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Vulnérabiliser les professeurs : une stratégie administrative réfléchie - AgoraVox le média citoyen

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Vulnérabiliser les professeurs : une stratégie administrative réfléchie

La gifle du professeur de Berlaimont, amplifiée par la claque du Premier ministre à l’administration de l’Education nationale, aura donné à cette institution l’occasion de montrer comment elle organise la vulnérabilisation des professeurs pour assurer sur eux sa domination. On a assisté, a-t-on dit sur Agoravox, à un festival de violations du droit, à commencer par le non-respect de la présomption d’innocence, dès lors que la justice était saisie.

Les non-initiés ont pu, en outre, découvrir qu’un autre droit était sinon violé du moins ignoré puisque personne n’en parlait : c’était la protection due à tout fonctionnaire attaqué à l’occasion de ses fonctions, régie par l’article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. Qu’on le veuille ou non, le professeur est bien attaqué puisqu’il est poursuivi devant un tribunal à l’occasion de son activité professionnelle.

Ce droit à la protection statutaire est non seulement régulièrement violé par l’administration, mais méconnu des professeurs eux-mêmes. Voilà pourquoi ils ne songent pas à la demander : cette ignorance a été ainsi préjudiciable à Karen Montet-Toutain qui, se sentant menacée d’une agression imminente, s’était contentée d’alerter proviseur et inspection hors de la procédure appropriée. Après la tentative d’assassinat dont elle a été victime en décembre 2005, les inspecteurs-maison ont pu ainsi exonérer de toute responsabilité l’administration qui n’avait pas été saisie d’une demande dans les formes. Et si les premiers concernés ignorent ce droit, on imagine bien que l’opinion publique le connaît encore moins.

Un droit de protection statutaire tranquillement violé

Or, loin d’être un privilège, la protection statutaire a été instituée pour garantir l’indépendance du service public en mettant ses fonctionnaires à l’abri des intimidations et représailles diverses qui pourraient être exercées pour obtenir ou modifier des décisions. La loi est on ne peut plus claire : « La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. »

Seulement, cela n’empêche pas l’administration de l’Éducation nationale de ne l’appliquer souvent que sous la contrainte d’un jugement de tribunal administratif. Singulière protection que celle qu’on accorde après la bataille qu’a dû mener tout seul le professeur attaqué ! Car, avant de se tourner vers le tribunal administratif pour demander l’annulation du refus de protection où, dans le même temps, il lui aura fallu saisir le tribunal civil ou pénal pour faire reconnaître son préjudice, et encore s’il y parvient, ce qui se produit de moins en moins depuis quelques années !

Qu’il s’agisse d’un recteur d’Académie ou d’un président d’université, l’autorité qui est compétente pour accorder cette protection statutaire, invente toutes sortes de raisons illégales pour la refuser, quand elle daigne répondre et n’oppose pas un simple refus réputé implicite au bout de deux mois. Ou bien elle nie que l’attaque subie entre dans le cadre de celles énumérées à l’article 11. Ou bien quand l’attaque met aux prises deux fonctionnaires, elle en tire argument pour feindre la neutralité dans l’attente de la décision judiciaire, sauf, bien entendu, quand l’un d’eux est un chef d’établissement et qu’il est l’agresseur du second : dans ce cas, c’est le chef d’établissement qui, par bon vouloir, reçoit la protection refusée souvent avec morgue à sa victime.

Rien n’autorise évidemment l’administration à user de la loi à sa guise. Celle-ci ne lui donne nullement le droit de « pré-juger » à sa convenance du litige et de porter atteinte à la présomption d’innocence des professeurs attaqués. Car le refus de protection qui, on s’en doute, ne reste pas confidentiel, est interprété comme une condamnation administrative du professeur qui en est privé, vu la déférence légitime de la communauté scolaire ou universitaire envers l’autorité. Et bien souvent ce préjugé l’emporte même ensuite sur le jugement contraire qui est rendu.

Il appartient pourtant à la justice seule de décider s’il s’agit d’ « une faute personnelle détachable du service » ou encore d’estimer que des raisons tirées de l’intérêt général justifiaient le refus de protection. Car ces cas, comme celui d’une condamnation du professeur, sont prévus par la loi : l’administration a la possibilité par une « action récursoire » d’exiger de lui le remboursement des frais de justice exposés par l’État pour sa défense.

Une stratégie d’intimidation

On devine que ce refus de protection statutaire en violation de la loi relève en fait d’une stratégie d’intimidation du personnel. Les avantages escomptés sont de trois ordres.
1- Quand l’agresseur est un chef d’établissement, protéger la victime contrarie l’exercice d’une autorité qui se veut infaillible pour imposer une soumission aveugle : en somme, mieux vaut la préservation de l’image d’une autorité implacable, même au prix de la violation de la loi, que la reconnaissance d’une faute d’un maillon de la chaîne hiérarchique qui risquerait d’affaiblir la soumission attendue.

2- En second lieu, priver la victime de toute protection permet de faire le tri entre les fonctionnaires : le prix à payer pour se battre est si élevé qu’il suffit à dissuader la plupart d’entre eux de se lancer dans l’aventure. Un bon avocat coûte cher et la justice est lente et incertaine. Le salaire mensuel d’un professeur moyen suffit tout juste à payer une étude de dossier : il faut y ajouter les exploits d’huissier, les plaidoiries, voire le plus souvent un appel avec l’avoué qui réclame son dû. Quand il faut aller en cassation, c’est à un des rares avocats agréés auprès des cours suprêmes qu’il faut s’adresser et ses honoraires sont encore plus élevés.

3- Enfin, abandonné à lui-même, celui qui est assez attaché à sa dignité pour demander justice, sera regardé, de toute façon, comme le coupable par ses “chers collègues” qui, « autoritariens » pour la plupart, selon le mot de Stanley Milgram, ont, depuis longtemps, réorienté leur sens moral en faisant de l’autorité administrative le seul juge du Bien et du Mal.

Une certitude d’impunité malgré les récidives

Le recteur de l’Académie de Montpellier, aujourd’hui en poste à Bordeaux, a même poussé le bouchon plus loin, dans une circulaire du 2 mai 2002 : il y prétend que ce devoir de protection statutaire, qu’impose la loi à la collectivité publique, n’est tout compte fait qu’une possibilité ! Il aurait tort de se gêner. L’administration viole cette loi depuis des années de façon répétitive en toute impunité ! La justice administrative a beau, quand elle est saisie par la victime, annuler la décision de refus, stigmatiser la faute qui engage la responsabilité de l’Etat et condamner celui-ci à verser de menus dommages et intérêts à la victime : à chaque nouvelle demande de protection d’un professeur attaqué à l’occasion de ses fonctions, le même refus est opposé dans la plus parfaite illégalité. Et tout le monde s’en moque !

Dans les années 90 jusqu’au début des années 2000, des professeurs, victimes de propos diffamatoires ou injurieux, ont ainsi obtenu l’annulation de ces refus de protection illégaux, mais seulement après avoir obtenu préalablement gain de cause devant les juridictions civiles ou pénales. Du coup, à condition qu’ils aient pris soin d’adresser leur demande de protection statutaire dès la commission des faits, l’administration a fini par accepter de revenir sur son refus en cas de jugement favorable, sans qu’il soit besoin d’aller devant le tribunal administratif. Mais, sauf exception, si elle accepte de rembourser sur présentation de factures les frais de justice exposés, elle ne consent pas à verser de dommages et intérêts pour le préjudice causé par le refus de protection. La victime doit donc pour cela se tourner quand même vers le tribunal.

Une nouvelle ère : des tribunaux moins diligents ?

Il semble toutefois que désormais soit ouverte une nouvelle ère qui ne risque pas d’inciter l’administration à se montrer plus attentive à la loi. Le tribunal administratif, lui-même, ne se montrerait-il pas ces temps-ci, moins diligent à la faire respecter ? L’interrogation naît d’une observation. À titre purement indicatif, pendant les quatorze mois écoulés, sur six recours en annulation de refus de protection présentés par des professeurs, le tribunal administratif de Montpellier et le nouveau tribunal de Nîmes - qui, à son ouverture en novembre 2007, s’est vu attribuer la suite de certaines procédures ouvertes à Montpellier - en ont rejeté quatre, admis un, le dernier étant encore en délibéré avec un avis défavorable de la toute jeune commissaire du gouvernement. Deux recours portaient sur un harcèlement moral de chef d’établissement, et les quatre autres visaient des propos injurieux, diffamatoires ou de dénigrement, émanant soit de collègues soit d’un chef d’établissement.

C’est un régal de voir les astuces employées par un tribunal pour écarter les griefs. Comme l’accusation de harcèlement moral repose juridiquement sur une suite d’agissements, il suffit de n’en retenir qu’un ou d’eux et de fermer les yeux sur les autres, ou encore d’en faire un inventaire incohérent à la Prévert pour nier tout harcèlement ! S’il s’agit de propos proférés, on se contente benoîtement de nier leur caractère diffamatoire ou injurieux sans plus d’explication : pourtant n’est-ce pas diffamatoire que d’accuser quelqu’un de moralité douteuse par voie de courriel devant toute une communauté universitaire et de démissionner d’une instance pour ne pas siéger à ses côtés ?

Ou encore, alors que la personne n’est pas désignée nommément, mais appelée uniquement par sa fonction de « professeur » et visée dans son activité professionnelle, il suffit de prétendre que ces propos ne visaient que la personne et non la fonction de la personne, de sorte que le professeur n’était pas attaqué à l’occasion de ses fonctions !... Comprenne qui pourra ces tours de passe-passe ! Et rira qui voudra !

Qu’ils soient administratifs ou judiciaires, ces tribunaux savent-ils qu’en agissant ainsi, c’est le contrat social qu’ils fragilisent ? Mesurent-ils le ressentiment des victimes qui n’ont d’autre solution en démocratie que de se tourner vers la justice pour obtenir réparation ? Au cours du mois de janvier, les rentrées judiciaires ont été le théâtre d’incidents divers où l’on a entendu des magistrats appeler bravement « au combat pour le droit, (...) pour les libertés, (...) pour la sauvegarde de leur indépendance » (in Le Monde.fr du 28 01.2008).
Comment prendre au sérieux ces mâles accents quand on vient à l’instant d’entendre de très jeunes commissaires du gouvernement, à la lecture laborieuse, bientôt suivis par le tribunal, décréter du haut de leur petite trentaine d’années que des propos diffamatoires ne le sont pas ou qu’un prétendu harcèlement moral n’existe pas pour la seule raison qu’ils en décident arbitrairement ainsi, à moins que ce ne soit leur plan de carrière, puisque selon le procureur de Mongolfier, « la culture de soumission » est la chose du monde la mieux partagée dans l’univers de la justice ? Paul Villach


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34 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 18 février 2008 10:05

    Bonjour Paul

    Utile rappel à l’usage de tous. Mais je crois que cela s’inscrit dans un mouvement général de "mise au pas" des enseignants,dans le cadre d’un affaiblissement de la fonction publique, d’un enregimentement des esprits, sommés de se plier aux nouvelles normes européennes de conformité aux valeurs ultralibérales...


    • Paul Villach Paul Villach 18 février 2008 10:13

      @ Je partage votre avis, Cher Zen.

      Ce qui est affligeant dans l’affaire, c’est que les stratèges aux commandes savent utiliser l’indigence intellectuelle et morale des hiérarques qui sont cooptés aux postes de direction pour parvenir à leurs fins. La masse des profs (ne parlons pas des syndicats) s’en soucie comme d’une cerise ! Paul Villach


    • Paul Villach Paul Villach 18 février 2008 12:16

      @ Le furtif,

      Tout à fait d’accord. Paul Villach


    • logic 18 février 2008 14:48

       Mr Villach

       Vision trés juste des causes des dysfonctionnements et de l’enlisement de notre EN : un nivellement par le bas des hiérarques .Mais êtes vous bien sûr que ce nivellement par le bas des hiérarques n’est lieu qu’à l’EN ??? Pour ma part je ne connais pas un seul service public qui ne soit pas en dtsfonctionnement : Justice Services fiscaux services sociaux (noyautés d’ailleurs par l’EN) CAF DDASS CNAM Office d’HLM CNAM ... Poste SNCF Police Armée EDF/GDF Ministère des transports ... ....Vous pensez que j’exagère mais sachez que j’ai des exemples trés précis pour chacun d’eux

       Depuis lgtps on a mis et on places des individus qui ne sont que les sbires ou les béni-ouioui de nos gouvernants que l’on mène à la carotte car nos valeurs universelles ont été remplacées par la civilisation du pognon pour le pognon et non pour l’Humanisme

      D’ailleurs depuis plus de 30ans on forme notre "élite" nationale qu’avec des mathématiques tenant pour quantité négligeable l’histoire des civilisations la philo et tout ce qui pose les bases d’un cerveau bien construit pour qu’l puisse contribuer au progrés de notre démocratie

       L’exemple le plus flagrant est bien celui de notre Président dont vous me permettrez de douter de la valeur de ses fondements éthiques et philosophiques


    • Paul Villach Paul Villach 18 février 2008 18:13

      @ Logic

      Je vous suis volontiers. Mais je ne peux, en ce qui me concerne, parler que de l’Éducation nationale et un peu de la Justice.

      Il est évident qu’on a vu nommer aux postes de chefs d’établissement des individus d’une inculture crasse ("crasse "vient du latin "crassus" qui veut dire "épais").

      Quand un chef d’établissement n’a pour tout horizon culturel que le sport parce qu’ancien prof d’EPS, allez lui parler de lettres classiques, d’Histoire, d’archéologie gréco-romaine, il ne sait pas de quoi vous parlez. C’est catastrophique ! Paul Villach.


    • DidShrek DidShrek 21 avril 2008 14:06

      "...n’a pour tout horizon culturel que le sport parce qu’ancien prof d’EPS"

      Je suis affligé de voir ce genre d’argument ici ! Donc un prof d’arts plastiques ne sait que dessiner, un prof d’éducation musicale ne sait que jouer du piano et un prof de mathématiques ne sait que compter et jouer avec ses angles ? Et moi (et vous ?) le prof d’histoire, est-ce que j’utilise encore le silex pour faire du feu, est-ce que ma voiture est tirée par un ou deux chevaux ? Non, je suis moderne et je vis avec mon temps, je tape mes textes avec une toute nouvelle machine à écrire à ruban !

      Très loin de l’idée d’une querelle de chapelle, il se trouve que j’ai une double formation Histoire-géo et EPS. C’est rare mais ça existe. Accessoirement, je m’occupe aussi du réseau informatique de mon établissement, j’y ai assuré du soutien en mathématiques, j’aide une ludothèque de quartier, une AS, des enfants malades à l’hôpital... Je ne dors pas dans une bibliothèque, je ne vis pas au Moyen-Age et j’essaye d’avoir un large horizon culturel devant moi. J’avoue ne pas être très versé dans les arts mais pour autant, ils ont leur place dans une éducation générale.

      Seulement voilà, pour réussir en STAPS, il ne suffit pas de courir vite ou d’avoir de gros biceps. On y apprend sûrement plus à être professeur que dans toutes les autres filières universitaires. Les stages en situations pédagogiques se font chaque année du cursus alors qu’en histoire, je n’ai vu mes premiers élèves qu’après avoir réussi le concours. Ma tête était bien pleine certes, pour autant étais-je fait pour l’enseignement ? C’est bien le paradoxe du système actuel de recrutement.

      Dénigrer l’EPS (ou n’importe quelle discipline) au simple titre que son objet ne fait pas partie de VOTRE horizon culturel c’est donner du grain à moudre à tous les tenants de la privatisation rampante de l’EN. Il est probable que cette discipline soit la première à être sacrifiée à terme sur l’autel de l’utilitarisme libéral de court terme. C’est vrai que le "prof de ballon/de gym/de sport" n’a pas vraiment d’utilité dans une société où l’obésité progresse à grands pas et où le coaching privé se développe encore plus vite... pour ceux qui en ont les moyens. On oublie bien vite qu’EPS signifie Education Physique et Sportive. De grâce, n’aidez pas vos (nos) ennemis.


    • Paul Villach Paul Villach 25 avril 2008 12:05

      @ DidShrek

      " j’ai une double formation Histoire-géo et EPS."

      Je souhaiterais que des professeurs d’EPS comme vous soient plus nombreux. Mais, vous l’admettez vous-mêmes, ils sont rares.

      Ceux qu’on voit "parvenir" aux postes de direction, fuient leur discipline. Ils doivent avoir une bonne raison.

      Les bons profs d’EPS, eux, ne la fuient pas !

      En revanche, convenez que ça commence à poser problème quand on voit que des chefs d’établissements qui défraient la chronique, étaient préalablement profs d’EPS. Paul Villach


    • ZEN ZEN 18 février 2008 10:13

      Même si je déborde un peu , je crois utile de rappeller les tendances en cours, car tout se tient :

       

      Faillite de l’Etat, faillite de l’école républicaine ?...

      L’école va-t-elle pouvoir résister aux dérives d’une gestion purement comptable et essentiellement libérale ?

      « ... le projet éducatif de l’Ecole n’est plus, comme hier, porté par un volontarisme politique arrimé à une conception ambitieuse de la Nation et du Progrès .... le discours classique sur les « valeurs » de l’Ecole semble avoir aujourd’hui atteint ses limites..." (Rapport Thelot)

      -Rapport Pochard : Le retour de la nomenklatura pédagogiste
      Le rapport Pochard « est la preuve qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre la pensée pédagogique et la pensée libérale. C’est ce qu’on veut nous faire admettre. La commission prend exemple sur des méthodes abandonnées dans des pays, tels l’Allemagne ou l’Angleterre, qui viennent voir chez nous ce qui marche dans notre système… Et puis, il faut voir ce qu’il manque dans ce rapport sur « la condition enseignante » : rien sur les conditions effectives de l’enseignement, rien sur le contenu de l’enseignement, les disciplines, le savoir etc. Le rapport prône la bivalence (enseignement de deux matières). C’est l’assurance que les professeurs ne maîtriseront plus leurs disciplines. On fait des profs une pâte à modeler pour boucher des trous. Il faut sans doute de la flexibilité mais pas dans la matière que l’on enseigne. Des professeurs au rabais dans des facs IUFMisés pour enseigner ensuite dans des établissements dirigés par des chefs d’entreprise.... ».
      "........Sans doute conviendrait-il de mettre en place un dispositif spécial de pré-recrutement » écrit le rapport Pochard, « Ce pré-recrutement aux modalités exigeantes, mais adaptées, serait dirigé vers des jeunes issus de catégories sociales défavorisées, souvent originaires de quartiers difficiles. Ils constitueraient un vivier d’enseignants de diversité sociale accrue, et ils formeraient une population d’enseignants plus stables dans des académies fuies aujourd’hui par les néo-titulaires dès qu’ils en ont la possibilité ».
      -L’école républicaine mise en bière :

      "...Depuis une vingtaine d’années, une double rupture s’est produite dans le regard porté sur l’éducation. S’agissant des missions, les conceptions libérales ont mis davantage l’accent sur la constitution d’un « capital humain » très directement lié aux avantages futurs attendus sur le marché du travail, les savoirs et l’innovation étant considérés comme les moteurs de la compétitivité. Parallèlement, la priorité donnée à cette fonction économique a conduit à changer les méthodes visant à « mesurer » la qualité et l’efficacité de l’enseignement.

      Les organismes internationaux, et plus particulièrement l’OCDE, se sont intéressés aux acquis des élèves plutôt qu’à la façon dont l’égalité des chances était respectée. Progressivement, les indicateurs de performance, les tableaux de comparaison entre établissements, entre régions ou entre Etats, les tests standardisés deviendront en effet une sorte de boîte à outils pour évaluer la qualité des systèmes éducatifs. Ce qui revient à importer les méthodes de gestion des entreprises et à réduire la fonction de l’école à une production de compétences soumise aux critères de rationalité et d’efficacité. Le Royaume-Uni en constitue un exemple caricatural..."

      -Comme si l’école était une entreprise
      -l’Europe libérale aux commandes de l’école,
      -La strategie de Lisbonne (Objet application/pdf)

      -

      Le nouvel esprit du capitalisme dans l’éducation ?
      -Fonction publique(_111_4.pdf

      )

      -Ecole ,néolibéralisme et décervelage

      "Le puissant lobby constitué par une quarantaine des plus importants dirigeants de l’industrie européenne a d’abord prôné « une rénovation accélérée du système d’enseignement et des programmes » [

      2

      ]au nom de « la modernité » en déplorant « une faible influence de l’industrie sur les programmes enseignés » [

      3

      ]. Puis les enseignants ont été stigmatisés pour « une compréhension insuffisante de l’environnement économique, des affaires, de la notion de profit, et des besoins de l’industrie »

      4

      ]. La mission de l’éducation est passée du développement de la culture à la fourniture d’une main d’œuvre adaptée aux besoins précis des employeurs, « des travailleurs capables de s’adapter aux changements permanents et de relever les nouveaux défis » ...

       

      "Dans une optique libérale, c’est l’acte éducatif lui-même qui tend à devenir problématique.. La prétention d’enseigner quelque chose à quelqu’un...est, par définition, toujours suspecte. Il est en effet plus facile d’y voir une manière déguisée d’imposer à autrui ce qui ne constitue qu’une opinion privée, en droit toujours déconstructible.."(Michéa)

      Il semble que la pensée libérale ait besoin de "sujets" à la pensée peu construite, sans principes assurés, moyennement cultivée, relativiste en tous points , sans résistance critique,donc perméable aux séductions du marché, à ses dogmes et à ses effets dans la réalité et dans la pensée...


      • Jason Jason 18 février 2008 17:09

        @ Zen

        Merci pour cet excellent complément d’information. Vous dites :"

        "Le puissant lobby constitué par une quarantaine des plus importants dirigeants de l’industrie européenne a d’abord prôné « une rénovation accélérée du système d’enseignement et des programmes ». Eh oui, la raison en est simple : 

        Rappelons pour mémoire que les entreprise, ne paient pas un centime pour la formation générale, et dans leur vaste majorité, relativement peu pour la formation spécialisée aux techniques les concernant.

        Alors pourquoi se gêner ? Moins ça coûte, et plus on en réclame. Une fois de plus on assiste au chantage à l’emploi et à la formation. C’est la vieille et inusable rengaine. Quand fera-t-on rendre gorge à ces vampires ?

        @ L’auteur, C’est proprement consternant de voir jusqu’à quel point le gouvernement bafoue le droit.

        Merci pour cet excellent article.


      • tvargentine.com lerma 18 février 2008 10:45

        Durant des années ,l’instrumentalisation politique d’organisation syndicales et politiques des fonctionnaires de l’éducation nationales a resulter à éviter de parler des vrais problèmes que le société rencontrait et dont les enfants à l’école étaient les indicateurs de l’évolution de la société (en bien ou en mal)

        La logique purement corportatiste de cette administration,fermée sur ses avantages acquis,’a pas cherché à remettre en cause un modèle dépassé et n’ont pas cherché à s’adapter à l’évolution des connaissances à diffuser afin de pouvoir donner une chance à toute personne sortant de l’école de la République

        C’est cela l’echec de l’éducation nationale et c’est pour cela que le président veut restaurer quelques valeurs de la République

        http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080215.OBS0681/sarkozy_ pour_la_reintegration_de_lenseignement_moral_et.html

         


        • philou 18 février 2008 10:54

          D’accord avec Lerma sur le diagnostic de cette insitution dont on disait qu’elle était la deuxième au monde derrière l’Armée Rouge. Par contre le fait que Sarko veuille y remettre bon ordre n’est pas forcément un bon signe quand on sait la tendresse de ce monsieur pour le privé. Réformer oui, casser non. Et puis quand on le voit reculer devant le lobby de quelques milliers de taxis on voit mal comment il pourrait réformer le "mammouth". D’autres que lui, pas plus habiles mais sans-doute mieux introduits et animés de meilleures intentions s’y sont cassés les dents - on attend d’ailleurs qu’il le rembauche pour ce faire, ce serait une sacrée ironie de l’histoire ...



        • morice morice 18 février 2008 11:48

          Et si le Président avait été un BON élève... aurait-on eu cette cabale perpétuelle en cours ? Ne règle-t-il pas constamment ses problèmes personnels avant ceux de la nation ? Lerma, vosu n’avez pas à donner des leçons aux profs : eux enseignent le respect de l’autre, tout l’inverse de ce que vous faites ici. Quand à la comparaison de Philou elle est désolante : tous les profs ne sont pas cocos. Allègre va réintégrer un GROS ministère et on peut tout craindre avec cet olibrius...


          • brieli67 19 février 2008 18:01

            De même classe d’âge que lui les portes du lycée n’étaient pas si ouvertes. Le lycée commençait par la sixième voire concours d’entrée en septième.. Pour repiquer une classe c’est qu il devait y avoir des sacrés problèmes. Ou tu suivais ta classe de 45 -5o élèves ou c’était l’exclusion de l’enseignement supérieur. En Alsace les taux de réussite au bacc étaient au zénith tout simplement par grosse sélection à l’entrée au lycée. Des 35 de ma communale que 4 sont arrivés au bacc et deux ont des diplomes d’enseignement supérieur.

            Qui était dans la filière bacc B à notre époque ? ceux qui ne pouvaient pas aligner trois mots nuls en maths nuls en langues vivantes. 8 mois en Angleterre le NS et ne sait pas dire trois mots en anglais faut le faire.

            En plus en boite privée -c’est qu il a coûté une fortune en scolarité.... non laïque non républicaine son école.

            En plus sa constellation familiale peu ordinaire.... 

            Bref il a du compenser par d’autres moyens qui nous déplaisent Il n’est toujours pas encore rentré dans les rangs. Nous n’avons pas à payer les pots cassés de son histoire familiale de son déficit d’éducation de ses conduites éhontée de sale gosse des beaux quartiers de riches. Gringalet et maladif qu’il était, même pas une socialisation par les sports. Il a évolué loin du contexte de tous les français de son âge.

             


          • Cette fois j’espère que tous auront assimilé les bases légales qui régissent la matière de la protection juridiquedes fonctionnaires.

            Elle est un dû ! et nul, si haut soit-il placé dans la hiérarchie, n’a le droit de la refuser ...sauf à commettre une faute plus grave encore : rendre, hors du cadre judiciaire, une sorte de pré-jugement.

            Ceci dit... il en faut du courage et de l’argent lorsque l’on doit mener son combat sans aucune aide de sa propre administration.

            Même dans l’affaire des paillottes les intéressés ont (Préfet Bernard BONNET en tête) bénéficié de la protection juridique. Le Préfet B.BONNET ayant pour sa part été reconnu comme auteur de fautes personnelles DETACHABLES DU SERVICE...aurait donc dû, une fois toutes les voies de recours épuisées, rembourser à l’Etat les sommes considérables qui avaient été exposées pour lui (il a changé au moins quatre fois d’avocat à nos frais !). Que NENNI !! on murmure qu’une discrète et efficace grâce lui aurait été accordée par Jacques CHIRAC ...comme pour Guy DRUT !!

            Fermez le ban !

             

             

             


            • aigle80 aigle80 18 février 2008 15:00

              Mais que font- les syndicats des profs ? au lieu de s’offusquer d’un site web de potaches qui, horreur !, se permet de noter leur prestations...ne l’admet-on pas pour les hommes politiques alors pourquoi pas pour leur sacro sainte personne ?


              • Paul Villach Paul Villach 18 février 2008 18:21

                @ Mako.

                Je vous l’accorde, cette accusation, c’est "la bombe atomique" qui interdit toute défense. La porte est ouverte à toutes les dérives, tous les réglements de compte.

                C’est pourquoi, il est incompréhensible que ce droit à une protection statutaire soit ignoré à ce point des premiers intéressés. Vous pensez-bien que ça arrange l’administrattion qui se garde d’informer le personnel de ce droit qui est fait pour préserver les fonctionnaires des représailles.

                Mais il y a forcément problème quand l’agresseur est l’autorité qui a le pouvoir d’accorder ou de refuser la protection statutaire ! Paul Villach


              • Alexeï 19 février 2008 05:30

                Quelques anecdotes.. ; qui devraient nous faire frissoner d’effroi.

                1. Qui sont ces individus ?

                On est surpris, en entrant dans la fonction, et pour peu que l’on s’interroge sur le fonctionnement de cette « noble » (sic) institution qu’est l’Éducation Nationale, de constater que l’on a affaire à des voyous et à des voyouses. selon une tactique éprouvée par les régimes nazi et communiste, ce sont les ratés qui sont promus : des incultes au passé professionnel peu glorieux (d’anciens instits, profs d’EPS ou de techno) qui échouent dans ces postes et prennent leur revanche. Lorsqu’un enseignant refuse de se soumettre aveuglément à leur autorité ou réclame le respect des régles au lieu de quéter des faveurs, il devient une personne à abattre. Tous les moyens sont utilisés :
                - la diffamation,
                - le soutien donné à des élèves délinquants et à leurs parents heureux de constater que quelqu’un dans l’Éducation Nationaleprotège leur cher petit(e).

                À Aubagne et à Vitrolles, deux principaux voyous ont soutenu des élèves ayant tenu des propos racistes et antisémites. Dans un lycée d’Aix-en-Provence, une enseignante d’histoire-géographie qui affirmait en classe de première que les chambres à gaz étaient une invention de l’histoire a été soutenue par sa hiérarchie, du proviseur au recteur. C’est le refus des élèves d’assister à ses cours qui a conduit le rectorat à la remplacer par un enseignant qui déclarait qu’elles étaient un point de détail de la Seconde Guerre mondiale.

                2. Pourquoi agissent-ils ainsi ?

                Le soutien accordé par la hiérarchie de l’Éducation Nationale aux chefs d’établissement est une constante, quelques soient les actes délictueux commis par ces derniers. C’est ce qui m’a été rappelé par la chef des personnels enseignants du rectorat d’Aix-Marseille. << Sachez que nous soutiendrons toujours les chefs d’établissement, quoi qu’ils fassent, car ils sont nos interlocuteurs privilégiés >>.

                Les enseignants qui décident de porter l’affaire en justice doivent le faire en utilisant leur seule détermination et leur s deniers. La protection de la collectivité publique est systématiquement refusée par les recteurs et les ministres... qui sont quasi systématiquement censurés par les tribunaux administratifs. Le lieutenant-colonel Beau a raison de souligner que cette attitude n’est pas le propre de l’Éducation Nationale : l’affaire des paillotes corses l’a démontré. La protection de la collectivité publique a été accordée au préfet Bonnet (condamné par toutes les institutions) et systématiquement refusée aux gendarmes (sous le prétexte qu’ils avaient avoué).


                • Paul Villach Paul Villach 19 février 2008 10:10

                  @ Alexeï

                  Je vois que vous connaissez la machine de l’intérieur. Ce n’est pas le cas des médias officiels qui se sont toujours refusés à mettre en cause cette administration aux méthodes de voyous.

                  La véritable défense du Service public d’Éducation passe par une exigence de respect des droits de la Personne au sein de l’Éducation nationale. C’est une énormité que de devoir le dire au sujet de l’instance républicaine d’éducation. Mais on en est là après des années de culture de soumission aveugle à l’autorité et d’écrasement de toute liberté d’expression. Paul Villach


                • Christoff_M Christoff_M 19 février 2008 06:56

                   on a beaucoup fait de bruit.... raconté tout et n’importe quoi puis pfuittt plus de nouvelles...

                  Il en est ou le prof !! et l’élève a été sanctionné aussi.... mais maintenant silence on est passé à l’intervention de Villiers le Bel et à la mémoire de devoir enseignée aux enfants de dix ans !! plus important que de savoir lire et écrire !!


                  • bernard françois 19 février 2008 08:20

                    Bonjour Paul,

                    Je partage votre avis sur l’attitude de l’administration de l’écducation nationale dont j’ai eu à connaître il y a quelque temps. Je crois que la culture de la soumission dont parle le juge Montgolfier à propos de la justice, à laquelle je n’ai pas encore eu affaire, concerne aussi la hiérarchie de l’éducation nationale.

                    A la fin de votre article, vous parlez de deux affaires de harcèlement moral de chefs d’établissement. Y-a-t-il des informations disponibles sur ces deux affaires ?

                    Merci

                    Cordialement,

                    BF


                    • Paul Villach Paul Villach 19 février 2008 10:16

                      @ Bernard François

                      Oui, bien sûr, pour certains de ces jugements : je viens de publier ces jours-ci un ouvrage qui en fait état : "Un blâme académique flatteur" , Editions Lacour. Agoravox me pardonnera, mais je ne peux faire autrement que de vous citer ma documentation, sous peine de vous répondre que je ne peux vous citer mes sources. Paul Villach

                       


                    • docdory docdory 20 février 2008 11:49

                       Cher Paul Villach

                      On peut se demander si les syndicats de l’enseignement ne seraient pas en coma dépassé ! A quoi servent-ils s’ils n’offrent pas une assistance juridique efficace et un soutien matériel aux enseignants victimes de ces problèmes ??


                      • Paul Villach Paul Villach 20 février 2008 12:03

                        @ Docdory

                        Je partagerais volontiers, cher docteur, votre diagnostic. Et pour rester dans la métaphore médicale, je me demande s’il ne faut pas parler pour les profs du "syndrôme de Stockholm"... Paul Villach


                      • Francis Francis 20 février 2008 14:32

                        Bonjour,

                        merci à Paul V pour ses articles.

                        Toutefois j’aimerais signaler que, si à l’EN les enseignants forment "le gros des troupes" il est aussi d’autres personnels. Je pense aux administratifs. L’étude "Les pratiques du harcèlement en milieu éducatif" de JM Horenstein montre bien combien ces personnels sont, proportionnellement, victimes de leurs supérieurs.

                        Merci de votre Lecture.


                        • Alexeï 21 février 2008 09:40

                          Quelques anecdotes (suite)

                          Le soutien de la hiérarchie de l’Éducation Nationale aux chefs d’établissement voyous est une constante. Certains propos de mon commentaire ne figurent pas sur agoravox (censure ? incompétence de ma part quant aux nouvelles technologies ?)

                          Les propos qui m’ont été tenus par la directrice des pesonnels enseignants du rectorat d’Aix-Marseille en novembre 2006 sont les suivants : << Sachez que nous soutiendrons toujours les chefs d’établissement, quoi qu’ils fassent. Ils sont nos premiers interlocuteurs >>.

                          Un professeur d’un collège de Nîmes a mené de 1993 à 1997 un combat quasi solitaire contre la principale adjointe qui l’avait calomniée lors d’un conseil d’administration. À l’exception d’un seul individu, tous les élus enseignants ont refusé de témoigner en sa faveur : il n’a dû sa victoire qu’au courage des élèves et des parents FCPE. La principale voyouse a été condamnée par le tribunal d’instance puis par la cour d’appel de Nîmes : jamais le recteur n’a accordé la protection de la collectivité publique à ce professeur diffamé : il a été contraint de saisir le tribunal administratif de Montpellier pour obtenir l’annulation de la décision du recteur. Les chefs d’établissement se savent tellement soutenus par leur hiérarchie qu’ils se vantent de leur comportement de voyous devant la justice : la principale adjointe pourtant condamnée en première instance puis en appel s’est pourvue en cassation (soutenue qu’elle était par le recteur) en alléguant pour toute défense que l’injure était une... nécessité de service. La cour de cassation n’a heureusement pas suivi ce « motif de cassation ».


                          • Paul Villach Paul Villach 21 février 2008 16:39

                            @ Alexei

                            J’admire la précision de votre documentation. Je confirme ce que vous écrivez. Paul Villach


                          • Alexeï 21 février 2008 11:14

                            Quelques anecdotes pour une litanie en forme de requiem.

                            Les propos qui m’ont été tenus en novembre 2006 par la directrice des personnels enseignants sont les suivants et parfaitement assumés par l’intéressée : << Sachez que nous soutiendrons toujours les chefs d’établissement, quoi qu’ils fassent, ils sont nos interlocuteurs privilégiés >>

                            Merci à Agoravox de pratiquer la censure : votre site n’a jamais aussi mal porté son nom. Baptisez le Styx.


                            • Alexeï 21 février 2008 11:15

                              << Sachez que nous soutiendrons toujours les chefs d’établissement, quoi qu’ils fassent. Ils sont nos interlocuteurs privilégiés >>.


                            • Alexeï 21 février 2008 11:17

                              Nous soutiendrons toujours les chefs d’établissement, quoi qu’ils fassent. Ils sont nos interlocuteurs privilégiés.


                            • Alexeï 21 février 2008 11:22

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                              • bernard françois 21 février 2008 17:37

                                Bonjour,

                                Pourriez-vous me dire ou l’on peut se procurer l’étude de JM Horenstein dont vous parlez : "Les pratiques du harcèlement en milieu éducatif" ?

                                Merci

                                BF


                                • Francis Francis 22 février 2008 01:30

                                  Bonsoir,

                                  je dispose de la version pdf de ce document. Il était autrefois en ligne sur le site de la MGEN.

                                  Sur demande au webmestre du site il m’a été envoyé. Je peux le fournir (avec une petite aide de lecture rapide de ma conception au format .doc). Il faut pouvoir me fournir une adresse courriel valide et si possible disposer d’une connexion rapide (type ADSL ou câble) le fichier est assez conséquent.

                                  Mettre sur un site comme Agora une adresse courriel peut être rebutant ou "risqué". Quelqu’un du site pourrait-il nous donner une solution technique simple ? Merci d’avance.

                                  Une analyse croisée (étude JMH et et stats RERS de l’EN) est disponible à cette adresse (ancienne).

                                  Selon la même manière je peux fournir les documents dont les liens ne sont plus valides.

                                   

                                  Merci de votre lecture.

                                   

                                   


                                • Francis Francis 1er mars 2008 18:27

                                  Bonjour,

                                   

                                  un exemple du comportement de l’administration. (un de plus ?)

                                  http://roland-veuillet.ouvaton.org/?Dossier-professionnel

                                  Je pense que tout le monde, ici, a entendu parler ces jours-ci, de l’attitude de la "patronne" de l’établissement tristement célèbre d’Etampes. (K Montet-Toutain)

                                   

                                  Merci de votre lecture.

                                   

                                   

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