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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La fraude à « 70 % des arbres menacés par le changement climatique (...)

La fraude à « 70 % des arbres menacés par le changement climatique »

Commençons par la vulgarisation militante relayée par des militants (fanatiques ou seulement crédules ?) :

Citation
« 70% des arbres de la planète menacés de mourir de sécheresse, c'est la conclusion alarmante d'une étude parue le 21 novembre 2012 dans la revue Nature.
Voir l'article du Monde :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/23/les-deux-tiers-des-arbres-menaces-de-deperissement_1795160_3244.html
Je vous recommande d'écouter l'excellente chronique de l'exellentissime François MOREL entendue sur France Inter le 30/11 sur ce sujet.
4 minutes d'émotion et de juste remise en place des choses :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=513923 »

Fin de citation.

Une pseudo-science se diagnostique à son isolation : ce qu'elle prédit est contraire à ce que prédisent les autres connaissances. Or la propagande carbocentriste relayée par Le Monde affirme le contraire de ce que nous savons en physiologie végétale, ainsi qu'en géologie et en paléontologie végétale.

Alors ? Qui a tout faux ?

 

La maturité scientifique, ça ne tombe pas tout cuit dans s'bec...

Il y a très longtemps, quand j'étais miochon, Le Monde était un journal d'informations exceptionnel, fondé par un directeur exceptionnel. Et il embarrassait souvent les partisans des guerres coloniales en cours : il était très bien informé.
Hubert Beuve-Méry est mort depuis longtemps. Il avait su préparer sa succession, mais son successeur a défailli à préparer la sienne. Depuis, ce journal est balloté d'influences par de plus en plus de lobbies, voire de corruptions.
La plupart des chroniqueurs à prétentions scientifiques y sont en réalité des militants, qui se donnent l'air d'être l'élite de la vigilance, par leur aveuglement militant. Militantisme « climatique » carbocentrique et alarmiste obligatoire, sinon éjection hors du club...

En revanche, j'attends toujours le compte-rendu détaillé des résultats sur le volcanisme sous-marin arctique, cette dorsale Gakkel qui semblait tectoniquement peu active, mais dont les souffleurs crachent des torrents d'eau chaude fortement minéralisée. L'expédition de l'été 2007 n'a que des résultats confidentiels, vous ne trouverez nulle part aucun détail. Souffleurs, avec évidemment quelques effets sur l'englacement de l'Arctique, côtés sibérien et russe. Et il faudra bien trouver des astuces pour reconstituer l'histoire de ses évolutions passées, disons au cours du siècle passé.

90 % du volcanisme terrestre est sous-marin, et on n'en sait pas lourd, comparé aux connaissances nécessaires. Par exemple, on n'a pas encore tiré au clair la relation de causalité des volcanismes Pacifique Ouest et Indonésie sur les oscillations Niño-Niña, ça va prendre plusieurs décennies.

 

La maturité scientifique, ça ne tombe pas tout cuit dans s'bec...

Il y faut plein de désillusions, de corrections des erreurs précédentes ; il s'en faut de loin que toutes les branches scientifiques, ou à prétentions scientifiques, soient de maturités équivalentes. C'est probablement la biologie qui a conquis le plus tôt sa maturité scientifique, quand Thomas Huxley a sû reconnaître avec humour que son « Bathybius, je l'aimais bien, je l'ai même porté sur les fonts baptismaux », ne tiendrait pas les promesses qu'on attendait de lui : ce n'était pas un protoplasme primitif, mais du précipité de sulfate de chaux.
La tectonique et la géophysique ont conquis leur maturité scientifique dans les années septante, quand les géologues ont eu à jeter dans les poubelles de l'Histoire, leur dogme protéiforme de géosynclinal à toutes les sauces.
Je pourrais multiplier et diversifier les exemples.

Dans une quarantaine d'années, quand on en aura appris beaucoup, beaucoup plus, quand les falsificateurs, militants et escrocs qui la dominent actuellement seront morts, probablement la climatologie pourra devenir une science scientifique. D'ici là, elle est un exemple monumental d'immaturité et de militance malhonnête, d'inceste entre politiques et scientifiques de troisième ordre pour capter du pognon, des crédits à gaspiller.

Tiens, une thèse suisse sur les variations quotidiennes et saisonnières de la teneur en CO2 dans une forêt tempérée :
http://e-collection.library.ethz.ch/eserv/eth:21435/eth-21435-02.pdf
Variations dans un rapport de un à cinq selon l'heure dans la journée.

Oui, de nombreuses espèces d'arbres sont vulnérables aux sécheresses. Oui de nombreux sols agricoles sont en péril. Oui, les latifundiaires brésiliens sont irresponsables et criminels : le sol forestier intertropical (ferrallitique) est hyper-vulnérable.
Non, il n'y aucune prévision valide de « les évolutions prévues du climat devraient être marquées par des épisodes de sécheresse plus fréquents. ». Ça c'est du bobardement intensif, exactement comme les TJ (Témoins de géotruc) ont prédit huit ou dix fins du monde déjà, dont aucune ne s'est réalisée.

 

Le cavitron, la drôle de machine à tester les arbres

La description par Sud-Ouest est suffisante, et je vous y renvoie sans la reproduire (description disponible aussi sur les sites respectifs de Sylvain Delzon et de Hervé Cochard) :
http://www.sudouest.fr/2012/10/22/le-cavitron-la-drole-de-machine-a-tester-les-arbres-856719-4723.php
Comme quoi, les scientifiques, ça sert à quelque chose, quand ils inventent et travaillent bien.

 

Ouvrir alors les cours de physiologie végétale.

Je ne suis pas biologiste, vous non plus, mais ça se soigne : les cours, on les cherche, on les trouve, et on les travaille.
Une fois qu'on a pris la mesure de notre ignorance en matière de montée de la sève dans les arbres, il est temps d'y remédier.
Liens :
http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/ed-06-08/010039829.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A8ve_brute
http://herve.cochard.free.fr/pdf/35.pdf
http://herve.cochard.free.fr/CAVITEQUE/Cochard-2006.pdf
http://www.google.fr/url?url=http://sylvain-delzon.com/wordpress/www/wp-content/uploads/Cours-Relation-hydrique-chez-les-v%25C3%25A9g%25C3%25A9taux-partII.ppt&rct=j&sa=U&ei=Toe8UNKfIomItQauxoGIAw&ved=0CCAQFjAE&sig2=xwxzpEEaYZNilQCMxaRFmw&q=valves+s%C3%A8ve+arbres+cavitation&usg=AFQjCNHdcqEQdLDvGJ7UTcdKLJ_lH-v5gA pour un document de cours en format ppt.

Un mot nouveau pour le non-biologiste dans le document de cours en format ppt : « rubisco ».
http://www.rsc.org/learn-chemistry/content/filerepository/CMP/00/001/066/Rubisco%20and%20C4%20plants.pdf?v=1353967268963
http://fr.wikipedia.org/wiki/RubisCO

Deux expressions nouvelles aussi, pour nous les non-biologistes du grand public cultvé : plantes en C3, plantes en C4 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Photosynth%C3%A8se

http://sylvain-delzon.com/caviplace
http://sylvain-delzon.com/publications
Notamment :
http://sylvain-delzon.com/wordpress/www/wp-content/uploads/Cochard-et-al-2009-PP.pdf
http://sylvain-delzon.com/wordpress/www/wp-content/uploads/Delzon-et-al-2010-PCE.pdf
http://sylvain-delzon.com/wordpress/www/wp-content/uploads/Brodribb-et-al-2010-NP.pdf
...
Cette fois nous sommes bien au coeur du sujet.

Sur la résistance au gel, ça dépend du mode de la croissance estivale.
http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/73/06/18/PDF/2008CLF21857.pdf

 

Efficacité de la photosynthèse ?

Dans cette page http://fr.wikipedia.org/wiki/Photosynth%C3%A8se nous avons appris un point essentiel :

Citation
Il y a trois mécanismes connus de fixation du dioxyde de carbone au cours de la photosynthèse : C3, C4 et CAM. Ces trois mécanismes diffèrent par l'efficacité de cette étape. Le type de photosynthèse de la plante est déterminé par le nombre d'atomes de carbone de la molécule organique formée en premier lors de la fixation du CO2.

Le mécanisme en C3 correspond au mécanisme « de base », c'est celui de 98 % des plantes vertes [Hopkins].

Les types en C4 et CAM sont plus rares...

Le mécanisme des plantes en C3

La première des étapes du cycle de Calvin-Benson consiste en une carboxylation (fixation d'une molécule de CO2) sur le ribulose 1,5 bisphosphate, catalysée par la RubisCO, pour donner deux molécules d'un composé à 3 atomes de carbone (Acide 3-phosphoglycérique, APG). Une grande majorité des plantes, dont tous les arbres, fonctionnent selon ce mécanisme. Le CO2 fixé par la RubisCO provient de la diffusion du CO2 atmosphérique au travers des stomates dans un premier temps puis, sous forme dissoute, au travers des cellules de la feuille jusqu'au stroma des chloroplastes.

La RubisCO est capable de catalyser une réaction en utilisant l'oxygène au lieu du CO2, c'est le phénomène de photorespiration, qui diminue le taux de photosynthèse nette [Note 3] mais présente peut-être une utilité encore mal comprise [Note 4]. ...

Note 3. Ce qui n'est gênant pour la plante que si c'est la lumière qui est le facteur limitant de son développement ; la prédominance du type C3 est un indice que ce n'est généralement pas le cas.
Note 4. On pense qu'elle permet de tamponner la concentration en O2 dans la cellule, pour éviter les oxydations, ou encore qu'elle permet la synthèse d'acides aminés tels que la sérine dans la mitochondrie des plantes concernées

On complète la documentation, cette fois en anglais :
http://www.rsc.org/learn-chemistry/content/filerepository/CMP/00/001/066/Rubisco%20and%20C4%20plants.pdf ?v=1353967268963
Photorespiration
There is a problem. When ribulose-1,5-biphopshate (RuBP) is carboxylated, it reacts with carbon dioxide and water to give two glycerate-3-phosphate (GP) molecules, which can be utilised in the ‘C3’ Calvin cycle. But this reaction is very slow at low carbon dioxide concentrations.
Rubisco also catalyses another reaction – the oxygenation of RuBP. When RuBP reacts with oxygen, it gives a molecule of GP and another of glycollate-2-phosphate.
Glycollate-2-phosphate is converted to GP in reactions which use ATP and release carbon dioxide. As oxygen has been used up and carbon dioxide has been produced, this resembles aerobic respiration, so the process has been called photorespiration (even though ATP is used up, not made).
Photorespiration wastes both carbon and energy, reducing the efficiency of photosynthesis. The C3 pathway of photosynthesis evolved when oxygen concentrations in the atmosphere were very low, much less than 1%. Carbon dioxide levels were much higher than today. In those conditions photorespiration would hardly occur if at all.

Donc voilà, bien que le Quaternaire avec ses glaciations, et donc son taux de dioxyde de carbone atmosphérique dramatiquement bas, dure déjà depuis 1,8 millions d'années, seules 2 % des espèces végétales terrestres ont réagi à cette pénurie en développant une chaîne chimique mieux adaptée à la rareté du dioxyde de carbone, soit celle « en C4 », soit celle à mécanisme CAM (Crassulacean Acid Metabolism), soit de façon exhaustive, les cactées, l'ananas, le maïs, la canne à sucre, le sorgho, et certains millets. Bien sûr, il y a eu d'autres adaptations à la pénurie en CO2 atmosphérique chez les plantes en C3, telles que les tailles des stomates. Correction paléontologique : les plantes en C4 et à CAM auraient évolué lors d'une glaciation du Miocène, voici 20 millions d'années. Et qui dit glaciation dit ensuite avec un retard typique de 800 ans, pénurie atmosphérique en CO2 que la mer refroidie piège efficacement.

Il y aurait des rapprochements à faire avec les variations horaires mesurées du taux de CO2 dans une forêt (thèses de Robert-Charles Gut et de Lundegardh notamment), et les interactions avec la respiration du sol forestier, qui elle aussi doit avoir de bonnes raisons pour avoir un rythme circadien.

On m'a signalé un cours plus facile à partager, et en français :
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Photosynthese-cours/06-facteurs.htm

 

Effet de la concentration en CO2 sur la photosynthèse d'algues (chlorelles) pour différentes valeurs d'éclairement (comprises entre 280 et 700 µmoles.m-2.s-1).
Unité : la μmole de photons est six cent deux millions de milliards de photons. Et chaque photon apporte un quantum d'action, soit 6,6260755 . 10-34 joule.seconde/cycle.

On constate qu'on peut doubler à tripler la teneur en CO2 avant qu'apparaissent d'autres facteurs limitants, tels que l'ensoleillement.

Comparaison de la photosynthèse de plantes en C3 et en C4 en fonction de la concentration en CO2 du milieu. Les plantes en C4 présentent un point de compensation très proche du zéro. A la concentration atmosphérique (0,037%), la photosynthèse des plantes en C4 est optimale alors que pour les plantes en C3, la concentration en CO2 est limitante.

Donc sur 98 % des plantes connues, dont tous les arbres, doubler (voire tripler) le CO2 atmosphérique doublera le rendement photosynthétique, à apport hydrique égal. Et conséquemment, les litières puis au bout de peu de générations les horizons B des sols seront bien plus riches, avec une bien meilleure rétention d'eau, et une meilleure régulation des écoulements après précipitations.

Décidément nos élites, notamment dans la presse vénale, sommedèquent à la façon des « initiés » du Temple Solaire.
 

Vulnérabilité des arbres à la sécheresse - et d'abord à la pénurie en CO2.

Le thème propagandé par l'article du Monde (70% des arbres menacés) est fallacieux.
Il cherche à vous faire croire que la bonne clique (la clique carbocentrique) détient la réponse universelle : « C'est le méchant dioxyde de carbone, anthropique naturellement, qui est le coupable universel, et il faut abouler plus de fric à notre gang, pour qu'il dirige la plèbe de sa façon si éclairée ! ».
Tarataboum, c'est là du bobardement intensif.
Un arbre souffre d'une sécheresse d'abord parce qu'il n'a pas de racines assez profondes dans un sol assez profond.
Et pourquoi est-il en pénurie de profondeur de sol ?
Essentiellement (mais ça dépend des lieux, au moins dans toutes les montagnes et collines) parce que la dernière déglaciation est récente. Trop récente.

Le cas est particulièrement dramatique en Scandinavie qui se relève tout juste du dernier inlandsis. Les sols y sont presque partout tragiquement minces.
Allez au sommet du Moucherotte, et là aussi, vous allez trouver des sols très très minces, où des rhododendrons survivent difficilement.

D'autres causes, naturelles en plus de la cause anthropique déjà signalée de la surexploitation forestière ?
Surtout durant les glaciations, mais même durant les interglaciaires, ce Quaternaire est une période rhexistasique, où l'érosion est intense, où les rivières coulent troubles, où les continents foutent le camp en pièces détachées : les rivières charrient argiles, sables et galets. Il s'en faut de loin que ça ait été toujours le cas au long de l'histoire de la Terre. La végétation a un mal fou à rattraper l'érosion d'abord parce que les Alpes (et l'Elbourz, L'Himalaya, etc.) sont encore en surrection active. L'Europe est le seul des continents où l'érosion chimique l'emporte (et faiblement) sur l'érosion mécanique.

Alors que durant tout le Crétacé, pour ne prendre qu'un seul exemple, l'érosion était purement chimique, les rivières étaient claires dans des pénéplaines tranquilles, la végétation tenait les sols partout. Tout l'opposé de ce que nous voyons présentement. Regardez la désolation minérale des montagnes d'Afghanistan, d'Iran, du haut Pakistan, etc. A surrection intense, érosion intense.

Il ne suffit pas de regarder la cavitation dans les troncs et branches des arbres, pour comprendre les problèmes forestiers, il faut aussi se donner la peine d'examiner pourquoi l'enracinement est aussi faible, aussi peu profond, aussi facilement assoiffé.

Les militants carbocentristes argumentent alors de leur obsession en « puits carbone » :

« Les arbres ne fixent pas le carbone de façon durable, en effet prenons un arbre qui met cent ans pour stoker disons 3 tonnes de carbone. Le jour ou ils meurent (ou les années qui suivent pour être précis) en se décomposant, le carbone est libéré, dans l'atmosphère... »


Il y a certainement bien plus grave que la tarte à la crème des « impact carbone », « puits de carbone », etc. et autres rengaines politico-narcissiques de meute, c'est la fixation et le maintien microbiologique des sols, et la maîtrise de l'utilisation de l'eau dans les sols. Comparer les montagnes d'Ephèse dans l'antiquité avec ce qu'elles sont à présent (du roc nu), avec le comblement total du port antique, donne une idée terrifiante de l'impact de la surexploitation de leur environnement par les éphèsiens au fil des millénaires. Les arbres sont partis en navires, en charpentes de maisons, et en bois de chauffage. Les sols forestiers ont été enlevés par le vent et les averses torrentielles.

Les forêts espagnoles sont parties sur les mers, pour ramener de l'or des Amériques. Les forêts danoises et les forêts anglaises sont parties sur les mers. La péninsule espagnole ne s'en remet pas. Plus près de nous, la Corse non plus, ne s'en remet pas, des brûlis pastoraux. Au cours des 10 ou 15 derniers milliers d'années, l'Afrique ne s'en est pas remise, de la culture des brûlis. Madagascar ne s'en remet pas, de la culture du brûlis pastoral pour faire paître les boeufs. Les dégâts sont irréversibles.

Autrefois parmi mes clients se trouvait un agriculteur, à Crécy sur Serre, près de Laon. Je passe sur ses démêlés avec Bruxelles sur les assolements. Les champs en pente ? Naïvement, je m'imaginais qu'il labourait en travers de la pente, pour limiter l'érosion, avec la minutie des paysans d'Asie du Sud-Est, ou comme nos agriculteurs des Alpes, au temps où ils labouraient au cheval. J'avais faux : il laboure dans le sens de la pente. Pourquoi ? Parce que sinon, le tracteur risque de verser, et bien sûr il est écrasé et tué dans la débaroulade. Des paysans écrasés par leur tracteur qui verse, il y en a assez, même si vous ne voyez pas cela dans vos journaux des villes. Des tracteurs-dahuts, qui pourraient labourer en travers de la pente en sécurité, il n'y en a pas. Et il faudrait les payer, avec cette complication mécanique nouvelle...

L'excuse à l'insouciance de mes agriculteurs de l'Aisne à l'égard de l'érosion de leur sol, outre l'absence de tracteurs-dahuts, est qu'ils reposent sur plus d'un mètre cinquante de limon éolien, dont ils ne voient pas la fin, à l'échelle de la vie humaine, et qui pardonne énormément d'insouciances.

Depuis des millénaires, dans les Cévennes comme dans le Midi méditerranéen, comme en Espagne, comme en Asie, la solution a été les terrasses ou restanques, pour gérer efficacement l'eau et les sols. Mais il faut un entretien lourd chaque année, chaque année... Quinze ou vingt années d'abandon, et vous n'avez plus que des ruines, dangereuses et difficiles à restaurer. Ah oui, ah oui, mais vu l'énormité des différences de revenu entre le paysan qui cultive sur restanques, et le citadin qui sait profiter, les fils les plus astucieux, et surtout les filles s'esquivent vers la ville, et l'agriculture de pente comme l'arboriculture de pente dépérissent et disparaissent. Et la terre arable ? Elle est emportée vers les rivières. Terminé. Dans octante mille ans peut-être ? Si tout va bien...

Après, on peut bien faire des moulinets avec ses bras, quand il n'y a plus de sol, il n'y en a plus.
Quelqu'un aurait-il vu passer des appels d'offres de l'état pour la technologie à restaurer proprement et en sécurité des kilomètres de restanques abandonnées par l'exode rural ? Ne parlez pas tous à la fois !

 

Le CO2 est absolument indispensable à la végétation, et encore actuellement en pénurie.

Jacques Duran a recueilli ceci :

Citation

17 Juin 2013 :

1) Les bienfaits du CO2 : L'augmentation du taux de CO2 provoque un verdissement net des zones chaudes et sèches de la planète.
2) Températures de la troposphère tropicale : Divergence croissante entre les modèles et les observations.

Ce billet est divisé en deux parties distinctes. Toutes deux constituent de sérieuses remises en question des « certitudes » que l'on entend répéter sans cesse ici ou là dans les médias et parfois aussi, dans certaines sphères scientifiques et gouvernementales.

1) L'effet fertilisant du CO2 :

Comme chacun le sait, le dioxyde de carbone qui est en réalité un gaz invisible, inodore, passablement inerte, totalement inoffensif (du moins aux faibles concentrations qui nous concernent) et qui est le vecteur N°1 du cycle du carbone indispensable à toute vie organique sur notre planète, a été constamment vilipendé, et même diabolisé, au cours des deux décennies précédentes, au motif qu'il serait responsable de la hausse des températures que nous avons connue durant la période 1975-1997. D'autres disciplines que la climatologie (notamment la biologie) se sont emparées du sujet, ce qui a généré une extraordinaire collection d'articles plus ou moins apocalyptiques parfois cocasses et souvent contradictoires, sur des sujets extrêmement divers. La totalité de ces articles, résultant le plus souvent de modélisations informatiques, envisagent les conséquences « dramatiques » de l'augmentation du taux de CO2 dont la concentration a pourtant connu des variations considérables (x10, ou plus) au cours de l'histoire de la vie organique sur notre planète.

Le summum de la diabolisation du CO2 a été atteint lorsque l'EPA (Environmental Protection Agency US) américaine a décidé, le 7 Déc. 2009, de qualifier officiellement le CO2 de « polluant » au prétexte que l'augmentation de la concentration de ce gaz « serait néfaste à la santé humaine » (des Américains, dit le texte officiel). Depuis lors, il n'est pas rare de lire, sous la plume de nos journalistes francophones, que « le CO2 est un polluant » ce qui, sans aucun doute, représente une extrapolation extrême de ce qu'on peut dire de ce composé qui, de fait, apparaît plutôt comme bénéfique, comme nous allons le voir.

L'utilisation de puissants moyens d'observation à bord des nombreux satellites qui orbitent autour de notre planète depuis une trentaine d'années, a permis aux scientifiques d'observer, de manière répétitive, non pas une tendance à la désertification progressive des zones sensibles, comme certains l'avaient prévu (du fait du réchauffement), mais bien au contraire, à un verdissement de la planète, mesuré par l'augmentation nette de l'indice NDVI (Normalized Difference Vegetation Index) qui mesure l' augmentation de la couverture foliaire de la Terre. Les dernières mesures rendues publiques (Matt Ridley dans le Wall Street Journal, Vidéo, conférence du Dr. Ranga Myneni de la Boston University), « confirment que le verdissement de la Terre se poursuit de manière continue depuis trente ans. Entre 1982 et 2011, 20.5% de la végétation de la planète a verdi tandis que seulement 3% a bruni. Le reste étant inchangé. »

Comme on s'en doute, il ne suffit pas de constater le verdissement persistant de la planète pour en tirer des conclusions sur les causes de cet accroissement de la couverture foliaire. En effet, ces causes peuvent être multiples. On sait, en particulier, que l'influence de l'hygrométrie est essentielle, surtout dans les zones arides et semi-arides, de même que la présence renouvelée des nutriments indispensables à la croissance des plantes. Depuis quelques années, les chercheurs s'efforçaient de discerner parmi les diverses causes possibles de ce verdissement, sans parvenir à en séparer les contributions respectives.

Une équipe du CSIRO et d'une université australienne semble y être parvenue. Selon leurs travaux qui s'avèrent convaincants, l'augmentation du CO2 atmosphérique serait responsable d'une augmentation de la couverture foliaire de 11% des zones chauds et sèches de 1982 à 2010. Les observations sont en accord avec leurs prévisions théoriques.
Ces observations ne devraient pas surprendre les agriculteurs qui savent, par expérience, que l'on améliore notablement le rendement de la production des serres horticoles en enrichissant leur atmosphère de quelques 1000 ppm de CO2.

Voici la bande annonce de cet article qui est disponible et actuellement sous presse aux Geophysical Research Letters. Cet article est intitulé :

« La fertilisation par le CO2 a accru la couverture foliaire maximale dans les zones chaudes et arides du globe. »

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1 CSIRO Land and Water, GPO Box 1666, Canberra, ACT, 2601, Australia.
2 Research School of Biology, The Australian National University, Canberra, ACT, 0200, Australia.
3 Research School of Earth Sciences, The Australian National University, Canberra, ACT, 0200, Australia.
4 Australian Research Council Centre of Excellence for Climate System Science.

Les points clefs : (NdT : Rappel : C'est un guide très commode pour une lecture rapide du contenu d'un article)

Nous examinons, pour des pluviométries données, la couverture foliaire observée par satellite.
Dans les endroits chauds et secs, la couverture foliaire a augmentée de 11% pour le globe (1982-2010)
Nous montrons un lien biophysique et quantitatif entre cette augmentation et la fertilisation par le CO2.

Voici les résumés en anglais et en français :

Abstract Satellite observations reveal a greening of the globe over recent decades. The role in this greening of the ‘CO2 fertilization’ effect – the enhancement of photosynthesis due to rising CO2 levels – is yet to be established. The direct CO2 effect on vegetation should be most clearly expressed in warm, arid environments where water is the dominant limit to vegetation growth. Using gas exchange theory, we predict that the 14% increase in atmospheric CO2 (1982–2010) led to a 5 to 10% increase in green foliage cover in warm, arid environments. Satellite observations, analysed to remove the effect of variations in rainfall, show that cover across these environments has increased by 11%.
Our results confirm that the anticipated CO2 fertilization effect is occurring alongside ongoing anthropogenic perturbations to the carbon cycle and that the fertilisation effect is now a significant land surface process.
Résumé : Les observations satellitaires montrent un verdissement du globe durant les dernières décennies. Le rôle que joue dans ce verdissement l'effet « fertilisant du CO2 » - l'augmentation de la photosynthèse due à l'augmentation du taux de CO2 - reste encore à établir. L'effet direct du CO2 sur la végétation devrait être plus facilement observable dans les environnements chauds et arides où l'eau est le facteur limitant principal pour la croissance de la végétation. A partir de la théorie des échanges gazeux, nous prédisons qu'une augmentation de 14% du taux de CO2 dans l'atmosphère (1982-2010) a provoqué une augmentation de 5 à 10% de la couverture foliaire verte dans les environnements chauds et arides. Les observations satellitaires confirment le fait attendu que l'effet fertilisant du CO2 se produit en parallèle avec les perturbations anthropiques actuelles du cycle du carbone et que l'effet de fertilisation est maintenant un processus significatif à la surface des continents.

Voici la figure maîtresse de cet article dans laquelle les zones marquée en rouge ont subi une augmentation du feuillage vert liée, selon les auteurs de l'article, à l'augmentation du CO2. Malheureusement cette image n'est pas très bonne du point de vue des contrastes. Cela résulte sans doute du fait que la version de l'article, actuellement disponible sur le site des Geophysical Research Letters, est encore en attente d'édition pour l'impression.

donahue3
« Figure 2.

Etendue de l'analyse et distribution spatiale de la bordure du Fx (NdT : F est la fraction de la surface du sol couverte par le feuillage vert, Fx désigne la limite (la bordure) de l'extension du feuillage vert. C'est le paramètre essentiel).
L'étendue de l'analyse pour laquelle nous avons déterminé la fraction Fx annuelle est montrée par les cellules en grisé. Les cellules impliquant une variation comprise entre ±5% de la bordure pour au moins une des moyennes des trois années sont indiquées en rouge (NdT : Elles indiquent les zones où l'extension du feuillage vert peut être attribuée à l'augmentation du CO2 atmosphérique) ».

 

Les lecteurs(trices) tireront sans doute bénéfice de quelques extraits du communiqué de presse de l'AGU relatifs à cet article (Les caractères engraissés sont le fait de l'auteur de PU).

[...] L'équipe de chercheurs a recherché les indices d'une fertilisation par le CO2 dans les zones arides. Donohue a déclaré que « les satellites sont très bons pour détecter les changements de la couverture foliaire et c'est dans les zones chaudes et sèches que l'on s'attend à ce que l'effet du CO2 ait le plus d'influence sur la couverture foliaire ». La couverture foliaire est un élément clef, a-t-il ajouté , parce qu'une feuille peut prélever plus de carbone de l'air durant la photosynthèse, ou perdre de l'eau durant la photosynthèse, ou les deux, ceci résultant d'un taux élevé de CO2 ». C'est l'effet fertilisant du CO2.

Mais la couverture foliaire dans des zones telles que les forêts tropicales est déjà aussi étendue qu'elle peut l'être et il est peu probable qu'elle augmente avec des concentrations de CO2 supérieures. Dans les zones chaudes et sèches, en revanche, la couverture foliaire est moins complète de telle manière que les plantes qui s'y trouvent y feront plus de feuilles si il y assez d'eau pour le faire. « Si des taux élevés de CO2 provoquent une baisse de consommation d'eau par les feuilles, les plantes répondront en augmentant le nombre total de leurs feuilles et ceci devrait être mesurable par les satellites »1 a expliqué Donohue.

Pour parvenir à distinguer l'effet de fertilisation du CO2 des autres facteurs environnementaux dans ces régions, les chercheurs ont tout d'abord moyenné la verdeur en chaque endroit pendant des périodes de 3 années afin de prendre en compte les changements de l'humidité des sols. Puis ils ont regroupé ces données de verdeur obtenues pour les différentes zones en fonction de leurs quantités de précipitation. Les chercheurs ont ensuite évalué la quantité maximale de feuillage que chaque groupe pouvait atteindre pour une précipitation donnée et ils ont suivi les variations du feuillage maximal durant une période de 20 ans. Ces techniques ont permis aux chercheurs d'éliminer l'influence des précipitations et d'autres variations climatiques et d'identifier la tendance au verdissement à long terme.

Outre un verdissement des régions sèches, l'effet fertilisant du CO2 pourrait provoquer un changement des types de végétations qui dominent dans ces régions. « Les arbres sont en train de ré-envahir les terres herbeuses et ceci pourrait tout à fait provenir de l'effet du CO2 » dit Donahue. « Les plantes ligneuses de longue durée de vie sont profondément enracinées et elles sont donc susceptibles de bénéficier d'une augmentation du CO2 plus que les herbes. »

« L'effet d'un taux plus élevé en dioxyde de carbone sur le fonctionnement des plantes est un processus important qui mérite une plus grande attention », dit Donohue, « Même si rien d'autre ne change dans le climat du fait d'une hausse du taux global de CO2, nous verrons toujours un changement environnemental significatif à cause de l'effet fertilisant du CO2. » [...]

1 Note : En réalité, il est bien connu que les échanges foliaires avec l'atmosphère se font au niveau des stomates qui présentent de petits orifices, appelés ostioles, situés à la stomatesurface des feuilles et dont l'ouverture variable régule aussi bien l'absorption du CO2 que les pertes hydriques. Ainsi si le taux de CO2 dans l'environnement augmente, l'ouverture des stomates est réduite d'autant ce qui limite les pertes en eau. En bref, l'augmentation du taux de CO2 améliore l'utilisation de l'eau disponible en limitant l'évapotranspiration. Si la quantité d'eau disponible reste constante, la croissance de la plante est améliorée comme cela est couramment observé dans les serres horticoles*. Ci-contre, stomate de feuille de Bégonia. A noter que la mesure de la taille des ostioles des végétaux fossilisés permet d'avoir une idée du taux de CO2 régnant à l'époque de la fossilisation. C'est un « proxy » fréquemment utilisé.


La Nature a plus d'un tour dans son sac lorsqu'il s'agit de réguler les échanges de la biomasse avec l'environnement (voir, par ex. le billet sur la pruine de choux, raisins, lotus etc.)

idso1

Compléments :

Ci-contre, une analyse détaillée accompagnée d'une liste de références sur les effets bénéfiques du CO2 sur la croissance des plantes ligneuses (en anglais).
Une vidéo remarquable du Dr. Matt Ridley (Vicomte, membre de la chambre des Lords UK) au sujet du verdissement observé de la planète (en anglais).
Une vidéo réalisée par C. et S. Idso (CO2 Science) qui montre les effets de la fertilisation par le CO2 d'une plante durant sa croissance.
Une base de donnée détaillée montrant les effets de la fertilisation par le CO2 mesurés par le bilan des échanges en CO2 pour toute une collection de plantes.
*Une analyse détaillée des effets de l'enrichissement de l'atmosphère en CO2 (typiquement 1000 ppm) des serres destinées à la culture. Document édité par le Ministère Canadien de l'agriculture et de la nourriture.
http://scienceandpublicpolicy.org/images/stories/papers/originals/woody_plant_growth.pdf

Fin de citation du blog de Jacques Duran.

 

Sont-ils recrutés de leur plein gré ?

Les vingt-cinq auteurs cités par Le monde pour écrire son article catastrophiste sont-ils recrutés de leur plein gré par le gang carbocentriste (IPCC) ?
Vous trouverez sur mes forums et sur mon site personnel ma lettre ouverte à Sylvain Delzon, à qui Marc Dubois adressait à l'aveuglette des menaces inadmissibles :
« 1) soit tu es Sylvain Delzon, auquel cas tu as cosigné plusieurs articles mentionnant explicitement la réalité du changement climatique actuel, et dans ce cas, je trouve que tu envoies des messages contradictoires sur le forum en donnant des exemples stupides qui font passer les climatologues pour des clowns. Ce serait soit maladroit, soit irresponsable, et en tous cas peu digne d'un chercheur ... »
Fin de citation.
Militant, Marc Dubois n'en a rien à foutre de l'exactitude scientifique, seule compte pour lui l'efficacité médiatique de la propagande R.C.A.
Lien :
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,61332.0.html
Comme à la Légion Etrangère : « V'z'avez signé ! ».
Ou chantage façon Mafia ou manipulation de traîtres : « Ah mais maintenant que tu as touché l'argent du R.C.A., il est trop tard pour reculer ! Tu es compromis jusqu'à l'os ! Ta seule issue est de fuir en avant avec nous, sous notre direction ! »

Autre recruté, dont j'ignore encore sa part de consentement éclairé : Hervé Cochard. Ce chercheur à l'INRA de Clermont-Ferrand a l'excellente idée de nous laisser accéder à ses publications, sans payer des milles et des cents aux éditeurs.

 

« Les pousses de chêne-liège s'acclimatent, et basta ». Selon Vaz & al.

http://herve.cochard.free.fr/pdf/Vaz-et-al-2012.pdf
Vaz M, Cochard H, Gazarini L, Graça J, Chaves MM, Pereira JS 2012. Cork oak (Quercus suber L.) seedlings acclimate to elevated CO2 : Photosynthesis, Growth, Wood Anatomy and Hydraulic Conductivity. Trees, Structure and Function 26:1145–1157

En résumé du résumé : « Avec l'aide d'un doublement en CO2 atmosphérique, les pousses de chêne-liège ne tirent pas une résistance accrue aux sécheresses, donc ça n'apporte rien. »

Toutefois, une lecture attentive des tableaux de résultats alimente une toute autre conclusion.
Cliquez sur les images pour une plus grande résolution.





On constate qu'à six mois d'atmosphère enrichie, les jeunes pousses font 8,31 g de feuilles contre 2,74 g aux témoins, soit trois fois plus, 8,51 g de tiges contre 2,13 g soit quatre fois plus, et 7,91 g de racines contre 3,53 g, soit plus de deux fois plus (x 2,24 exactement).

Certes à neuf et quinze mois, les développements en tiges et feuilles s'égalisent progressivement, tandis qu'au contraire la différence en développement racinaire augmente de beaucoup. 15,36 g de racines en plus pour les plants favorisés en dioxyde de carbone, en conditions d'humidité de sol optimale, et 14,44 g de racines en plus, en conditions de stress hydrique.
Or c'est justement le développement racinaire qui est pour le jeune plant, l'investissement-clé en résilience aux sécheresses. Le poids total moyen du plant à quinze mois, en condition de stress-sécheresse, passe de 75,47 g à 120,56 g en conditions d'enrichissement en dioxyde de carbone, amélioration répartie entre les trois développements : racines, tiges et feuilles.

Il s'agit bien d'un succès complet (attendu et déjà bien documenté dans la littérature scientifique), que par conformisme de meute (ou par flagornerie envers une bureaucratie vendue au carbocentrisme), les auteurs présentent officiellement comme un échec, sous couleur du concept mystérieux et non défini : « acclimatation ».

De plus, prisonniers de leur spécialisation pointue dans la conductivité hydrique du xylème, les auteurs ne font aucune analyse de la dynamique forestière et des sols forestiers sur plusieurs générations. Ces pousses nettement plus vigoureuses quand le dioxyde de carbone manque moins, font une meilleure couverture du sol, qui du coup transpire moins à lui seul, et laisse davantage d'eau aux évaporateurs végétaux, qui en font un usage nettement amélioré. Et les feuilles tombées au sol en renouvellement permanent font une litière plus abondante, conduisant progressivement à un sol plus riche, plus profond, retenant mieux l'eau.

Le spécialiste est un monsieur qui sait beaucoup de choses sur peu de chose, et à la limite tout sur rien du tout. Ne leur aurait-il manqué de la pratique de la sylviculture ? Et la fréquentation de quelques pédologues ?

 

Mais que se passe-t-il dans dans la tête de ces chercheurs ?

Mais que se passe-t-il dans dans la tête de ces chercheurs, pour qu'ils concluent dans le sens demandé par le gang carbocentriste, alors que leurs résultats contredisent la conclusion ?
Est-ce là une conviction sincère ? Ou la ruse obligatoire pour conserver des crédits, la bureaucratie du CNRS étant vendue au mythe du R.C.A. (Réchauffement Climatique Anthropique) ?
Troisième hypothèse, conforme aux célèbres expériences de Solomon Aschhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3... : la pression de meute autour d'eux est telle qu'ils n'osent pas se singulariser ?

Un militant carbocentriste refait la physiologie végétale sur des bases toutes nouvelles (au sens de Sganarelle quand il place le coeur à droite et le foie à gauche) :

« Pour que l'augmentation de la concentration ait un effet positif sur la photosynthèse, il faut qu'elle soit limitée par le CO2. Problème : sur l'essentiel du globe, elle est limitée par l'eau. »


Mais maintenant que vous avez ouvert les cours de physiologie végétale, lu l'article de Vaz & Al. et consulté son abondante bibliographie, vous savez ce que vaut ce genre d'affirmations aveuglées par le militantisme.

Alors ? Que se passe-t-il dans leurs têtes ? La corruption des bureaucraties a-t-elle déjà tout gangrené ?

En sciences humaines, la question « Cui prodest ? » (à qui le crime profite-t-il ?) est centrale, si le chercheur ambitionne de faire mieux que du travail de singe. En sciences naturelles et en sciences dures, voilà qui est plutôt nouveau, mais c'est terriblement installé. Je connaissais en physique, et en mathématisation de la physique quelques solides scandales, bien installés et imprimés à des millier d'exemplaires dans les manuels, devenus aussi intouchables que les contes de fées consignés dans Bible ou Coran, mais là, j'avoue en rester sur le cul, de l'ampleur de la corruption installée dans les institutions scientifiques par Margaret Thatcher au profit du Hadley Center, puis par l'ONU, et de ses conséquences envahissantes.

 

Et vous ? Quel est l'état de votre surprise ?

 


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37 réactions à cet article    


  • aberlainnard 13 juin 2014 11:28


    Quelle rage, quelle énergie déployée à collecter les contre-exemples pour en tirer une conclusion générale !

    Vous avez sûrement raison.

    J’ai connu un centenaire en pleine forme qui avait fumé toute sa vie. Son secret : le café-calva au saut du lit et le p’tit blanc de dix heures. Il est mort d’une chute de cheval.

     

     


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 2014 11:40

      @ aberlainnard
      Je vois...
      Hé bien mon grand,
      tu en parles à ton médecin, tu écoutes bien ses conseils, et tu prends bien tes médocs. C’est tout ce que je peux faire pour toi.


    • zygzornifle zygzornifle 13 juin 2014 12:50

      Et les humains ? Quel % ?


      • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 2014 14:00

        Ah mon pauvre petit zygzornifle ! Comme je compatis !
        Ça a dû être terrible, comme ça toute ton enfance, d’être interdit de tout propos clair, de toute phrase comportant sujet, verbe et complément !

        Toutefois ici, sur un medium citoyen, les règles sont bien différentes : ici tu es complètement encouragé à te conduire comme un adulte, à t’exprimer par écrit comme un adulte, à assumer qu’aucun écrit ne comporte le contexte implicite des relations de domination despotique et égocentrique que tu as dû endurer tout le temps que tu étais minot, et par conséquent assumer qu’à l’écrit il faut se donner la peine d’être explicite et clair.

        Je t’encourage !


      • zygzornifle zygzornifle 16 juin 2014 08:55

        merci d’avoir supprimé ma réponse a votre réponse smiley ......


      • alinea alinea 13 juin 2014 13:22

        Je vais à une conférence de Francis Hallé, jeudi prochain : « un arbre tout neuf » !! Je vous ferai part de ce que j’y aurai appris !!


        • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 2014 15:03

          @ alinea
          Merci d’avance de dépasser votre petite personne et vos émotions à vous que vous avez.
          Deux liens :
          http://www.lenouveaumontpellier.fr/2013/11/19/francis-halle-botaniste-je-ne-pratique-pas-la-langue-de-bois/
          http://gard.demosphere.eu/rv/1651


        • 1984 13 juin 2014 14:54

          Merci pour cet article extrêmement bien documenté.
          Pour les paniqués du réchauffement global, j’aimerai préciser que la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre bien plus efficace que le CO2.
          Je les incite donc à regarder un peu plus souvent le ciel et les trainées persistantes (et donc anormales par temps sec) qui y sont laissées par les avions !
          Elle finissent par recouvrir le ciel d’un épais voile blanchâtre (d’où tombent des polymères, tiens, tiens ?!!) et qui produit un effet de serre bien plus terrible que le méchant carbone !


          • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 2014 16:25

            « et qui produit un effet de serre bien plus terrible que le méchant carbone ! »
            Ou l’inverse ?
            Ne confondez-vous pas la vapeur d’eau, gaz invisible, avec la nuée, le bouillard, les nuages, soit des masses d’aérosols aqueux ?
            Les nuages font au contraire obstacle aux échanges radiatifs entre le sol et l’espace extraterrestre. Le jour, les nuages empêchent qu’il fasse aussi chaud qu’au soleil ; la nuit, les nuages empêchent que le sol se refroidisse aussi vite que par nuit claire.

            Les programmes de simulation IPCC ont juste omis de tenir compte de la nébulosité, car « c’est trop compliqué à programmer ». Un détail sans importance, en quelque sorte...


          • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 2014 16:29

            Oups ! Brouillard, pas « bouillard » !


          • Lambda posteur 13 juin 2014 16:54

            Quel est le meilleur catalyseur social connu ? La peur.
            Quel est le plus court moyen de déclencher cette peur sur une population la plus large possible ? Annoncer une catastrophe.
            Nous trainons encore le boulet primitif de l’avertissement collectif qui a certes sauvé des générations de chasseurs- cueilleurs mais qui aujourd’hui nous amène trop souvent à suivre le joueur de pipeau jusqu’à la noyade.


            • salamalekoum 13 juin 2014 19:20

              Le joueur de pipeau est dans le cas présent intéressé par le maintient de sa position dominante.

              Sinon, il y a belle lurette, qu’en Lion majestueux, il se serait mis aux services de ses gens. Mais s’il avait fait, les autres joueurs de pipeau l’aurait dépecé.

              Ce sont des Loups.

              Au passage, n’oublions pas de constater que la situation, au niveau environemental comme social de dégrade à vitesse grand V depuis ces dernières décenies.


            • Lambda posteur 13 juin 2014 21:17

              Oui ça se dégrade pour certains et ça s’arrange pour d’autres. L’écologie c’est assez proche de l’économie, il y en a qui en vivent et d’autres qui subissent. Petite question : Par quel miracle une taxe peut-elle sauver la planète ? Payer rend responsable ? C’est un concept.
              Je ne doute pas un instant de l’implication et de la sincérité de la plupart de ces marchands de malheur mais je pense qu’ils se trompent de combat. Du GIEC avec ses « modèles de calcul » écologiques (sans doute aussi peu arbitraires que ceux des actuaires financiers...) jusqu’aux militants de base prêts à promouvoir un flacon pourvu qu’il soit vert en passant par les partis censés défendre les mêmes valeurs mais incapables de s’accorder au seul niveau européen, tout cela ne semble pas très cohérent.
              Mais pour être tout à fait terre à terre, la nature, n’a pas besoin de nous. Elle était là avant nous, elle sera là après nous.
              L’atome ? Qui a t-il de plus naturel que l’atome ?


            • salamalekoum 13 juin 2014 21:35

              Hé. Comme disait un de mes profs d’allemands de lycée : « mais sans le mal, le bien n’existe pas ! ». C’est un peu la même idée ; y’a toujours un équilibre qui se maintient.

              Oh, c’est une vielle astuce de dirigeant : y’a un problème qu’on sait pas/peut pas résoudre, mais on fait croire qu’on a des solutions pour que les dirigés se sentent rassurés.

              Regardez, ça marche smiley

              Vous savez, ça serait pas la première fois que ça arriverait aux êtres humains de telles situations. Tout du moins, d’après les plus anciens écrits que vous pouvez trouver ci et là (notamment les bouquins religieux), et je pense que des données scientifiques pourraient corroborer (flemme de chercher).

              Plus naturel que l’atome ? Hum, je propose la conscience :p

              L’atome ne reste qu’un modèle après tout. Alors que notre conscience, ça c’est du tangible ! smiley


            • JC_Lavau JC_Lavau 16 juin 2014 09:36

              @ salamalekoum
              Prière de rester dans le sujet.
              Il s’agit de la fraude à

              « 70 % des arbres menacés par le changement climatique ».

            • JC_Lavau JC_Lavau 16 juin 2014 19:41

              @ Lambda posteur :
              « L’atome ? Qui a t-il de plus naturel que l’atome ? »

              SVP, tâchez de moins jouer sur les mots. Vous devez commencer à connaître le niveau cognitif du plus gros des lecteurs.
              Seuls des physiciens et des chimistes comprennent « atome » quand on leur écrit ou prononce « atome ». Le gros des autres sont très très fâchés avec les sciences dures, et comprennent « armement nucléaire + industrie électronucléaire + électronucléaire de sous-marins + attaques de Greenpeace ». Leur adrénaline ne fait qu’un tour, et leur rythme cardiaque double en une minute. Inutile de leur infliger pareille épreuve !


            • salamalekoum 13 juin 2014 18:30

              « Une pseudo-science se diagnostique à son isolation : ce qu’elle prédit est contraire à ce que prédisent les autres connaissances. »

              Pas été plus loin : trop long, trop varié ; vous devriez vous renseignez sur le bruit en théorie de l’information. Et ne pas oubliez que l’individu moyen raisonne émotionellement (oui, je sais, c’est pas gagné smiley)

              Sur ce point là, une vidéo de 4 minutes qui joue sur les émotions vs. un article écrit loong, et avec tellement de références...

              ---

              Pour en revenir à cette citation, la caractéristique que vous citez (être contraire à ce que prédise les autres connaissances) me paraît un peu rapide pour parler de pseudo-science.

              Comment la science peut avancer si les connaissances actuellement déployées ne sont jamais remise en question ? La relativité en son temps a prédit un univers bien différent que celui avancé par la mécanique de Newton.

              « L’espace et le temps, reliés par la lumière ? On fait de la physique pas de la théologie ! Quoi !? Les maths collent ? Ah. Euh. »

              ---

              Pour parler du sujet (quand même !), c’est peut-être exagéré de dire que « 70% des arbres sont menacés blabla ». Par contre, c’est un fait, nous allons bientôt devoir faire face à des changements environnementaux/sociaux importants ; c’est déjà le cas, ça vient progressivement ; les élites le savent depuis quelques décénies. (eg. rapport Meadow).

              Il y a juste trop de facteurs en jeux pour que ça se stabilise. Regardez le nombre de molécules différentes qui attérissent dans les égoûts via l’activité humaine (produits ménager, hormones, etc.).

              L’eau, l’air, la terre et les cerveaux sont pollués.


              • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 2014 20:00

                @ salamalekoum
                Votre fille est malade, DONC vous la donnez à un charlatan.
                J’ai bien suivi votre raisonnement ?

                Climastrologues de la cour de leur état, Jean Jouzel et Valérie Masson-Delmotte étaient candidats aux élections régionales de dimanche 25 mai. Ils réclamaient mille milliards d’euros « pour sauver le climat ». Donc il faut leur abouler tout ce fric, c’est bien ça votre idée ?

                Le brillant climastrologue avait tout compris le 3 décembre 2008, tout :
                http://www.journal-la-mee.fr/1929-le-climat-foutu-pour-les-20-ans-a

                Citation de : Jean Jouzel
                « Le réchauffement est sensible, chacun le sent bien. Onze des 12 dernières années ont été plus chaudes que toutes celles qui ont précédé depuis 1860. Voir par exemple le graphique qui correspond à la région nantaise. En même temps, on le sait bien, le nombre de jours de gel diminue. Cela donne des hivers très doux dans nos régions. Mais on sait que le réchauffement est inégalement réparti : d’autres régions en pâtissent considérablement. »
                Mais devant l’avalanche de démentis expérimentaux publics, l’astrologue a prudemment changé ses prophéties :
                Parlant sous le contrôle de son climastrologue Jean Jouzel, la princesse NKM avouait en juillet 2011 que nul ne savait quand, de combien, ni dans quel sens aurait lieu le « changement climatique » prophétisé, mais que quand même elle prévoyait quand même tout :
                http://www.batiactu.com/edito/la-france-presente-son-plan-d-adaptation-au-change-29663.php
                http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/07/20/un-train-de-230-mesures-pour-s-adapter-aux-changements-climatiques_1550665_3244.html
                Citation
                « Le changement climatique ne faisant aucun doute, l’incertitude qui plane encore sur son ampleur ne doit pas empêcher l’action », souligne-t-on au ministère.
                ..

                Régulièrement, ils prophétisent des hivers plus froids, non, plus chauds, non, plus froids, car c’est parce que ça se refroidit que ça se réchauffe quand même.

                Sinon, oui, j’avais omis de rappeler l’impératif des prédictions expérimentales que l’on puisse départager expérimentalement. Peux-tu citer une prévision faite par le gang carbocentrique qui ait été vérifié expérimentalement, au delà du bruit de fond des fluctuations climatiques qui ont toujours existé, à toutes les échelles ?


              • salamalekoum 13 juin 2014 20:45

                Décidement, vous qui vous prétendez scientifique, n’arrivez-vous pas à mettre vous émotions de côté quand vous raisonnez ?

                Si ma fille est malade, j’agis en fonction de la maladie.

                D’où pouvez-vous tirer cette relation de cause-à-effet de mon précèdent message ? De même pour cette histoire d’argent.

                ---

                Je vous propose l’évolution de mon expérience quotidienne, agrémentée d’un peu de bon sens comme « prophétie expérimentale » :

                ça pue dehors et ça pique le nez (plus qu’avant), y’a des nuages de pollutions qui stagnent au dessus des grosses villes (c’était moins fréquent avant), particulièrement quand il fait chaud, je découvre des nouveaux insectes, je vois des rejets dégeu dans la flotte quand je me balade (rivière, mer), le bords de certaines rivières sent mauvais (c’était pas le cas avant), etc.

                La même chose quand à l’évolution des cerveaux.

                Feriez-vous partie de ces gens qui sont tellement imprégné du quotidien qu’ils ne voient plus les choses évoluer autour d’eux ? Réveillez-vous...

                ---

                Je comprends votre doute vis-à-vis de ces gens, et je vous soutiens.

                Personnellement, je ne m’aventurerais pas à « prédire » quelque chose d’aussi précis que « dans trois à quatre mois, le niveau de l’eau aura suffisamment monté pour que ça ait un impact sur notre vie quotidienne ». Surtout sur quelque chose d’aussi chaotique que le climat.

                En revanche, attention à cette faute de raisonnement :

                S’il y a un arbre devant, ce n’est pas parce que quelqu’un dit qu’il y a un pommier qu’il n’y a pas d’arbre.

                Et vu qu’aujourd’hui tout est pretexte pour gagner en influence (politique, financière), ça n’est pas surprenant qu’on nous prédise des pommiers, des poiriers ou même des figuiers.


              • JC_Lavau JC_Lavau 18 juin 2014 11:57

                Ce qui n’est pas encore arrivé n’est pas encore un fait.
                Salamalekoum a écrit : « Par contre, c’est un fait, nous allons bientôt devoir faire face à des changements environnementaux/sociaux importants ; »

                Qu’il circule sur les mers des porte-conteneurs de 400 m, oui c’est un fait, et un fait nouveau. Que la piraterie sévisse dans le golfe de Guinée et au large de la Somalie, oui ce sont des faits. Que la Lybie soit dans un état chaotique, c’est encore un fait.
                Mais aucun des faits connus ne justifie la doctrine carbocentrique intergouvernementale, ne lui donne aucune valeur factuelle ni scientifique.

                Si Alexandre Magnan soutient dans Slate que le dioxyde de carbone « étouffe la forêt », c’est un fait psychosocial qui intéresse le sociologue et le psychologue clinicien. C’est totalement déconnecté d’aucune réalité de la physiologie végétale des espèces forestières, végétales plus généralement. C’est une rumeur propagandée par un appareil d’état intergouvernemental. C’est de la manipulation des foules.


              • joletaxi 13 juin 2014 19:54

                Et oui, c’est pas gagné,vous parlez sciences, eux ils parlent toujours de goulbigoulba,et de politique.

                Je me répète, mais même si la Seine est gelée au mois de juillet, ils continueront à vous vendre du « chaos climatique » du au méchant turbocapitalistemangeurd’enfants,et aux savants fous, qui les servent.
                Vous devriez vous intéresser à la biodynamique,voilà un truc « kasher » et qui ne nécessite pas des tas de références.

                en tout cas, merci pour vos articles très bien documentés, vous connaissez le site Skyfall ?je suis sur que vous y serez très bien accueilli, on pourra parler « bidulator » un must absolu
                à bientôt


                • salamalekoum 13 juin 2014 21:04

                  Joe,

                  Toutes les sciences reposent sur le langage.

                  Une mauvaise utilisation du langage réduit à néant pas mal de « travaux scientifiques »

                  Les erreurs de logiques sont monnaies courrante. Les confusions entre modèle et réalité aussi. Et même chez les « scientifiques ».

                  ---

                  Dans la société actuelle, les institutions scientifiques peuvent très bien être instrumentalisées à des fins politiques. C’est naïf, et particulièrement innocent de croire le contraire.

                  De même que de croire que les scientifiques sont des êtres de raison pure...(cf. les querelles par papiers interposées, vos réactions à tous les deux)

                  ---

                  « Ce qui se conçoit bien s’énnonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément. »

                  Osez-vous prétendre (cette question s’addresse à Joe comme à JC) avoir lu (même en diagonale) toutes les références ?

                  Si c’est le cas, vous disposez de techniques de lecture intéressantes, et il est fort probable que ces techniques vous permettent de synthétiser tout ça en quelques lignes. J’attends avec impatience.

                  Vous connaissez ce bouquin d’Einstein sur la relativité (les relativités) qui tient en une centaine de pages ? Mathématiques requises incluses.

                  À quoi sert votre science si vous ne pouvez la communiquer efficacement avec tous ?


                • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 2014 22:50

                  « synthétiser tout ça en quelques lignes. » ?
                  Défi relevé : La presse aux ordres, style « Le Monde », le Nobs, Libé, Science et Avenir, Futura, vous bourrent le mou avec un alarmisme « climatique » et des certitudes « climatiques » et carbocentristes qui ne valent pas plus qu’un trou de pisse dans la neige.
                  Pendant qu’ils vous amusent avec leur mythologie carbocentriste, les vrais problèmes ne sont pas abordés ni traités.


                • salamalekoum 14 juin 2014 00:28

                  Ah, cool !

                  Nous sommes d’accord alors, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème sous-jacent (double-négation, désolé) ; juste que « la presse aux ordres » utilise des arguments ayant une « apparence scientifique » comme épouvantail.

                  Vous savez JC, quand je tombe sur des extraits d’émissions de télé-réalité, je me dis que bon.

                  Les gens n’ont pas conscience de l’influence que ça peut avoir, et ne voient même pas à quel point leur comportement en est modifié. Et le pire, c’est que beaucoup apprécient ça, et en redemandent.

                  Y’a beaucoup (trop) de choses alarmantes de nos jours, trop de vrais problèmes. Et les causes se situent pas vraiment à l’échelle individuelle, donc les solutions les plus « efficaces » non plus.

                  « Wait & See. » comme disent les anglo-saxons ; ouvrir les yeux bien grand, ça peut sauver, et c’est une action valide à notre échelle.


                • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 14 juin 2014 01:04

                  70% des arbres vont mourir ?

                  => FAUX : 100% des arbres vont mourir !!!

                  Et là, c’est une loi naturelle incontournable : TOUT ÊTRE VIVANT EST AMENÉ À MOURIR UN JOUR !!!

                  Et oui, VIVRE TUE !!!

                  Heureusement d’ailleurs, si les êtres vivants ne mourraient pas, la vie se serait éteinte depuis bien longtemps déjà.
                  La raison de la mort des êtres vivants est la nécessité de laisser la place à leur descendance (qui est très légèrement différente suite à une recombinaison génétique ou suite à une mutation).

                  Pas de mort, pas de descendance. Pas de descendance, la mort de toute vie suite à un infime changement du milieu...

                  C’est con non ?

                  Par contre, l’alarmisme est très profitable à ceux qui en vivent.
                  Imaginez si les membres du GIEC ne faisaient pas de catastrophisme : Il se retrouveraient rapidement sans boulot !!! A la soupe populaire !!!

                  Il ne faut donc pas s’étonner s’ils en rajoutent, c’est leur « fonds de commerce » après tout !!!

                  Ce n’est pas pour autant qu’il faille se cacher la tête dans le sable.

                  Les plus gros perdants en cas d’augmentation du CO2 et des températures sont les espèces les moins aptes à évoluer.
                  Par leur génome qui est moins variable que les autres espèces, ou plus bêtement parce que la population de cette espèce n’a pas suffisamment de membres pour garantir une variabilité génétique suffisante pour « tenir le choc » en cas de changement important de leur environnement.
                  Le plus sensibles sont donc les gros animaux, qui sont peu nombreux, se reproduisent lentement et mutent lentement aussi...
                  Et c’est bien là qu’il faut chercher la responsabilité anthropique. L’homme a allègrement exterminé les gros animaux pour s’en nourrir ou simplement pour « supprimer des concurrents », éventuellement « pour le fun »...
                  L’homme a tendance à oublier qu’il fait partie des espèces « fragiles ». Sa fin est sans doute bien plus proche qu’il ne peut le penser. Et ce serait sans doute la meilleure chose qui pourrait arriver aux autres espèces.
                  L’intelligence est le pire handicap pour la vie, car à partir d’un certain seuil elle entraîne la cupidité et la soif de puissance.

                  Je ne me fais pas de souci pour les arthropodes : Ils sont petits, simples, se reproduisent à grande vitesse, mutent très rapidement et seront sans aucun doute les derniers animaux vivants de cette planète.

                  Concernant les « lanceurs d’alerte » écologiques, cherchez toujours à qui profite le crime.
                  Le plus bel exemple académique est Al Gore, avec sa « croisade anti CO2 »...
                  Il avait juste oublié de dire qu’il avait investi une grosse partie de sa fortune dans les « bourses de CO2 »...
                  Un petit détail qui n’avait aucune influence sur sa motivation.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 14 juin 2014 14:33

                    « en cas d’augmentation du CO2 et des températures »
                    Je ne peux pas traiter de toutes les carabistouilles de la religion d’état Intergouvernementale, en un seul article.
                    Comme pour toutes les autres religions et sectes, on peut sans souci balancer à la poubelle la totalité de leurs mythologies. Il n’y a rien de sauvable là dedans.
                    Les fluctuations climatiques ont toujours existé, à toutes les échelles. Le dioxyde de carbone atmosphérique n’y a jamais joué qu’un rôle très très marginal, voire nul durant la majorité de l’histoire terrestre, quand il était beaucoup plus abondant qu’à présent (et donc ses raies d’absorption I.R. largement saturées).

                    Les trois variables climatiques globales dominantes sont dans l’ordre des périodes croissantes :
                    1. Les super-cycles du Soleil, étoile variable qu’on ne sait pas encore modéliser, y compris ses variations magnétiques qui modulent la variable 3.
                    2. Les variations de l’orbite terrestre, ce sont les cycles de Milankovitch, de périodes 100 000 ans et 400 000 ans.
                    3. Les rares traversées de bras galactiques, sans lesquelles il n’y aurait pas de périodes avec glaciations. Nous traversons actuellement un bras galactique mineur, d’où ces glaciations du Quaternaire. Toutefois le rayonnement cosmique largement accru qui en résulte est modulé par le champ magnétique solaire, qui est variable. Les variations de la nébulosité sont pilotées par ce bombardement cosmique. Voir l’expérience CLOUD au CERN.

                    Variables non globales mais régionales de grande ampleur :
                    4. Les oscillations océaniques, dont nous avons encore tellement à apprendre.
                    5. Les grandes éruptions volcaniques. La dernière qui ait joué un rôle climatique majeur fut celle du Toba, sur l’île de Sumatra, voici 75 000 ans.
                    6. Encore plus lent : les cycles d’agglomération et de dislocation des supercontinents, dont les deux derniers furent Rodinia et Pangée. Avoir un seul supercontinent, ou des mers et des continents dispersés, ça a aussi une influence climatique.

                    Au total : nous savons que nous ne savons pas.
                    L’Intergovernmental Pack of Carbocentric Crooks cherche à vous faire croire qu’il sait. Vous ne saviez pas qu’ils ne savent pas. L’IPCC cherche à vous maintenir dans cette ignorance en dépit des démentis expérimentaux cinglants, et redouble d’effronterie dans ses bluffs, relayés par les media complaisants (au nombre desquels j’avais oublié de mentionnerWikipedia, organe fanatiquement militant du R.C.A.).


                  • JC_Lavau JC_Lavau 15 juin 2014 16:37

                    @ Pierre-Joseph Proudhon.
                    « L’intelligence est le pire handicap pour la vie, car à partir d’un certain seuil elle entraîne la cupidité et la soif de puissance. »
                    Erreur. Vous devriez revoir le film d’Alain Resnais et Henri Laborit « Mon oncle d’Amérique » : 

                    http://youtu.be/SxLTsUEH_mA

                    La soif de domination fait partie des vingt-cinq compétences de base que nous partageons avec les sauriens, depuis au moins 312 millions d’années.
                    Les requins de récifs partagent sensiblement les mêmes réflexes territoriaux, mais peut-être ne s’agit-il que d’une convergence évolutive.


                  • benedicte_gab 15 juin 2014 17:31

                    Visiblement les tenants du « après moi le déluge » et « rien à foutre de mes enfants, des leurs et des suivants » ont généreusement « plussé » l’article ... les générations futures nous maudiront il n’y a aucun doute là-dessus.

                    Que le réchauffement climatique soit une perversion d’une réalité bien plus préoccupante et dramatique que posée, en terme de causalité et conséquences, pour permettre aux puissantes et cupides oligarchies (avec l’aide des castes vassales) de jouer sur 2 tableaux :
                    - en faisant peur et culpabilisant de faire passer un racket supplémentaires des populations lambda, qui leur permet de cultiver leur obésité adipeuse sans rien changer à une destruction de la biosphère qui met réellement en péril non seulement les autres espèces (qui disparaissent par centaines chaque année, ce dont visiblement peu de personnes se soucient) mais également notre espèce. 
                    - en donnant des informations évidemment fausses sur bien des points, ce que certains ne manqueront pas de remarquer, et qui sera utilisé par une partie d’entre eux pour dire « on nous ment il n’y a pas de problème, continuons à tout détruire et à vivre en comateux sous perfusion et tubes digestifs décérébrés !
                    ... est une réalité, le déni des problèmes colossaux engendrés par la destruction du vivant, donc de l’équilibre de la biosphère et ses conséquences (pour les égotistes je le répète, dont les conséquences seront dramatiques également pour notre espèce et pas seulement dans les pays du sud, comme semble le croire les ethnocentrés !) empêche toute réflexion collective et action pour faire en sorte de limiter les dégâts et amorcer un changement de cap vers la viabilité remettant la Vie et le bien-vivre au centre de nos préoccupations et nos sociétés.

                    Actuellement la destruction de la vie que cette planète a engendré et sa transformation en décharge toxique est en train de détruire l’équilibre de la biosphère, et est en train d’engendrer un chaos climatique donc nous commençons à voir les premiers signes, sans pouvoir »prévoir« avec exactitude le type de conséquences à terme, excepté qu’elles seront désastreuses. Il est impossible de prévoir l’ensemble des conséquences, parce que le nombre de variables pourrait être considéré comme infinies, que le vivant n’est ni mécanique, ni mathématique, et donc ne serait pas modélisable même si nous étions capables d’entrer des milliards de paramètres dans un programme super intelligent et conscient (comme si une machine pouvait l’être, mais la majorité de mes semblables semblent être plus de pauvres automates que des être vivants d’où probablement leur croyance en la »machine« et au »scientisme« )... alors que c’est tout simplement impossible et relève d’un fantasme mégalomaniaque anthropocentré continuité de celui des religions du livre, et donc concernant notre culture de la religion chrétienne.

                    J’ajouterais pour ceux/celles qui n’en seraient pas conscients que les castes dirigeantes (et c’est comme ça depuis des millénaires) n’ont pas des enfants, mais une descendance qui sert leur fantasme d’immortalité, qu’ils n’élèvent pas mais font élever par d’autres (éventuellement dans des instituts prestigieux mais suffisamment éloignés pour ne pas les avoir sur le dos ne serait-ce que le week-end), et qu’ils se soucient comme d’une guigne de leur devenir ... croire qu’ils ne feraient rien qui mette en péril la vie de leurs enfants relève de l’ignorance ou de l’aveuglement concernant leur comportement ... bien qu’il y ait comme pour tout quelques exceptions à la règle évidemment.

                    Ce n’est pas parce que j’ai 55 ans et que je serais morte d’ici peu que je m’en fous, je ne m’en foutais pas à 20 ans non plus, sauf que depuis 35 ans j’ai pu voir la progression d’une marche forcée et à vitesse toujours plus folle dans le mur sans pour autant que le discours majoritaire ait changé »il n’y a pas à se préoccuper de quoi que ce soit avec fustigation des « pessimistes » mais en fait juste réalistes cherchant à alerter sur les conséquences pour éviter une catastrophe et des drames que nous pourrions d’autant plus facilement éviter, que nous sommes ceux/celles qu les construisons !

                    • JC_Lavau JC_Lavau 15 juin 2014 18:26

                      @ Benedicte_gab :
                      « est en train d’engendrer un chaos climatique ».
                      Sentez-vous complètement libre de prouver qu’il y ait quoi que ce soit de climatique dans la réalité des effets anthropiques. Certes, depuis que Margaret Thatcher, pour les besoins de sa politique intérieure, a décidé de payer des charlatans pour vous faire croire la fable carbocentrique, hé bien il y a des gens payés pour vous bobarder, et qui fuient en avant dans leurs bluffs, en toute panique à mesure que la réalité expérimentale dément leurs prophéties. Tout l’argent gaspillé à payer ces charlatans est perdu pour traiter les vrais problèmes.

                      Vous vous imaginez que « Ça y est ! Je t’ai reconnu ! Tu es tous les gnagnagnagnahs que j’ai toujours rêvé d’abattre ! ». Vous êtes libre de vous raconter toutes les fariboles qui vous passent par la tête, mais à présent que vous les exposez en public, il va falloir songer à argumenter vos accusations génériques, projetées sur cet article précis. Cet article-ci traite de fraudes dictées par les grands patrons de presse à leurs journalistes, et de fraudes dictées Intergouvernementalement par des gouvernements à des scientifiques trop dépendants pour oser résister ouvertement. Avez-vous quelque chose à ajouter qui soit sur le sujet ? Sur la physiologie végétale ? Sur la gestion des sols agricoles sur plusieurs générations ? Sur la gestion des forêts ?

                      Avez-vous au moins une expérience de jardinage ?


                    • JC_Lavau JC_Lavau 18 juin 2014 09:42

                      Il appert que les crédules sont incapables de fournir un argument factuel à l’appui de leurs croyances. En revanche, ils battent le rappel de leurs coreligionnaires pour l’action discrète qui ici leur reste ouverte : voter négativement contre l’auteur, un témoin gênant à éliminer.

                      Sur d’autres sites, dont le propriétaire est lui aussi un croyant carbocentriste, ils pourraient déverser leurs tonnes d’insultes habituelles, puis procéder à l’élimination bureaucratique du témoin gênant. La religion d’état Intergouvernementale présente au moins pour eux, l’avantage de justifier la guerre civile, la guerre de religion dans l’espoir de disposer prochainement de la dictature mondiale « car nous avons les bons experts ».

                      Georges Courteline nous avait déjà bien expliqué :
                      "Attendu que la doctrine carbocentriste et intergouvernementale n’est point faite pour que le simple scientifique en démontre l’absurdité,
                      Attendu que le trafic des indulgences-carbone rapporte plein de pognon à ceux qui ont eu l’astuce d’en combiner le montage,
                      Attendu que le grand public est trop ignorant pour y déceler les contre-vérités,
                      Attendu que l’Académie des Sciences a obéi servilement aux ordres de la ministre, exactement comme des laquais en livrée,
                      Attendu qu’aucun des grands media obéissant à leurs patrons ne déroge à son devoir de propagande carbocentriste,
                      Attendu que quoiqu’il arrive, ou n’arrive pas, ou arrivera dans quelques siècles, c’est tout de la faute du réchauffement climatique, ou de quelque changement climatique dont la nature est encore inconnue mais la survenue certaine, comme la princesse NKM l’a saintement dit,
                      Attendu que l’arrêt du Gulf Stream peut quand même survenir d’un siècle à l’autre,
                      Attendu qu’il est urgent de casser la gueule aux incroyants, car encore une fois, les crédules sont blessés dans leur crédulité, comme l’avait publié l’épiscopat français volant au secours de l’ayatollah Khomeiny contre l’impie Salman Rushdie,
                      Attendu que les incroyants forment une véritable secte sur le Net,
                      Attendu que Raymond Pierrehumbert a établi que les incroyants sont tous des croyants que la Terre est plate,
                      Attendu qu’Alexandre Magnan (chercheur « Vulnérabilité et adaptation » à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri, Paris)) a établi que le dioxyde de carbone étouffera la forêt,
                      Attendu qu’Alain Lipietz a établi que les incroyants sont tous des criminels, bons à envoyer en rééducation dans les rizières,
                      Attendu que Naomi Oreskes est une historienne des climats de grande autorité car elle sait l’existence de l’ouragan Katrina en 2005,
                      Attendu que Naomi Oreskes a établi que tous les incroyants sont financés à milliards par les pétrolières, ou par les cigaretiers,
                      Attendu que Naomi Oreskes a établi que tous les incroyants présentent les symptômes d’un Ego surdéveloppé, ce qui prouve qu’elle est une psychopathologiste de grande autorité,
                      Attendu que Marc Dubois dit « Mad » a établi que tous les incroyants sont des chirurgiens amateurs qui méritent des baffes,
                      Attendu qu’Olivier Nobili aura la dictature mondiale car nous avons les bons experts, et a établi qu’il est urgent de couper la langue aux incroyants, dont la liberté de pensée suscite tant de réactions de haine chez les Vrais croyants,
                      Attendu que Bobby, immodérateur de l’OZ a établi qu’il est urgent que l’espèce humaine disparaisse, car elle ne mérite pas d’être sur cette planète,
                      Attendu que le dit Bobby de l’OZ a établi que tous les incroyants sont des abrutis, des crétins et des biknits,
                      Attendu qu’il a suffi d’un seul brise-glace aux frais du contribuable canadien pour faire franchir à Tara le passage du Nord-Ouest,
                      Attendu que la nature conspire odieusement avec le Soleil pour ne jamais produire le réchauffement climatique que saintement nous prophétisons depuis que l’ONU saintement nous croit, et que c’est un odieux crime de lèse-clergé,
                      Attendu que toute religion d’Etat, et a fortiori la religion intergouvernementale est par principe, exemptée de tracasseries subalternes, telles que des épreuves de réalité scientifiques, cohérence avec les autres disciplines dans les vraies sciences, cohérence avec les faits expérimentaux, etc. sinon son insoupçonnabilité de principe serait remise en cause,
                      la Cour après délibération condamne les incroyants à payer les factures de chauffage des vrais croyants, et à payer les voyages en avion et les frais d’hôtels et de congrès des Commandeurs des Croyants, dans des pays ensoleillés.
                      En outre, la cour condamne les incroyants réfractaires à pédaler pour faire tourner les rotors qui font voler les grands Hélicologistes de la Vraie Foi, et à porter les chaises à porteurs des Commandeurs des Croyants durant leurs menus déplacements entre les studios et les ministères.
                      Cela sans préjudice d’aggravations des peines, à la discrétion des autorités de la Vraie Foi Carbocentrique
                      ."


                      • JC_Lavau JC_Lavau 21 juin 2014 22:01

                        En arrosant mes plantes - vingt-quatre pots tout de même - j’ai fait un rêve. J’ai rêvé que la pénurie en CO2 atmosphérique touchait à sa fin, et qu’on avait doublé la teneur actuelle, en attendant de la tripler.
                        Le rêve ! A ensoleillement égal et à arrosage égal, voilà qu’il croîtraient deux fois plus vite ! Bon, comme au final, c’est la taille du pot qui détermine la taille stable de l’arbuste, à l’état stabilisé, cela signifierait que je pourrais arroser deux fois moins, ou deux fois moins souvent. Ou que je pourrais partir en randonnée deux fois plus longue même en été par temps sec !
                        Le rêve. Mais hélas cela n’arrivera pas de mon vivant.
                        I’have only made a dream.


                        • JC_Lavau JC_Lavau 30 août 2014 22:30

                          Les leçons du rempotage.

                          Depuis plusieurs années, je ne jardine plus en pleine terre. Il me reste ces vingt-quatre pots en terrasse, qui démontrent très clairement que c’est la taille du pot qui limite la croissance ultime de l’arbuste.

                          J’ai rempoté les deux éléagnus qui poussaient de travers dans des pots en céramique étroits, dans des pots de 70 litres nominaux. Cette fois c’est droit, haut et moins encombrant, et le vent ne me les fera plus chavirer en dominos . Pour dépoter, il a suffi de tirer à la base des tiges : les racines enserrent toute la masse de terre.
                          Bon, deux ans et deux-trois mois, cela semble normal que le pot semble trop petit à ce robuste arbuste.
                          Je réaffecte les hauts pots de 36 cm de diamètre intérieur ultime, et de 43,5 cm de hauteur aux deux groseillers achetés cet hiver 2014 (février ? mars ?) ; ils mesuraient alors moins de 40 cm. Là aussi, les racines entourent toute la motte, et on soulève tout d’un coup. Il a suffi de six mois pour que ces groseillers trouvent le pot trop petit. Même diamètre ultime, 36 cm, mais base plus étroite pour ces ports campaniformes, sigillés à la molette. Avec un volume de terre presque doublé, j’espère un bon rendement en 2015.

                          Qu’apporte la leçon ?

                          Qu’à motte de terre exploitable par la plante ou l’abuste, plus la croissance aérienne excède le volume de terre que les racines peuvent sucer, plus la plante est dépendante de la régularité de l’arrosage par le propriétaire, qui doit compenser tous les soirs les insuffisances du ciel, en périodes sèches mais végétatives.

                          Dans la vie sauvage, c’est donc bien la profondeur de sol pouvant accueillir les racines, qui détermine la résistance de l’arbre aux sécheresses.

                          Pour l’arbre comme pour l’accroissement de la profondeur de sol végétal, aller vers moins de pénurie en dioxyde de carbone atmosphérique, n’aura que des avantages : les feuilles consomment moins d’eau, à photosynthèse d’hydrates de carbone égale, et génération après génération, les litières végétales s’apaississent, suivies par l’humification améliorée des horizons B.


                        • JC_Lavau JC_Lavau 13 septembre 2014 15:24

                          « En arrosant mes plantes - vingt-quatre pots tout de même - »
                          Vingt-huit à présent.
                          Il y a une nouvelle véronique dans ma vie :
                          jacques.lavau.perso.sfr.fr/Fleurs/veronique.jpg


                        • JC_Lavau JC_Lavau 29 juillet 2014 01:19

                          L’abondance des votes négatifs dirigés contre la personne de l’auteur, en l’absence de toute argumentation factuelle, démontre dans quel état de décrépitude sont tombés les derniers lambeaux de l’esprit public. Les militants de la dictature de l’émotion n’ont aucun fait en réserve, la discussion scientifique les prend complètement au dépourvu ; seule la guerre civile les intéresse, mais jamais les faits de la nature.

                          Dans environ deux semaines paraîtra une suite sur Agoravox :

                          Ces ruses pour compromettre des milliers de scientifiques naïfsCet article est en cours de rédaction sur mon site perso, et on peut considérer que les trois quarts de ce que sera la publication finale, sont déjà utilisables :
                          http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Ruses_compromettre_scientfiques.html
                          Pour en discuter, vous ne pouvez plus aller sur le forum intégré : SFR ne sait pas tenir des databases dans un état correct. Il vous faudra vous inscrire sur un forum externe : http://deontologic.org/deonto-famille/citoyens/debattre/
                          Là l’hébergeur fournit un travail de qualité.

                            • JC_Lavau JC_Lavau 17 novembre 2014 20:52

                              Avec cinq mois de retard, j’ai enfin rédigé et envoyé le courrier à Hervé Cochard, lui demandant pourquoi le résumé affirme le contraire du corpus de l’étude.
                              Courrier papier + courriel contenant la copie pdf.
                              Lire à http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1954.msg4611.html#msg4611
                              ou à http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Lettre_ouverte_Herve_Cochard.html

                              Tant d’années d’inhibitions de l’action...


                              • Daniel Debrus Daniel Debrus 5 avril 08:08

                                Article super intéressant. Je suis sidéré.on ne vois pas la photosynthèse de la même façon.

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