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Pourquoi tout bloque ? - AgoraVox le média citoyen

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Pourquoi tout bloque ?

Qu'est-ce qui bloque ? Ou la fidélité, la censure et la drogue !

Bien d'autres choses sans doute ; mais mon sujet n'est pas de redire les méfaits d'une politique totalitaire ni d'avoir la primeur d'en avoir déniché d'autres.

 

Nous sommes tous issus de milieux qui nous ont forgés ; qui ont forgé nos pensées, influencé notre mode de vie – que ce soit par continuation ou imitation ou au contraire, par rébellion- nous sommes conditionnés tous, par notre âge, notre niveau d'études,etc.

La rébellion face à une bourgeoisie étriquée a été générationnelle, mais cela fait plus de quarante ans : le monde contemporain a eu raison de nous.

 

La plupart des électeurs du PS, parti au pouvoir, sont tombés dedans quand ils étaient petits, qu'ils fussent habillés de rouge ou de rose, c'était une donnée aussi évidente que l'heure de la récré ou l'ennui du dimanche en famille.

Les parents avaient des activités à la F O L ( fédération des œuvres laïques) ou à Léo Lagrange ; le mutualisme était une activité bénévole ( on peut noter au passage sa belle évolution !), la laïcité voire l'anticléricalisme sous-tendaient leurs pensées ; dans les régions roses historiquement, dont celle que je connais le mieux, les paysans avaient teint en rose leur propre descendance des camisards : on était socialiste par opposition foncière et ce caractère, tenu au repos en période de paix, se révélait quand il le fallait, en résistance, ou en colère de la rue.

Et par le vote, naturellement, on ne se posait même pas la question.

Il semble bien que l'on soit non politisé à gauche, non politisé à droite, par hérédité !

Pour soigner l'amertume qu'ils ressentent face à la perte des valeurs qui les nourrissent, ils s'en remettent tout naturellement au PS !

Nous avons tous entendu les difficultés, les tergiversations de bien des communistes à quitter leur famille partisane après que, en leur âme et conscience, ils n'eurent plus de raisons d'y rester.

L'exil est un vide existentiel, il ne se décide que contraint et forcé car on sait qu'avant de se restructurer, avant de remettre les pieds sur terre et de retrouver ses billes, le temps sera long et douloureux.

L'exil est déchirant.

Cette fidélité n'est pas tant une vertu qu'un grand besoin de sécurité, absolument légitime me semble-t-il, et la peur de l'inconnu alliée à celle de la solitude handicape fortement le courage !

En ce qui concerne le PS, puisque son évolution fait grincer bien des dents, il faut se rappeler qu'un parti n'est pas une démocratie ( vraie) en miniature et que les militants de la base ne sont pas naturellement amenés à exercer leur esprit critique : ils évoluent comme une armée dans le sens donné par les dirigeants. Le problème est encore plus difficile pour eux, car hormis cette fidélité « sentimentale », qui se fait jour seulement quand la scission a eu lieu dans leur cœur, la plupart d'entre eux ont suivi le mouvement sans forcément le conscientiser, c'est-à-dire qu'ils ont adhéré aux dérives.

Ce qui se passe aujourd'hui risque d'élaguer court, ne laissant dans le sein du parti, les seuls arrivistes, ambitieux ou déjà élus !

La déception semble vouloir toucher tout le monde.

Qu'il est dur d'affronter la réalité pour tous ceux qui sont restés attachés aux valeurs initiales du mouvement socialiste, que c'est dur d'affronter la réalité de ce qu'il leur est une trahison, en déguerpissant !

Mélenchon a perdu trois précieuses années pour se décider. Puis il l'a fait avec quelques autres dont le groupe s'était construit de manière informelle ; il a laissé derrière lui bien des amis avec qui il partageait déjà la gauche du parti ; il n'a osé le faire qu'appuyé et soutenu par une Marie-George Buffet à la tête d'un PC qui voulait ne pas mourir.

Et aujourd'hui ? Est-on sûr qu''au fond de lui-même il ne nourrit pas encore cet obsessionnel dessein ? Tirer le PS à gauche, peser de tout le poids de ses sympathisants...

Nous sommes tous des êtres émotionnels avant d'être rationnels et c'est sûrement tant mieux, même si à certains moment de l'histoire cela apparait comme un frein.

Car celui qui reste aujourd'hui le représentant d'un possible changement radical, audacieux tout en étant respectueux des règles de notre pauvre démocratie, s'est discrédité aux yeux de beaucoup, par son choix précis d'un bouc-émissaire mais aussi à cause de cette foutue fidélité.

Et combien d'autres ?

On a dit trente pour cent des électeurs de Hollande au premier tour !

La force d'inertie qu'induit cette « vertu » est incontournable.

Tout se fait donc très lentement ; or le temps presse et nous risquons bien, fidèles et infidèles, d'être dépassés par les événements.

 

Après la fidélité, la censure me paraît nous faire perdre du temps.

 

Celle qui était le garde-chiourme de la morale rétrograde, bourgeoise , on en a abattu les murs en 68.

Bien sûr, comme on ne fait jamais les choses à moitié, en abattant ces digues, on a laissé rentrer une déferlante qui, quarante plus tard nous submerge ; ce n'est plus à proprement parler une censure, on n'en voit mal les limites, aucun chemin de se dessine en deçà ni au delà de son tracé et les voies se croisent et s'entrecroisent à l'infini.

Aussi la censure stricto sensu s'est-elle transformée : d'un manque de liberté ressenti par ceux qui la subissaient, elle est passée à un trop plein. Contre lequel bien sûr, on se protège comme on peut.

Les limites et les interdits sont indispensables à l'élaboration d'une vie autonome, ainsi, tout seul, en famille ou en groupe, il faut fermer les portes car on ne peut guère gérer les courants d'air, fermer les digues pour s'éviter la noyade.

Mais ces limites ne sont plus celles partagées par tout un peuple, que celui-ci les subisse ou les accrédite.

Elles sont posées de manière anarchique par les uns et les autres : on y voit un racisme assumé ( y est donc censuré tout ce qui ne rentre pas dans le cadre ainsi délimité), une intolérance à l'autre revendiquée, une surdité, un aveuglement.

À peine aurons-nous décelé chez un autre des tendances politiques ou religieuses qui ne sont pas les nôtres, que ses paroles ou ses actes seront déboutés.

On rejette la nuance comme une mollesse et dans ce monde complexe où rien ne semble pouvoir être saisi, on se forge des mots d'ordre ou des priorités, sur un mode binaire, et l'on s'y accroche comme à des bouées.

L'ouverture d'esprit y est vue comme une menace de trahison, aussi faut-il la contraindre mais surtout s'en méfier.

Alors, on ne fréquente que les siens chez qui l'on se conforte et comme l'amitié n'est jamais aussi forte que devant l'ennemi, tout ce qui n'est pas nous, redevient, comme jadis, le danger à abattre.

On ne progresse que très peu du coup, parce que l'autre n'est audible que s'il rentre dans notre case ; sinon on le rejette à la vindicte des siens.

On doit se protéger de discours ou d'échanges qui ne sont plus contradictoires mais agressifs, et l'on applique la vieille méthode de la censure ! À moins de les transformer en une suites d'invectives, toujours stériles.

On agit en toute chose comme s'il fallait protéger son intégrité puisque l'on se sent toujours en insécurité.

De multiples petits mondes se cognent ou se frottent en faisant des étincelles et je vois que trop peu d'échanges et de progrès de la pensée.

Sans doute est-ce parce que l'on se sent très vite dépassé et que ne plus pouvoir maîtriser son domaine est une angoisse.

Le besoin de censure des bien-pensants - et quelle que soit la délimitation de cette bien-pensance car elle peut être autre que la pensée unique - portera à en référer à un pouvoir qui autorisera et soutiendra . L'action d'éliminer l'autre en sera facilitée.

Le franc-tireur, le solitaire devra, lui, faire face aux attaques blessantes, panser les plaies ou décortiquer leur contenu pour en tirer un petit quoique-ce-soit qui alimentera son propre développement.

À chacun de se débrouiller ! on m'a dit que c'était ça la liberté.

Alors quand quiconque franchit ces interdits, on s'insurge, on censure, on « replie ».

Face à l'aliénation capitaliste qui nous touche tous, on se défend, si on peut, comme on peut !

Mais il s'agit de protéger son clan, ses idées ou ses engagements, et comme l'ennemi est partout, sans y prendre garde, on retombe dans l'éternel désignation du bouc-émissaire.

 

Ne nous trompons pas d'ennemi !

Une guerre civile aujourd'hui serait une sacrée foire d'empoigne car puisque les ennemis de mes ennemis ne sont plus mes amis ni les amis de mes amis les miens aussi, ce serait, à peu de choses près, ce que l'on nomme barbarie !

Du reste il n'est qu'à voir ce qui se passe au Moyen-Orient !

Cet éclatement des valeurs, ces mondes clos sont un frein certain pour le moment à toute velléité de rébellion !

Il nous faut cesser de foncer sur le chiffon rouge que nous tendent les libéraux au pouvoir, parce qu'ils en auront un neuf chaque jour.

Il nous faut cesser de tourner en rond dans « l'arène de l'illimitation » comme le dit Alain Badiou.

Ma version serait plus prosaïque : arrêtons de courir comme le hamster dans la roue de sa cage.

Cela nous rendra fous.

 

Mais le blocage le plus verrouillé est bien celui-là :

« L'une des plus grandes forces du capitalisme développé est d'avoir appris à convertir en permanence les insatisfactions qu'il engendre ( ou les crises et les catastrophes qu'il suscite) en moteurs fondamentaux de sa propre expansion indéfinie.

Chaque monade humaine y est en effet dressée à consommer toujours plus ( et à diriger sans cesse son désir sur les derniers gadgets que la propagande publicitaire lui présente comme indispensables), aiguillonnée par l'espoir chimérique qu'elle pourra mettre ainsi un terme au calvaire moral d'une vie invivable puisque précisément fondée sur la seule consommation.

Ce mouvement en spirale est évidemment sans fin.

Si le capitalisme moderne exerce une telle emprise psychologique sur les individus qu'il a atomisés et déracinés, c'est donc bien d'abord parce qu'il s'appuie sur les mêmes ressorts affectifs et émotionnels que ceux qui gouvernent l'addiction à la drogue.

En ce sens, la religion de la consommation apparaît comme le véritable opium des peuples modernes.

C'est pourquoi la construction d'un monde décent ne saurait être envisagée sans un travail parallèle d'auto-désintoxication de l'âme humaine et sans l'élimination de toutes ces substances « personnicides » ( selon la belle expression de Lucien Sève) dont le capitalisme de consommation a su faire un commerce rentable. » Jean-Claude Michéa « Le complexe d'Orphée ».

Il est sûr que beaucoup de paroles sont « contre » tandis que la plupart des comportements sont « pour » !

 

Je ne reprendrai pas cet autre blocage, ce comportement qui consiste à faire capoter toute révolution, que j'ai évoqué longuement dans un précédent article.

Le courage qu'il faut aux « éveillés » aujourd'hui, c'est prendre le temps de l'auto-critique, faire tomber les barrières qui nuisent à l'élaboration d'une action d'envergure ; et pour ça, ne soyons ni taureau ni rat enfermés.

Quant aux fidèles, il leur faudra celui, peut-être plus difficile encore, de voir la réalité en face, de l'accepter puis l'affronter.

« Ah que la vie était belle contre Franco ! » dit un des slogans anticapitalistes les plus populaires en Espagne.

 

Soyons certains que la lutte sera une fête d'entraide, de réseaux et de relations, d'énergie, de rencontres et, qu'au bout, on aura une grande fierté de soi !

Parce que la seule liberté qui nous reste, c'est de dire NON.


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23 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 17 octobre 2012 15:28

    Je vais plusser.

    Mais tout va à l’envers.
    Dire NON, à quoi cela pourrait servir quand l’intérêt est en jeu ?
    Que ce soit de gauche ou de droite d’ailleurs.
    Alinea est pseudo féminin, mais comme chacun sait, un pseudo ne veut rien dire de plus.
    J’arrêterai donc ici. smiley

    • alinea Alinea 17 octobre 2012 16:39

      L’enfoiré ; je n’ai pas compris grand chose à votre commentaire ;dire NON à l’intérêt peut-être ?
      Quand à mon pseudo, je ne vois pas ce qu’il vient faire ici... si ça vous dit, donnez-en moi un éclairage ! merci...


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 octobre 2012 17:42

      « je n’ai pas compris grand chose à votre commentaire »


      Je m’en doutais.

       « NON à l’intérêt peut-être ? »

      Plus que ça. A la vie telle qu’elle est et qui n’est pas nécessairement celle que l’on pense.

      « Quand à mon pseudo, »

      Étonné que vous me posiez la question. Parce que la sensibilité féminine n’est pas la même que la masculine.
      J’ai dit que j’ai plussé votre article. Vous avez actuellement 64% de positif. smiley

    • alinea Alinea 17 octobre 2012 17:48

      Je ne râlais pas l’Enfoiré : je m’interrogeais !


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 octobre 2012 17:51

      Merci.

      Voici un autre article du même sujet d’un autre rédacteur du jour. 
      Je n’ai aucun problème pour en déterminer le sexe de l’auteur. smiley

    • alinea Alinea 17 octobre 2012 18:01

      L’Enfoiré : je suis beaucoup plus pragmatique dans mon article ! Je n’y dépasse pas le cadre d’une observation empirique !



      • alinea Alinea 18 octobre 2012 02:11

        J’ai connu au Zaïre des gens qui avaient apprivoisé une panthère ; bien sûr celle-ci avait été arrachée jeune à sa mère et nourrie au biberon !
        On m’a dit que des gens avaient des boas dans des appartements parisiens.
        Il y a eu des montreurs d’ours ; il existe encore des dompteurs de fauves. Tous ont été arrachés à leur vie pour être aliénés par l’homme.
        Mais je parlais politique ; j’essayais de comprendre pourquoi tant de couardise, de peur d’être libre !
        j’essayais de trouver la faille par laquelle l’émancipation pourrait jaillir !


      • alinea Alinea 17 octobre 2012 17:54

        Schweizer
        Absolument : les valeurs socialistes sont en parfaite adéquation avec la nature humaine ( il faut peut-être se mettre d’accord sur ce que ça veut dire !) ; des êtres sociaux ne peuvent vivre heureux aux dépends de leurs voisins ; s’il le peuvent, à mon avis, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas !
        Et quand quelque chose ne va pas, avant d’arriver au conflit, qui fait aussi partie de la réalité, il faut essayer de se comprendre. Quand on comprend les choses, tout est beaucoup plus facile et l’on peut s’oublier un peu pour mettre de l’huile dans les rouages.
        Mais comme dit l’Enfoiré, ceci est peut-être très féminin, mais vous conviendrez qu’il s’agit d’un autre débat !
        D’un autre côté, si c’est vraiment féminin et comme les femmes sont plus de la moitié de la population, rien n’est perdu !


      • alinea Alinea 17 octobre 2012 18:35

        schweizer : ce n’est pas parce que nous sommes émotionnels, peut-être d’abord, que nous n’avons pas de raison !
        La raison fait partie de l’homme tout autant mais est peut-être moins spontanée !
        Nous avons aussi la possibilité de réfléchir !
        Je n’ai jamais aimé ce truc qui consiste à dire « on préfère les siens » ; c’est très tordu et pervers !
        On vit dans un tout et selon le niveau de sa conscience, ce tout est plus ou moins vaste !
        Du reste je pense que la raison et l’émotion peuvent faire un très beau mariage dans l’homme !


      • alinea Alinea 17 octobre 2012 20:44

        Non schweizer : pas dans les films seulement ; et heureusement.
        Quant aux siens, je défie quiconque de me dire dans quelle circonstance, aujourd’hui, il a eu à « choisir » ; Le coeur est vaste, et plus il donne, plus il est riche.
        En général, la solution c’est le partage !
        Ceux que je rencontre sont « miens » ; et ils ne sont pas tous de ma famille !
        Vous dîtes que la raison est pleine de scories de l’émotion ! non ! elles se mélangent, c’est tout et selon les individus, c’est l’une ou l’autre qui prend le dessus selon les circonstances.
        Si on n’accueille pas un immigré sans papier en préférence à un cousin, c’est que souvent on n’a pas rencontré l’immigré. Et l’on fonctionne par rencontre, ce qui me parait bien.
        Sinon, cela ressemble à de la pitié ou relève des bonnes oeuvres ; rien qui me soit plus détestable.
        Mais si l’on est ouvert, on peut très bien rencontrer l« immigré....
        Quand on rencontre quelqu’un, il devient » sien" ; si je n’ai pas rencontré mon cousin, il n’est pas mien et sûr, ce n’est pas parce que sa mère est soeur de ma mère qu’il est prioritaire !


      • alinea Alinea 18 octobre 2012 00:58

        Merci de votre conseil schweizer, mais cela ne m’est jamais arrivé ! Du reste ce que je donne n’est que très rarement matériel ; je donne mon temps, mon écoute, mon aide et je possède si peu que, en ce qui concerne le matériel, ce sont plutôt les autres qui me donnent !
        Hier, on m’a porté une belle daurade et des cèpes ; ma maison est meublée de ce qu’on m’a donné. Mais le peu que je possède est toujours aussi le bien d’autrui !
        Mais je ne suis pas une sainte, rassurez-vous !
        J’aurais adoré qu’une fois, on commente mon article !


      • alinea Alinea 17 octobre 2012 21:41

        Ah ! Quel rapport avec l’article ?
        Moi je veux bien te donner des oeufs, mais pas mes poules ! c’est vrai !!!


      • alinea Alinea 18 octobre 2012 02:21

        mode : puis-je savoir ce que vient faire cette pub sur mon article ?


        • lulupipistrelle 18 octobre 2012 03:11

          Je regrette votre déception... mais pour ce qui est de la situation actuelle vous aviez été prévenue..

          A propos de la déception idéologique, en général... c’est un peu comme sortir de l’adolescence... il faut un jour accepter que nos parents ne sont pas les géants tutélaires qui ont veillé sur notre enfance, et se lancer dans la vie tout seul, penser par soi même, et écouter les autres, même quand a priori on n’est pas d’accord.


          • alinea Alinea 18 octobre 2012 10:53

            lulupipistrelle : je ne comprends rien à votre commentaire ! décidément.
            Il n’y a aucune déception de ma part ;
            Je dirais plutôt sortir de l’enfance car l’adolescence est l’âge au contraire de toutes les audaces avec une forte volonté d’autonomie, et beaucoup d’écoute : c’est l’âge des amis, de l’entraide, l’âge où le matériel, l’argent, n’ont pas d’importance, l’âge où on rêve de refaire le monde !!


          • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 10:16

            Ca doit être une contradiction entre le rapport de production et l’état des forces productives qui ne peut être dépassé car l’état de conscientisation n’est pas arrivé à maturité.

            Peut-être à cause du réchauffement climatique.


            • alinea Alinea 18 octobre 2012 10:54

              superbe humour le péripate !


            • Hervé Hum Hervé Hum 19 octobre 2012 09:53

              Bonjour Alinea,

              J’ai toujours du retard à l’allumage, mais c’est comme qui dirait une institution chez moi.

              Mon commentaire sur votre article est paraphraser le seul objet de mon culte de la personnalité, j’ai nommé le regretté Coluche.

              Dans son sketch « misère » il dit parlant des chansons gnangnan « Quand on pense qu’il suffirait que les gens arrêtent de les acheter pour que ça ne se vende plus » Cette boutade s’applique bien à tout ! Arrêter de regarder la pub pour ne plus avoir envie d’acheter.

              Mais la vie est une addiction, alors, faudrait ’il arrêter de vivre pour ne plus avoir d’addiction ? Disons qu’il y a les addictions positives, constructives et les autres.

              Qu’en toute chose, c’est l’abus qui est dangereux.

              Bref, il suffirait qu’un comportement individuel se « multiplitude » pour changer la société.

              Concernant la liberté il est un fait avéré depuis fort longtemps que la majorité des gens préfère la sécurité à la liberté. Je ne prétendrait pas ne pas me soucier de ma sécurité mais je crois que là où il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de sécurité. Une des grandes manipulations consiste à faire croire le contraire en jouant sur la peur. Alors, « celui qui sacrifie la liberté pour la sécurité n’a ni l’une ni l’autre » (ce n’est pas de moi).

              Pour terminer Alinea, ne pas confondre anarchie avec chaos ! La confusion ayant été apporté de manière intentionnelle pour discréditer la première...


              • alinea Alinea 19 octobre 2012 12:36

                Merci Hervé pour ce commentaire ; pas d’inquiétude en ce qui me concerne : je ne cesse d’égrener ça et là des leçons d’anarchisme qu’il faut distinguer d’anarchie !
                Je vois la conscience fonctionnant comme le langage : par étape d’un système complexe et complet à chaque fois ;il grandit comme une spirale, sans fin ; pour le langage, c’est en grandissant, en se cultivant qu’il s’accroît et ça peut ne jamais finir avec les langues étrangères,avec la conscience, elle s’accroit avec des « prises de consciences » ; sortes d’illumination, comme si tout à coup, après un long temps de maturation, le moment était venue d’aller à la conscience, et ainsi la conscience grandit.
                Votre fin du désir ou du sens de la vie, me fait penser aux« trous noirs » des saints ;
                J’ai connu une période semblable après de multiples épreuves ; mais la vie continue, on a juste le sentiment de « fonctionner ». Et puis le sens ou plutôt un sens se dessine à nouveau...
                C’est quand la machine ne fonctionne plus que la vie s’arrête : le simple battement d’une veine concentre la vie dans son infinitude...


              • Hervé Hum Hervé Hum 19 octobre 2012 17:11

                C’est quand la machine ne fonctionne plus que la vie s’arrête :

                Et à quel moment une machine ne fonctionne plus ? Lorsque elle ne sert plus à personne. Un humain en état végétatif à sa machine qui fonctionne toujours, mais pour qui, à quoi sert elle ? Comme donneur d’organes !

                Si dans une fourmilière la reine meurt, toutes les fourmis vont mourir à sa suite car devenues machines ayant perdu le sens.

                Pourquoi des animaux, des humains peuvent attenter à leur vie et se suicider ? Quand ils ont perdu le sens de leur existence. Certes on peut vivre en automate, mais comme figé sur un sens mécanisé dont on ne s’interroge plus sur la pertinence et l’inanité. Mais on vit alors comme des zombies, des morts vivants attendant que la machine veuille bien s’arrêter réellement, car en vérité on est déjà mort. L’espoir fait vivre et notre monde le maintien à travers la loterie, la religion et la télévision. Triptyque permettant de maintenir vivant des êtres ayant abandonné tout sens à leur vie mais se donnant un semblant de sens par procuration de stars qu’on leur gave à longueur de journée.


              • alinea Alinea 19 octobre 2012 17:57

                Hervé ; je comprends bien, enfin je crois !, ce que vous dîtes mais il ya des tas de gens qui ne sont pas juste « en état de fonctionnement » et qui en même « ne se prennent pas la tête » comme on dit aujourd’hui ; chez certains d’entre eux que je connais bien, il y a une réelle sagesse non exprimée en mots !
                Le sens de la vie, c’est nous qui le donnons, c’est nous qui l’inventons car au fond, quel sens peut-elle bien avoir ?
                Il y a des gens qui ont besoin de comprendre, d’apprendre,etc ; d’autres pas du tout.
                Et d’eux j’ai beaucoup appris.
                Mais il y a les zombies, certes ( je n’en connais pas personnellement donc je m’en fais une idée) ; à ce stade je pense que l’idée du suicide ne peut même pas venir ;
                quant aux périodes auxquelles je faisais allusions, où toutes ses valeurs se sont écroulées, il reste au fond de soi une petite flamme qui n’attend que de se rallumer. Pendant ce temps là, on fonctionne, mais il reste un espoir en l’avenir !


              • Hervé Hum Hervé Hum 19 octobre 2012 20:14

                Alinea, mes exemples ont juste pour objet de montrer que tout tourne autour du sens. Donner ou non sens à sa vie, à ses actes.

                « Le sens de la vie, c’est nous qui le donnons, c’est nous qui l’inventons car au fond, quel sens peut-elle bien avoir ? »

                Avez vous lu ma réponse sur votre article « devise es tu toujours la plus belle » ?

                Il y est écrit ma réponse !

                La vie c’est donner sens à l’existence de l’être, ici soi même. Peu importe le sens, l’important est d’y croire.

                Par contre, dire qu’au fond la vie n’a pas de sens est la définition du néant tel que je la donne !

                J’espère ne pas vous avoir trop « pris la tête » !!!

                Bonne soirée avec votre bandonéon parce que moi, j’ai quelque peu délaissé mon saxo et il m’a fait savoir son mécontentement la dernière fois que je suis revenu vers lui... Une pièce s’est décollé ! A chaque fois que je lui fait défaut il me le fait payer. Mais il sait aussi me récompenser lorsque je lui suis dévoué !

                 

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