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La spéculation est-elle la cause de l’instabilité économique et de la volatilité des marchés ?

N'avez-vous jamais entendu les spéculateurs, dont vous faites peut-être partie

(non ce n'est pas la peine de vous planquer), être par exemple accusés de provoquer des pénuries alimentaires en Afrique et d'envoyer les prix du carburant dans la stratosphère (il se pourrait même d'ailleurs qu'ils soient derrière les invasions de criquets et les guerres au Moyen Orient) ?

Chaque fois que de telles crises éclatent, quelles que soient leurs natures et leurs causes, les spéculateurs sont mis au banc des accusés, faisant de parfaits bouc-émissaires pour les hommes politiques, les bureaucrates et les banquiers centraux. Il est bien sûr toujours plus commode de porter la responsabilité des problèmes sur une petite minorité d'individus jugés cupides, au lieu d'accepter certaines réalités économiques et de pointer la violation des libertés économiquesainsi que les politiques monétaires inflationnistes des banques centrales.

Il est pourtant facile de montrer à quel point cette affirmation est dangereuse et irrationnelle. Lorsqu'un investisseur intervient sur le marché afin d'augmenter son capital est d'acheter bas et de vendre haut. Cela parait évident, les intervenants qui font l'inverse ne font généralement pas long feu sur le marché... Dès lors, comment cette activité pourrait-elle être responsable d'un accroissement de la volatilité des marchés, durant les phases de hausse ou de baisse (remarquez que par exemple si les prix des matières premières agricoles subissent un crash, les spéculateurs seront accusés de ruiner les exploitants agricoles, s'ils connaissent une explosion vers le haut, d'affamer la population), alors que pour réaliser une plus value l'investisseur doit nécessairement acheter et donc engendrer une pression haussière sur le marché lorsque les prix sont bas puis vendre et donc provoquer une pression baissière sur le marché lorsque les prix sont haut ? Mécaniquement les opérations provenant d'acheteurs et de vendeurs à but spéculatif tend donc au contraire à avoir un effet de stabilisation sur les prix et non d'accroitre la volatilité.

Imaginons un marché sans spéculation, les prix ne seraient alors déterminés qu'en fonction de l'offre des producteurs et de la demande des consommateurs, variant donc entre des niveaux plus ou moins bas (phase A) ou élevés (phase B). Dans un tel marché, les ajustements s'effectuent violemment : si l'offre excédent la demande, les prix rentrent dans une phase de dépréciation, jusqu'à ce que suffisamment de producteurs soient poussés en dehors du marché (faillite, reconversion de l'outil de production ou arrêt des investissements de capacité) pour que l'offre se soit ajustée à la demande (poussée en parallèle à la hausse par des prix plus bas).

Inversement lorsque des pénuries se font jour, les prix augmentent brutalement, obligeant les consommateurs à réduire rapidement leur consommation de biens, en attendant que des prix plus élevés stimulent l'offre (en attirant de nouveaux producteurs et en permettant aux producteurs en place d'investir pour augmenter leur capacité de production), jusqu'au prochain cycle.

Ce mode de régulation, bien que supérieur de très loin à la planification centralisée, entraine une utilisation non optimale des facteurs de production, entre phase de sous investissement et phase de sur investissement, ayant pour conséquence des périodes de mise à l'arrêt et la reconversion ou la réallocation lorsque c'est possible de la main d'œuvre et des capitaux (équipements, terres, bâtiment etc).

En revanche si la spéculation est autorisée, l'investisseur ne pourra réaliser de plus value que s'il achète en phase A pour vendre en phase B. L'évolution d'un marché où des offreurs et des demandeurs spéculatifs sont autorisés devrait plus ressembler au graphique en pointillés.

Si les spéculateurs vendaient à découvert en masse en phase A pour racheter en phase B, effectivement on pourrait dire qu'ils participent à amplifier la volatilité et l'instabilité du marché, mais ils seraient aussi lourdement sanctionnés par une moins value considérable.
Sur un marché spéculatif où les investisseurs sont poussés à faire correctement leur travail d'analyse des fondamentaux afin d'éviter de perdre leur capital, les ajustement sont donc moins violents, le capital est utilisé de façon plus productive en évitant les à-coups des cycles de sous investissement et de sur investissement. Les désajustements temporaires de l'offre et de la demande au lieu d'être régulés par des choques sur l'appareil productif sont absorbés par l'accumulation ou la réduction des stocks par les spéculateurs.

Bien sur cela est valable principalement sur certains marchés tel que par exemple les métaux que l'on peut stocker, mais lorsque l'on parle de denrée périssable le mécanisme reste fondamentalement le même, puisque en achetant des contrats à terme lorsqu'il anticipe une augmentation de sa valeur, l'investisseur met immédiatement à la disposition du producteur un capital que celui-ci va pouvoir investir afin d'ajuster ces capacités de production à la demande future, avant que la pénurie ne survienne.

Il est pourtant facile de montrer à quel point cette affirmation est dangereuse et irrationnelle. Lorsqu'un investisseur intervient sur le marché afin d'augmenter son capital est d'acheter bas et de vendre haut. Cela parait évident, les intervenants qui font l'inverse ne font généralement pas long feu sur le marché... Dès lors, comment cette activité pourrait-elle être responsable d'un accroissement de la volatilité des marchés, durant les phases de hausse ou de baisse (remarquez que par exemple si les prix des matières premières agricoles subissent un crash, les spéculateurs seront accusés de ruiner les exploitants agricoles, s'ils connaissent une explosion vers le haut, d'affamer la population), alors que pour réaliser une plus value l'investisseur doit nécessairement acheter et donc engendrer une pression haussière sur le marché lorsque les prix sont bas puis vendre et donc provoquer une pression baissière sur le marché lorsque les prix sont haut ? Mécaniquement les opérations provenant d'acheteurs et de vendeurs à but spéculatif tend donc au contraire à avoir un effet de stabilisation sur les prix et non d'accroitre la volatilité.

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99 réactions à cet article    


  • JL JL 29 septembre 2012 09:48


    L’auteur, un nouveau (?) ici depuis un mois, a déjà publié 4 fois, et, bien qu’ayant reçu plus d’une centaine de com, n’a jamais répondu à aucun : il est de ceux qui se gardent bien de renseigner leur page auteur.

    J’ai vainement essayé de comprendre cette ’démonstration’ aussi emberlificotée qu’un sac de nœuds. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne répond pas au principe bien connu : « Ce qui se conçoit bien s’exprime clairement et les mots pour le dire nous viennent aisément.

    Au contraire, l’auteur (?) écrit n’importe comment, je cite mot pour mot  : »Lorsqu’un investisseur intervient sur le marché afin d’augmenter son capital est d’acheter bas et de vendre haut.«  ??? Comprenne qui pourra.

    Il dit : »En revanche si la spéculation est autorisée, l’investisseur ne pourra réaliser de plus value que s’il achète en phase A pour vendre en phase B.« 

    Ah ? La spéculation serait-elle interdite ??? On ne m’a rien dit !!!

    « L’investissement produit l’avenir dont la spéculation ferme au contraire les possibilités. Le spéculateur agit contre les intérêts du monde dans lequel il vit, de sorte que la spéculation détruit le monde » Bernard Stiegler

    Clairement, notre activiste libéral de service amalgame spéculation et investissement. rappelez moi qui a dit : » l’amalgame est l’arme des fascistes ! " ?


    • JL JL 29 septembre 2012 13:23

      « Le nihilisme est la philosophie des affaires et du profit à court terme. Le vieux capitalisme n’entreprend plus rien, mieux, il sacrifie à la spéculation boursière l’industrie et les services publics qu’il se glorifiait hier de promouvoir. Le fétichisme de l’argent établit, plus qu’une complicité, une communion d’esprit entre l’abruti qui agresse les pauvres, brûle une école, une bibliothèque et la brute affairiste qui accroît ses bénéfices en détruisant le bien public. Moins le travail est utile, plus il a d’affidés. » (Raoul Vaneigem)


    • kane85 kane85 29 septembre 2012 09:56

      Mais oui ! Mais c’est bien sûr ! ... pffft  smiley

      Quelqu’un peut me dire où on peut trouver la marmotte ?


      • Karash 29 septembre 2012 11:00

        Qu’est ce que ça veut dire, spéculer ?

        Spéculer, se projeter dans l’avenir, y repérer des opportunités et les mettre à profit. Par conséquent, le spéculateur doit avoir le nez fin et agir avant tout le monde pour faire un profit. C’est ce que souligne l’auteur.

        Le spéculateur apporte de l’information aux autres acteurs de l’économie, et obtient rémunération pour son service en jouant sur l’arbitrage « cours du produit dans tel contexte-court du produit dans le contexte que je prévois ».

        Il peut aussi se planter, et personne ne viendra pleurer sur son sort. En tout cas, les bulles spéculatives basées sur des schémas de ponzi ne sont pas les conditions normales de la spéculation. Si un prétendu spéculateur devient suffisamment gros pour influencer les cours, et donc ne jamais perdre, c’est qu’il y a un problème. Mais je défie qui que ce soit sur AV de me trouver un travail académique qui montre qu’une telle entité existe (pas un bout de pseudo-docu à la noix).

        Les « marchés » ne sont pas venus attaquer les Etats. Ce sont les Etats qui se sont mis à la merci des fluctuations des marchés de capitaux, et il est normal que, en l’état, des spéculateurs « parient » sur la faillite d’un Etat. Par le passé, les dettes souveraines n’ont quasiment jamais été remboursées, des assignats de la révolution Française aux fameux emprunts Russes. Ce sont aux peuples de décider si ça vaut le coup de fait défaut, et faire une croix sur leur crédibilité pour quelques décennies, ou si par intérêt ou par fierté ils consentent à faire des efforts pour arrêter les frais.

        Mais dans tous les cas, il faut arrêter de croire au Père Noël (aka la planche à billets). Et surtout, si vous haissez tant les spéculateurs financiers, cessez de leur donner de l’argent, videz vos comptes en banque, et débrouillez vous avec vos sous.


        • calimero 30 septembre 2012 08:44

          une telle entité existe

          L’affaire du LIBOR suffit à le prouver : les « marchés » sont contrôlés par les quelques acteurs disposant de la plus grosse surface financière : de l’effet de levier à l’entente de type cartel il n’y a qu’un pas.


        • Karash 2 octobre 2012 14:17

          Mauvaise pioche. La spéculation a été utilisée pour mettre à profit la manipulation du LIBOR , elle n’en est pas la source (qui est dans des déclarations intentionnellement faussées de la valeur d’un indicateur).


        • jef88 jef88 29 septembre 2012 11:14

          Quand les cours de la bourse parisienne varient avec le chiffre des demandeurs d’emploi aux USA, est ce réaliste ?
          non c’est de la spéculation souvent assise sur du délit d’initiés !!!

          @ karash
          , videz vos comptes en banque, et débrouillez vous avec vos sous.

          magnifique !
          et aprés comment faire pour encaisser son salaire ?
          nous sommes obligés d’avoir un compte en banque !


          • Karash 29 septembre 2012 11:59

            Ca, ce n’est pas la faute des spéculateurs. C’est le résultat d’un abus de pouvoir au sommet de l’État, probablement saupoudré d’une touche de corruption et de conflit d’intérêt.

            Néanmoins le livret A peut être votre seul compte bancaire, et celui ci ne peut pas servir à de la spéculation car les sommes qui passent dessus sont complètement contrôlées par l’Etat.


          • jef88 jef88 29 septembre 2012 16:00

            Contrôlés ??????
            RIRES !
            Ah que j’aimerais être jeune et naïf ........


          • foufouille foufouille 29 septembre 2012 12:35

            pour que le prix grimpe, on laisse pourrir des ronnes de riz comme inde
            c’est du liberalisme en pratique


            • JL JL 29 septembre 2012 12:55

              Et les supermarchés versent du gas-oil sur des invendus qui feraient le bonheur des pauvres qui n’ont rien.


            • Karash 29 septembre 2012 13:03

              Personne n’a intérêt a dévaluer la valeur de sa marchandise.

              Les destructions de biens pour « relancer » l’économie, ce sont des toujours des actions de l’état, genre destruction de maisons aux US, systèmes de primes à la casse en UE et aux US, etc. En URSS, les pertes sur les céréales étaient considérables .. la faute du libéralisme ?

              Lors des émeutes de la faim en 2008, le gouvernement Philippins à stocker des tonnes de riz, accentuant la crise. La faute au libéralisme ?

              Lisez Condorcet, illustre idiot utile du grand capital s’il en est.

              « Il est aisé de prouver que les fortunes tendent naturellement à l’égalité, et que leur excessive disproportion, ou ne peut exister, ou doit promptement cesser, si les lois civiles n’établissent pas des moyens factices de les perpétuer et de les réunir ; si la liberté du commerce et de l’industrie fait disparaître l’avantage que toute loi prohibitive, tout droit fiscal donnent à la richesse acquise ; si des impôts sur les conventions, les restrictions mises à leur liberté, leur assujettissement à des formalités gênantes, enfin l’incertitude et les dépenses nécessaires pour en obtenir l’exécution n’arrêtent pas l’activité du pauvre, et n’engloutissent pas ses faibles capitaux ; si l’administration publique n’ouvre point à quelques hommes des sources abondantes d’opulence, fermées au reste des citoyens ; si les préjugés et l’esprit d’avarice, propre à l’âge avancé, ne président point aux mariages ; si, enfin, par la simplicité des moeurs et la sagesse des institutions, les richesses ne sont plus des moyens de satisfaire la vanité ou l’ambition, sans que cependant une austérité mal entendue, ne permettant plus d’en faire un moyen de jouissances recherchées, force de conserver celles qui ont été une fois accumulées. »


            • Karash 29 septembre 2012 13:09

              Les supermarchés sont des abominations. Des abominations crées de toutes pièces par Monsieur et Madame tout le monde. Acheter tel ou tel produit à tel ou tel endroit, c’est faire un choix, qui a des conséquences. M et Mme tout le monde sont très heureux que les centrales d’achat pressent la tronche des agriculteurs et éleveurs pour avoir des denrées à moindre prix. Sinon, ils traiteraient eux même avec les producteurs de leur région.

              Il est illusoire et dangereux d’attendre que l’Etat nous soustraie à la responsabilité de nos actes.


            • JL JL 29 septembre 2012 13:49

              karach,

              vous n’avez aucune crédibilité sur ce sujet, vous qui écrivez : « Le spéculateur apporte de l’information aux autres acteurs de l’économie, et obtient rémunération pour son service » Ce qui est une contrevérité avérée.

              Je rappelle Stiegler : « Le spéculateur agit contre les intérêts du monde dans lequel il vit, de sorte que la spéculation détruit le monde ».

              A partir de votre mensonge éhonté, le reste de votre discours n’est que paroles de voyou. En justifiant avec une contre-vérité, la rémunération du spéculateur, vous démontrez à votre insu, que la rémunération du spéculateur est une rémunération volée, comme celle de l’abruti qui agresse les pauvres, brûle une école, une bibliothèque. Comme celle du gangster.

              Le seul véritable investisseur, c’est l’État quand il investit au nom de l’intérêt collectif. Tous les autres acteurs économiques n’investissent jamais que pour leur seul profit. A partir de là, il n’y a plus de limite entre spéculation et investissement privé.

              L’État libéral n’a pas les moyens d’investir : le pays devient un terrain de jeu des spéculateurs qui s’y disputent tout ce qui a de la valeur.

              En Italie, il est prévu de vendre chaque année pour 20 à 25 milliards d’euros de biens de l’État. D’ici dix ans, on aura tout privatisé !

              C’est ce qu’on peut appeler la somalisation des États nation . Attali, reçu par Thomas Baumgartner sur France Culture disait à propos de la Somalie, que c’est le marché sans l’Etat. Et il ajoutait aussitôt : « la globalisation c’est la somalisation du monde ».


            • L'enfoiré L’enfoiré 29 septembre 2012 13:51

              Karash,

               Bien résisté, mais c’est un sujet qui ne plait pas d’office sur cette antenne.
               La spéculation existe depuis que le monde est monde. Mais  ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le terme est employé à propos des prévisions.
               Elle a pris des formes différentes et de plus en plus risquées.
               Si ce n’est en direct, c’est par entité intermédiaire, mais tous les travailleurs salariés spéculent sans même le savoir via leur pension de retraite.
               En fait, ce n’est pas elle qui est la cause des malheurs d’aujourd’hui, mais la dérégulation des marchés.
               C’est dans les années 80 qu’il faut rechercher les prémices de cette décrépitude.
               

            • foufouille foufouille 29 septembre 2012 13:58

              « Personne n’a intérêt a dévaluer la valeur de sa marchandise. »
              pour que tout le monde puisse en acheter, mais c’est libertaryen
              les choses doivent rare et chere ou tomber en panne
              seul les riches doivent pouvoir s’acheter ce qu’ils veulent
              les autres ont qu’a crever la gueule ouverte
              le liberalisme en pratique
              karach, on dirait spartacus
               


            • L'enfoiré L’enfoiré 29 septembre 2012 14:07

              Cher foufouille,


               « Personne n’a intérêt a dévaluer la valeur de sa marchandise. »
              Oh, que si. Et la dépréciation de matériel est un calcul très réglementé.
              Il y a la vétusté et l’usure qui entrent en compte.
              Tout est dévalué avec le temps, même vous, avez une valeur sur le marché qui se déprécie.
              Rien de libertarien là-dedans, seulement une loi naturelle à la base.
              Tout évolue et vieilli et comme vous dites, tombent en panne et doivent être remplacés.
              Ce qui est vieux n’a plus qu’un coût et plus de rendement.
              Mourir la gueule ouverte, peut-être pas, mais en baillant un peu plus, car on dort plus quand on est vieux. smiley

            • L'enfoiré L’enfoiré 29 septembre 2012 14:14

              Je suppose que vous ne connaissez pas le métier d’actuaire. C’est ainsi qu’on calcule votre espérance de vie et le montant de l’assurance que vous allez contracter. 


            • L'enfoiré L’enfoiré 29 septembre 2012 15:11

              Foufoulle,

               « Je reviens sur vous avec cette phrase »seul les riches doivent pouvoir s’acheter ce qu’ils veulent« 
               
               Qu’est-ce que vous entendez par le mot »riche«  ?
               Il y a deux manières de l’analyser : le patrimoine et les gains annuels.
               Comme vous devez être au courant de l’exode de vos »riches" en Belgique, ce point a été éclairci ou presque.
               On parle et on fixe un seuil de pauvreté dans chaque pays, mais il n’y a pas de seuil de richesses.
               Alors, pour vous, c’est quoi être riche ?
               Gagner 2000 euros par mois, 10000, 100000 ?
               Avoir un patrimoine de 100.000, 1 million, 10 millions d’euros ?
               Je crois qu’avec la réponse à cette question, on pourra plus facilement dire ce que veut dire spéculation.
               Merci d’avance de votre coopération. 

               Tiens j’ai entendu une nouvelle : Johnny Hallyday part de Gstaadt et revient en France.
               Est-ce un remord, un cas de conscience ou alors des médecins plus à mène de le réparrer quand il veut chanter ?

            • foufouille foufouille 29 septembre 2012 15:29

              @ enfoire
              « ...... »
              donc en reponse a karach
              riche pour un libertaryen
              sait pas c’est combien, mais vu la mentalite d’esclavagiste, 5% qui ont tout grand maxi
              les autres dans des camps


            • Karash 29 septembre 2012 18:50

              @foufouille

              A vous de juger de la qualité des produits qu’on vous met sous le nez. Personne ne vous oblige à acheter. Et je suis sur que vous ne vous privez pas d’user de ce « pouvoir ». Et je ne suis pas du genre à dire « on a besoin de riches et d’inégalités pour faire avancer l’économie ». Non, si elle s’est enrichie légalement, une personne riche l’a fait parce qu’on a eu BESOIN d’elle. Il est anormal qu’il existe des postes àce point stratégiques qu’il faille payer des personnes des millions pour espérer avoir un service correct. C’est une anomalie, qu’il faut corriger. Pas en spoliant cette personne, mais en s’organisant pour ne plus avoir besoin d’elle.

              @L’enfoiré

              Le problème ne vient pas de la libéralisation des marchés, mais de leur déresponsabilisation. Ce que fait la BCE, et que je dénonce en permanence, est criminel car cela revient à assister des financiers qui ont pris de mauvaises décisions et investi l’argent de leurs clients aux mauvais endroits. C’est anormal. Les établissement financiers doivent payer les conséquences de leurs actes. Et si vous et moi devons payer la responsabilité d’avoir laisser les établissements bancaires grossir et faire n’importe quoi, ainsi soit-il.

              @JL

              Bernard Stiegler est un philosphe. Il n’a pas plus de légitimité que moi (étudiant ingénieur, ayant longuement étudié le fonctionnement du système financier sur mon temps libre) à parler d’économie.
              La phrase de Stiegler, en l’état, n’a aucun sens, car vous et moi spéculons à longueur de temps et sommes tout autant responsables de la destruction du monde. Spéculer, c’est mettre à profit ses capacités d’anticipation. Retaper une vieille bicoque pour la revendre, c’est spéculer sur les besoins en logements. Prêter à un neveu de quoi acheter sa première voiture, c’est spéculer sur l’accroissement de productivité que cela va lui procurer. Si certains spéculateurs en particulier détruisent le monde, dites moi lesquels, et comment.

              Ensuite, vous dites de manière très juste que l’Etat agit AU NOM de l’intérêt général. Cela ne veut PAS pour autant que tout ce qu’il fait SERT REELLEMENT l’intérêt général. L’Etat, c’est une institution occupée par des gens, qui ne sont pas forcément meilleurs que les autres (au contraire, le pouvoir attire souvent les détraqués et les prédateurs, et corrompt les bonnes personnes), et qui en plus sont irresponsables de leurs actes tant qu’ils sont élus. Vous croyez réellement que des gens qui dépensent de l’argent qui n’est pas le leur, tout en étant dégagé de toute obligation de résultat, peuvent faire mieux que les individus eux mêmes ? Foutaises. L’argent public est sujet à un gaspillage direct(quand il est mal utilisé) et indirect (quand des gens se battent pour l’obtenir) inouïe, et revient toujours dans les poches des plus puissants, ceux qui ont le pouvoir de corrompre. En tant que citoyens, nous devons d’abord nous assurer que l’Etat assure correctement les fonctions régaliennes qu’ont lui a confié, et c’est déjà un travail énorme, que nous n’arrivons pas à faire correctement aujourd’hui (la justice est dans un état lamentable). Faire passer par l’Etat les investissements d’avenir exige un travail de contrôle que personne n’est prêt à fournir. Personne, tout simplement parce qu’individuellement nous avons intérêt à attendre que ce soit le voisin qui s’y colle. S’en remettre à un ou des prétendus hommes (et femmes) providentiels pour réaliser cette tâche avec une carte blanche, c’est de la folie pure. Ouvrez les yeux, étudiez l’histoire : Donner son consentement pour la mise en place d’un capitalisme d’Etat, c’est donner son consentement pour l’avènement d’une dictature.


            • Jason Jason 29 septembre 2012 19:58

              @EconomieNet,

              « car vous et moi spéculons à longueur de temps et sommes tout autant responsables de la destruction du monde. »

              Ben voyons, puisque tout le monde spécule, on peut justifier n’importe quoi. Vous dites que vous êtes un scientifique, alors vous devez bien avoir intégré la notion d’échelle, de degré ou de proportion.

              Cynisme ou sottise ? Je n’ose me prononcer. Pirouette qui invalide votre post.


            • Karash 29 septembre 2012 21:11

              Je n’ai rien à voir avec l’auteur de cet article.

              Il vous suffit de survoler mes articles pour savoir que je ne suis un pas un supporter des boy de la city, et des criminels qui les couvrent à Bruxelles. Néanmoins, la critique, pour être efficace, doit être soignée, et juste. Or, s’attaquer au mot « spéculation » n’a strictement aucun sens. Si vous voulez dénoncez les agissements de spéculateurs particuliers, je n’ai rien à redire et je serai même intéressé, mais en tout cas s’attaquer à des concepts est ridicule. Tout comme il est ridicule d’« attaquer » le capitalisme, alors que le capitalisme n’existe pas. Au mieux, il existe des capitalistes.


            • JL JL 30 septembre 2012 10:13

              Tiens !? karash nous joue les bisounours, maintenant ?!

              Quelle hypocrisie, sinon naïveté ! Il écrit : « si elle s’est enrichie légalement, une personne riche l’a fait parce qu’on a eu BESOIN d’elle »

              Vous en connaissez beaucoup, vous, des personnes qui se sont enrichies légalement, et en payant leurs impôts ? Et si une telle personne existe, combien d’escrocs, trafiquants, et autres caïds ont fait fortune ? Pour cette blanche colombe, il faudrait se coucher devant ces bandits ? Si la blanche colombe était si vertueuse, elle utiliserait sa fortune pour des œuvres humanitaires. Au lieu de cela, elle planque généralement son fric dans les paradis.

              Comme disait Fouché : « Tout homme qui a au-delà de ses besoins ne peut plus user, il ne peut qu’abuser. » 

              Milliardaire et honnête, ça n’existe pas.

              Condorcet, idiot utile du grand capital ?

              Voyons voir ; karash cite condorcet : « Il est aisé de prouver que les fortunes tendent naturellement à l’égalité, et que leur excessive disproportion, ou ne peut exister, ou doit promptement cesser, si les lois civiles n’établissent pas des moyens factices de les perpétuer et de les réunir »

              Où est-il démontré que Condorcet a tort ? ici : quand il nomme ’lois civiles’ ce qui n’est que magouilles et collusions de l’État corporatiste ; ce que je ne cesse de fustiger, quand je dénonce la droite et ses fameuses politiques de relance, de soutien à notre industrie, cette politique inique fondée sur la ridicule théorie ultralibérale du ruissellement. La croyance Ô combien perverse que ce qui est bon pour les riches est bon pour le peuple !

              Politique de redistribution à l’envers avec nos impôts ou théorie du ruissellement et paradis fiscaux, c’est bonnet blanc-et blanc bonnet : le libéralisme est le faux nez de la droite prédatrice.

              « Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet » (Par François Ruffin, 26/09/2012)


            • Karash 30 septembre 2012 14:51

              Vous établissez à grand coups d’approximations l’équation riche = grand bandit. Pour ensuite justifier de couper tout ce qui dépasse.

              Condorcet, au cas ou vous ne l’auriez pas remarqué, était un farouche défenseur du libre échange, de la libre circulation des bien et des personnes. Or, le libre échange est incompatible avec la spoliation des riches.

              La théorie du ruisselement est une connerie sans nom, je suis bien d’accord (c’est faire la promotion d’un néoféodalisme), mais il est clair que donner les moyens à la puissance publique les moyens de détruire toutes les fortunes présentes par la force, c’est ouvrir la boite de pandore, et nous menerait droit au désastre (i.e, la dictature sanguinaire), comme c’est arrivé à chaque fois par le passé.

              Pour finir, dire que le libéralisme est le faux nez de la droite prédatrice est aussi stupide que de dire que le socialisme était le faux nez du nazisme ( nazi = national-SOCIALSITE ). Je pourfends tout autant les libéraux et les socialistes quand ils se lancent dans de pareilles absurdités. ( voir mes réactions ici par exemple : http://www.contrepoints.org/2012/08/16/93794-joseph-goebbels-pourquoi-nous-sommes-socialistes , pseudo FabriceM )


            • JL JL 30 septembre 2012 15:20

              karash,

              vous récitez votre cours d’éco ?

              Le libre échange et la spoliation des riches sont incompatibles, dites vous ? Outre que ça me ferait une ’belle jambe’, ce serait une raison de plus pour que les riches s’y accrochent, au libre échange ! Vous je ne sais pas, mais pour moi, reprendre à quelqu’un ce qu’il a volé ce n’est pas le spolier. A votre idée personnelle de la spoliation, je préfère ce mot d’ordre : « Exproprions les expropriateurs », ceux qui privatisent l’espace, les patrimoines de l’humanité, le vivant et même l’avenir de nos enfants.

              Qui sinon les riches, défend le libre échange ? Condorcet ? Vous plaisantez : laissez donc Condorcet où il est ; à chacun son époque. Les temps changent, vous avez remarqué ? Mitterrand serait surpris, lui dont les attaques contre les maîtres de l’argent font, a postériori passer les propos d’un Besancenot pour de gentilles remontrances. Que dirait-il aujourd’hui ?!!!

              Plutôt qu’un jeune étudiant qui a autant d’arrogance que d’ignorance, je préfère écouter Frédéric Lordon : au hasard :

              « rester dans le cadre ou sortir du cadre, c’est la seule question importante du point de vue du débat politique à venir. C’est cela la différence entre la droite et la vraie gauche. Quelles sont les contraintes structurelles qui forment le cadre en question ? Elles sont au nombre de trois, le cadre est triangulaires : premièrement le régime du commerce international, càd le libre échange et on y incorporera également la liberté des investissement directs, càd ce qui très concrètement autorise les délocalisations, (ah, il y avait une question concernant l’OMC : elle continue son petit bonhomme de chemin, et de temps en temps on sort le Lamy pour nous dire attention, ne cédez pas aux tentation protectionnistes, ce serait le retour à la guerre !) premier coté du cadre, le régime du commerce international ; deuxième coté du cadre, la finance foldingue, càd celle qui a donné l’accident des subprimes, la libération complète des marchés de capitaux, la licence des institutions financières de faire ce qu’elles veulent et de prendre en otage les pouvoirs publics et les corps sociaux censés pouvoir leur venir en aide quand elle se pètent la binette, troisième coté du cadre, le modèle de politique économique européen tel que il a délibérément organisé la surveillance des politiques nationales par les marchés financiers : c’est le fait que les marchés financiers et les créanciers internationaux sont devenus les véritables décideurs en dernier ressort des orientations des politiques économiques. La démondialisation qui est le contraire de toutes ces contraintes est l’autre nom de la sortie du cadre. » (Sortons du cadre néolibéral, par F. Lordon)


            • Karash 30 septembre 2012 19:44

              JL

              Aillez la bonté de m’épargnez votre suffisance, et je vous épargnerai mon arrogance. Le respect mutuel, c’est la base de toute discussion.

              Voilà ce que je me contenterai de vous dire : si l’existe un « peuple Français », si cette notion à un sens, alors il n’est nul besoin que des représentants de l’Etat ferment les frontières pour que le peuple Français soit cohérent et solidaire. Fermer les frontières, ça ne peut être que le début d’une fuite en avant qui mène au chaos.

              Néanmoins, je vous concède une chose : l’ouverture des frontières telle qu’elle a été pratiquée par les technocrates de Bruxelles était une absurdité. L’ouverture complètes des frontières ne peut être que le dernier maillon d’un processus de libéralisation de l’économie. Il était clair que mettre ce maillon au début ne pouvait que conduire au désastre. Toute la construction Européenne, de toute façon, est à mettre à la poubelle, car fondamentalement anti-démocratique. ( L’UE a aggravé l’opacité des marché financiers, avec ses règlementations débiles ... )

              Tout ce que fait Lordon, in fine, c’est critiquer l’inféodation des gouvernements à des institutions non élues (UE, OMC, .. ) , et je suis on ne peut plus d’accord avec ça. Mais il ne faut pas se tromper de cible. Le problème, ce n’est pas le libéralisme, c’est tous les affreux qui se prétendent socio-libéraux et qui ne sont ni socialistes, ni libéraux, mais des technocrates criminels adeptes de tous les formes de clientélisme possibles (corporatiste, électoral, .. )

              Quoi qu’il en soit, j’attends toujours une réponse à l’argument suivant : « La théorie du ruisselement est une connerie sans nom, je suis bien d’accord (c’est faire la promotion d’un néoféodalisme), mais il est clair que donner les moyens à la puissance publique de détruire toutes les fortunes présentes par la force, c’est ouvrir la boite de pandore, et nous menerait droit au désastre (i.e, la dictature sanguinaire), comme c’est arrivé à chaque fois par le passé. »


            • JL JL 30 septembre 2012 20:13

              Karash,

              un, je réserve mes bontés pour qui je veux ;
              Deux, je ne vous demande rien, et votre arrogance ne défrise que vous-même.
              Trois, je ne connais pas cette forme verbale, je cite ’aillez’, sauf peut-être, en cuisine, du verbe ailler ?

              Le reste de votre récital, c’est du TINA tout craché. Mais peut-être ne connaissez vous pas l’histoire récente, l’École de Chicago, Tatcher, Reagan, et tout ça. ? Vous êtes bien jeune pour afficher autant d’assurance sur ces choses.


            • Karash 1er octobre 2012 01:34

              Mes certitudes, je les ai acquises à force de recherche, et de patience. Je ne suis ni un ignorant, ni un pantin. Je ne cherche qu’une chose : la voie de la raison, dans un monde qui devient de plus en plus fou. J’expose ma pensée avec la seule prétention de dire ce qui me parait le plus vrai dans l’état actuel de mes connaissances. L’impossibilité d’avoir un échange constructif avec vous (comme avec n’importe qui) me chagrine, mais ainsi soit-il.

              Je ne suis pas celui qui s’est lancé dans le dénigrement de l’autre ou les catégorisations à l’emporte pièce pour éviter de répondre à un argument.


            • JL JL 1er octobre 2012 09:27

              Karash,

              vous dites : « L’impossibilité d’avoir un échange constructif avec vous (comme avec n’importe qui) »

              Laissez moi vous dire que, aussi longtemps que vous direz ici, je cite : « Mes certitudes, je les ai acquises à force de recherche, et de patience » on se moquera de vous : vous devriez aller jouer dans votre cour, celle des novices de votre âge ; vous avez 22 ans, je crois ? J’en ai largement trois fois plus, comme beaucoup ici.

              Vous n’auriez pas besoin d’excuse ni de recours à l’insulte pour éviter de répondre aux arguments, puisque vous ne répondez tout simplement pas, sinon en réaffirmant le mantra libéral : TINA  ! Ce n’est clairement pas une réponse.

              Je vous mets au défi de démontrer, sans user de comparaisons qui ne sont pas raisons, votre affirmation, je vous cite : « donner les moyens à la puissance publique de détruire toutes les fortunes présentes par la force nous mènerait droit au désastre »

              Et je vous demande : Mais qui d’autre pourrait donner les moyens à la puissance publique, sinon la puissance publique en se dotant elle-même desdits moyens ?

              Ce n’est donc pas une question de moyens, mais de volonté : et qui donnera la volonté à la puissance publique, sinon des dirigeants honnêtes élus pour cela ?!
               
              Ceci dit, primo : qui ici a parlé de détruire toutes les fortunes ? Vous êtes, Karash, dans le déni de réalité (se jeter dans le tout ou rien, c’est un déni de réalité).

              deusio : qui a démontré que détruire les fortunes mènerait au désastre ? L’idéologie libérale ? Jeanne d’Arc ? La sainte vierge ? Madame Soleil ? Nostradamus ? Au déni de réalité, vous ajoutez la superstition ! ça fait beaucoup, vous ne trouvez pas ?

              Ne pleurez pas que vous ne pouvez pas débattre, au seul motif que vous ne dirigez pas le débat. Cette façon de faire est à la fois une fuite et une insulte à votre interlocuteur, ce que vous prétendez justement ne pas faire. Vous comprenez au moins ça ?


            • Karash 1er octobre 2012 15:49

              Reprenons calmement.

              Je vous cite :

              « Vous en connaissez beaucoup, vous, des personnes qui se sont enrichies légalement, et en payant leurs impôts ? Et si une telle personne existe, combien d’escrocs, trafiquants, et autres caïds ont fait fortune ? Pour cette blanche colombe, il faudrait se coucher devant ces bandits ? Si la blanche colombe était si vertueuse, elle utiliserait sa fortune pour des œuvres humanitaires. Au lieu de cela, elle planque généralement son fric dans les paradis.[..] »

              Puisque les riches ne méritent pas leur fortune, il faut la leur reprendre, c’est la conclusion logique de cette diatribe.

              Mettons qu’une majorité donne son accord pour ce programme à un parti politique. Immédiatement, il faudra instaurer la loi martiale pour empêcher les riches de s’exiler. Il faudra instaurer le contrôle des capitaux dans le pays. Il faudra ensuite envoyer la police et l’armée pour saisir les biens. Il n’est pas possible qu’un régime, après avoir déployé une telle force, se contente de remettre bien gentiment les biens ainsi saisis au bon peuple qui l’a élu. Non, c’est la droite route vers le désastre à la sauce stalinienne. C’est comme essayer de dératiser une maison avec un lance-flammes.

              La manière qui me parait juste, pour continuer sur cette métaphore, c’est d’arrêter de donner à manger aux rats, et de les faire crever de faim. Réparer tous les tonneaux percés desquels le produit du travail est perdu, offert aux parasites. Bref, ma solution c’est de s’attaquer aux causes plutôt qu’aux conséquences. Les inégalités étant des conséquences, et pas des causes des abus de pouvoir, c’est à ces derniers qu’il faut s’attaquer, avec toute la vigueur possible.


            • JL JL 1er octobre 2012 16:33

              Karash,

              calmement, et à chaud (je ferme !) :

              Pas faux, mais vous faites dans l’excès et la caricature. Et les affirmations gratuites. Vous écrivez : "Les inégalités étant des conséquences, et pas des causes des abus de pouvoir, c’est à ces derniers qu’il faut s’attaquer, avec toute la vigueur possible.« 

              Non ! Les inégalités sans une volonté de lutter contre, s’auto-entretiennent ; pire, elles sont aux grandes fortunes ce que la poules est à l’œuf, et réciproquement. Vous connaissez l’adage : »l’argent va à l’argent« .

              Vous avez cité Condorcet, mais pas répondu à ma réfutation, hier 10:13. Je la copie-colle ici : »

              Où est-il démontré que Condorcet a tort ? ici-même : quand il nomme ’lois civiles’ ce qui n’est que magouilles et collusions de l’État corporatiste ; ce que je ne cesse de fustiger, quand je dénonce la droite et ses fameuses politiques de relance, de soutien à notre industrie, cette politique inique fondée sur la ridicule théorie ultralibérale du ruissellement. La croyance Ô combien perverse que ce qui est bon pour les riches est bon pour le peuple !

              Vous parliez de débat impossible ? sachez je vous prie, répondre, sinon admettre les arguments de votre interlocuteur et ne pas revenir sans cesse sur les mêmes présupposés invalidés par le fait.

              Petit rappel, spécialement pour vous : L’égalitarisme : c’est le fait de réclamer l’égalité quand elle nous est plus favorable que l’équité. Par exemple, le choix d’une flat-tax au détriment de l’impôt progressif c’est égalitariste. L’égalitarisme de droite accroit les injustices, l’égalitarisme de gauche les réduit : c’est mécanique ! Or, qu’est-ce qu’on observe ? Que les inégalités s’accroissent ! Conclusion : c’est l’égalitarisme de droite qui détruit notre société !


            • Karash 1er octobre 2012 19:13

              Explicitons ce que Condorcet qualifie de « bonnes loi civiles »

              - des lois qui n’entravent pas le libre échange
              - une fiscalité qui n’avantage pas la rente
              - des lois qui n’entravent pas la signature des contrats et qui donnent l’assurance de leurs exécution, même et surtout aux pauvres
              - des lois qui interdisent à l’Etat d’offrir le bénéfice de l’exploitation des biens publics à des personnes privées
              - des lois qui permettent aux jeunes de s’émanciper de l’influence parentale afin de faire leurs propres choix

              Le tout supporté par un regard éclairé sur la richesse, sur le capital, qu’on ne jugera que sur son utilité pour satisfaire les besoins présents et futurs des hommes.

              Ces propositions sont l’exact opposé du corporatisme ! Les corporatistes, ils veulent des PPP, des barrières douanières sur LEURS PRODUITS mais pas sur les autres, des législations extravagantes pour étouffer les petits sous la paperasse et la fiscalité pendant qu’eux se payent des experts pour passer outre, etc ..

              J’ai l’impression que vous avez pris Condorcet à l’envers, car vous identifiez le libre échange à un cheval de Troyes, donc tout ce qui suivait ne pouvait aller que dans le sens du corporatisme.

              Ensuite, bien sur que les inégalités s’accroissent, si les petites gens se laissent faire. Mais l’énergie dépensée pour lutter via l’Etat contre l’accumulation légale (j’insiste) de capitaux est mal dépensée, car la cause primaire de l’accumulation perdurera, et entre temps il aura fallu entretenir une armée de fonctionnaires pour effectuer la redistribution. Les capitaux s’accumulent chez des personnes envers qui il y a une dépendance (dans tous les sens du terme). Dépendance au pétrole, à la drogue, pour se loger, etc ... et la dépendance envers la redistribution par l’Etat ne fait que rajouter au problème. Ce contre quoi il faut lutter, ce sont les dépendances, et pour ça les lois n’ont jamais eu aucun effet positif, au contraire.

              [ Au fait, vous dites que j’exagere sur les conséquences d’une politique de démentèlement forcés des grandes fortunes, mais pourtant vous savez ce qui s’est passé sous Miterrand. ( http://www.dailymotion.com/video/xin13w_conference-de-jean-luc-melenchon-1981-bilan-raisonne-des-lecons-dans-l-actualite_news ). La fuite des capitaux, le « mur de l’argent », je ne l’ai pas inventé. Mais Mélenchon croit que la solution, puisque la France n’était pas à la bonne échelle, c’est la battue à l’échelle Européenne ... comme si prendre un plus gros lance-flammes pouvait être plus efficace ... ]


            • JL JL 1er octobre 2012 19:46

              Karash,

              il me semble que c’est vous qui avez pris Condorcet à l’envers (! !!), quand vous écrivez ; « Condorcet, idiot utile du grand capital ».

              Je vous laisse relire, et méditer : la phrase que vous citez de Condorcet fait référence aux lois civiles, en général, en l’occurrence mauvaises, comme je les ai décrites et fustigées. C’est vous qui parlez ici de ’bonnes ’ lois civiles. Nuance ! Ou plutôt, sophisme de votre part.

              Personne n’a jamais montré que les ’bonnes lois’ telles que vous les décrivez ici réduisent les fortunes et par là, les inégalités. Ce discours que vous tenez est celui de l’école de Chicago.

              Vous m’avez presque fait croire en votre bonne foi. Je vois que je me suis trompé, restons en là ! Désolé.


            • Karash 1er octobre 2012 20:43

              « Condorcet, idiot utile du grand capital s’il en est »

              Cette phrase était complètement ironique. Condorcet, c’est l’instruction publique, l’émancipation des esprits, la lutte contre l’esclavage, ... la qualité du bonhomme ne fait aucun doute.

              Il est puéril de sortir le tromblon (sophisme et compagnie) la ou il n’y a qu’un quiproquo.

              Quoi qu’il en soit, je maintiens que mon interprétation de ses écrits est la bonne, que Condorcet était un libéral convaincu, je rajoute (pour clarifier) que cette conception du rôle de l’Etat est inséparable du reste de sa pensée humaniste, et que c’est bien pour cela que j’ai « fait appel » à lui pour rappeler les fondements historiques du libéralisme.

              Si vous pouviez mettre de côté 30s la stratégie du choc de Naomi Klein, et cette manie de brandir « l’école de Chicago », comme certains brandissent le nazisme à tout bout de champ pour censurer leurs contradicteurs, ce serait un sacré pas en avant. Je suis un indigné parmi d’autres du régime actuel, tout ce que je cherche, je le répète, c’est la voie de la raison. Et l’échange contradictoire, c’est encore, que je sache, le meilleur moyen d’avancer dans sa réflexion.


            • JL JL 1er octobre 2012 22:40

              « Condorcet, idiot utile du grand capital s’il en est »

              Cette phrase se voulait ironique ???

              Ben voyons, si vous le dites !!! Mais pas à moi.


            • Karash 1er octobre 2012 23:16

              Vous êtes libre de penser ce que vous voulez. J’ai l’esprit tranquille.


            • JL JL 2 octobre 2012 08:36

              Karash,

              votre esprit tranquille c’est celui de Diafoirus devant le patient, mort mais ’guéri’ par son traitement, les saignées.

              Le cadavre, c’est celui dont rêvent les libéraux qui n’ont de cesse que d’amputer de ses ressources l’État démocratique et keynésien. A quoi les droites répondent par ces lois scélérates dont parlait Condorcet - on appelle ça la relance ! -, ce qui a pour effet d’accroitre les fortunes, les inégalités, la guerre économique, et donne du grain à moudre aux gens comme vous qui croient au Père Noël, aka (comme vous dites) la main invisible.

              Sur ce point je vous rejoins : Condorcet aussi croyait en la main invisible, mais il ne connaissait pas toutes les vicissitudes des banquiers, lui. Vous parliez d’idiot utile ? Il me semble que vous en soyez un bel exemple.

              La main invisible n’est qu’une illusion, tout comme est illusion le paradis communiste.


            • Karash 2 octobre 2012 11:00

              Mais oui mais oui, je suis un prosélyte du Dieu marché et de sa main sacrée, et tuti quanti, pas la peine de lire plus, poubelle.

              La « pensée par amalgame », c’est quand même une sale maladie qui traine sur internet. ( Ne culpabilisez pas, les turbo-libéraux sont aussi atteints que la gauche de la gauche de la gauche de la gauche ... )


            • JL JL 2 octobre 2012 11:24

              Karash,

              ce bottage en touche qui reproche à l’autre ce que vous faites dans le même temps, faisant de vous-même l’arroseur arrosé par ses propres propos, signe, je pense, votre reddition ?

              Je vous rappelle qu’au départ vous avez écrit cette ineptie, je cite : "Le spéculateur apporte de l’information aux autres acteurs de l’économie, et obtient rémunération pour son service en jouant sur l’arbitrage "cours du produit dans tel contexte-court du produit dans le contexte que je prévois".

              Tout démontre au contraire, que le spéculateur, avec sa puissance financière, peut agir sur l’avenir, et donc, est le seul à détenir l’information sur cet part d’avenir. Il ’vole en creux’ une information par le fait que le déroulement des choses passera nécessairement par lui. Et c’est ce savoir artificiel, parasite, qui lui permettra de réaliser indument une plus-value.

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