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Accueil du site > Actualités > Economie > Les économistes hérétiques

Les économistes hérétiques

En matière de science économique, la tendance des dernières années a été de présenter au public le même point de vue, celui de l'école d'économie dominante du moment, celle qu'on appelle par abus de langage l'école néo libérale. Après un bref retour sur les différentes écoles d'économie et l'histoire des sciences économiques, je proposerais au lecteur une brève présentation de quelques économistes à travers des vidéos que je souhaite partager et voir diffuser au plus grand nombre. Libre ensuite au lecteur de se documenter plus en avant sur les personnes en question et surtout sur leurs idées.

Histoire des sciences économiques 

L'histoire économique remonte aux débuts de l'histoire humaine. On retrouve des textes qui traitent d'économie dès l'antiquité en Grèce, Mésopotamie ainsi qu'en Inde. L'économie moderne a commencé à la renaissance avec le mercantilisme. C'est une doctrine économique qui prône l'enrichissement d'une nation par l'utilisation du commerce extérieur et du protectionnisme pour limiter les importations associé à une unification du marché national. Une telle politique permet alors à la nation d'accumuler l'or et l'argent c'est à dire de la monnaie. La richesse d'une nation est aussi associée à sa population et le mercantilisme voit apparaître les débuts des théories sur la monnaie ainsi que la notion de plein emploi source d'une meilleure distribution des richesses. Le mercantilisme fut la doctrine dominante en Europe occidentale durant environ 3 siècles (1450-1750) . 

La doctrine mercantiliste fût remplacée par les théories de l'économie dite classique introduite par Adam Smith dans son ouvrage sur la Richesse des nations en 1776. Ouvrage où il synthétise les connaissances de l'époque et développe une théorie unifiée. Sa théorie prône un certain libéralisme économique qui ne peut exister qu'au sein d'un État garant de la paix, de la justice et d'un service public. Si l'histoire ne voit en Adam Smith qu'un économiste libéral, il était avant tout un professeur de philosophie morale. L'ouvrage qui l'a fait entrer dans l'histoire économique traite d'économie politique, de droit, de psychologie, de politique et d'histoire et met en évidence l'interdépendance des ces disciplines. Il a de plus introduit la notion économique de bien public et exige de l'état qu'il prenne en charge les activités économiques qui ne saurait être rentables mais qui présentent un intérêt collectif, justifiant ainsi l'interventionnisme d'état.

Les économistes et faiseurs d'opinion modernes s'appuient souvent sur l'économiste Ricardo et sa théorie des avantages comparatifs qui justifierais selon eux le libre échange à l'échelle mondiale. Selon Maurice Allais, si la théorie de Ricardo est juste, les libéraux actuels en font une interprétation erronée pour justifier la politique de mondialisation (3)(4).C'est à partir du 19ième siècle que va se développer différentes écoles d'économie ou de science économique.

Les principales sont l'école autrichiennes, le keynésianisme et ses dérivés et l'école néo classique. C'est cette dernière doctrine économique qui domine la politique depuis les années 70.

L'école autrichienne fût fondée par Carl Menger dans son ouvrage de 1871 "Principes d'économie". Cette école prône une politique économique libérale basée sur le libre-échange et le rejet de toute intervention de l'état. Avec Keynes, l'état doit jouer un grand rôle et intervenir dans l'économie car il récuse la théorie de la main invisible. De plus, selon lui l'offre ne créer pas sa propre demande (Loi de Jean-Baptiste Say (5)) d'où le risque de surproduction qu'il faut compenser par un soutien public à la consommation mais surtout à l'investissement. L'école néo classique s'est construite au cours des années 50 et 60 avant de triompher dans les années 70 sous l'influence de Friedrich Hayek (6) . Celle-ci cherche à donner à l'étude de l'économie une légitimité scientifique. Pour cela, les économistes néo classiques ont souvent recours à des formalismes mathématiques. Remarquons que comme pour les sciences physiques, un calcul mathématique juste n'est pas le garant d'un résultat correspondant à la réalité objective. En effet, cela dépend de la validité des hypothèses, de la prise en compte de tous les mécanismes en jeu ainsi que de la bonne utilisation des approximations. Le choix des hypothèses reste subjectif et sujet à controverse, que la suite des raisonnements s'appuie sur des calculs mathématiques ou non. L'école néo classique prône un libéralisme économique, le principe de la répartition naturelle des richesses, le principe de l'autorégulation des marchés et de leur aptitude à conduire vers un optimum du système économique (sous condition de concurrence pure et parfaite). Selon cette doctrine, les crises sont dues à des interventions extérieures notamment celles des états. L'état doit se cantonner en matière économique à garantir l'existence d'une concurrence pure et parfaite. De plus, la monnaie et le système monétaire est considéré comme neutre économiquement.

La science économique dans les médias

Ceux que l'on nomme les néo libéraux sont les personnes qui se rattachent à l'école néo classique moderne. Il y a souvent une confusion entretenue dans les médias entre libéralisme économique, le capitalisme et néo libéralisme. Le néo libéralisme correspond à la politique économique basée sur les idées de l'école néo classique. Le libéralisme économique qui est commun à plusieurs écoles économiques prône la liberté d'entreprendre, d'investir, de vendre, la liberté des prix, des choix de consommation et de travail. Selon les différentes écoles, ce libéralisme économique est associé à une intervention plus ou moins forte de l'état dans l'économie. Est capitaliste tout système économique autorisant la propriété des moyens de production. Dans nos structures actuelles cela correspond à la possibilité pour des particuliers ou des personnes morales (y compris l'état) de posséder des entreprises ou associations. Pour être capitaliste, une société n'a donc pas besoin d'un libéralisme économique poussé, du libre-échange ou d'une concurrence pure et parfaite. Remarquons d'ailleurs que le communisme est un système capitaliste dans lequel c'est l'état qui détient tous les moyens de production ! Depuis de nombreuses années, les médias ne donnent la parole qu'aux économistes néo libéraux ce qui laisse penser que tous le sont et que si d'autre existent, ce sont des marginaux. Avec la crise entamée depuis 2007, la politique néo libérale de mondialisation est souvent pointée du doigt, et la visibilité d'autres économistes augmente ce qui les conduira peut être à une démarginalisation.

Les économistes ne sont pas tous néo libéraux

Voici un petit florilège d'intervention vidéo de divers économistes : 

 

Économistes atterrés : Frédéric Lordon par BTrenaissance
 

Sauver les banques : jusqu'à quand ? (Frédéric... par stemol

Économistes atterrés : Dominique Plihon par BTrenaissance
 

économistes atterrés : Till van Treeck par BTrenaissance
 

Le système financier international 1/6 par Marianne2fr
 

Le système financier international 2/6 par Marianne2fr
 

Le système financier international 3/6 par Marianne2fr
 

Le système financier international 4/6 par Marianne2fr
 

Le système financier international 5/6 par Marianne2fr
 

Le système financier international 6/6 par Marianne2fr
 

Liem Hoang Ngoc - Vive l'impôt ! (1/2) par Nouveau-PS
 

Liem Hoang Ngoc - Vive l'impôt ! (2/2) par Nouveau-PS
 

Liêm Hoang Ngoc 2 par Nouveau-PS

Liêm Hoang Ngoc 3 par Nouveau-PS
 

Thomas Piketty démonte la propagande 1 par tsameti

 

Références :

(1) Economie sur wikipédia

(2) Mercantilisme

(3) Maurice Allais

(4) "La Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l'évidence empirique", Ed. Clément Juglar, Paris, 1999

(5) Jean-Baptiste Say

(6) Friedrich Hayek

(7) L'école néoclassique


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Réagissez à l'article

38 réactions à cet article    


  • JL JL 23 août 2011 11:47

    Merci Ulysse pour cet éclairage passionnant. Je n’ai pas vu toutes les vidéos, mais je tâcherais de le faire.

    Vous écrivez : « Avec Keynes, l’état doit jouer un grand rôle et intervenir dans l’économie car il récuse la théorie de la main invisible. De plus, selon lui l’offre ne crée pas sa propre demande (Loi de Jean-Baptiste Say (5)) d’où le risque de surproduction qu’il faut compenser par un soutien public à la consommation mais surtout à l’investissement. »

    Un soutien public à l’investissement ? Vous pourriez donner des exemples ?

    Par ailleurs, en quoi l’investissement résoudrait-il les pb de surproduction ? N’est-ce pas de la « fuite en avant » ?


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2011 13:59

      Bonjour JL,

      L’idée générale c’est que la croissance économique dépend pour beaucoup des dépenses tant publiques que privées, que ce sont elles qui conditionnent le niveau de la production.
      En conséquence, lorsqu’il y a une surproduction, c’est que l’appareil productif est « surdimensionné » ie a cru plus vite que la demande (ou que celle-ci a faibli) et qu’il faut rééquilibrer à la hausse en augmentant la demande. Quand l’état investit dans de nouvelles infrastructures par ex, c’est de l’investissement et cela relance la demande car ce sont de nouveaux marchés pour les entreprises des secteurs concernés. En contrepartie, on bénéficie alors des nouvelles infrastructures qui permettrons à l’économie de croître encore. En revanche, si on se contente par ex de créer de la monnaie et de la distribuer aux consommateur vous n’augmentez pas le potentiel de croissance, et on risque une inflation des prix.

      C’est en gros l’idée. Par ex Roosevelt a beaucoup pratiqué la relance par l’investissement en construisant beaucoup d’infrastructures publiques.


    • JL JL 23 août 2011 15:08

      Ulysse,

      sans remettre en cause la qualité de ce raisonnement, je note qu’il est incompatible avec la situation dans laquelle nous sommes, je veux parler de l’obligation pour l’Etat de recourir à l’endettement pour relancer ladite économie.

      Pour moi, le keynesianisme est mort avec l’abondon de notre souveraineté monétaire. Et ce qui se pratique aujourd’hui, c’est au keynesianisme ce que le Canada Dry est à l’alcool, à la différence près que le Canada Dry n’est pas un poison, lui, si vous voyez ce que je veux dire.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2011 15:11

      En effet, pour Keynes la création monétaire doit rester le fait de l’état ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.


    • sisyphe sisyphe 23 août 2011 16:14

      Par _Ulysse_ (xxx.xxx.xxx.251) 23 août 15:11

      En effet, pour Keynes la création monétaire doit rester le fait de l’état ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

      Et c’est bien là, la différence fondamentale.

      Merci pour votre article, instructif. 

      Vous auriez pu (dû ?) parler également de Chouard, Jordon, et, surtout, de James Robertson, et de sa proposition de réforme monétaire, qui me semble cruciale, pour changer réellement le cours des choses en économie et finances internationales. 

      Il est plus que temps, d’une urgence vitale, de faire entendre (enfin) les voix qui se distinguent de la doxa du TINA, et qui PROPOSENT les solutions pour sortir définitivement de la crise systémique du néolibéralisme, avant l’explosion finale... 

      Exigeons, tout le temps, partout, auprès des élus, des partis, de leurs programmes, l’inscription de cette réforme monétaire, qui redonnera le pouvoir de création monétaire aux Banques Centrales, avec prêt aux états SANS INTERET, et l’interdira à tout organisme privé ; seule façon de surmonter la dérive financière, économique, spéculatrice, qui écrase les états et les citoyens sous le joug de la dictature des mafias financières. 



    • hunter hunter 23 août 2011 13:31

      Salut à tous

      Bon papier, très complet, mais par pitié, pourrait-on enfin arrêter de parler de « science », quand on évoque l’économie ? L’économie essaie de se donner une façade scientifique, en particulier en appelant à la rescousse la mathématique, mais le résultat n’est pas probant !
      Physique, Chimie, Mathématique sont des sciences !

      Quant à l’économie, je sais qu’on la range parfois dans les « sciences humaines », mais vu la teneur du système actuel, je dirais plutôt que c’est devenu une pseudo science inhumaine !

      Bonjour chez vous

      H /


      • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2011 14:02

        J’explique un peu cela dans mon papier justement. Ce n’est que récemment que les économistes on recherché via des formalismes mathématiques une légitimité scientifique.
        Comme je l’explique dans l’article cela ne garanti en rien un résultat juste.

        Le qualificatif de science humaine est en effet bien plus approprié.


      • zelectron zelectron 23 août 2011 14:06

        @hunter
        La « science » économique s’affuble des plumes du paon, se gonfle comme la grenouille, chante comme le coq, donne l’oracle comme la pythie : à tout prendre l’inutilité de ces professions est criante.


      • SamAgora95 SAMAGORA95 28 août 2011 21:39

        C’est en fait la science du chaos, complètement imprévisible et incontrôlable avec une logique qui nous dépasse tous, y compris les soi-disant experts.



        • dup 23 août 2011 14:24

          je crois que le lien pose probleme . d’ailleurs c’est bizzere que ce texte soit si difficle à trouver ,mais perspicaces vous le trouverez ,il s’agit de

          KOU L’AHURI ou la MISÈRE dans L’ABONDANCE !

          je ne peux le mettre ici , il fait 57 pages

          • drlapiano 23 août 2011 14:59

            C’était la contribution « _Ulysse_ s’intéresse à l’économie »  !


            • PhilVite PhilVite 23 août 2011 15:48

              Des économistes hérétiques ???

              Quelle horreur ! Vade retro satanas !
              Qu’on les brûle et qu’on n’en parle plus !


              • courageux zanonyme 23 août 2011 17:07

                Merci pour cette bonne introduction aux différentes écoles d’économie. Il y a cependant à mon avis une petite confusion au sujet de l’école néoclassique. En effet cette école représentant une idéologie libérale a été la première à utiliser des outils mathématiques quantitatifs en économie. et l’a fait afin de justifier ses théories, de façon effectivement assez fumeuse, mais il n’est en soi, ni « libéral », ni illégitime de vouloir faire des modèles quantitatifs à propos d’économie. C’est actuellement une approche reconnue dans les milieux universitaires, et elle est utilisé par des économistes de tous bords dont certains parmi les atterrés que vous citez. Bien sûr le fait d’utiliser des calculs n’est jamais la garantie d’un résultat juste, si le modèle n’est pas valable à la base, c’est un problème qui se pose dans tous les domaines, en particulier en physique/sciences du vivant, où la démarche scientifique implique de remettre perpétuellement le modèle en question. C’est le travail d’un chercheur honnête de faire la part des choses.

                Bref en résumé on peut tricher avec les maths, mais encore plus avec le baratin.

                D’autre part j’ai un peu du mal personellement à voir l’intérêt du débat « l’économie est-elle une science ? », mais en ce qui me concerne (et en ce qui concerne messieurs Larousse, Robert, et autres Wikipédia), la réponse est clairement oui : en effet je pense que les gens qui remettent en cause ce terme veulent dire par là que l’économie n’est pas « exacte », ce qui est absolument vrai, comme d’ailleurs pour la physique, la biologie, la chimie, qui, toutes, font des erreurs, corrigent les modèles, négligent des paramêtres, « trichent » pour essayer de comprendre « par petit bouts » le réel plutôt que de poursuivre LA formule universelle qui, à supposer qu’elle existe, a de fortes chances d’être totalement inexploitable et incomprehensible... Il est vrai que l’economie souffre d’une image particulièrement négative en raison de deux facteurs : d’abord la difficulté d’expérimentation, et ensuite son enjeu politique qui fait que la présence de l’économie dans les médias est souvent confisqués par des baratineurs au service d’intérêts privés. Mais heureusement de vrais économistes commencent à se faire entendre, grâce à des initiatives comme les atterrés, et c’est pour le mieux.


                • _Ulysse_ _Ulysse_ 23 août 2011 17:41

                  Je ne dis pas que l’utilisation de formalismes mathématiques est illégitime, tout est dans la manière de les utiliser. En revanche, vouloir faire croire que c’est une preuve de la rigueurs scientifique de sa théorie est un bel enfumage qu’il faut dénoncer.

                  Et le souci quand des gens trichent avec les maths comme vous dites c’est qu’ils peuvent utiliser ce formalisme comme argument de poids pour baratiner tout le monde.

                  Pour finir, je vous confirme que je n’ai pas de problème avec l’utilisation des maths dans les sciences économiques. Beaucoup d’économistes sérieux et rigoureux le font effectivement.


                • Ecométa Ecométa 23 août 2011 17:50


                  Sans société, sans vie sociale, il n’y a pas d’économie possible, donc par nature l’économie est sociétale !

                  L’économie est un système complexe qui ne peut être réduit au seul système de production, voire au seuls moyens de production ; un système de production, qui, en l’occurrence, en économie, sauf à vouloir la réduire à cela, est un sous-système économique !

                  On peut avoir une définition du capitalisme un peu plus étymologique, un peu moins dogmatique, un peu plus dans l’entendement entre les choses de l’économie, ne se référant pas uniquement à la production… et par seule opposition au socialisme, et ainsi dire que le « capitalisme » est une réduction de l’économie au seul capital : un usage paroxysmique du capital !

                  Il faut connaître l’histoire économique car elle est riche d’enseignements ; mais, dans tout cela : avons –nous déjà réellement fait de l’économie ?

                  Avons-nous déjà fait de l’économie au sens complexe du terme : réellement pratiqué la logique d’ensemble ? Non, jamais, c’est plutôt de la logique simpliste qui a toujours été  pratiquée,  car c’est la méthodologie dite de « l’individualisme méthodologique » qui domine la science économique. Une logique individualiste qui réduit l’économie système complexe, tantôt à un de ses moyens comme le capital ou tantôt à un de ses composants comme l’agent économique… individuel comme collectif, mais toujours sans jamais considérer l’économie dans sa totalité, dans sa complexité, dans ses interactions et ses interdépendances complexes et dynamiques : jamais de manière « écosystémique » comme nous devrions le faire !


                  Le tout est plus que la simple somme de ses parties… et la science économique, ou plus exactement les sciences économiques… car elles sont pléthores, comme autant de moyens mis en œuvre ; la science économique se moque de cette totalité, de cette complexité, que forme l’économie : plus qu’un simple système l’économie est un écosystème… un ensemble de sous-systèmes complémentaires !

                  Il serait temps de penser l’économie en termes histologiques et non exclusivement individualistes !

                  Pour savoir « comment », d’une manière ontologique, faire de l’économie, il faut définir d’une manière ontologique, ce qu’est réellement l’économie : pourquoi l’économie ?

                  L’économie pour quoi faire : pour satisfaire les moyens de production, plus précisément leurs propriétaires, et exploiter la société ou pour satisfaire les besoins de la société, individuels comme collectifs ?

                  C’est là que se trouve la difficulté, définir ce qu’est l’économie, et surtout ce qu’elle ne peut pas être en fonction de la définition choisie, la plus ontologique possible, ceci, avant de faire de l’économie pratique, qui, forcément, de la manière la plus déontologique possible, devra être pratiquée en fonction de cette définition.


                  • olivierchen 28 août 2011 13:53

                    @ Ecométa 


                    “Il serait temps de penser l’économie en termes histologiques et non exclusivement individualistes !”

                    Qu `entendez vous penser l`economie en termes histologiques ?vous voulez dire en plusieurs branches en sous-systemes ?

                    merci pour votre reponse !

                    Redonner moi votre mail j`ai essaye vous envoyer mail mais marches plus !



                  • abelard 23 août 2011 18:20

                    Merci pour cet article, c’est intelligent et bien construit... A un petit oubli près.

                    Dans votre « brève histoire de la pensée économique » vous avez juste oublié de mentionner un certain Karl Marx.
                    Bizarre alors que son « Capital » constitue une oeuvre majeure de la pensée économique et philosophique... Et que les évènements actuels ne peuvent être compris correctement que grâce à certains outils qu’il a forgés.
                    Mais il est vrai que parler de Marx aujourd’hui en le débarrassant de ses oripeaux Lénino/staliniens dégage toujours une entêtante odeur de souffre. Alors qu’on peut toujours parler d’Hayek malgré Pinochet...


                    • _Ulysse_ _Ulysse_ 24 août 2011 09:55

                      En effet, je n’ai pas mentionné Marx. Pour plusieurs raisons, non pas qu’il ne soit pas important car il a beaucoup influencé l’économie et certains économistes dont j’ai mis des vidéos comme Frédéric Lordon. On retrouve donc son influence dans les écoles économiques hétérodoxes et chez beaucoup d’économistes que j’ai qualifié « d’hérétique » .
                      L’autre raison c’est qu’il est trop « connoté », politisé et cela génère trop de polémique. Il n’a pas fondé d’école d’économie mais en a influencé plusieurs.


                    • Peretz Peretz 24 août 2011 22:56

                      « En revanche, si on se contente par ex de créer de la monnaie et de la distribuer aux consommateur vous n’augmentez pas le potentiel de croissance, et on risque une inflation des prix. » Je m’inscris toalement en faux sur cette affirmation ; comme l’a dit Keynes c’est la consommation qui d’abord fait marcher l’économie. Imaginez un peu une grève des achats des particuliers sur quelques semaines : l’économie aura disparue avec ses entreprises. D’autre part il faut dire que l’économie telle qu’elle est enseignée généralement est loin d’être valable, comme le dit Stiglitz lui-même.


                    • _Ulysse_ _Ulysse_ 29 août 2011 10:04

                      @Peretz

                      La Consommation favorise l’investissement privé oui mais attention.
                      Il faut que les infrastructures et le secteur public soit dimensionné en rapport aussi.
                      Quand la consommation augmente, tout doit suivre. L’investissement privé et public.

                      L’ex des dernières années est intéressant, la consommation a été dopée par le crédit mais elle n’a eu que peu d’effet sur l’investissement privé. Cela peut s’expliquer par le trop grand pouvoir actionnarial qui exige des niveaux de rentabilité tels que bien peu de projets sont financés. En effet, seul les projets assez rentables sont financés, les autres non alors qu’ils seraient bénéfiques pour l’économie et la croissance. On a aujourd’hui des niveaux de profits élevés voir très élevés et un investissement privé atone. Cela qu’on relance la demande ou non. Car l’investissement privé est « saturé » par effet de seuil du niveau de rentabilité.


                    • ZEN ZEN 23 août 2011 19:01

                      Excellent article
                      Dans un article qui date de 2008, o.Bonnet (ou Mauduit, je ne sais plus), dans Mediapart pointait déjà la faillite d’une certaine école d’économistes et d’un certain enseignement de l’économie. Un certain aveuglement dû à un certain type de formation.
                      J’ en livre ici un passage significatif, car l’accès est réservé ::

                      "...Pourquoi la plupart des économistes n’ont-ils rien vu venir ? Pourquoi certains se sont même complètement fourvoyés ? Et pourquoi « les jeunes stars de la macroéconomie n’ont rien à dire sur la crise », pour reprendre l’accablant constat de Thomas Philippon, économiste enseignant à l’université de New York ?Parce que l’école de pensée dominante est incapable de théoriser les « crises endogènes », répond sans hésiter Michel Aglietta, économiste au Cepii. « Pour ces économistes libéraux, qui s’appuient sur l’hypothèse des marchés efficients*, toute crise vient forcément de l’extérieur, et elle est donc par nature imprévisible ! » explique Aglietta.Lui défend une autre approche, plus minoritaire, dite de l’instabilité financière, formulée par l’Américain Hyman Minsky. ..De son côté, Thomas Philippon, auteur du Capitalisme d’héritiers (Ed. du Seuil, 2007), pointe du doigt la « trop forte segmentation de la recherche académique ». Faute d’« économistes généralistes », personne, ou presque, n’a pu observer la propagation de la crise, surgie d’un coin obscur du droit immobilier américain (le contrat subprime) pour se propager à l’économie réelle, passant par les dernières innovations de la finance (les mécanismes de « titrisation » et de crédit dérivés). « Il aurait fallu plusieurs cerveaux dans la même tête pour voir venir les choses », résume Philippon.Gilles Raveaud, professeur d’économie à l’Institut d’études européennes de l’université Paris-8, reprend l’argument, pour le pousser un peu plus loin : « Depuis des années, on a assisté à un morcellement du savoir économique terrifiant, avec l’apparition de spécialistes très pointus, ici sur le travail, là sur le commerce international... On se retrouve à l’université avec des thésards très calés sur leur sujet, mais dénués de toute culture générale en économie ! » Et Raveaud, qui connaît bien la recherche américaine pour avoir enseigné deux ans à Harvard, de s’inquiéter de ces manquements : « Un économiste peut traiter du chômage, sans rien connaître aux marchés boursiers ou aux banques... C’est conforme à la théorie de l’équilibre général, selon laquelle on peut analyser le fonctionnement d’un seul marché pris séparément, celui du travail par exemple, puisqu’on suppose que les autres sont naturellement à l’équilibre. Mais cela ne tient pas ! »

                      En fait, la macroéconomie des dix dernières années a subi de lourdes transformations. Vexés de ne pas pouvoir prétendre au statut de scientifiques purs et durs, la plupart des économistes ont versé dans un formalisme mathématique effréné, sur les conseils de Milton Friedman et ses collègues monétaristes. Profusion de courbes, modèles et équations, qui ont éloigné les chercheurs du monde « réel ». Les maths sont devenues une fin en soi. Aveu de Thomas Philippon : « Nous étions devenus des enfants gâtés, puisque nous n’avions pas connu de vraie crise depuis longtemps. Sous la présidence Clinton, la politique monétaire était devenue répétitive. Notre intérêt pour le réel s’est donc logiquement atténué. » Une enquête étonnante, réalisée auprès des doctorants en économie des grandes facs américaines (téléchargeable ici), confirme ces propos. Plus de la moitié des personnes interrogées (51%) estiment que « connaître l’économie de façon approfondie » est « sans importance »... Et à peine 9% des thésards se disent convaincus du contraire (« connaître le réel est très important »)...


                      • _Ulysse_ _Ulysse_ 24 août 2011 10:00

                        Merci, c’est intéressant.

                        Le succès de leur école d’économie leur a monté à la tête. A force de rester entre personnes qui sont du même avis et d’être écoutés des milieux de pouvoirs, on en oubli de se remettre en question.


                      • Gyam 23 août 2011 19:51

                        Je pense que cet article n’a pas pour vocation à être exhaustif. Cependant, des courants ’anciens’ auraient gagnés à être signalés également :

                        - la décroissance avec  Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) qui procède à une analogie entre l’économie et la thermodynamique - qui amène ainsi l’idée d’une forme d’entropie absente des théories ’classiques’ qui s’appuient plutôt sur la mécanique et donc sur le ’mouvement’ de va et vient production - consommation, système alors isolé du reste de la biosphère. C’est dégrossi mais les références ne manquent pas pour creuser :
                        La décroissance. - Entropie - Écologie - Économie (1979)
                        Wikipédia - Nicholas Georgescu-Roegen

                        - François Partant (1926-1987) et François de Ravignan (1935-2011), avec une analyse des notions de développement et de progrès avec une sérieuse réflexion sur les pays de Sud et la problématique agricole ainsi que sur ’la crise’.
                        Wikipedia
                        Je ne peux que conseiller ’Que la crise s’aggrave’.

                        - Enfin, Ivan Illich avec la notion de convivialité et une reflexion sur les valeurs des biens développées par Marx :
                        Wikipedia

                        Et ceci ne concernant que les économistes ’du nord’. Ceux du ’sud’ ont un prisme parfois bien différent comme Hassan Zaoual ou Amartya Kumar Sen.


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 24 août 2011 10:02

                          Merci pour ces compléments. J’ai mentionné les principales écoles occidentales.
                          Effectivement, il existe une multitudes de théories et d’autres économistes. Mais on ne peut les mentionner toutes


                        • Peretz Peretz 24 août 2011 23:02

                          @Gyam. Merci d’avoir cité Georgescu-Roegen. Je cours le lire, car c’est aussi ce que j’ai concocté dans ma petite tête, persuadé d’être le seul à avoir pensé au thermodynamisme et à ses lois pour analyser la macro-économie. Décidémment on n’invente jamais rien.


                        • Lorelei Lorelei 23 août 2011 20:08

                          Excellent article en effet...et ses économistes hélas n’interviennent pas à la télé


                          • millesime 23 août 2011 21:00

                            Paul Jorion à été à plusieurs reprises invité dans l’émission de Frédéric Taddei sur FR3 le soir vers 22h30, émission qui hélas ne passera plus qu’une fois par semaine à partir de septembre.

                            http://millesime.over-blog.com


                          • ddacoudre ddacoudre 23 août 2011 20:49

                            bonjour Ulysse

                            bon article, mais malheureusement la confusion sert certain acteurs politiques. bon rappel sur l’œuvre d’adam smith.
                             mais il n’en demeure pas moins que son fameux axiome« chacun met etc. » a trouvé ses limites en ce qui concerne la visibilité de l’intérêt particulier qui sert mieux l’intérêt collectif que si’il avait œuvré en ce sens.

                            j’ai retenu ce passage. (Remarquons que comme pour les sciences physiques, un calcul mathématique juste n’est pas le garant d’un résultat correspondant à la réalité objective.) qui me parait être ce qu’oublient trop de gens dans la recherche de la certitude.
                            j’ai eu l’occasion d’écrire un article en ce sens
                             http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=63736.ddacoudre.over-blog.com.

                            cordialement.


                            • Wàng 24 août 2011 16:56

                              Désinformation totale. Ce que vous dites sur Hayek est vraiment absolument n’importe quoi, de A à Z ...

                              Déjà, ce n’est pas un néo-classique, mais un autrichien (école de Vienne) ;
                              Il n’y a pas de maths dans cette approche de l’économie qui part de l’action humaine (éthique et subjectiviste) ;
                              La notion de concurrence pure et parfaite est rejetée comme relevant du planisme et du communisme, pour les autrichiens, la concurrence est la liberté d’entrer sur le marché ;
                              Le rôle de l’état est de se borner à faire respecter le droit, la sécurité, la propriété (et encore, chez les lockéens, pas chez les libertariens) ;
                              Au sujet de la monnaie, Hayek était pour une privatisation de la monnaie (fin du monopole d’une banque centrale). Ni keynasien, ni monétariste, ni en faveur de l’étalon or comme tel.

                              Par contre, il est vrai que pour l’école autrichienne les crises économiques sont le fruit de l’interventionnisme étatique, notamment de la politique monétaire. Voire à ce sujet la théorie autrichienne des cycles.

                              A noter que les autrichiens s’inspirent bien davantage de la pensée française (notamment de Bastiat) que d’Adam Smith, qui a pavé la voie à Marx.

                              Néo-liébralisme, c’est de la novlangue socialiste pour ramollis du bulbe. Comme représentant éminent de l’école autrichienne en France (et vrai libéral, voire anarchiste), on peut citer entre autres Pascal Salin. C’est tout autre chose que votre bouillie ...


                              • _Ulysse_ _Ulysse_ 24 août 2011 18:05

                                Selon les définitions les autrichiens font partie de l’école néo-classique surtout à ses débuts.
                                Effectivement, les autrichiens ne sont pas des fous des maths.
                                Effectivement cela peu prêter à confusion car je dis que les néo-classiques se sont mis à mettre des maths partout et qu’ils ont été influencés par Hayek.

                                Mais globalement les conclusions en matière de politique économique sont très proches entre les autrichiens et les néo-classiques.


                              • Wàng 24 août 2011 21:23

                                Si par école néo-classique vous entendez l’école de Chicago, avec notamment Milton Friedman, ce n’est pas totalement faux, on se rejoint sur pas mal de conclusions, sur notre confiance dans l’homme et notre défiance vis-à-vis de l’état. Friedman est bien plus proche des autrichiens que de concepts de technocrates du type « concurrence pure et parfaite ». Mais en termes de méthodes et de philosophie la différence est tout de même notable ; d’autre part la conception de la monnaie diverge pas mal avec les autrichiens. Par exemple Thatcher et Rigane étaient monétaristes, pour un autrichien le monétarisme est certes un moindre mal mais n’est pas une doctrine vraiment libérale, l’indépendance des banques centrales est un concept qui n’a pas de sens, et l’histoire a montré qu’étant une politique discrétionnaire (irresponsable), le monétarisme n’est pas durable. De plus la liberté des prix est une donnée totalement secondaire par rapport à la défense des droits de propriété pour un autrichien : par exemple ce n’est pas parce que le cours des monnaies est flottant aujourd’hui, que cela fait de la monnaie une réalité « libérale ».

                                Et puis quand vous dites qu’on ne donne la parole en France qu’aux économistes libéraux, franchement si ça pouvait être vrai ... Salin n’est invité que 2 fois par an dans ce Soir ou Jamais, Verdier-Molinié aussi, parfois Guy Sorman, les autres je les cherche encore (Charles Gave, Philippe Némo, Nataf, Millière, Garello, Guénin, Tourre, Aftalion, etc)

                                De même la distinction entre libéraux et néo-libéraux n’est pas pertinente, il n’y a qu’un seul libéralisme, Frédéric Bastiat qui a vécu il y a 150 ans (et qui siégeait à gauche à l’Assemblée) répondrait certainement à cette définition de « néo-libéral ». De même que penser qu’il peut exister la liberté économique sans propriété privée, ou inversement concilier liberté d’entreprendre avec interventionnisme massif de l’état n’a pas de sens. La propriété privée implique forcément la liberté d’échanger et il est facile de montrer que la liberté d’entreprendre n’est pas compatible avec l’interventionnisme étatique.


                              • _Ulysse_ _Ulysse_ 25 août 2011 11:47

                                Merci d’apporter ces détails.

                                J’avoue ne pas avoir voulu faire un article trop long car entrer dans les détails qui différencient chaque école petite ou grande amène non pas à un article mais à un livre entier ;).

                                Vous regrettez que des économistes libéraux que vous connaissez ne soit pas ou peu invité et vous avez raison. Il n’y a qu’un tout petit cercle d’économistes « invitables » sur les plateaux télé et à la radio. Ce sont souvent des économistes plus ou moins présents dans les milieux d’affaires et par conséquent leurs intérêts sont liés à ceux de la finance. D’où l’aspect monolithique de leurs discours, ils tirent tous dans le même sens et s’appuient pour cela sur les théories qui les arranges. Et du coup il n’y a pas de débat.
                                Il serait évidemment préférable d’inviter des économistes plus universitaires, d’écoles diverses et antagonistes pour avoir un véritable débat dans les médias.


                              • Wàng 25 août 2011 12:33

                                La finance n’est pas mauvaise en soi, elle est même indispensable, peu de gens comprennent la fécondité inhérente aux marchés financiers et à la spéculation ; ce qui est critiquable, c’est l’hypertrophie actuelle du secteur financier et son instabilité, et on en revient toujours à la même cause : l’interventionnisme des états sur des plans divers et notamment la politique monétaire. Il ne faut pas se contenter de désigner des boucs émissaires comme le font les keynésiens et les socialistes. Si les banques centrales n’émettaient pas autant de monnaie et ne distordaient pas autant le prix de l’argent, les sommes gagnées reflèteraient davantage le service rendu par la finance à la société, il y aurait moins de gaspillages et de mauvais investissements, et sans ces océans de kérozène en fausse monnaie, le combustible qui alimente les bulles diverses (comme sur l’immobilier dans les années 2000) serait vite tari, avant de faire des dégâts.


                              • Peretz Peretz 25 août 2011 20:30

                                Le monétarisme correspond à notre époque. A condition de ne pas laisser faire les banques et autres financiers qui perdent la tête dès qu’ils voient un billet voler audessus d’eux. D’ou la nécessité de l’intervention de l’Etat. Ce qu’il fait maintenant mais un peu tard.


                              • BA 29 août 2011 00:43
                                Samedi 27 août 2011, à Jackson Hole, Christine Lagarde a parlé de la situation économique et financière. Surtout, elle a prononcé une phrase très importante en ce qui concerne l’Europe.

                                Elle a dit ce qu’elle pensait de la situation financière en Europe : « banks need urgent recapitalization. »

                                « En Europe, les banques ont besoin d’une recapitalisation urgente. »


                                En clair : les banques européennes sont sous-capitalisées. Le ralentissement de la croissance dans tous les pays d’Europe va avoir des conséquences dévastatrices sur les banques. Si par malheur il n’y avait pas de recapitalisation, les banques européennes feraient faillite.

                                Problème : où trouver l’argent pour cette « recapitalisation urgente » des banques européennes ?

                                Je sens que les contribuables vont encore morfler.

                                • _Ulysse_ _Ulysse_ 29 août 2011 10:07

                                  En effet, ce ne sera que le 4ième sauvetage bancaire en europe.

                                  Après le plan en octobre 2008, le premier plan « pour la grèce », le second plan « pour la grèce »
                                  on aura le 2ième plan « pour les banques ». Ca ne pourra pas durer éternellement comme cela.


                                • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 29 août 2011 22:12


                                  Merci pour cet article intéressant et inspirant... et il faut aller bien plus loin !

                                  La création monétaire par la dette, autrement dit l’argent dette, est le cœur de l’organisation et de l’instabilité actuelle de l’économie. Pas un mot ? Il y a là un travail de priorisation à effectuer...

                                  La systémique, ou théorie générale des systèmes, fait certainement partie des axes de réflexion les plus féconds afin de faire progresser l’économie, voir même de la faire naitre en tant que science véritable. Pas un mot ? Il y a là un travail d’émancipation intellectuelle, d’une nouvelle génération de scientifiques économistes, qui reste à effectuer...

                                  Faut-il vraiment attendre l’effondrement total avant qu’un peu d’audace intellectuelle, celle nécessaire à une refondation complète, puisse s’exprimer, ici ou là, dans toute sa radicalité ?

                                  Ils sont pourtant bien sympathiques tous ces atterrés... puissent-ils s’indigner encore un peu plus et rejoindre la grande révolution préfigurée par le mouvement des... indignés.

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