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Accueil du site > Tribune Libre > Pour défendre notre langue française...

Pour défendre notre langue française...

Une langue qui s'appauvrit, le règne de l'image qui fait que les mots perdent de leur pouvoir et de leur sens, notre langue française défigurée, meurtrie, mutilée : tel est le triste bilan que dresse Jean- Michel Delacomptée dans son ouvrage intitulé Notre langue française...

Quand l'image prend le pas sur le mot, elle peut accomplir des ravages et anéantir tout un patrimoine culturel.

Jean-Michel Delacomptée met en évidence l'appauvrissement du vocabulaire et de la syntaxe : il dénonce la lourdeur de certaines expressions de plus en plus utilisées : "par rapport à", "au point de vue de", il débusque les abréviations, le style SMS, ou encore l'emploi d'un lexique banal et répété : "être, avoir, dire, faire"...

Les fautes de langue se multiplient : fautes d'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire "avoir", le non respect du "h" aspiré dans la prononciation...

On ne peut que regretter aussi l'invasion du "globish" en train de dévorer le globe...

Tous ces mots qui sont utilisés sur la toile et ailleurs "pour faire tendance"."News, la semaine du white, The voice, Secret story..."

Le snobisme de certains, la mode, la pub taillent en pièces notre langue.

Comme si on en avait honte... nos mots s'effacent devant l'invasion de la langue anglaise.

Jean-Michel Delacomptée fustige aussi l'internet vocal qui risque de prévaloir de plus en plus, les assistants vocaux se multipliant...

Une façon encore de simplifier la communication, de la rendre plus facile mais aussi plus superficielle et moins réfléchie...

Ainsi, l'auteur imagine un monde où l'humain "n'aura plus à fournir d'efforts pour se repérer dans le monde..."

La dématérialisation a tendance à gagner du terrain : fini, le bon vieux papier....

"Rédiger à la main devient suranné..." peut-être le geste lui-même se perdra-t-il un jour ?

On imagine facilement le danger que de telles pratiques font courir à la langue : l'écrit élaboré risque de s'évanouir.

Que dire de l'écriture inclusive qui massacre la langue ?

Que penser de la féminisation forcée du vocabulaire ?

On forge des mots nouveaux "auteure, autrice"... on hésite et on constate toute la maladresse de ces néologismes.

Notre langue mérite d'être protégée et préservée de ces atteintes multiples : à chacun de refuser ces manquements, ces agressions...

Jean-Michel Delacomptée s'inquiète devant le sort qui est réservé à notre langue française : si nous continuons à la saccager, nous risquons de "détruire notre idéal républicain, notre culture et aussi notre civilisation..."

L'enjeu est gravissime...

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2018/03/pour-defendre-notre-langue-francaise.html

Documents joints à cet article

Pour défendre notre langue française...

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84 réactions à cet article    


  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 30 mars 2018 12:29

    Bonjour Rosemar,

    L’auteur de ce livre s’inquiète, dites-vous ?

    Mais l’heure ne devrait plus être à l’inquiétude mais à la prise de conscience que :
    1) Rien n’est dû au hasard
    2) Tout a été pensé, il y a soixante-dix ans à Washington, pour qu’on en arrive là où nous en sommes aujourd’hui.
    3) Des moyens énormes ont été consacrés à cette entreprise. Dans le plus grand secret, bien entendu. Il y a des livres qui l’attestent. Des livres où il n’est en aucun cas question de s’inquiéter de quoi que ce soit, mais de décrire simplement et preuves à l’appui ce qui a été fait.
    4) Nos élites se sont vendues depuis une bonne vingtaine d’années au tout-anglais parce que leur patrie (même si elles lisent Camus) ce n’est pas la langue française, mais le pouvoir, l’argent : leur confort terrestre, en quelque sorte.
    5) Seul le peuple peut encore faire quelque chose, mais il est soumis à rude épreuve, pour subsister d’abord. Et pour le moment il semble uniquement suivre cette mode délétère.
    6) Tout au bout de ce processus, donc l’attaque sur la langue française n’est qu’un élément, central, je vous l’accorde — si rien n’est fait pour l’enrayer, et pour le moment quasiment rien n’est fait — ce sera l’esclavage. Et cette tâche incombe à chacun de nous : à vous, à moi, dans sa propre vie, celle de tous les jours.

    Là dessus, je vous souhaite une bonne trêve pascale.

    Cordialement.

    Thierry Saladin


    • Fergus Fergus 30 mars 2018 13:45

      Bonjour, Thierry SALADIN

      « Tout a été pensé, il y a soixante-dix ans à Washington, pour qu’on en arrive là où nous en sommes aujourd’hui »

      Désolé, mais cela relève plus du fantasme que d’une vérité tangible. La réalité est que la langue ne cesse de se transformer. A cet égard, le français n’est pas plus mal loti que l’anglais - une langue... latine à 40 %, soit dit en passant - dont les mutations de vocabulaires sont encore plus rapides et plus pénalisantes pour les tenants de l’orthodoxie.

      Certes, l’on peut regretter que l’anglo-américain ait pris l’ascendant au plan international. Mais en quoi ce fait est-il gênant ? Cela permet des échanges planétaires, et c’est très bien ainsi ! Dans le même temps, le nombre de locuteurs en français ne cesse de croître. Arrêtons donc de nous flageller !


    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 30 mars 2018 14:53

      Bonjour Fergus, (réponse à votre commentaire du 30 mars à 13H45)

      Mais quelles sont vos sources pour oser me répondre que ce que j’ai mis en commentaire à Rosemar relèverait du fantasme ?

      De mon côté je vous en donne quelques unes, en passant, et ce dans le meilleur esprit.

      Tout d’abord Robert Phillipson, un linguiste britannique qui a eu accès à des rapports tenus secrets, notamment du British Council, mais pas uniquement.
      Ses œuvres :
      Linguistic Imperialism (1992) — Jamais traduit en français. Pourquoi ?

      English-Only Europe : Challenging Language Policy (2003) — Jamais traduit en français. Re-pourquoi ?

      Linguistic Imperialism continued (2009) — Jamais traduit en français, lui non plus.

      Il se trouve que j’ai pu contacter l’auteur, lequel m’a répondu que son éditeur (Routledge et/ou Oxford University Press ) et lui même avaient proposé ces différents ouvrages à la traduction en France, et qu’on lui avait répondu que ce sujet avait déjà été traité « ce qui n’est pas le cas » m’a précisé Phillipson.
      Une copie de nos échanges datés de 2009 vous serait-elle nécessaire, ou bien me donnez-vous crédit de ce que j’avance ?
      Ce que je veux dire par là, c’est qu’on entretient le silence sur ces questions.
      Mais à qui profite le crime ?

      Voilà une question qu’il faudrait se poser... Vous ne trouvez pas ?

      Une autre source :
      Frances Stonor Saunders  : Qui mène la danse ? la CIA et la guerre froide culturelle. (2003)
      Celui-là au moins a été traduit en français.

      Pour en revenir à votre argumentation, vous confondez évolution d’une langue avec la volonté de la provincialiser, et donc de la marginaliser. Pour ne pas dire de la créoliser. Passons.

      L’anglo-américain permet des échanges planétaires, dites-vous... ?
      Pardon, mais vous dites la même sottise que des gens très bien, comme Emmanuel Todd, par exemple (vous voyez, vous êtes en très bonne compagnie).
      Les vraies questions sont celles-ci : qui a accès à ce type d’échanges planétaires ? Et de quelle valeur sont-ils ?

      Dans le même temps, le nombre de locuteurs en français ne cesse de croître... dites-vous aussi ?
      Autre assertion à laquelle personne à l’heure actuelle ne peut donner le moindre crédit. Qui vivra, verra.

      Pour terminer, figurez-vous que pendant que notre banquier national faisait son petit numéro sous la coupole du Palais Conti, le 20 mars dernier, et ce afin de, je cite : « dé-ringardiser la langue française et la Francophonie » (sic), des associations de défense de la langue française en tenaient une autre de conférence de presse. Lesquelles, soi dit en passant, sont sur le terrain depuis des décennies et ont une autre connaissance de ces questions que ce visiteur d’un soir, qui encore hier matin parlait au Collège de France avec derrière lui l’inscription suivante : « AI for Humanity ».

      Mais soyez patient, Fergus, cette conférence de presse sera bientôt en ligne.

      Cordialement.

      Thierry Saladin


    • Fergus Fergus 30 mars 2018 16:15

      @ Thierry SALADIN

      Désolé, je n’ai pas voulu vous froisser : j’ai parlé de « fantasme » non en rapport avec l’existence de documents étasuniens sur la volonté de marginaliser la langue française, mais en me basant sur le fait que l’évolution des équilibres linguistiques contemporains a beaucoup plus relevé de l’usage commercial que d’un objectif politique.

      « qui a accès à ce type d’échanges planétaires ? Et de quelle valeur sont-ils ? »

      Les gens évidemment les plus éduqués, et ils sont de plus en plus nombreux. Sur la « valeur », je n’ai pas de réponse, la question étant éminemment subjective.

      En ce qui concerne l’augmentation du nombre de locuteurs français, les démographes n’ont pas le moindre doute, eu égard aux projections démographiques des pays francophones d’Afrique, et cela même si les langues locales renforcent leur rôle ici et là.

      Cdlt


    • covadonga*722 covadonga*722 30 mars 2018 17:22

      @Fergus
      il y a des textes officiel du plan Marschall codifiant le ratio de films anglo-saxons dans les salles de cinema  


    • Fergus Fergus 30 mars 2018 19:39

      Bonsoir, covadonga*722

      Je ne nie pas ces faits, je dis seulement que cela n’a pas été l’élément prédominant de la domination de l’anglais. Depuis des siècles, les Britanniques ont établi un leadership commercial planétaire facilité par l’extension de leur immense empire : là se trouvent les véritables racines de cette domination linguistique.

      Ajoutons à cela que le français est une langue nettement plus difficile à maîtriser.


    • Agafia Agafia 30 mars 2018 20:16

      @covadonga*722

      Exact. Pour ça qu’on est envahi par des navets américains dans nos supermultiplex de m.... ayant eu la peau des petites salles indépendantes de centre ville, 
      alors qu’il y a plein de films intéressants à travers le monde qu’on ne voit jamais.


    • mmbbb 30 mars 2018 22:08

      @Agafia bien sur le cinema francais produit des chefs d oeuvre a la chaine Quant au cinema d art et d essai c ’est aussi que des chefs d oeuvre . Vous avez ARTE qui diffuse ce genre de film en sous titrage jaune Quant au cinoche americain c est forcément du navet La c est du poncif


    • covadonga*722 covadonga*722 30 mars 2018 23:36

      @mmbbb
      bonsoir , il y a de très beau film us il y a des navets français « la nouvelle vague » m’a été insupportable. j’aime émylou harris , steinbeck , james lee burk ect e hopper le foot ball américain .

      Reste qu’historiquement l’américanisation de notre société a été décidée politiquement et économiquement de l’extérieur et que la culture us n’a pas été un choix , que dans son contenu beaucoup dont moi y aient trouvé des perles est un autre débat.



    • Djam Djam 31 mars 2018 00:49

      @Fergus
      Vous avez raison de tempérer Fergus mais je peux vous assurer que la réalité de l’effondrement de l’aisance orale est assez stupéfiant. J’enseigne dans des « grandes écoles » qui se font appelées systématiquement « business school ». L’âge des étudiants va de 18 à presque 30 ans. La majorité est comme on dit pudiquement, « issue de l’immigration ». Pas plus de 700 mots à leur vocabulaire, une difficulté colossale à exprimer leurs pensées et une culture générale proche du zéro. Ecole pourtant chère, ces jeunes gens qui ont pourtant décidé eux-mêmes de suivre ces études (finances !) se vautrent sur leur table, ne lâchent jamais leur portable, regardent des films sur leur portable pendant les cours, dorment sur les tables après le déjeuner bien que le cours ait commencé et utilisent à peu près tous les mots « globish » que le monde de l’entreprise charrie quotidiennement en imitant le monde anglo-américains. Pas l’ombre d’un esprit critique, pas une once de doute quant à la gravité de cet effondrement.
      Et ce constat n’est pas l’exclusivité de l’école où j’enseigne. Ecoutez autour de vous dans les transports en commun, dans les lieux publics, les commerces, et pire que partout ailleurs écoutez les « collaborateurs » (collègues ça fait pas assez « business » !) et managers de tout poil se gargariser de mots anglais souvent s’en en connaître ni l’origine véritable ni même le juste sens.

      On ne détruit pas un pays avec des bombes mais en détruisant sa langue. car la langue, c’est l’histoire et l’identité d’une personne. Ecoutez Macron parler anglais et vous vous demandez si ce n’est pas un sketche d’humoriste. Les pseudos élites de notre pays sont effectivement les pires traitres au pays. Ils ne rêvent en effet que d’être les clones des anglais ou des américains. Ces gens devraient être punis pour haute trahison, mais... Sarkozy-l’énervé a fait ce qu’il faut à l’époque de son petit mandat pour obtenir la modification de l’accusation pour haute trahison dans la constitution française. Et tout ça a été fait en loucedé comme moult autres lois votées uniquement pour protéger les traitres de toute punition.


    • Le421 Le421 31 mars 2018 08:36

      @Djam
      Bah ouais, comme dirait l’autre.
      Mais... Tataaaaaannnn !!!
      Jupiter va « dé-ringuardiser » la langue française.
      Lui qui est parfaitement incapable de tenir une conversation* sans glisser un fatras de termes techniques globish... Il faudrait qu’il « switche » sérieusement son « business-plan » le gazier !!

      *Hormis dans les discours officiels écrits par des loufiats...


    • mmbbb 31 mars 2018 09:38

      @covadonga*722 OK mais lorsque j ’etais gamin je rêvais d amerique Desole non seulement les professeurs etaient cassant et souvent méprisant , lors de l enseignement ? Ils érigeaient la grande culture francaise sur un piedestal , Ce ne fut pas une periode d ’ un « gai savoir » Par ailleurs dans ces campagnes ; il n y avait guere d emulation pas de bibliotheque pas de sport , une tradition pesante et sclérosante, Par opposition , l amerique etait le pays de la liberte tout semblait possible . J ai un regard plus nuance aujourd hui évidemment , mais je n aime pas entendre ces sempiternelles jérémiades sur ces pertes de valeurs . Cela me gonfle . Il eut fallu nous faire aimer notre culture et non pas l utiliser a des fins de pouvoir .


    • Enabomber Enabomber 31 mars 2018 11:52

      @Fergus
      Le Fergus (Fg) est l’unité SI de naïveté.


    • rosemar rosemar 31 mars 2018 12:14

      @Fergus

      Difficile mais riche par sa complexité et ses nuances : c’est aussi ce qui en fait toute la valeur...

    • Clocel Clocel 30 mars 2018 12:35

      Tout est dans Propaganda, mais on est pas obligé de le lire...

      (Dispo gratos en pdf je crois me souvenir).

      La « démilitarisation » du vocabulaire, allez lutter avec ça !



      • L'enfoiré L’enfoiré 30 mars 2018 18:14

        @Clocel

         J’ai été voir votre lien.
         Qu’est-ce qu’on lit au début

        Traduit de l’anglais (États-Unis)
        par Oristelle Bonis

      • Clocel Clocel 30 mars 2018 19:14

        @L’enfoiré

        Et ??? Que reprochez-vous à cette gente Dame ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 30 mars 2018 19:22

        @Clocel

         Absolument rien.
         C’est une preuve de plus que beaucoup d’idées et d’écrits sont écrits en anglais.


      • Fergus Fergus 30 mars 2018 13:37

        Bonjour, Rosemar

        Tout comme vous, je suis très attaché à la langue française telle que j’ai appris à m’en servir au fil du temps et des multiples lectures d’écrivains de talent.

        Pour autant, ce que vous nommez « les fautes de langue » aujourd’hui feront sans doute le français correct de demain.

        Il en a toujours été ainsi avec cette langue qui - comme les autres - n’a cessé d’évoluer, nombre de mots et de formules d’antan ayant disparu au profit de nouvelles, souvent considérées de manière sévère par les gardiens de la langue du temps de référence. Ce n’est pas une découverte : c’était déjà le cas à l’époque de... Furetière. Or, qui parle encore le français du 17e siècle ? Quasiment personne !


        • rosemar rosemar 30 mars 2018 17:05

          @Fergus

          Une langue évolue, c’est certain... mais quand elle va vers un appauvrissement du vocabulaire, de la syntaxe, vers de plus en plus d’incorrections, ce n’est plus une évolution, c’est une dégradation...

          Bonne soirée

        • mmbbb 30 mars 2018 22:40

          @Fergus A cette époque classique, cette langue francaise devenu si ciselée n ’etait parlée que par la bourgeoisie et l aristocratie ( 10 % de la population ) . Je doute que dans les campagnes ce francais fut usité par le peuple C ’est le patois qui dominait encore ( je la i entendu en Bresse , les paysans n employaient guere le subjonctif ) Apres la revolution industrielle n il y a avait tout de meme notamment a Paris l usage de l argot ( le dictionnaire de l argot est tout aussi touffu que le Larousse ) par le peuple en opposition a l usage par l eilte de la langue savante. On retrouve le meme phénomène en banlieue avec cette culture urbaine en opposition a la langue des « bouffons » Vous oubliez qu a l epoque classique cette langue francaise etait parle dans toute les cours d europe Voltaire ecrivait en francais non seulement a Catherine la grande mais aussi au roi de Prusse frederic 2 Cette langue francaise fut aussi la langue de la diplomatie . Nous faire accroire que cette langue classique fut parlee uniformément par tous les francais est quelque peu idealiste . Cavanna l a dit joliment « la langue francaise est une belle langue mais elle a ete rendue inutilement complexe par des cuistres » . Cela fut fait à escient , la rendre moins accessible par le peuple , l anglais il est vrai est moins complexe . C ’est l esprit francais, la langue etait avant tout le moyen d affirmer un certain pouvoir intellectuel Je le ressentais ainsi etant gamin . Les americains n ont pas la lourdeur de ce passe , c ’est pour cela que pays attirait et attire encore Par ailleurs comme les amerloques ont ete a l origine de l informatique par nature l anglais est employe Fallait ce réveiller avant et cessons nos jérémiades . nous ne sommes plus le centre du monde


        • Fergus Fergus 31 mars 2018 09:01

          Bonjour, mmbbb

          J’approuve très largement votre commentaire !


        • mmbbb 31 mars 2018 09:41

          @Fergus excusez des quelques fautes je tape trop vite


        • rogal 30 mars 2018 14:35

          Traducteur, traductrice...
          Rédacteur, rédactrice...
          Sénateur, sénatrice...
          Auteur,  ?
           
          Plus gênant : l’avalanche des pseudo-phobies : xénophobe, islamophobe ; etc..
          Bientôt anthropophobe. Pauvre Jean-Baptiste !
           


          • rosemar rosemar 30 mars 2018 17:08

            @rogal

            Ce qui est gênant aussi, c’est l’appauvrissement du vocabulaire et de la grammaire dans les éditions pour enfants et adolescents...

          • Le421 Le421 31 mars 2018 08:38

            @rogal
            Manque conophobe, mais évidemment, ça deviendrais de la misanthropie généralisée...  smiley


          • L'enfoiré L’enfoiré 30 mars 2018 15:51

            25/3/2018 : Kiosque sur TV5Monde parlait de la Francophonie : Le Président français veut relancer la langue française. Emmanuel Macron a dévoilé une trentaine de mesures, en insistant sur l’enseignement, notamment en Afrique. Comment son discours a-t-il été perçu sur le continent ? A-t-il désamorcé les critiques récurrentes sur la francophonie ?
            Podcast :


            • Ruut Ruut 30 mars 2018 16:00

              Que la France montre l’exemple.
              Rien qu’aux JT l’anglais est omniprésent et les fautes de français sont légions.
              Sur les ondes Radio c’est un assassina de notre langue.
              Il y as plus de francophonie en Afrique que sur les médiats Français.
              Thierry SALADIN a malheureusement raison.

              La France est sous occupation culturelle.


              • L'enfoiré L’enfoiré 30 mars 2018 17:53

                @Ruut,

                 Connaissez-vous notre français à la belge ?
                 De Paris à Charleroi
                 et une fois, arrivé à Bruxelles.
                 C’est loin d’être soixante-quinze.
                 On dit septante cinq.
                 Mais on ne parle pas encore comme les Suisses avec octante cinq...


              • ZenZoe ZenZoe 30 mars 2018 16:07

                Il me semble qu’on mélange beaucoup de sujets là. Il y a l’évolution naturelle de la langue française, l’affaiblissement des compétences pour lire et écrire, et sa place dans le monde...

                Que le français évolue est très bon signe, signe d’une langue vivante qui sait s’adapter. Tant mieux si d’autres mots arrivent, même snobs, il ne faudrait pas frôler la sclérose linguistique.
                Par contre, (et je crois comprendre que c’est le sujet de l’article de l’auteur), le français semble effectivement de plus en plus mal compris et mal parlé par les plus jeunes. Toutes les matières sont touchées. Délabrement de l’EN ? Nivellement par le bas ?
                Autre sujet, le français est en déclin dans le monde. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus aussi. Triste reflet d’un déclin culturel et économique. La France met par ailleurs de moins en moins d’argent pour promouvoir le français dans le monde, contrairement à la BBC qui met le paquet en interne et à l’international. La France quant à elle ferme ses instituts, les Alliances françaises rament et aucun cursus national d’enseignement du français comme seconde langue n’arrive à émerger.


                • rosemar rosemar 30 mars 2018 17:12

                  @ZenZoe

                  Comme le rappelle Delacomptée, la langue c’est aussi notre culture, un patrimoine : il faut continuer à enseigner ce patrimoine aux jeunes, ne pas le sacrifier à des modes, à des programmes qui privilégient la facilité...

                • ZenZoe ZenZoe 30 mars 2018 20:56

                  @rosemar
                  Certes, mais quel rapport avec ce que je dis ?


                • xana 30 mars 2018 16:13

                  Rosemar,

                  je partage complètement.
                  Et je remercie Thierry Saladin pour ses commentaires qui m’en ont appris davantage sur la question.

                  J’espère que dans quelques années le franglais aura perdu son statut de langue « in », et que, sous une nouvelle domination culturelle, nous serons tous abreuvés de chinçais. J’en resterai quant à moi au français classique, et me contenterai de rigoler en lisant les efforts désespérés de ceux qui veulent à tout prix suivre la mode qui trotte, et qui auront jeté aux orties leur admiration pour le monde déchu du dollar et se pâmeront d’aise à la vue du moindre idéogramme extrême-oriental.

                  Jean Xana


                  • Fergus Fergus 30 mars 2018 16:22

                    Bonjour, xana

                    Il n’y a pas lieu de s’affoler : selon certains experts linguistes, il y a 10 fois plus de mots français dans la langue anglaise que l’inverse ! On est donc encore bien loin d’un « franglais » dominant !

                    J’aime bien cette expression « la mode qui trotte » qui remonte à la Renaissance et que l’on trouve notamment dans Fortune de France de Robert Merle. smiley


                  • JC_Lavau JC_Lavau 30 mars 2018 16:41

                    @xana. Le franglais des randonneurs snobs :
                    http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,2074.0.html


                  • rosemar rosemar 30 mars 2018 17:02

                    @Fergus

                    Sur internet, c’est bien l’anglais qui prédomine...

                  • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 30 mars 2018 17:38

                    @Fergus

                    Je vous rassure, je ne m’étais pas senti froissé, tout à l’heure, avec le mot fantasme. D’où la poursuite de mes échanges avec vous. En bonne intelligence, comme d’habitude.

                    Mais il semble difficile de parler de la même chose, ensemble : je fais allusion à votre réponse à xana (le 30 mars à 16H22)

                    Mais qui vous a parlé de franglais dominant ?
                    Qui a nié que l’anglais vient effectivement du français (plus précisément de sa variété franco-normande du XIème siècle) ?
                    On peut même dire que l’anglais actuel a un vocabulaire aux trois quarts d’origine française. Beaucoup de mots ayant, depuis cette époque, évolué différemment de chaque côté de La Manche.

                    Mais la question n’est pas là.

                    La question, c’est que chaque jour qui passe, des mots français sont remplacés, en France même, par des mots anglais. Comprenez-vous que c’est ici que se situe le problème ? Et que les médias, aux ordres d’une bien-pensance libérale, jouent eux aussi, (eux surtout ?) un rôle dans cette affaire, et ce en conscience ?

                    Qu’apporte le mot « deal » à la conversation, si ce n’est qu’il élude les mots « accord, marché, contrat, donnant-donnant, etc. » ?
                    Et le mot « news » ? idem par rapport aux mots « informations, nouvelles, actualités, brèves, dépêches, etc. »
                    Et les mots « story », « cool », « standing ovation », « light », « gap », « surbooké », « live », « flyer », « pass » , « open space » ? (n.d.l.r. : liste non exhaustive)
                    Je ne vous ferai pas l’injure de réciter le catalogue des mots français mis ainsi au rencart, avec de telles pratiques.
                    Avez-vous remarqué le nombre de jeunes qui disent « Yes ! » en s’écriant comme s’ils avaient gagné au Loto ? Ce n’est pas anodin, tout ça. Voyons... !

                    Il ne s’agit pas ici d’évolution ou d’enrichissement, mais de substitution. La substitution de l’anglais au français. Et ce dans notre pays, Fergus. Oui, en France.

                    Quant aux remarques que fait à juste titre Rosemar, dans son article et aussi dans ses commentaires ?
                    Eh bien, ce n’est pas au professeur de lettres qu’elle est que j’apprendrai que plusieurs centaines d’heures de français que nous avons eues — nous les sexagénaires, et au-delà — ont été supprimées de la scolarité.

                    Confirmez-vous cette information, Rosemar ? Pouvez-vous même nous donner un chiffre, SVP ? Au moins jusqu’à la classe de Troisième ?

                    Qui a cru que tout ça ne serait dû qu’au hasard ?
                    Allons, allons !

                    Bien à vous.

                    Thierry Saladin


                  • L'enfoiré L’enfoiré 30 mars 2018 18:05

                    @Thierry SALADIN bonjour,

                     Content de vous lire à nouveau. smiley
                     Une langue est un trésor comme le disait le podcast (désolé pour le mot, dirait-on enregistrement ?) de l’émission Kiosque.
                     Comme il y était dit par un interlocuteur, que Macron avait parlé d’un trésor et qu’un trésor on en fait deux choses.
                     Soit on l’enterre au fond du jardin et on attend quelques temps pour le retrouver
                     Soit on le fait fructifier.
                     La France a des reculs sur plein de points était-il constater.  

                     L’anglais que ce soit en globish ou en anglais parfait ne correspond pas complètement à la version américaine.
                     Bruxelles est tri-lingue. Français-néerlandais et l’anglais pour les affaires. Mais si vous voyez comme je l’ai fait le nombre de traducteurs qui existent dans les
                     Près de 180 nationalités qui déambulent dans la ville et ce n’est pas le français qui est le langage d’échange.
                     Les affaires sont les affaires quoiqu’on en dise.  


                  • L'enfoiré L’enfoiré 30 mars 2018 18:10

                    @rosemar

                     Sur internet, exact.
                     En fait c’est tout le domaine du numérique qui parle anglais.
                     Nous avons pleins d’Indiens qui en font à Bruxelles.
                     Croyez-vous que c’est en hindi qu’ils vont parler ? En français, alors ?
                     Ben non, leur claviers sont en QWERTY et pas en AZERTY.
                     Pas d’accents en anglais.
                     Un détail ?
                     Absolument pas.


                  • foufouille foufouille 30 mars 2018 18:26

                    @rosemar

                    c’est normal car ce sont les américains qui ont inventé le net et pas mal de logiciels.


                  • xana 30 mars 2018 18:30

                    @Fergus

                    Je ne m’affole pas du tout pour la langue qui de toutes façons évoluera (mots nouveaux, emprunts à d’autres langues -d’où mon allusion au chinois- et disparition de mots ou d’expressions désuètes).

                    Je ne m’affole pas mais je suis RÉVOLTÉ par la servilité de nos concitoyens devant une nation dont la culture n’est certainement pas plus brillante que la nôtre, et qui les séduit seulement par la richesse matérielle ostentatoire qu’elle fait semblant de leur promettre.
                    La perte de notre langue et celle de notre culture ne sont qu’un aspect de la colonisation dont nos pays sont les victimes consentantes. Elles ont précédé la soumission politique, économique et judiciaire dont nos « élites » donner désormais l’exemple en trahissant allègrement leur propre pays.

                    La France avait les moyens de résister à cette colonisation insidieuse, mais la plupart des Français ont succombé au rêve lié au dieu Dollar. Et succombent depuis à toutes les modes même les plus ineptes pourvu qu’elles soient « made in USA ».
                    Cela, au moins tant que les USA feront rêver les « boobies » européens. Je parierais volontiers qu’un effondrement du dollar sera rapidement suivi par une désaffection pour tout ce qui est anglo-saxon, devenu « has been » et immédiatement remplacé par un autre rêve (chinois par exemple) pourvu qu’il suggère l’enrichissement matériel personnel.

                    Le rêve américain n’est-il pas tout simplement le culte de l’argent facile ?

                    En Roumanie d’où je vous écris, les gens -dont le vocabulaire actuel total est à plus de 60% directement copié du français, héritage du XIX° siècle- rêvent plus modestement de l’Allemagne, les USA étant un peu trop hors de portée. Mais l’américain gagne chaque jour. En 28 ans la culture roumaine est déjà en voie de disparition. L’an dernier j’ai eu énormément de mal à trouver un clavier roumain à Bucarest...

                    Jean Xana


                  • L'enfoiré L’enfoiré 30 mars 2018 19:35

                    @xana

                    « Le rêve américain n’est-il pas tout simplement le culte de l’argent facile ? »

                    Tout à fait.
                    Qu’ont fait les Américains quand ils sont entrés en guerre (vers la fin de celle-ci) ?
                    Ils ont importé tous les produits américains.
                    Ce sont les Russes qui ont fait que la guerre s’est achevée à Leningrad et ont perdu le plus d’hommes. S’ils avaient fait la même chose, peut-être parlerions-nous tous le russe en 2ème langue.
                    En effet, en Roumanie, le français est très souvent parlé.
                    J’ai dialogué par Internet avec une Roumaine pendant longtemps pour le dire.
                    Parlons-en.
                    Qu’est-ce qui fait la pierre d’achoppement pour un étranger d’apprendre le français. ?
                    La difficulté de l’orthographe.
                    Le fait que les règles ne sont pas constantes.
                    Que les lettres du féminin et du pluriel ne se prononcent pas comme dans des langues comme l’italien ou l’espagnol.
                    Que la prononciation de certains mots ne les distinguent pas.
                    Sans, sans, s’en, cent,...
                    Temps, tant, ...
                    Alors qu’en anglais, chaque représentant d’une idée sous forme de mot, est totalement différent.
                    Ce qui fait que la traduction immédiate par des moyens automatiques est beaucoup trop dépendant du contexte.


                  • mursili mursili 30 mars 2018 19:48

                    @xana

                     L’an dernier j’ai eu énormément de mal à trouver un clavier roumain à Bucarest...

                    Voilà qui est très intéressant. Comment les Roumains font-ils pour écrire les lettres ă, â, î, ș et ț avec un clavier anglais ?


                  • keiser keiser 30 mars 2018 22:33

                    @xana

                    Tu pues du cerveau.
                    Si toutes fois, tu pourrais en avoir un.


                  • mmbbb 30 mars 2018 22:54

                    @rosemar INTERNET , c ’est normal ce sont les américains qui ont été les pionniers. Vous qui aimez le latin , faire marcher un processeur avec les chiffres latin me parait difficile .


                  • xana 31 mars 2018 11:21

                    @mursili
                    Ce ne sont pas des claviers anglais mais des claviers américains, fabriqués en Chine pour le Monde Unipolaire. Ils font ce que font tous les peuples soumis : Ils perdent la maîtrise de leur propre langue, en commençant par perdre l’habitude d’utiliser les signes qui distinguent ces lettres des lettres a,i,s et t. Pour ț ils écrivent parfois tz. Et peu à peu eux aussi emploient de plus en plus de mots américains en remplacement de leurs propres mots.
                    Il n’y a plus de claviers roumains parce que les importateurs estiment qu’on clavier spécial reviendrait plus cher à gérer que d’acheter en masse des claviers américains, et que le populo saura bien s’en passer. D’ailleurs le populo en Roumanie fait comme le populo français : Il perd l’habitude d’écrire, tout simplement.
                    Il s’agit d’une entreprise de déculturation à l’échelle mondiale, rien de plus.

                    Jean Xana

                    Ceci dit j’ai trouvé un clavier roumain (d’origine chinoise) dans une fin de stock. Coup de bol, parce que moi, Français, j’écris également beaucoup en roumain, et je ne supporterais pas de le faire avec des caractères tronqués. Ni en français sans accents ou cédille...


                  • xana 31 mars 2018 11:34

                    @mmbbb
                    Il est logique que les Américains qui ont été les premiers à créer des systèmes informatiques utilisables, aient utilisé leur alphabet minimaliste bien suffisant pour donner des instructions à une machine en codant sur un minimum d’octets.
                    La notation décimale n’a pas été inventée par eux, mais par les Arabes ou/et les Indiens. Quant à l’archaïque notation latine, effectivement elle est inutilisable ne serait-ce que parce qu’elle ignore le zéro, les nombres négatifs, décimaux etc. On sait pourtant faire des programmes pour écrire les nombres entiers dans cette notation, mais c’est plus un snobisme qu’autre chose.

                    Pour les américains, je ne leur conteste pas leur antériorité ni le droit de rédiger les langages informatiques à partir de quelques mots anglais. C’est peut-être tout ce qui restera de leur culture dans quelques décennies quand, le dollar effondré, ils seront retombés au niveau du tiers monde, et quand dans les pays qui comptent vraiment la langue dominante, la langue chic, sera le mandarin ou le cantonnais.

                    Jean Xana


                  • mursili mursili 1er avril 2018 08:07

                    @xana

                    Merci pour votre réponse. Ce que vous décrivez est en effet assez navrant. Unicode est pourtant une belle invention.

                    http://romanian.typeit.org/


                  • covadonga*722 covadonga*722 30 mars 2018 17:24
                    bis repetita placent 
                    yep , nous disparaissons comme peuple , société et culture , le français est éjecté progressivement des institutions internationales , nos futures élites dirigeantes on quasi toutes étés cooptées par l’Empire US ,la diversité et l’ autre prime sur la souche et le sol , l’électorat populaire est passé par pertes et profits par la gauche notre remplacement est acté , on apprend à nos fils la repentance donc la honte de ce que nous avons été , restera quelques livres et films tant que notre langue sera lue et comprise puis nous deviendrons 
                     légende ...........


                    Asinus : ne varietur

                    • Jelena Jelena 30 mars 2018 18:07

                      La version rosemar >> Bouuh le français va bientôt disparaitre, c’est trop triste...
                       
                      Les faits réels >> Actuellement il y a 280 millions de francophones sur la planète et vu que c’est une langue très populaire en Afrique... Les analystes prédisent qu’en 2050, il y en aura 650 millions.


                      • rosemar rosemar 30 mars 2018 22:04

                        @Jelena

                        Je vous conseille de lire l’ouvrage de J M Delacomptée : il donne des exemples de simplifications extrêmes de la langue dans des éditions pour enfants...
                        Quand on simplifie une langue, qu’on n’en enseigne plus toutes les nuances, que peut-il se passer ?

                      • Jelena Jelena 31 mars 2018 08:45

                        @rosemar : Il suffit de se rendre sur des sites majoritairement fréquenté par des jeunes (le réso skyblog par ex.), pour se rendre compte que la simplification - à l’extrême- de la langue française à déjà eu lieu depuis quelques années... Toujours est-il que l’enseignement du français ne disparaitra pas du jour au lendemain.


                      • pallas 30 mars 2018 18:07
                        rosemar

                        Bonsoir,

                        Une langue perdure si celle ci exprime les émotions et si le peuple existe.

                        La langue française n’exprime pas l’émotion et la pensée, de plus le peuple disparait.

                        C’est un fait, inéluctable, dont son avancement est tel qu’il est trop tard pour changer la finalité.

                        Notre nation est morte, terminé, oublié de l’histoire, que vous l’acceptiez ou non c’est un fait, pas de revanche, n’y seconde chance.

                        La partie est terminé, oublié aussi l’universalisme c’est un conseil.

                        Salut


                        • covadonga*722 covadonga*722 30 mars 2018 19:06

                          @pallas

                          meme constat ....

                        • pallas 30 mars 2018 19:18

                          @covadonga*722

                          Je vous offre une clope et une bière.

                          Comme me manque le temps d’être assis sur un ban avec mes potes et regarder les gens.

                          Bienvenu sur le miens.

                          Il n’y a pas de moralité ici.

                           smiley


                        • rosemar rosemar 30 mars 2018 22:06

                          @pallas

                          Il faut surtout qu’elle soit enseignée en tant que telle : il serait utile de rétablir de véritables leçons de grammaire...

                        • pallas 30 mars 2018 22:55

                          @rosemar

                          Votre baratin, faite sorte le envers les déesses du vent salées.

                          Un lieu d’eau infinie.

                          Je crains forts qu’elles vous rient au nez.

                          Salut


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 mars 2018 18:09

                          Pour moi un peu de lecture du Duc de Saint Simon . Ça nettoie.


                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 mars 2018 18:27

                            Vie et caractère de la princesse d’Harcourt ... Un modèle de portrait à charge .


                          • Agafia Agafia 30 mars 2018 20:18

                            @Aita Pea Pea

                            Je viens de relire les lettres de la Princesse Palatine, je vous les conseille. ^^

                            (message perso : Contente de lire à nouveau vos comm que j’ai toujours appréciés.)

                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 mars 2018 20:27

                            @Agafia


                            Je comprends mieux Agafia et Aïta sont amis-amis. Une certaine logique. 

                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 mars 2018 20:30

                            @Agafia

                            Bonsoir. Et merci pour le conseil.



                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 mars 2018 22:39

                            @rosemar

                            J’adore le style de Saint Simon et cette manière qui avec semblant d’élégance peut dire les pires choses.


                          • Pere Plexe Pere Plexe 30 mars 2018 19:37

                            Le plus gros danger pour notre langue est sans doute son absence, voir sa ringardisation, de toute ce qui fait la modernité.

                            Nouvelles technologies bien sûr, mais aussi nouveau concept, ou simplement expression à la dernière mode parmis l’encadrement de nos entreprises ou chez l’animateur radio ne peuvent être exprimés que par des mots anglophones ou à minima en ayant la sonorité.
                            Les personnes attachées au français, telle l’auteure, devraient sans doute déplacer leurs efforts sur ce terrain. Plus qu’a fossiliser nos usages de la langue.
                            Sauf à accepter que des pans entiers de nos vies excluent cette langue, si fière de sa complexité mais reléguée à la littérature et autres exercices de démonstration prétentieux.


                            • rosemar rosemar 30 mars 2018 22:11

                              @Pere Plexe


                              Eh oui, un chef d’état devrait donner l’exemple....

                            • mursili mursili 30 mars 2018 20:13

                              La langue s’appauvrit parce que la culture s’appauvrit (idiocratie). S’il y avait un goût largement partagé pour la littérature, les arts, les jeux de société et toutes ces sortes de choses, la dégradation de la langue serait moins alarmante. Cependant, une Renaissance est toujours possible. Possible aussi qu’une nouvelle langue française de culture émerge, sensiblement différente du français classique (cf. en Norvège la dualité bokmål/nynorsk), avec quelques simplifications dont l’abandon de l’accord du participe - déjà envisagé par les grammairiens dès le XVIe siécle - et de l’imparfait du subjonctif. Par ailleurs l’enseignement devrait inclure l’apprentissage des signes de l’alphabet phonétique international (API) pour faire comprendre aux élèves que la langue française n’a pas six voyelles mais au moins quatorze, et que l’orthographe est nécessaire pour distinguer les homonymes. L’alphabet français n’a pas seulement une fonction phonétique mais aussi idéographique. Après tout les écoliers chinois doivent apprendre au moins 3500 caractères au cours d’une scolarité complète, et les japonais un système d’écriture également très compliqué utilisant trois écritures en plus de l’alphabet latin (kanji, hiragana, katakana + romaji). Ce n’est pas la mer à boire, c’est une question de volonté et de motivation.


                              • rosemar rosemar 30 mars 2018 22:14

                                @mursili

                                La langue, ce sont nos racines, un héritage qu’il faut préserver : et même le passé simple, même le subjonctif imparfait font partie de ce patrimoine...

                              • mursili mursili 1er avril 2018 08:18

                                @rosemar

                                De toute façon la grammaire du français classique est déjà fixée. Ce que je suggère c’est de définir les normes du français actuel, rien de plus.


                              • Agafia Agafia 30 mars 2018 20:20

                                Beaucoup de gens se foutent des Québecois et pourtant, ils parlent mieux le français que les français eux-mêmes, et en débit de leur proximité géographique avec le monde américain, ils résistent de toutes leurs forces à la pression linguistique anglo-saxonne.


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 mars 2018 20:26

                                  Je me suis toujours battue en belgique pour que les enfants soient d’abord élevés dans leur langue d’origine : le français ou le flamand. Ayant fait mon mémoire sur la dyslexie, je sais ce qu’il en est d’imposer d’emblée le bilinguisme à la maternelle. Une catastrophe. Surtout pour ceux qui ont des problèmes familaux. Article sur la Libre. Une personne très diplômée à été refusée à un poste pour non-connaissance parfaite du flamand.


                                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 mars 2018 20:35

                                    Quand on construit une maison, par la suite on peut changer les fenêtres, repeindre la façade, rajouter ou enlever certains éléments. Mais si on enlève les bases, l’architecture qui maintient le tout, elle s’écroule ;


                                    • rosemar rosemar 30 mars 2018 22:16

                                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                      Les bases, oui, sont essentielles : c’est pourquoi il faut rétablir un véritable enseignement de la grammaire...

                                    • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 31 mars 2018 09:11

                                      Il est intéressant de connaître l’opinion des étranger sur cette question :

                                      Appel universitaires étrangers contre l’anglais à l’université

                                      « Le Parlement français (se prépare à adopter) un projet de loi qui risque de contribuer à l’expansion rapide de l’anglais comme vecteur principal d’enseignement dans le système universitaire français. Nous, qui décidons depuis la Chine, le Brésil, les Etats-Unis, l’Europe centrale, de l’envoi de nos étudiants en France, nous nous permettons de vous mettre en garde contre la disposition législative envisagée, présentée comme un remède miracle pour favoriser « l’attractivité » de vos universités auprès de nos étudiants.

                                      Elle repose en fait sur une double erreur d’appréciation. La première porte sur les raisons qui conduisent des étudiants étrangers à faire le choix de la France. Pas plus que les touristes ne viennent chercher dans votre pays des Starbucks ou des McDonald’s, nos étudiants n’aspirent à recevoir en anglais, dans vos universités ou grandes écoles, une formation que, sans vouloir vous désobliger, vos partenaires anglophones sont mieux armés que vous pour dispenser. La mondialisation, qui provoque des phénomènes d’uniformisation, a cet effet paradoxal de faire de la diversité une valeur : ce que les meilleurs d’entre eux viennent chercher en France, la raison pour laquelle nous les y envoyons, c’est justement une autre façon de penser, une autre façon de voir le monde, un modèle culturel alternatif aux modèles anglo-saxons dominants. Nous avons impérativement besoin de cette autre voie. Or, cette différence est liée à la langue que vous parlez.

                                      Si le savoir est universel, la langue qui permet d’y accéder, elle, ne l’est jamais. Les langues ne sont pas interchangeables, on ne dit pas la même chose dans une langue et dans une autre. Vous avez la chance de disposer en français d’un formidable capital d’intelligence lié à une tradition plusieurs fois séculaire : ne le dilapidez pas en renonçant à la langue qui le constitue. Il est absurde de considérer le français comme un obstacle à l’attractivité de votre pays : dans la concurrence mondiale, il représente votre avantage comparatif, votre valeur différentielle.

                                      Enfin, en venant en France, et parce que votre pays est une porte d’entrée vers le Maghreb et l’Afrique, nos étudiants cherchent aussi à bénéficier d’un tremplin, en accédant par votre intermédiaire à ce vaste espace francophone, à ses richesses, à ses perspectives de développement. Prenez garde à ne pas décourager les pays qui en font partie, car comment voulez-vous qu’ils conservent l’usage du français dans leurs systèmes éducatifs si vous-même y renoncez ? Il est douteux que votre intérêt soit de brader les avantages économiques que vous pouvez tirer de solidarités linguistiques forgées par l’histoire.

                                      Améliorez vos infrastructures universitaires, facilitez l’obtention des visas, simplifiez les formalités administratives, offrez des perspectives de carrière aux étudiants étrangers que vous accueillez, renforcez chez eux, mais aussi chez les Français eux-mêmes, la maîtrise des langues : tels sont en France, comme partout ailleurs, les objectifs à poursuivre pour améliorer l’attractivité d’un système d’enseignement. Mais ne renoncez pas à l’usage de votre langue dans la transmission des savoirs, car en vous appauvrissant vous-même, vous appauvrirez aussi le monde entier. »

                                      Emily Apter New York University, responsable de collection à Princeton University Press ; Izabela Aquino Bocayuva professeur-adjoint à l’Instituto de filosofia e ciências humanas de l’Université de l’Etat de Rio de Janeiro (UERJ) ; Xiaoquan Chu Doyen de l’Institut des langues et de la littérature étrangère, université Fudan, Chine ; Jacques Lezra Department of Comparative Literature, New York University ; Michael Loriaux Professor of Political Science, Northwestern University ; Nobutaka Miura Professeur à l’université Chûo, Japon ; Myroslav Popovych Directeur de l’Institut de philosophie de l’Académie des sciences d’Ukraine ; Dumitru Topan Recteur de l’université de Craiova, Roumanie ; Fernando Santoro professeur adjoint à l’université fédérale de Rio de Janeiro.




                                        • rosemar rosemar 31 mars 2018 09:20

                                          « L’enseignement de la grammaire a été marginalisé au nom de l’idée d’égalité ? Tous les êtres humains sont aptes à penser par eux-mêmes... rendre la parole spontanée aux élèves... privilège de l’oral sur l’écrit... »


                                          • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 31 mars 2018 09:29

                                            @l’auteur
                                            Bravo pour cet article. Et merci.
                                            Allez, rigolons un peu :

                                            L’anglais n’est que du français mal prononcé :


                                            - Ail ou radis ? Are you ready ? Êtes-vous prêt ? 

                                            - Saintes salopes - Thanks a lot - Merci beaucoup 

                                            - Débile - The bill - L’addition 

                                            - Mords mon nez - More money - Plus d’argent 

                                            - Marie qui se masse - Merry Christmas - Joyeux Noël 

                                            - Oui Arlette - We are late - Nous sommes en retard 

                                            - Mais dîne Franz - Made in France - Fabriqué en France 

                                            - Y s’pique Germaine - He speaks German - Il parle allemand 

                                            - Ahmed a l’goût de tripes - I made a good trip - J’ai fait un bon voyage 

                                            - Six tonnes de chair - Sit on the chair - Asseyez-vous sur la chaise 

                                            - Les slips tout gais serrent - Let’s sleep together - Dormons ensemble 

                                            - Guy vomit sous mon nez - Give me some money - Donne-moi un peu d’argent 

                                            - Âme coquine - I’m cooking - Je cuisine 

                                            - Deux bouts de chair - The butcher - Le boucher 

                                            - C’est que ça pèle - Sex appeal - Attirance sexuelle.





                                            • rosemar rosemar 31 mars 2018 09:48

                                              « La servitude volontaire : nous ne croyons plus en notre langue, nous avons perdu confiance en nous-mêmes... »



                                              • Arnes Arnes 31 mars 2018 10:43

                                                Que de poncifs et contre vérités sur la pauvre langue française victime sans défense des méchants capitalistes anglo-saxons.

                                                Tout d’abord, au départ, l’anglais était un patois, issu de la rencontre d’un soudard normand et d’une serveuse saxonne d’un bouge sordide : mélange de français d’allemand, il n’était utilisé que par le bas peuple, la haute société ne parlent que latin et français.
                                                Bien après, à la suite de l’empire Britannique et du capitalisme américain, il s’est imposé comme langue mondiale et a connu un développement inouï, avec la création quotidienne d’une multitude de termes qui sont repris tels quels dans la plupart des langues du globe.
                                                Face à ce raz de marée, la France pleurniche et sa pauvre académie tente de réagir avec 10 ans de retard, toujours trop tard.
                                                Mais un village résiste vaillamment : C’est le Quebec avec une communauté dynamique qui se bat bec et ongles non seulement pour conserver sa langue , mais pour franciser immédiatement tout nouveau terme anglophone : voir le site de l’office canadien de la langue française avec sa savoureuse « banque de dépannage linguistique » : https://www.oqlf.gouv.qc.ca&nbsp ; .

                                                Par ailleurs, vivant en France dans une communauté anglophone, je peux témoigner que ces anglophones sont bien souvent des puristes de la langue française et trouvent effarants l’usage de termes « anglais » qui n’en sont pas : « living », « running », « fooding » ...

                                                Macron a tout a fait raison de prétendre qu’une bonne maîtrise de la langue anglaise (espéranto de fait) est tout a fait compatible avec le développement de la langue française ; voir les quebecquois !

                                                • rosemar rosemar 31 mars 2018 11:30

                                                  @Arnes

                                                  Oups ! Site inaccessible pour le lien !

                                                • Arnes Arnes 31 mars 2018 11:48

                                                  @rosemar


                                                  Sorry, euh désolé !


                                                • rosemar rosemar 31 mars 2018 11:58

                                                  @Arnes

                                                  Attention à l’anglais qui revient !

                                                  Tout cela semble très utilitaire... où est la beauté de la langue ?
                                                  La culture est émancipatrice et la langue est une partie essentielle de la culture....

                                                • rosemar rosemar 31 mars 2018 11:28

                                                  « Ils trouvent effarants l’usage de termes « anglais » qui n’en sont pas : « living », « running », « fooding » ... »



                                                  C’est bien la preuve que ces termes sont utilisés et qu’ils polluent notre langue....

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