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Accueil du site > Tribune Libre > Loup : les écolos sont-ils aussi unanimes que les moutons ?

Loup : les écolos sont-ils aussi unanimes que les moutons ?

De la concision de l’insulte aux paragraphes enflammés, j’ai pu constater en lisant les réactions à mon texte précédant que le loup ne laisse pas insensible. Plutôt que d’adresser des dizaines de réponses individuelles, je poursuis ma réflexion d’un seul tenant…

A en croire certains, l’homme n’aurait qu’un effet néfaste sur la Nature. Ainsi, sans l’intervention humaine, plusieurs formes de vie, aujourd’hui plus ou moins menacées de déclin, prospéreraient allégrement : les thons rouges, les baleines, les ours, les loups, les chiens sauvages, les anophèles, le bacille de Koch, brucella melitensis, yersinia pestis, les virus de la rage, du sida et d’Ebola… De l’échelle macroscopique à l’échelle microscopique, la vie serait donc plus riche et plus belle sans les hommes. Il faudrait, en somme, toujours laisser faire la Nature… Ne serait-il pas préférable pour un petit mouflon de se faire dévorer vivant par un loup plutôt que de mourir de vieillesse dans une forêt trop calme ? Ne serait-il pas préférable de laisser la brucellose se répandre sur un continent plutôt que d’arrêter sa propagation initiale en procédant à des vaccinations ciblées ? Ne serait-il pas préférable pour un nourrisson de mourir d’une septicémie plutôt que de guérir dans « l’enfer aseptisé » d’un hôpital ?

Bien qu’attaché à la Nature, je réponds non à ces trois questions, et peu m’importe que mon opinion s’oppose a priori aux lois de la sélection naturelle. Le hasard et la nécessité, moteurs de l’évolution de la vie, ne suivent aucun cheminement moral. Depuis plusieurs milliards d’années, des procaryotes aux mammifères en passant par les dinosaures, la vie terrestre a toujours réussi à s’infiltrer dans la faille, aussi microscopique soit-elle, de l’obstacle, avant de se regonfler de luxuriance. Dans un Univers composé de particules innombrables, les incertitudes sont à peu près infinies, et il est donc illusoire de prétendre pouvoir prévoir quel sera l’impact de tel ou tel paramètre sur l’évolution d’un écosystème. En l’absence ou en la présence d’un prédateur inexpugnablement dominateur (le loup), les grands herbivores sauvages continueraient à évoluer, mais dans des directions différentes… Ainsi, selon le gouvernement américain, en seulement dix-sept ans, le nombre d’élans dans le Yellowstone aurait chuté de 77% depuis la réintroduction du loup.

Une espèce est une entité abstraite, sans existence sensible. Il n’y a que des individus, de petites boules de nerfs, qui ressentent le monde, et, au-delà de nos raisonnements hasardeux sur les intérêts évolutifs des espèces, nos cœurs humains sont là pour nous faire réagir à la souffrance de ces autres êtres qui, de leurs gênes à leur regard, sont si proches de nous.

Certes, s’il y a quatre milliards d’années, les proportions atomiques avaient été légèrement différentes sur notre planète, la vie aurait évolué tout autrement, les circonvolutions de nos cerveaux également, et nos concepts tels que le beau et le juste, le bien et le mal n’existeraient pas, mais malgré l’inévitable dimension relative que notre raison apporte à nos appréciations morales, il est dans notre instinct d’écouter la voix de nos cœurs, et d’en faire une cause absolue. Si le bien et le mal n’ont a priori aucune signification en dehors de nos cerveaux, il en ressort aussi qu’être moralement neutre face au monde, c’est, d’une part, être inhumain, et, d’autre part, aller à l’encontre de l’instinct qui s’est naturellement façonné en nous au cours de l’évolution.

Oui, le loup obéit à son instinct en plantant ses crocs dans la gorge d’un mouflon, mais l’homme obéit lui aussi à son instinct en éprouvant de la compassion pour le mouflon livré à un tel sort. Oui, il est dans l’ordre de la Nature qu’un loup dévore sa proie vivante, mais il est aussi dans l’ordre de la Nature qu’un humain s’émeuve de la souffrance subie par des êtres sensibles. Si le loup est le fruit de l’évolution, nos émotions le sont aussi ; et ne pas écouter nos cœurs, c’est ne pas écouter notre instinct et donc aller à l’encontre de la Nature.

Les loups sont des êtres sensibles, mais pour survivre, ils plongent dans l’angoisse et tuent sauvagement de très nombreux autres êtres sensibles (notamment des chevreuils, des cerfs, des mouflons, des chamois, des marmottes, des moutons domestiques, voire même des bouquetins) qui n’ont jamais fait le moindre mal à une mouche. Des théoriciens de l’absurde assimilent le crime du loup contre le mouflon au crime du mouflon contre le brin d’herbe, puis finissent par estimer que tout se vaut, et donc que rien ne vaut, mais la sensibilité d’une forme de vie est dépendante de l’architecture physiologique de son système nerveux, et la raison scientifique ne donne pas tort à nos cœurs de différencier le brin d’herbe du mouflon... Dans un monde où nos yeux sont soigneusement mis à l’abri des océans souterrains de sang, dans un monde où nos cœurs ont si peu de poids face à nos calculs, il y a toujours moyen de rejeter une souffrance en la déplaçant loin de nous, en la réduisant à la poussière d’une nébuleuse, mais balayer la singularité d’une souffrance en la relativisant, est-ce réellement en prendre conscience ? N’est-ce pas anesthésier nos cœurs par notre raisonnement le plus paresseux ?

Certes, vouloir maîtriser un écosystème est une folie d’apprentis sorciers (ou de chasseurs), mais doit-on pour autant imiter l’autruche face à une mutation débutant sous nos yeux ? Effective depuis plus d’un siècle, l’absence du loup sur le territoire français ne menace aucunement l’équilibre de la biodiversité : même sous « le règne des grands herbivores sauvages », nos forêts sont en constante progression ! Et le retour de la férocité d’un grand carnivore dans des écosystèmes jusque-là harmonieusement habités par de paisibles herbivores peut légitimement interroger nos consciences. S’émouvoir de la souffrance d’un animal est naturel (y compris pour un berger qui retrouve, au petit matin, 350 moutons écrabouillés au pied d’une falaise) ; et il est à la fois naïf et cruel de prétendre que cette lutte si humaine contre la souffrance rendra la Nature, elle qui est si débrouillarde, stérile. La vie a résisté à la disparition de la violence des tyrannosaures pour laisser place à la douceur des chamois. Sur un territoire habité par l’homme, rien ne prouve que le sommet d’une chaîne alimentaire doive nécessairement être occupé par de grands carnivores belliqueux plutôt que par de grands herbivores sereins (à l’échelle humaine, le végétarisme n’est-il pas la seule alternative durable aux famines et aux guerres ?) Rien ne prouve que la cruauté des grands prédateurs (au-dessus de laquelle l’homme peut s’élever) soit plus nécessaire à l’évolution des espèces que notre compassion (dont l’impact sur la Nature n’a rien de comparable à celui d’une météorite ou de notre cupidité).

Après plusieurs milliards d’années de travail, la Nature a produit notre regard, nos émotions, et a placé en nous cette capacité à renverser la violence de la loi du plus fort par la douceur de la protection de l’être souffrant. Laisser l’évolution de la vie suivre son chemin, n’est-ce pas aussi s’efforcer d’être humain ? Notre rôle au sein de la Nature n’est-il pas simplement d’écouter nos cœurs (ce qui n’est pas si facile dans le vacarme contemporain) plutôt que de nous retirer ?

Texte de Matthieu Stelvio - Blog Le Bruit du Vent


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63 réactions à cet article    


  • pingveno 3 février 2015 07:54

    Ne soyez pas naïf, ce n’est pas par compassion pour le mouton que l’homme tue le loup, mais par compassion pour son mouton, destiné à son estomac ou à son portefeuille.
    Le pauvre mouton n’ayant pas conscience qu’il « appartient » à quelqu’un.

    Si la nature n’avait pas créé les prédateurs, il est logique que l’évolution aurait fait en sorte que les proies se reproduisent moins vite, la nourriture se faisant plus rare.
    Et au fait, pour autant que je sache, les moutons mangent l’herbe vivante.


    • Le p’tit Charles 3 février 2015 08:35

      Le vivant sur terre est de toute façon un prédateur...


      • Nicolas_M bibou1324 3 février 2015 09:18

        Vous êtes émus lorsqu’un loup tue un mouton. Vous n’éprouvez rien lorsque l’homme tue 7 600 000 moutons par an, juste en France.


        Vous êtes sensible, vous voulez faire cesser la souffrance ? Mettez vous une balle dans la tête. Ca sera des milliers d’existences que vous allégerez d’un poids. Des fourmis que vous écrasez tous les jours, aux milliers d’hectares qui sont dévasés chaque jours pour que vous mangiez, vous, l’auteur de ce texte, êtes plus nocif pour la nature que les loups que vous décriez. Vous faites d’avantage souffrir les animaux, êtres sensibles, que tous les loups du monde.

        La sensibilité n’a rien à faire au niveau d’un débat de cet importance. L’important, c’est de conserver un certain équilibre sur Terre. Une diversité. Une harmonie. Le loup ne met aucune diversité en péril, au contraire de l’homme.

        • Le p’tit Charles 3 février 2015 09:25

          Comme certains qui réagissent pour la mort de 17 personnes...mais pas pour plus de 400 SDF par an.. ?


        • credohumanisme credohumanisme 3 février 2015 09:45

          Je n’ai pas d’avis définitif sur la question des loups. Mais votre photo m’a l’air extrêmement « photoshoppée », il suffit de voir le grossier détourage au niveau de la tête (et à d’autres endroits).


          • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 3 février 2015 11:38

            « votre photo m’a l’air extrêmement « photoshoppée » »


            Attaque de prédateur sous faux drapeau ? smiley

          • credohumanisme credohumanisme 3 février 2015 13:07

             smiley oui on devine des empreintes dentaires de martiens ...


          • cevennevive cevennevive 3 février 2015 09:46

            Bonjour,


            Je ne suis pas charlie, je suis une louve gentille, et il m’arrive de manger du poulet, du lapin, du sanglier.

            Cependant, je suis incapable de les tuer moi-même. Et si je devais les tuer, je n’en mangerais pas.
            Il faut bien, donc, que quelqu’un le fasse pour moi.

            Les veaux, les boeufs, les agneaux, les moutons, etc, sont tués par milliers chaque jour sur notre planète, pour nous nourrir, pour nous gaver, pour remplir les porte-feuilles...

            Cela me fait penser à ce reportage, hier sur RMC Découverte, où un commando avait débarqué sur les Iles Féroé pour empêcher la consommation du dauphin. Ces guerriers écolos ne mangent-ils pas de pauvres petits agneaux, des cabris, de gentils petits veaux ?

            Le loup n’est-il pas semblable à nous ? Peut-il ne manger que de l’herbe et des feuilles ?

            Un jour, il y a bien longtemps, j’ai changé depuis, je portais un manteau de loup. Un énorme chien domestique m’a sauté dessus et a failli m’écorcher. Vous voyez bien que chacun, sur cette terre, défend son instinct, son territoire et sa vie tout simplement.

            Bonne journée.





            • Gasty Gasty 3 février 2015 10:08

              Je vais ranger mon pull cachemire dans mon armoire, je veux pas d’histoire avec les loups.


            • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 3 février 2015 11:44
              « Cependant, je suis incapable de les tuer moi-même. Et si je devais les tuer, je n’en mangerais pas.
              Il faut bien, donc, que quelqu’un le fasse pour moi. »

              Non il ne le faut pas et il vaudrait mieux qu’il ne le fasse pas. En mangeant quelque chose que vous ne pourriez préparer vous-même, vous vous rendez malade en acceptant une discordance dans votre fonctionnement, contrairement au chasseur, au paysan qui tue son cochon ou tout simplement au végétarien. 

            • cevennevive cevennevive 3 février 2015 12:08

              Alors Qaspard, j’aurais dû laisser mes lapins et mes poules mourir de vieillesse, alors que je les avais nourris de bonne herbe, de légumes et de fruits de mon jardin ?


              J’aurais dû jeter la viande de sanglier qu’un voisin chasseur m’apportait gentiment ?

              Allez, je vous pardonne, vous avez réagi sans réfléchir. Je ne me rends pas « malade en acceptant une discordance dans mon fonctionnement ». Je mange peu et surtout très peu et très peu souvent de nourritures carnées.

              Mon propos était bien autre dans mon commentaire. Mais vous n’avez relevé que celui-là.

              Bien à vous.


            • Alphonse Dé 3 février 2015 19:05

               Rhaalala cevennevive, un chasseur qui t’apporte du cochon, on peut comprendre que tu acceptes si tu encourages la chasse et soutiens les marchands d’armes.
               Mais le coup des poules là ça fait vraiment Auvergnate ! ça m’a plié de rire !


            • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 4 février 2015 01:52

              « Alors Qaspard, j’aurais dû laisser mes lapins et mes poules mourir de vieillesse, alors que je les avais nourris de bonne herbe, de légumes et de fruits de mon jardin ? »


              Non, juste les tuer vous-même pour assumer complètement le fait de manger ce que vous mangez. Ou bien les garder comme animaux de compagnie.


              « J’aurais dû jeter la viande de sanglier qu’un voisin chasseur m’apportait gentiment ? »


              Bon, dans ce cas, je reconnais qu’un sanglier mort, comme animal de compagnie...  smiley 


            • Gollum Gollum 3 février 2015 10:09

              Le hasard et la nécessité, moteurs de l’évolution de la vie, ne suivent aucun cheminement moral. 


              Rien ne prouve que le hasard et la nécessité soient les moteurs de l’Évolution.

              en seulement dix-sept ans, le nombre d’élans dans le Yellowstone aurait chuté de 77% depuis la réintroduction du loup.

              Oui et alors ? Le loup était déjà là avant qu’il ne disparaisse et puis soit réintroduit. Autrement dit votre population d’élans a explosée lors de l’absence du loup et vient de reprendre sa taille normale qu’elle n’aurait jamais quittée si le loup n’avait pas été décimé… De plus vous qui semblez darwinien vous devriez savoir que cela favorise la survie des plus aptes, moins sensibles aux maladies...

              S’émouvoir de la souffrance d’un animal est naturel (y compris pour un berger qui retrouve, au petit matin, 350 moutons écrabouillés au pied d’une falaise

              Je me doute bien que le berger constatant cela ne soit sujet à une grande souffrance à laquelle je suis sensible croyez le bien.. La meilleure solution serait de définir des territoires à loup et des territoires à berger avec une stricte frontière entre les deux..

              Sinon il y a aussi la possibilité du boycott de la viande d’agneau, de mouton.. Ce serait pas plus mal quand on connaît la façon dont est traité le monde animal, à vocation alimentaire, dans le monde moderne..

              On a la même chose dans le continent sud-américain où les gens élèvent des vaches. Le résultat : les jaguars s’attaquent aux vaches parce que plus faciles à attaquer. Les fermiers empoisonnent les jaguars. Celui-ci est en voie d’extinction parce que des fermiers ont décidé de bouleverser l’éco-système naturel. Cet animal, absolument magnifique, n’en a plus pour longtemps, et tout ça à cause de notre manie de croire qu’il faut bouffer de la viande 7 jours sur 7 !

              Chaque fois que l’homme est intervenu dans l’équilibre naturel, dans la grande majorité des cas, ce fut la catastrophe. L’Australie étant un modèle du genre.

              Rien que chez moi je ne vois quasiment plus aucun papillon, un grand nombre d’espèces d’oiseaux ont disparu, les grillons ne chantent plus, et ils restent encore quelques escargots de bourgogne, chaque année moins nombreux et dont la population ne se renouvelle pas !

              Cela devient un désert. Je vous rassure tout de suite. L’espèce humaine est aussi condamnée par l’ampleur des conneries qu’elle n’a cessé de faire, surtout depuis la révolution industrielle, et cela se fera d’un coup, violemment, et avec une ampleur qui mettra bien à mal votre sensibilité à fleur de peau...

              • cevennevive cevennevive 3 février 2015 10:34

                Gollum, quel beau commentaire ! Je vous salue !



              • Gollum Gollum 3 février 2015 18:26

                Merci à vous, louve des Cévennes. smiley


              • Alren Alren 3 février 2015 18:53
                La nature sauvage et l’agriculture ne peuvent pas cohabiter.

                Dans la nature sauvage, il se forme des équilibres ponctués entre prédateurs et proies que simulent d’ailleurs très bien des programmes informatiques : si le nombre de prédateurs augmente, le nombre de proies diminuera trop pour que tous les jeunes prédateurs soient nourris correctement. Leur nombre va alors diminuer par inanition, ce qui permettra une remontée du nombre de proies moins chassées. À la suite de quoi le nombres de prédateurs pourra augmenter de nouveau et ainsi de suite.

                S’il y a élevage des proies par l’homme dans des proportions inconnues dans la nature sauvage, le nombre de prédateurs ne peut qu’augmenter en permanence et les pertes de proies que l’homme possède vont augmenter dans des proportions qu’il jugera insupportable.

                Le nombre de loups augmente d’années en années, inexorablement du fait de sa récente protection et de la progression constante du nombre d’herbivores élevés par l’homme pour son régime alimentaire d’omnivore. Si les nombreux loups parvenaient à chasser les herbivores des alpages, il descendraient dans les vallées pour calmer leur faim tout en dévorant un maximum d’animaux sauvages restés là-haut du fait de leur surnombre.

                C’est comme ça que fonctionne le mécanisme naturel. À partir de là, qu’est-ce qu’on fait ?

                On remarquera que je n’ai pas parlé de la détresse des éleveurs victimes du loup ; lesquels méritent pourtant autant de considération que n’importe quel travailleur subissant une chute brutale de ses revenus et le syndrome d’une agression indirecte contre lui-même.

              • Dom66 Dom66 3 février 2015 19:14

                Gollum, quel beau commentaire ! Je vous salue !

                +1

                Bravo Gollum



              • ouragan ouragan 29 avril 2015 23:05

                @Gollum
                vous avez oublié de dire que dans le parc de yellowstone il y a avait aussi des indiens (des hommes quoi, comme dans nos campagnes) qui se chargeaient de réguler la faune sauvage en même temps que le loup§ Mais bon, je pense que ceux qui comparent le parc après la délocalisation des autochtones avec nos campagnes dans lesquelles nous sommes encore là c’est peut être pas si innocent ?

                C’est vrai quoi, nombre d’ écologistes se désolent de la disparition du loup, et pronnent l’éradication de l’homme

                « vous devriez savoir que cela favorise la survie des plus aptes, moins sensibles aux maladies... »
                La faune sauvage est stressée, criblée d’échinocoques (68% à 90%).

                Par endroits, il n’y a plus que 5% à 11% de taux de reproduction chez les élans car les loups se délectent des jeunes et des femelles gestantes et multiplient les surplus-killing.
                Un « wilderness » ? Non, un désert en formation.Vous n’avez jamais entendu parler du surplus killing qui fait que le loup agit comme l’Être humain, tuant chaque fois que c’est possible, ou l’inverse selon le coté ou l’on se situe ?


              • njama njama 3 février 2015 10:33

                le loup a peut-être été réintroduit pour torpiller le pastoralisme ? l’idée pourrait paraître perverse, mais dans un monde pervers ...
                nourrir les bêtes dans les alpages ça ne rapporte rien à la société, ni à des actionnaires, c’est difficilement contrôlable ...
                ah, l’hygiène a bon dos pour légitimer le contrôle !
                et puis, en Nouvelle Zélande l’élevage de moutons ils font très bien cela, sans loups et depuis l’histoire du Rainbow Warrior... leurs gigots inondent nos supermarchés
                bovins, ovins, caprins, volailles ... même logique industrielle
                https://www.youtube.com/watch?v=0aGDxPB17tQ
                .
                le loup est certainement très utile à l’écologie industrielle, et à l’économie capitaliste ... pour mettre fin à l’élevage « sauvage » ...


                • Tillia Tillia 3 février 2015 11:32

                  Il y a plein d’animaux domestiques abandonnés par leurs maîtres, une lubie aussitôt satisfaite et aussitôt quittée. Des moutons, des chèvres, des cochons, des ânes, des chevaux, etc ... par centaines qui traînent dans des refuges, a-t-on jamais vu de loups abandonnés.


                  Un bon berger surveille son troupeau, un mauvais berger le laisse divaguer, le loup n’a qu’à se servir après tout... Il y a des millions d’ovins dans le monde, des loups pas tant que ça, alors à choisir, je préfère le loup. 

                  • njama njama 3 février 2015 15:26

                    Tillia,
                    et vous pensez à la SPA pour nourrir les loups ?
                    Un bon berger surveille son troupeau
                    il n’y a que les chiens pour arrêter les loups
                    les patous des Pyrénées les feront fuir mais ne les poursuivront pas, contrairement aux kangals d’Anatolie très véloces qui leur feraient la peau


                  • Tillia Tillia 3 février 2015 18:59
                    Les Patous chiens de bergers njama exact, certains bergers en prennent pour la saison des pâturages, après la saison ils n’en veulent plus, des bouches inutiles à nourrir. 
                    Je pense à la SPA pour nourrir les Patous. 

                  • velosolex velosolex 3 février 2015 12:55

                    A vrai dire malgré les meilleures intentions je n’ai pas réussi à finir cet article soporifique au possible, et tout aussi anesthésiant à tout point de vue : Sophismes, amalgames....


                    Peut-être devrait on faire lire ce genre de texte aux gentils moutons, avant de se faire croquer par les méchants loups. Ca les anesthésierait et rendrait ainsi leur fin moins cruelle.

                    Bref au niveau de la rhétorique il ne tient pas la route, et abuserait tout juste un gamin de moins de sept ans, l’age où l’on a vraiment peur du loup.

                    Ensuite on prend conscience que tout est horriblement compliqué en ce monde, et que les meilleures intentions sirupeuses ajoutent à l’absurdité. 

                    Gollum et autres remarquent les non sens, et je m’esquinterais pas à répéter ce qui m’a choqué, et fait presque rire, avant de renoncer à continuer la lecture. 
                    Parfois j’aime agora pour ce genre de parti pris où il est si facile de trouver un sporting partner, et tout autant des gens qui se révoltent contre la bétise. 



                    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 3 février 2015 12:57

                      La place des loups c’est dans la toundra et pas dans des pays où on dépasse les 100 habitants au kilomètre carré.


                      Et ce qu’il y a de bien avec la toundra c’est qu’il n’y a pas de moutons la bas.

                      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 3 février 2015 13:21

                        Zallez me dire qu’il y a des rennes dans la toundra et que le père Noel en a marre qu’ils se fassent bouffer et que c’est pas sympa pour lui et qu’après il est odieux avec ses elfes.


                      • velosolex velosolex 3 février 2015 13:21

                        Au moins quand un loup tue un mouton, il fait ça avec les moyens que lui ont donné la nature, et sans lui tourner la gorge vers la Mecque. 


                        Car s’il y a bien un scandale au sujet de ces animaux qu’on élève, rappelons le tout de même, pour les tondre, puis les abattre, c’est bien ce rituel moyenâgeux, cruel car totalement gratuit.

                        S’il y avait un loup seulement qui dormait dans le cœur de chaque homme, le monde n’irait pas si mal que ça.

                         Ces animaux, vivant en meutes, aux mœurs sophistiqués, à l’intelligence supérieure, ne sont que des prédateurs que parce que nous les appelons ainsi. 
                        Mon propos n’est pas de faire de l’anthropomorphisme, mais de ramener les choses à leur proportion.

                         Les quelques centaines de moutons tués, et remboursés d’ailleurs, et qu’on met sur le compte du loup, bouc émissaire facile quand on sait que bien des chiens errants rentrent dans le phénomènes, ne posent curieusement problème qu’en France. 

                        Une fois de plus, on voit la puissance des syndicats agricoles et de leurs lobbys, à l’échelle du pays. Des gens qui ne veulent pas d’entraves à leur prédation : Pesticides, engrais, où la France est championne du monde. On nous empoisonne on nous enfume, et voilà qu’on nous montre cette photo d’une tête d’âne, pour vous court-circuité l’intelligence !

                        Alors derrière cet article larmoyant au possible, et nous prenant pour des cons, cherchez à qui appartient la paire de cornes, au dessus du mouton !

                      • christophe nicolas christophe nicolas 3 février 2015 13:36

                        Les animaux n’ont pas d’âme et on les utilisent pour des comparaisons d’état d’esprit. Le loup et l’agneau animal ont leur utilité.


                        Pour les humains, celui qui se prend pour un loup a un problème psychique donc il faut qu’il consulte une chèvre.



                        • christophe nicolas christophe nicolas 3 février 2015 13:57

                          Ce sont plutôt les serpents qui sont dangereux chez nous... les loups sont plutôt en Italie du sud, historiquement parlant. 


                          On a bien la bête du Gévaudan du coté de Monistrol, Jean Chastel l’a tué avec une balle en argent bénie par la vierge...

                          Chez nous, l’emmerdant, c’est le caniche qui mord au mollet et court vite dans les jambes d’un vieille qui lui donne un susucre..

                          Le caniche aime le susucre en euros bien sur...

                        • velosolex velosolex 3 février 2015 14:39

                          « Les animaux n’ont pas d’âme »


                          Et les femmes ?.....

                          Une pensée issue de Descartes et qui date quelque peu. Pour l’âme d’ailleurs on repassera....
                          Trouvez quelque chose de moins théologique pour vous exprimer. 

                          Vous arriverez alors rapidement aux sciences cognitives, qui de plus en plus franchissent le pas, pour dire qu’il n’y a guère de différence entre nous tous, différentes sortes d’animaux. 

                          La vrai différence, est que l’homme est l’élément prédateur du monde.

                           Serait-il une erreur de programmation ?

                          Bon dieu, nous revoilà revenu à dieu !

                        • TSS 3 février 2015 16:57

                          Les animaux n’ont pas d’âme

                          je ne suis pas d’accord !!

                          I l y a plus de chiens revenus à l’etat sauvage qui tuent les moutons que de loups !!

                          Un berger d’Anatolie(kangall) avec le troupeau et il n’y aura plus d’attaque de loups !

                          En Italie les bergers les mettent dans des enclos la nuit ,en France ils les laissent divaguer !!

                          Enfin ils sont indemnisés 2 fois leur prix... !!

                           


                        • mmbbb 3 février 2015 19:39

                          @ TSS Arretez de dire n’importe quoi les bergers en France parquent les moutons afin qu’ils passent la nuit Ils mettent des chiens patous a l’interieur de l’enclos et un a l’exterieur qui est en charge de prevenir Cette ete, etape dans le Queyras Je suis parti a 17 h de Briancon et je voulais passer le col des Ayes la nuit sous les etoiles Le chien patou m’a dit reste ou tu es J’ai ete oblige de bivouquer et j’ai  contourne le le lendeamain  la sente puisque l’enclos se trouvait a proximite du passage  Ce chien fait bien son job et certains touristes paniquent et se font tailler un steak Alors il faut toujours connaître la problematique avant de dire n’importe quoi les troupeaux ne divaguent plusen france en montagne surtout


                        • Tillia Tillia 3 février 2015 20:15

                          mmbbb, certains troupeaux lorsqu’ils sont montés à l’alpage sont laissés sans surveillance, pas mal de bergers n’en sont pas, ils ont un job et font du fromage en dilettante. 


                        • TSS 3 février 2015 20:51

                          je sais parfaitement ce que je dis,je suis allé très souvent en ariège et je peux certifier qu’en

                          altitude les moutons ne sont ni gardés ni enfermés... !!


                        • mmbbb 3 février 2015 20:57

                          la ou le loup est tres present mercantour vallee de l lubaye le queyras et vers Chamonix il n’est plus possible que les troupeaux soient laisses libre la nuit Quant aux bergers je ne connais plus guere de personnes qui font cela en dillettante A la montagne desormais l eau des torrents servant a la fabrication du fromage ( nettoyage des moules des appareils etc ) a l’alpage subissent des analyses en laboratoire lorsqu’il y a vente Le dilettantisme avec la charge de travail et la responsabilte sanitaire n’est plus de mise


                        • mmbbb 3 février 2015 21:07

                          Par Tillia  etre berger ne s’improvise pas comme tout metier ce que vous affirmez est improbable etre dilletante comme vous l’affirmez c’est la catastrophe assuree les bergers dans le Queyras ont la charge d’engraisser des centaines de moutons c’est leur job les animaux sont bagues et identifiables votre propos me parait incoherent


                        • alinea alinea 3 février 2015 21:14

                          Les troupeaux, donc, ne se font pas agresser, grâce à leurs gardiens, les chiens esclaves des hommes !!
                          Tout va bien ; pourquoi alors un tel pataquès !!!


                        • mmbbb 3 février 2015 21:27

                           jPar TSS ( Je parle des Alpes evidemment ou le loup est desormais implantes Ne me faites pas dire ce que j’ n’ai pas voulu affirmer En Ariege je connais ce pays qui est desormais revenu a la nature et ou les orrys sont envahis par la vegetation mais patience le loup reviendra et vous aurez les memes problemes puisque par nature avec la proliferation de cette espece le loup conquerrra de nouveaux territoires quoique le loup est aussi en espagne Le chien Patou est d’origine des Pyrennees


                        • Sirius6901 3 février 2015 14:03

                          De toute façon à la fin vos esclaves (oups ! animaux) finissent à l’abattoir, quel sombre hypocrite vous faites. 


                          • Je Me Souviens Je Me Souviens 3 février 2015 15:58

                            @l’auteur

                            Connaissez-vous ce livre ?
                            C’est le roman autobiographique d’un étudiant Chinois qui,pendant la Révolution Culturelle,est exilé en Mongolie pour l’aider à se débarrasser des 4 vieilleries.Il découvre la vie rude des Mongols qui,avec leurs chevaux,leurs moutons et leurs chiens mènent une lutte perpétuelle contre les éléments et contre les loups.
                            Sous la houlette de son vieux mentor,il apprend toutes les intrications du loup avec la nature,comment il régule les populations de rats et de marmottes,comment il préserve la végétation fragile de la steppe en obligeant les troupeaux à se déplacer.
                            Suite à un hiver particulièrement pénible,les autorités Chinoises ont décidé d’éradiquer les loups et y ont mis les moyens,résultat,en une seule décennie,la steppe mongole Chinoise est devenue un désert.
                            Quant à la réintroduction du loup dans le parc de Yellowstone,il aurait été plutôt bénéfique,d’après cette vidéo.

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