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Accueil du site > Tribune Libre > Norman Finkelstein : Israël n’a aucun droit de se défendre contre (...)

Norman Finkelstein : Israël n’a aucun droit de se défendre contre Gaza

Par Norman Finkelstein & Jamie Stern-Weiner

Selon le droit international, tout type de recours à la force à Gaza est interdit à Israël, quelles que soient les circonstances.
 
 
Traduction : http://sayed7asan.blogspot.com

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Lior Mizrahi / Getty Images

Depuis le 30 mars 2018, date à laquelle les manifestations largement non violentes à Gaza ont commencé, la communauté internationale a fermement condamné les attaques armées israéliennes.

Une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies a « déploré tout recours à la force excessif, disproportionné et indiscriminé par les forces israéliennes contre des civils Palestiniens », tandis que le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies dénonçait « l'usage disproportionné et indiscriminé de la force ». Après que des snipers israéliens aient tué Razan al-Najjar, une ambulancière palestinienne non armée âgée de vingt-et-un ans, le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient a averti Israël qu'il « devait calibrer son utilisation de la force ». Dans un rapport accablant, Human Rights Watch a conclu que « le recours répété par les forces israéliennes à la force létale dans la bande de Gaza... contre des manifestants qui ne représentaient aucune menace imminente pour la vie peut constituer des crimes de guerre ».

Bien que ces condamnations soient les bienvenues, la question reste néanmoins de savoir si elles vont assez loin. En termes simples, est-ce qu'Israël a le droit de recourir à la force, de quelque manière que ce soit et quelles que soient les circonstances, contre la population de Gaza ?

Le débat juridique en cours porte sur deux questions interdépendantes :
  • Les snipers israéliens ont-ils recouru à une force « excessive » ou « disproportionnée » contre les manifestants (comme l’affirment les critiques), ou la quantité de force déployée était-elle nécessaire pour empêcher les manifestants de franchir la clôture (comme Israël le prétend) ?
  • La conduite d'Israël à l'égard des manifestations à Gaza est-elle régie par les lois relatives aux droits de l'homme (comme le prétendent les critiques) ou par le droit international humanitaire (comme Israël le prétend) ? Le droit international humanitaire s’applique dans les situations de conflit armé, tandis que les lois relatives aux droits de l’homme régissent l’application des lois nationales. La différence est importante, car les lois relatives aux droits de l’homme imposent des contraintes plus strictes à l’emploi de la force. 
Dans ces deux controverses, toutes les parties partent d’une prémisse commune : Israël a le droit de recourir à la force pour empêcher les habitants de Gaza de franchir la clôture. Le différend se résume à cette question : quelle quantité de force est légitime ? Les critiques qui allèguent une force « disproportionnée » ou « excessive » légitiment tacitement le recours par Israël à une force « proportionnée » ou « modérée », tandis que ceux qui insistent sur l'applicabilité des lois relatives aux droits de l'homme considèrent que le recours à la force par Israël est légitime en cas de « menace imminente » à la vie d'un sniper.

Cette présomption existe même au pôle le plus critique du débat sur Gaza. Le groupe israélien de défense des droits de l'homme B'Tselem a condamné comme « illégal » le recours à la force létale par Israël contre des personnes non armées qui « s'approchaient de la clôture, l'endommageaient ou tentaient de la franchir ». Mais il a concédé « [qu'] évidemment, l'armée a le droit d'empêcher de telles actions, et même de détenir les individus qui tentent de les mener à bien ». Un haut responsable de Human Rights Watch a déclaré que le recours par Israël aux balles réelles à Gaza était « illégal ». Mais il a suggéré que « le recours à des moyens non létaux tels que le gaz lacrymogène, le skunk [liquide chimique pestilentiel] et les billes d'acier revêtues de caoutchouc » serait considéré légal. Le Comité international de la Croix-Rouge a averti Israël que « la force létale ne devait être utilisée qu'en dernier recours et lorsqu'elle est impérieusement requise pour protéger la vie [d'Israéliens] ». Même les principales organisations palestiniennes de défense des droits de l'homme ont qualifié l'usage de la force par Israël d' « excessif », d' « indiscriminé » et de « disproportionné » plutôt que d'intrinsèquement illégal.

Mais le fait est qu'Israël ne peut légitimement revendiquer aucun droit de recourir à la force de quelque manière que ce soit à Gaza, que cet usage de la force soit modéré ou excessif, proportionné ou disproportionné, que les manifestants soient armés ou désarmés, qu'ils constituent une menace imminente pour la vie ou pas. Si ce fait n'est pas de notoriété publique, c'est parce que le débat actuel ne tient pas compte de réserves décisives du droit international et des abrégés de la situation spécifique à Gaza.

Ce que dit le droit international

Pour justifier son usage de la force à Gaza, Israël revendique le droit d'empêcher toute intrusion étrangère sur son territoire souverain. Un commentateur juridique israélien observe que cette préoccupation déclarée pour le caractère sacré de la « frontière » de Gaza est sélective et opportuniste. Israël envahit Gaza à volonté ; ce n'est que lorsque les Palestiniens cherchent à traverser la clôture dans l'autre sens que celle-ci devient sacro-sainte. Cette hypocrisie mise à part, le prétendu droit à la légitime défense d’Israël n’a toujours aucun fondement juridique. Au contraire, le recours à la force par Israël est contraire au droit international.

Les Palestiniens de Cisjordanie —y compris Jérusalem-Est— et de Gaza luttent pour obtenir leur « droit à l'autodétermination », qui a été reconnu et validé sur le plan international (Cour internationale de justice). Comme le souligne James Crawford, éminent juriste, le droit international interdit le recours à la force militaire « par une puissance administrante pour réprimer l’insurrection populaire généralisée dans une unité d’autodétermination », tandis que « le recours à la force par une entité non-étatique dans l'exercice d'un droit à l'autodétermination est juridiquement neutre, c'est-à-dire qu'il n'est aucunement réglementé par le droit international. »

Les manifestants à Gaza ont choisi de recourir à la non-violence pour obtenir leurs droits internationalement reconnus —une tactique que, bien sûr, le droit international n’interdit pas non plus. Mais cette décision prudente n'est pas une exigence légale. Même si les habitants de Gaza décidaient d’utiliser des armes contre les snipers israéliens qui entravent leur droit à l’autodétermination, le recours à la force militaire par Israël serait toujours légalement interdit.

La répartition des droits et des devoirs dans le discours occidental conventionnel —qui accorde de fait à Israël le droit d’utiliser la force violente pour se défendre contre les habitants de Gaza, alors qu’elle les oblige à mener leur lutte pour l'autodétermination de manière non-violente— bouleverse le droit international.

On pourrait objecter que dans la mesure où Israël est un occupant belligérant à Gaza, il a le droit, en vertu de la quatrième Convention de Genève de 1949, d’utiliser la force pour maintenir l’ordre public. Mais cette objection n'est pas recevable pour trois raisons.

Premièrement, la quatrième Convention de Genève oblige un occupant belligérant à subvenir aux besoins et à assurer le bien-être de la population occupée. En effet, la « Protection des civils en temps de guerre » est la raison d'être de cette Convention. Israël, cependant, a soumis la population civile de Gaza à un siège prolongé qui constitue une « punition collective » illégale selon le Comité international de la Croix-Rouge, et qui a rendu Gaza physiquement « invivable » selon l'ONU. La quatrième Convention de Genève ne garantit pas le droit d’Israël à préserver l’ordre à Gaza alors même qu’il viole de manière flagrante son obligation complémentaire de protéger le bien-être de la population civile de Gaza. De fait, les troubles qu'Israël prétend avoir le droit de réprimer découle directement du blocus criminel qu'il a imposé.

Deuxièmement, même si Israël est qualifié d'occupant belligérant à Gaza, le droit d'un peuple à l'autodétermination est une norme impérative (jus cogens) du droit international, à laquelle aucune dérogation n'est possible. Si, comme c'est ici le cas, le droit de l'occupation belligérante empiète sur le droit à l'autodétermination, le droit de Gaza à l'autodétermination l'emporte sur le droit d'Israël de maintenir l'ordre ; et si, comme c'est ici le cas, la lutte pour l'autodétermination est menée de manière non-violente, alors le prétendu droit d'Israël d'utiliser la force armée pour maintenir l'ordre est manifestement infondé.

Troisièmement, de fait, l'occupation de Gaza par Israël est désormais illégale, et Israël a par conséquent renoncé à ses droits d'occupant belligérant. La Cour internationale de Justice a statué en 1971 que puisque l’Afrique du Sud avait refusé de mener des négociations de bonne foi pour mettre fin à son occupation de la Namibie, cette occupation était devenue illégale. Le refus d’Israël, depuis plus d’un demi-siècle, de mener des négociations de bonne foi sur la base du droit international pour se retirer de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et de Gaza, a également eu pour effet de délégitimer son occupation.

Il y a également une autre dimension juridique primordiale qui a été ignorée. C’est un principe fondamental du droit international qu’aucun État ne peut recourir à des mesures violentes avant d'avoir épuisé tous les « moyens pacifiques » (Charte des Nations Unies, article 2). Ce principe est aussi sacré pour la primauté du droit que le serment d'Hippocrate analogue, primum non nocere (avant tout, ne pas nuire), l'est pour la médecine. L’élan derrière les manifestations à la clôture de Gaza est le siège illégal d’Israël, et leur objectif est d’y mettre fin. Même le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a concédé : « Ils étouffent économiquement, et par conséquent, ils ont décidé de foncer sur la clôture ».

Si Israël veut protéger ses frontières, il n’a pas besoin de recourir à la coercition létale ou non-létale. Il lui suffit simplement de lever le siège. L'équipe de choc du Président Donald Trump pour le Moyen-Orient —son beau-fils Jared Kushner, l'ancien avocat en droit de la faillite David Friedman, l'ancien conseiller juridique de l'Organisation Trump Jason Greenblatt, et l'ancien gouverneur de Caroline du Sud Nikki Haley— allèguent, au contraire, que c'est le Hamas qui « maintient les Palestiniens de Gaza en captivité » et est « le premier responsable… de la perpétuation des souffrances du peuple de Gaza ». Mais s'ils sont tombés dans le terrier d'Alice (au pays des merveilles, dans un monde complètement absurde), nous ne sommes pas tenus de les y suivre. « Israël, en tant que puissance occupante », a statué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (l'autorité en la matière), « doit lever le blocus qui viole... la quatrième Convention de Genève interdisant les sanctions collectives et empêche la réalisation d'un large éventail de droits de l'homme. »

De plus, le Hamas a constamment offert à Israël une trêve de longue durée (hudna) en échange de la fin du siège, et il a réitéré cette proposition tout au long des manifestations actuelles. Le 7 mai, une semaine avant qu'Israël tue plus de soixante manifestants à Gaza, Haaretz a rapporté que « les dirigeants du Hamas » avaient « transmis à Israël des messages indiquant leur volonté de négocier un cessez-le-feu de longue durée » en échange de, entre autres choses, « l'assouplissement du siège ». « Le Hamas continue de transmettre des messages aux autorités (civiles et militaires israéliennes) chargées de la défense selon lesquels il est toujours intéressé par une « hudna  », a révélé un correspondant militaire israélien chevronné quelques jours plus tard. « Le Hamas lui-même a transmis l’année dernière à Israël différentes versions d’une hudna restreinte ou élargie, qui comprend non seulement Gaza mais aussi la Cisjordanie ».

L’armée israélienne a pris au sérieux ces offres de cessez-le-feu : « Le Hamas, selon les services de renseignement, est prêt à parvenir à un accord ». En effet, un officier supérieur a vivement insisté sur le fait que c'était « le moment de parvenir à un accord avec le Hamas », exhortant le gouvernement israélien à saisir cette occasion afin de prévenir « d'autres escalades armées ». Mais les autorités israéliennes n'étaient pas intéressées : « Les exigences et les conditions du Hamas n'ont jamais été discutées, car Israël refuse de parler au Hamas ». Le rejet par Israël de cette étape préliminaire pacifique constitue une double violation du droit international : l'imposition d'un blocus illégal et le recours illicite à la force armée lorsque les moyens pacifiques n'ont pas été épuisés.

Un droit d'empoisonner les enfants ?

Un des principes du droit est qu’aucun droit ne peut découler d’actes illégaux (ex injuria non oritur jus), et il est évident que le droit à la légitime défense n’existe pas dans toutes les situations. Un violeur ne peut prétendre à la légitime défense si la victime le martèle de coups de poing. Un propriétaire de théâtre n'a pas le droit de se défendre si les spectateurs s'en prennent à lui après qu'il ait mis le feu à l'édifice et les empêche de fuir. Le comportement d’Israël vis-à-vis de Gaza entre dans cette catégorie d’actes qui rendent nul et non avenu le droit à la légitime défense. S'il en était autrement, cela équivaudrait à valider le droit d'utiliser la force militaire pour maintenir une occupation illégale aggravée par un siège illégal.

S'il est malgré tout largement admis qu'Israël a le droit de recourir à la force pour empêcher les Gazaouis de violer sa « clôture frontalière », c'est parce que de savantes arguties sur les considérations d'ordre technique du droit ont occulté les enjeux humanitaires de la situation.

Qu'est-ce qu'est Gaza ?

L'étroite bande côtière compte parmi les zones les plus densément peuplées de la planète. Plus de 70% de ses deux millions d'habitants sont des réfugiés, tandis que plus de la moitié —un million— sont des enfants de moins de dix-huit ans. Pendant plus de dix ans, Israël a imposé à ce morceau de territoire un siège dévastateur. Cinquante pour cent de la main-d'œuvre de Gaza est maintenant au chômage, 80% dépend de l'aide alimentaire internationale et 96% de l'eau du robinet est contaminée.

Au début du mois de juillet, Israël a resserré davantage ses restrictions sur les marchandises autorisées à entrer à Gaza et a complètement interdit les exportations ; et par la suite, il a bloqué l'entrée de carburant, provoquant une urgence médicale, car des hôpitaux déjà débordés ont dû fermer. Selon l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme Gisha, cette « mesure radicale de punition collective » constituait un retour aux « périodes les plus difficiles du siège » et équivalait à « une guerre économique ouverte contre la population civile de Gaza ». Cela a été suivi mi-juillet par des attaques aériennes sur des dizaines de cibles à Gaza.

Israël a justifié le siège renforcé et les attaques aériennes en réaction aux cerfs-volants enflammés envoyés au-dessus du périmètre de la clôture par des manifestants de Gaza. Mais ces soi-disant « cerfs-volants terroristes » ont causé des destructions estimées au total à 2 millions de dollars et, selon des sources militaires israéliennes, « ne constituent pas une menace immédiate ou sérieuse ». Comme l'a sobrement rapporté un correspondant militaire israélien, « les dégâts psychologiques causés par les incendies le long de la frontière sont pires que les dégâts réels ». « Toutes ces jérémiades à propos des cerfs-volants me rendent fou », râla un officier israélien de haut rang pour éluder la question des cerfs-volants. « C'est aussi tout le contraire de ce que vous entendez de la plupart des gens qui vivent ici... Les gens disent ouvertement : nous aimons cet endroit, nous voulons vivre ici malgré les incendies. »

« Nous ne sommes pas des terroristes », a plaidé un lanceur de cerfs-volants de l’autre côté de la clôture. « Nous sommes une génération sans espoir et sans horizon qui vit sous un siège suffocant, et c'est ce message que nous essayons d'envoyer au monde. En Israël, ils pleurent sur les champs et les forêts qui ont brûlé. Mais qu'en est-il de nous, qui mourons tous les jours ? » « Les activistes du cerf-volant, principalement des adolescents, ont juré de « continuer... jusqu'à... ce que les exigences du peuple palestinien de lever le blocus » soient satisfaites.

À la fin du mois de juillet, un retour partiel au statu quo ante a été rétabli, Israël permettant à un filet de marchandises d'entrer dans Gaza tandis que le Hamas serrait la bride des cerfs-volants. Mais il y a de fortes chances que les événements récents se reproduisent —manifestations non violentes à Gaza, provocations israéliennes violentes, riposte du Hamas, siège renforcé—, culminant dans un autre assaut militaire israélien qui sera, d'après les menaces du ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, « plus douloureux que l'opération Bordure protectrice. »

Si et au moment où la nouvelle conflagration arrive(ra), et qu'Israël proclame qu'il ne fait que défendre sa frontière, la riposte rhétoriquement correcte sera que la barrière séparant Gaza d'Israël n'est pas plus une « frontière » que Gaza n'est un État. Le professeur distingué de l’université hébraïque, Baruch Kimmerling, a qualifié Gaza de « camp de concentration », tandis que l’ancien Premier ministre britannique, David Cameron, l’a désignée comme une « prison à ciel ouvert ». L'équipe éditoriale d'Haaretz l'a appelé un « ghetto », le journal The Economist une « déchetterie humaine » et le Comité international de la Croix-Rouge un « navire en perdition ». Gaza est ce que le responsable en chef des droits de l’homme de l’ONU a appelé un « bidonville toxique » dans lequel toute une population civile est « enfermée de leur naissance jusqu'à leur mort ».

Est-ce qu'Israël a le droit d'utiliser la force pour incarcérer le million d'enfants de Gaza dans un « ghetto » ou un « bidonville toxique » ? Les habitants de Gaza n'ont-ils pas le droit de s'évader d'un « camp de concentration » ?

Aujourd'hui, trouve-t-on des gens qui débattent pour savoir si l’Allemagne nazie a utilisé ou non une force « excessive » et « disproportionnée » pour réprimer le soulèvement du Ghetto de Varsovie ? Qui se demande maintenant si l'Allemagne nazie avait un « droit à la légitime défense » contre l'Organisation juive de combat —qui a résisté les armes à la main ? De telles questions sont-elles seulement concevables ?

On pourrait objecter que Gaza n'est pas le Ghetto de Varsovie. Mais comme l'a remarqué un journaliste israélien qui a servi à Gaza lors de la première Intifada, « le problème ne réside pas dans la similitude... mais dans le fait qu'il n'y ait pas assez de manque de similitude ». L'Organisation mondiale de la santé a déclaré que « plus d'un million de personnes dans la bande de Gaza risquent de contracter des maladies hydriques », tandis qu'un expert israélien prédit que Gaza sera bientôt envahie par des épidémies de typhus et de choléra comme celles qui ont décimé les Juifs dans le Ghetto de Varsovie.

L’objectif principal du droit international humanitaire est de protéger les civils des ravages de la guerre. L’objectif principal du droit international relatif aux droits de l’homme est de protéger la dignité des personnes. Comment l'un ou l'autre de ces corps de lois pourrait-il donc être utilisé pour justifier un recours à la force —quel qu'elle soit— conçu pour piéger des civils dans un enfer dans lequel ils sont avilis, tourmentés et tués ?

Si, à titre spéculatif, on reconnaissait à Israël le droit légal d'utiliser la force pour empêcher les habitants de Gaza d'échapper à leur « prison », cela exposerait simplement la profonde inadéquation de la loi.

Dans son opinion dissidente sur l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) de 1996 sur la légalité de la menace ou de l’emploi d’armes nucléaires, le juge Weeramantry a relevé l’ironie suivante : la CIJ condamne le recours aux balles « dum-dum » (éclatant à l'impact pour maximiser les dégâts sans tuer), mais rechigne à condamner l'utilisation d'armes nucléaires. « Il semblerait étrange, écrit-il, que l'expansion dans le corps d'un seul soldat d'une seule balle soit une cruauté excessive que le droit international ne peut tolérer depuis 1899, mais que l'incinération en une seconde de cent mille civils ne le soit pas ». Le juge Weeramantry a ensuite fait remarquer :
« Chaque branche de la connaissance tire bénéfice d'un processus consistant à prendre de temps en temps du recul vis-a-vis d'elle-même et à se scruter objectivement pour détecter les anomalies et les absurdités. Si une anomalie ou une absurdité flagrante devient apparente mais n'est pas remise en question, cette discipline risque d’être perçue comme *se noyant* dans ses propres considérations techniques. »
L’idée qu’Israël aurait le droit d’enfermer de force un million d’enfants dans un espace invivable est une absurdité, et les avocats qui se demandent si Israël a utilisé ou non une force « excessive » pour empêcher les Gazaouis de fuir leur ghetto *se noient* dans leurs considérations techniques.


« Des êtres humains innocents, pour la plupart des jeunes », a observé Sara Roy, du Centre d'études sur le Moyen-Orient de l'Université de Harvard, « sont en train d'être lentement empoisonnés par l'eau qu'ils boivent et probablement par le sol dans lequel ils plantent ».

La seule question moralement saine posée par la situation à Gaza est la suivante : Israël a-t-il le droit, au nom de la « légitime défense », d'empoisonner un million d'enfants ?

Il est consternant que cette simple question n’ait pas seulement été contournée, mais ne soit même pas visible dans le débat actuel.

Norman G. Finkelstein est l'auteur de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-palestinien. Son dernier livre s'intitule Gaza : enquête sur son martyre.

Jamie Stern-Weiner est le rédacteur en chef de
Moment de vérité : Les questions les plus difficiles sur Israël et la Palestine.

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122 réactions à cet article    


  • raymond 14 août 17:59

    Juste sur le titre, vous êtes malade ou quoi ?


    • Sayed Hasan Sayed Hasan 14 août 18:11

      @raymond
      Ne lisez surtout pas le contenu de l’article, ça vous permettra de vitupérer en toute bonne conscience.


    • raymond 14 août 18:17

      @Sayed Hasan
      yénévitoupér pas, mais bon faut pas exagérer non plus.


    • Sayed Hasan Sayed Hasan 14 août 18:53

      @raymond

      Norman Finkelstein : « Un violeur ne peut pas arguer de la légitime défense face à sa victime, quoi qu’elle lui fasse. La loi ne protège pas les violeurs de la loi. »


      Raymond : « Vous êtes complètement fou ! Le violeur devrait se laisser frapper, blesser voire tuer par sa victime plutôt que de jouir paisiblement de son crime ? C’est de la démence pure ! »

      Sérieusement, vous avez un article écrit par une pointure académique internationale, jonché d’arguments extrêmement précis tirés des plus hautes autorités, et vous pensez pouvoir le balayer d’un revers de main sans avancer l’ombre d’un argument ? Pour le dire dans un langage qui vous est familier, « Vous êtes malade ? Faut pas exagérer ! »

    • adeline 16 août 18:56

      @Sayed Hasan
      si une pointure décrète une chose, alors elle est « vraie », moi je vous dit Israel , non seulement peut se défendre, mais DOIT se défendre, et ce de la manière la plus efficace.


    • Massada Massada 14 août 18:45

      Il semble donc que le nouveau round avec le hamas soit terminé.... jusqu’au suivant...et évidemment tout Israël et le Sud en particulier se demandent si la crise a été bien géré...

       
      Entre ceux qui désiraient entrer dans Gaza et tout casser
      Ceux qui voulaient raser Gaza...
      Et ceux qui pensaient contrairement a tous nos spécialistes militaires sur-expérimentés qu’on pourrait faire plier le hamas juste par les airs.
       
      Moi je trouve que Bibi et le comité restreint de sécurité ont bien géré la crise...bon pour tout avouer, à l’intérieur j’aurai voulu que ça continue et qu’on les écrase. 
       
      Mais ça arrivera jamais car Tsahal et les services de renseignement eux même s’y opposent de crainte de voir une nouvelle organisation Inconnu d’implanter et avoir a la reinfiltrer.
       
      Donc nous devons vivre avec des périodes plus ou moins longues d’acalmie, en affaiblissant le hamas sans jamais le détruire.
       



      • kader kader 14 août 21:51

        @Massada

        vous ne voulez pas faire plier les palestiniens vous voulez les détruire. Et le hamas a été financé par israel contre arafat.
        Vous préferez avoir des extrémistes en face de vous pour mieux les détruire.
        Cette méthode est connue

      • Massada Massada 14 août 18:53

        Qui a gagné ce round ?????? 

         
        Le Hamas a perdu des hommes, 150 installations estimés a des millions qu’ils n’ont plus et ne pourront refaire de sitôt, ils ont réclamés eux même le cessez le feu et n’ont rien obtenu du tout.
         
        Israël n’a eu aucunes victime, n’a subi aucun dommages, a prouvé sa capacité de réaction.
          
        Nous ne voulons pas détruire Gaza, nous devons conduire le Hamas au désespoir total.

        • Massada Massada 14 août 19:11

          Norman Finkelstein, Professeur à l’Université DePaul, il a été licencié en 2007 et il est resté sans emploi. 

          Sa carrière a été construite sur des mensonges et de la fraude. 
           
          Il a pris le parti de la terreur islamo-fasciste contre sa patrie. 
          Son site personnel est un caniveau de quolibets infantiles et antisémites. 
           
          Pseudo universitaire, fraudeur, considéré comme un cinglé par les historiens sérieux, il est célébré par tous les antisémites.



          • Massada Massada 14 août 19:47

            @Passante
             

            En quoi c’est censé m’intéresser ?



          • symbiosis symbiosis 14 août 20:53

            @Massada

            En effet, la classe et la qualité morale d’un homme comme Norman Finkelstein ne peut te concerner comme il ne peut d’ailleurs concerner aucun des fanatiques sionistes qui polluent l’atmosphère.


          • Passante Passante 14 août 21:46

            @Massada


            Sensé m’intéresser...
            « censé » est le propre des censeurs
            just saying..

          • symbiosis symbiosis 14 août 22:00

            @Massada

            Dans un monde de brutes sionistes, c’est le minimum qu’il pouvait lui arriver.


          • Christian Labrune Christian Labrune 14 août 23:28
            @Massada

            Je recommande l’article que Wikipedia consacre à cette misérable crapule. On y lira ceci :

            "Il prend position après l’attentat contre Charlie Hebdo contre les dessinateurs et les journalistes du journal satirique qu’il compare à ceux du journal Der Stürmer, un organe de presse nazi antisémite. Il pose la question :

            « Considèrerions-nous comme des martyrs et des héros ceux qui choisissent de se moquer des croyances profondément ancrées d’un peuple... ?12 »

            Je commence à en avoir sérieusement ras-le-bol de voir régulièrement surgir sur ce site la propagande islamiste complice des pires organisations terroristes du genre Hezbollah. Je considère qu’il n’y a pas à discuter ces sortes d’articles. Il faut seulement exiger qu’ils disparaissent, comme devraient également disparaître de toutes les mosquées les prêcheurs de haine responsables déjà de trop d’assassinats en France comme ailleurs.


          • Ben Schott 15 août 06:19

            @Zinzin

             
            « Je commence à en avoir sérieusement ras-le-bol de voir gnagnagna... »
             
            Te gêne pas, change sérieusement de crèmerie !...
             


          • symbiosis symbiosis 15 août 08:55

            @Christian Labrune

            Les mosquées salafistes, wahhabites ?
            Oui !
            Nous sommes bien d’accord Chemise Labrune, car des mosquées iraniennes, on en voit pas beaucoup chez nous, non ?
            Un peu de cohérence, mon pote te ferait le plus grand bien. Ça calmerait ta haine irrationnelle.


          • phan 15 août 09:23
            Les Indiens d’Amérique ont combattu les terroristes depuis 1492 et les Palestiniens ont combattu les terroristes depuis la déclaration du Trou de Balfour de 1917. Changez un peu votre avatar de triple buse par celui-ci !

          • mursili mursili 15 août 13:39
            @Passante

            Ah non...Vous avez raison de défendre Finkelstein, mais vous avez tort sur ce point de grammaire.

          • Hecetuye howahkan 14 août 19:36
            Ah tiens j’ai trouvé , horreur suprême , une bande de anti pseudo sémite


            • symbiosis symbiosis 14 août 20:45

              Hola, Hola, Chemise Labrune n’est pas encore là pour vomir sur un juif qui a la haine de soi ?


              • kader kader 14 août 21:54

                @symbiosis
                Si ca se trouve on les a convaincu ? lol


              • kader kader 14 août 21:58

                @symbiosis
                labrune s’est converti musulman je crois .


              • symbiosis symbiosis 14 août 21:59

                @kader

                Il faut dire que l’argumentaire de Finkelstein est carrément convainquant. .


              • symbiosis symbiosis 14 août 22:09

                @kader

                Prêt pour le djihad, Labrune ?


              • Christian Labrune Christian Labrune 14 août 23:29

                @symbiosis
                Labrune t’emmerde, sale con.


              • symbiosis symbiosis 15 août 08:49

                @Christian Labrune

                Oui, je comprends, c’est le lot du barbus.


              • kader kader 14 août 21:53
                Massada dans son monde a vouloir justifier tout et n’importe quoi...
                mais il s’accroche déja à un monde qui n’existe plus... Pire il n’a jamais vraiment exité ton monde mon cher Massada. Je sais c’est dur. Mais finalement tu verras la réalité c’est mieux.

                • eric 14 août 22:15

                  @kader
                  Si vous deviez ré-exprimer tous cela avec des arguments ou des faits - une sorte de contenu quoi - vous le diriez comment ?


                • eric 14 août 22:13

                  On pourrait parler de sophisme,mais cela rendrait mal compte de l’aspect maladie mentale, double bind et provocation à la haine.

                  Cela se veut logique, mais la logique qui consiste à dire qu’un type devrait se laisser attaquer, y compris à avec des armes le cas échéant, parce que se défendre serait illégal tient elle compte du réel ?

                  Il y a bien une forma de maladie mentale à parler de gens qui en viennent aux mains et de prétendre que des textes devaient faire obligation à une des partie de se laisser faire.

                  Ici, l’auteur nous dit, c’est pas vrai, c’est pas eux, c’est pas leur faute et ils ont raison de le faire...
                  Prétendre que les manifestant palestiniens seraient dans la légalité en attaquant armé, c’est aussi les encourager à le faire.

                  Ils dit la même chose aux Israéliens. Vous ne vous faites pas tirer dessus et quand vous vous faites tirer dessus vous l’avez mérité et ne devez pas réagir...

                  Surtout, globalement, il dit aux gens qui du côté palestinien alimentent ces tentatives, violentes ou non,armées ou non, de continuer jusqu’à la fin. Leur fin.

                  Il est clair que le rapport de force armé est en faveur de l’armée israélienne.

                  On donc affaire à un fou furieux prêt à se battre jusqu’au dernier gazaoui dans l’espoir que cela sera négatif pour la réputation de l’armée israélienne.

                  Personnellement, je trouve cela assez criminel.

                  Se battre pour le droit d’envoyer des cerf volants, incendiaires ou non, plutôt que de se préoccuper de rétablir un approvisionnement d’eau potable pour un million d’enfant est à mon avis blâmable.

                  On peut comprendre, faute de l’approuver, le choix des dirigeants du Hamas, préférant leurs idées à leurs gosses ou dire que c’est surtout leur problème à eux.

                  Mais l’auteur, qui est une tierce partie et qui soutiens cet « enfantocide... »


                  • symbiosis symbiosis 14 août 22:16

                    @eric

                    Ta sortie est un concentré de mauvaise foi, ma foi !


                  • eric 14 août 22:52

                    @symbiosis
                    C’est cela oui...

                    Mais encore ?

                    Israël nourrit la bande de Gaza. Quand les plus excités tentent de répandre la violence, Israël serre un peu l’approvisionnement de denrées non vitales pendant quelque temps.
                    Dans un contexte de baisse des financements étrangers, les différent groupes de racketteurs se livrent à des provocations diverses pour monnayer leurs actions ou non actions.

                    Une théorie dit que cela arrangerait bien Israël que le Hamas dans son effondrement actuel, se maintienne vaille que vaille. Ainsi, en évitant une unité palestinienne, Israël éviterait aussi le risque de la déclaration d’un état palestinien.

                    De ce point de vue, avec ses cerf volants, le Hamas serait une organisation au service des sionistes....

                    Depuis que Trump et le Qatar, pour des raisons différentes, arrosent moins, il sembleraient que les « hamassiens » soient plus fragile à la corruption israélienne.

                    Dans ce contexte, cet article appelant les gazaoui à continuer à se faire tuer serait donc une ruse sioniste.

                    Si c’est le cas, il ne serait plus étonnant que les habituels soutiens de toute violence possible dans la région soient à fond derrière. Ce sont en effet en général toujours les idiots utiles de quelqu’un.


                  • mursili mursili 15 août 16:31
                    @eric

                    Bla bla bla... Plus que deux jours de hasbara et c’est le shabbat, ça nous fera des vacances (enfin, j’espère que vous êtes observant)... 

                  • eric 15 août 18:57

                    @mursili
                    Vous avez de drôles d’idées et de drôles d’espoirs....Je comprend, les controverses, à votre niveau, c’est sans doute plus facile entre gens qui pensent la même chose. Mais je vais décevoir vos attentes : je suis calviniste de strict obédience. Du coup, le shabbat, c’est un peu comme laylat al miraj ( vous savez, quand on fête l’histoire du musulman déporté de Jérusalem à la Mecque...


                  • mursili mursili 15 août 22:41

                    @eric

                    Faut-il chercher dans vos convictions calvinistes et ce qu’il faut bien appeler vos croyances (« Au commencement Dieu créa le Ciel et la Terre », etc.) les raisons de votre soutien à la politique injuste des responsables israéliens ? Voilà un sujet pour lequel j’avoue mon incompétence mais qui me semble toutefois digne d’être creusé.

                    En attendant, je suis tombé sur cet article, qui vous intéressera peut-être :

                  • eric 16 août 11:44

                    @mursili

                    C’est notre fac tradi. Ils ont bien raison. Perso, je suis en sabbat plein temps depuis une quinzaine d’année.

                    Mais puisque le sujet vous intéresse, un article de fond :
                    http://azure.org.il/include/print.php?id=43

                    Après, c’est la supériorité du christianisme sur les religions néo-paiennes progressistes. Comme le remarquait Ellul, nous, savons que nos croyances sont des croyances. Elles, s’imaginent professer des vérités...C’est pourquoi elles tombent le plus souvent dans l’absurde, faute de se prêter à la critique de la raison raisonnante.

                    L’exemple le plus flagrant est celui que j’affectionne. les antisionistes français sont en général hostiles aux droits des citoyens majoritaires israéliens nés sur place, parfois de seconde troisième ou quatrième génération, de migrants réfugiés économiques ou politiques, mais sont favorables aux mêmes droits pour les minorités de migrants qui viennent de débarquer chez nous.

                    Ils célèbrent le « droit du sang » et « la terre qui elle ne ment pas », pour des petits enfants de palestiniens nés en Égypte ou au Liban, mais nient la possibilité d’une légitimité spécifique aux « français de souche ».

                    C’est dire que pour eux, les droits de l’homme sont relatifs à la couleur, au sang à la race...

                    Tartufferie ou imbécilité ? A ce niveau, je crois plus approprié de parler de croyances irrationnelles qui s’ignorent. L’antisionisme est avant tout en général l’expression d’un obscurantisme.


                  • Oceane 16 août 14:14

                    @eric

                    En réponse au post du 14, 22:13.

                    Dans le même contexte, serais-tu entrain de jeter la pierre à tous ceux qui ont combattu l’occupant allemand de la France et trouvaient cela légitime ? Incroyable !


                  • eric 16 août 18:33

                    @Oceane

                    Non j’interroge l’intelligence de ceux qui préconiseraient à leurs arrières petits enfants de jeter des pierres à ceux des occupant allemands d’il y a 70 ans.

                    Saviez vous que Koenigsberg est une ville historiquement allemande ? Qu’Odessa a été russe depuis fin 18 ème et que Aachen n’est autre que notre bonne ville d’Aix la Chapelle résidence de notre bon Roi Charlemagne ? Et que la terre sainte a été chrétienne très longtemps avant d’être occupé par des envahisseurs arabes, venus d’on ne sait pou s’installer par la force chez les autres ?

                    So what ? Est ce que cal justifie les conneries de l’auteur expliquant le devoir des israéliens de se laisser agresser sans se défendre par ce que se serait plus légal ?

                    De toute façon, à le suivre, les gazaouie n’ont pas légalement le droit d’entreprendre des actions sous la houlette des différents Hamas, car ceux-ci on pris illégalement le pouvoir à l’autorité palestinienne par la violence.


                  • eric 14 août 22:27

                    Les réactions de l’armée israélienne sont empreintes du sceau de la légalité la plus stricte.

                     En effet, après que le Hamas historique ait parlé de malentendu pour des tirs de roquettes sur ses voisins, et qu’il ait poursuivi les pourparler et engagements de cesser les tirs via une médiation Égyptienne, , les hostilités ont continué. On ne sait pas trop laquelle des 15 sous tendances qui dénoncent le caractère trop modéré du Hamas canal officiel, continue à tirer contre l’avis de ses dirigeants. On ne sait pas trop non plus qui dirige encore qui ; Il semblerait que les officieux soient même plus nombreux que les officiels. En ce qui concerne les cerf volant, l’impression est que plus ou moins tous le monde appel à ces manifs, mais avec des contenus différents et sans réel contrôle de qui que ce soit.

                    En contribuant à calmer les tendances extrêmes qui contestent le pouvoir officiel à Gaza, on peut considérer que l’armée israélienne apporte à ce dernier - le pouvoir légal- un soutien qui est de l’ordre du bon voisinage...

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