• mardi 9 février 2010
  • Agoravox France Agoravox.com Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Economie > Dubaï : une faillite prévisible, et une explication que vous ne lirez nulle (...)
Non 39%
Article intéressant?
 
Oui 61%
(39 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Ecrire un commentaire
  • Marquer et partager

Dubaï : une faillite prévisible, et une explication que vous ne lirez nulle part ailleurs !

Pendant le ClimateGate, qui m’a quelque peu occupé ces derniers jours, la terre, bizarrement, a continué de tourner. Entre autres mauvaises nouvelles routinières, la crise financière aux USA, sur laquelle je reviendrai ce week-end ou lundi, la mise en redressement d’Olympia, un scandale législatif à la française, sur lequel j’aimerai trouver le temps d’écrire, mais hélas, mes journées n’ont que 24 heures, et surtout, la faillite déclarée hier matin de la première entreprise publique de Dubaï, le promoteur immobilier chargé du développement de l’émirat, entrainant son état de tutelle avec elle.

Cette faillite n’aurait dû surprendre personne. Pourtant, de très nombreux prêteurs, selon l’article du monde lié plus haut, semblent pris au dépourvu, et se retrouvent en danger de devoir enregistrer de nouvelles très lourdes pertes. Il est question de 13 milliards d’euros pour les banques européennes dont quelques banques Françaises...


Pour comprendre pourquoi la chute financière de Dubaï était écrite et outrageusement prévisible pour les tenants des cycles autrichiens de la monnaie et du crédit, voici une explication de la faillite du promoteur World Dubaï que vous ne trouverez certainement pas dans la presse mainstream.

Dubaï : la malédiction des gratte-ciels ?

La faillite du premier promoteur, quasi monopolistique et sous contrôle de l’état via la famille princière, World Dubaï, dont la dette représente 80% de la dette de l’émirat, ne devrait surprendre personne. D’abord parce qu’une structure publique de cet acabit, gérée par des gens habitués à l’argent facile, est l’archétype des structures candidates aux pires erreurs de gestion.

Mais surtout, l’économiste Andrew Lawrence a lancé en 1999 une théorie intéressante, qu’il a appelé le Skyscraper Index (wikipedia), ou "index gratte-ciel", qui constate que (presque) toutes les crises du crédit de l’ère moderne ont commencé après que les gratte ciel les plus ambitieux et orgueilleux aient été construits. Non point qu’il y ait relation de causalité directe, mais parce que l’émergence de projets immobiliers pharaoniques est un indicateur semble-t-il assez fiable de l’émergence d’une bulle de crédit non soutenable par le système financier.

Naturellement, ce n’est pas le seul bon indicateur, et d’autres auteurs ont estimé que parler d’effet gratte ciel était quelque peu abusif. Mais déjà en 1995, carol Willis avait constaté que bien des projets de gratte ciel "record" s’étaient terminés par de grands déboires financiers pour leurs promoteurs, et que leur mise en service avaient souvent coïncidé avec le début de crises économiques.

Un senior Fellow de l’Institut Ludwig Von Mises d’Auburn (Georgia), Mark Thornton, représentant de l’école économique autrichienne, décrit en 2008 cet "effet gratte ciel" dans cette étude de 41 pages (HTML ou Pdf) qui en décortique les mécanismes, les forces et les faiblesses, que je vais tenter de vous résumer en quelques lignes.

Les gratte-ciels géants, symbole de l’euphorie née des taux d’intérêts maintenus artificiellement trop bas trop longtemps

En clair, les projets de gratte ciel sont d’excellents "marqueurs" du cycle de la monnaie pervertie par une mauvaise "régulation de marché" de la monnaie.

Thornton, s’inspirant des travaux de Richard Cantillon, économiste physiocrate du début XVIIIème souvent cité comme l’un des inspirateurs des premiers autrichiens (Böhm Bawerk ou Menger) constate que les différentes phases du cycle de la monnaie décrits par l’économiste Irlandais (et parisien d’adoption) se retrouvent dans les différentes phases de la décision de construction et de l’édification d’un gratte ciel.

D’une part, des taux d’intérêts trop bas favorisent une expansion de la taille des firmes, provoquant un besoin accru d’espace. Or, les entreprises qui sont candidates à l’édification de grands sièges sociaux souhaitent généralement le faire dans de grands centres d’affaires très regroupés, comme Manhattan ou La défense, où le foncier est nécessairement contraint. Or, les taux d’intérêt bas, dans ces conditions, provoquent une hausse du foncier constructible : les firmes sont donc tentées de maximiser l’usage du foncier en construisant en hauteur.

Les promoteurs, qui construisent ces immeubles dans plus de 2/3 des cas en vue d’en louer la plus grande partie, tendent à se méprendre sur le potentiel de marché de ces tours, puisque les indicateurs économiques nés des taux d’intérêt trop bas sont exagérément optimistes. D’autre part, les taux d’intérêts bas permettent d’investir dans les technologies de construction les plus pointues pour battre des records de hauteur ou réaliser d’authentiques exploits techno-architecturaux.

L’orgueil humain fait le reste. Les grands bâtisseurs ne veulent pas seulement construire une tour : ils veulent construire "la" tour, à laquelle leur société laissera son nom. Ils se persuadent que ce projet haut de gamme attirera des clients à la fois prestigieux et nombreux, ce que tout bon vendeur de produits lambda sait qu’il est très difficile de faire : on ne peut être à la fois Fiat et Aston Martin...

Un archétype de mal-investissement

Le résultat est que ces opérations, financés par des taux d’intérêt très faibles, tombent généralement dans la catégorie des "malinvestments" décrits par Mises puis Hayek dans leurs analyses respectives du cycle du crédit. De surcroit, le temps d’érection de ces monstres (j’emprunte cette phraséologie phallique à dessein, tant la psychologie du "plus gros gratte ciel" me parait relever du complexe du phallus que l’homme voudrait toujours plus grand...) fait qu’entre la décision de construire et l’arrivée sur le marché, le retournement du cycle tend à se produire : trop de projets financés par des taux faibles arrivent sur le marché à contretemps, au moment où les banques centrales, pour éviter les risques d’inflation provoqués par l’euphorie monétaire liée à l’explosion du crédit, doivent remonter les taux. Et nombre d’immeubles construits dans l’euphorie des taux bas se remplissent mal : les loyers n’équilibrent pas les charges nées de l’exploitation de la tour, et du service de la dette.

Les propriétaires de gratte ciels, financés par un effet de levier important et dont les loyers ne rentrent pas, se retrouvent étranglés par le refinancement de leur dette à échéance, et sont parfois mis en faillite, ou rachetés à vil prix.

A Dubaï, ils auraient dû lire les économistes autrichiens... (ici aussi d’ailleurs)

Or, nulle part ailleurs qu’à Dubai, les projets de construction plus orgueilleux et délirants ne se sont multipliés, dont la tour de 824m de haut "Burj Dubaï" (photo). Depuis un an, des vidéos circulent sur Youtube, montrant que les immeubles ou les villas des "îles palmier" ne trouvent pas preneur. La folie des grandeurs des nouveaux pharaons les a précipité dans un mur financier. Les constructeurs privés qui se sont associés à World Dubaï vont certainement l’accompagner dans sa chute. La vidéo ci dessous (anglais remarquablement audible) est éclairante. Tournée et diffusée en février 2009, elle montre l’étendue du désastre, avec des pertes estimées déjà à l’époque de plus de 50 milliards d’Euros pour l’ensemble du secteur de la construction.

 


Ce qui est frappant est l’attitude de déni des personnes interviewées, tels des joueurs de Poker acculés qui misent tout sur un seul coup, persuadés que le marché se retournera sous 6 à 9 mois. Je présume que tous les protagonistes de cette vidéo doivent réfléchir à leur reconversion... Ou au moyen de fuir leurs créanciers.

La mise en service de la tour géante, presque achevée, était prévue pour Janvier 2010. En Novembre 2009, le promoteur est en cessation de paiement. Le chantier est arrêté, car les entreprises adjudicataires ne sont plus payées... Quelle extraordinaire illustration du principe de Lawrence. Et de la validité des thèses autrichiennes, hélas si peu connues des décideurs politiques qui prétendent gérer l’économie, à Dubaï comme ici...


Nb. Prochaine "bulle de gratte ciels" à venir ? En Chine, cf. cette note de septembre. En fait, elle est déjà en cours d’éclatement, et la situation de nombre de gratte ciels à Shenzen ou d’autres villes moins médiatisées semble aussi préoccupante qu’à Dubaï. Toutefois, nul ne peut dire si cette bulle sera aussi désastreuse qu’à Dubaï pour les banques, l’économie Chinoise ne reposant pas uniquement sur l’immobilier. 

 

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Obtenez votre badge pendant 6 mois.

Achat immédiat par SMS ou TEL
1
2
Envoyez CODE par SMS au 81038 3.00 € / SMS Appelez le 08 99 78 46 66 1.91 € / appel
3

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • 0 vote deja vote forum
    Par Le furtif (xxx.xxx.xxx.20) 28 novembre 2009 13:29
    Le furtif

    Ça aurait pu marcher monsieur Benard. Mais si ça a foiré ce n’est pas du tout à cause de la hauteur de la tour

    Vous avez bien fait de rappeler l’illusion des promoteurs qui souhaitaient ratisser du conducteur d’Aston Martin au chauffeur de Fiat...Une fait incontestable viendrait arguer dans votre sens
     En 2004 ou 2005 j’ai dû corriger un sujet Géographie de Bac pro inouï portant sur le tourisme de masse et dont la matière était le fameux Palmier de Dubaï . J’avais eu la chance de voir un des nombreux reportages , je pus expliquer à mes collègues consternés de quoi il était question..

    Cette affaire n’est que le révélateur de ce qui se passe dans l’éducation nationale au niveau de la prise de décision . Une frange de petits Messieurs donnant dans le pedagogisme et le plan de carrière, ces gens là sont frappés du mal qui toucha la pauvre grenouille . Ils s’y voient déjà. Ils se retrouvent chaque année au grand "concoctement" des sujets d’examen .
    -"Et Bonjour monsieur l’inspecteur "
    - "et bien le bonjour mam la Conseillère au près du délégué chargé de..."

    C’est à qui fera assaut de courbette et d’imagination la plus farfelue pour se faire distinguer par la hiérarchie. Ces moments sont très importants pour les attributions de formations internes et stages et par conséquent de promotion accélérée....

    N’attendez pas que les sujets produits par ces instances correspondent

    • ni à ce que les professeurs sur le terrain ont eu les moyens d’enseigner à leurs élèves
    • ni que ces sujets soient à la portée de ce que des élèves de LP en Bac Pro peuvent appréhender voire rêver
    Cette année là les petits Marquis des Rectorats leur ont proposé Dubaï !
    Oui ils ont osé . Dans une grande salle de 20 correcteurs , j’étais le seul à connaitre.
    On avait proposé en épreuve à des élèves un sujet dont les profs ignoraient tout

    C’est comme ça au pays de la pédagogie de carrière, de la métonymie et de l’inter conicité

    Revenons à nos tours
    Il se trouvait donc à cette époque des chauffeurs de Fiat qui rêvaient d’aller à Dubaî leur masse allait assurer le financement du projet de Palmier et même donner des profits au
    propriétaires d’Aston Martin.

    Las tout lasse tout passe tout casse...Les rêves financiers n’ont pas tenu confrontés au dur burin de la réalité

    Il faudrait que les petits Messieurs acceptent de s’endetter jusqu’au cou pour accéder à un placard . Et au prix que ça coûte ils n’iraient pas y faire juste un séjour d’une semaine...Ils voudraient y rester au moins deux mois ....avec toute la famille pour s’y retrouver un peu. Parce que au prix que ça coute...
    Aïe , là y a un os..Au pays des petits messieurs qui s’y croient les Jean Kévin et les Jennifer sont un peu frondeurs , ils vont rappeler très vite qu’on ne les traine pas comme des sacs de patates et que

    " on a prévu de s’éclater à Ibiza avec les potes " et si tu comptes bien ça va couter trois fois moins cher"

    Là c’est con ça mais c’est vrai ...bon voyons si j’y allais seul avec Josiane.Resto baignade, promenade....euh promenade pas trop car on va vite tomber sur les boutiques de luxe et là j’ai pas les moyens.
    Au fait baignade où est la plage ?

    Très vite on s’aperçoit que dans ce pays à la chaleur d’enfer, à la belle eau bleue aux constructions pieds dans l’eau bin .........y a pas de plage

    Arrêtons les frais , des routes et des appartements témoins mais pas un arbre, pas une plage pas un équipements pour les moins de 40 ans ...
    Des yachts, des boites de nuits des boutiques mais à part ça ....Rien
    Un rêve de JetSeteur , un cauchemar de père de famille....

    Alors crise , pas crise , quand les distractions ne sont pas au niveau de la Croisette en plus cher....je veux bien y aller deux jours mais on se tire vite fait...

    Les conducteurs de Fiat ont vite renoncé même ceux qui avaient entamé les négociations et fait gonfler les carnets de commande fictifs des agents...Ceux qu’on montrait aux investisseurs...

    Il est normal que la vérité se fasse jour à cette période , celle de l’ouverture . Tout est presque prêt mais on a rien à mettre dedans . C’est ici que les projets les plus mirobolants se dévoilent .

     Pour que les Riches fassent des affaires et gagnent de la richesse il faut absolument que cette richesse soient prise à d’autres...

    Ça pourrait encore marcher si Jean Kevin et Jennifer avait un minimum d’espoir de s’éclater le soir ....Mais là ! Pas question. Le Palmier va vite ressembler à un parc privé où personne n’entre et dont personne ne sort .
    Sauf Halt Papier bitte !
    Pas cool

    Il n’y avait aucun besoin d’attendre la mort de la bulle financière. C’était couru d’avance ...
    Les prix de cet ensemble Palmier et Tour sont au niveau des gens qui peuvent passer aller ailleurs.Ces gens là ont les moyens ...Le financement du projet réclamait des gens qui eux auraient par manque de moyen l’obligation de rester sur place...

    Qu’est-ce qu’il y a à voir : Rien
    Qu’est-ce qu’il y a à faire : Rien

    On pourrait laisser rêver que ce serait un immense lupanar pour très riches.........mais ce n’est pas très exactement le genre de la région....Dans le coin ils s’éclatent à rouler des heures dans leurs énormes limousines climatisées , à trainer des heures entre mecs et si lupanar il y a , il sera extrêmement discret et privé...Pas très vendeur ce truc

    C’était loupé d’avance. Rien à voir avec la crise financière et la hauteur de la Tour 

  • 0 vote deja vote forum
    Par BA (xxx.xxx.xxx.159) 28 novembre 2009 14:12

    Les autorités d’Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, sont prêtes à aider "au cas par cas" l’émirat voisin de Dubaï qui ploie sous le poids de sa dette.

    "Nous allons voir au cas par cas ce que nous pouvons faire pour Dubaï. Cela ne veut pas dire qu’Abou Dhabi va garantir la totalité de la dette", a déclaré samedi à Reuters un responsable de l’émirat d’Abou Dhabi.

    "On a affaire à des entités commerciales privées, à d’autres qui sont semi-publiques, alors Abou Dhabi choisira à qui, quand et comment porter assistance", a ajouté ce responsable qui a requis l’anonymat.

    Les difficultés que Doubaï rencontre avec sa dette, héritées d’une bulle immobilière qui s’est traduite par la construction des immeubles les plus hauts du monde, ont suscité ces derniers jours de vives inquiétudes dans le monde financier qui s’était tourné vers la région du Golfe pendant la crise financière mondiale.

    L’émirat a officiellement annoncé mercredi qu’il allait demander aux créanciers de Dubai World, le conglomérat qui a piloté son expansion effrénée ces dernières années, de donner leur accord à un moratoire sur plusieurs milliards de dollars de dette. Ce moratoire constituerait la première étape de la restructuration de Dubai World.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRGEE5AR02B20091128

    Question numéro 1 : combien de milliards d’euros les banques françaises vont-elles perdre dans ce scandale de Dubaï ?

    Question numéro 2 : combien de milliards d’euros les contribuables français vont-ils payer pour renflouer encore une fois les banques françaises ?

    Question numéro 3 : jusqu’à quand les contribuables français devront-ils payer pour renflouer ces connards de banquiers ?

    Les banquiers, à la guillotine.

  • 0 vote deja vote forum
    Par BA (xxx.xxx.xxx.173) 28 novembre 2009 10:42

    La banque britannique HSBC est l’établissement étranger le plus exposé dans les Emirats arabes unis, à hauteur de 11,3 milliards d’euros de prêts à fin 2008, selon des chiffres disponibles sur le site de l’Association des banques émiraties (EBA).

    La banque Credit Suisse estime à 13 milliards d’euros l’exposition des banques européennes à la dette de Dubaï et des sociétés qui lui sont rattachées (principalement la société d’investissement Dubai World et la compagnie immobilière Nakheel), selon une étude publiée jeudi 26 novembre après la demande de moratoire formulée mercredi par l’émirat.

    HSBC, qui est présent depuis de nombreuses années dans la région, n’a pas souhaité faire de commentaire jeudi sur son exposition. Un porte-parole a néanmoins noté "un sentiment général de manque de clarté" dans cette affaire.

    La deuxième banque étrangère la plus présente dans les Emirats est Standard Chartered, une autre britannique, dont les prêts consentis se montaient à 5,1 milliards d’euros, toujours à fin 2008 selon l’EBA.

    Suit une troisième britannique, Barclays, engagée à hauteur de 2,3 milliards d’euros.

    La première banque française est BNP Paribas, dont les prêts dans les Emirats arabes unis atteignaient 1,1 milliard d’euros environ à fin 2008.

    http://www.boursorama.com/infos/act...

     

    BNP Paribas !

    Comme d’habitude !

    Toujours dans les coups foireux !

     

    Quant au porte-parole de la banque HSBC, il a remarqué qu’il y avait "un sentiment général de manque de clarté" dans cette affaire.

    Tous ces banquiers sont balèzes.

    Tous ces banquiers sont tellement balèzes que la deuxième crise financière va encore nous coûter des milliards d’euros.

    Contribuables, mes frères, préparons-nous à payer encore plus d’impôts pour sauver une deuxième fois nos amis les banquiers.

  • 0 vote deja vote forum
    Par décurion (xxx.xxx.xxx.52) 28 novembre 2009 13:21

    Le Capitaliste a besoin d’expansion pour survivre. Celà dans un monde fini, ou les pauvres se multiplient . A l’opposé, les riches, s’ils augmentent leurs richesses, ne multiplient pas leurs nombres, et ne peuvent pas manger plus que ce que leur estomac leur permet.
    Pour s’enrichir aujourd’hui, il ne suffit plus de se contenter d’exploiter les pauvres, il faut aussi écraser la concurrence, et "supprimer" des riches.
    Les commerces au luxe tapageur, comme toute entreprise doit prospérer, malgré une concurrence en augmentation et une clientèle qui stagne.
    Nous le savons depuis des lustres, l’activité ne se décrète pas, elle nait de la demande. La pub peut susciter toutes les envies du monde, elle ne multiple pas une clientèle.
    Lorsque les parcs de loisirs mettront les clefs sous la porte, il n’y aura aucun gratte ciel à l’horizon, mais des recettes insuffisantes.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login /mot de passe

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.

Faites un don

Réclame

Réclame

sondage

Souhaitez-vous que les auteurs des articles puissent replier sans les supprimer les commentaires qu’ils jugent abusifs dans leur fil de discussion ? (Lire l’article)


Voter

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site optimisé pour le navigateur Firefox. - Un site Infovox Network