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Accueil du site > Tribune Libre > Une réduction drastique du vivant ?

Une réduction drastique du vivant ?

Cette année, sous ma glycine, j'ai constaté que le bourdonnement habituel incessant dans la végétation au-dessus de ma tête s'était éteint. Plus un bruit à part celui des voitures qui passent de temps en temps dans ma rue. Plus de bourdons, plus d'abeilles, que je retrouve régulièrement mortes par terre, presque pas de mouches. Les papillons, j'en parle même pas tellement c'est devenu rare d'en voir un. J'étais envahi de coccinelles, et elles aussi sont cette année aux abonnées absentes. Les petites punaises vertes qui restaient sur la glycine ont également disparu, de même que ces belles araignées colorées qui ne quittaient jamais le toit végétal. Seules les fourmis continuent leur incessant va et vient pour aller traire leurs élevages de pucerons. Elles, au moins, sont restées...

D'habitude, dès qu'on sort le melon et la charcuterie sur la terrasse, dans les dix minutes qui suivent on a droit à ces emmerdeuses de guêpes qui viennent prélever leur dime (courageusement, d'ailleurs). Mais pas cette année. Malgré nos déjeuners en terrasse, nous n'en avons pas vu une seule. C'est la première année que ça arrive.

Même les mouches, on en a peu, et presque pas de moustiques non plus, alors que c'est infesté en temps normal.

C'est flippant.

Du coup, on n'a presque plus d'oiseaux non plus. Les hirondelles ne viennent plus faire leur nid comme il y a dix ans, ça fait un bail qu'on en voit plus, et le ciel se vide petit à petit. Depuis combien de temps n'ai-je pas vu un moineau à Paris, alors qu'ils étaient partout il n'y a pas si longtemps ?

Ma femme et moi sommes partis en week-end dans la baie de Somme, en voiture. J'ai constaté au retour qu'il n'y avait aucun cadavre de bestioles éclatées sur le pare-brise, pas un ! Pourtant, en plein été, si tu fais deux cent bornes, tu es bon pour nettoyer ta calandre et ton pare-brise, mais là... rien.

Et la semaine dernière, on a été chez un ami qui a un grand jardin, normalement plein de petites bêtes, et il nous faisait la même réflexion : où sont-elles ? Car il n'a plus grand-chose non plus, ce n'est donc pas un phénomène purement local.

Personne n'en parle ou ne semble vraiment concerné par le sujet. Les journaux sont tous sur Benalla ou la coupe du monde, alors que des signaux clairs nous sont donnés : y'a presque plus de petites bêtes, nom de dieu ! Pas de petites bestioles, ça veut dire pas d'oiseaux, pas de pollenisateurs, donc pas reproduction végétale par pollenisation, donc pas d'herbivore à terme, puis plus de carnivores. On va bouffer quoi, nos cadavres ? Peut-être serait-il intéressant de savoir rapidement ce qui peut bien produire leur disparition si on veut éviter de les suivre ?

Pollution de l'air ? De l'eau ? Pesticide, insecticide, agent répandu volontairement ou involontairement  ?

Radiations ? Non, la vie continue à Tchernobyl et Fukushima, mutante certes mais toujours là.

Ondes de portables, peut-être ?

Y a-t-il eu des expériences réalisées avec des insectes ? Je sais qu'ils en ont fait avec des oeufs fécondés, et tous les oeufs crèvent ou naissent anormaux à moins de 50cm d'un portable allumé, déjà ça fait réfléchir, mais vu que les antennes relais diffusent sur 80% du territoire en permanence, ça pourrait être ça...

Curieux que ce phénomène très rapide de disparition des espèces ne déclenche pas une réaction massive et immédiate, car après les petites bêtes ce seront les grandes qui seront concernées, donc nous.

Se pourrait-il qu'il y ait un rapport avec le fait qu'on crève quasiment tous du cancer (à part ceux qui ont encore la chance d'avoir un bon vieil AVC ou un infarctus) ?

Et surtout, pourquoi ne fait-on absolument rien pour changer ça ?

Lobbying ? Pouvoir vendu ? Ou on est juste débiles et destinés à disparaître à court terme ?

Je n'en sais rien, mais il est évident vu la rapidité du phénomène que si on ne fait rien, on va très vite se retrouver dans une merde apocalyptique.

Pardon les enfants.


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108 réactions à cet article    


  • pierre 26 juillet 09:01

    Merci, je fais exactement le même constat ici en Belgique, même les araignées pourtant bien anciennes, ont disparu côté oiseaux j’ai quelques mésanges et du choucas, je leur donne de l’eau. Bonne journée


    • Sébastien A. 26 juillet 09:09

      Bonjour,

      Vous posez de saines questions. Reste que pour changer l’état de notre planète, c’est une révolution de notre mode de vie qu’il faudrait : fin de la consommation, décroissance (des biens, des marchandises et des hommes par la limitation de la natalité, c’est difficile à entendre ou à écrire, mais je crois bien que notre survie passe par là). Bref des sujets, comme vous le dites, bien loin de Benalla et de la coupe du monde. Il est de bon ton de dire « la Terre se réchauffe », mais difficile d’aborder les vraies solutions, à part poser quelques emplâtres sur la jambe de bois du capitalisme (COP 21,22, ou l’hilarant « one planet summit » en bon français).


      • Giordano Bruno 26 juillet 09:16

        Je fais les mêmes constats.


        • zzz'z zzz’z 26 juillet 09:55

          Après, si vous avez vu l’interview de la fondatrice des crapauds fous sur Thinkerview, la bagnole fait aussi des ravages.


          • Jelena Jelena 26 juillet 10:06

            Par chez moi, il m’arrive d’entendre un oiseau qui sifflote en solitaire ou des boutonneux en scooter qui semblable à des mouches font des va-et-vient sans aucun but. Mis à part ça ?...


            • MKT 26 juillet 10:21

              @Jelena
              Ah les boutonneux en scooter, j’avais pas pensé à eux.
              En voila une idée quelle est bonne. Ils vont remplacer les abeilles pour la pollinisation. On a déjà le bruit genre guêpe folle.


            • Ciriaco Ciriaco 26 juillet 10:54
              Même constat.
              Mais on aurait trouvé un lac d’eau sur Mars, avec un peu de chance, y’aura des moustiques, un vrai progrès en somme.

              • Giordano Bruno 26 juillet 10:59

                Je me suis essayé jadis à la photographie animalière. En cherchant de bons endroits pour observer des animaux, je me suis rendu compte que j’avais plus de chance d’en croiser aux frontières administratives. C’est évident pour les frontières nationales. Par exemple la chaîne des Pyrénées a plus de chance d’accueillir une faune sauvage que les alentours de Toulouse. Mais, et c’est ce qui a le plus attiré mon attention, cela m’a semblé aussi vrai à des échelle bien plus petites et notamment à l’échelle communale. J’ai constaté que la majorité des endroits ayant une certaine richesse naturelle que j’avais découverts se trouvaient à la frontière entre deux communes. Je fais l’hypothèse que cela doit être aussi vrai à plus petite échelle : celle de la propriété individuelle. J’imagine qu’il doit y avoir des zones de plus grand intérêt faunistique sur les bords d’une propriété qu’en son centre.


                • Attilax Attilax 26 juillet 11:07

                  @Giordano Bruno


                  Ben tu sais ma cour fait 20m2 alors la périphérie, c’est vite vu : il n’y a plus rien non plus. Et la périphérie des communes en petite couronne parisienne ne se « voit » pas, tout est bétonné pareil, il n’y a que les panneaux qui t’indiquent que tu viens de changer de commune, pas de bosquets ou de bocages limitrophes...

                • zzz'z zzz’z 26 juillet 12:09

                  @Attilax
                  Le remembrement est connu pour avoir avoir fait des ravages.


                • jalin 26 juillet 11:05

                  Assez curieusement, j’habite dans une ville de 250 000 personnes, et là où je suis, près d’un parc, il y a des abeilles, des hérissons, un peu de coccinelles, des renards, des coléoptères, des papillons, des chauves souris, des mésanges, des corbeaux, des hirondelles, des lézards...


                  Peut être qu’un certain milieu urbain végétalisé est propice à ces animaux sympathiques.

                  • Attilax Attilax 26 juillet 11:15

                    @jalin


                    Oui, à Montreuil on a les Beaumonts et Montereaux qui sont plein d’animaux sauvages : renards, furets, chouettes, chauves-souris, etc... Et on y croise aussi plein de bestioles, mais nettement moins qu’il y a un an.

                    Ce que je remarque modestement à partir de ma petite cour et de tout mon voisinage élargi est leur inquiétante raréfaction, voire leur disparition complète, en tous cas chez moi et aux alentours. Et ce que je trouve le plus flippant, c’est que ça s’est fait en un an : l’année dernière, ma glycine bourdonnait de partout et c’était un petit univers vivant en soi. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais il s’est forcément passé quelque chose pour que toutes ces bestioles disparaissent d’un coup.

                    Vu les commentaires au dessus, je ne suis manifestement pas le seul à faire ce constat.

                    Cela dit, je me réjouis bien sûr que ce ne soit pas partout comme ça ! J’espère qu’on va trouver ce qu’il se passe avant que ça ne s’étende, mais ce qui m’inquiète c’est que je ne sens pas tellement les services publics dans l’urgence sur ce coup là... Et vu la rapidité du phénomène ça sent pas bon.

                  • Giordano Bruno 26 juillet 19:09
                    @Attilax

                    J’ai surtout l’impression d’une baisse des effectifs des insectes et des oiseaux, pas des mammifères.


                  • Attilax Attilax 28 juillet 01:31

                    @Giordano Bruno


                    Les mammifères suivront forcément, surtout si la pollenisation n’est plus assurée.
                    Et on peut rajouter les poiscailles au passage, puisque selon l’office mondial de la pêche, qui n’est pas soupçonnable d’écologie, affirme qu’il n’y en aura plus d’ici vingt ans.
                    Mais bon, j’en ai pas dans ma cour.

                  • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 11:24

                    Les mouches du cerisier, c’est vivant ou pas vivant ? 

                    Cette année, on a encore fait ceinture pour les cerises : les asticots étaient dans presque toutes.

                    • Jean Keim Jean Keim 26 juillet 11:33
                      Votre article dit la vérité, merci de l’avoir écrit.

                      Il y a sans aucun doute plusieurs facteurs responsables de la disparition de la vie comme la pollution chimique, électromagnétique, etc., mais que sait-on de la pollution mentale que nous êtres humains produisons quoditiennement ?

                      La majorité des occidentaux, pour les autres je ne sais pas, sont au mieux indifférents voire carrément cruels, effrayés et/ou hostiles envers la nature, sinon l’intérêt qu’ils portent à leur environnement est romantique (que la photo de la montagne ou d’un coucher de soleil est belle), idéologique (notamment le salmigondis du discours écologique), ou esthétique (le jardin avec sa pelouse anglaise), mais l’unité de la vie fait que nous sommes de moins en moins à notre place. 
                      Beaucoup de gens s’isolent volontairement de ce qui les entoure, le coureur ou le marcheur avancent avec des écouteurs sur les oreilles, le voyageur traverse des paysages sublimes les yeux rivés sur un écran sur lequel il regarde peut-être un magnifique paysage, à moins que ce ne soit la photo d’un ami numérique exhibant sa splendide production culinaire. Des ados se réunissent sur un banc publique chacun concentré sur son portable, tout cela est d’une tristesse mortelle.

                      La vie exècre les indifférents, les tièdes, les conformistes, les suiveurs en troupeau, nous avons de moins en moins notre place sur notre magnifique planète, celle-ci envisage peut-être une stratégie à notre encontre.


                      • Attilax Attilax 26 juillet 12:27

                        @Jean Keim


                        Oui, je suis totalement d’accord avec vous : on récolte ce qu’on a semé.
                        C’est triste de laisser un tel héritage à nos gosses.

                        Petite piqûre de rappel :


                      • Jean Keim Jean Keim 26 juillet 13:28

                        @Attilax
                        Vidéo intelligente, merci.


                      • Jason Jason 26 juillet 13:41

                        J’ai aussi constaté une baisse substantielle des abeilles et autres diptères répandus dans la nature.


                        J’ai décidé, bien modestement, à les aider à se reproduire et se nourrir. Pour cela j’ai planté de la lavande, des budleias, et je ne fauche pas la pelouse au printemps tant que les fleurs sont nombreuses. Pour leur reproduction j’ai fabriqué des nichoirs à abeilles dont j’avais aperçu un modèle dans un parc en bordure du Rhône à Lyon. Il suffit d’utiliser des billes de bois dur de 10 cm de diamètre ou plus et d’y faire des trous de 10 mm environ sur 50 mm de profondeur, le tout abrité de la pluie et tourné vers l’est (comme les ruches paraît-il). Ca marche très bien.

                        Les lavandes sont très visitées, papillons, bourdons, abeilles sauvages ou domestiques, sphynx du caille lait, etc. le buisson est tout en fête. Laissons la nature comme elle est, elle sera capable de rebondir.

                        • Attilax Attilax 26 juillet 14:03

                          @Jason


                          Merci du conseil. Hélas, sur mon minuscule lopin de terre à l’ombre de la glycine, la lavande ne prend pas smiley

                          Par contre, je vais me renseigner pour cette histoire de mini-ruche, ça pourrait le faire... Quelle taille ça fait ? Je peux l’accrocher à un angle de mur ? Les guêpes (s’il en reste) vont pas en profiter, ces malines ? Là ma gonzesse me tuerait smiley

                        • hervepasgrave hervepasgrave 26 juillet 14:12

                          @Jason
                          Bonjour, nous avons encore du souci a nous faire avec notre manière de penser et de percevoir les choses.Nous devons être psychiquement polluable pour ne pas raisonner et voir les choses simplement.Car dame nature n’a pas besoin d’être capable de rebondir elle est auto adaptable en permanence et elle nous fera crever si telle est son évolution La nature n’est qu’une invention humaine.Cela ne veux rien dire.C’est notre perception des choses,des êtres que nous n’arrivons pas a adapter a notre vie d’humain.A force de se croire dans un monde statique ,nous ne comprenons et ne nous ne voulons pas que les choses bouges sans notre accord.Alors ! nous ne pouvons qu’éternellement être dans la merde ou nous nous y enfoncerons toujours.


                        • Jason Jason 26 juillet 14:59

                          @Attilax


                          Bonjour,

                          Deux choses : 1. il n’est pas nécessaire de faire une ruche. De simples pièces de bois assez épaisses suffisent, légèrement surélevées (pluie) mais en bois un peu dur et non résineux (hêtre, chêne, charme, acacia, etc.) mais pas de saule (marceau ou blanc) qui reste fibreux à l’intérieur des trous. je crois même que du plastique ou du carton iraient aussi.

                          2 Les guêpes, abeilles ou autres ne sont attirées que par les pollens. Nous ne les intéressons pas, sans doute qu’elles n’aiment pas nos odeurs. je les comprends.

                        • Jason Jason 26 juillet 15:11

                          @hervepasgrave


                          Entièrement d’accord. L’idée de nature est une invention humaine, et à mon avis particulièrement néfaste. Elle met l’homme au centre du monde, en le dominant.

                          Plutôt que nature il faudrait dire la biosphère, dont nous faisons intégralement partie, et en la malmenant, nous nous tirons une balle dans le pied, pour ne pas dire pire.

                        • hervepasgrave hervepasgrave 26 juillet 15:16

                          @Jason
                          Bonjour, ce n’est pas que nous nous tirons une balle dans le pied,mais bien plutôt que nous ne réfléchissons pas, cela doit être trop fatiguant ?? Tout dans ce bas monde est prétexte a pouvoir et a argent. Nous ne sommes pas le centre du monde ,mais les dindons de nos élites autoproclamées ?


                        • Jason Jason 26 juillet 15:38

                          @hervepasgrave


                          Ce qu’il y a de tragique, c’est que nos élites nous renvoient la balle en nous disant que NOUS les avons placées là où elles sont.

                          Pour tous les régimes non-tyranniques de cette terre, il n’y a pas de système contractuel équilibré. Dans la plupart des cas, l’électeur élit quelqu’un qui ne lui doit rien. j’ai déjà dénoncé ce genre de contrat ici et là.

                          Le précédent est historique et remonte à la révolution de 89 quand les députés ont fait un tri dans les cahiers de doléances remis par leurs commettants, et ont porté leur attention sur l’urgence d’un nouveau régime et des finance en déficit. A cela s’ajoute l’influence de classes dirigeantes proches du pouvoir et que personne ne peut ignorer dans la direction des affaires économiques.

                        • hervepasgrave hervepasgrave 26 juillet 16:26

                          @Jason
                          Nos élites ont la vie facile,il n’y a en face d’eux personnes.Alors ils s’entre bouffe,ils n’ont aucuns scrupules et se lâche et se trahisse sans autres formes.J’ai beau avoir une une vie ou d’entrée de jeu j’avais tous les handicaps possibles pour vivre.Mais je suis resté malgré tout intègre.J’ai banni mes ainées ,il y a déja quelques années.Je me suis fais comme beaucoup roulé en les prenants pour des modèles.Cette génération de mes parents .Mais ma génération des années 80 a fini d’enterré tous les rêves d’un vingt et unième siècle humainement en progression.A titre d’exemple quand je suis arrivé pour faire mon service militaire j’avais déja travaillé.Mes amis bidasses étaient soit médecin,prof,ingénieur,moi un simple menuisier à l’époque.Nous avions au moins un idéal commun .Celui d’un monde sans abus et équilibré.Mais devant nous nous avions la plus grande masse des autres bidasses et eux n’étaient que des gamins qui ne pensaient qu’a déconner,faire des blagues (des saloperies c’était pour eux aussi une forme de blague) Mais maintenant 37 ans après quel changement pouvons nous constater.Ils n’ont pas changé ,ils sont resté aussi con qu’a vingt ans et le monde peu bien s’effondrer qu’ils n’en n’ont rien a foutre.Pas plus que de leur progéniture.Mais de l’autre côté ou des jeunes gens comme moi venant de milieu divers étaient prêt a vivre et bien vivre ensemble que reste t-il mes copains issu d’anciennes bourgeoisies sont rentré au bercail et ils se sont rangé dans les rangs.Ils ne feront plus un pas devant l’autre.Ils seront comme leurs ainés ,des profiteurs sans foi ni loi.La loi du plus fort,du plus riche,etc..C’est tragique dit-tu ? C’est bien pire que cela.


                        • Jason Jason 26 juillet 17:20

                          @hervepasgrave


                          Peut-être une consolation :


                          Que sont mes amis devenus
                          Que j’avais de si près tenus
                          Et tant aimés
                          Ils ont été trop clairsemés
                          Je crois le vent les a ôtés
                          L’amour est morte
                          Ce sont amis que vent me porte
                          Et il ventait devant ma porte
                          Les emporta

                          Avec le temps qu’arbre défeuille
                          Quand il ne reste en branche feuille
                          Qui n’aille à terre
                          Avec pauvreté qui m’atterre
                          Qui de partout me fait la guerre
                          Au temps d’hiver
                          Ne convient pas que vous raconte
                          Comment je me suis mis à honte
                          En quelle manière

                          Que sont mes amis devenus
                          Que j’avais de si près tenus
                          Et tant aimés
                          Ils ont été trop clairsemés
                          Je crois le vent les a ôtés
                          L’amour est morte
                          Le mal ne sait pas seul venir
                          Tout ce qui m’était à venir
                          M’est advenu

                          Pauvre sens et pauvre mémoire
                          M’a Dieu donné, le roi de gloire
                          Et pauvre rente
                          Et droit au cul quand bise vente
                          Le vent me vient, le vent m’évente
                          L’amour est morte
                          Ce sont amis que vent emporte
                          Et il ventait devant ma porte
                          Les emporta

                           Rutebeuf (1230-1285)
                          Adaptation en Français moderne
                          de la Griesche d’Hiver.


                        • hervepasgrave hervepasgrave 26 juillet 17:39

                          @Jason
                          je connais depuis très longtemps comme d’ailleurs quelques rares textes puissant de gueux ceux -là ,ce qui est chose rarissime dans l’histoire du monde.C’est certes agréable a ’entendre des textes aussi anciens et aussi des productions contemporaines modernes,mais ce n’est que comme je l’ai déjà dis un placébo ,du paracétamol pour nos âmes,pas plus.Je fais la part des choses et n’amalgame pas tout et n’importe quoi.Mais cela sera peut-être une découverte pour tous ces seigneurs qui s’expriment avec autant de compétences sur le site. Sinon cela serait vraiment une chose très intéressante de savoir si le petit peuple a produit des choses que nous ignorons.L’histoire des hommes a banni les peuples ,ils ne sont qu’a peine présent ,ils ,nous ne sommes rien d’autres que des êtres insignifiants.


                        • cathy cathy 26 juillet 14:51

                          Mon jardin fait un peu foutoir, j’enlève un peu pour que cela reste convenable tout de même, mais je vous assure qu’il y a une vie intense dès que je soulève des feuilles. Je laisse des points d’eau que je change régulièrement, des petits tas de bois par-ci par-là. Je laisse pousser les pissenlits, les abeilles solitaires adorent ça. J’ai planté des sauges, toutes sortes, les abeilles et autres adorent. Il y a un hérisson pour a passé tout l’hiver sous le laurier rose, il faut laissé beaucoup d’épaisseurs de branches en bas, afin qu’il se fasse un nid. 

                          Et oh miracle, mon voisin n’a pas traité ses palmiers cette année.

                          • Attilax Attilax 26 juillet 15:00

                            @cathy


                            je vous crois sur parole !
                            Je laisse également presque tout pousser depuis des années, je n’utilise absolument aucun produit, que de l’eau et d’habitude mon petit jardinet est gorgé de vie, comme chez vous mais en tout petit.

                            Sauf cette année, justement. Cette année, c’est RIEN, à part les fourmis.

                            C’est tellement choquant que j’en ai fait un post smiley

                          • hunter hunter 26 juillet 15:58
                            Ici dans mon sud-Ouest, il semble que j’ai de la chance : les deux glycines regorgeaient d’abeilles au printemps (pourtant très très pluvieux), j’ai énormément d’oiseaux (mais ici, ils savent qu’il y a à bouffer et à boire, surtout l’hiver), beaucoup de lézards aussi, et comme le disait Cathy, mon voisin ancien vendeur de Round-Up, à du baisser les doses, ce con a tué ses lauriers......

                            Aucun produit chimique sur mes terres, il y a des taupes, du ver de terre, la terre est belle et riche, et avec la flotte reçue depuis Décembre 2017, ça pousse à fond !

                            Il y a deux nuits j’ai revu des pipistrelles ( absentes depuis 2 / 3 ans ), c’’est bon signe !

                            Et un autre bon signe, très peu de ces saloperies de frelons asiatiques cette année, par contre beaucoup de mouches !

                            Beaucoup de champs tout à côté de chez moi, mais sans chimie, visiblement les proprios ont arrêté, là aussi bonne nouvelle !

                            Certains accueillent même dorénavant des chevaux d’une voisine qui est éleveuse !

                            Par contre je confirme, en bagnole dorénavant en été, les pare-brises sont de moins en moins sales, donc il y a bien un problème !

                            Mais dans l’ensemble, je crois que je suis dans une situation privilégiée !

                            Adishatz et merci pour l’article, vraiment très bien.

                            H/

                            PS : je ne sais pas pour vous, mais quid des fourmis ? j’en vois très peu dorénavant....

                            • Attilax Attilax 28 juillet 01:44

                              @hunter


                              Ça fait rêver le vieux parisien que je suis, votre description. La vie doit y être douce.

                              Pour les fourmis, je vous en envoie si vous voulez, j’en ai toujours plein qui traient les pucerons (oui il y a encore des pucerons aussi) smiley

                              C’est des survivantes et des bosseuses, elles sont là depuis trèèèèès longtemps et elle seront là trèèèèèès longtemps après qu’on soient partis. Je suis pas inquiet pour elles...

                              L’humanité aura eu la chance de les voir gagner leur guerre mondiale contre les termites, mais je ne suis pas sûr qu’elle verra la suite de l’histoire des fourmis. Pour elles qui sont là depuis des centaines de millions d’années, l’histoire des hommes n’est qu’un battement de cils.

                              Bénies soient elles d’être restées chez moi ! Elle me tiennent compagnie quand je lis.

                            • joelim joelim 26 juillet 18:11

                              Je partage votre inquiétude. Néanmoins dans mon cas (périphérie de grande ville) je constate seulement des variations (un peu comme pour le climat). Les 2 années précédentes des abeilles sauvages sociales s’étaient installées dans un trou de mon jardin. Je ne les ai pas vues cette année mais je pense qu’elles se sont simplement installées plus loin (elles changent de nid tous les ans). Elles étaient géniales (comme tout voisin, capables de vrombir si je les dérangeais mais pas plus). A la place j’ai un nid de guêpes installé dans ma salle de bains (alors que depuis 15 ans je n’en avais pratiquement pas vu). Comme je ferme le vasistas la journée elles sont en galère (je compte les éradiquer ainsi, il y a beaucoup de mortalité), la reine n’a qu’à déménager. Autant les abeilles - même pas à miel - sont précieuses, autant les guêpes à melon n’ont aucun intérêt. Tous les ans au printemps des futures reines se déplacent pour trouver un nouveau nid. Je pense que c’est peut-être cette variation annuelle qui vous inquiète.


                              • Attilax Attilax 26 juillet 18:51

                                @joelim


                                Ben si il y avait que les abeilles et les guêpes, je dis pas, mais là c’est général, il ne me reste que les fourmis (que j’aime bien au demeurant). Cela dit je suis content de voir que c’est pas comme ça partout, tant mieux, préservez ce que vous avez.

                              • Zolko Zolko 26 juillet 18:14

                                @ l’auteur : oui, merci pour cet article.
                                 
                                « Personne n’en parle ou ne semble vraiment concerné par le sujet. »
                                 
                                si, ça commence à se voir, et à se discuter.
                                 
                                « Pesticide, insecticide ? »
                                 
                                ben ouais, c’est un peu leur raison-d’être, à ces produits. Ca prouve qu’ils sont efficaces. En même temps, fôt pas être Einstein pour se dire que si on épand des produits pour tuer les insectes il y aura moins d’insectes.


                                • Attilax Attilax 28 juillet 01:46

                                  @Zolko


                                  Clair : on est con comme des manches.

                                • joelim joelim 26 juillet 18:15

                                  Quand aux oiseaux ils sont là. Geai, ramier, tourterelles, viennent quotidiennement boire ou se baigner dans le bain d’oiseau installé à 10 mètres de ma fenêtre. Des mésanges nidifient mais on ne les voit vraiment que l’hiver avec les étourneaux unicolores (sveltes, très beaux), les merles, les verdiers (beaucoup moins qu’avant mais tant mieux car ils s’arrogent le gardiennage de la mangeoire) et quelques autres. Des perruches sont apparues il y a quelques années (ce qui est inquiétant) mais l’été elles sont en vadrouille (genre il n’y a que la mangeoire à tournesol qui les intéresse et comme elle n’est là que l’hiver...).


                                  • Dr Destouches Dr Mengele 26 juillet 18:25

                                    30 ans de glyphosates ,néonocotinodes et autres pesticides

                                    La cause est évidence


                                      • jjwaDal jjwaDal 26 juillet 20:05

                                        Le phénomène semble bien réel (on le sait pour l’abeille domestique) et les causes sont multiples, on le sait aussi. On omet souvent de mentionner la dégringolade massive de la biodiversité sur de très grandes surfaces, en raison de l’usage massif des produits phytosanitaires et des choix de plus en plus limités de culture.
                                        Or la biodiversité végétale est la clé de la biodiversité des insectes et de leurs prédateurs naturels. On a tout fait péter, les refuges naturels, l’alimentation varié et en plus on les empoisonne. On récolte ce qu’on a semé.
                                        Coluche le disait souvent : « il suffirait que les gens les achètent pas pour que ça se vende pas... ». Et oui, le rayon des jardineries est plein de ces produits miracles, plus imbéciles les uns que les autres. Tout le monde parle d’écologie, peu pratiquent. Par ex, si tout le monde passe au bio, mécaniquement l’épandage en pleine nature dégringole. Au-delà, les espaces vert des municipalités doivent ne pas être traiter et servir abri et couvert à la flore et la faune expulsées de nos campagne. Tout possesseur d’un jardin devrait y songer.
                                        Ce n’est pas seulement pollen et nectar dont on besoin nos butineurs. Pour avoir des fleurs très variées je vois bien les préférences des uns et des autres. Mais je sais surtout que les insectes trouvaient avant naturellement des antibiotiques et antiviraux dans leur ration alimentaire, venant de végétaux devenus extrêmement rares.
                                        C’est compliqué de recréer ce qu’on a passé des décennies à bouziller en notre nom (l’appel d’air vient du consommateur, il veut pas cher on lui donne, de la daube on donne).
                                        Je peux assurer à l’auteur que ça bourdonne et ça vole autour de mes deux rangs de tournesols qui sont montés à 1,80m avec les pluies. Bah c’est pour faire joli et pour eux. La terre est généreuse, alors partageons là. On n’est pas seuls, encore...

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