L’idéologie anti-CO2 a eu beau être mise à mal ces derniers temps, par la révélation de multiples fraudes du GIEC et d’erreurs scientifiques que l’on peine à qualifier, elle reste encore politiquement dominante au niveau des décideurs. Non seulement les climato-sceptiques n’ont pas gagné la bataille du CO2, mais le camp réchauffiste vient de lui infliger un revers sévère avec l’enterrement de première classe du ClimateGate par le parlement britannique, qui recommande de permettre à Phil Jones (photo) de retrouver ses fonctions de directeur du CRU.
Dans le même temps, de nouvelles révélations se font jour sur les intérêts bien compris de certaines ONG écologistes qui, derrière les bons sentiments, sont prêtes à toutes les bassesses pour participer à l’orgie des marchés d’échanges de permis d’émission du carbone, dont elles pourraient retirer jusqu’à 60 milliards de dollars de profits. Trop d’intérêts sont en jeu pour qu’un vulgaire "climate gate" puisse arrêter la pompe à fric réchauffiste.
La question centrale du réchauffement climatique n’est pas la science. C’est l’argent.
"Climategate Whitewash"
Sale temps pour le climato-scepticisme : les parlementaires britanniques semblent bel et bien décidés à enterrer le Climate Gate, ouvrant la voie à un retour à la normale de la politique climatique, "business as usual". Le rapport rendu par le comité scientifique de la chambre des communes, chargé d’entendre des protagonistes britanniques du ClimateGate et quelques contradicteurs, blanchit Phil Jones et le CRU d’accusations de manipulation de données et d’obstruction à la diffusion de données scientifiques.
Un parlement britannique acquis à la cause réchauffiste ?
Un seul des membres du comité, Graham Stringer, ancien maire de Manchester, a voté contre le rapport final. Ce n’est pas étonnant : Stringer est le seul membre du comité de formation scientifique - un chimiste. Son opposition au rapport mérite d’être notée, car Stringer est travailliste, comme Gordon Brown. Et il faut savoir qu’en Grande Bretagne, le système politique, de type parlementaire, oblige les parlementaires à respecter une discipline de parti stricte. Autrement dit, il faut voter comme le chef.
Alors qu’est-ce qui pousse un Sarkozy ou un Borloo, un Brown ou un Miliband, à s’entêter sur la voie réchauffiste ? Je laisse à d’autres le soin de répondre à cette question.
Suivez l’argent !
Il est évident qu’un rapport parlementaire plus incisif sur le Climate Gate, conduisant à déclencher de véritables enquêtes sur la validité de la science climatiques et l’honnêteté de ses chercheurs vedette, aurait eu pour conséquence de forcer, un peu partout dans le monde, les gouvernements à reconsidérer leurs politiques climatiques. Du coup, des intérêts incroyablement puissants auraient risqué de perdre très gros. Mais pour l’instant, les représentants de ces intérêts peuvent respirer. Naturellement, chacun est libre de n’y voir qu’un coup de chance.
Qui sont ces gens qui espèrent gagner des milliards grâce à des décisions politiques favorables ?
Je vous ai déjà parlé de l’INCR, ce réseau d’investisseurs climatiques pesant plus de 2000 milliards de dollars d’actifs, qui ne fait pas mystère, sur son site, de l’intense lobbying auquel il se livre auprès du congrès américain, sans oublier le fonds "carbone" d’Al Gore, ou ses participations dans la moribonde bourse du carbone de Chicago, le CCX, qu’une loi Cap and Trade permettrait de relancer.
J’aurais pu évoquer l’UNEPFI, un "partenariat global de l’ONU et du secteur financier pour le développement durable", qui regroupe le gratin de la haute finance mondiale, et qui, le 14 janvier 2010, a issu un long communiqué (PDF - très instructif !) engageant les gouvernements à adopter de toute urgence des politiques favorables à la "décarbonation de l’économie", politiques fondées sur des subventions massives à l’investissement vert et à la mise en place de quotas très stricts d’émissions de CO2, permettant aux cours de la tonne de carbone de reprendre des couleurs, et aux intervenants sur ce marché de gagner des milliards. Selon l’UNEPFI, les signataires de l’appel (ou l’on retrouve aussi l’INCR...) représentent 13 000 milliards d’actifs ! Qui le sait ? Mais "on" vous dira que les sceptiques sont le jouet du lobby pétrolier... "It’s the big oil, stupid !".
Evidemment, on peut se demander si le lobbying de telles puissances financières est uniquement basé sur la communication...
Mais, direz vous, que la collusion entre politiques et puissances financières puisse engendrer des effets pervers, cela n’a rien de nouveau ! Mais pourquoi des organisations écologistes, souvent anti-capitalistes ou se présentant comme telles, feraient elles le lit d’intérêts financiers aussi importants en organisant un battage médiatique sans relâche autour du catastrophisme carbo-climatique ? Après tout, qu’ont elles à y gagner ?
Des ONG à but très lucratif !
Si vous avez suivi un peu l’actualité climatique ces quatre derniers mois, vous avez remarqué que nombre d’affirmations du rapport numéro 2 du GIEC (celui qui parle des effets supposés du réchauffement), et surtout les plus alarmistes, provenaient non pas de littérature scientifique certifiée, mais d’études bidon signées par le WWF. Parmi ces études, l’une d’elles affirmait que le réchauffement climatique aurait des effets désastreux sur 40% de la forêt amazonienne, sans citer la moindre source.
Si le GIEC a reconnu des erreurs sur les glaciers de l’himalaya ou la fonte des glaces, il reste sur ses positions quant aux forêts amazonniennes. Est-ce désintéressé ?
REDD is (not) dead
Christopher Booker, du daily telegraph, nous apprend qu’à travers un mécanisme mis en place par l’ONU, au sein d’un programme intitulé REDD (Reducing Emissions from Deforestation in Developing countries), le WWF espère engranger ni plus ni moins de 60 milliards de dollars de crédits carbone sur les marchés d’échanges du CO2, à condition que les gouvernements mettent en place des quotas d’émission stricts. 60 milliards !
L’histoire vaut la peine d’être résumée. Le WWF a levé des centaines de millions pour mettre en place des zones de protection de la forêt humide des ravages supposés de la déforestation, dans le cadre d’un autre programme de l’’ONU appelé ARPA, Amazon Region Protected Areas Project. L’idée de départ a consisté à placer, avec l’accord du gouvernement brésilien (du temps de Cardoso), des pans entiers de la forêt amazonienne sous la tutelle de quelques ONG, sous la bannière du WWF, afin qu’elles y établissent des zones de protection.

Puis, dans un second temps, le WWF prétend, de par sa "protection" des zones opérées sur les périmètres de l’ARPA, recevoir des crédits carbone pour chaque hectare de forêt "sauvée", et ainsi il espère pouvoir les revendre sur le CCX ou sur Blue Next aux entreprises qui préféreront acheter des crédits si cela leur revient moins cher que de mettre en place des filières limitant les émissions carbonées. Sa communication catastrophiste sur le devenir de la forêt amazonienne lui a donc permis de mettre en place un dispositif au potentiel incroyablement rémunérateur !
Vous me direz que si l’initiative du WWF permettait réellement de sauver l’Amazonie de la déforestation, il pourrait ne pas paraitre choquant qu’elle en tire profit. Sauf que...
Quand des ONG vertes ethno-centriques critiquent les ONG vertes Gaïa-centriques
Richard North, sur l’excellent site eureferendum, est parti de l’article de Booker dans le telegraph et a mené des investsigations complémentaires, qu’il recense dans un article fleuve intitulé "Amazon Gate II - seeing REDD", que je vous invite à lire si vous avez le temps, et qui fournit un nombre important de liens et de références sur les exactions commises par les ONG environnementales impliquées dans le programme REDD.
Derrière les beaux discours sur la conservation de la nature, de la biodiversité amazonienne, la réalité est très, très laide.
De l’article de North, il ressort que d’une part, les périmètres du programme ARPA sont souvent parmi les moins menacés de déforestation, parce que ce sont les plus inaccessibles. Le WWF n’a donc aucun mérite à les protéger, et lui accorder le bénéfice de crédits carbone sur la base du programme ARPA relève de la pure escroquerie intellectuelle.
Mais, beaucoup plus grave, la prise de possession des lieux par les ONG locales partenaires du WWF s’est faite au mépris absolu des populations ancestrales qui vivaient encore sur ces territoires il y a quelques années encore. Des organisations écologistes qui placent l’homme au centre de leurs préoccupations critiquent vertement le WWF et ses alliés. Parmi elles, "Forest people’s rights" a participé à la mise en place d’un observatoire des effets du programme REDD, qui publie un site intitulé "REDD monitor", dont les conclusions ont été reprises par nombre d’articles de presse tels que scientific american.

source : redd-monitor
Par exemple, cet article de REDD-monitor montre que des ONG alliées au WWF ou leurs partenaires brésiliens font pression sur les populations indigènes pour qu’elles quittent leur habitat naturel, les forçant à s’agglutiner autour de villes champignon à la périphérie des zones concernées, ou ces populations peu adaptées à la vie urbaine font face à de graves problèmes de survie, d’alcoolisme, de prostitution, etc... Extrait de l’article de REDD-monitor :
There are many people living in and around the reserves in Guaraqueçaba. TNC’s position on these people is clear. “The carbon idea is not really tangible to people in the community,” Miguel Calmon, the Nature Conservancy’s director of forests and climate in Latin America told Schapiro. “You can’t go into these private reserves. That land is not their land anyway. If you used to go [into the forest] from your house across the road, now you can’t. That land is already owned.”
Schapiro goes into the forest with a farmer who lives in a valley near GM’s Cachoeira reserve. The farmer cuts a heart of palm to provide food for his family. “We’re workers who live from the forest,” he says. “We’ve always taken care of the earth, of the richness of our biodiversity. Human beings are part of the ecosystem. All this richness that you see was preserved because people have been here.”
While there is a thriving black market in illegally harvested heart of palm in Brazil, the villagers that Schapiro spoke to collected the food to eat, not to sell. Yet they are still targeted by the park rangers.
The villager told Schapiro that
“One day a group went out, looking for vines in an area belonging to our community. In our territory. So we were chopping down vines and some SPVS employees passed by. In their area they have some police that are called park rangers and they shot over us – they didn’t get anybody. SPVS doesn’t want us here. They don’t want human beings in the forest. The land isn’t even theirs, it’s ours.”
Schapiro took a motorised canoe to Quaro Quaro village, which villagers had almost abandoned because of pressure from SPVS to stop using the forest and to stop planting crops. On the way he met two fishermen who were finding life increasingly difficult since their village, forest and river became part of a carbon trading project. Schapiro asked one of the fishermen what he thought about the idea of selling the carbon from the trees. “They should sell it and leave some money for us here, don’t you think ?” he replied. “That would be good. Then we wouldn’t have to go out fishing.”
In Quaro Quaro, Schapiro met Antonio Alves, who had been arrested at gun point and thrown in jail for 11 days for cutting down trees to repair his Mother’s house.
Schapiro spoke to Raquel, one of the few people still living in Quaro Quaro. “Everyone is gone. We are the only ones left,” she said with sadness in her voice. “If we sold our land, where would we go ?”
Many people have left their homes and moved to Antonina, the nearest town. “Antonina is a small town,” the Mayor of Antonina, Carlos Machado, told Schapiro,
“that has few resources for generating income, few possibilities for people who come from the rural zone without skills and without the defenses to live in the urban environment. They stay in the outskirts of town, in the mangrove swamps, in irregular, inhospitable situations. It creates a lot of social problems for us. . . . Families have been torn apart by prostitution, drugs and alcoholism. Directly or indirectly it was through these conservation projects that the population came here and created a ring of poverty around our city causing a really big social problem here.”
In one of the videos on Frontline World, Schapiro explains why the story of Guaraqueçaba is important :
“This is actually a small story. It’s small story about, let’s face it, kind of a small part of the world. It’s also a huge story because if forests become central to the global warming strategies of the United States and perhaps even to the international community, then we’re going to have stories like this reproduced multiple times all over the world.”
Villagers in Guaraqueçaba are losing their livelihoods and being forced to move away from the forest. And for what ? So that GM, Chevron and AEP can continue polluting. The villagers speak quietly to Schapiro, but the injustice screams out from every word they say. Perhaps it will be loud enough for even The Nature Conservancy to hear.
Ce n’est pas tout à fait conforme à ce que les ONG bien-pensantes voulaient vous faire croire ? Cela vous donne envie de vomir ? Bienvenue dans le monde merveilleux des ONG éco-militantes.
Qui veut gagner des milliards ?
Les dérives tragiques du programme REDD montrent que certaines ONG -Mais il reste aussi des ONG respectables, qui placent l’être humain en priorité !- ont été détournées de leur finalité par des individus peu scrupuleux qui utilisent leurs entrées à l’ONU pour mettre en place des cash-machines énormes au détriment de tout individu qui se trouverait en travers de leurs plans. Les révélations du Telegraph ou de REDD-monitor montrent que WWF, TNC et d’autres, pour un espoir de gains de 60 milliards, se montrent peu regardants sur les aspects éthiques de leur action, pourvu que cela ne se sache pas trop.
REDD n’est qu’une des centaines de politiques perverses décidées au niveau mondial pour enrichir une clique affairiste bien connectée. Mais c’est une des plus "prometteuses", car les marchés du carbone sont par eux mêmes perméables aux fraudes les plus massives.
D’ores et déjà, plusieurs escroqueries orchestrées par des réseaux mafieux, de plusieurs milliards d’euros, ont entaché le fonctionnement du marché européen des émissions de Carbone, Blue Next. Europol, l’organe européen d’Interpol, estime que ces fraudes ont d’ores et déjà couté au moins 5 milliards d’Euros aux contribuables européens, et que 90% (quatre-vingt-dix pour cent) de l’activité de trading sur ces marchés est à caractère frauduleux.
Or, REDD pourrait faire empirer la situation. C’est le quotidien britanique de Gauche "The Guardian", peu suspect d’antipathie vis-à-vis des thèses écologistes, qui tire la sonette d’alarme. Les plans de protection des forêts tropicales sont porteurs en germe de fraudes d’une ampleur inconnue jusqu’alors :
"Alarm bells are ringing. It is simply too big to monitor. The potential for criminality is vast and has not been taken into account by the people who set it up," said Peter Younger, Interpol environment crimes specialist and author of a new report for the World Bank on illegal forestry.
"Organised crime syndicates are eyeing the nascent forest carbon market. I will report to the bank that Redd schemes are open to wide abuse," he said.
On le voit, les intérêts financiers en jeu derrière la mise en place de politiques de réduction forcées des émissions de CO2 sont considérables et ouvrent la porte à toutes sortes de fraudes, d’escroqueries, et d’exactions...Et le programme REDD est potentiellement une mine d’or, sous réserve que les décisions politiques prises dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique imposent de sévères quotas de réduction des émissions, faisant monter les prix de la tonne, et permettant à WWF, TNC et Consorts, de monayer leurs crédits carbone sur les marchés ad hoc.
Dans ces conditions, quelles raisons peuvent pousser des politiciens européens à s’accrocher aux thèses réchauffistes de façon quasi irrationnelle ? Je laisse à chacun le soin de former ses propres conclusions.
Conclusion
Toujours selon Richard North, la question centrale du réchauffement climatique n’est pas la science. Ce n’est pas l’optimum médiéval ou la controverse sur la relation entre CO2 et températures. Ces questions ne sont que les symptômes d’un mal bien plus profond.
Ce qui est sous-jacent et essentiel, c’est la volonté d’une grosse poignée de décideurs clé du mondre politique et financier de trouver des leviers pour imposer, hors de tout processus démocratique, et de façon transnationale, des "régulations" des marchés qui leur fourniront les moyens de s’enrichir facilement dans des proportions jamais connues jusqu’alors.
Ces gens utiliseront toutes les ficelles possibles non pas pour convaincre la population, car ils savent que c’est perdu, mais pour maintenir un climat d’incertitude qui rendra simplement "présentables" leurs politiques conclues au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Peu importe que les raisonnements de la commission parlementaire britannique qui a organisé le "blanchiment" du CRU soient d’une affligeante médiocrité. L’important est qu’ils permettent aux journaux complices de titrer quelque chose comme : "le Climate Gate fait Pshitt - Le CRU blanchi des accusations de mauvais agissements".
Ainsi, les politiques pourront continuer à servir à l’immense majorité de ceux qui n’ont pas le temps de s’informer le bobard d’une science climatique relativement consensuelle, catastrophiste et de bonne qualité, justifiant des politiques de capatation de richesses au profit de groupes d’intérêts bien compris, déguisées en "sauvetage de la planète" et "principe de précaution".
Désolé d’être rabat-joie, mais la bataille contre les lobbys réchauffistes est très loin d’être gagnée.
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Liens associés :
Amazone Gate II
Tribal Peoples Versus Carbon Cowboys
"Indigenous peoples from the Amazon to the Arctic, from Africa to the Pacific, are amongst those facing the most drastic changes due to the effects of climate change. Some of the very measures being proposed to counter climate change pose threats to their cultures and ways of life"
PDF (12 pages) : The most inconvenient truth, Climate Change and indigenous people
Conflicted Conservation : When Restoration Efforts Are Pitted against Human Rights

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