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Accueil du site > Actualités > Economie > Polémique : la loi Rothschild - Pompidou de 1973

Polémique : la loi Rothschild - Pompidou de 1973

La polémique sur cette loi est devenue un débat public. Beaucoup de choses ont été dites CONTRE cette loi, notamment ici. Des choses fausses pour la plupart. S'il y a arnaque bancaire, l'arnaque est ailleurs. Et ne pas se tromper de cible me parraît primordial...

J’ai dû donc faire des recherches plus poussées pour savoir qui disait vrai ou pas, d’où mes articles préliminaires :

Ces articles montrent deux choses : la dette est un outil de création monétaire tout à fait “normal” (dans un monde capitaliste du moins) qui suit les lois du marché qui fixent les taux d’intérêts. Les banques sont des intermédiaires de la création monétaire pour le compte des états, des entreprises et des ménages. J’insiste bien là dessus, les banques sont des intermédiaires. Elles se rémunèrent sur le différentiel de taux d’intérêts.

Les fadaises

Sachant ce que je viens d’expliquer, les vidéos suivantes qui font partie de la polémique sont à évacuer :

L’argent dette de Paul Grignon : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=kgA2-bWXSN4

Grignon explique le ration de Cooke, qui est obsolète aujourd’hui et fait la même erreur que tous les autres : il oublie que les banques sont des intermédiaires. Il croit que tous les intérêts vont dans les coffres de Rothschild, ce qui est faux. C’est un argument fallacieux.

Dans le même genre : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=8SzswKbmBm0

Il est dit que la loi n’a pas jugulé l’inflation. C’est faux. Pourquoi ? car il faut séparer l’inflation intérieure de l’inflation importée. En l’occurrence, l’inflation à cette époque est forte à cause des taux d’intérêts élevés pratiqués par les USA juste après avoir abandonné le standard OR. La France n’a pas le pouvoir de décider des taux mondiaux. Et en ce qui concerne l’inflation intérieure, ce n’est pas une chimère de dire que l’état français créait (avant cette loi) de l’inflation, puisque c’était le cas … l’état créait de la monnaie pour … ne pas rembourser ses dettes !!! On peut discuter sur l’opportunité de le faire ou pas, et sur comment on le fait ou pas, mais il n’empêche que cette vidéo est aussi fallacieuse. Et puis il faut rajouter que pour juguler l’inflation il faut aussi juguler les salaires, et c’est la loi de désindexation qui à fait ça en 1982 (l’effet de 2ème tour ca se nomme dans le jargon).

Et André Jacques Holbecq tombe aussi dans le panneau en nous disant sans les intérêts la dette serait resté constante (ce qui est presque une tautologie).

Soit, ce n’est pas faux dans l’absolu, mais ce qui importe, c’est que les intérêts sont reversés : aux possesseurs d’assurance vie, ou bien a des retraités américaines qui ont investît via un fond de pension… ce genre de choses et d’autres.

Moi je veux bien qu’on remette en cause le principe de l’assurance vie ou les marchés internationaux… mais c’est un autre débat dans ce cas. La question est : les banques nous volent-elles ?

  • OUI, mais ce n’est pas a cause de cette loi.

Attention !

Le vrai problème, concernant cette loi, c’est : qui crée la monnaie, et pourquoi ! Et le problème se posait déjà il y a bien longtemps, puisqu’on n’est toujours dans les même question qu’au néolithique avec les coquillages. Mais même en 1355 ils en étaient conscient :

Convoquer un traité monétaire de 1355 au chevet de la crise ? L’exercice prête à sourire. Il vise à souligner « l’importance des choix d’architectures du système de création monétaire et leurs impacts sur les crises économiques au cours des siècles », tempère Yves Reichenbach, consultant en finance à Genève.

L’idée ? La monnaie n’étant plus convertible en or, les Etats ont pu se livrer aux délices de la vie à crédit sans crainte de perdre leur précieux métal. « C’est une défaillance de l’éthique publique – le fait que les Etats transgressent les limites du juste droit régalien de battre monnaie – qui est le point de départ des dérives financières contemporaines, comme le Traité des monnaies de Nicole Oresme permet de le comprendre », explique l’économiste de banque Bernard Cherlonneix.

Pourrait-il assez rougir ?

« La monnaie a été de par sa nature instituée et inventée pour le bien de la communauté », écrit ainsi Oresme dans ce texte clé de la pensée scolastique, qui lui valut la protection du roi Charles V. C’est au Prince « qu’il incombe de condamner les faux-monnayeurs ; comment pourrait-il assez rougir si l’on trouve en lui, ce qu’il devrait chez un autre punir », poursuit Nicole Oresme. A l’époque, le souci était la fiabilité du sceau apposé sur la monnaie métallique. Aujourd’hui, ne serait-il pas d’empêcher les Etats d’abuser du pur nominalisme de la monnaie, qui leur donne un pouvoir de création monétaire illimité ? « Au fur et à mesure qu’il se prolonge, cet abus se transforme en fait de la nature », prévient Bernard Cherlonneix. Avec, pour conséquence, l’hypertrophie du secteur financier. Et la crise actuelle.

J’insiste bien la dessus. Abolir cette loi de 1973, soit, mais pour mettre quoi à la place ? Que l’état reprenne ce droit ? Pour que Talonette 1er dispose en plus du pouvoir d’imprimer de la monnaie pour financer ses campagnes sans même devoir faire appel à mémé Bettencourt ? Et qu’il puisse payer la presse pravda avec ? et aussi tant qu’on y est financer des guerres contre tous les dictateurs de la planète pour amener de force la démocratie à ces peuples barbares !!!!

Non. Très peu pour moi.

Actuellement, le pouvoir de création monétaire est entre nos mains !!! C’est nous qui décidons quand nous allons faire un crédit (en tant que ménage, banque ou état) avec les taux d’intérêts pour nous calmer un peu et ne pas que ça soit trop la fête du slip. C’est un pouvoir collectif, à l’échelle mondiale, puisque un américain peut prêter de l’argent à la France. Alors, peut-être qu’aujourd’hui on veut faire défaut sur nos paiements aux américains parce qu’ils sont trop gourmands ? Soit. Mais c’est un autre débat.

Cette loi a été votée pour donne confiance aux marchés. Sans pouvoir de rembourser en monnaie de singe, alors les étrangers sont plus enclins à nous prêter de l’argent. Imaginez en sens inverse. Vous vous investir en Argentine, mais demain, le président décide de lancer la planche a billet … pour vous payer en monnaie de singe, alors que vous, vous comptiez la dessus pour votre retraite ! Sans cette loi, les échanges mondiaux seraient beaucoup plus limités. Et les pays émergents en bénéficient aussi (s’ils l’appliquent) car cela leur permet d’avoir du crédit pour entreprendre ! (et donc travailler, gagner un salaire, épargner, se payer une retraite, le chômage, la sécu … tous ces trucs dont on disposes ici, sans savoir d’ou ils viennent).

Le vrai problème

Le problème des banques est ailleurs. Le problème c’est qu’elles jouent avec notre argent en bourse, qu’elles font du Shadow Banking, et qu’elles se font renflouer discrètement par nos impôts quand elles perdent. Le problème c’est qu’elles nous incitent à créer trop de monnaie (cartes de crédit et crédit revolving), parce que c’est leur fond de commerce : en tant qu’intermédiaires, elles touchent un petit comme, et comme les petits ruisseaux font les grandes rivières …

Mais le problème n’est pas cette loi.

Abolir cette loi ne résoudra pas le pic pétrolier, ni le vieillissement de nos populations, ni les tensions internationales, ni le fait qu’on est trop cher payé par rapport a des chinois, ni le fait que les machines font du travail mieux que nous pour moins cher, etc…

Selon moi, la chose la plus importante à faire serait de simplifier “le bousin” qui nous sert de système économique. Je crois pouvoir affirmer que plus personne n’y comprends rien, il est trop opoque. Les économistes ne prédisent plus rien et se perdent en conjonctures, les politiques sont toujours 1 ou 2 trains en retard, les peuples ont le sentiment (justifié) de se faire arnaquer.

Par contre, on peut se poser la question de la rémunération de l’intermédiation. Pourquoi un pourcentage plutôt qu’un prix forfaitaire ? on peut se poser la question de pourquoi les transactions financières ne sont pas imposées alors que toutes les autres transactions le sont … (et je suis très favorable a une taxe tobin).

Si on supprime cette loi (pourquoi pas, moi je m’en fiche) il faut quand même trouver des moyens de limiter l’usage de la planche a billet par l’état. L’OR était ce moyen à une époque. Il faudrait donc rétablir la standard OR. L’un ne va pas sans l’autre. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cette loi a été créée l’année ou la convertibilité dollar/OR a été annulée. Si on revient à l’OR, on aura d’autres problèmes … le Chinois vont très vite disposer de tout l’OR du monde, puisque leurs excédents commerciaux seront directement convertit. Idem pour les Allemands. Et on sera à leur merci !

Il ne faut pas oublier les aspect internationaux dans cette histoire. Et c’est un sujet plus que ultra sensible, puisqu’on fait des guerres pour les remboursement de dette !!! Remettre en cause cette loi c’est remettre en cause la mondialisation (qui, quoi qu’on en dise à apporté beaucoup de bienfaits aux peuples, en améliorant l’EROEI global – la répartition des gains est une autre question). Mondialisation qui est de toute manière remise en question… la TVA sociale est une mesure de protectionnisme déguisé soit dit en passant. La mondialisation est déjà sur le déclin d’elle même de toute manière.

Conclusion bien ambiguë

Il me reste une dernière chose à dire sur cette loi de 1973. Nous parlons de création monétaire, et entre les mains de qui il faut les remettre.

Actuellement, la création monétaire est entre les mains des peuples. On peut revenir a l’ancien système et la remettre entre les mains des dirigeants. On peut inventer de nouvelles solutions, par exemple, demander aux ordinateurs de gérer la création monétaire. On peut revenir a l’OR. On peut utiliser les monnaies virtuelles telles que Bitcoin ou d’autres.

Ma position est la suivante :

  • je suis pour l’abolition de la loi 1973 si on a un dirigeant adéquat au pouvoir qui saura utiliser intelligemment ce pouvoir “régalien”
  • je suis contre l’abolition de cette loi si c’est un “mauvais” dirigeant (genre UMPS par exemple, Sarkollande)

C’est une question de confiance. C’est une question de projet de société au long terme (chose qui manque cruellement de nos jours). Un dirigeant éclairé utilisera ce pouvoir dans une optique juste. A l’inverse, c’est trop de pouvoir pour un mauvais dirigeant.

Toute la question est donc de savoir si le peuple fait/fera mieux que les dirigeants ;-)

Comme le dit Maurice Allais (prix nobel d’économie), l’argent dette dans le système actuel est un système instable. Très performant, mais instable, surtout en période de pic pétrolier.  La, avec du pétrole en abondance, on était sur l’autoroute, on pouvait rouler en Formule 1 (la dette c’est la F1 des monnaies) mais maintenant on passe sur des pistes cabossées, il va nous falloir un 4×4. Il faudra de toute manière le réformer :

Toutes les grandes crises du XIXème et du XXème siècle ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation.

Particulièrement significative est l’absence totale de toute remise en cause du fondement même du système de crédit tel qu’il fonctionne actuellement, savoir la création de monnaie ex nihilo par le système bancaire et la pratique généralisée de financements longs avec des fonds empruntés à court terme.

Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditionstout à fait fondamentales :

1 – l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;

2 – la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;

3 – l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires[21] ;

4 – une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles[22] ;

5 – l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allègement en conséquence des impôts actuels ;

6 – un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire de la création monétaire et de ses implications.

Epilogue

Poussons le débat un poil plus loin. Mettre la création monétaire entre les mains du peuple, des machines, des dirigeants plus ou moins éclairés … soit … comme le fait remarquer Gidmoz en commentaire, et je suis tout à fait d’accord avec lui, le problème vient de n’avoir qu’une seule source de création monétaire. En fait la banque centrale à le monopole de création monétaire. Le mieux serait de mettre toutes les monnaies en concurrence et que la meilleure gagne !!!

Pour moi le vrai scandale il est la : dans le monopole d’émission monétaire. Et remplacer un monopole par un autre ne résoudra pas grand chose. Le pire est que dans le système capitaliste, les monopoles et les “abus de positions dominante” sont interdits en vertu de la loi antitrust ! Ce qui est quand même un comble. Merci a Gidmoz de m’avoir permis de faire aboutir ma réflexion à sa conclusion “naturelle”.

Imaginez donc, une monnaie étatique, une monnaie or/argent, une monnaie régionale, l’Euro, une monnaie facebook, une monnaie internet (paypal), un monnaie pour la nourriture, etc… l’avantage c’est que si l’une flanche on peut se rabattre sur les autres, et on n’aurait plus de “too big too fail” qui tienne, et les états pourraient comme l’Espagne et la Grèce pourraient gérer leur dette avec les autres monnaies, etc…

D’autre part, le fait par exemple d’avoir une monnaie pour la nourriture (ticket resto généralisé) permet d’isoler ce circuit et de garantir a tous un revenu “nourriture” dissocié du reste et donc d’éliminer la faim du pays. Etc… le fait d’avoir plusieurs monnaies permettrait beaucoup de souplesse économique et fiscale, tout en restant avec des mécanismes simples que les gens comprennent, plutôt que le bousin actuel auquel plus personne ne comprends rien. Ainsi une bulle dans l’immobilier ne pourrait pas contaminer les prix de la nourriture … et si c’était le cas, on pourrait agir dessus simplement. Évidement, il faut plus qu’une idée lancée en l’air, mais détruire un monopole ne peut pas être une mauvaise chose en soi.

Il faudrait apprendre à jongler avec les taux de change, mais ce serait un bien petit inconvénient somme toute ! De toute manière, c’est le cours de l’histoire. C’est uniquement parce que certains le contrarient pour avoir plus de pouvoir qu’on à des tas d’ennuis.

 

Article original. (parfois mis à jour car ici je ne peux pas)


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192 réactions à cet article    


  • Talion Talion 7 janvier 2012 09:40

    En fait le piège de la dette est une hydre à multiples têtes :

    1-La loi de 1973 qui valide le principe de l’externalisation systématique de la création monétaire, dispensant ainsi le politique d’avoir à se préoccuper de l’équilibre du bilan de la banque de France,

    2-Le financement de la croissance économique par le recours systématique à des emprunts sur les marchés financiers (avec des taux indécents et dont le montant ne retourne plus dans la poche des institutions de l’Etat),

    3-Le roulement de la dette d’échéances en échéances... Ou comment organiser une cavalerie financière au niveau de l’Etat depuis les années 70... (il était évident pour qui est doté d’un cerveau que la fête devait se terminer un jour ou l’autre !)

    4-Le clientélisme et l’absence de perspectives sur le long terme par des politiques dont le seul objectif est de se faire réélire,

    5-Le découplage des monnaies fiduciaires et scripturales des biens tangibles et physiques que sont l’or et l’argent,

    6-La dérégulation financière et la fin du Glass-steagall-act qui permettait de ne pas mettre en péril le secteur des banques de dépôts lorsque les banques d’affaire perdent les pédales.

    Bref... Le problème ne se résume effectivement pas à la seule loi de 1973 et penser que la solution sera toute trouvée si on l’abroge est une dangereuse illusion. Elle n’est qu’un des rouages du problème.
    Se contenter de la supprimer sans que ne soient par ailleurs restaurés des fondamentaux aujourd’hui bafoués ne servira à rien.

    Mais de toutes façons il ne faut pas se faire d’illusions : Nous n’échapperons pas à un scénario hyper-inflationniste et un un retour dans la douleur au standard or-argent-métaux précieux...
    Vu la montagne de dettes qui les secteurs publics et privés ont devant eux et l’incapacité à continuer la cavalerie qui nous a mené au bord du précipice, l’affaire est en effet pliée !

    La seule consolation qui nous reste est de nous dire que le moment venu nos responsables ne pourront pas échapper au châtiment qui les attend : Ils n’ont plus nulle part ou se cacher étant donné que la crise est mondiale... Il n’existera donc plus un seul endroit sur Terre ou la population ne cherchera pas à leur faire la peau.


    • yoananda 7 janvier 2012 15:30

      très juste. La liste doit même pouvoir être rallongée en réfléchissant un peu smiley


    • Talion Talion 7 janvier 2012 19:11

      Certes !... Mais on est d’accord pour dire qu’en tête de liste ce sont ces éléments qui doivent apparaitre !

      Bizarre par contre que vous vous soyez fait étriller au niveau de la notation de votre article étant donné qu’il me semble que c’est très exactement ce que vous défendiez comme position...  smiley 

      Mais il faut dire que l’arnaque de la loi de 1973 est resté en travers de pas mal de gorge maintenant qu’elle est comprise... (le sujet est donc sensible)
      Ceci étant, comme vous le soulignez, le problème ne se résume plus actuellement seulement à cela. Revenir sur cette seule loi sans se préoccuper du reste ne servirait à rien et serait très certainement le signal de départ d’un nouveau Weimar avec un irresponsable au pouvoir...

      Mais comme de toutes façons on va se prendre un nouveau Weimar en pleine gueule, ce n’est pas comme si cela allait changer grand chose.

      De mon point de vue, le prochain président sera avant tout celui qui aura l’honneur douteux de servir de victime expiatoire face à la colère du peuple, rien de plus... Et j’irai même jusqu’à dire que l’oligarchie derrière le trône a décidé qu’Hollande sera le bouc émissaire de cette crise et qu’après lui une nouvelle forme de prise en main sera imposée à une population exsangue et démoralisée.

      Pourtant, sachant que dans les faits tout bon plan ne survit jamais bien longtemps à l’épreuve des faits dans un environnement aussi chaotique que celui qui se profile, je ne perds pas espoir de voir toutes les grandes dynasties bancaires être brûlées en même temps que leurs pantins sur le grand bûché qui leur est promis en place publique...  smiley 

      De toute façon la Bible et le Coran sont d’accord là-dessus : A la fin, Mammon et ses esclaves vont perdre, aveuglés qu’ils seront par leur hybris. On se souviendra en effet qu’en définitive les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre et que nos oligarques n’ont plus exactement les pieds sur Terre...

      Ils ne le savent pas encore, mais l’échafaud les attend... C’est aussi certain que le lever du soleil.
      Il ne reste plus qu’à prendre notre mal en patience...


    • Reflexions 8 janvier 2012 00:13


      LE PROBLEME DE LA DETTE, CE N EST PAS LA DETTE EN SOI, MAIS L INTERET SUR LA DETTE. 
       
      Le probleme de la dette, ce n’est pas la dette en soi, mais les interets sur la dette ;

      Quand le Roi battait monnaie, ou avant 1973 ( en France ), l’etat créait de la monnaie au prorata de la production financée ( a crédit ) mais sans se rajouter de l’interet par dessus.
      Le probleme aujourd’hui, c est que les Etats empruntent aux Banques qui leur appliquent des taux d’intérets ; ce qui faits d’elles des parasites qui mangent sur la bete ; mais leur appetit est tellement gros que les parasites sont entrain de tuer la bete.
      Au moyen Age ( au debut du système banquaire ) certaints avaient compris le danger de la spéculation sur la dette et déclaré l’interet « satanique ».
      500 ans après ( et depuis ques les Mines d’Or du Nouveau Monde se soient taries ), le « Satanisme » de la spéculation sur la Dette ( Mondiale ) nous explose à la figure .....
      Je ne donne pas cher dans le siècle qui vient de tous ces spéculateurs qui vivent sur le dos des Peuples.....

      ..................................

      extrait :

      « Pecunia pecuniam non parit ». « L’argent ne fait pas d’argent ».

      Cette formule illustre bien pourquoi au moyen âge un puissant obstacle se dresse devant l’épanouissement des banquiers français : l’église tient pour suspect l’enrichissement trop vif dû au maniement de l’argent. C’est à cette époque que s’est constituée cette croyance que le métier de la banque est « improductif », voire parasitaire, par rapport à la production agricole. Le prédicateur Jacques de VITRY déclare au XIIIème siècle : « Dieu a ordonné trois genres d’hommes : les paysans et les autres travailleurs pour assurer la subsistance de tous, les chevaliers pour les défendre, les clercs pour les gouverner. Mais le diable en a ordonné une quatrième : les usuriers. Ils ne participent pas au travail des hommes. Ils ne seront donc pas châtiés avec les hommes mais avec les démons ». Thomas D’AQUIN condamne lui aussi l’usure. « Recevoir un intérêt pour de l’argent prêté est en soi une chose injuste : on ne doit pas vendre ce qui n’existe pas ».

      Ainsi, le concile de Trèves de 1227 interdit tout dépôt rémunéré chez les banquiers, et le concile de Lyon de 1274 prive de sépulture chrétienne les usuriers qui ne répareraient pas leurs tords.

      Pourtant, le développement de la profession bancaire accompagne l’essor du grand commerce : La renaissance de l’économie entre les VIIème et XIème siècles s’est renforcée par la diffusion du crédit. Aussi, dans ce Moyen-âge qui s’ouvre peu à peu au commerce, les banquiers exercent une fonction indispensable, mais on la juge malsaine. Ainsi, on comprend mieux pourquoi, sur le territoire de la future France, les juifs sont les seuls à pratiquer le métier de banquier jusqu’au XVIIème siècle (les syriens ont pratiqué le métier de banquier jusqu’au IXème siècle avant de céder la place aux juifs). "

      Fin de citation

      Cette formule illustre bien pourquoi au moyen âge un puissant obstacle se dresse devant l’épanouissement des banquiers français : l’église tient pour suspect l’enrichissement trop vif dû au maniement de l’argent. C’est à cette époque que s’est constituée cette croyance que le métier de la banque est « improductif », voire parasitaire, par rapport à la production agricole. Le prédicateur Jacques de VITRY déclare au XIIIème siècle : « Dieu a ordonné trois genres d’hommes : les paysans et les autres travailleurs pour assurer la subsistance de tous, les chevaliers pour les défendre, les clercs pour les gouverner. Mais le diable en a ordonné une quatrième : les usuriers. Ils ne participent pas au travail des hommes. Ils ne seront donc pas châtiés avec les hommes mais avec les démons ». Thomas D’AQUIN condamne lui aussi l’usure. « Recevoir un intérêt pour de l’argent prêté est en soi une chose injuste : on vend ce qui n’existe pas ».

      Ainsi, le concile de Trèves de 1227 interdit tout dépôt rémunéré chez les banquiers, et le concile de Lyon de 1274 prive de sépulture chrétienne les usuriers qui ne répareraient pas leurs tords.

      Pourtant, le développement de la profession bancaire est nécessaire puisqu’il accompagne l’essor du grand commerce : La renaissance de l’économie entre les VIIème et XIème siècles s’est renforcée par la diffusion du crédit. Aussi, dans ce Moyen-âge qui s’ouvre peu à peu au commerce, les banquiers exercent une fonction indispensable, mais on la juge malsaine. Ainsi, on comprend mieux pourquoi, sur le territoire de la future France, les juifs sont les seuls à pratiquer le métier de banquier jusqu’au XVIIème siècle (les syriens ont pratiqué le métier de banquier jusqu’au IXème siècle avant de céder la place aux juifs).

      Cependant, parmi les banquiers précurseurs, figure paradoxalement un ordre religieux : Celui des templiers, ordre fondé en 1128 pour protéger les pèlerins qui se rendent à Jérusalem. Les templiers se sont peu à peu transformés en quasi-banquiers. En effet, ils pratiquaient le change et faisaient des avances aux rois pour l’organisation des croisades du XIIIème siècle. Ils contribuent ainsi au développement de la comptabilité à partie double, inventent le terme de « grand livre » et le système de paiement par virement. Mais Philippe le Bel, entre 1307 et 1314, prend ombrage de leur puissance et confisque leurs biens

      « Pecunia pecuniam non parit ». « L’argent ne fait pas d’argent ».

      Cette formule illustre bien pourquoi au moyen âge un puissant obstacle se dresse devant l’épanouissement des banquiers français : l’église tient pour suspect l’enrichissement trop vif dû au maniement de l’argent. C’est à cette époque que s’est constituée cette croyance que le métier de la banque est « improductif », voire parasitaire, par rapport à la production agricole. Le prédicateur Jacques de VITRY déclare au XIIIème siècle : « Dieu a ordonné trois genres d’hommes : les paysans et les autres travailleurs pour assurer la subsistance de tous, les chevaliers pour les défendre, les clercs pour les gouverner. Mais le diable en a ordonné une quatrième : les usuriers. Ils ne participent pas au travail des hommes. Ils ne seront donc pas châtiés avec les hommes mais avec les démons ». Thomas D’AQUIN condamne lui aussi l’usure. « Recevoir un intérêt pour de l’argent prêté est en soi une chose injuste : on vend ce qui n’existe pas ».

      Ainsi, le concile de Trèves de 1227 interdit tout dépôt rémunéré chez les banquiers, et le concile de Lyon de 1274 prive de sépulture chrétienne les usuriers qui ne répareraient pas leurs tords.

      Pourtant, le développement de la profession bancaire est nécessaire puisqu’il accompagne l’essor du grand commerce : La renaissance de l’économie entre les VIIème et XIème siècles s’est renforcée par la diffusion du crédit. Aussi, dans ce Moyen-âge qui s’ouvre peu à peu au commerce, les banquiers exercent une fonction indispensable, mais on la juge malsaine. Ainsi, on comprend mieux pourquoi, sur le territoire de la future France, les juifs sont les seuls à pratiquer le métier de banquier jusqu’au XVIIème siècle (les syriens ont pratiqué le métier de banquier jusqu’au IXème siècle avant de céder la place aux juifs).

      Cependant, parmi les banquiers précurseurs, figure paradoxalement un ordre religieux : Celui des templiers, ordre fondé en 1128 pour protéger les pèlerins qui se rendent à Jérusalem. Les templiers se sont peu à peu transformés en quasi-banquiers. En effet, ils pratiquaient le change et faisaient des avances aux rois pour l’organisation des croisades du XIIIème siècle. Ils contribuent ainsi au développement de la comptabilité à partie double, inventent le terme de « grand livre » et le système de paiement par virement. Mais Philippe le Bel, entre 1307 et 1314, prend ombrage de leur puissance et confisque leurs biens

      « Pecunia pecuniam non parit ». « L’argent ne fait pas d’argent ».

      Cette formule illustre bien pourquoi au moyen âge un puissant obstacle se dresse devant l’épanouissement des banquiers français : l’église tient pour suspect l’enrichissement trop vif dû au maniement de l’argent. C’est à cette époque que s’est constituée cette croyance que le métier de la banque est « improductif », voire parasitaire, par rapport à la production agricole. Le prédicateur Jacques de VITRY déclare au XIIIème siècle : « Dieu a ordonné trois genres d’hommes : les paysans et les autres travailleurs pour assurer la subsistance de tous, les chevaliers pour les dée » e07 et 1314, prend ombrage de leur puissance et confisque leurs biens


    • Talion Talion 7 janvier 2012 09:52

      « Le mieux serait de mettre toutes les monnaies en concurrence et que la meilleure gagne !!! »

      A ce petit jeu on n’a jamais trouvé mieux que l’or et l’argent... Ne cherchez donc pas plus loin pourquoi les régimes autoritaires et les gouvernement en état de faillite économique détestent ces deux métaux.

      Il suffit de remettre les monnaies fiduciaires en concurrence non faussée avec les métaux précieux et tout rentrera dans l’ordre ! (Après une période de convulsions certes violentes...)

      De toutes façons c’est ce qui va se passer : Face à des monnaies en pleine déliquescence et un système économique en faillite, le citoyen de base qui ne souhaitera pas perdre le bénéfice du produit de son travail va très vite redécouvrir l’intérêt de métaux qui par essence ne peuvent être dépréciés.


      • Tarouilan Tarouilan 7 janvier 2012 20:12

        >Le citoyen de base ne comprend strictement rien au domaine monétaire.... et l’auteur de cet article n’aide pas à cette compréhension, bien au contraire.... il devrait se limiter à la problématique extraterrestre, dont il se vente d’être un connaisseur......

        Pour ceux qui veulent réellement être informés, une conférence incontournable : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TLjq25_ayWM

         


      • yoananda 7 janvier 2012 20:16

        @Taoulian
        au moins j’ai essayé ...
        Je pense que Chouard se plante sur les banques. Ca a l’air plus simple, mais si c’est faux ...


      • gidmoz gidmoz 7 janvier 2012 22:45

        @Talion

        Les dysfonctionnements actuels de la monnaie proviennent uniquement du comportement fautif de l’Etat. C’est l’endettement excessif qui est la seule cause de l’impasse de la dette des Etats. Les autres agents économiques ne trouvent plus suffisamment de crédit pour leur activité économique ordinaire. La quantité d’emprunt de l’Etat réduisent la possibilité d’emprunt des autres emprunteurs. C’est l’effet d’éviction.

        Une modification du système monétaire qui laisse la monnaie sous le contrôle de l’Etat maintient inchangé le seul risque de dysfonctionnement monétaire majeur, c’est à dire l’Etat lui-même.

        Vous proposez une monnaie avec un étalon-or ou argent. Si l’Etat la contrôle, il trouvera le moyen de la frauder dès que l’occasion de présentera. Les prétextes abondent pour que l’Etat fraude la monnaie. Un étalon-or n’y changera rien. Entre 1900 et 1971, la monnaie avait une référence à l’or. Pourtant, le franc français a perdu 99% de sa valeur initiale.




      • Gandalf Claude Simon 7 janvier 2012 23:33

        gidmoz, tu viens de franchir le rubicon, statuant le libéralisme comme endoctrinement, félicitations.


      • JL JL1 8 janvier 2012 00:30

        réponse à gidmoz :

        je vous conseille la lecture de cet excellent billet de Paul Krugman publié dans rtbf.be. Il analyse la dette américaine vue de l’intérieur, mais la transposition en France est facile étant donné que Sarkozy fait la même chose. Notons à ce sujet que cette copie du modèle relève de ce qu’on désigne par hystérie dans le sens d’imitation compulsive. Ce qui, pour une raison au moins (l’euro n’est pas le dollarl’euro) est extrèmement crétin.

        Personne ne comprend rien à la dette 2 janvier 2012 :

        Extraits : « lorsque les gens de Washington ( la « fameuse communauté internationale) parlent de déficits et de la dette, en gros ils n’ont aucune idée de ce dont ils parlent - et ce sont ceux qui en parlent le plus qui la comprennent le moins…

        Ceux qui s’inquiètent des déficits peignent le tableau d’un futur dans lequel nous sommes appauvris à cause des sommes que nous devons rembourser après nos emprunts. Ils voient l’Amérique comme une famille qui aurait contracté un crédit trop important et qui aurait donc des difficultés à payer ses échéances tous les mois. Ceci est une analogie vraiment mauvaise, sur au moins deux plans. Tout d’abord, les familles se doivent de rembourser leurs dettes. Pas l’état - tout ce qu’il doit faire est de faire en sorte que sa dette augmente moins vite que son assiette fiscale.)
        La dette de la seconde guerre mondiale n’a jamais été remboursée ; elle s’est seulement retrouvée de moins en moins pertinente à mesure que l’économie américaine croissait et avec elle le revenu soumis à l’imposition. Ensuite, et c’est le point que presque personne ne semble comprendre, une famille surendettée doit de l’argent à quelqu’un d’autre ; la dette américaine est dans une grande mesure de l’argent que nous nous devons à nous-mêmes….

        Pour la dette due à des étrangers  : chaque créance étrangère sur l’Amérique d’une valeur d’un dollar correspond à une créance américaine sur les créances étrangères d’une valeur de 89 cents….

        Nous avons besoin de davantage - et non de moins - de dépenses d’État pour nous sortir de ce piège du chômage. Et cette obsession malavisée nourrie d’inexactitudes au sujet de la dette nous barre la route. » ’Paul Krugman)


      • yoananda 8 janvier 2012 00:48

        Kurgman se goure ...
        l’éméteur de dette n’est pas neutre. Si c’est l’état, ca partira dans les caisses de wallstreet et ca n’ira pas renflouer les ménages ni relancer la croissance (par la consommation la bas).
        Les QE successif ont bien montré leur inefficacité, les rotatives tournent pourtant a fond.

        Donner de l’argent, soit, mais ca passe par les financières qui se l’accaparent pour aller spéculer sur les matières premières plutôt que d’investir dans les entreprises...

        Les trappes a liquidités ...


      • JL JL1 8 janvier 2012 00:58

        « Si c’est l’état, ca partira dans les caisses de wallstreet »

         ???

        Par quelle diablerie ???


      • yoananda 8 janvier 2012 00:59

        copinage, bonus, bailout ...


      • JL JL1 8 janvier 2012 01:01

        Ben voyons !

        Vous avez réponse à tout !

         smiley

        pfff !


      • JL JL1 8 janvier 2012 01:16

        Bon, je ne voulais pas travailler à cette heure, mais ça mérite une explication.

        Si je comprends bien, vous êtes en train de nous dire que si c’est l’Etat qui dispose du pouvoir de création de monnaie, il s’en servira pour enrichir les banquiers ; mais si ce sont les banquiers qui en disposent, ils s’en serviront pour le bien des peuples ? Et c’est aussi pour ça que les États se sont dessaisis de ce pouvoir en faveur des banquiers ?


      • yoananda 8 janvier 2012 01:28

        lol non,
        je dis les banquiers ont pu désaisir l’état de ce droit parce que l’état en a systématiquement abusé.
        mais je dis en conclusion de mon article (vous l’avez lu au moins ????) que ce n’est finalement pas mieux car c’est toujours un monopole d’émission monétaire, et qu’il vaudrait peut-être mieux éviter de donner trop de pouvoir a quelqu’un d’unique...
        et a contrario, revenir a l’émission étatique de résoudra rien.

        Mais plutôt que de débattre sans fin, observons ce qui va se passer pour la Hongrie. Ils ont abrogé leur version locale de la loi de 73. On va voir si les effets sont positifs ...
        (de toute manière j’ai dit que ca dépendait de QUI disposait de ce pouvoir aussi)


      • yoananda 8 janvier 2012 01:32

        JL1,

        que les choses soient claires, je n’ai pas la prétention d’avoir trouvé la solution. Je pense juste qu’abolir cette loi n’est probablement pas la bonne solution.
        Je le redis (ou relisez l’article in extenso) : ca dépendrait de qui on aurait au pouvoir d’une part, et d’autre part, je pense qu’éviter le monopole serait préférable .... parce que au final, état ou banque, c’est la même clique.


      • JL JL1 8 janvier 2012 01:41

        « ... les banquiers ont pu désaisir l’état de ce droit parce que l’état en a systématiquement abusé. »

        lol !

        Les banquiers ont pu dessaisir l’État de ce droit parce que les banquiers ont corrompu l’État.

        Au sujet de votre conclusion et de la mise en concurrence des monnaies, je me suis laissé dire qu’il existe un principe qui s’énonce ainsi : la mauvaise monnaie chasse la bonne.

        Que répondez vous ?


      • yoananda 8 janvier 2012 02:07

        Si l’état est si facilement corruptible, raison de plus pour ne pas lui donner ce pouvoir.

        Oui je me suis laissé dire que la mauvaise monnaie chasse la bonne :
        ma réponse ?
        A / on est dans la merde
        B / peut-être que le problème est plus profond et qu’il faut aller beaucoup plus loin que la loi 1973
        C / si on ne peut faire confiance aux hommes, on va finir par faire confiance aux machines, et ce sont des algorithme automatisés qui vont décider de la création monétaire
        D / on revient au troc

        que proposez vous vous ?


      • JL JL1 8 janvier 2012 10:46

        J’apprécie la réponse ’décontractée’.

        Mais, pardonnez moi, je perçois le sophisme libéral récurrent dans cette phrase : « Si l’état est si facilement corruptible, raison de plus pour ne pas lui donner ce pouvoir. »

        De fait, le libéralisme consiste à revendiquer tous les droits ’naturels’ (!), y compris le droit de corrompre les institutions démocratiques. Puis, lorsque le peuple se plaint de la corruption des institutions démocratiques, ils proposent purement et simplement la réduction sinon la disparition pure et simple desdites institutions.

        Vieux principe archi connu qui s’énonce ainsi : « qui veut noyer son chien prétend qu’il a la rage ». Et pour y arriver plus vite, le mieux est de lui communiquer soi-même la rage ! On dit aussi : « Pile je gagne, face tu perds ». C’est un discours terroriste et avec les gens qui sont sur cette position, on ne peut pas négocier.

        Ce que je propose ? Un État de gauche, réellement de gauche, par le peuple et pour le peuple. Et comme dit Mélenchon au sujet des parasites qui menacent d’exporter leurs ’talents’ ailleurs : « Qu’ils s’en aillent tous ». Et j’ajoute : bon débarras.

        nb. Je vous invite à relire mon premier post sur ce fil. Maintenez vous la réponse que vous y aviez faite ?


      • yoananda 8 janvier 2012 14:15

        Oui je maintient, je ne suis pas d’accord avec Krugman. Il faudrait pour que sa politique soit efficace que les circuits économiques ne soient pas grippés.


      • JL JL1 8 janvier 2012 14:26

        yoananda,

        c’est un peu maigre jeune-homme, comme argumentation contre cette magnifique démonstration de Krugman.

        Ceci dit, ce n’est pas ça que je vous demandais, cette réponse là était inutile, je sais bien que vous ne changerez pas d’avis sur ce point. Vous ne ’pouvez’ pas !

        Non, je faisais allusion à votre post du 7 20:18, je cite : « JL1, toi tu as fait une vraie réponse avec des arguments très pertinents qui montrent que tu comprends du quoi tu parles. »

        Confirmez vous ce post ?


      • gidmoz gidmoz 9 janvier 2012 05:20

        @Claude Simon

        Mon commentaire semble vous surprendre. Si vous voulez des explications complètes sur mon propos, n’hésitez pas à poser des questions. Je m’efforce de répondre à toutes les questions.

      • gidmoz gidmoz 9 janvier 2012 05:24

        @ KOLIBA

        Dans un monde vraiment capitaliste, l’Etat ne s’occuperait pas du tout de la monnaie. Chaque banque est parfaitement capable d’émettre sa propre monnaie. Le monopole monétaire de l’Etat est incohérent, inutile, destructeur, et sous-optimal.

      • Marco07 7 janvier 2012 10:37

        On peut retourner le problème dans tous les sens, tant qu’il y aura un parasite dans la chaîne de l’argent, on se fera avoir.

        Quitte à contracter un crédit, autant que les intérêts aillent à l’état, (par exemple), ça équivaut à lever un impôt en plus en s’enrichissant sur les taux, et que les banques retrouvent leur fonction première -dépôt d’argent-. 

        Je ne vois pas pourquoi une banque aurait le droit de faire la même chose qu’un faux monnayeur sans en être puni, dans ce cas, je veux moi aussi une imprimante chez moi pour faire les courses.

        Les banques sont un intermédiaire qui se rémunèrent sur le différentiel ? -> Appelons un chat un chat, les banques sont un parasite qui appliquent des taux d’intérêt élevés à de l’argent emprunté à faible taux....
        Et les banques sont en situation de monopole -parasites- (corrigez-moi si je me trompe) mais jamais un particulier n’ira emprunter directement à la BC au même taux que les banques -pour une maison par exemple-.

        Les banque ne devraient avoir le droit de prêter que ce qu’elles possèdent -réellement- (ou l’argent placé) et sans levier...

        Pour la concurrence des monnaies, pourquoi pas. M’est d’avis que ça tournera vite à la magouille généralisée et que les gens n’y comprendront plus rien (j’imagine déjà les magouille faisable avec ce genre de pagaille) et se feront plumer.

        (perso je me méfie des monnaies locales ou autres, émises par des personnes... fiables comme des personnes)

        Il faudrait apprendre à jongler avec les taux de change, mais ce serait un bien petit inconvénient somme toute ! 

        Petit ?
        J’imagine déjà les Carrouf, non interchangeable avec les jetons U, ou les Mousquitos d’une autre marque, (peut-être en monnaie fondante histoire de pousser à la consommation, 1% par semaine de décôte, avec un minimum au change histoire de forcer les gens à faire du change à coup de 50€ par exemple) et des avantages clients qui rendent quasi obligatoire le change..
        Et on ne peut pas forcer les enseignes à tout prendre (ce qui est logique, dans le cadre d’une concurrence entre monnaie qui peut engendrer son refus si la monnaie proposée est bancale).


        Bref, c’est une solution assez capilotracté.

        • Croa Croa 7 janvier 2012 23:28

          L’auteur joue la confusion. En parlant « des banques » et non du système bancaire il nous glisse un sophisme trompeur visant à disqualifier ceux qui veulent éclairer les gens sur les arnaques bancaires. Vu ainsi, oui, les banques sont des intermédiaires mais on s’en fout : Il faut considérer le système dans son ensemble pour être détrompé.


        • yoananda 8 janvier 2012 00:44

          Non Croa.
          Vous ne m’avez tout simplement pas lu (en entier avec les sous article).
          J’ai manqué de rigueur sur l’emplois des termes, mais je n’ai pas confondu les 2. Et je n’ai pas dis que je préférais le système actuel, bien au contraire !!!!
          Savez vous que 145 multinationales controlent l’économie mondiale ? http://yoananda.wordpress.com/2011/09/08/les-maitres-du-monde/

          je ne suis pas dupe.
          Je dis juste qu’il ne faut pas se tromper de cible.

          Punaise ... que d’idéologie sur ce sujet sans chercher a comprendre ce que dis quelqu’un juste parce que l’introduction déplait !!!


        • foufouille foufouille 7 janvier 2012 12:28

          D’autre part, le fait par exemple d’avoir une monnaie pour la nourriture (ticket resto généralisé) permet d’isoler ce circuit et de garantir a tous un revenu “nourriture” dissocié du reste et donc d’éliminer la faim du pays. Etc…

          des tickets de rationnement restos du coeur pour tous !


          • Gandalf Claude Simon 7 janvier 2012 23:37

            et tous à Frankfurt pour cueillir les petites saucisses qui pentouillent si choyeusement dans le boucherie en face de la BCE


          • bartelby 7 janvier 2012 13:51

            Parlons clairement sans noyer le poisson, vous dites : 

            « Pour que Talonette 1er dispose en plus du pouvoir d’imprimer de la monnaie pour financer ses campagnes sans même devoir faire appel à mémé Bettencourt ? Et qu’il puisse payer la presse pravda avec ? et aussi tant qu’on y est financer des guerres contre tous les dictateurs de la planète pour amener de force la démocratie à ces peuples barbares !!!! »


            En clair, vous nous dites que les hommes politiques ne sont pas dignes de confiance. Argument classique en faveur de « l’indépendance » de la banque de France.

            Mais de qui la banque centrale est indépendante si ce n’est de tout contrôle populaire ?

            Une constitution peut limiter le pouvoir d’un dirigeant politique mais comment le peuple peut-il contrôler un banquier privé ?


            Enfin, pourquoi ne citez-vous pas l’auteur de la phrase suivante ?

            « Dans son essence, la création monétaire ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique, je n’hésite pas à le dire pour bien faire comprendre ce qui est réellement en cause, à la création de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement condamnée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »

            Peut-être parce qu’il est le seul français à avoir eu la plus haute distinction en économie (le prix nobel), Maurice Allais pour ne pas le citer, et qu’en conséquence il est difficile de prétendre qui ne comprenait rien au système de création monétaire...

            Cordialement.

            • yoananda 7 janvier 2012 15:32

              Oubli de ma part, j’aurais du citer Allais explicitement en effet. J’ai juste mis un lien vers l’article le citant de manière plus extensive !


            • bartelby 7 janvier 2012 17:55

              Mea culpa,


              Vous le citez effectivement à la fin de votre article que je n’avais pas lu en entier, mais vous ne citez pas cette déclaration qui va clairement dans notre sens.

            • yoananda 7 janvier 2012 21:01

              En effet, j’ai cité Allais un peu plus loin !!!

              Mais je ne suis pas d’accord avec lui cependant : la monnaie n’est pas créé ex-nihilo, mais ex-fido (fidus : confiance). Ca ne change pas grand chose dans le fond ! lol
              Je pense que ce qu’il voulait surtout dire c’est : pas d’OR ou d’actif derrière.
              Par exemple les Allemands avaient créé une monnaie basée sur 6% du patrimoine des entreprises qui avait super bien marché !

              En effet, basé sur du vent, le risque c’est de perdre la confiance des gens, et le risque c’est l’instabilité. Donc sur ce point je rejoint Allais qui était un grand homme. (mais il n’empêche que j’ai mes propres idées sur l’économie, Nobel ou pas).


            • Croa Croa 7 janvier 2012 23:42

              Fido, ça sonne comme un nom de chien ça.  smiley

              Ce qui tombe bien : les chiens ont toujours « confiance » en leurs maîtres.  smiley

              Les pigeons font mieux, ils ont la foi,

               smiley ce qui leur ouvre les portes du ciel smiley

              ( Cet auteur nous prend vraiment pour des billes !) 


            • Kuota Kuota 7 janvier 2012 13:55

              L’auteur écrit : 

              « les intérêts sont reversés : aux possesseurs d’assurance vie, ou bien a des retraités américaines qui ont investît via un fond de pension… ce genre de choses et d’autres.  »
              C’est incomplets : les intérêts sont en partie reverser aux épargnants, mais une petite partie seulement revient aux épargnants, le reste revient à la banque. De plus, historiquement, les épargnants deviennent sans le savoir complice de ce système d’argent dette, car c’est la découverte de l’arnaque des banquiers qui fut à l’origine de se reversement d’une partie des intérêts. Les épargnants furieux de voir le banquier s’enrichir sur leur dos, acceptèrent de laisser faire si le banquiers acceptait de partager ses bénéfices. C’est expliqué dans le documentaire argent dette


              « Actuellement, le pouvoir de création monétaire est entre nos mains !!! C’est nous qui décidons quand nous allons faire un crédit (en tant que ménage, banque ou état) »
              Faux : nous peuples ne pouvons pas créer l’argent pour financer nos investissemenst. Si nous avons besoin de 100 milliard pour construire des logements, nous les empruntons, et devont les rembourser avec des intérêts. Au final, on paye plus qu’on emprunte. Et les agences de notations peuvent faire en sorte d’emprunter très cher si on n’est pas d’accord avec les technocrate de l’UE.
              Nous n’avons pas pu créer l’argent pour financer nos retraites.
              Nous ne pouvons emprunter que si les technocrates de l’UE avalise nos projets. 

              « Et puis il faut rajouter que pour juguler l’inflation il faut aussi juguler les salaires,  »
              Attention, il vous faut mieux comprendre l’inflation. Avant l’ère de Maastricht et la BCE, plus il y avait d’inflation et plus les salaires augmentait, ce qui ne plait pas au rentier. L’inflation n’est pas l’ennemi du peuple si on indexe les salaire sur l’inflation. L’inflation est l’ennemi des rentier, c’est pourquoi la BCE lutte contre l’inflation et la hausse des salaire.
              L’accroissement de la masse d’argent et l’inflation ne sont pas lié par un fil. L’inflation dépend de la rareté. 
              L’inflation est la conséquence mécanique des taux d’intérêts et de l’usure.

              Enfin, la loi de 1973, de Maastricht art 104 ont une conséquence fondamentale, c’est qu’il y a à l’instant T : toujours plus d’argent à remboursé que d’argent réellement disponible à s’échanger. Ceci devient un moyen de pression inacceptable sur les peuples. 
              Pourquoi imposer de réduire les cout sociaux (retraite, santé, éducation) et pas le cout des intérêts.... supprimer les intérêts ne ferait de tord à personne.

              Modèle actuel
              La banque privée emprunte 100 à la BCE, 
              La banque privée prête 100 et récupère 100 + 20 d’intérêt
              La banques privée rend 100 à la BCE et garde 15 pour elle et 5 pour ses épargnants

              Modèle alternatif :
              La banque privée emprunte 100 à la BCE, 
              La banque privée prête 100 et récupère 100 et 0 d’intérêt
              La banques privée rend 80 à la BCE et garde 0 pour elle et 5 pour payer ses salarié.
              La BCE ne perd rien, car les 100 de départ n’existe pas c’est de l’argent fictif.

              Ci dessous les contres argument des défenseurs de la loi de 1973


              Il est important que le système bancaire soit nationnalisé comme sous le Front Populaire après 1945 lors des 30 glorieuses.
              Sous les 30 glorieuses ont nous raconte qu’il y avait du travail car le pays était à reconstruire... or cela ne suffit pas, il faut que l’etat puisse créer l’argent à hauteur de travail à rémunérer. 
              Actuellement, la france et le monde sont à transformer pour préserver l’environnement, pour trouver des énergies renouvelables, mais on nous dit que c’est impossible car il n’y aurait pas d’argent.... mais alors put*** il n’y a qu’a le créer cet argent...


              • yoananda 7 janvier 2012 18:11

                Sous les 30 glorieuses il y avait du travail pour reconstruire, et du pétrole « gratuit » pour le faire.
                Aujourd’hui le pétrole pas cher c’est fini : http://yoananda.wordpress.com/2011/02/04/cest-la-fin-de-lenergie-pas-chere/

                Donc on ne peut pas se baser sur les recette de l’époque. on doit gérer une situation inverse, une économie en déclin et non pas en plein boom.

                Concernant le partage des intérêts entre la banque et les épargnants, d’ou vous sortez ces chiffres ? je n’ai pas de chiffres officiels, mais si vous en avez, ca m’intéresse.

                Cependant, je suis sur que les chiffres que vous annoncés sont faux. Les taux pour les assurances vies sont de 4,3%, les PEL CEL et autres sont a 2% et un peu plus. La banque prends le différentiel, ce qui ne fait pas 3X plus que l’épargnant comme vous le dites. (sans compter qu’il y a les assurances dans le lot).

                L’argent actuel est entièrement, totalement, fictif. L’or n’a plus cours. Donc toute monnaie est par nature fictive dans notre système. Fictif est connoté négativement. Mais en dehors de cette connotation, j’ai expliqué que ce n’était pas problème de nature : http://yoananda.wordpress.com/2012/01/03/la-dette-pour-les-nuls/


              • Talion Talion 7 janvier 2012 19:19

                "L’argent actuel est entièrement, totalement, fictif. L’or n’a plus cours. Donc toute monnaie est par nature fictive dans notre système."

                Et a chaque fois que nous avons eu une situation similaire par le passé cela s’est toujours terminé en désastre...

                Cela fait 40 ans que la monnaie de réserve mondiale n’est plus assise sur les métaux précieux... Il est clair qu’on est désormais au bout du chemin.

                Les faits sont têtus : Une monnaie non-indexée sur l’or et/ou l’argent fini toujours par s’effondrer !... Cela peut prendre du temps, mais c’est inévitable.


              • yoananda 7 janvier 2012 19:21

                Oui, il semblerait que toutes les tentatives aient finie en guerre ...

                D’ailleurs, suivez mon regard : la Hongrie.
                Je pense que la guerre va commencer la bas, dans pas longtemps.


              • Croa Croa 7 janvier 2012 23:58

                « les intérêts sont reversés : aux possesseurs d’assurance vie, ou »

                Oui, l’auteur nous abuse ! L’argent existant sous forme d’épargne ne constitue qu’une infime partie de l’argent. Seuls les épargnants prêtent vraiment de l’argent. Les banques émettent bien plus avec leurs faux « prêts ».


              • Croa Croa 8 janvier 2012 00:02

                « il semblerait que toutes les tentatives aient finie en guerre . »

                Enfin une intervention de l’auteur que je peux plusser ! smiley

                Quoique je verrais plutôt ça partir en Syrie...

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