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Accueil du site > Tribune Libre > Réflexions ou radotages ?

Réflexions ou radotages ?

Je suis né en 1934, au temps de la plus grande France. Je suis retraité, après plus de quarante-neuf années de services, militaire et civils. Je crois de mon devoir, devant le pessimisme qui s’empare de ma patrie, d’être une voix qui crie dans le désert.

Mon propos est d’observer la situation actuelle, de tenter d’en analyser les causes et de proposer modestement des solutions.

Nous n’avons jamais été, apparemment, aussi riches, et en même temps nous installons la pauvreté dans notre mode de vie. Nous reproduisons le Bas-Empire romain convoité par les Barbares. En effet, panem et circenses équivalent à RMI et Star Academy ou autres jeux, et les grandes invasions présentent bien des points communs avec l’immigration clandestine actuelle.

Nous entendons affirmer que nous entrons dans l’ère post-industrielle, mais que ferons-nous de ceux qui n’auront pas ou ne pourront pas avoir les emplois correspondant à ce modèle économique ? Et, en tout état de cause, est-il bon de perdre ce savoir-faire ouvrier que nous avons mis tant de siècles à obtenir ?

Nous proclamons : "L’Etat doit..." en oubliant que les ressources dudit Etat proviennent des impôts, taxes et autres prélèvements payés par les contribuables que nous sommes. En réalité, nous avons oublié qu’en notre qualité de citoyens, nous avons des devoirs, qui sont les corollaires de nos droits, et qu’en fait, l’Etat, c’est nous.

Sous prétexte de tolérance, nous laissons se développer sans surveillance des communautarismes qui risquent de détruire le désir de vivre ensemble, fondement de la nation.

Nous avons créé le collège unique, puis adopté l’objectif de 80 % de la classe d’âge au bac, en oubliant que chaque enfant est unique en ses capacités et aspirations, que tout n’est pas déterminé dès la maternelle, comme voudraient le faire croire certains psychologues, et surtout sans s’inquiéter des laissés-pour-compte de ce système trop centralisé.

Tout être vivant doit s’adapter, sous peine de sclérose, ceci est vrai aussi pour les sociétés humaines. Cette évidence n’échappe à personne et pourtant, nous nous obstinons à figer les situations à travers les statuts, les droits acquis, les réglementations et jurisprudences ; c’est particulièrement vrai dans les relations de travail, et je ne peux m’empêcher de comparer le Code du travail à un récif corallien.

Je reconnais volontiers que la plupart de nos dirigeants ont la volonté de rechercher notre bonheur. Cependant l’enfer étant pavé de bonnes intentions, l’effet pervers de certaines décisions nous conduit dans l’impasse.

Dans l’intention louable de faire bénéficier de la croissance les salariés les plus modestes, le salaire minimum interprofessionnel de croissance a remplacé le salaire minimum interprofessionnel garanti, presque tous les gouvernements ont donné un petit coup de pouce au SMIC avec l’approbation des syndicats de salariés, en oubliant que nous étions entrés dans une ère de moindre croissance et que cette augmentation de la masse salariale était supportée par les entreprises qui se sont adaptées en augmentant la productivité, c’est-à-dire en supprimant des emplois.

Je ne dis pas que cette mesure soit la seule explication du chômage, mais qu’elle contribue à l’appauvrissement des plus faibles.

Un leader syndicaliste a dit un jour que le Smic n’avait pas pour vocation de rémunérer le plus grand nombre, et je suis entièrement d’accord avec lui. Pourtant la proportion de salariés payés au Smic ne cesse de croître, favorisée en cela par les réductions de charges sur les salaires de ce niveau.

De même le regroupement familial a-t-il été instauré au profit des travailleurs immigrés sans modification du Code de la nationalité qui accorde la nationalité française à tout enfant né en France, ce qui n’était pas grave en période de plein-emploi favorable à l’intégration des familles intéressées, mais qui se révèle destructeur lorsque cette disposition bénéficie aux immigrés clandestins.

La mesure la plus généreuse, et en même temps la plus pernicieuse, a été l’instauration du revenu minimum d’insertion sans préciser quelle contrepartie les bénéficiaires devaient à la collectivité et quelle sanction ils risquaient d’encourir s’ils ne respectaient pas les mesures d’insertion, ce qui a transformé en assistés permanents une grande partie de nos compatriotes qui méritent mieux que les Restos du coeur et le Samu social en réponse à leurs problèmes.

Je ne dirai rien sur les trente-cinq heures, pour ne pas prononcer de paroles désobligeantes. Je me contenterai de demander à Mme Martine Aubry, si j’ai un jour l’honneur de la rencontrer, si elle ne travaille que trente-cinq heures par semaine.

Nous voici dans la troisième partie de mon propos, qui va faire bondir la quasi-unanimité de mes concitoyens. En effet, pour paraphraser Sir Winston Churchill, je ne vois que la sueur et les larmes pour parvenir à l’égalité devant la loi et au bien-être par le travail.

Nous allons assister à une campagne présidentielle passionnante par ses enjeux institutionnels et économiques. Je souhaite que tous les candidats aient à coeur de sortir notre pays du marasme, et je leur propose modestement quelques pistes.

Si la constitution de la IVe République pêchait par l’instabilité du pouvoir exécutif qu’elle entretenait, celle de la Ve République souffre des excès dudit pouvoir, aggravés par la dyarchie.

Je crois qu’il serait nécessaire :

- soit de supprimer le poste de premier ministre en conservant le quinquennat

- soit de revenir au septennat, en rétablissant l’élection du président de la République par les grands électeurs et en réduisant ses pouvoirs propres qui comprendraient la décision du feu nucléaire et la possibilité de faire jouer l’article 16 pour détenir tous les pouvoirs sous le contrôle du Parlement réuni de plein droit en cas de mise en péril des institutions.

Il faudrait aussi que l’ordre du jour du Parlement soit fixé par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, et que la mise en oeuvre des lois ne soit plus retardée par la rédaction des décrets d’application.

Enfin, il est indispensable d’éviter que la rue arbitre l’action politique.

Toutes les opinions politiques méritent d’être représentéesn mais le recours à la proportionnelle n’est pas une panacée, parce que la versatilité du corps électoral français paraît être une constante.

Pour se sentir vraiment représenté, le citoyen a besoin de connaître l’élu, c’est pourquoi je suggère que la candidature à la députation et au Sénat soit soumise à l’obligation de détention d’un mandat municipal ou cantonal dans le département concerné. Même si cela est contraire au discours actuel contre le cumul des mandats, je pense qu’un député ou un sénateur impliqué dans sa circonscription est le meilleur garant de l’intérêt général.

La représentation proportionnelle intégrale sans aucun correctif majoritaire pourrait être retenue pour les élections municipales et régionales, le scrutin uninominal à un tour pourrait être adopté pour les élections cantonales et législatives.

De plus, je pense qu’un fonctionnaire devrait démissionner s’il est élu député ou sénateur.

Je crois me souvenir que l’une des caractéristiques essentielles du service public est la continuité, qui ne peut être interrompue que par cas fortuit ou par force majeure, et qu’en aucun cas la grève n’est un cas de force majeure.

Pourtant, depuis de nombreuses années, les agents des services publics et les fonctionnaires s’octroient le pouvoir d’interrompre le service dont ils ont la charge en faisant grève, et cela sous le prétexte de défendre le service public. Je suis convaincu qu’ils confondent, en toute bonne foi, la défense de leur statut personnel (ce qui est respectable) et la défense du service public (dont l’intérêt leur est supérieur, puisqu’il concerne tous les usagers).

Une remise en ordre ferme est devenue indispensable, parce que la survivance de la tolérance de ce comportement corporatiste constitue l’une des raisons de nos blocages.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Français se sont retroussé les manches et leur action leur a permis de redresser le pays, malgré le handicap des guerres coloniales.

Nous avons le devoir de considérer que nous sommes en guerre économique et de nous mettre au travail comme nous avons su le faire avant le premier choc pétrolier.

Pour cela, nous devons avoir des finances publiques saines, sans déficit, ce qui est l’affaire de nos gouvernants ; nous devons aussi avoir un commerce extérieur excédentaire, ce qui est l’affaire des producteurs nationaux et des consommateurs.

Cette oeuvre gigantesque suppose l’adhésion de tous les agents économiques car elle nécessite la mise en place d’un système permettant aux entreprises de prospérer et d’être réactives.

Les syndicats devront cesser de s’élever contre le profit, tandis que les patrons devront non seulement rendre des comptes à leurs employés mais les impliquer dans la gestion et la définition des objectifs. Cela suppose une redéfinition des relations entre le capital et le travail, qui doivent être partenaires, et non adversaires, pour garantir la pérennité de l’entreprise. A titre d’exemple, je pense que les conseils de surveillance des sociétés anonymes devraient comprendre des représentants des salariés avec voix délibérative d’un poids égal à celui de la voix des actionnaires.

Les politiques devront faciliter cette mise en ordre de marche non pas en distribuant des subventions, mais en libérant totalement le dialogue entre syndicats de salariés et représentants des patrons sur les rémunérations et la durée du travail, tout en restant rigoureux sur la sécurité des personnels.

Ceci implique la levée des tabous du Smic et des trente-cinq heures, ainsi que la remise en cause de l’effet de seuil du RMI qui devrait pouvoir être perçu par les salariés faiblement rémunérés pour leur permettre de vivre dignement, la contrepartie de la perception du RMI étant l’exécution de travaux au profit de la collectivité.

Les consommateurs devront, dans la mesure de leurs moyens financiers, se souvenir dans le choix de leurs achats que le commerce équitable est aussi celui qui permet aux entreprises nationales de produire, c’est-à-dire de fournir du travail, à leurs enfants ainsi qu’à eux-mêmes.

Cette remise en ordre institutionnelle et économique doit s’accompagner d’un sursaut moral, impliquant la renaissance du sentiment national. Cette fierté nationale doit être enseignée dès l’école, sans oublier que la France fait partie de l’Europe, qui elle-même fait partie du monde. Nos soldats engagés dans tous les théâtres d’opérations extérieures sont les témoins actifs de cette universalité qui évite le nationalisme

Notre souci majeur devra être la valorisation de notre jeunesse et son entrée dans le monde du travail. Nous ne devons jamais oublier que chaque enfant est unique et qu’il doit progresser à son rythme. Il ne sert à rien de le faire entrer au collège s’il ne sait pas lire, écrire et compter couramment, ni de le maintenir en classe jusqu’à l’âge de seize ans s’il ne veut plus apprendre, et encore moins d’inscrire en faculté un jeune majeur qui est arrivé péniblement à obtenir son baccalauréat. Sans tomber dans l’excès japonais de la sélection, nous devons nous rappeler que l’élitisme républicain n’est pas contraire à l’égalité des chances si tout est fait pour mettre en valeur les talents non scolaires des plus faibles.

L’entrée dans la vie active devra être précédée d’une année de service national effectué au même âge par tous les jeunes Français qui, après une période de mise à niveau physique et moral, auront le choix de participer à des travaux au profit de leur collectivité locale dans les domaines de la santé, de la sécurité et de l’environnement.

J’arrête mes élucubrations, en souhaitant une parfaite réussite à tous nos politiques.


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27 réactions à cet article    


  • Pilepoil (---.---.42.92) 11 janvier 2007 11:58

    Pour continuer cette intéressante réflexion avec le recul de l’âge, à lire absolument : le blog de Firmin (84 ans), découvert ici-même il y a quelques jours.

    http://le-blog-de-firmin.blogspot.com/

    De la sagesse, des réflexions décalées et libres de toutes modes, bref, un regard rafraîchissant sur la vie et sur l’actualité. Ecrit à 4 mains avec son petit-fils, des textes émouvants qui font vraiment réfléchir, ce qui devient rare.


    • jean descoubès 11 janvier 2007 18:00

      merci pour votre conseil, j’ai trouvé l’article de Firmin très intéressant


    • Yahia (---.---.130.5) 11 janvier 2007 18:05

      C’est moi qui avais mis le blog de Firmin en référence il y a deux jours. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il parle comme vous, car ses idées ne sont pas forcément les vôtres, mais il y a aussi dans son discours du courage et le rejet des idées à la mode. C’est un Monsieur très humaniste, qui semble vraiment aimer les jeunes et l’avenir, même s’il a, semble-t-il, failli nous quitter définitivement il y a quelques semaines. Quand les personnes âgées ne disent pas « après moi le déluge », je me mets à les apprécier bien plus que celles qui trichent dans les files d’attente et ne font que compter leur argent et leurs placements !


    • Bill Bill 11 janvier 2007 12:21

      M. Descoubès

      Je suis très heureux de lire votre article qui dénote enfin des lieux communs habituels sur ces sujets, vous ètes loin d’être le vilain radoteur que votre titre suggère.

      L’apprentissage très tôt, vers l’age de quatorze ans ne peut être qu’une bonne chose, et si c’est impopulaire, c’est que nos compatriotes n’en comprennent pas l’avantage, croyant qu’il vaut mieux se trainer d’une classe à l’autre pour un résultat médiocre, et qu’un poste dans un bureau bien au chaud, vaut mieux qu’une carrière de mécanicien oar exemple, même si celles-ci peuvent épanouir un esprit plus manuel.

      Je diverge cependant sur l’euroland et je ne crois pas que ce que vous préconisez soit possible dans ce cadre.

      Je me permets de vous conseiller une lecture, que vous avez peut-être déjà faite : « La France aux ordres d’un cadavre » et aussi sa suite « Ordonnance pour un état malade » de Maurice Druon. L’auteur y aborde des thèmes que vous avez mis en lumière et son écriture est un véritable plaisir.

      Bien à vous

      Bill


      • jean descoubès 11 janvier 2007 18:08

        merci pour votre conseil, vous avez raison en disant que la partie économique vous semble difficile avec l’euroland, quoique.... je ne prétends pas détenir la vérité, mais vouloir lancer la discussion


      • Pilepoil (---.---.42.92) 11 janvier 2007 12:22

        J’ajoute à l’auteur de cet article que, même si je ne le suis pas dans beaucoup de ses idées, je suis très heureux qu’il ait eu l’occasion de les écrire sur Agora Vox. Tout ce qui casse la pensée unique est bon à prendre, tout ce qui nous remet en cause et nous oblige à sortir des évidences est vital. À l’heure où la France est visiblement à repenser, on ne peut faire l’économie de quelque point de vue que ce soit.

        Merci donc d’avoir le courage de penser, de dire et d’assumer.


        • Michel (---.---.160.170) 11 janvier 2007 13:32

          " Je crois qu’il serait nécessaire :

          - soit de supprimer le poste de premier ministre en conservant le quinquennat"

          pas mal de gens critiquent l’exécutif à deux têtes. A juste titre à mon avis.

          « - soit de revenir au septennat, en rétablissant l’élection du président de la République par les grands électeurs »

          Cette proposition mettrait effectivement fin au cirque mediatico-politique que constitue l’élection présidentielle dans sa version actuelle et qui n’a rien à envier à la star-academy. Il est assez amusant de penser à une nouveau (-elle) président(e) de la république qui serait élu(e) en mai pour se voir attribuer une majorité parlementaire (et donc un gouvernement) d’une autre couleur politique.

          « Enfin, il est indispensable d’éviter que la rue arbitre l’action politique. »

          Je suis d’accord pour « la rue » 8mais c’est quoi, la rue ?), par contre je pense que les citoyens ne doivent subir la politique pendant une legislature, comme c’est le cas actuellement. Soyons réaliste, la France est une pseudo-democratie : le seul pouvoir du citoyen est d’élire son représentant. C’est ridiculement insuffisant. Vous ne faites malheureusement aucune proposition là-dessus.

          Peut etre pensez vous à l’affaire du CPE quand vous mentionnez la rue. très emblématique de notre deliquescente Vème république. Une majorité omnipotente fait passer une loi qui est contestée par une partie de la population. La majorité ? On n’en saura jamais rien puisque les français n’ont pas été consultés et n’ont pas l’initiative du référendum (les suisses l’ont !). On peut regretter le chaos qui s’en est suivi tant dans les tergiversations de l’executif que dans « la rue » (blocage des universités, de trains...). Malheureusement dans une pseudo-democratie, la contestation (qui est une forme d’expression politique) n’ pas d’autre choix. Ce que je regrette, c’est que tous ces gens qui se sont mobilisés (de l’ordre de grandeur du millions) n’est pas vu plus loin que le bout de leur nez et n’ont pas réflechi à de nouveaux modes (constitutionnalisé) d’expression de leur opposition. En suisse il existe le référendum facultatif, d’initiative citoyenne, qui permet de contester une nouvelle loi. La récolte de 50000 signatures en 100 jours (sur les5 millions d’électeurs en suisse) soumet la loi au peuple. si la France avait les outils démocratiques de la Suisse, on aurait régé l’affaire du CPE dans les urnes. Mais ces outils, tous les partis qui ont été aux pouvoirs se sont bien gardés de les instaurer...

          C’est la réforme majeure qu ’il faut instituter en France. Sinon la défiance (ô combien légitime) des électeurs envers les élus ne fera que s’accroitre.


          • jean descoubès 11 janvier 2007 18:20

            je suis entièrement d’accord avec vous sur l’instauration du référendum d’origine citoyenne, quant à l’arbitrage par la rue c’est ce qui arrive lorsque le pouvoir exécutif transforme le Parlement en chambre d’enregistrement


          • Le Hérisson Le Hérisson 11 janvier 2007 14:07

            Je résumerais votre papier en une formule : « Travail, famille, patrie ! » Mais Pétain a été défait depuis longtemps et heureusement ! J’espère bien que des démocrates sans valeur puérile et moraliste comme vous les affichez vont arriver au pouvoir... Et s’engager dans une vraie réflexion : pourquoi le travail est-il autant taxé alors que les mouvements financiers, qui eux n’ont jamais été aussi importants et aussi bénéficiaires, ne le sont presque pas. Voilà le vrai débat.


            • jean descoubès 11 janvier 2007 18:23

              dommage que vous m’ayez traité de pétainiste, parce que votre réflexion sur la taxation du travail et sur celle des revenus financiers mérite d’être creusée


            • hamoss (---.---.146.61) 11 janvier 2007 14:38

              BRAVO JE SUIS D’ACCORD AVEC TOUT CE QUE G LU MAIS LULU C TROP LONG

              CON......DENSE CA AURA PLUS DE PORTEE TRES AMICALEMENT


              • Anto (---.---.178.10) 11 janvier 2007 14:48

                Effectivement, c’est trop long et surtout, ça part dans tous les sens. Bon puisque vous me demandez mon avis : c’est du radotage.


                • CAMBRONNE CAMBRONNE 11 janvier 2007 15:14

                  RESPECT A L’ANCIEN

                  Vous avez dix ans de plus que moi à un mois prés et vous êtes né un 30 Avril ce qui pour l’ancien bérêt vert que je suis est un point favorable .

                  Ce que vous dites ne peut que recevoir l’approbation de toute personne lucide et honnète , mais ce ne sont que des voeux .

                  Ce n’est pas une critique mais vous avez du remarquer comme moi que les maux dont nous souffrons sont en général bien perçus par l’ensemble de la population quels que soient leurs tropisme politiques .

                  Le vrai problême est de mettre en oeuvre une politique et de la mener avec détermination jusqu’au bout , je ne suis pas un fou de De Gaulle , mais il a été le dernier à avoir cette capacité . Je conseille la lecture , non seulement de « la france est gouvernée par un cadavre » de Maurice Druon mais aussi « du bon usage de la révolution en france » de Jacques MARSEILLE .

                  Dans ce livre l’auteur nous montre que la France fonctionne par soubresssauts et qu’heureusement à la fin d’une période de troubles ou de stagnation un homme se détache du lot pour faire avancer le schmilblick .

                  La vraie question selon moi est là , nous sommes arrivés à un moment important de choix de la personne .Soit la machine redémarre soit nous avons des troubles graves à attendre .

                  En final vous avez reçu un bel hommage de ZEN qui vous acccuse de Pétainisme ! Il ne faut pas faire attention cela fait partie de sa logomachie et de ses réfexes de vieux profs . Tavail , famille , patrie , moi je trouve ça plutot bien , non ? Même si cela vient d’un régime qui a laissé plus de mauvais que de bons souvenirs .

                  A ce sujet , j’espère que monsieur ZEN ne fête pas la fête des mères , invention du cidevant maréchal .

                  Vive la république quand même .


                  • CAMBRONNE CAMBRONNE 11 janvier 2007 15:18

                    TOUTES MES EXCUSES A ZEN

                    Ce n’est pas lui qui était visé mais le HERISSON !

                    De toute façon il aurait pu le dire Na !


                  • jean descoubès 11 janvier 2007 18:38

                    c’est parce que la nécessité d’un sursaut national me semble évidente que j’ai écrit ces quelques lignes qui peuvent paraître exagérées ou naïves à certains, mais comme je l’ai dit nous avons tous le droit de penser et de le dire


                  • Yann (---.---.63.207) 11 janvier 2007 23:37

                    « La France aux ordres d’un cadavre » de Maurice Druon, en effet cher Cambronne. Lisez aussi « Le camp des Saints » de Jean Raspail bien qu’il suffise d’ ouvrir les yeux pour faire le constat de la prophétie accomplie par ce livre majeur.


                  • wired (---.---.92.11) 11 janvier 2007 15:45

                    Ca pue le nationalisme par endroit...Moi je suis contre le nationalisme et l’enrolement (à la fin). Je l’ai fais l’armée et quand on vois tous les gradés planqués qui n’en foutent pas une et qui te disent ce qu’il faut faire..Une année de perdu. Je me sens citoyen du monde et rien foutre d’être Europeen - Francais - ou je sais pas quoi..La seule chose qui compte ne pas trop se faire exploiter...Et ca c’est bien le seul débat l’exploitation de l’homme par l’homme.


                    • CAMBRONNE CAMBRONNE 11 janvier 2007 16:11

                      WIRED

                      Attention il y a pire que l’exploitation de l’homme par l’homme , c’est son contraire !

                      Tout est dans tout et réciproquement !

                      Vaste programme .


                    • (---.---.25.238) 11 janvier 2007 18:22

                      « je pense que les conseils de surveillance des sociétés anonymes devraient comprendre des représentants des salariés avec voix délibérative d’un poids égal à celui de la voix des actionnaires ». Il faudrait imposer ces règles au niveau mondial. Nous n’arrivons déjà pas à faire accepter la TVA des restaurants à 5,5 % pour la France à cause de l’Europe. Alors révolutionner le capitalisme mondial...


                      • jean descoubès 11 janvier 2007 18:43

                        si cela est possible, parce chaque pays est libre dans la rédaction de son code du commerce, quant à dire que cela sera facile.... ne pas oublier qu’il ne s’agit que d’une suggestion d’un citoyen comme les autres qui paie ses impôts et connaît des fins de mois difficiles comme tout le monde


                      • parkway (---.---.143.95) 11 janvier 2007 21:00

                        M. descoubes, que faîtes vous de l’OMC et de M. Pascal Lamy ?

                        vous croyez que ces gens là vont laisser les français les emmerder avec la protection de leur économie ?

                        ils agissent depuis 1989 pour mondialiser l’économie et ainsi appauvrir les peuples,ils ne lâcheront rien !

                        savez vous que les smicars français étaient 8,5% en 1993 et qu’ils en sont à 17% ? et c’est partout comme ça dans tous les pays : l’OMC c’est le rouleau compresseur américain

                        Dîtes moi que les politiques n’y sont pour rien ! osez-le !

                        alors faire confiance en nos dirigeants...la belle affaire ! ca fait trente ans qu’on nous raconte les mêmes fadaises et vous aussi vous en rajoutez.

                        la première des choses à faire, c’est d’annuler le TCE de giscard qui est dicté par l’OMC et j’ajoute par tous les moyens. ce serait déjà un grand pas.


                      • moniroje moniroje 11 janvier 2007 18:49

                        Ce qui est décourageant, dans cet article c’est tous ces « nous devrons... » : mission impossible !!

                        De toute façon, quel que soit le futur président, il devra prendre d’importantes décisions : recul de l’âge de la retraite à au moins 65 ans, augmentation des cotisations, etc.

                        Peut-être serait-ce mieux que ce soit un gouvernement de gauche qui prenne ces décisions : la pillule passera mieux. Vous rappelez-vous Fabius à la télé, annonçant avec une mine d’enterrement la fermeture de notre sidérurgie en Alsace et Lorraine et même partout en France ?? Eh bien, aucune manifestation de rues, rien... C’était autrement pire qu’un licenciement de quelques centaines d’employés ! Oui mais c’était Mitterrand et Fabius !!! le socialisme !!!

                        Par contre, j’augure mal d’un Sarkozy annonçant aux personnels de l’EDF ou aux fonctionnaires que ça suffit que le privé leur paye leur retraite et qu’il leur faudra bosser comme tout le monde les 42 annuités !!! là, oui, ça risque les barricades. Dit par Ségolène, on grognera, c’est tout...

                        Quant à Briseur d’idoles qui invective l’auteur, il suppose vite la bonne situation de l’auteur de par ses propos et sa génération : ça ressemble à de l’a-priori.

                        Certes, cette génération ne manquait pas de travail : il fallait terminer ce qu’avaient commencé leurs aînés : rebâtir une France détruite ; mais beaucoup d’entre eux ont connu une précarité que la jeunesse d’aujourd’hui ne peut même pas imaginer et beaucoup d’entre eux ont aujourd’hui une toute petite retraite. Alors, svp, pas de conclusions hâtives et un peu de respect pour l’âge que vous aurez un jour.


                        • Yann (---.---.63.207) 11 janvier 2007 23:29

                          En plus il devaient aller pisser dans le jardin et se laver dans une bassine d’eau tiède. Oui mais voilà leur Pays c’était la France et l’avenir était radieux avec de vrais hommes au pouvoir. Bravo pour votre article et votez Le Pen.


                          • Dominique Dutilloy Dominique Dutilloy 11 janvier 2007 23:33

                            « soit de revenir au septennat, en rétablissant l’élection du président de la République par les grands électeurs et en réduisant ses pouvoirs propres qui comprendraient la décision du feu nucléaire et la possibilité de faire jouer l’article 16 pour détenir tous les pouvoirs sous le contrôle du Parlement réuni de plein droit en cas de mise en péril des institutions », écrivez-vous dans votre excellent article !.

                            En effet, et je l’ai écrit (cf. « AgoraVox Le Journal citoyen », du 3 novembre 2005 : « Revenir, par voie référendaire, au septennat présidentiel est urgent » [ http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=4286 ]), il faut revenir au septennat présidentiel, ce, par la voie référendaire... Si je reste attaché viscéralement à l’idée-même de l’élection présidentielle au suffrage universel direct, parce que je considère que le Chef de l’Etat est le Gardien de nos Institutions, l’Arbitre et la clef de voûte de la Nation, le Chef des Armées, qu’il promulgue les lois et ratifie les accords internationaux, je ne puis concevoir qu’il puisse avoir la même durée de mandat qu’un député, chargé, lui, de voter ou de proposer des lois !

                            En effet, depus l’instauration de ce Quinquennat :

                            - le Président de la République se trouve être le chef d’une majorité gouvernementale, ce, de manière artificielle, puisque, disposant d’un maximum d’élus de son camp à l’Assemblée nationale, il n’a besoin d’un Premier ministre chargé d’assurer un rôle de coordinateur gouvernemental ;

                            - le Président de la République, en tant que Chef de cette majorité gouvernementale, n’est pas à l’abri d’une possible cohabitation : que se passerait-il si, aux lendemains des Présidentielles 2007, le(la) futur(e) Président(e) de la République se retrouvait, isolé, du fait d’une victoire aux législatives favorable au camp opposé au sien ? La réponse est claire : perçu comme le chef d’une majorité sortante, donc, comme un pantin, il ne pourrait que se soumettre ou se démettre ;

                            - le Chef de l’Etat est plus près de l’action gouvernementale qu’auparavant, alors que son rôle est de diriger le Pays et non de le gouverner

                            A contrario, votre proposition visant à revenir en arrière, à savoir que le Chef de l’Etat soit élu par un collège de grands électeurs, est très dangereux : vous voulez en faire un pantin, qui n’aura plus rien à dire ? Qui aurait le contrôle de nos Armées ou du feu nucléaire ? : non, il faut vraiment qu’il y ait un arbitre, un chef suprême pour contrôler l’action d’un gouvernement...

                            En ce qui concerne ce fameux Article 16 de la Constitution, je suis, par contre, d’accord avec vous, mais avec une variante : il faudrait que ce soient le Chef de l’Etat, l’ensemble du Gouvernement et le Premier Ministre, qui devraient collégialement prendre la décision d’ordonner l’application de cet Article 16, mais, uniquement après un congrès réunissant les sénateurs et les députés à Versailles !

                            La réforme du Général de Gaulle est vraiment celle qui marche le mieux ! Aussi, il est très urgent de revenir au septennat présidentiel !


                            • (---.---.229.236) 12 janvier 2007 06:48

                              Je ne crois pas du tout que notre probléme soit d’ordre constitutionnel. D’une maniére ou d’une autre, nous allons à l’affrontement, car la moitier des français vie au dépend de l’autre via l’Etat, et donc ne peut pas ne pas vouloir maintenir le satus quo, quelque soit la forme juridique de l’Etat.


                              • Bill Bill 12 janvier 2007 09:38

                                Tiens ! Les commentaires sur le smic ont sautés... ! Je ne vois pas bien ce qu’ils avaient de mauvais... !?!

                                Bill


                                • (---.---.139.103) 12 janvier 2007 11:58

                                  À l’auteur.

                                  Un constat de plus. Venant d’une expérience. Vous êtes de plus en plus nombreux, jeune retraité, à faire-part du malaise de nos institutions.

                                  Nous avons changé d’époque. L’adaptation est nécessaire et vitale.

                                  Ce ne sera certainement pas, avec un pas en arrière !

                                  Mais avons-nous suffisamment d’imagination pour un pas en avant ?

                                  Bien, qu’il est souhaitable de garder en mémoire notre histoire commune, votre image d’un récif corallien ne s’applique pas qu’au code du travail.

                                  L’expérience montre que nous ne savons que compliquer les situations. Et surtout noyer le poisson.

                                  Nous sommes en bout de course, et nous ne voulons pas l’admettre. Aveuglement suicidaire.

                                  Il ne s’agit plus de colmater les brèches ! Le navire a touché le fond ! Voulons-nous y rester ? Non.

                                  La finance soulevée par l’un des commentateurs est effectivement un point crucial à régler. Il en va de votre retraite en autre... (-14% en Suisse cette année... !)

                                  L’Euro nous protège momentanément d’un dépôt de bilan sans résoudre le fond, puisque le souci est mondial. (Les pointures du CAC 40 financent les retraites US, est-ce que la Chine finance les nôtres ? Non.) Et il n’y a pas que les retraites dans la vie...

                                  Les pouvoirs pyramidaux sont remis en cause ! C’est le premier point de départ. Ne recommençons pas les mêmes erreurs. Notre modèle est fini, nous n’avons plus qu’à l’enterrer. Plus vite sera le mieux.

                                  Vos pistes, bien que je ne remets pas en cause votre bonne foi, ne sont donc que des colmatages inutiles dans notre situation. Dangereux et perte de temps précieux.

                                  Les citoyens ne respecteront de moins en moins cet état de fait. La débrouille, et le contournement d’un ordre établi ne feront que croître. Regardez déjà le nombre de personnes qui roulent sans permis, sans assurances... et ce n’est qu’un fait divers.

                                  Vous nous avez appris que tout se règle avec l’argent. Il nous en faudra toujours plus... pour toujours moins. Et comme vous le dites si bien, nous n’avons jamais été si riches ! De bêtises ! non ?

                                  Plusieurs déséquilibres remontent déjà à la surface : le vieillissement de la population, l’affaiblissement des classes moyennes, la précarisation généralisée.

                                  Cette lente descente aux enfers date depuis une bonne trentaine maintenant. Il serait temps de l’analyser d’une autre manière et de ne plus traficoter les chiffres.

                                  Alors avant de proposer des solutions, le problème devra être posé dans son intégralité. En attendant, nous n’avons plus besoin d’institutions périmées.

                                  Nous suivons en direct l’évolution de notre stupidité et nous subissons les conséquences dramatiques et prévisibles.

                                  Le bipartisme est mort. L’UMPS creuse sa tombe. Les capitaux s’en vont. Reste les yeux pour pleurer et ce n’est pas le moment !

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