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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Chronique d’une jeune doctorante en Lettres sans avenir (...)

Chronique d’une jeune doctorante en Lettres sans avenir tracé

  L’avenir professionnel est bien incertain pour les thésards en Lettres, sacrifier huit à neuf ans post-bac à l’Université pour apprendre qu’il n’y pas de postes vacants pour eux après leur soutenance donne la nausée. Et pourtant, beaucoup par passion ont persévéré dans leur voie, et nombreux jeunes docteurs ès vivent désormais dans la précarité en enchaînant des petits boulots sous-qualifiés en attendant un poste…

 Le doctorat en recherche littéraire est la dernière étape dans le cursus universitaire, il marque la continuité du Master recherche où l’étudiant a effectué pour la première fois un travail long (entre 100 et 200 pages) sur un sujet choisi et mûrement réfléchi. Cet ultime diplôme (si l’on met de côté le grade de maître de conférences et l’habilitation à diriger des recherches (HDR)), implique une grande rigueur et une autonomie de travail, il nécessite aussi naturellement une passion pour la recherche. L’étudiant(e) en recherche doit s’organiser et s’imposer une réelle discipline de travail. Régulièrement, il doit s’intéresser aux actualités littéraires, s’informer sur les diverses publications du moment pouvant correspondre à ses attentes ou prendre connaissance de la tenue des divers séminaires, colloques sur le sujet… En somme, un doctorant doit être actif dans le milieu et à l’affût de la moindre connaissance scientifique nouvelle dans le domaine. En parallèle à ces investigations et aux lectures, le doctorant se réalise dans l’écriture et devra présenter un travail long (de 400, 500 pages minimums) à partir d’une problématique novatrice.

 La doxa voudrait que le thésard soit l’étudiant modèle par excellence faisant partie d’une élite intellectuelle destiné à trouver nécessairement un emploi haut placé, bien rémunéré…En somme, l’étudiant par excellence arrivant à la toute finalité de son cursus scolaire bénéficiera automatiquement des avantages d’un nouveau diplômé fraîchement sorti de son école. La réalité est tout autre, nous le savons, dans la conjoncture actuelle, le marché du travail est impitoyable, les universités françaises n’ont plus d’argent. L’adoption, il y a cinq ans, de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités ne règle pas les problèmes de sous-financement et ne permet pas une (ré)organisation efficace de son infrastructure. Les Universités françaises sont politiquement autonomes et terriblement seules. Même si les fonds privés seraient une solution à plusieurs égards, qui investirait dans la recherche littéraire ? Nous ne verrions qu’un mécénat passionné ni plus ni moins. L’idéal serait de trouver un juste équilibre entre un financement public et privé. Le problème étant donc que la contribution financière de l’étudiant ne dépasse pas un seuil raisonnable[1] afin que la France ne connaisse pas un Printemps Erable[2] et/ou une perte massive de « cerveaux » faute de moyens financiers comme c’est le cas en Outre-Atlantique[3] ; et/ou une « fuite des cerveaux » ; et/ou pire encore une vie étudiante très précaire, nous pensons aux jeunes gens obligés d’aller au Resto du cœur ou autres associations d’aide pour pouvoir remplir leur frigo à la fin du mois, ou dans certains cas cela entraîne une chute dans une spirale infernale[4]… D’ailleurs combien d’étudiants triment chaque année avec des petits jobs où ils sont clairement esclavagés pour une bouchée de pains ?

 L’étudiant ne doit donc se sentir exclu ni même endosser le rôle de client d’une entreprise universitaire mais il doit être compris et encouragé dans cette étape formatrice.

 Une revalorisation de l’Université française, et de la filière littéraire de surcroît, est impérative, nous le savons, les étudiants d’aujourd’hui sont les citoyens de demain. La France a la particularité d’avoir une littérature riche et enviée, l’essentiel est donc de la préserver. Les jeunes diplômés chercheurs sont là pour porter le flambeau et transmettre aux générations à venir une littérature chargée d’histoire, encore faut-il leur laisser une chance... 

 Le cas échéant, les nouveaux docteurs ès seront dans l’obligation de se tourner vers d’autres emplois en passant des concours types concours de l’enseignement[5], concours de documentaliste, bibliothécaire, conservateur du patrimoine, etc., ou plus radical encore, ils devront penser à une reconversion. Coralie, une brillante jeune diplômée de Master recherche en Lettres Modernes, à défaut de ne pas avoir trouvé dans sa branche, a fait un stage d’un an dans un poste de police en tant qu’hôtesse d’accueil. Le stage achevé, elle s’interroge si elle doit passer les concours très fermés de la police ou s’orienter vers autre chose, elle explique d’ailleurs qu’elle se bat chaque jour pour que les étudiants de Lettres bénéficient de plus de reconnaissance : « En ce moment, je me bats pour qu'ils [NDRL les recruteurs] arrêtent de penser que les lettres ne donnent pas accès à certaines formations » s’insurge-t-elle, la réalité est bien là et les entreprises sont peu friantes à l’idée d’engager un(e) littéraire, et pourtant « les études de lettres donnent une force d'esprit » se défend Coralie. Il est vrai qu’étudier les sciences humaines permet d’avoir un regard différent sur le monde, une grande capacité d’analyse et une facilité rédactionnelle. Le tout est de faire confiance et laisser l’expérience apprendre. Mathieu, jeune architecte, est persuadé qu’embaucher un(e) littéraire serait un avantage, en effet celui-ci ou celle-ci pourrait apporter un « nouveau regard » sur le travail accompli et rédiger autrement les idées, loin des concepts et automatismes que suppose l’architecture.

 Au Canada, détenir un doctorat permet d’enseigner directement après la soutenance et le corps enseignant, administratif laisse plus de chance aux jeunes diplômés et l’expérience prime… Est-ce un modèle à suivre ?

 En attendant une issue positive dans la recherche en Lettres, il faut préparer les concours pour envisager « un filet de sécurité » explique Marie, thésarde en deuxième année, mais comment s’aménager du temps pour « bachoter » quand on prépare une thèse ? Marie doit-elle ensuite abandonner la recherche malgré le fait que cette discipline la passionne ? Quant à moi, tout comme Coralie, Marie, et bien d’autres…ai-je un avenir tout tracé ? Rien n’est moins sûr. 

EP

Illustration : QG


[1] De plus, la crise du logement allège cruellement le porte-monnaie des jeunes étudiants, ne leur permettant pas d’investir massivement dans leurs études… Néanmoins, nous pourrions nuancer ce dernier argument par le fait que l’Université fait partie des formations les moins coûteuses en France. Le risque étant cependant la discrimination socio-économique à l’inscription : « pas d’argent, pas d’études ». De plus, une entrée à la faculté sous dossier ou par concours n’est pas forcément une solution pour réduire le nombre d’étudiants et donc les coûts. L’école doit être pour tous et l’université ne discrimine pas dans ce sens.

[2] Dénomination relative à la période des manifestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité au Québec.

[3] De nombreuses familles américaines économisent une vie entière pour payer les études de leurs enfants. On comprend ainsi l’importance des bourses scolaires liées aux sports notamment.

[4] Nous pensons au témoignage bouleversant de Laura D. chères études Etudiante, 19ans, job alimentaire : prostituée « Je me trouvais dans une impasse. N’étant pas boursière, je n’avais aucune aide de l’Etat et mes parents ne pouvaient décemment pas verser 200 euros en loyer mensuel. Je n’avais pas d’aides au logement non plus. A part trouver un travail ou renoncer à mes études, je ne voyais aucun moyen de m’en sortir. Le Crous favorisait les étudiants boursiers pour le logement en chambre étudiante. Beaucoup d’étudiants travaillent en parallèle, mais ce sont souvent les mêmes qui échouent aux examens ou lâchent les études en cours d’année. Je ne pouvais pas mettre un terme à mes études, je savais que je jouais mon avenir… » 

Pour palier à ses besoins financiers elle va tomber dans la prostitution, « l’argent facile ». Certes le cas est extrême mais il n’est pas isolé ! dans Laura D., Mes chères études Etudiante, 19ans, job alimentaire : prostituée, Paris, Editions J’ai lu, 2009, 256p., p.26

[5] Depuis la réforme de « mastérisation », le CAPES se prépare en deux ans dans le cadre d’un Master enseignement. Nous n’avons plus la possibilité de le préparer en une année depuis 2010. Lorsque nous sommes détenteurs d’un Master recherche, il est plus judicieux de préparer le concours (il faut au minimum le master pour prétendre à une inscription aux concours) par nous-mêmes (CNED par exemple).

 


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103 réactions à cet article    


  • hunter hunter 28 novembre 2012 11:08

    Bonjour Émilie,

    Je vous soutiens de tout cœur, mais en toute honnêteté, je crois que ce n’est pas gagné !
    Vue « l’évolution » de notre monde malade, je pense que d’ici peu, les sciences humaines disparaîtront, et les lettres aussi, bien entendu.
    En effet, ce monde dominé par les grandes multinationales et l’agitation économique, n’a pas besoin de gens qui réfléchissent, mais juste de bons soldats qui exécutent les ordres sans discuter, et qui surtout sont « productifs », « efficaces », « compétitifs », etc, etc.....
    Comme l’enseignement supérieur est appelé à être privatisé (puisqu’il faut suivre le « modèle » zunien), peut-être que ces disciplines seront maintenues, mais seront alors réservées à des étudiants très favorisés (je parle de l’aspect fric évidemment), qui seuls pourront se permettre de faire des études par intérêt, car ils savent que le réseau d’influence de leurs parents leur permettra ensuite de s’intégrer dans la société.

    Les autres, ne pourront pas étudier (manque de moyens), où s’endetteront, et donc seront forçés de s’orienter vers des études jugées plus rentables, tout en sachant qu’ils mettront bien une dizaine d’années à les rembourser.

    Le problème des prêts étudiants est une véritable bombe à retardement aux USA actuellement, car étant donnée la situation désastreuse de leur économie, même des étudiants qui pensaient avoir choisi une filière « rentable », se retrouvent sans boulot, mais avec des banques qui frappent à la porte tous les jours, pour récupérer leurs échéances.

    Je n’aimerai pas avoir 18 ans de nos jours.

    Je vous souhaite cependant bon courage, et vous encourage à vous endurcir, car les temps qui s’avancent, vont être très très difficiles.

    Cordialement

    H/


    • laertes laertes 28 novembre 2012 13:50

      @hunter... spot on comme on dit en anglais !! je n’aurais pas dit les choses autrement....... Quant à encourager Emilie à s’endurcir..c’est peut-être enlever un peu plus de son humanité ..Quant aux USA.que dire !!! Je n’arrive plus à voir d’avenir dans ce pays...... je crois qu’il continuera de crise en crise jusqu’à la crise finale (cf. 1929)....................... et que là, peut-être, ENFIN, les choses changeront !!! L’Europe et la Chine suivront....le même chemin....................... !!
       Emilie continuez à assouvir votre passion......................... bientôt on aura un besoin urgent de gens sensibles et cultivés...pour cultiver l’esprit comme à l’époque druidique..et de vrais jardiniers et artisans pour assurer l’essentiel........ qui est de vivre en harmonie avec les autres et la nature................. 


    • Surya Surya 28 novembre 2012 15:16

      « Quant à encourager Emilie à s’endurcir..c’est peut-être enlever un peu plus de son humanité », cela me fait penser à la fin du film de François Truffaut, L’Argent de Poche (1976) et le discours de l’instituteur. Je vous mets le lien ici, le message est à la minute 3.25 (mais le discours entier est très intéressant et mérite d’être écouté)
      Sinon, bonjour Emilie, c’est bizarre mais votre article est signé E.P, c’est votre nom d’auteur, et vos commentaires sont signés Emilie.
      Je ne peux que déplorer comme vous qu’après tant d’études un thésard de lettres ne trouve pas de poste à la hauteur de son niveau d’études, mais ces postes sont-ils inexistants absolument partout ? Ne vaut-il pas mieux être mobile, voire même à l’international, si l’on ne trouve pas de poste là où l’on se trouve, plutôt que galérer ? Si fuite des cerveaux il y a en France, tant pis pour les gouvernants, car plutôt que de le déplorer ils n’ont qu’à faire ce qu’il faut pour améliorer la situation.
      Excusez moi d’émettre également une critique, j’ai mauvaise conscience de le faire car je vois bien que votre situation n’est pas facile, mais entreprendre une thèse, longue, difficile, où vous allez devoir vous investir totalement, sans penser à où cela va vous mener par la sujite, aux débouchés qui se présenteront une fois la thèse soutenue, c’est trop risqué. On pense toujours à décrocher un poste, bien sûr, mais c’est un peu se voiler la face. Il est clair que de nos jours ces études ne peuvent plus être entreprises que par pure passion. Malheureusement, on ne vit pas toujours de sa passion. C’est un idéal, mais pour l’atteindre, il faut peut être aussi accepter d’en baver, de galérer pendant un bon bout de temps avant de s’en sortir.
      Je suis horrifiée par l’exemple que vous donnez dans la note en bas de page des étudiantes qui se prostituent pour payer leurs études. « A part trouver un travail ou renoncer à mes études, je ne voyais aucun moyen de m’en sortir. » ... Argent facile... J’essaye de ne pas la juger, mais c’est pas évident car je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il y a mille et une façon de s’en sortir sans avoir besoin d’en arriver à de tels extrêmes. Personnellement, durant mes études, j’ai été serveuse, vendeuse, caissière, baby sitter, employée de supermarché, femme de ménage, j’ai fait également du soutien scolaire, travaillé dans une boîte de sondages téléphoniques, fait un peu de secrétariat l’été pour un remplacement de congé, et j’en passe. J’ai voulu travailler au McDo, car si ce job n’est pas valorisant, il n’est pas non plus indigne, mais les horaires m’auraient obligée à abandonner certains cours, donc j’ai laissé tomber. Avec ces boulots, j’ai gagné juste de quoi survivre, et quand je n’avais plus de fric, j’allais vendre les livres achetés l’année précédente pour pouvoir, avec l’argent récolté, remplir mon frigo.
      Je ne crois pas que se prostituer puisse constituer une preuve de la dureté de la vie lorsqu’on est étudiante. Il me semble, et j’espère avoir raison, que l’on peut toujours choisir de faire autre chose pour payer ses études.


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 11:22

      témoignage personnel et intéressant, mais : 


      - vous avez commencé vos études vers 2000-2001. Ne saviez vous pas que les études de lettres sont peu valorisées en France ?
      vous n’aviez pas lu « intellos précaires », en 2003, par exemple ? 


      - vous envisagez le professorat, et en parallèle pourquoi pas un peu de journalisme : est ce que vous avez conscience que vous visez deux professions sinistrées et avec beaucoup de candidats ? Si c’est pour l’interêt intellectuel, tant mieux. Mais si c’est pour l’argent ...


      • laertes laertes 28 novembre 2012 14:11

        @Eleusis...peut-être notre chère Emilie n’a pas lu l’article de l’Express que vous mentionnez à cause de l’intelligence précaire de son auteur.............. Précarité qui peut-être notée AAA quand on connaît la manière dont ce journal traite, traitait et ...traitera à n’en pas douter ce sujet !!!


      • laertes laertes 28 novembre 2012 14:17

        Vous avez raison, quand on lit l’express on peut dire que la profession de journaliste dans de nombreux domaines est sinistrée....... Mais c’est bizarre ! Ils sont sinistrés intellectuellement mais à l’aise pécuniairement...EUH en fait non, c’est normal puisqu’ils défendent les valeurs de leurs employeurs et aussi les vôtres qui sont de renforcer un système où les gens ne doivent pas trop réfléchir..... Et ça se comprend car quand on lit l’express et qu’on réfléchit.............on a tout de suite envie de changer de système !!!


      • laertes laertes 28 novembre 2012 14:41

        @Eleusis : vous utilisez deux liens vers deux journaux opposés. L’un dépendant (l’Express) l’autre indépendant (le monde diplo) pour donner l’illusion qu’ils disent la même chose... Et bien si vous comprenez la ligne éditoriale de ces deux journaux vous verrez qu’ils font la même constatation mais avec des conclusions...opposées !!


      • laertes laertes 28 novembre 2012 14:45

        @Eleusis  : Vous pouvez prendre des dizaines d’articles de dizaines de journaux qui feront le même constat...Ce qui est intéressant, ce n’est pas le constat, c’est l’analyse et la conclusion qu’en tirent les auteurs....... Si vous voyez ce que je veux dire...............


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 17:50

        non, on ne voit pas ce que vous voulez dire, et ce d’autant plus que l’article du Monde Diplomatique est tronqué. 


        Et puis surtout, au delà de l’explication de textes, quelles conclusions opérationnelles pour l’auteure de cet article ? 

      • laertes laertes 28 novembre 2012 19:42

        @Eleusis : rien compris à votre post............... allez faire une sieste !!


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 11:24

        « La France a la particularité d’avoir une littérature riche et enviée, l’essentiel est donc de la préserver »


        parfait ! vous avez passé 10 ans à connaitre un sujet, faites comme Dan Brown, popularisez votre expertise en écrivant des romans, de preference à succes !

        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 11:32

          « la doxa voudrait que le thésard soit l’étudiant modèle par excellence faisant partie d’une élite intellectuelle destiné à trouver nécessairement un emploi haut placé, bien rémunéré »


          pas du tout, d’où débarquez vous ? 
          la vérité c’est qu’entre le diplomé d’une école de commerce moyenne, en marketing, et le titulaire d’un BEP de plomberie ou electricité, ya pas photo : l’un est rare et utile, l’autre moins rare et à l’utilité moins immédiate. 
          C’est encore plus vrai pour les doctorants. 

          • pingveno 28 novembre 2012 12:25

            la vérité c’est qu’entre le diplomé d’une école de commerce moyenne, en marketing, et le titulaire d’un BEP de plomberie ou electricité, ya pas photo : l’un est rare et utile, l’autre moins rare et à l’utilité moins immédiate.

            Oui c’est sûr, moi quand j’ai un problème avec mes tuyaux, j’appelle un diplômé en marketing. C’est moins rare et plus utile.


          • EP Emilie 28 novembre 2012 13:26

            Quand je discute avec mon entourage (oui, je discute beaucoup)... « tu fais une thèse ? wouahhh » c’est un gros et grand mot qui ne veut finalement pas dire grand chose ! Il véhicule le « trop plein » d’études et le côté excellence, le détour est souvent : longues études= beaucoup d’argent. On se rend compte que dans le domaine littéraire (historique, philosophique, social, etc.) il faut être véritablement passionné, car l’argent n’est pas un moteur... Je navigue donc entre divers points de vue et débarque où je peux le faire et constate... Si « doxa » vous gêne, je préciserais alors avec « une partie de l’opinion publique », cela peut peut-être vous rassurer... Concernant le journalisme, j’y ai pensé ! Mais à choisir entre être une « crève-la-faim » ou opter pour une profession sinistrée, je choisis la seconde option, j’ai souscrit une longue assurance (et bonne je l’espère ;)). Le journalisme est si attirant mais si bouché ! Merci pour votre article, je vais le lire avec intérêt ! et pour info en 2000-2001, je n’étais qu’au collège et les conseillères d’orientation nous barbaient terriblement lors de leurs réunions d’informations !


          • docdory docdory 28 novembre 2012 13:37

            @ Eleusis Bastiat


            Euuuhh ... Un plombier et un électricien sont infiniment plus utiles qu’un diplômé d’une école de commerce moyenne.
            J’ai deux enfants, je préfère mille fois qu’ils soient plombiers ou électriciens, métiers nobles et utiles à la société, que de les voir animer les « trois jours Monoprix » micro à la main , à tenter de vendre de la camelote grâce à un diplôme d’école de commerce moyenne ( ils sont déjà prévenus : je ne finance pas des études aussi consternantes ! )
            Personnellement, je serais incapable de déboucher un évier ou de changer un tableau électrique, par contre, être vendeur de voiture ou de n’importe quoi d’autre me paraît être un job ne nécessitant aucune compétence particulière, je m’étonne même qu’il y ait besoin d’écoles pour un métier aussi simple et sans intérêt autre qu’un éventuel intérêt financier !


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 13:39

            « n plombier et un électricien sont infiniment plus utiles qu’un diplômé d’une école de commerce moyenne. »


            c’est EXACTEMENT CE QUE JE DIS !!

          • docdory docdory 28 novembre 2012 13:59

            @ Eleusis Bastiat

             J’en prends acte, mais la construction de votre phrase laissait suggérer au lecteur que vous pensiez exactement le contraire !

          • Mycroft 28 novembre 2012 14:02

            Nous sommes d’accord Bastiat, mais avouez que votre poste prêtait à confusion, car vous ne précisez à aucun moment qui est l’individu rare et utile.

            L’inutilité complète des personne sortant d’école de commerce est un fait, mais ce n’est pas pour autant une évidence pour tout le monde ;) Certains affirment même qu’on a absolument besoin de ces gens là pour nous administrer. Tout comme certains affirmaient qu’on avait besoin du sorcier pour aider le soleil à se lever le matin.


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 14:14

            « L’inutilité complète des personne sortant d’école de commerce est un fait »


            je reformule pour etre bien compris  : L’utilité des personne sortant d’école de commerce (moyennes) beaucoup moins élevée que celle des titulaires de BEP techniques, notamment parce qu’il y a trop de diplomés d’écoles de commerce par rapport aux besoins, notamment sur les spécialités type marketing. Voila le fond exact de ma pensée.  

            Après, des types comme Michel & Augustin, qui, avec leurs connaissances d’école de commerce ET de BEP patisserie, créent de nouvelles boites et des emplois, là, on dit bravo !


          • laertes laertes 28 novembre 2012 14:25

            @Eleusis : "la vérité c’est qu’entre le diplomé d’une école de commerce moyenne, en marketing, et le titulaire d’un BEP de plomberie ou electricité, ya pas photo : l’un est rare et utile, l’autre moins rare et à l’utilité moins immédiate. « 
            Cela se passe de commentaire !! Dire de telles énormités avec des »ph"autes d’orthographe à chaque mot ou presque montre clairement que vous ne saurez ni utile à la société en tant que plombier ni inutile en tant que sortant (si toutefois vous en êtes sorti) d’une école de commerce........ !!!


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 14:32

            je ne suis ni plombier ni chargé d’études marketing. 


            S’il y a des phOtes d’orthaugrafe, prené lé come de l’inattenssion. 

            Par contre, je veux bien que vous m’expliquiez en quoi il s’agit d’une énormité, Einstein

          • laertes laertes 28 novembre 2012 14:34

            @Eleusis "« un plombier et un électricien sont infiniment plus utiles qu’un diplômé d’une école de commerce moyenne. »

            c’est EXACTEMENT CE QUE JE DIS !!
            Non ! relisez-vous et vous constaterez que c’est le contraire que vous dites ? Peut-être besoin de cours d’écriture en langue française ?

          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 28 novembre 2012 14:39

            ok  laertes, léssé tombez, s’est pluss cimplle !


          • Mycroft 28 novembre 2012 11:59

            Si une filière a besoin d’être revalorisé en France, c’est bien la science et non les lettres. Qu’allons nous faire de nos jolie littéraires ? Des écrivains, dans le meilleurs des cas. C’est distrayant, au mieux. Les scientifiques eux, renforcent la société jour après jours. C’est grâce à eux que nous sommes en mesure de nous défendre contre les épreuves que la natures nous impose jour après jour.

            Vous parlez de « petits boulots sous-qualifiés ». Sous entendu que vous êtes hautement qualifié. Qualifié ne signifie pas avoir fait de hautes études, mais avoir une bonne capacité d’analyse logique (que seul les mathématiques entrainent vraiment) et une expérience technique (qui ne s’apprend vraiment qu’une fois en poste, pour un poste donné).

            Ceux qui pensent qu’une étudiante en lettre sera en mesure de « porter un regard nouveau » ferait tout aussi bien d’engager ma concierge. Elle portera elle aussi un regard nouveau, qui sera aussi riche en enseignement. Cet enseignement ne viendra ni de sa formation ni de sa compétence, mais simplement du fait que tout débutant dans un domaine remet en question les bases même du domaine puisqu’il ne les connais pas. La formation littéraire n’apporte rien de plus.

            La seule chose que les études en lettre apporte, c’est la facilité rédactionnel. Donc la capacité à effectuer le travail de secrétaire. Est il utile de former une personne pendant 8 ans pour ce faire ?

             Nous avons, pendant des années, voir même des siècle, été dominé par les beau parleurs littéraires. Lesquels se trouvaient dans les gouvernement, les administrations et autres. Leur déchéance est une bonne nouvelle. 
             
            La France à une littérature riche, mais cette littérature n’a besoin, pour être préservé, que d’une bonne base de donnée contenant l’intégralité des œuvres, consultable gratuitement. Ce qui n’est pas vraiment du domaine de compétence des étudiantes en lettre, mais plus des stagiaires en BTS informatique. Une telle personne fera bien plus pour la défense de notre patrimoine culturel que l’ensemble des étudiants en lettre de ces 20 dernières années. 


            • EP Emilie 28 novembre 2012 13:54

              Cher Mycro...be...croft, bref encore du charabia informatico-mathématico-systématico barbant ! J’ai apprécié votre commentaire car il me semble que c’est important que les gens ne soient pas toujours d’accord avec nous... Je passe mon temps à défendre ma filière, vous ne me faites pas mentir avec votre pâle image de cette discipline. Quand je vois le nombre de fautes d’orthographe que vous pouvez faire, et votre manque d’ouverture d’esprit, votre argumentaire sans véritable épaisseur... Je suis rassurée à l’idée de suivre mon cursus universitaire !

              Quelle prétention de penser que les sciences, les mathématiques peuvent tout régir ! Heureusement que non, on finirait dans le monde de Matrix, geek et en surpoids (s’il faut jouer avec les clichés) à manger des trucs génétiquement modifiés et pourrir dans sa prison robotisée, obnubilé par son ordinateur et c’est tout !

              Concernant les « petits boulots sous-qualifiés », je ne pense pas que travailler au Mcdo soit très valorisant. Je ne me sens absolument pas au-dessus des autres comme vous le sous-entendez ! Et vous avez de la chance si votre concierge a les capacités pour, et la formation adéquate, elle fait ce métier pour le plaisir de s’occuper des autres voilà tout...
              Et si je devais vous faire la liste de ce que je sais faire, vous vous ennuieriez clairement car ce n’est absolument pas votre domaine et que je vois que cela ne vous intéresse guère... smiley


            • laertes laertes 28 novembre 2012 14:02

              @Mycroft : je vous cite "Si une filière a besoin d’être revalorisé en France, c’est bien la science et non les lettres. Qu’allons nous faire de nos jolie littéraires ? Des écrivains, dans le meilleurs des cas. C’est distrayant, au mieux. Les scientifiques eux, renforcent la société jour après jours. C’est grâce à eux que nous sommes en mesure de nous défendre contre les épreuves que la natures nous impose jour après jour.«  Ca c’est ce qui s’appelle manquer de culture littéraire......... réfléchissez un instant !! C’est l’imagination qui entraine l’inovation et non les mathématiques !! Les mathématiques ne sont qu’un outil...... Si Galilée n’avait rien lu, il n’aurait rien inventé pareil pour Einstein...Et tiens en parlant d’Einstein, il disait que les scientifiques pouvaient amener la ruine de la société....il devait parler de gens comme vous, de gens pas suffisament cultivés et humanistes..et qui devaient lire de la littérature »distrayante« comme l’Equipe. Tiens, je vous conseille de lire »le berceau du chat" de Kurt Vonnegut. Il traite justement du problème léthal des scientifiques non littéraires !!


            • Mycroft 28 novembre 2012 15:24

              laertes : Où avez vous vu qu’on peut faire des mathématiques sans faire preuve d’imagination ? C’est au contraire le domaine qui en nécessite le plus. Pouvez vous me trouver des ouvrages qui témoigne d’autant d’imagination que celle nécessaire à la création d’un espace comprenant plus de 4 dimension ? Ou même la simple richesse des nombres complexes.

              Le mathématicien David Hilbert, à qui on annonçait qu’un de ses étudiants avait abandonné les mathématiques pour la poésie, aurait répondu « J’ai toujours pensé qu’il n’avait pas assez d’imagination pour devenir mathématicien ! » Cette phrase à elle seule contredit votre postulat, le manque d’imagination des mathématiciens. 

              En tant que rôliste, je peux vous affirmer sans sourciller que les meilleurs maitre de jeu (qui doivent inventer une histoire au fur et à mesure, improvisant constamment) que je connais sont des scientifiques et non des lettrés. C’est pourtant un domaine qui demande une imagination débordante.

              Au passage, j’ai beaucoup de mal à me distraire en lisant l’équipe. Je m’amuse beaucoup plus à lire les ouvrages de vos auteurs, qui écrivent des textes pour affirmer que la domination du monde par des scientifique mène tout droit à l’enfer sur terre. C’est toujours très rigolo. Mais rarement crédible parce que ces gens là n’ont pas assez d’imagination pour comprendre les vrais scientifiques. Leur incapacité à s’abstraire de leur vécu et à sortir de leur fantasme est flagrante. J’ai connu des génies. Ces gens là, qui resteront à jamais inconnues, savent imaginer toutes sorte de solution, y compris souvent les plus tordus, pour solutionner des problèmes abstrait.

              "Quelle prétention de penser que les sciences, les mathématiques peuvent tout régir ! Heureusement que non, on finirait dans le monde de Matrix, geek et en surpoids (s’il faut jouer avec les clichés) à manger des trucs génétiquement modifiés et pourrir dans sa prison robotisée, obnubilé par son ordinateur et c’est tout !« 

              Qui affirme que les mathématique peuvent tout régir ? Certainement pas moi. J’affirme qu’ils peuvent régir tout les domaines qui relèvent de la compétence intellectuelle et de la logique. D’autres domaines sont basé sur l’expérience (en fait la plupart des domaines techniques), d’autres encore sont basé sur la convictions (politique, morale). Les dernières sont celles qui impactent le plus la société. Mais ce sont bien les mathématiques qui permettent à l’humanité de faire de grande choses . Notamment de modifier génétiquement la vie, ce qui, sur le principe est une très bonne chose puis qu’allant dans le sens d’un contrôle accru sur la nature (même si le contrôle par Monsanto de ce domaine est un désastre, mais le problème est bien plus lié au développement du capitalisme qu’à celui des OGM). Quand à la société permettant à l’humain de vivre dans un monde virtuel, en symbiose avec une machine, c’est une solution à un nombre considérable de problème écologique. Et cela aussi passent nécessairement par une modélisation mathématique d’une réalité complexe (il y a un jeu de mot ici, est ce qu’un non mathématicien va le voir ?).

              Pour ma concierge, j’ai de la chance d’en avoir une qui me rend beaucoup de service, étant Parisien. Mais elle n’est pas plus brillante que n’importe qui. Je l’ai cité simplement pour démonter l’argument »notre formation nous permet de porter un regard neuf« . Ce n’est pas votre formation qui permet cela. C’est votre inexpérience, qui peut en de nombreux cas, être un atout (ce qui se résume par cette jolie phrase »il ne savait pas que c’était impossible alors il l’a fait« ) .

              Concernant mes fautes d’orthographes, je doute que votre formation soit vraiment axé sur le fait de les éviter. Et là encore, une machine est tout indiqué pour régler le problèmes de l’orthographe, permettant à l’esprit humain de se préoccuper de l’essentiel (le fond) au détriment du superflu (la forme dont fait partie l’orthographe). En ne me préoccupant pas de cet aspect, je prends un peu d’avance. A vous de me montrer que je suis moins utile à la société à cause de cela.

              Pouvez vous par contre me dire ce qui vous permet d’affirmer que mon commentaire manque d’épaisseur ? Car dit comme ça, »c’est un peu cour, jeune femme".

              J’aimerais beaucoup que vous me listiez vos capacité, justement. N’ayez pas peur de me barber, j’apprécie beaucoup de discuter avec vos semblables. Et, en corrolaire, car c’est à cela que sert la compétence, pouvez vous m’indiquez comment vos compétences peuvent renforcer l’humanité, ce qui est la finalité de tout individu ?


            • laertes laertes 28 novembre 2012 15:49

              @mycroft : "laertes : Où avez vous vu qu’on peut faire des mathématiques sans faire preuve d’imagination ? C’est au contraire le domaine qui en nécessite le plus. Pouvez vous me trouver des ouvrages qui témoigne d’autant d’imagination que celle nécessaire à la création d’un espace comprenant plus de 4 dimension ? Ou même la simple richesse des nombres complexes."
              Si vous lisez BIEN ce que j’ai écrit, je n’ai pas dit qu’on pouvait faire des mathématiques sans faire preuve d’imagination, j’ai dit que l’innovation dépendait de l’IMAGINATION et que les mathématiques n’étaient qu’un outil ! NUANCE !! Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas faire preuve d’imagination pour développer les mathématiques en innovant ! Vous suivez ?
              Oui il existe des centaines d’ouvrages qui témoignent d’autant voire plus d’imagination que celle nécessaire à la création d’un espace comprenant plus de 4 dimensions ..surtout si on n’est pas excité par cet espace ! Quant à votre citation de David Hilbert, elle est stupide car ce monsieur était peut-être mathématicien mais il n’était certainement pas un expert en imagination ! Et dire que la poésie est un domaine où il y a peu d’imagination est stupide ! C’est une autre forme d’imagination (avec des mots).
              Dire que les meilleurs rôlistes sont des scientifiques et non des lettrés est nul et non avenu................ Au cas où vous ne le sauriez pas les jeux de rôle ont été inventés précisément par des........lettrés !


            • laertes laertes 28 novembre 2012 16:09

              @mycroft suite :"permettant à l’esprit humain de se préoccuper de l’essentiel (le fond) au détriment du superflu (la forme dont fait partie l’orthographe"
              Alors là vous gagnez le pompon haut la main...car dire que la forme est superflue par rapport au fond est opposé à ce qui fait la constitution même des mathématiques................. Mais vous n’êtes pas à une contradiction près ! Je vous conseille de soigner et la forme et le fond !!


            • laertes laertes 28 novembre 2012 16:29

              @mycroft : "J’affirme qu’ils (les scientifiques) peuvent régir tout les domaines qui relèvent de la compétence intellectuelle et de la logique. D’autres domaines sont basé sur l’expérience (en fait la plupart des domaines techniques), d’autres encore sont basé sur la convictions (politique, morale). Les dernières sont celles qui impactent le plus la société. Mais ce sont bien les mathématiques qui permettent à l’humanité de faire de grande choses .« 
              Pour quelqu’un qui admire les mathématiques vous manquez de rigueur intellectuelle consternante. Mettre en équation progrès mathématiques et progrès scientifiques avec progrès de l’humanité est ...une absurdité ................même mathématique car pour mettre en équation deux termes, il faut qu’il y ai adéquation dans la constitution de ces deux termes......... ELEMENTAIRE........................ Hors les »progrès" de l’humanité n’ont pas la même constitution que les mathématiques et la science.............. Il suffit de connaître l’histoire (lire des livres) pour s’en rendre compte !


            • Mycroft 28 novembre 2012 16:35

              "Si vous lisez BIEN ce que j’ai écrit, je n’ai pas dit qu’on pouvait faire des mathématiques sans faire preuve d’imagination, j’ai dit que l’innovation dépendait de l’IMAGINATION et que les mathématiques n’étaient qu’un outil ! NUANCE !! Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas faire preuve d’imagination pour développer les mathématiques en innovant ! Vous suivez ? « 

              Soit, vous n’avez pas dit textuellement qu’on peut faire des mathématique sans faire preuve d’imagination, mais en disant »C’est l’imagination qui entraine l’inovation et non les mathématiques« vous distinguez les deux. Et sous entendez tout de même qu’un mathématicien peut ne pas faire preuve d’imagination. Sous entendu que vous confirmez dans ce second poste.

              Quand au fait que les mathématique ne sont qu’un outil, c’est assez réducteur. Ils sont également un mode de pensée.

               »Oui il existe des centaines d’ouvrages qui témoignent d’autant voire plus d’imagination que celle nécessaire à la création d’un espace comprenant plus de 4 dimensions ..surtout si on n’est pas excité par cet espace !« 

              Je ne vois pas en quoi le fait d’être excité ou non par quoi que ce soit à un lien avec l’imagination ? Vous n’imaginez que sur des sujet qui vous excite, vous ? Quel manque d’imagination.

              L’exemple d’un espace en plus de 4 dimension vous parait trop banal, soit, alors qu’en est il de la notion de démontrabilité ? De déterminisme et d’indéterminisme ? De la notion d’infini, si souvent évoqué en mathématique ? Et de l’étendu des conséquences lié à ces imagination. Car c’est là le plus beau en mathématique, on imagine des choses mais aussi ce qu’elles impliquent.

               »Quant à votre citation de David Hilbert, elle est stupide car ce monsieur était peut-être mathématicien mais il n’était certainement pas un expert en imagination ! Et dire que la poésie est un domaine où il y a peu d’imagination est stupide ! C’est une autre forme d’imagination (avec des mots).« 

              La poésie nécessite certes de l’imagination. Mais assez peu par rapport au mathématique, c’est le sens de la phrase de Hilbert. Vous êtes libre de ne pas le croire. Mais je crains que ça ne montre que le fait que vous ne compreniez pas les mathématiciens. Et en affirmant que Hilbert n’est pas un expert en imagination alors qu’il était un mathématicien exemplaire, vous affirmez en fin de compte qu’on peut faire des mathématiques sans imagination. Ce qui tend à prouver que j’avais vu juste à propos de votre sous entendu. Ou alors voulez vous dire qu’on peut avoir une imagination débordante sans être un expert en imagination ? Auquel cas, je me demande ce que signifie être un expert en imagination.

               »Dire que les meilleurs rôlistes sont des scientifiques et non des lettrés est nul et non avenu................ Au cas où vous ne le sauriez pas les jeux de rôle ont été inventés précisément par des........lettrés !« 

              Donc les fondateur d’un domaine sont nécessairement les meilleurs dudit domaines ? Première nouvelle. J’ignorais ce fait. Mais s’il s’applique à tous, on est mal barré, condamné au déclin inévitable. C’est assez déprimant.

              Trêve de plaisanteries, vous avez raison d’affirmer que les jeux de rôle ont été crée par des lettrés. Ainsi David Wesely (diplomé de physique) , H. G. Wells (diplomé en biologie), par exemple, considérés comme faisant partie des pères du jeu de rôle, sont des littéraires pures (arg, j’avais dit »trêve de plaisanterie", je suis confus, je n’ai pu résister à cette pointe de cynisme) . A moins que vous ne vouliez dire qu’on peut être lettrés sans aucune formation littéraire (alors qu’il est impossible d’être scientifique sans une formation scientifique) auquel cas je suis d’accord avec vous, mais on en revient à la question de l’intérêt des études de cette demoiselle.


            • laertes laertes 28 novembre 2012 16:40

              Pour terminer je vous invite à lire, relire (oui, c’est un livre d’imagination) un livre extraordinaire qui s’appelle « le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley et qui justement réfléchit sur la relation entre la science et les progrès de l’humanité. Ce n’était pas un mathématicien...mais il avait suffisament d’imagination non mathématique pour réfléchir sur ce problème essentiel que vous survolez avec une indigence consternante !!


            • Mycroft 28 novembre 2012 16:48

              "Pour quelqu’un qui admire les mathématiques vous manquez de rigueur intellectuelle consternante. Mettre en équation progrès mathématiques et progrès scientifiques avec progrès de l’humanité est ...une absurdité ................même mathématique car pour mettre en équation deux termes, il faut qu’il y ai adéquation dans la constitution de ces deux termes......... ELEMENTAIRE........................ Hors les »progrès" de l’humanité n’ont pas la même constitution que les mathématiques et la science.............. Il suffit de connaître l’histoire (lire des livres) pour s’en rendre compte !« 

              Parce que pour vous, la notion de progrès de l’humanité est objective et historique ? Vous décidez qu’il n’y a pas adéquation entre progrès mathématique et progrès humain. Mais c’est une décision qui vous est propre. La notion de progrès humain relève de la conviction.

               »Alors là vous gagnez le pompon haut la main...car dire que la forme est superflue par rapport au fond est opposé à ce qui fait la constitution même des mathématiques................. Mais vous n’êtes pas à une contradiction près ! Je vous conseille de soigner et la forme et le fond !!"

              Le langage mathématiques sont par principe la forme au service du fond. C’est le seul domaine pour lequel ce principe qui devrait être une constante est appliqué. Mais les mathématiques sont bien plus que le simple langage mathématique. C’est avant tout l’art de raisonner sur des modèles abstrait. Et en mathématique, le fond est intégralement dicté par la forme, sans autres critères.


            • laertes laertes 28 novembre 2012 16:56

              « La poésie nécessite certes de l’imagination. Mais assez peu par rapport au mathématique » Vous avez l’air d’être aussi expert en imagination que ce monsieur Hilbert mais semble-t-il moins rigoureux que lui.. Je voulais dire que ce monsieur ne sait pas de quoi il parle quand il compare l’imagination en mathématique (son domaine) et l’imagination poétique (doont -il n’a aucune idée) !! Si vous ne connaissez pas le lien entre excitation (intellectuelle) et imagination...tant pis pour vous ! Oui on peut avoir une imagination d’une AUTRE NATURE que mathématique. Au cas où vous ne le sauriez pas..et je constate que non, les mathématiques de par leur essence ne sont QU’UN domaine de l’imagination humaine ..VOUS PIGEZ ? C’est pour cette raison que l’antiquité grecque a produit des philosophes ET des mathématiciens........et des musiciens et des...tout le reste. J.S. BACH a plus d’’imagination que votre hilbert car il réussit à lier deux domaines opposés : forme mathématique et musique ! Vous me faites rigoler en poseur d’expert en mathématiques..... NON, les jeux de rôle n’ont pas été créé par HG Wells .... ils datent d’Homère, du théâtre.. On est loin des mathématiques !! Et je n’ai jamais dit que les fondateurs d’un domaine (les jeux de rôle) sont les meilleurs, c’est vous qui avez soutenu que les meilleurs ds ce domaine étaient mathématicien............. Avant de poster je vous conseille d’être rigoureux...comme un mathématicien que vous prétendez être ou je ne sais quoi !!


            • Mycroft 28 novembre 2012 17:02

              ".mais il avait suffisament d’imagination non mathématique pour réfléchir sur ce problème essentiel que vous survolez avec une indigence consternante"

              Question d’opinion. Je trouve au contraire que c’est sa réflexion à lui qui fait preuve d’une indigence consternante. Notamment sur le fait de croire qu’un véritable scientifique peut accepter le mensonge ou l’ignorance qui sont la base même de la société qu’il décrit. Ou encore qu’un scientiste est un eugéniste. Tous ces amalgames douteux entre pouvoir scientifique et divers délire de pseudo-scientifiques en font un roman amusant, mais certainement pas visionnaire.

              Il serait temps de dépasser ces bêtises pour vraiment débattre des conséquences d’un pouvoir scientifique.


            • laertes laertes 28 novembre 2012 17:03

              C’est justement parce que la notion de progrès humain n’est pas objective qu’on ne peut la mettre en équation avec les mathématique et la science ..ce que vous faites vous allègrement. NON, il n’y a pas adéquation entre progrès humain et progrès scientifique.........c’est MATHEMATIQUE !!! pour les raisons que je vous ai (ou j’ai tenté) d’expliquer !!


            • laertes laertes 28 novembre 2012 17:06

              Mon pauvre ami, personne ou presque sait qui est Hilbert.....presque tout le monde sait qui est Aldous Huxley et le meilleur des mondes... Et je puis vous assurer que son livre a eu et aura beaucoup plus d’influence sur le véritable progrès humain (qui a trait à l’homme) que toutes les équations que le pauvre Hilbert a écrites sur un tableau !!


            • laertes laertes 28 novembre 2012 17:12

              Vous n’avez rien compris au livre d’Aldous Huxley. Le meilleur des mondes ne parle pas de la validité scientifique de ses utopies, il parle de l’impossible adéquation entre progrès humain et progrès scientifique !! Relisez le !!


            • Mycroft 28 novembre 2012 17:32

              "Vous avez l’air d’être aussi expert en imagination que ce monsieur Hilbert mais semble-t-il moins rigoureux que lui.. Je voulais dire que ce monsieur ne sait pas de quoi il parle quand il compare l’imagination en mathématique (son domaine) et l’imagination poétique (doont -il n’a aucune idée) !! Si vous ne connaissez pas le lien entre excitation (intellectuelle) et imagination...tant pis pour vous ! Oui on peut avoir une imagination d’une AUTRE NATURE que mathématique. Au cas où vous ne le sauriez pas..et je constate que non, les mathématiques de par leur essence ne sont QU’UN domaine de l’imagination humaine ..VOUS PIGEZ ? C’est pour cette raison que l’antiquité grecque a produit des philosophes ET des mathématiciens........et des musiciens et des...tout le reste. J.S. BACH a plus d’’imagination que votre hilbert car il réussit à lier deux domaines opposés : forme mathématique et musique ! Vous me faites rigoler en poseur d’expert en mathématiques.....« 

              Ha, on introduit donc la notion de »type d’imagination« . Ça vient d’arriver dans la discussion. Soit, pourquoi pas. Mais attendez, initialement, vous disiez que l’important dans notre société c’est l’imagination ? Mais quel type alors ? Tous ? C’est votre opinion, mais je n’ai pas l’impression que la société actuelle aille dans votre sens. Mais dans votre premier post, vous parlez de »l’imagination« sans la décomposer. Comment détermine on cette imagination ?

              Quand a votre argument impliquant qu’Hilbert, qui ne dispose que d’un type d’imagination, en a moins que Bash qui en dispose de deux, c’est assez bancal, car en supposant que toutes les imagination se valent, la moyenne de Hilbert peut être supérieur à celle de bash. Si Hilbert à 50 en imagination mathématique et 0 ailleurs (ce dont je doute) il a au final plus d’imagination que Bash qui a 20 dans 2 types d’imagination.

              Mais même sans ça, je ne crois pas à cette histoire de type d’imagination. Je pense qu’elle est un tout, à défaut de preuve du contraire. On a beaucoup d’imagination ou on en a peu, mais l’existence de type différent me parait sortie de votre chapeau pour me contredire. La preuve en est que les mathématiciens et autres scientifiques brillants sont régulièrement de bons écrivains (même s’ils n’ont pas suivit d’étude de lettre). Vous affirmez beaucoup de chose, mais jusqu’à présent, plus à coup de cliché et d’attaque personnelles que de preuves effectives.

              Juste un rappel : l’imagination, c’est la capacité à élaborer ou à simuler mentalement quelque chose d’inexistant. Cette définition vous convient elle ? Ou ne parlons nous pas de la même chose ?
              A partir de cette définition, comme divise on cette capacité ? Car avoir beaucoup d’imagination, c’est être capable d’imaginer beaucoup de chose, et des choses de plus en plus éloignée de ce que l’on peut percevoir par nos sens. C’est en ce sens que je dis que les mathématiciens font nécessairement preuve d’une imagination débordante. Bien plus que tous autre. Parce que les autres restent globalement dans le domaine du perceptif.

               » NON, les jeux de rôle n’ont pas été créé par HG Wells .... ils datent d’Homère, du théâtre.. On est loin des mathématiques !! Et je n’ai jamais dit que les fondateurs d’un domaine (les jeux de rôle) sont les meilleurs, c’est vous qui avez soutenu que les meilleurs ds ce domaine étaient mathématicien............. Avant de poster je vous conseille d’être rigoureux...comme un mathématicien que vous prétendez être ou je ne sais quoi !!"

              Mouais, il existe une différence majeurs entre jeu de rôle et théâtre, désolé, mais faire remonter à aussi loin le jeu de rôle me parait bancal. Les historiens du domaines que j’ai lu le font débuter avec Wells. Et je me suis contenté de parler des maitres de jeu de ma connaissance quand j’ai initialement évoqué ce domaine. Ce que vous avez contredit en parlant des fondateurs (à tord qui plus est) alors que ça n’a aucun rapport.

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