifications de charge électrique, variations électromagnétiques….) »

       En effet, lorsqu’on considère que les ramifications des systèmes de pensées ou des civilisations de l’Homme puissent être vus comme une prolongation des ramifications de l’évulution biologique du vivant,
       s’ouvrent alors des perspectives bien plus larges et vastes que ces facteurs élémentaires constituant l’individu


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 09:43

      Compétent tant qu’il s’agit de médecine. La suite est gloubiboulga, avec ses croyances de oumfa-oumfa.


      • Alren Alren 12 octobre 16:12

        @JC_Lavau

        Exemple de telles assertions :

        "Car l’homme est ainsi fait qu’il a besoin de croire, croire en l’au-delà, en une puissance universelle, un système établi, en je ne sais quelle idéologie, pourvu qu’elle dépasse son entendement et qu’elle fasse vibrer en lui ce besoin de transcendance qui l’éloigne du néant pour lui faire espérer l’infini."

        Voilà une phrase bien lyrique, digne d’un devoir de philo d’un élève de lycée catho  !!!

        Sauf que ce n’est pas de CROIRE que « l’homme » a besoin, si tant est que tous ont le même mental, mais de SAVOIR !

        Toutes les mythologies qu’il a inventées, toutes les religions, n’ont fait que combler ce besoin par un faux savoir qui a cédé la place à la connaissance à mesure qu’elle progressait.

        Non, la foudre ce n’est pas le javelot de Zeus, ni le bruit du tonnerre le marteau de Thor, non la Terre n’est pas au centre du système solaire et le système solaire n’est pas au centre de l’univers où il occupe une place infime.

        Non le monde n’a pas été créé il y a six mille ans mais notre planète s’est formée il y a 4 milliards 550 millions d’années dans un univers vieux déjà de 8 milliards d’années.

        Non, les êtres humains ne descendant pas d’Adam et Ève mais comme tout ce qui est vivant aujourd’hui proviennent d’une lignée ininterrompue de vie qui a fini par apparaître il y a plus de trois milliards d’années et c’est un animal comme les autres, un vertébré, un mammifère, un primate.

        Non les épidémies ne sont pas causées par la volonté divine mais par des êtres vivants visibles au télescope. Et ainsi de suite.

        Les chercheurs en biologie qui promettent un homme transformé par leurs connaissances s’avancent beaucoup en réalité.

        L’allongement de l’espérance de vie que l’on a constatée ces dernières décennies s’expliquent d’abord par la réduction impressionnante du taux de mortalité chez les nouveaux-nés et ensuite les moins de vingt ans. La cause de cet état de fait est la vaccination contre des épidémies mortifères (la variole en particulier), les progrès de la chirurgie et surtout, pour le plus grand nombre par une meilleure hygiène et alimentation.

        Mais cette progression semble stoppée aujourd’hui du fait que le capitalisme a préféré empoisonner la planète pour augmenter les profits des parasites sociaux et qu’ils ont le pouvoir de nier leur responsabilité et de faire perdurer cet empoisonnement. L’exemple actuel est le glyphosate et l’aluminium dans les vaccins, qui permet de diminuer la quantité d’anticorps dans chaque dose pour « gagner plus » au détriment de l’intérêt du patient..

        Or la médecine n’a pas les moyens de parer à l’empoisonnement par les perturbateurs endocriniens et les métaux lourds que nous subissons tous dans les pays « industrialisés ».

        Et si l’auteur est médecin, il doit savoir que loin d’être « sacralisés », les médecins sont au contraire victimes de déconsidération, tout prisonniers qu’ils sont des « normateurs » de prescription, laboratoires pharmaceutiques et conseils de l’ordre, sans compter l’effet dévastateur de la révélation des conflits d’intérêts qui concernent les plus médiatisés.

        L’ère des prêtres tout puissants est bien révolue. Et c’est tant mieux.


      • McGurk McGurk 12 octobre 16:25

        @Alren

        ** "Non, la foudre ce n’est pas le javelot de Zeus, ni le bruit du tonnerre le marteau de Thor"

        ...par Thor ! smiley


      • sarcastelle sarcastelle 12 octobre 19:01

        @Alren

        .
        ce n’est pas de croire que l’homme a besoin............    mais de savoir
        .
        Vous m’en bouchez un coin ! smiley

      • njama njama 12 octobre 09:58

        C’est un paradoxe du discours scientifique d’énoncer d’une main que l’évolution est le résultat de la sélection naturelle, et dans le même temps de l’autre main de passer son temps à chercher à l’influencer sur des présupposés bienfaits (exemple et sujet d’actualités, pour l’homme la vaccination ; pour les animaux le clonage ou les modifications génétiques)


        • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 10:54

          @njama. J’ai déjà dépassé de 17 mois le dernier âge de mon père. La médecine, je suis pour.

          Sans la chirurgie, je n’aurais pas atteint l’âge de huit ans.
          J’ai été vacciné à temps contre la polyo. Je n’ai pas eu la polyo. Claude Manceron si.

          Johannes Kepler est mort à 59 ans. James Clerk Maxwell est mort à 48 ans. La même année 1879 est mort William Kingdon Clifford, à 34 ans, laissant une oeuvre cruellement inachevée.

          A quoi ça sert de maintenir des vieux en état de témoigner et d’enseigner ?

        • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 10:57

          @njama : « est le résultat de ». Tu raccourcis fortement ce que tu as lu. C’est méconnaissable.


        • njama njama 12 octobre 11:54

          @JC_Lavau
          J’admets le grand raccourci
          pour les exemples, ce qui m’ennuie dans les vaccins, c’est en dehors de considération de taux d’efficacité et autres vertus supposées ou existantes, c’est la vaccination de masse indifférenciée, bref une vaccination vétérinaire alors que nous sommes tous différents et avec des systèmes immunitaires singuliers plus ou moins vaillants, adaptatifs et résistants...
          et pour les OGM, difficile d’en prévoir les conséquences à moyen terme et à long terme. Peut-être s’élimineront-ils d’eux-mêmes ? ou ils dérègleront nombre d’espèces voisines et des écosystèmes.
          sinon merci pour les liens


        • McGurk McGurk 12 octobre 11:14

          Vouloir prolonger la durée de vie normale des humains est totalement absurde. Notre corps est fragile et n’est pas du tout fait pour dépasser de manière durable les 100 ans.

          Effectivement, les symptômes apparaissent déjà bien vite (cheveux blancs, calvitie, etc.). La jeunesse dure une trentaine d’année et la santé décline passé les cinquante ans. La plupart des gens sont « out » à partir de 60/70 ans avec toujours plus de problèmes de santé, vivre 30 ans de plus serait un véritable enfer. Dans ce cas, il faudrait une vieillesse de 20 ans maximum.

          Je préfère vivre 50 ans de pur bonheur, en pleine santé, que 100 ans (ou plus) d’une vie de merde. De toute manière, même si on arrivait un jour à donner au gens 50 ans de jeunesse - prolongeant donc de manière significative la signification et la durée de la vie -, le marché du travail n’y est pas du tout prêt : ils veulent des jeunes tout frais, peu payés pour remplacer les vieux coûtant trop cher. Les vieux sont mis au rencard comme des balais usagés bien qu’ayant le plus d’expérience (dans la vie et au travail). A moins de vouloir créer une légion de vieux SFD...

          Et puis que signifierait une vie de minimum 100 ans ? Comment ne pourrions-nous pas sombrer dans la folie avec toutes les peines/doubleurs§déceptions qu’on peut déjà rencontrer au cours d’une vie normale ? Comment seraient les relations familiales ou avec la société ?

          * "Car l’homme est ainsi fait qu’il a besoin de croire, croire en l’au-delà, en une puissance universelle, un système établi, en je ne sais quelle idéologie, pourvu qu’elle dépasse son entendement et qu’elle fasse vibrer en lui ce besoin de transcendance qui l’éloigne du néant pour lui faire espérer l’infini.« 

          L’infini ou l’au-delà ne sont pas nécessaire pour se transcender. De simples actions (aider sa famille/amis/inconnus, donner lorsqu’on le peut, etc.) de temps à autres peuvent très bien y contribuer et pas besoin d’être un saint pour y arriver.

          Tiens en parlant de religion, les »trois grandes" donnent déjà la réponse : bonté, générosité, aimer son prochain, etc.


          • foufouille foufouille 12 octobre 11:37

            @McGurk
            je veut bien vivre 200 ans sans problème. la vie est toujours mieux que la mort.


          • McGurk McGurk 12 octobre 11:38

            @foufouille

            La vie a justement un sens parce que la mort existe. Une vie infinie, c’est le néant.


          • foufouille foufouille 12 octobre 11:56

            @McGurk
            c’est ton opinion. l’immortalité, peu possible, permettrait de tout apprendre, tout étudier, vivre dans tous les pays mais comme tu n’es pas partout en même temps et ne peut apprendre tout, il faudrait recommencer.
            ce serait certainement chiant pour certains, c’est sûr.


          • bibou1324 bibou1324 12 octobre 11:16
            Vous raisonnez complètement à l’envers.

            « On ne connait pas tout, donc il ne faut pas jouer avec le vivant ».

            Comment est-ce possible de dire quelque chose d’aussi stupide ?

            C’est en manipulant, en expérimentant qu’on apprend. C’est pas de l’orgueil, c’est de la curiosité.

            Quand à votre phrase « l’homme a besoin de croire », ne prenez pas votre cas pour une généralité, merci. Même aux USA (et pourtant c’est les USA !), une majorité de scientifiques se déclarent agnostiques. Et j’ai bien dit agnostique, rien à voir avec l’athéisme, qui est une croyance sans fondement comme une autre.



            • njama njama 12 octobre 11:45

              @bibou1324

              l’athéisme est une croyance qui a autant de fondement qu’une autre, sa cosmogonie (en vogue), c’est la grande soupe primordiale, puis le bing-bang (même si on ne sait pas pourquoi ça a pété ce jour-là), puis l’apparition de la vie, les différenciations des espèces, la reproduction sexuée (une drôle d’anomalie pleine d’éclectismes ??? smiley - la sélection naturelle ...

              C’est faux de dire que les athées ne sont pas croyants, d’ailleurs ils se trouvent même des croyants qui croient en cette cosmogonie des athées ...


            • foufouille foufouille 12 octobre 11:57

              @njama
              le big bang est une théorie, dieu est une croyance.


            • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 12:01

              @njama. Là tu as atteint ton plafond d’incompétence. Alors que sur la Syrie tu es compétent.

              Là tu multiplies les contorsions pour reprendre la position supérieure, d’où tu pourrais dominer les athées, en les traitant de « croyants qui s’ignorent ».
              J’ai eu la joie de faire tomber un escroc international, en procès international. DONC à chaque fois que j’ai exhibé des preuves de ses escroqueries et de ses faux en écritures, tu es bon pour me traiter de croyant...
               
              Quand j’étais minot, la secte hégémonique sur la ville de Grenoble, c’était les cathos. Ils mentaient comme des arracheurs de dents, et je m’en suis aperçu en début d’adolescence. DONC je devenais « un croyant qui s’ignore », ç’pas ?
              Ils disaient même plus : « coupable de péché d’orgueil »...

              ...

            • njama njama 12 octobre 12:22

              @foufouille
              une théorie n’est qu’une hypothèse, que d’aucuns tiennent pour certaine et mordicus la croient « vraie ». Sur la formation du monde il en existe d’autres ... les mythologies n’en sont pas éloignées, elles les imagent.
              D’où je viens, où je vais, dans quel état j’erre   ... voilà bien des questions que se pose le commun des mortels. Et objectivement force est de constater que les réponses sont différentes selon les cultures, les époques.

              L’inventeur de l’expression bing-bang, c’est Fred Hoyle, astrophysicien. C’était très ironique de sa part, il ne croyait pas dans cette théorie pondue par des collègues astrophysiciens, il la récusait.
              La théorie de l’état stationnaire de Fred Hoyle, pour imparfaite qu’elle soit, présente l’univers comme éternel.
              Évidemment ce qui va gêner nos petites cervelles prisonnières du temps qui devraient imaginer un univers sans origine... et là ça bogue dur parce que nous n’avons pas de pensées quantiques, du moins pas encore, ou que très partiellement.

               


            • njama njama 12 octobre 12:22


              Il faut bien distinguer l’origine du commencement, ce n’est pas la même chose. Le bing-bang est un commencement, pas une origine. Avant le bing-bang, on ne peut rien en dire ... n’importe quel scientifique le dira et admettra son impuissance.


            • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 12:28

              @njama. Qu’est-ce qu’on a à foutre, du détail des théories cosmogoniques en vogue ?

              Ça protège des bombardements par les Tazunis et leurs valets ?

            • njama njama 12 octobre 12:38

              @JC_Lavau
              Là tu multiplies les contorsions pour reprendre la position supérieure, d’où tu pourrais dominer les athées, en les traitant de « croyants qui s’ignorent ».

              mais pas du tout, les athées ne me dérangent aucunement, contrairement à nombre de croyants qui les croient en perdition et les accusent de débaucher le monde.
              J’aime assez l’existentialisme sartrien, c’est de cette vie dont il faut s’occuper, et pas bailler aux corneilles sur un salut toujours fantasmé ainsi que les religions y invitent pour détourner l’homme de sa condition terrestre dont il est seul responsable

              Je ne trouve pas grande différence entre la cosmogonie bing-bang et la cosmogonie biblique. Le récit de la création du monde dans la Genèse en est très proche symboliquement, c’est une métaphore bien sûr, mais en y mettant quelques millions d’années sur chaque jour de la création je trouve que ça revient un peu au même, non  ? et il ne faut pas bac + 10 pour comprendre.
              Sans être croyant, on peut succomber à cette belle métaphore qui nous vient de l’antiquité.


            • njama njama 12 octobre 12:51

              @JC_Lavau

              Je pense même que les athées sont parfaitement nécessaires et sont le résultat de l’évolution, leur existence ayant été produite par les dérives des religions suivant la Troisième loi de Newton : 
              « L’action est toujours égale à la réaction ; c’est-à-dire que les actions de deux corps l’un sur l’autre sont toujours égales et de sens contraires. »

              Le monde est en perpétuelle mouvement pour maintenir son équilibre, il fonctionne comme un biotope.

              D’ailleurs au début les athées étaient appelés nihilistes (de nihil rien en latin), vu que Dieu était TOUT, et, rejetant ce TOUT, ils ne pouvaient être que RIEN dans la logique religieuse.

              Je serai bien bête de ne pas avoir une grande considération pour eux, leurs contributions sont complétement indispensables pour faire repartir l’humanité dans la bonne direction  smiley



            • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 12:58

              @njama. Ne serais-tu influencé par la chanson québécoise, Les raftmans ?

              ...
              Bing sur le ring ! Bang sur le rang !
              Bing sur le ring bing bang ! ...
               
              Big !

            • njama njama 12 octobre 13:03

              @JC_Lavau

              @njama. Qu’est-ce qu’on a à foutre, du détail des théories cosmogoniques en vogue ?Ça protège des bombardements par les Tazunis et leurs valets ?

              oh, les Tazunis, peut-être que ça pourrait leur remettre un peu d’humilité dans le ciboulot ? ils ont un ego tellement sur-dimensionné !
              « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre », proverbe maçon
              (je ne suis pas « croyant » maçon dans le GADLU parce que réduire Dieu à un « architecte » c’est petit, pas stratosphérique, ça manque carrément de Transcendance, il ne travaille pas chez Bouygues, mais je trouve l’expression pertinente)


            • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 13:15

              @njama. Plutôt Guillaume le taciturne, 1533-1584. 


            • foufouille foufouille 12 octobre 17:11

              @njama
              la mythologie est assez ridicule comme théorie.


            • njama njama 12 octobre 19:00

              @foufouille
              une métaphore n’a jamais été une théorie, mais ça a du sens comme un récit épique et ce n’est pas forcément faux


            • Antoine 12 octobre 12:08

              Ces théories ont le même intérêt que le voyage sur Mars : elles tendent à maintenir l’idée qu’il y a une porte de sortie à ce qui apparait à de plus en plus de gens comme une fuite en avant droit dans le mur.
              En gros ce sont des suppositoires pour nous aider à supporter notre condition.


              • McGurk McGurk 12 octobre 15:22

                @Antoine

                Surtout que la conquête de l’espace pour recommencer les mêmes conneries que sur notre planète semble terriblement ridicule^^


              • njama njama 12 octobre 19:02

                @McGurk

                 smiley
                très juste,
                déjà le titre ça foire un max, « conquête de l’espace »
                quelle gabegie ...


              • gogoRat gogoRat 12 octobre 12:30

                « Cette dérive évolutive vers un transhumanisme glorieux qui tente certains, semble procéder davantage de croyances dogmatiques en un être suprême, qu’en l’application raisonnée de techniques innovantes. »
                 

                 Je pensais à reprendre cette phrase en enlevant la précision, inutilement restrictive de « en un être suprême » ... mais, en même temps, j’ai tout de suite pensé à Jupiter ! ...
                 
                 bis repetita :
                https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-cas-macron-exemple-d-197586#forum5023823


                • gogoRat gogoRat 12 octobre 12:44

                   « Cette foi en un monde meilleur où chacun voudra accéder, impliquera,
                  ne serait-ce que pour des raisons économiques ou politiques,
                   un peuple de « laissés-pour-compte » et un peuple d’élus, les seuls à bénéficier des bienfaits de la science érigée en Dieu tout-puissant. »

                  >>> pour des raisons économiques ou politiques, ... et physiques (cf la notion d’entropie matérielle développée par Georgescu Roegen !)

                  >>> cette foi :
                   effectivement, qui saurait démontrer qu’il ne s’agirait pas d’une foi ? foi : ce qui re-baptisé ’crédulité’ par ceux qui ne doutent de rien !

                  >>> impliquera ? :
                   dans la réalité d’aujourd’hui même dans notre beau pays n’a-t-on pas déjà des élus qui se posent en Dieu tout-puissant ( lequel surnommait-on déjà ’Dieu’ ? lequel se prend pour Jupiter ?)
                   Et, même si ces ’Dieux’ se contentent souvent de ne s’appuyer que sur les bienfaits de La science sans y avoir participé directement par eux-mêmes et même sans avoir trop cherché à y comprendre vraiment quelque chose !


                  • McGurk McGurk 12 octobre 12:54

                    @gogoRat

                    Je n’imagine pas 200 ans de règne macronien smiley ...


                  • JC_Lavau JC_Lavau 12 octobre 13:12

                    L’hypermédecine pour les riches est limitée par ses coûts, qui ne seront pas indéfiniment supportés.

                    Pour le moment ma couverture médicale couvre mes frais de santé et je sais ce que ma santé coûte à la collectivité. Pour le moment ma santé me permet de rester productif, et de fournir de l’information cruciale aux générations suivantes.

                    • Pauline pas Bismutée 12 octobre 17:20

                      Ajouter de la vie aux années ou des années a la vie ?

                      Ce qui me fait peur :
                      "Cette foi en un monde meilleur où chacun voudra accéder, impliquera, ne serait-ce que pour des raisons économiques ou politiques, un peuple de « laissés-pour-compte » et un peuple d’élus, les seuls à bénéficier des bienfaits de la science érigée en Dieu tout-puissant".

                      Ça a déjà commencé dans certains pays, ou il est carrément impossible d’accéder a une opération chirurgicale (malgré une couverture médicale obligatoire, donc payée a travers les impôts) si on ne connaît pas les bonnes personnes ...


                      • sarcastelle sarcastelle 12 octobre 19:11

                        Et bing ! et bang ! sur le bing bang ! 

                        On a tendance à croire que c’est une blague, mais rien n’est moins sûr. 
                        .
                        Vaut-il mieux ajouter des années à la vie ou de la vie aux années ?
                        Mon prof de français en seconde a entendu Lanza del Vasto demander ça et nous l’a proposé comme sujet de dissertation. 
                        Déjà sale petite conne, j’ai répondu qu’il était ridicule de supposer qu’une vie aux années heureuses et bien remplies demanderait à cesser, en sorte que la question était en réalité absurde. Deux heures de colle. 

                        • Pauline pas Bismutée 12 octobre 23:55

                          @sarcastelle

                          Sauf que pas mal de gens vivent plus longtemps grâce aux greffes d’organes, dialyses, et autres procédures médicales qui prolongent la vie (si,si ..) et que tout ça coûte très cher .

                          La question se posera donc sûrement un jour ou l’autre en France.

                          Mais vous avez raison, la question est un peu conne, dans beaucoup de pays, vous n’avez pas le choix.


                        • sarcastelle sarcastelle 13 octobre 09:11

                          @Pauline pas Bismutée

                          .
                          Il y a en effet quelque chose d’indécent à survivre sous dialyse puis greffe de rein quand les jeunes ont besoin d’argent pour s’installer. 

                        • Pauline pas Bismutée 13 octobre 10:12

                          @sarcastelle

                          Si c’était seulement les jeunes et seulement pour s’installer !
                          Parmi les « environ » dix millions de pauvres en France, il y a forcement des parents, donc des enfants.
                          J’ajoute a votre phrase : et quand des enfants et des vieux (et entre les deux) ne mangent pas a leur faim !

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