• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite... (...)

Mouvement social : 10 objectifs revendicatifs pour le 1er Mai et ensuite... !

 

Embarqués, malgré eux ou non, « à l’insu de leur plein gré », serait-on tenté de dire, dans la grande galère médiatique du spectacle macronien hebdomadaire de « street fighting », il ne semble plus que les « Gilets Jaunes » soient en mesure de mobiliser les larges masses, malgré la répression féroce dont ils sont victimes et leur farouche résistance, qu’il convient de saluer, vu la durée du « conflit-spectacle ».

Pourtant, le 1er Mai arrive à grands pas, et avec lui le « joli mois » des luttes politiques et des révoltes sociales…

Le mouvement GJ continuera-t-il à servir d’éteignoir au pouvoir ou bien la flamme rejaillira-t-elle de là où on ne l’attend plus, mais où pourtant réside la vraie braise rouge et la mémoire des luttes, c’est à dire du prolétariat ? C’est un débat récent et utile, vu l’évolution du mouvement, et qui porte en fin de compte sur la question d’un projet de plate-forme revendicative. Près de cinq mois après le début de la lutte, il n’existe toujours pas de plate-forme revendicative réellement unitaire à laquelle on puisse se référer pour comprendre les objectifs du mouvement.

 Si la répression féroce dont il est l’objet de la part du pouvoir ne mobilise pas davantage, ne crée pas suffisamment d’élan de solidarité populaire active, c’est bien que les objectifs du mouvement ne sont plus compréhensibles pour la plupart des gens, en regard de leurs besoins sociaux immédiats et urgents, alors que ce lien s’était pourtant fortement établi à partir du 17 Novembre.  

Le but n’est donc pas d’ « attendre » passivement le 1er Mai, mais de le préparer comme une occasion de redonner l’initiative au mouvement de masse, comme une occasion à la fois unique et nouvelle de renouer le lien du 17 Novembre.

Le 1er Mai appartient historiquement et traditionnellement au prolétariat et c’est donc l’occasion de lui redonner une perspective de lutte sociale. 

Évidemment c’est cette perspective qui devrait aussi être celle du mouvement GJ, s’il veut sortir du piège où l’a enfermé la Macronie En Marche et c’est dans ce sens qu’une plate-forme résumée est vitalement nécessaire et peut être utilement communiquée : dans le but de réorienter la démarche vers le prolétariat, à cette occasion importante, où il y a une possibilité élargie de mobilisation de masse, qui dépasse, précisément, la problématique dans laquelle le pouvoir a réussi à encercler et diviser le mouvement GJ. 

Sous une apparence « unitaire », le RIC, même s’il peut présenter un intérêt politique à plus long terme, est bien l’une des impasses vers lesquelles le pouvoir a réussi à aiguiller le mouvement pour le tenir actuellement éloigné du terrain des luttes sociales prolétariennes et de la réponse rapide nécessaire aux situations d’urgences créées par la crise, qui ont suscité l’élan populaire massif et irrésistible du 17 Novembre. 

C’est cet élan que le 1er Mai peut permettre de retrouver pour reconstruire le rapport de force qui fera réellement plier le pouvoir, cette fois ci, sans accréditer une nouvelle pirouette de Macron comme celle du 10 Décembre. 

Cela ne peut encore se faire que sur la base d’une plate-forme nécessairement résumée, car le temps est court d’ici le 1er Mai et il s’agit de s’en tenir à ce qui est vraiment indispensable et incontournable, à la fois en termes d’unité populaire et de légitimité visible et lisible par le plus grand nombre. 

Une des causes de la révolte du 17 Novembre est le déclassement des classes moyennes. C’est pourquoi la faible hausse du SMIC a suffi à rompre le lien en train de se faire avec les classes prolétariennes les plus démunies. Pour éviter un nivellement par le bas des salaires il faut donc à la fois rétablir l’indexation des salaires et des retraites sur l’inflation, et un relèvement du SMIC et du minimum retraite, et de tous les bas salaires. 

Et non pas accepter des mesures qui alourdissent encore la fiscalité, comme celles prises par Macron le 10 Décembre. 

Cela n’aboutit qu’à renforcer encore plus les causes de la crise et leurs conséquences sur les classes populaires. Alors qu’il faut au contraire réduire la pression fiscale, par exemple en abolissant carrément la CSG, et donc alléger le budget de l’État, notamment en abrogeant totalement le CICE et ses substituts. 

La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget ne doit plus dépendre du contribuable et devra donc être principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié.

>>> Le salaire net doit donc devenir le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut. 

Une nouvelle revendication essentielle peut donc être l’ABOLITION DE LA CSG et l’établissement de COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS :

Tous les bénéficiaires des prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG , aujourd’hui complètement dévoyée. La CSG vise aujourd’hui à transférer sur le contribuable une part importante des charges sociales incombant normalement aux entreprises. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement « généralisée ».  

Le rétablissement de l’ISF est devenu une des rares revendications emblématiques du mouvement GJ, alors qu’il s’agit plus d’un symbole que d’une réalité chiffrée, très secondaire en pratique. De plus, la partie « immobilière » existe toujours, en fait, sous la forme de l’IFI, et c’est la partie « mobilière », capital, peu touchée, réellement, par l’ISF, qui semble relativement escamotée dans ce processus. Les revenus du capital, eux font déjà l’objet d’une réglementation spécifique, « flat tax », qui comprend une part CSG/CRDS, donc reversée à la Sécu, pour 9,7%, et une part « Impôt de solidarité », qui rentre, en fait, dans le budget général de l’Etat, pour 7,5%. Soit une « flat tax » totale de 17,2%.

La CSG étant à abolir, on proposera donc de remplacer également l’ensemble de la « flat tax » par une Contribution Sociale Spécifique sur les Revenus du Capital, à hauteur de 20%, et donc entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale. 

Couplée avec le maintien de l’IFI, cette nouvelle Contribution sociale sur les revenus du Capital remplacera donc l’ISF. 

Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une « Contribution au Logement Social ». 

Concernant le maquis des taxes sur l’énergie et le carburant, à l’origine de la crise du 17 Novembre et encore actuelle, il reste inextricable, et plutôt que de rentrer dans le détail, une solution enfin efficace, contrairement à celle du 10 Décembre, consiste à simplifier :

___De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata. 

___GAZ-ELECTRICITÉ-FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire « chèque énergie », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer. 

Il ne s’agit pas pour autant d’imposer tel ou tel type de revendication, mais en fonction des études et articles publiés au cours de ces cinq mois de lutte, de proposer une remise à jour des objectifs de lutte en fonction des données économiques réelles et actuelles qui en ressortent.   . 

Ci dessous, en résumé et également en DOC PDF imprimable , les 10 points essentiels : 

https://gjles42revendications.files.wordpress.com/2019/04/10-propositions-pour-une-nouvelle-plate-forme.pdf

 

MOUVEMENT SOCIAL : 10 OBJECTIFS REVENDICATIFS

.

POUR LE 1ER MAI ET ENSUITE… !
.

.

__1_Le SMIC sera porté à 1400€ net, permettant ainsi à une famille monoparentale de dépasser le stade de pauvreté « Eurostat ».

__2_Tous les salaires actuellement jusqu’à 2000€ net seront réévalués d’autant. (+229€ net)

Tous les salaires compris entre 2000€ et le salaire moyen seront réévalués en net de 150€.

Tous les salaires, retraites, allocations et minima sociaux seront indexés sur l’inflation.

__3_Fixation d’un minimum retraite unique, toutes catégories, à 1200€ net/mois.

__4_L’ARGENT DE NOS IMPÔTS ET DES TAXES NE DOIT PLUS SERVIR A PAYER LES CHARGES SOCIALES DES ENTREPRISES >>> Abrogation totale et définitive du CICE et de tous les financements publics des charges d’entreprises.

__5_NOUVELLE RÉPARTITION DES CHARGES ET COTISATIONS SOCIALES : La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent, selon un quotient approprié. >>> Le salaire net devient le salaire de référence de base, et non plus le salaire brut.

__6_ABOLITION DE LA CSG et établissement des COTISATIONS SOCIALES SPÉCIFIQUES DES NON-SALARIÉS : Tous les bénéficiaires de prestations de la sécurité sociale ne sont pas des salariés. Il est donc normal qu’ils contribuent néanmoins à son financement par un mode de cotisation approprié. C’était officiellement l’idée originelle de la CSG , aujourd’hui complètement dévoyée. Elle est devenue un impôt inégalitaire de plus et doit donc être abolie en tant que telle. Les catégories de bénéficiaires non salariés doivent contribuer socialement selon leurs cas spécifiques, au prorata de leurs revenus, et non plus de manière faussement « généralisée ».

__7_L’ISF supprimée sera remplacée par une CONTRIBUTION SOCIALE SPÉCIFIQUE SUR LES REVENUS DU CAPITAL, à hauteur de 20%, entièrement reversée au budget de la Sécurité Sociale, et qui remplacera donc également l’ensemble de la « flat tax » actuelle. L’IFI sera maintenu.

__8_Dans le cadre du remplacement de la CSG par un ensemble de Contributions sociales spécifiques, la CSG sur les revenus du patrimoine immobilier sera également remplacée par une Contribution spécifique pouvant être modulée en faveur de l’investissement privé dans le logement social locatif, sous condition d’une limitation des loyers, dans un rapport loyer/surface à définir, devenant, dans ce cas, une « Contribution au Logement Social ».

__9_PRIX DES CARBURANTS : A l’origine de la crise actuelle, la solution avancée en Décembre 2018 reste inefficace. De France, le cours du brut ne peut pas être maîtrisé, mais le coût des taxes, oui. Au lieu de varier en fonction du cours, elle seront fixes en rapport du volume, au tant par litre, se résumant ainsi en une taxe unique. De plus, les fournisseurs qui ne répercutent pas suffisamment vite les baisses de cours doivent se voir pénaliser au prorata.

__10_GAZ- ÉLECTRICITÉ – FIOUL DOMESTIQUE : Le même principe de base d’une taxe unique sur chacune de ces formes d’énergie sera donc appliqué. De plus, en remplacement du dérisoire « chèque énergie », elle seront modulées, dans leur application, en fonction d’un quotient familial approprié, revenus/nombre de personnes par foyer.

*********************

SOURCE :

https://gjles42revendications.wordpress.com/2019/04/03/mouvement-social-10-objectifs-revendicatifs-pour-le-1er-mai-et-ensuite/

*************************************

 

 


Moyenne des avis sur cet article :  2.63/5   (8 votes)




Réagissez à l'article

14 réactions à cet article    


  • rogal 4 avril 10:35

    « Sous une apparence « unitaire », le RIC, même s’il peut présenter un intérêt politique à plus long terme, est bien l’une des impasses vers lesquelles le pouvoir a réussi à aiguiller le mouvement pour le tenir actuellement éloigné du terrain des luttes sociales prolétariennes

    (...) »

    L’exigence du RIC n’est peut-être pas la plus urgente (primum vivere...), mais elle n’est en rien une ruse du pouvoir. Elle est à situer sur le terrain des luttes démocratiques, dont l’auteur semble faire bien peu de cas. Sans doute souhaite-t-il quelque dictature du prolétariat, avec avant-garde choyée, dont il serait.


    • Luniterre 4 avril 11:06

      @rogal

      « ruse » ou manipulation, le résultat n’est pas différent...

      Il suffit au pouvoir de favoriser « médiatiquement » le traitement de telle ou telle revendication pour orienter l’opinion publique suffisamment dans le sens qui lui convient >>> ici, oublier les revendications sociales !

      ...Et cela, même s’il se moque bien du RIC !

      Mon intérêt « personnel » à soutenir ces revendications ???

      Je suis retraité tentant de survivre avec en tout et pour tout 812 €/mois de revenu, toutes « retraites » confondues...

      La revendication d’un « plancher retraite » à 1200€ figurait déjà dans la liste des « 42 revendications » du 29 Novembre 2018...

      Un truc pas spécialement gauchiste, manifestement !

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gilets-jaunes-un-cahier-de-210218

      D’ici à ce qu’un RIC se prononce, et seulement éventuellement, positivement,
      sur cette question, je risque d’attendre très, très longtemps...

      Le reste de ces 10 objectifs ne me concerne pas personnellement mais me parait simplement frappé au coin du bon sens, et même, de l’évidence !

      Luniterre


    • rogal 4 avril 12:38

      Luniterre,
      Indépendamment des informations que vous donnez ici sur vous-même, ma réflexion sur votre personne était a priori mal venue puisque infondée. Je retire cette partie de mon propos et vous présente mes excuses.


    • tashrin 4 avril 14:34

      Mouuuuuais...

      La plupart des propositions sont soit fantaisistes et irréalistes (SMIC à 1400 nets, avec quoi ? Les prix de vente augmenteront d’autant, et basta ), soit existent ... déjà...

      La valeur créée par les entreprises est essentiellement le fruit du travail des salariés. Elle doit donc répondre à leurs besoins sociaux, et notamment sous forme de financement du budget de la Sécurité Sociale. Le financement global de ce budget sera donc principalement réparti entre les entreprises à la fois en fonction du nombre de salariés par entreprises et de la valeur qu’elles génèrent

      Ce qui s’appelle les cotisations sociales :)


      • Luniterre 4 avril 16:29

        @tashrin

        « Ce qui s’appelle les cotisations sociales... »

        Une évidence, certes, mais une autre, en conséquence, que vous ne comprenez pas :

        >>> c’est précisément la répartition actuelle des charges qui empêche l’augmentation des salaires.

        >>> les grosses boites empochent les aides de l’Etat, donc prises dans notre poche, comme une simple rallonge de leurs profits, alors qu’elles ont largement les moyens, et de payer les charges et d’augmenter les salaires.

        >>> les petites boites payent autant de charges que les grosses, sinon plus, en proportion, et sont obligées de quémander des aides pour survivre.

        >>>alors qu’avec des charges de base réduites en proportion, elles pourraient les payer et assumer quand même l’augmentation du SMIC.

        >>> https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-et-comment-une-210657

        >>> https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/et-si-la-gauche-militante-arretait-212525

        >>> https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/10/et-si-la-gauche-militante-arretait-de-se-la-raconter-synthese-pour-agoravox/

        >>> https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/02/10/et-si-la-gauche-militante-arretait-de-se-la-raconter-synthese-pour-agoravox/

        >>> https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/16/augmenter-le-smic-bon-pour-lemploi-ou-non-un-debat-sur-agoravox/

        Luniterre


      • tashrin 4 avril 17:40

        @Luniterre
        sauf que déjà ca pose un probleme d’égalité devant la loi : sur quel fondement une entreprise paierait proportionnellement plus de cotisations sociales que d’autres ?
        Sur quelle base ? Quel critere ? qui en decide ? Quid des effets de seuil ?
        Le CA n’est pas un indicateur pertinent. L’effectif non plus.
        Quant aux TPE PME, elles proposent des niveaux de remuneration inferieurs aux grosses boites, la plupart du temps. Et donc beneficient à plein des exo de charges, c’est d’ailleurs bien pour ca que les salaires ne dépassent plus le seuil de 160 % du smic depuis des années... C’est la resultante de la politique d’exoneration des charges... plus aucune entreprise en France ne paye de charges sociales pleines... Ca n’existe plus, y compris et surtout chez les PME

        C’est une voie sans issue
        La suppression du CICE je suis assez d’accord. Sauf à en demontrer l’efficacité (ahah)

        en revanche, ne plus asseoir la protection sociale de la population dans son ensemble (y compris les vieux qui coutent le plus cher et ne cotisent plus...) sur le seul travail, ca c’est une piste bcp plus prometteuse...

        et il n’empeche pas que la liste à la prevert de mesures estampillées gilet jaune figurant ci dessus releve du reve complet


      • Luniterre 4 avril 19:17

        @tashrin

        Ce qui est intéressant dans votre propos, c’est qu’en vous répétant sous une autre forme vous soulignez, encore mieux, et en même temps, et vos propres contradictions et celles du système.


        « sauf que déjà ca pose un problème d’égalité devant la loi : sur quel fondement une entreprise paierait proportionnellement plus de cotisations sociales que d’autres ? »

        Où voyez vous une « égalité » dans le système actuel ?

        Il n’y en a aucune, vu la complexité, précisément, des usines à gaz que sont les différents dispositifs « légaux » dans ce domaine...

        Il s’agit donc de déterminer un quotient, ce qui, précisément, permet d’éviter les effets de seuil.

        CA et effectifs restent évidemment des critères de base, même si ce ne sont pas forcément les seuls.

        Avec les outils informatiques modernes établir un tel quotient est nécessairement possible et peut être modulé, précisément, en fonction des données qui interviennent dedans. Il ne s’agit donc pas du pouvoir de la machine, ici, mais de son utilisation dans un but déterminé et négocié socialement et de fait, politiquement, au bon sens du terme.

        Donc, non seulement ce n’est pas une voie sans issue, mais c’est même la seule qui soit rationnelle !

        Luniterre


      • Luniterre 4 avril 19:21

        @tashrin

        Comme vous le soulignez vous-même :

        « Quant aux TPE PME, elles proposent des niveaux de remuneration inferieurs aux grosses boites, la plupart du temps. Et donc beneficient à plein des exo de charges, c’est d’ailleurs bien pour ca que les salaires ne dépassent plus le seuil de 160 % du smic depuis des années... C’est la resultante de la politique d’exoneration des charges... plus aucune entreprise en France ne paye de charges sociales pleines... Ça n’existe plus, y compris et surtout chez les PME »

        >>> vous confirmez ainsi exactement ce que je vous explique et donc, l’absurdité du système...

        >>> car, « exonérations » ou « remboursements » (...genre CICE), ou impôts, genre CSG, il faut bien trouver de quoi boucler le budget de la Sécu, d’une manière ou d’une autre !

        Luniterre


      • Luniterre 4 avril 19:35

        @tashrin

        Autre paradoxe apparent que votre propos a le mérite de souligner :

        « ...ne plus asseoir la protection sociale de la population dans son ensemble (y compris les vieux qui coûtent le plus cher et ne cotisent plus...) sur le seul travail, ca c’est une piste bcp plus prometteuse... »

        >>> actuellement les « vieux » continuent de cotiser à travers la CSG

        >>> d’où le « G », pour « générale » >>> principe devenu évidemment insupportable pour les plus petites retraites, et donc principe « général » caduque... ( >>> « taux nul » pour les plus petites retraites !)

        >>> relever le mini retraite, cela doit donc inclure une quote-part pour la Sécu >>> qui remplacera la CSG

        >>> d’où le plancher proposé à 1200€ NET , >>> + quote part sécu à déterminer, donc.

        Alors, « Asseoir sur le seul travail », ou pas ?

        >>> cette question n’a pas de sens réel, dans la mesure où l’essentiel de la valeur est bien créé par le travail, quoi qu’il en soit, d’une manière ou d’une autre, que ce soit l’argent des retraites, des impôts ou les dividendes du capital, et le capital lui-même, à la base...

        >>> donc, d’où que vienne l’argent, c’est essentiellement du travail, transformé sous une forme ou sous l’autre.

        >>> il s’agit donc de restituer aux travailleurs et à leurs familles ce qui leur revient légitimement pour satisfaire au moins les besoins sociaux essentiels, ce qui n’est bien souvent plus le cas, avec la crise.

        Luniterre


      • acab2 4 avril 19:59

        Continue !

        Continue a travailler mon ami, mais s’il te plait, s’il te plais comprend un truc.

        Tu n’a pas le pouvoir de réclamer quoi que ce soit. La loi est claire : TA GUEULE.

        .

        Aucune forme de manifestation n’aurais la moindre incidence sur la loi. Aucune.

        Arrêtez tout simplement, comme les autres, de le faire chaque semaine.

        .

        Cesse de réclamer du pognon, tu n’en aura pas, on t’en donnera pas, rêve pas.

        Cesse de réclamer des lois, tu les auras pas, tu le sais trés bien.

        .

        La souveraineté du peuple est violé, la mafia est en place.

        Nous voulons du pouvoir. En voler, en prendre, en recycler, ou en fabriquer.

        .

        1/ S’organiser. Former un corpuscule, une équipe locale a partir des manifestation de sympatie au mouvement visibles. Se brancher aux autres. 

        .

        2/ S’élever. En lisant des livre, en parlant avec d’autres humains intelligents. Si t’a de l’avance, nourrir les endormis, les naifs, avec des livres.

        .

        3/ Communiquer. En faisant des affiches, des sites web, des chaines youtube, des tags, des parasitages d’événement médiatiques.

        .

        4/ Converger, au sein du corpuscule et entre eux. C’est long chiant, compliqué, polémique, one by one, mais indispensable. 

        .

        5/ Renseigner. Identifier les alliés, les amis, les adversaires, les ennemis. Les traîtres. Les impunis. Leurs agissement, leurs stratégies.

        .

        La stratégie, la logistique, la diplomatie, la défende, et l’opérationnel, mais cela te prendra des mois de militantisme pour atteindre le niveau de t’en préoccuper.

        Met toi au service du peuple.


        • ddacoudre ddacoudre 4 avril 23:01

          Bonjour Une analyse stidieuse. Pourtant c’est bien plus complexe car le go jaunes sont les ?l ?ments d ?structur ? de la d ?fiance dans toutes les structures d ?mocratiques d’expression citoyennes qui ont ?t ? d ?truites depuis 2005. Il ne sont pas un mouvement mais une jaquerie, c’est pour cela qu’ils ’e peuvent trouver une plate forme commune car il dont le r ?sultat d’un ras le bol et ’on un mouvement social De plus tout ce que tu sugg ?res j’imagine que tu sais que c’est toi qui le paiera.

          Si tu en doute j’ai ?crit une s ?rie d’articles explicite a ce sujet, entre autre le Taxateur Sur mon blog et sur agp Cordialement ddacoudre OverBlog


          • Luniterre 5 avril 00:11

            @ddacoudre

             « tout ce que tu suggères j’imagine que tu sais que c’est toi qui le paiera. »

            Assez peu clair, mais néanmoins, il me semble, ce point vient justement d’être traité dans le dernier post :

            « >>> cette question n’a pas de sens réel, dans la mesure où l’essentiel de la valeur est bien créé par le travail, quoi qu’il en soit, d’une manière ou d’une autre, que ce soit l’argent des retraites, des impôts ou les dividendes du capital, et le capital lui-même, à la base...

            >>> donc, d’où que vienne l’argent, c’est essentiellement du travail, transformé sous une forme ou sous l’autre.

            >>> il s’agit donc de restituer aux travailleurs et à leurs familles ce qui leur revient légitimement pour satisfaire au moins les besoins sociaux essentiels, ce qui n’est bien souvent plus le cas, avec la crise. »

            Donc « payer » n’a de sens négatif que dans la mesure ou la valeur est détournée par le capital. Dans la mesure où elle peut être restituée, c’est simplement de répartition qu’il s’agit. >>> si elle peut être intégralement restituée et répartie, en fonction du rapport de force dans la lutte de classe, c’est alors de socialisme qu’il s’agit, et non plus de capitalisme. >>> dans ce cas « payer » c’est simplement faire valoir le droit que chacun a à sa part personnelle du fruit du travail collectif de la société.

            ...ce n’est probablement pas tout de suite pour demain, ni même le 2 ou 3 Mai... !

            Mais enfin, autant en rappeler le principe... !

            Luniterre


          • Luniterre 6 avril 13:54

            @ddacoudre

            La question « qui paye quoi ? » en termes de revendications sociales permet effectivement d’aller plus loin et de mieux comprendre l’impasse dans laquelle s’est fourvoyé le mouvement GJ, et avant lui, le « syndicalisme » traditionnel, y compris cégétiste.


            En effet, le capital n’a pas pour fonction de répondre à des besoins sociaux, mais simplement de s’accumuler en se valorisant financièrement.


            La production de biens et de services n’est qu’un des moyens de valorisation, pour le capital, mais pas le seul, depuis la financiarisation de l’économie, spectaculaire depuis ces dernières années, mais dont les racines remontent à la constitution des monopoles au début du 20ème siècle, même s’ils n’ont jamais été tout à fait absolus.


            Autrement dit, les moyens financiers de satisfaire les revendications sociales les plus urgentes existent, même avec la « crise », et ils ont toujours existé.


            La crise n’est jamais que celle de la valorisation, désormais fictive, du capital. Le capital « fictif » se valorise financièrement davantage en dehors du circuit productif qu’avec lui, même s’il en reste dépendant, paradoxalement.


            La valeur « fictive » du capital permet néanmoins au capitaliste financier d’assurer son train de vie en biens et services qui, eux, ont une valeur bien réelle.


            Il n’a nul besoin de répondre concrètement aux besoins sociaux du plus grand nombre. Dans la concurrence effrénée que les capitalistes se livrent entre eux, répondre aux besoins sociaux du plus grand nombre est un frein à la rentabilité des capitaux.


            En dehors de l’économie financière stricto sensu seuls les besoins solvables les plus rentables les intéressent encore. Ils ne sont pas entre eux en lutte pour un équilibre économique précaire qui répondrait aux besoins de tous, mais simplement pour une rentabilité maximum du capital.


            C’est pourquoi exprimer les revendications sociales les plus urgentes, simplement mais carrément et sans détour, cela aboutit à remettre en cause le pouvoir du capital, et c’est pourquoi le mouvement GJ est dans l’impasse et ne peut formuler une plate-forme revendicative répondant réellement aux besoins du plus grand nombre : aucun de ses leaders peu ou prou reconnus ne veut réellement remettre en cause le capitalisme. Il en va de même du syndicalisme, y compris CGT, qui ne veut négocier que dans des limites compatibles avec le pouvoir des monopoles, en fait.


            Pour comprendre cela, il faut encore rappeler que leur financement dépend essentiellement des subventions patronales et étatiques, ce qui revient au même, l’État étant depuis très longtemps au service des monopoles.


            En France il est évident que la base économique et sociale est encore partagée avec une masse importante de TPE-PME, mais qui dépendent, pour leur financement, des monopoles, à travers les banques qui sont également à leur service.


            Il est tout aussi évident que la pression sociale est au maximum sur cette masse de « petites boites » qui représentent 70% du salariat en France, mais que rien ne peut être fait pour les soulager, au delà du seuil de leur survie, sans empiéter sur la rentabilité du grand capital, à travers une nouvelle répartition des charges sociales, et c’est aussi pourquoi ni le mouvement GJ, ni les syndicats ne vont dans ce sens, qui les mettrait face au véritable ennemi de la société : le capitalisme.


            C’est aussi pourquoi, au delà de la formulation claire et carrée des revendications sociales les plus immédiates se pose essentiellement la question de la finalité de la production de biens et de services, c’est à dire du travail de tous :


            __En fonction de la rentabilité du capital ou en fonction de la réponse aux besoins sociaux immédiats du plus grand nombre ?


            C’est, en réalité à travers la question du prix des carburants, la question qui s’est ébauchée le 17 Novembre, et qui a été presque aussitôt mise de côté par tous les intervenants, et dès le 24 Novembre au soir, au « 20h » sur les Champs Elysées !


            Luniterre


          • Luniterre 6 avril 14:09

            @ddacoudre

            PS : Je viens de lire « les Taxateurs », sur ton blog :

            http://ddacoudre.over-blog.com/2019/03/les-taxateurs.html

            En fait, il me semble que nous disons assez exactement la même chose, sous deux formulations différentes !

            Luniterre

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Luniterre


Voir ses articles







Palmarès