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SARS-CoV-2 et Covid, une révolution copernicienne en virologie qui n’a pas fini de vous surprendre

Je propose un chemin alternatif pour comprendre l’épidémie de Covid et l’infection virale.

 

1) Une étrange pandémie

L’arrivée du SARS-CoV-2, sa diffusion et ses effets cliniques ont surpris les scientifiques qui ne s’attendaient pas à faire face à un virus qui non seulement génère une pandémie de grande ampleur mais aussi représente un nouveau défi en virologie avec son cortège d’énigmes moléculaires, cellulaires et les zones d’ombre entourant le mécanisme viral. Ce virus a la propriété de créer une pathologie multi-symptomatique. En premier lieu, le Covid-19 occasionné par l’infection prend quatre formes, asymptomatique, autrement dit indétectable, légère comme un rhume ordinaire, standard et grave. Le Covid standard désigné comme modéré par les cliniciens, n’est pas si modéré car chez certains patients, le choc est aussi intense que la plus violente des grippes ; il produit une liste étendue de symptômes dont les plus courants sont la diarrhée, la perte d’odorat, des courbatures, une fatigue extrême et une toux intense. Le Covid grave se produit alors lorsque l’organisme ne parvient pas à récupérer de la forme standard, le mal s’étend alors. L’infection persiste, la pneumonie s’aggrave et le système inflammatoire s’emballe. En réalité, il n’y a pas un Covid mais des profils cliniques multiples, accompagnée de symptômes chiffrés en dizaines, ce qui laisse penser que ce n’est pas le virus qui dicte la maladie mais le patient dont l’état physiologique et immunitaire réagira spécifiquement au contact des virions après contamination.

L’affection virale ne se limite pas à une pathologie transitoire, elle se prolonge parfois durant des mois et devient alors une nouvelle maladie, le Covid long, dont l’origine est sans doute auto-immune et auto-inflammatoire. Ce Covid durable affecte des patients ayant développé des formes bénignes ou standard sans qu’aucun signe de prédisposition n’ait été décelé, comme le confirment les études britanniques et américaines. Ces constatations penchent en faveur de la thèse du patient qui génère sa propre pathologie en réponse au signal produit par le virus. L’apparition du variant delta semble indiquer que le signal viral est sensiblement modifié, ce qui produit une infection spécifique à ce variant, avec un spectre clinique différent. Ce variant affecterait une population plus jeune, produisant le plus souvent une symptomatologie apparentée à un rhume, mal de tête, fièvre, écoulement nasal, maux de gorge. Contrairement aux épidémies causées par les variants précédents, l’agueusie et l’anosmie ne font plus partie des symptômes les plus répertoriés. Le variant delta affecte un nombre très limité de jeunes enfants et de nourrissons, en induisant des pathologies apparentées au rhume ou quelques fois à la bronchiolite. On sait que le coronavirus NL-63, détecté en 2005, qui lui aussi utilise le récepteur ACE2, cause des pathologies respiratoires. Ce virus génère des bronchiolites chez les jeunes enfants ; il serait impliqué dans près de 5% des pathologies respiratoires, affectant plus spécialement les enfants, les sujets immunodéprimés et les personnes âgées. Néanmoins, les cas de bronchiolites causés par le SARS-CoV-2 ne sont pas encore documentés et c’est surtout le rhume qui affecte les enfants avec ce nouveau variant delta. En revanche, le lien entre le NL-63 et la maladie de Kawasaki affectant les jeunes enfants est établi, comme l’est le lien entre cette pathologie et le nouveau coronavirus. Courant août 2021, le taux d’incidence des adultes s’est stabilisé alors que celui des enfants augmente, ce qui confirme un changement, modéré certes, mais avéré, de la « figure épidémiologique » du Covid tel qu’il se propage dans la phase du variant delta. Ce taux est de 120 pour la seconde semaine d’août mais il est certainement sous-estimé car les enfants étant en majorité asymptomatiques, ils ne sont pas repérés par les tests PCR.

 

2) Juxtaposition pathologique, superposition épidémiologique

Les observations épidémiologiques montrent deux choses. Premièrement, le caractère polymorphe du Covid-19 avec sa multitude de profils cliniques composés d’une série de symptômes. Deuxièmement, le caractère évolutif de l’épidémie liée à l’émergence des variants traduit par une modification des statistiques cliniques, en termes de population affectée et de symptômes observés. L’évolution est nette avec le variant delta et traduite avec trois chiffres, la charge virale est cent à mille fois plus élevée ; l’intervalle entre la contamination et l’état contagieux est ramenée à 4 jour et enfin la contagiosité serait proche de la varicelle. La pandémie de Covid est constituée par une distribution de symptômes qui n’ont rien de bien nouveau et sont observés lors d’autres infections virales, notamment celles occasionnées par les coronavirus endémiques. L’infection par le SARS-CoV-2 produit une superposition épidémique de plusieurs affections affectant diversement les sujets ; le rhume causé par les rhinovirus et les coronavirus historiques, OC43 et 229E ; les syndromes de type grippal dans les formes modérées ; la pneumonie et le désordre inflammatoire systémique causés par le SARS-CoV de 2002 et un spectre épidémique de type NL-63 ou même de type OC-43 (cette souche est suspectée d’être à l’origine de la pandémie « grippale » russe de 1890 et infecte de manière endémique les enfants depuis plus d’un siècle). La maladie de Kawasaki, bien que rare, fait également partie du spectre épidémique causé par le SARS-CoV-2 Le virus n’est qu’un signal qui, une fois inséré dans l’organisme, fera basculer cet organisme dans un état pathologique, autrement dit, le virus fait basculer l’organisme dans un état de dysfonction. L’infection par le nouveau coronavirus se développe dans les voies respiratoires inférieures et dans les poumons avec une cinétique différente. Selon les capacités de réaction, un patient infecté se rétablit ou évolue vers une forme modérée, puis grave. Les symptômes du Covid delta sont notés pour d’autres infections, toux, maux de gorge, nez qui coule et parfois anosmie, phénomène déjà observé lors de rhume, d’état grippal ou de sinusite virale. La juxtaposition des symptômes recouvre le spectre réceptif des cellules de l’organisme face à la présence des virions. L'infectiologue Nathan Peiffer-Smadja confirme le changement dans l’épidémie liée au variant delta : "Nous observons une répartition un peu différente des symptômes par rapport à la souche classique." Cela se traduit par "moins de pertes d'odorat, mais aussi par davantage de personnes ayant le nez qui coule ou des maux de tête".

Le Covid long est lui aussi une pathologie déjà étudiée, le syndrome de fatigue chronique, causé par un désordre auto-immun et auto-inflammatoire, avec un désordre mitochondrial, observé en tomographie. Ce syndrome serait en fait post-viral, causé par plusieurs type d’herpès virus (Epstein-Barr, HHV6, HHV7, cytomégalovirus), ou alors le parvovirus B19 ainsi que des entérovirus. Le Covid long est une maladie post-infectieuse dont l’émergence n’est pas automatique et dépend de la constitution immunologique et systémique du patient. Le panoptique épidémiologique laisse transparaître la nécessité de comprendre la pandémie virale sous un angle inédit. Avec une révolution copernicienne en virologie, mettant au centre non plus le virus mais l’organisme hôte et sa réponse face à la présence des virions.

 

3) Une révolution copernicienne pour expliquer les processus virologiques

Pour la virologie classique, une infection virale est décrite comme la lutte entre les cellules de l’organisme infecté et les virions, entités individués dont le but est de parasiter les cellules, les tissus, afin de se multiplier. Au final, le déroulement de l’infection se conçoit comme une course contre la montre entre deux choses, la reproduction des virions et les défenses immunitaires. Or, cette conception a fait place à une vision alternative inscrite dans une démarche systémique pour ne pas dire holistique, dont on peut lire une présentation synthétique dans ces quelques lignes proposées par Jordi Gomez et deux confrères :

« En général, l'infection virale est considérée en termes de relation entre deux éléments : le virus et la cellule hôte, ou le virus et le ribosome (Forterre et Prangishvili). Cependant, il pourrait y avoir des problèmes pour ces divisions claires car les experts reconnaissent le fait que l'origine de la constitution de la cellule est toujours une grande énigme en biologie (Koonin). De plus, depuis que les virus ont été découverts pour la première fois, les experts ne sont toujours pas parvenus à un accord quant à savoir s'il s'agit de sous-produits de l'évolution cellulaire ou d'organismes vivants antérieurs aux cellules (Moreira et López-García ; Villarreal et Witzany). Selon nous, les nouvelles données de la virologie bouleversent également la théorie de la cellule en tant qu'unité cohérente qui tente de se défendre contre l'infection : récemment, il a été démontré que parmi les gènes induits par l'interféron (le paradigme de la défense antivirale) près d'un tiers activent plutôt que suppriment l'infection dans un grand nombre de virus (+) à ARN simple brin. » (Gomez, 2015)

La nouvelle virologie est gouvernée non plus par un schéma dual mais une vue triadique. Comme s’en est expliqué Gomez, la virologie héritée de la biologie moléculaire mécaniste du XXe siècle repose sur la confrontation de deux objets, (a) le virus et la cellule ; en revanche, la vision holistique et sémantique fait intervenir trois éléments ; (b) le virus est alors considéré comme un signal amenée à être interprété par la cellule. Ce nouveau schéma (c) est calqué sur la sémiotique de Pierce

a) Cellule saine ↔ virus → multiplication des virions, pathologie

b) Cellule saine et pathologique ↔ virus → transformation

c) SubOb-jet ↔ signal → interprétation

Le schéma causal classique (a) décrit la rencontre entre une cellule saine et un agent viral pathogène dont les propriétés décrites dans le cycle, liaison, fusion, reproduction et réplication, sortie des virions, expliquent la transformation de la cellule en usine à virion. En supposant que le virus ait une intention, celle-ci est de se reproduire le plus possible, ce qui est le caractère des microbes infectieux comme les bactéries. Le virus utilise alors ses protéines pour mener à bien ses objectifs réalisés suivant un cycle avec une étape indispensable ; la fabrication des protéines virales par les ribosomes des cellules infectées. Le schéma biosémantique (b) considère que le virus est un signal cellulaire complexe et composite capable d’interférer avec un large spectre de protéines constituant le phénotype de la cellule infectée. Gomez note qu’une infection virale est causée par une population de virions présentant de multiples variations et que les tissus infectés sont constitués d’une mosaïque de cellules aux conditions physiologiques et environnementales différentes. Le devenir de l’infection dépend de l’interférence plurielle et complexe des cellules réceptives et des signaux véhiculés par les virions puis interprétés par les dispositifs sémantiques des cellules qui au final, basculent dans un état pathologique ou résistent à la pression morphogénétiques véhiculée par les virions. La réponse d’une cellule face à l’intrusion du ou plusieurs virions se conçoit ainsi à la manière d’une interférence complexe entre source et champ, entre le dispositif sémantique de la cellule qui décode le signal et la forme du signal. Cette conception est triadique comme l’a explicité Gomez. Et c’est un renversement de perspective, une révolution copernicienne en infectiologie virale. La thèse de Gomez est audacieuse pour ne pas dire renversante. Si le virus se propage, c’est que les cellules sont dans un état pathologique latent et qu’elles répondent au signal viral qu’elles amplifient ensuite pour contaminer de proche en proche les tissus. Cette vue explique alors pourquoi le spectre épidémiologique est si large, depuis les réfractaire et asymptomatiques jusqu’aux forme standard et graves du Covid, avec une modification du spectre lié au changement de signal viral que représente le variant delta.

Des observations récentes ont permis d’associer le dysfonctionnement des récepteurs TLR7 et de l’interféron de type I aux formes graves, ce qui illustre la thèse d’un état cellulaire instable, dont la forme pathologique n’est pas consolidée, ce qui rend la cellule responsive au signal viral et la fait basculer dans l’état pathologique.  

 

4) Le processus viral interprété avec la physique et la systémique

La propagation d’une infection virale n’a rien de comparable avec le développement d’une colonie de bactéries dont le principe repose sur l’évolution d’organismes vivants dans un milieu. La distinction organisme et milieu ne tient plus lorsque l’on analyse la propagation des virions dont le mécanisme est calqué sur les transitions de phase en physique. Un mécanisme complexe et composite associant les sources et les éléments du champ. En électrodynamique quantique, le lagrangien (qui contient toutes les informations sur un système matériel) est composé de trois termes, les sources, le champ avec sa propagation et ses bosons interactifs, puis un troisième terme spécifiant la transaction physique entre sources et champ. La conception triadique de la matière tranche avec la vision mécaniste de Newton dans laquelle les objets ont des propriétés définies et sont extraits de la scène sur laquelle ils jouent. La cosmologie relativiste est elle aussi basée sur le principe des sources et du champ avec une transaction effectuée entre les deux. Cette représentation triadique transparaît dans l’équation d’Einstein sous réserve que l’on puisse expliciter un sens physique aux tenseurs de métrique et de courbure représentant l’espace-temps et sa dynamique. Les sources font varier le champ et le champ indique aux sources comment elles doivent bouger.

Cette vision systémique a été longuement explicitée dans deux ouvrages (Dugué, 2017). Elle repose sur le doublet sources et champs de communication. Les observations récentes sur les communications dans le monde animal et végétal, mais aussi le monde cellulaire et moléculaire, imposent d’abandonner la vision de spécimens et d’espèces évoluant dans un milieu. Le monde ouvert, matériel, se conçoit comme la génération d’une pluralité de champs produits par les espèces vivantes, ces champs se superposant dans un milieu. Les organismes vivants sont plongés dans un milieu mais ils façonnent un champ qui leur est propre (cf. la notion d’Umwelt). La relation entre cellules et virus est calquée sur celle des sources et du champ. Avec une complexité redoutable. La cellule doit interpréter l’ensemble d’instructions véhiculées par les composants viraux. Selon le « résultat sémantique », la cellule produira ou pas des virions en masse capables de transformer d’autres cellules. Si homéostasie il y a, alors cette homéostasie est sémantique. La cellule défend avec son immunité une identité phénotypique. Une cellule ayant une pathologie latente possède un déficit dans la « force identitaire » et se laisse infecter, à l’image d’un citoyen aux convictions fragiles soumis aux influences d’idées toxiques et qui, une fois manipulé, se prête au jeu et influence à son tour les membres de son entourage en utilisant les réseaux sociaux.

La conception triadique n’est pas si évidente et elle renverse nos convictions scientifiques héritées de la modernité et de la séparation de l’objet. Elle rend incertaine la chose vivante qui n’est plus une entité dotée d’une essence, d’une structure, de caractère, mais une superposition de possibilité. En l’occurrence, la cellule est une superposition de deux ou plus possibilités qui deviennent latentes chez un patient « diminué ». La cellule se conçoit comme une superposition de deux états, l’un défini comme sain, l’autre comme pathologique. La vie consiste pour une part à supprimer les états pathologiques sans pour autant les éliminer. Un métaphysicien y verrait la traduction dans le monde vivant du concept hégélien d’aufhebung qui prévoit un dépassement moyennant une conservation et une suppression. Et ce serait une révolution car cela constituerait une introduction de l’Histoire dans la vie, chose bien étrange évoquée par Canguilhem dans la préface à l’édition de sa thèse de médecine. A l’histoire de la vie racontée par l’évolutionnisme, on ajoute alors l’histoire dans la vie. Pour résumer, une cellule est une superposition de deux états, l’un est rendu silencieux et l’autre est actualisé pour contribuer au fonctionnement équilibré de l’organisme. Le signal viral véhiculé par l’intrusion du virion permet l’actualisation de l’état « pathologique » silencieux. Un patient à l’immunité robuste maintient sous silence l’état pathologique, alors que pour d’autres, cet état est mal contenu et c’est ce qui rend l’organisme sensible au signal viral et au déclenchement de la maladie, comme l’a suggéré Gomez. Qui précise l’héritage de son approche ontologique, évoquant les travaux méconnus de Wilhelm Roux sur la lutte des parties comme essence du vivant, travaux repris par Nietzsche qui les inséra dans sa conception de l’existence comme une lutte sans fin, avec des conflits internes ou alors provoqués par la confrontation avec l’environnement. L’ « objet » est hérité du concept du Je et n’a plus cours dans la vision systémique et holistique du vivant. Ni même en physique, avec la crise de l’atomisme héritée de la mécanique quantique. Les atomes ne sont pas des objets. Ils sont des processus stationnaires insérés dans un champ de communication doublement réglé, par l’électromagnétisme et la gravité quantique. Les cellules vivantes ne sont pas des organismes séparés mais des processus insérés dans un champ de communication renforçant leur identité ou la mettant en péril, comme on l’a constaté avec les signaux viraux qui interfèrent avec les processus sémantiques en usant de codes.

La biosémantique des systèmes distingue deux notions, le compliqué et le complexe. Le compliqué renvoie à des mécanismes articulés les uns aux autres, à l’image des montres à complication fabriquées en ajoutant des modules supplémentaires. Un système compliqué s’analyse en décomposant les parties et en reconstituant le mécanisme global. En revanche, le complexe est d’une toute autre nature et désigne une articulation des parties qui ne peut se réduire aux relations entre parties. Lorsqu’un virus infecte un organisme, le résultat final ne peut être prédit et repose sur la manière dont sera interprétée le signal viral (Gomez, 2015). L’issue de la rencontre entre un microbe et un hôte échappe souvent aux prédictions (Kosoy, 2018). Les épidémies successives causées par le SARS-CoV-2 en offrent une illustration édifiante. Qui aurait pu prédire l’émergence des variants delta ?

 

5) Considérations philosophiques et ontologiques sur la maladie virale

Canguilhem avait parfaitement compris comment la maladie et le pathologique sont des outils de connaissance précieux sous réserve que des investigations biologiques soient conduites pour comprendre quels sont les mécanismes créant les pathologies. Lorsque le sujet est sain et qu’il ne se passe rien, nous n’apprenons rien. Ce n’est pas la physiologie qui fut à la base de la médecine mais la pathologie et la clinique. Je vais même aller plus loin en suggérant que la pathologie nous apprend plus sur le vivant que l’étude de l’organisme sain. Je vais même franchir un pas et suggérer que le pathologique est un levier de connaissance pour comprendre les processus évolutifs du vivant. Le Covid n’échappe pas à cette règle et nous avons un puissant levier de connaissance avec la somme d’observations cliniques et moléculaires effectuées en étudiant le SARS-CoV-2. Ces observations permettent de questionner les processus sémantiques du vivant et les codes immunitaires, victorieux ou défectueux face aux signaux viraux. Un nouveau regard sur la maladie se dessine, héritant des positions de Canguilhem tout en les dépassant avec le cadre de la systémique sémantique (Gomez, Dugué). Ces positions ont été résumées dans le court chapitre sur le concept d’erreur en pathologie, publié en complément à l’édition de sa thèse de médecine, 20 ans après. La conception ontologique de la maladie produite comme l’opposé de la santé et la conception positiviste qui dérive la maladie de l’état dit « normal ». La première conception se rapproche du qualitatif et de l’essence, la seconde du quantitatif et du mécanisme.

Canguilhem prend comme exemples de « maladie ontologique » les pathologies métaboliques telles la phénylcétonurie ou l’alcaptonurie dont les symptômes ne peuvent être considérés comme un écart à la norme et dont la cause est génétique, avec comme manifestation biochimique un métabolisme incomplet de la tyrosine. C’est ce qui fait dire à Canguilhem que ces maladies, chiffrée actuellement en centaines, sont causées par des erreurs héritées à la naissance. Ce qui ne veut pas dire que la plupart des pathologies sont dues à des erreurs. Un grand nombre répondent au second cas de figure et doivent être considérée comme des accidents de la vie, avec des causes exogènes, agents toxiques, microbes, mauvaise hygiène de vie, ou alors une usure de l’organisme, par exemple dans l’arthrose. L’organisme finit par s’user avec l’âge et perdre son état de normalité et de santé. L’immunité est aussi un dispositif pouvant s’user, comme on l’a observé chez les personnes âgées.

Si l’infection virale repose sur un état pathologique latent, alors la pathologie est de type ontologique. La transformation des tissus infectés n’est pas un écart par rapport à la santé mais l’actualisation et l’émergence d’un état pathologique latent devenu émergent en réponse au signal viral. Cette pathologie est néanmoins étrangère aux maladies causées par les erreurs génétiques et métaboliques. Dans le cas d’une infection virale, le mal s’actualise, il est passager, suivi d’un rétablissement de l’état de santé ou alors assorti de symptômes gravissimes pouvant conduire au décès. Si l’infection virale est concevable comme une erreur, celle-ci n’est pas métabolique mais sémantique, d’ordre immunitaire et identitaire, avec des processus sous-jacent de nature épigénétique, et parfois en amont une erreur génétique si l’on se réfère aux dernières observations sur le lien entre Covid aggravé et altération de gènes de l’immunité (interféron par exemple). Les infections virales se dessinent dans le monde des ARN messagers, des ARN de transfert et des ribosomes avec les protéines qui peut-être, jouent un rôle plus important qu’on ne le pense. Les pathologies virales ouvrent des questions sur les origines de la vie et l’existence des virus qui auraient pu disparaître si la vie avait été victorieuse dans cette lutte sémantique, capable d’éradiquer les perturbateurs sémantiques que sont les virus.

 

6) Sur l’origine des virus et leur histoire

Les virus ne circulent que parce que les organismes les produisent et qu’ils diffusent dans le milieu, de manière accidentelle ou parfois en utilisant les insectes qui les propagent comme ils participent à pollinisation des végétaux. Nombre de biologistes pensent à juste raison que les virus étaient présents lorsque la vie a émergé, avec un monde de protéines et d’ARN puis les premières cellules avec les ADN, supports durables de la mémoire génétique. La présence des virus dans notre monde n’a pas d’explication. Ou bien ce sont des éléments du champ sémantique moléculaire universel qui ont subsisté depuis la nuit des temps, ou bien ce sont des particules nucléoprotéiques douée de propriétés morphogénétiques produites, accidentellement ou intentionnellement, par les organismes. Accident et réactivation de procédés mémorisés depuis la nuit des temps, ou alors activés pour un usage particulier. Autrement dit, la persistance des virus indique que ces éléments nucléoprotéiques aux propriétés morphogénétiques font partie de l’environnement des organismes, du champ (Umwelt) qu’ils façonnent, et qu’ils n’ont pas été supprimés pour des raisons qui nous échappent. La notion d’Umwelt désigne un environnement perçu par les sens, et comme chaque membre d’une espèce possède un appareil sensoriel propre, alors ce spécimen évolue dans un Umwelt dont la signification tirée des travaux de Jacob von Uexküll est « un environnement sensoriel propre à un individu ou à une espèce ». Les dernières avancées de la biosémantique imposent d’élargir l’Umwelt à un environnement non seulement sensoriel mais aussi communicationnel, créé par les membres d’une espèce. Les organismes vivants envoient des signaux dans l’environnement. Si l’on descend au niveau même de l’organisme, alors chaque cellule est insérée dans un monde sensoriel propre, un environnement propre lui permettant de développer son phénotype avec les réglages épigénétiques, autrement dit l’appareil composé d’ARN messagers, de transferts, des ARN interférant, non codant, petits ou longs, des ribosomes, des nucléoprotéines, des protéines régulatrices et notamment l’interféron. L’Umwelt, qu’il s’agisse d’un environnement signifiant généré par les animaux ou alors par le langage humain, n’est pas externe mais interne, autrement dit, l’Umwelt serait « régulé » par ceux qui y sont plongés, qui vivent dans cet environnement (Noble, 2021). C’est d’un des enjeux de la virologie que de placer les virus comme des éléments non pas externes mais générés par les cellules infectées, faisant partie d’un Umwelt sans doute dégradé, pathologique. Cette idée poussée jusque dans ses aboutissants ferait apparaître les infections virales comme des pathologies sémantiques, affectant le système d’interprétation et de communication des cellules produisant les virions.

En l’état actuel de cette réflexion, nous pouvons classer les phénomènes viraux comme des événements moléculaires non essentiels et accidentels en quelque sorte. Si l’on pousse la révolution copernicienne jusqu’aux aboutissants, alors la circulation des virus est entretenue par la subsistance d’un état pathologique endémique, véhiculé par une partie des membres d’une espèce avec également la possibilité d’un réservoir multi-espèces. C’est l’endémie pathologique qui produit les virus et non l’inverse.

 

7) Sur l’origine des épidémies

La révolution copernicienne en infectiologie virale place en position centrale l’organisme. Si l’on applique cette révolution à l’échelle d’une population, nous pouvons proposer une explication inédite des épidémies virales. Ces phénomènes émergent avec trois conditions.

a) Les populations pouvant être infectées par les virus sont composées de membres dont les cellules potentiellement hôtes, réceptives à un virus, présentent un phénotype plus ou moins instable, composé d’un état normal et d’un état pathologique latent, rendu silencieux mais ni supprimé, ni muet. Un réservoir viral est constitué par une population homogène lorsqu’il s’agit des espèces animales mais en revanche, les populations humaines sont très inégales et diffèrent selon l’âge et l’état physiologique plus ou moins pathologique. C’est ce qui explique la différence de sensibilité à une infection au SARS-CoV-2. Il a de plus été noté que les patients sensibles au virus ont un fond inflammatoire à bas bruit, ce qui traduit la présence de tissus formés de cellules ayant un état pathologique latent.

b) L’émergence d’une épidémie repose sur un événement déclenchant, l’apparition d’une souche produite après un gain de fonction, puis une multiplication au sein d’une population. Cette multiplication repose sur deux critères, (i) un état pathologique latent endémique rendant les sujets sensibles à l’actualisation de l’état infecté et (ii) des conditions physiques permettant la transmission des virions par les voies de contaminations usuelles. Un virus respiratoire se transmet par les voies aériennes principalement, ce qui dépend des facteurs météorologiques. Ces conditions ont aussi une composante sociétale évidente, la promiscuité et les contacts sociaux jouant en faveur de la propagation virale.

c) L’émergence d’une épidémie s’explique avec la métaphore du réacteur nucléaire dont les atomes radioactifs produisent plus d’énergie qu’ils n’en absorbent. Lors d’une épidémie, la production globale de virions diverge. En décembre 2019, l’épidémie causée par le SARS-CoV-2 est entrée dans la phase de divergence à Wuhan. Les espèces à l’état sauvage sont rarement affectées par les épidémies virales et le plus souvent, les virus sont hébergés sans donner signe de leur présence, circulant de manière endémique, notamment chez les chauves-souris, les rongeurs, les oiseaux. Les élevages d’animaux créent les conditions favorables au développement d’épidémies virales, à cause de la promiscuité des bêtes et d’un possible affaissement de l’état de santé robuste causé par la vie de ces animaux placés dans des conditions artificielles, regroupées dans des parcs, nourries par l’éleveurs et non plus l’existence sauvage. Un troisième facteur s’ajoute aux précédents, le réservoir animal se prête à une diffusion massive de virions placés dans des conditions favorables aux mutations et à l’émergence de variants dotés d’un gain de fonction. Ces trois critères sont tout aussi valables pour les hommes dont le mode d’existence a quitté depuis des millénaires l’ordre naturel. Depuis le néolithique, l’homme produit son milieu en s’affranchissant de la nature et surtout, en perturbant les équilibres naturels, ce qui façonne une instabilité favorable au développement d’états pathologiques endémiques.

 

Conclusion

Les considérations épistémologiques et ontologiques exposées dans ces quelques pages laissent entrevoir un changement de paradigme. La synthèse moderne, autrement dit la théorie synthétique de l’évolution, avait comme axe central le modèle des instructions et régulations moléculaires, avec la métaphore de l’algorithme, du programme. Et la sélection naturelle comme ressort alors qu’elle n’est qu’un filtre passif. La synthèse moderne est interprétée comme une illusion, notamment dans le cercle de la biologie sémantique dont l’axe central n’est plus le programme, la régulation, mais l’interprétation et le décodage des signes, des codes (Noble, 2021). L’ADN n’est pas un programme mais un texte que la cellule décode. C’est aussi ce qui transparaît avec le virus qui n’est pas un programme contenant des procédures pour se répliquer mais un ensemble composites de codes que la cellule interprète, décode. Une cellule fragilisée par un état pathologique latent effectuera alors un décodage pathologique.

 

 

Gómez J, Ariza-Mateos A, Cacho I. Virus is a Signal for the Host Cell. Biosemiotics. 2015  ; 8(3) : 483-491. https://dx.doi.org/10.1007%2Fs12304-015-9245-0

Kosoy, Michael & Kosoy, Roman. Complexity and Biosemiotics in Evolutionary Ecology of Zoonotic Infectious Agents. Evolutionary Applications. (2018) 11 ; 394-403

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/eva.12503

Noble, D. The Illusions of the Modern Synthesis. Biosemiotics 14, 5–24 (2021). https://doi.org/10.1007/s12304-021-09405-3

 

 

Mes deux essais

Dugué, B. L’information et la scène du monde, Iste éditions, 2017

https://iste-editions.fr/products/linformation-et-la-scene-du-monde

Dugué, b. Temps, émergences et communications, Iste éditions, 2017

https://iste-editions.fr/products/temps-emergences-et-communications

 

traduction anglaise

http://www.iste.co.uk/book.php?id=1199

http://www.iste.co.uk/book.php?id=1332


Moyenne des avis sur cet article :  2.69/5   (16 votes)




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81 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 3 septembre 10:43

    Nous vivons sous le label pandémie covid, une crise tant politique que sanitaire, mais surtout scientifique, dont la cause principale est une corruption massive des organes de décision....

    Des contres mesures doivent être mises en place.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 septembre 10:46

      @Ruut Merci de commenter l’article et non pas d’utiliser ce site pour exprimer des ressentiments et autres colères sur la gestion de cette crise. Mon papier ne parle que des aspects scientifiques alors faites des observations et des critiques scientifiques. Merci !


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 3 septembre 12:12

      @Bernard Dugué

      J’aimerais bien commenter, mais à vrai dire je ne comprends rien du tout à ce qui est écrit...


    • Ruut Ruut 3 septembre 13:07

      @Bernard Dugué
      Mon texte est une remarque que m’a inspiré votre article, veuillez accepter mes excuses si mon commentaire vous a choqué.


    • Albert123 4 septembre 08:46

      @Bernard Dugué

      il faudra pour cela redonner confiance dans la science, ce qui passera nécessairement par une purge, des audits , des jugements et des sanctions.

      croire que l’on pourra reprendre le cour de nos vies comme si de rien n’était est illusoire. C’est un voeux pieu d’autruche, le malaise est là et tout ceux qui font obstruction a cette purge partiront avec l’eau du bain et ce quelque soit leur posture durant les événements qui ont eu lieu


    • Ouallonsnous ? 8 septembre 17:33

      @Bernard Dugué

      «  »Mon papier ne parle que des aspects scientifiques alors faites des observations et des critiques scientifiques. Merci !«  »

      C’est bien ce qui vous est reproché, car la crise soi disant sanitaire, est politico économique et sa résolution le sera également !

      Comment l’inscrivez vous dans vos arguties scientifiques qui l’évitent soigneusement ?


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 septembre 11:18

      ’’L’arrivée du SARS-CoV-2, sa diffusion et ses effets cliniques ont surpris les scientifiques qui ne s’attendaient pas à faire face à un virus qui non seulement génère une pandémie de grande ampleur mais aussi représente un nouveau défi en virologie avec son cortège d’énigmes moléculaires, cellulaires et les zones d’ombre entourant le mécanisme viral.’’

       

       « Nous sommes un empire, maintenant, (poursuivit-il,) et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire (...). Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons. » (Karl Rove, conseiller de George Bush)

       

      Cette citation pourrait être mise dans la profession de foi des constructeur du narratif covid pour la marche forcée vers le NWO, parce que c’est leur projêêêêêt !

       

       Et ceux qui étudient cette réalité n’ont que deux choix possibles : se soumettre ou se faire traiter de complotistes ; produire de l’ignorance ou en dénonce les producteurs.

       


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 septembre 11:47

        @Francis, agnotologue
         
         pour trouver ce que l’on a perdu dans le noir — et nous y sommes — il ne faut pas se résigner à chercher sous les feux allumés par ceux qui nous ont détroussés : il nous faut allumer nos propres feux. Et tous ces feux allumés par nous feront revenir la lumière. 


      • Mellipheme Mellipheme 3 septembre 11:49

        @Bernard Dugué

        D’abord merci pour votre article, c’est une tentative courageuse pour faire comprendre à des non spécialistes les grandes interrogations de la virologie moderne. Et je précise que je fais parti de ces non spécialistes !

        Si je vous comprends bien, vous proposez de modéliser l’interaction virus-cellule en termes linguistiques : le virus est un ensemble de messages codés qu’une cellule va interpréter de façon différente selon son état, son histoire. Le langage du virus prend la forme de protéines, et ces protéines sont interprétées par la membrane cellulaire. La cellule interprète la partition que lui propose le virus pour usiner d’autres protéines et in fine laisser entrer le virus dans sa version originale ou une version modifiée. Et l’interprétation que fait la cellule dépend de son état plus ou moins pathologique.

        Suis-je en droit (scientifique) de penser que les variants apparaissent parce-qu’à un moment donné les cellules infectées de tous les porteurs (le « réservoir ») se trouvent dans des familles pathologiques différentes (par ex. présentent une carence en certains éléments chimiques nécessaires à leur bon fonctionnement, ou au contraire sont intoxiquées par des agents chimiques pathogènes) .

        Peut-on penser qu’un variant donné (delta ou mu, ou un autre, peu importe) apparait dans une population caractérisée par sa famille pathologique cellulaire ?

        En d’autres termes, la sélection darwinienne des variants s’exerce-t-elle sur un ensemble de possibles qui serait borné par les interprétations cellulaires elles-mêmes rendues possibles par l’ensemble des pathologies répandues dans les populations animales et humaines à la surface du globe (puisqu’il s’agit de pandémies) ?

        Si , au delà de mes approximations de langage, ma vision est du domaine du possible, elle impliquerait qu’une pandémie est bien une manifestation d’un écosystème perturbé par des agents pathogénes.

        Merci beaucoup pour votre mise au point smiley


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 septembre 12:21

          @Mellipheme Je n’ai pas la réponse aux questions que vous posez mais si vous les avez posées c’est que vous avez correctement compris le propos scientifique que je développe. Une remarque cependant, la sélection darwinienne ne s’applique pas aux virus, ou du moins, il faut une autre sélection, que je n’ai pas évoquée ici, celle du darwinisme sémantique. Les agents pathogènes ne perturbent pas l’écosystème, ce serait plutôt l’écosystème déstabilisé qui se rend fragile face aux pathogènes. 


        • Mellipheme Mellipheme 3 septembre 12:42

          @Bernard Dugué
          Merci de m’avoir corrigé. Effectivement le terme « sélection darwinienne » est impropre. Vous relisant je dirais que dans le concert des interactions protéiques virus-cellules, certains messages n’aboutissent à rien, d’autres ouvrent des portes et conduisent les cellules à se modifier elles-mêmes et à usiner des virus plus ou semblables à ceux déjà présents sur la membrane. Je crois comprendre pourquoi vous parlez de sélection sémantique.
          Je retiens aussi que dans le « concert protéique », la cellule est modifiée mais le virus l’est aussi.
          Mon interrogation est : qu’est-ce qui fait qu’un variant est un « discours gagnant » i.e. : va se répandre à grande échelle. Visiblement on est là aux limites des connaissances actuelles.
          Votre discipline est décidément passionnante !


        • Arogavox Arogavox 3 septembre 18:09

          @Mellipheme
           La question « qu’est-ce qui fait qu’un variant est un « discours gagnant » i.e. : va se répandre à grande échelle. » 
           en inspire ou sous-entend une autre, plus ’terre à terre’, (n’en déplaise aux prétentions à débat « scientifique » ) :
            Comment peut-on prétendre parler de l’efficacité d’un traitement de cet hypothétique « discours gagnant »

          , avant que n’aient pu être achevées les indispensables mesures susceptibles de permettre honnêtement de qualifier de scientifique l’évaluation de cette « efficacité » ?!
            Lorsqu’on reconnaît une imprévisibilité de l’évolution d’un virus et de ses « variants », il n’est pas cohérent, de prédire des résultats d’efficacité d’un traitement sur une durée supérieure à la durée écoulée depuis l’invention de ce traitement (et, a fortiori, depuis l’apparition de ce virus !)

          ./iii :  en d’autres termes, l’efficacité des traitements expérimentaux actuellement en cours, non seulement ne saurait prétendre s’appliquer à la vision de résultats d’un combat contre le risque d’un tel « discours gagnant », mais pire, ne peut avoir de sens honnête que dans les cas restreints où les cobayes injectés n’avaient, avant leur injection, qu’une espérance de vie inférieure à un an  ! (pour fixer les idées rapidement en calculant selon un raisonnement ’a fortiori’)


        • astus astus 4 septembre 18:25

          @Bernard Dugué

          Merci Bernard pour ce bel article avec la bonne pioche des travaux de Canguilhem qui mettent en avant le fait que toute maladie a nécessairement une composante réactive et sémantique. Or si pour Heidegger « La parole est la maison de l’être » je suis personnellement tenté d’ajouter que « Le corps est le lieu où s’inscrit le récit de l’être » comme l’’ont bien montré Freud et Merleau-Ponty. Car de même que toutes nos expériences conscientes et inconscientes transforment en permanence notre cerveau, et probablement aussi notre génome, le fait d’attraper une maladie s’inscrit dans un contexte psychosomatique générant des réactions et des adaptations plus ou moins réussies qui s’inscrivent dans l’histoire de la personne concernée, et donc dans sa sémantique inter relationnelle. D’où la multitude de symptômes qui en découlent, lesquels sont un langage à traduire pour faire sens. 


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 septembre 17:01

          @astus Merci Christian pour tes remarques constructives
          Il y a en effet la grande énigme sur le lien entre pysché et soma
          Trop peu d’études ont été réalisées. Aucun clinicien n’a tenté d’étudier s’il y avait un lien entre les formes du Covid et l’appréhension du vécu traduite en mode de vie, ce qui peut être étudié avec les statistiques


        • alinea alinea 5 septembre 21:06

          @Bernard Dugué
          Vous voulez dire qu’on a étudié l’intérêt de placebo, et comment ça fonctionne, et pas l’inverse ? Ça doit pourtant être des réactions du même ordre, non ?


        • eddofr eddofr 7 septembre 11:02

          @alinea

          Oui, mais quel genre de scientifique proposerait une étude en double aveugle pour comparer les effets nocifs d’un placebo et d’un poison bien réel ? Un Josef Mengele peut-être ?


        • jefresi 3 septembre 11:58

          Voilà un article très intéressant et qui ouvre des perspectives, car il bouscule le ronron des particules infectantes par les particules influentes. La relation entre la physique des particules et la biologie des particules est assez claire à partir du moment où la théorie des champs les réunies. Comme Einstein l’indiquait matière n’est qu’un moment particulier de l’énergie. La théorie des champs étant son mouvement.

          Merci pour cette ouverture d’esprit.


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 septembre 13:11

            Avec bientôt 50 millions de personnes en France ayant reçu des injections d’ARNm -spike, il n’est plus possible de faire des observations correctes sans tenir compte comme il convient de ce paramètre devenu prépondérant.


            • alinea alinea 3 septembre 13:15

              Ce que je retire de cet article, très peu puisque je ne suis pas biologiste ni scientifique d’esprit, c’est que nous sommes tous différents ; même après études, rien ne semble vouloir prouver qu’il s’agit de clones humains qu’il est bon de traiter tous de la même façon.

              Non seulement nous régissons tous différemment, mais soi-même réagit différemment selon les moments de la vie !

              Aussi, pourquoi les scientifiques ne se lèvent-ils pas plus fortement pour hurler contre la vaccination qui fait le contraire ?


              • Arogavox Arogavox 3 septembre 18:21

                @alinea
                cf ma ’réponse précédente« (3 sept 18:09) : 
                dont la conclusion :
                 »./iii : en d’autres termes, l’efficacité des traitements expérimentaux actuellement en cours, non seulement ne saurait prétendre s’appliquer à la vision de résultats d’un combat contre le risque d’un tel « discours gagnant », mais pire, ne peut avoir de sens honnête que dans les cas restreints où les cobayes injectés n’avaient, avant leur injection, qu’une espérance de vie inférieure à un an ! (pour fixer les idées rapidement en calculant selon un raisonnement ’a fortiori’)

                "

                 L’espérance de vie (résiduelle bien entendu) de la majorité des Français étant largement supérieure à un an, il est d’une inconséquence et d’une malhonnêteté potentiellement criminelle de confondre le bénéfice-risque des gens âgés souffrant de comorbidités graves, avec le bénéfice/risque concernant tout le reste de la population !


              • alinea alinea 3 septembre 20:18

                @Arogavox
                Eh oui, on est bien d’accord ; bon j’ai assez flippé là-dessus, me calmant un peu, je tombe sur cet article sur le Grand Soir. Ça m’a fait du bien, genre, non, c’est pas tout le monde qui va fabriquer des spikes en pagaille, ni des réactions exagérées au premier virus qui passe.
                C’est la loterie, on se met en prière pour que ce ne soit pas sont fils, sa sœur, son amie qui y passent !
                Elle est pas belle la vie ?
                Coronavirus - Pfizer, c’est l’exact contraire d’un vaccin — do

                En tout cas ça m’a fait comprendre la peur qu’ont éprouvée ceux qui ont écouté la parole officielle ! là, moi, je n’ai pas moufté !


              • Durand Durand 4 septembre 10:48

                @alinea

                « Aussi, pourquoi les scientifiques ne se lèvent-ils pas plus fortement pour hurler contre la vaccination qui fait le contraire ? »

                La prise en main politique de cette maladie par la caste technocratique débouche sur une standardisation simplificatrice : ils ne veulent voir qu’une tête alors que la réalité hurle « À chacun son Covid ! » ... 

                Je vous répondrais donc que, certainement, ce penchant simplificateur s’est suffisamment infiltré dans les esprits – y compris scientifiques – pour brider, un temps seulement, j’espère, la prise de parole de la majorité... Je crois qu’il est aussi beaucoup question d’auto-censure...

                « Nous manquons d’hommes libres », disait Bernanos et le monde scientifique n’est absolument pas épargné par cette pénurie !

                ..


              • Durand Durand 4 septembre 11:07

                @alinea

                ... Concernant l’auto-censure, j’ajouterais que dans le Système, il y a quelque chose d’indicible mais de tacitement accepté par l’immense majorité des intéressés dans les milieux politique, financier, bancaire, industriel, scientifique, médical, enseignant,... et j’en passe :

                — les mieux rémunérés des sachants sont aussi payés pour se taire et ils s’exécutent !

                La corruption, là encore !

                ..


              • alinea alinea 6 septembre 11:20

                @Durand
                S’il y a quelque chose que je ne comprends pas chez mes contemporains, c’est bien cette capacité à mettre l’argent au dessus de toute valeur et pouvoir taire leur savoir, pas leurs convictions, s’ils en avaient il ne pourraient pas les solder pour quoi ? quelques francs ? ( comme c’est générique, je préfère « franc », c’est plus franc, « euro » c’est trop moche !!)
                mais oui c’est ça : les gens n’ont plus de convictions, plus de morale, plus d’honnêteté, et plus de fierté non plus ! ben oui, OK


              • nono le simplet nono le simplet 3 septembre 13:33

                n’ayant pas un bagage scientifique aussi relevé que certains sur ce site mais ayant un peu d’habileté à tracer des courbes je soumet ce graphique que je suis bien en peine d’interpréter ... graphique simple ... 3 tranches d’âge ... hospitalisations de fin mai 2020 au 2 septembre 2021 ... 3 pics ... 

                en novembre 2020 ... souche initiale

                en avril 2021 ... souche alpha prédominante

                en septembre 2021 ... souche delta prédominante

                pour les 0-39 ans ... 3 pics à plus de 1000 hospitalisés

                pour les 40-69 ans ... le pic 2 plus élevé que le premier ... et le pic 3 très en dessous ...

                pour les 70 ans et + ... pic 2 nettement moins élevé que le pic 1 ... et pic 3 qui s’effondre en dessous du pic des 40-69 ans ...

                si quelqu’un y comprend quelque chose je suis preneur ...


                • malhorne malhorne 3 septembre 14:04

                  @nono le simplet
                  tu as oublié pic de la mirandole conte de concordia et son oeuvre « de la dignité de l’homme »


                • nono le simplet nono le simplet 3 septembre 14:10

                  @malhorne
                  bon ... il y a la solution de donner une explication « humoristique » ... qui cache mal qu’on est une burne en épidémiologie ... mais ça donne un genre ...


                • Eric F Eric F 3 septembre 14:13

                  @nono le simplet
                  Je suppose que vous attendez la réponse suivante (qui me parait la plus plausible) :
                  Lors de le vague de l’automne 2020 il n’y avait personne de vacciné donc on avait un reflet de la situation naturelle de sensibilité selon l’âge.
                  Lors de la vague du printemps 2021, une partie des plus âgés étaient vaccinés donc leur proportion d’hospitalisés diminuait, alors que l’hospitalisation des autres tranches d’âge a légèrement augmenté en absolu.
                  Et dans la toute dernière vague, les plus âgés sont fortement vaccinés, donc moins vulnérables qu’auparavant, les classes d’âges plus jeunes étant comparativement moins vaccinées (les 40-49 davantage que les moins de 40) deviennent dès lors comparativement en plus forte proportion à être hospitalisés -mais cela diminue néanmoins en valeur absolue-.


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 septembre 14:28

                  @nono le simplet
                  Cela me semble assez évident
                  Avec le alpha, on voit l’effet protecteur du vaccin apparaître chez les plus âgés qui ont été vaccinés de janvier à mars. En revanche, les 40-69 ont pris le alpha en pleine tronche ce qui explique que le pic de vague 3 soit supérieur à la vague 2
                  Les 0-39 ne sont pas beaucoup impactés par le Covid
                  Il y a juste un souci dans ce diagramme, c’est qu’ils auraient dû indiquer le pourcentage d’hospitalisés, cela aurait été plus parlant, sans modifier la cinétique épidémique visible sur les courbes


                • nono le simplet nono le simplet 3 septembre 15:09

                  @Bernard Dugué
                  j’avais, évidemment, fait aussi le graphique en % ... tellement simple à partir des autres données ...
                  et il apporte un éclairage complètement différent ... enfin, au premier abord ... moi je le trouve complémentaire ...


                • Spiroulegroom Spiroulegroom 3 septembre 15:46

                  @nono le simplet putain, c’est malsain tes lubies 


                • nono le simplet nono le simplet 3 septembre 16:49

                  @Spiroulegroom
                  argumentation percutante qui ne tente même pas de cacher une ignorance crasse smiley


                • Spiroulegroom Spiroulegroom 3 septembre 19:45

                  @nono le simplet je t’offre 1 heure gratuite de coaching de punchline. Je te suggère le module : la réplique qui fuse sans smiley bidon 
                  95€ / paypal


                • nono le simplet nono le simplet 4 septembre 02:30

                  @Spiroulegroom
                  la réplique qui fuse

                  ah je t’en foutrais de la réplique qui fuse smiley
                  encore un coach qui explique aux autres comment faire un truc qu’il ne sait pas faire ... smiley


                • @nono le simplet
                  C’est sur qu’affalé au fond de ta birouette smiley


                • Eric F Eric F 4 septembre 10:30

                  @nono le simplet
                  le graphique en % ne précise pas le pourcentage par rapport à quoi (le total n’est pas de 100%, ce n’est donc pas le pourcentage des hospitalisés).


                • Iris Iris 4 septembre 10:45

                  @nono le simplet

                  En tout cas ces courbes sont encourageantes, merci.

                  Si on extrapole on peut imaginer que les 3 courbes seront confondues aux alentours de 1000 en pic.

                  Vous savez séparer les 0-39 en 0-19 et 20-40 ?


                • nono le simplet nono le simplet 4 septembre 11:07

                  @Iris
                  Vous savez séparer les 0-39 en 0-19 et 20-40 ?

                  j’utilise les 10 tranches initiales de Geodes ... je peux donc tout grouper à volonté ou séparer par dizaine


                • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 4 septembre 12:12

                  @Eric F
                   
                   ’’@nono le simplet
                  le graphique en % ne précise pas le pourcentage par rapport à quoi (le total n’est pas de 100%, ce n’est donc pas le pourcentage des hospitalisés). ’’

                   
                   Un comble, de la part d’un gus qui prétend donner des leçons de stats


                • nono le simplet nono le simplet 4 septembre 12:31

                  @Eric F
                  ah exact ... manquent les plus de 80 ans dans les 70 ans et + ... une modif récente mal reportée ... je corrige ...


                • nono le simplet nono le simplet 4 septembre 12:50

                  @Eric F
                  merci de m’avoir signalé mon étourderie ...
                  voilà donc la rectification des 2 graphiques ... ce qui ne change pas fondamentalement l’analyse ...
                  hospitalisés en nombre
                  hospitalisés en %


                • Mélusine Enfayite Mélusine Enfayite 3 septembre 14:02

                  La maladie n’est rien, le terrain est tout.

                  Béchamp l’a dit il y a fort longtemps, quand déjà il s’opposait au charlatan Pasteur, engagé qu’il était dans le Pharmacronistan de l’époque.


                  • malhorne malhorne 3 septembre 14:06

                    @Mélusine Enfayit  d’ou l’intérêt de l’oméopathie !!


                  • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 3 septembre 14:16

                    @Mélusine Enfayite

                    oui exact..site avec pas mal de livres peut être utiles voir précieux..

                    https://alis-france.com/librairie-2/livres


                  • Iris Iris 4 septembre 11:19

                    @Mélusine Enfayite

                    La maladie n’est rien, le terrain est tout.


                    Il est parfaitement vrai que le terrain est négligé, la gestion de la crise COVID le montre encore une fois, mais s’il vous plait ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain !

                    Niez-vous que la médecine moderne puisse apporter de bonnes solutions dans de nombreux cas, pour ceux dont le terrain est mauvais quoiqu’il arrive, pour vous même lorsque vous avez une faiblesse momentanée, ou encore lorsque l’affection est si virulente que même vous en pleine forme ne pouvez y résister ?


                  • Rinbeau Rinbeau 4 septembre 12:44

                    @Iris

                    Si je me trompe dites le moi !
                    Mais vous faites allusion aux travaux de Béchamp sans le nommer !
                    reportez-vous alors en fin de commentaires à ce que je dis !


                  • Iris Iris 4 septembre 18:58

                    @Rinbeau
                    Vous êtes trompé de destinataire je crois.


                  • jefresi 3 septembre 14:07

                    J’ajoute au commentaire précédent le complément à cette réflexion judicieuse de l’auteur : « Une cellule fragilisée par un état pathologique latent effectuera alors un décodage pathologique. »

                    Toutefois, une cellule ne vit pas seule elle est constitutive d’un organisme vivant dans sa totalité, esprit inclus.

                    En conséquence, si l’une d’entre-t-elle « décode » mal, celles alentours sont invitées à en faire autant, sauf contre-ordre des cellules destinées à maintenir, autant que peut se faire, l’intégrité de l’organisme si le terrain est favorable et viable. Par extension, le déclin de l’organisme peut devenir aussi le terrain du déclin social.


                    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 3 septembre 14:17

                      hello, site avec pas mal de livres peut être utiles voir précieux..

                      https://alis-france.com/librairie-2/livres

                      cheerio..


                      • Eric F Eric F 3 septembre 14:39

                        J’ai lu l’article, et, disons, j’en comprends la substance.

                        Ceci dit, c’est me semble-t-il pousser le bouchon que de conclure « c’est l’endémie pathologique qui produit les virus et non l’inverse ». Il me semble que la phrase précédente sur le « réservoir multi-espèces » désigne un aspect davantage prédominant, puisque la plupart (*) des nouvelles souches de virus entrainant une épidémie sont incubées dans des espèces ayant au contraire une très forte résistance à leur nocivité (cas des chauves souris, visons, etc.). Effectivement, il peut y avoir propagation et multiplication dans des espèces intermédiaires ou finales sur des sujets en mauvaise santé, mais nous voyons pour la présente épidémie que les cas asymptomatiques (personnes dont le terrain n’est pas pathologique) participent à la propagation autant que les personnes de mauvaise santé qui développent des formes graves.

                        Je proposerais alors la formulation « c’est l’endémie pathologique qui produit des formes graves en réponse à une infection par virus », mais c’est presque un truisme.

                        Cependant, souvenons-nous que lors de la grippe dite espagnole de 1918, au début les victimes ont été davantage dans des populations jeunes qui n’avaient pas rencontré les épidémies antérieures d’une souche de même lignée, alors que les plus vieux étaient comparativement en partie mieux immunisés, même si leur état pathologique intrinsèque était plus dégradé.

                        (*) la plupart des nouvelles souches proviennent de zoonose, sans préjudice du cas spécifique du SARS COv2 dont l’origine est « disputée ».


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 septembre 14:51

                          @Eric F

                          Pour résumer c’est la faute du gras du bide si y’a un virus qui circule et tue les gras du bide , ou y’a un virus qui circule et qui fait pas de pitié si t’es gras du bide.


                        • Eric F Eric F 4 septembre 10:23

                          @Aita Pea Pea
                          Ce sont là en effet les deux hypothèses. De mon point de vue, l’apparition ou la circulation du virus n’est pas plus la faute des gras du bide ou des vieillards cacochymes que de l’ensemble de la population (et en amont de la chaine animale), mais c’est de la faute de leur terrain physiologique dégradé que le virus est plus nocif pour eux.


                        • alinea alinea 3 septembre 15:07

                          Pour la présence des virus que vous dîtes non expliquée, ayant songé, parce que penser je crois s’appuie sur du savoir, à ça, les infections, etc.. j’ai déduit que le corps a besoin de rester quasi perpétuellement en vigilance active, sous peine de s’étioler, aussi si les virus et autres bactéries n’avaient pas d’autres raisons d’être, serait suffisante celle de garder éveillées nos cellules !

                          J’ai pensé à cela voyant la quantité de mini blessures que mon mode de vie m’infligeait, que je ne soignais pas, et qui se soignaient toutes seules, sans laisser de traces ; alors que le moindre bobo d’un citadin, non seulement peut s’envenimer vite, mais laisser des cicatrices.

                          Il est remarquable que les animaux ne sont jamais malades s’ils ne sont pas domestiqués, qu’ils se réparent tout seuls..j’ai observé sur mon chat mâle des blessures hallucinantes, que je surveillais sans les soigner, et j’ai assisté à la restructuration des tissus, c’était de la magie !

                          Donc les corps dorlotés ( mal traités, comme on dit gâtés) n’ont pas l’entrainement suffisant pour survivre à la moindre attaque...

                          certes la mort existe mais en attendant la santé aussi !



                            • alanhorus alanhorus 3 septembre 16:12

                              Cela parait dérisoire comme démarche, types qui ont fabriqué ce Virus ou cette innovation car ce n’est peut être même un virus, eux savent très bien ce que c’est.

                              Il faudrait utiliser des gars capables de faire du remote viewing sur le cas pour avoir un semblant de vérité.


                              • alanhorus alanhorus 3 septembre 16:14

                                @alanhorus
                                En tout cas le gaz a augmenté et ça c’est Macron Hollande qui se prennent la vengeance de Poutine.



                                • Mellipheme Mellipheme 3 septembre 18:42

                                  @Clocel
                                  Rien d’original dans cette vidéo (assez pénible à visionner je trouve). Tout ce qu’il dit est écrit dans les communiqués de presse de Valneva depuis des mois, et l’entreprise tient les investisseurs informés sur l’évolution de la situation.
                                  Pour l’instant milieu de la phase III, évaluation en continu, pré-achat de 150 millions de doses par le gouvernement britannique, et silence gêné de la Commission, de l’Agence européenne du médicament et surtout du gouvernement français qui semble préférer continuer à vendre du Pfizer.
                                  Pas bien grave : si le vaccin a de bons résultats en GB, les autres y viendront avec six mois de retard.


                                • Clocel Clocel 3 septembre 19:06

                                  @Mellipheme

                                  Ce qui est original, c’est que nous avons à présent un véritable vaccin, français qui plus est, et que les zombis sont contraints de se faire injecter des trucs hautement douteux...

                                  Que doit faire l’Europe pour révéler sa véritable nature ?

                                  Ré-ouvrir des camps ?

                                  C’est en cours parait-il...


                                • Mellipheme Mellipheme 3 septembre 21:39

                                  @Clocel
                                  Faut pas s’en faire. Dans trois-quatre mois Micron et ses sbires rendront les deux premières injections obligatoires, puis six mois plus tard, les 3e et 4e injections seront également obligatoires (au début pour les vieux et les gros lardons), et Oh miracle, ces nouvelles injections pourront être faites avec un autre vaccin que les deux premières, par exemple avec un Valneva.
                                  Non-sens scientifique, foutage de gueule, mais 67% des neuneus heureux d’avoir un guide valeureux qui les emmènent sur les chemins triomphants.
                                  Ré-élection quasi assurée dans la foulée.
                                  Seuls hics possibles : ça peut coincer dans la rue style CGT en Juin 68 accords de Grenelle, ou au niveau du CC, sur neuf membres suffit qu’il y en ait cinq qui en aient marre d’être pris ouvertement pour des cons.
                                  Le film est plein de suspens, à suivre ... en se mettant aux abris si possible.

                                  PS : désolé, nous sommes en train de polluer grave le très bel article de l’ami Dugué. J’ai honte...


                                • Eric F Eric F 4 septembre 10:56

                                  @Mellipheme
                                  « ces nouvelles injections pourront être faites avec un autre vaccin que les deux premières ...Non-sens scientifique... »
                                  Concernant le « rappel » avec d’autres vaccins que les deux injections initiales, c’est effectivement envisagé, du reste les « moins de 55 ans » vaccinées avec une première dose Astrazénéca avaient déjà reçu une seconde dose avec un autre vaccin.
                                  La « complémentarité » des effets (boost hétérogène) pourrait même être meilleure qu’en utilisant le même vaccin, et après tout si on utilise un vaccin made in France, le « quoi qu’il en coute » profiterait au pays.

                                  A propos de neuneus, c’est dans les lits de réa qu’on verra qui l’ont le plus été dans cette histoire, non pas dans les slogans de tribunes ni bannières de manifs.


                                • Clocel Clocel 5 septembre 10:13

                                  @Eric F

                                  Savez, il y a aussi des « doubles injectés » parmi les suceurs d’oxygène du bon Docteur Maboul...


                                • Rinbeau Rinbeau 4 septembre 11:32

                                  La façon d’appréhender la notion de virus où de bactérie dépend quand même, il me semble, de l’accréditation soit des travaux de Pasteur, soit de ceux de Béchamp, toujours pas vraiment réglé par la médecine moderne !

                                  Pourtant ça change tout !


                                  • Rinbeau Rinbeau 4 septembre 12:06

                                    @Rinbeau

                                    Votre conclusion semble aller dans le sens du microzyma de Béchamp !
                                    Mais je me trompe peut-être !


                                  • pierrot pierrot 4 septembre 19:25

                                    Il est patent que le coronavirus a surpris et reste encore une zone en partie inconnue mais la connaissance progresse et la mis au point de vaccins basée sur l’ARN messager une grande innovation qui était dans les limbes depuis 1960 (Pr Monod et Jacob) puis des travaux importants depuis 2008 (en particulier pour la prévention de certains cancers).

                                    Mais j’observe que ce phénomène de surprise a toujours existé pour des arrivées de nouveaux virus (VIH en particulier a surpris par son mode de contamination, mutation très fréquente, et inhabituelle, Ebola, Sras, grippe H1N1 etc).


                                    • Eric F Eric F 4 septembre 19:48

                                      @pierrot
                                      « ce phénomène de surprise a toujours existé pour des arrivées de nouveaux virus »
                                      En fait, le surgissement d’une pandémie dans notre monde surpeuplé avec de considérables brassages internationaux est craint depuis plusieurs décennies par les différentes instances médicales nationales et internationales, cela a donné lieu à congrès, concertation, plans de lutte, recherche de techniques médicale et de mesures non-médicales, etc.
                                      Mais la certitude qu’il y aura des pandémies est une chose, par contre nul ne sait quand et quelle en sera la nature, aucune n’est totalement semblable aux précédentes (ceci étant, le covid est assez proche d’autres épidémies respiratoires, alors que le sida était bien plus « nouveau » dans sa nature).


                                    • I.A. 4 septembre 21:47

                                      Tiens, Dugué, je vous y prends encore... !

                                      En passant comme ça : votre covid allongé, là, il a vu le jour et il s’épanouit exclusivement dans les pays disposant d’une prise en charge à 100% de la covid — salaire inclus pour l’arrêt de travail... Z’aviez pas remarqué ?

                                      C’est tout le problème, quand on observe un problème par le petit bout de la lorgnette : physique-chimie ne suffisent pas, il vous faut aussi sociologie, économie, psychologie, droit du travail, et tout ça, au minimum (+ une bonne vingtaine d’autres matières, en fait)

                                      Je décrète donc que la covid longue n’existe que sous deux formes :

                                      • « la covid-longue-des-pays-riches », susceptible de faire plaisir aux fainéants et aux hypocondriaques vivant dans ces contrées riches
                                      • « la-covid-longue-médiatique », susceptible d’apparaître quand et où les médias voudront la faire apparaître (de vrais magiciens, ces médias !)

                                      Sinon, pour votre kawasaki, là, il faudrait chercher du côté des « têtards » couvés et sur-protégés par leurs géniteurs, avec pratique hygiéniste forcenée, « gestes magiques », dont port du masque : le système immunitaire se forge dans l’enfance et s’entretient tout au long de la vie  sinon, kaboum !

                                      Ceci n’est qu’une piste de recherche, mais comme c’est moi qui la suggère, il serait bon que les scientifiques et chercheurs du monde entier s’y attèlent  ceci dit sans humilité aucune.

                                      Bon, je vous laisse, j’ai covid-night-fever...


                                      • samy Levrai samy Levrai 4 septembre 23:04

                                        Apres un an et demi, 0.05% de la population mondiale a succombé a cette terrible maladie et l’âge median supérieur à l’espérance de vie...

                                        Devant un tel chiffre il est de bon ton de psychoter , d’avoir très peur car seul 99.95 % a survécu.

                                        Les pays qui n’ont pas enfermé leur population ni obligé aux masques ont moins de morts que ceux qui l’ont fait ( cf. France vs Suède ) .

                                        Les pays qui n’ont pas ou peu vaxxinés sont moins enquiquinés que ceux qui l’ont fait (cf. Israël vs Jordanie).

                                        Le « pass sanitaire » est une insanité , ce vaxxin une connerie , cette maladie n’a rien de terrible.

                                        Les pseudo analyses scientifiques pour ce « machin » qui n’a pas grand chose de scientifique semble oublier cette unique et désolante réalité .


                                        • BA 4 septembre 23:52

                                          Samedi 4 septembre 2021 :


                                          Israël : le responsable de la lutte contre le coronavirus appelle à se préparer à une 4e dose de vaccin.


                                          https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/1630771486-israel-le-responsable-de-la-lutte-contre-le-coronavirus-appelle-a-se-preparer-a-une-4e-dose-de-vaccin



                                          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 5 septembre 07:31

                                            @BA
                                             
                                            ’’ Israël : le responsable de la lutte contre le coronavirus appelle à se préparer à une 4e dose de vaccin ’’
                                             
                                            Le Pr Shaddocko ayant estimé à 1% les chances de trouver la bonne formule, les Shaddocks se dépêchèrent de rater 99 fois.
                                             


                                          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 5 septembre 08:36

                                            @Francis, agnotologue
                                             
                                             « Si les savants ne peuvent pas faire des expériences sur le corps des hommes individuels, ils ne demanderont pas mieux que d’en faire sur le corps social, et voilà ce qu’il faut absolument empêcher » (Bakounine)
                                             


                                          • Eric F Eric F 5 septembre 10:02

                                            @BA
                                            Cela entre dans l’hypothèse d’une endémisation du covid. Ce serait alors comme pour la grippe : cocktail vaccinal préparé chaque année en fonction des souches attendues comme prédominantes lors de la saison qui débute.


                                          • nono le simplet nono le simplet 5 septembre 15:22

                                            @Eric F
                                            dans la mesure où je suis interdit de séjour dans l’article sur l’ivermectine je réponds ici
                                            il ne faut pas prendre les praticiens du monde entier pour des imbéciles ... HCQ comme ivermectine ont été massivement testés dans le monde entier et abandonnés dans l’immense majorité des pays ... comme dans la totalité de l’Amérique du Sud ...
                                             la raison en est simple ... absence d’intérêt thérapeutique ... ça « marche » dans les pays non touchés par le virus ... bizarrement ça ne marche plus dans de nombreux pays touchés par le virus comme en Asie où on louait il y a peu les vertus de l’Ivermectine ...
                                            du grand foutage de gueule ...


                                          • alinea alinea 5 septembre 21:00

                                            @Francis, agnotologue
                                            Il faut comprendre pourquoi ça nous énerve, et faire en sorte que ça ne nous énerve plus !!smiley



                                          • alinea alinea 6 septembre 11:25

                                            @Francis, agnotologue
                                            Je répondais à ça :
                                            "’ Israël : le responsable de la lutte contre le coronavirus appelle à se préparer à une 4e dose de vaccin ’’
                                             
                                            Le Pr Shaddocko ayant estimé à 1% les chances de trouver la bonne formule, les Shaddocks se dépêchèrent de rater 99 fois."
                                            qui visiblement vous énerve, comme ça m’énerve ; mais il y a tant de sources pour alimenter notre agacement, que je me et je conseille de lâcher-prise !smiley
                                             


                                          • pierrot pierrot 6 septembre 13:17

                                            @nono le simplet
                                            C’est exact que toutes les essais cliniques réalisés dans le monde montrent l’inefficacité de l’ivermectine et de la chloroquine.

                                            Mais pour les complotistes ignorants en tout, la vérité des faits documentés ne comptent pas vis à vis de la croyance.


                                          • Armelle Armelle 7 septembre 12:16

                                            @pierrot
                                            Vous êtes formidable Pierrot !!!
                                            Vous racontez n’importe quoi et n’importe comment. Ce que vous dites est du même acabit que de prétendre que les antibiotiques sont inefficaces une fois qu’on est mort !!!
                                            Les essais cliniques dont vous parlez ont porté sur des sujets dont la maladie était au stade avancé, or ces traitements seraient efficaces en début de maladie, comme le dit Raoult, mais sans doute êtes vous le mentor de Raoult, avec 50 ans de virologie derrière vous ?
                                            Et vous parlez d’ignorants ??? 


                                          • eddofr eddofr 7 septembre 11:18

                                            En toute logique, au fil du temps, les vagues épidémiques successives devraient se « tasser » tant en matière de nombre de contaminés que de nombre d’hospitalisations (la vaccination, si elle fonctionne, n’est qu’un accélérateur de ce tassement).

                                            Chaque vague tue les plus faibles et immunise les autres.

                                            Chaque nouveau variant (sauf accident) tend à être plus infectieux et moins virulent que les précédents.

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