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Accueil du site > Actualités > Environnement > Gaz de schiste : désastre financier ou écologique ?

Gaz de schiste : désastre financier ou écologique ?

Alors qu’une mission parlementaire souhaite relancer l’hypothèse d’une exploitation du gaz de schiste en France, les multinationales du secteur sont au pied du mur : soit elles sacrifient l’environnement, soit elles mettront la clef sous la porte.

Cela fait des mois que les antis et les pro-gaz de schistes s’opposent sur l’impact des dégâts environnementaux. Dans la presse, on ne saurait dire si tels ou tels journaux se placent du côté des adversaires ou des partisans du gaz de schiste.

Un pataquès survenu au journal Le Monde après la publication d’un reportage aux USA très favorable au gaz de schiste, montre qu’en réalité les journalistes économiques sont plutôt aussi favorables aux gaz de schistes que les journalistes des rubriques environnement y sont hostiles. On imagine l’ambiance à la cantine… 

Il suffit d’ailleurs de lire le dossier du magazine Challenges, très orienté business, intitulé « le gaz de schiste, sauveur des Etats-Unis » pour saisir ce clivage qui traverse aussi les ministères. 

En réalité, il semblerait que les grandes entreprises comme Bradford County tentent d’ouvrir un maximum de forages dans le monde avant que l’on en sache trop sur les conséquences écologiques. Il s’agit aussi de cacher la déception sur les rendements bien inférieurs à ceux promis aux investisseurs et aux Etats.

Car une fois qu’on a commencé à creuser la roche, il est plus facile de demander des rallonges budgétaires aux Etats ou aux Régions pour continuer de creuser, que de sortir du trou en avouant son erreur.

Voilà qui explique probablement l’intensité du lobbying déployé à tous les échelons du pouvoir… Soit le gaz de schiste convertit le monde à sa cause, soit il perdra rapidement le soutien des investisseurs effrayés par le mauvais rendement énergétique et la mobilisation des populations locales hostiles… Rappelons qu’en France, le piètre rapport sur la compétitivité de Louis Gallois, préconisait la prospection de forages en France se faisant le porte-voix de nombreux industriels… L’annonce d’une mission d’info parlementaire destinée à démontrer qu’on peut creuser la roche sans polluer l’eau montre la persistance des partisans du gaz de schiste…

Problème : comme le montre le reportage de Lech Kowalski, qui a enquêté sur des forages en Pologne et en Pensylvanie, les conséquences écologiques et sanitaires de ces forages surgissent bien plus rapidement que prévues. L’eau devient noire à cause des résidus de la fracturation hydrauliques qui atteignent les nappes phréatiques. Et c’est tout l’écosystème qui trinque : les vaches ont la peau boursouflée, et les habitants commencent à se plaindre de problèmes de santé.

Il y a ensuite un contre sens historico-économique à promouvoir une nouvelle énergie émettrice de carbone alors même que l’année 2012 a battu de loin tous les records en matière d’accélération du réchauffement climatique.

En réalité, il y a bien une bulle du gaz de schiste et des entreprises au bord de la faillite souhaitent obtenir des permis de forages pour les inclure dans leurs bilans comptables et rassurer les investisseurs. Une stratégie de maquillage, qui finira soit comme un désastre financier (les entreprises feraient faillites), soit comme un pur désastre écologique (mise sous pression financières, elle feraient baisser les coûts en sacrifiant l’environnement).


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24 réactions à cet article    


  • escoe 26 février 2013 10:39

    Un pataquès survenu au journal Le Monde après la publication d’un reportage aux USA très favorable au gaz de schiste, montre qu’en réalité les journalistes économiques sont plutôt aussi favorables aux gaz de schistes 


    Les journalistes libéraux ont un besoin vital de faire croire que les ressources sont illimitées sinon c’est tout leur système de pensée qui s’écroule. Voilà pourquoi le gaz de schiste est leur nouvel eldorado comme l’ont été la bulle immobilière, l’internet ou le canal de Panama il y a plus d’un siècle.


    • Robert GIL ROBERT GIL 26 février 2013 11:22

      Attention, si ces forages ont lieu, vous pourrez dire adieu aux touristes et à toute votre économie locale, l’air ne sera plus respirable, l’eau ne sera plus potable, se baigner ne sera plus possible, vos maisons et appartements ne vaudront plus un centime et ceux qui ont des crédits ne pourront pas se reloger ailleurs, les produits des cultures deviendront des poisons, la terre sera souillée pour des centaines d’années.

      voir : GAZ DE SCHISTE : C’EST FINI ?


      • joletaxi 26 février 2013 11:51

        J’adore le commentaire de Gil
        je le vois bien avec sa lanterne et sa toge, en prophète Philipulus, débarquant dans le village gaulois.
        manquent les corbeaux avec les ailes de feu, et le ciel sombre qui tombe sur la tête.

        et quel argumentaire

        Il y a ensuite un contre sens historico-économique à promouvoir une nouvelle énergie émettrice de carbone alors même que l’année 2012 a battu de loin tous les records en matière d’accélération du réchauffement climatique.

        de un il n’y a plus ni d’accélération, ni de réchauffement climatique depuis 18 ans, fait incontestable reconnu par le Saint gourou patchauri lui-même.
        de 2, le recours aux shalegas, et la fermeture des centrales à charbon qui en est la conséquence, a fait baissé les émissions(dont tout le monde s’en fout d’ailleurs, puisque la poele à frire est remisée au grenier) de 8 % aux USA ces 5 dernières années

        tout faux sur ces points.

        des entreprises au bord de la faillite souhaitent obtenir des permis de forages pour les inclure dans leurs bilans comptables et rassurer les investisseurs. Une stratégie de maquillage, qui finira soit comme un désastre financier (les entreprises feraient faillites), soit comme un pur désastre écologique (mise sous pression financières, elle feraient baisser les coûts en sacrifiant l’environnement).

        expliquez moi donc, comment des sociétés au bord de la faillite chercheraient à acquérir(ce n’est pas gratuit, c’est même très cher) des permis d’exploiter des puiits que vous dites non rentables,pour équilibrer leurs bilans.
        Moi si j’achète une machine non rentable, et que je l’inclus dans mon bilan avec les provisions pour les pertes dues à cette machine, je suis sur d’aller droit à la faillite.

        Il y a bien une perte de rentabilité de ces exploitations, mais elle est due à l’effondrement du prix du gaz aux USA, divisé par 4 ces dernières années, du fait de l’afflux de la ressource( soi-dit en passant, cela va tout à fait à l’encontre de vos pieux mensonges sur la fait que la production serait très limitée)
        Une possibilité serait que le gouvernement US permette l’exportation de ce gaz, point sur lequel ils sont très frileux, car ce nouvel apport d’énergie est un véritable « bonanza » pour leur économie en général.
        Notez au passage que vous en bénéficiez aussi, indirectement, car grâce à cette future indépendance gazière des USA, les prix en Europe seront plutôt à la baisse.

        toutes vos idioties « environnementales » ne résistent pas une seconde à l’analyse,l’administration US étant très sourcilleuse, et très puissante et équipée pour surveiller ces exploitations

        mais une chose est sure, c’est que l’on pourrait rétablir notre prospérité avec ces techniques

        http://www.thegwpf.org/good-true-britain-shale-gas-1500-years/

        la vraie nuisance,elle est verte...

         


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 26 février 2013 18:48

          Arrête de creuser Rantanplan, plus tu t’en fonces plus tu t’enfonces, et plus t’es
          moinssé au fond du trou de la falaise où tes propos ne font plus écho...économise !


        • rosebud 1er mars 2013 16:55

          Non la vraie nuisance c’est l’ignorance ! il n’y a plus guère que Claude Allègre pour prétendre que le réchauffement est une vue de l’esprit- le dernier avertissement (sévère) concernant les conséquences du réchauffement climatique a été donné le 18 novembre par la Banque Mondiale elle-même.


          Par ailleurs concernant cette très naïve idée que le gaz de schiste pourrait rétablir notre prospérité économique, il faudra bien vous rendre compte que c’est fini les 30 glorieuses et qu’à partir de maintenant il va falloir fonctionner avec une croissance nulle quoiqu’en dise les promesses électorales- 

          Ce qui est idiot (et mortifère) c’est de penser que l’environnement n’est qu’une commodité ou un décor interchangeable pour des junkies énergétiques incapables de produire quoique ce soit par eux-mêmes, juste en mode consommation non stop. Pour l’instant nous n’avons que cette planète comme socle de vie, donc la préserver est juste la moindre des choses.

          Pour finir en ce qui concerne le « miracle américain » observez bien ce qu’il va se passer dans les prochains mois, dans le sillage de ce qui vient de se produire avec Cheasapeake :

          Début 2012, deux consultants américains tirent la sonnette d’alarme dans Petroleum Review, la principale revue de l’industrie pétrolière britannique. Tout en s’interrogeant sur la « fiabilité et la durabilité des gisements de gaz de schiste américains », ils relèvent que les prévisions des industriels coïncident avec les nouvelles règles de la Securites and Exchange Commission (SEC), l’organisme fédéral de contrôle des marchés financiers. Adoptées en 2009, celles-ci autorisent en effet les compagnies à chiffrer le volume de leurs réserves comme bon leur semble, sans vérification par une autorité indépendante. 

          Pour les industriels, la surestimation des gisements de gaz de schiste permet de faire passer au second plan les risques liés à leur exploitation. Or la fracturation hydraulique n’a pas seulement des effets délétères sur l’environnement : elle pose aussi un problème strictement économique, puisqu’elle génère une production à très faible durée de vie. Dans la revue Nature, un ancien conseiller scientifique du gouvernement britannique, David King, souligne que le rendement d’un puits de gaz de schiste décroche de 60 à 90% au terme de sa première année d’exploitation. 

          Une chute aussi brutale rend évidemment illusoire tout objectif de rentabilité. Dès qu’un forage s’épuise, les opérateurs doivent à toute vitesse en creuser d’autres pour maintenir leur niveau de production et rembourser leurs dettes. Quand la conjoncture s’y prête, pareille course en avant peut faire illusion pendant quelques années. C’est ainsi que, combinée à une activité économique chétive, la production des puits de gaz de schiste - atone sur la durée, mais fulgurante à brève échéance - a provoqué une baisse spectaculaire des prix du gaz naturel aux Etats-Unis, passés de 7 à 8 dollars par million de BTU (British Thermal Unit) en 2008 à 3 dollars en 2012. 

          Les spécialistes en placements financiers ne sont pas dupes. « L’économie de la fracturation est une économie destructrice, avertit le journaliste Wolf Richter dans Business Insider. L’extraction dévore le capital à une vitesse étonnante, laissant les exploitants sur une montagne de dettes lorsque la production s’écroule. Pour éviter que cette dégringolade n’entame leurs revenus, les compagnies doivent pomper encore et encore, en compensant les puits taris par d’autres qui le seront demain. Hélas, tôt ou tard, un tel schéma se heurte à un mur, celui de la réalité. »

          Géologue ayant travaillé pour Amoco (avant sa fusion avec BP), M. Arthur Berman se dit lui-même surpris par le rythme « incroyablement élevé » de l’épuisement des gisements. Evoquant le site d’Eagle Ford, au Texas, - « la mère de tous les champs d’huile de schiste" -, il indique que la baisse annuelle de la production dépasse les 42% ». Pour s’assurer des résultats stables, les exploitants vont devoir forer « presque mille puits supplémentaires chaque année sur le même site. Soit une dépense de 10 à 12 milliards de dollars par an… Si on additionne tout cela, on en arrive au montant des sommes investies dans le sauvetage de l’industrie bancaire en 2008. Où est-ce qu’ils vont prendre tout cet argent ? »

          La bulle gazière a déjà produit ses premiers effets sur quelques-unes des plus puissantes compagnie pétrolière de la planète. En juin dernier, le président-directeur général d’ExxonMobil, M. Rex Tillerson, criait famine en expliquant que la baisse des prix du gaz naturel aux Etats-Unis était certes une chance pour les consommateurs, mais une malédiction pour sa société, victime d’une diminution drastique de ses revenus. Alors que, devant ses actionnaires, ExxonMobil prétendait encore ne pas avoir perdu un seul centime à cause du gaz, M. Tillerson a tenu un discours presque larmoyant devant le Council on Foreign Relations (CFR) l’un des think tanks les plus influents du pays : « on est tous en train d’y laisser notre chemise. On ne gagne plus d’argent. Tout est dans le rouge. »

          A peu près au même moment, la compagnie gazière britannique BG Group se voyait acculée à une « dépréciation de ses actifs dans le gaz naturel américain à hauteur de 1,3 milliard de dollars » synonyme de « baisse sensible de ses bénéfices intermédiaires ». Le 1er novembre 2012, après que la compagnie pétrolière Royal Dutch Schell eut enchaîné trois trimestres de résultats médiocres, avec une baisse cumulée de 24% sur un an, le service d’information du Dow Jones rapporta cette funeste nouvelle en s’alarmant du « préjudice » causé par l’engouement pour les gaz de schiste à l’ensemble du secteur boursier. 

          Pourtant pionnière dans la course aux gaz de schiste, Chesapeake Energy n’échappe pas non plus à la bulle. Ecrasée sous le poids de ses dettes, l’entreprise américaine a dû mettre en vente une partie de ses actifs - des champs gaziers et des pipelines pour une valeur totale de 6,9 milliards de dollars - afin d’honorer les traites de ses créanciers. « La compagnie réduit un peu plus ses voiles, alors que son président-directeur général en avait fait l’un des leaders de la révolution des gaz de schiste » déplore le Washington Post. 

          Comment les héros de cette “révolution” ont-ils pu tomber aussi bas ? L’analyste John Dizard observait dans le Financial Times du 6 mai 2012 que les producteurs de gaz de schiste avait dépensé des montants « deux, trois, quatre, voire cinq fois supérieurs à leurs fonds propres afin d’acquérir des terres, de forer des puits et mener à bien leurs programmes. » Pour financer la ruée vers l’or, il a fallu emprunter des sommes astronomiques « à des conditions complexes et exigeantes », Wall Street ne dérogeant pas à ses règles de conduite habituelles. Selon Dizard, la bulle gazière devrait pour tant continuer de croître, en raison de la dépendance des Etats-Unis à cette ressource économiquement explosive. « Compte tenu du rendement éphémère des puits de gaz de schiste, les forages vont devoir se poursuivre. Les prix finiront par s’ajuster à un niveau élevé et même très élevé, pour couvrir non seulement les dettes passées mais aussi des coûts de production réalistes. »

          Il n’est pas exclu néanmoins que plusieurs grosses compagnies pétrolières se retrouvent confrontées simultanément à une même débâcle financière. Si cette hypothèse se confirmait, dit M. Berman, « on assisterait à deux ou trois faillites ou opérations de rachat retentissantes, en vertu de quoi chacun reprendrait ses billes et les capitaux s’évaporeraient. Ce serait le pire des scénarios. »

          En d’autres termes, l’argument selon lequel les gaz de schiste prémuniraient les Etats-Unis ou l’humanité tout entière contre le “pic pétrolier” - niveau à partir duquel la combinaison des contraintes géologiques et économiques rendra l’extraction du brut insupportablement difficile et onéreuse - relèverait du conte de fées. Plusieurs rapports scientifiques indépendants parus récemment confirment que la “révolution” gazière n’apportera pas de sursis dans ce domaine. 

          (Gaz de schiste, la grande escroquerie- In le monde diplomatique, mars 2013)




        • Kelimp 26 février 2013 12:43

          S’il ne s’agit, pour préserver notre environnement, que de la faillite de quelques entreprises pétrolières, je vote, les yeux fermés, pour l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste avec les méthodes actuellement connues.
          Car, quoiqu’en disent les pro-schistes, TOUTES les études sérieuses, je veux dire, toutes les études non orientées par les tenants de cette course au profit à n’importe quelle conditions, vont dans le sens de la dangerosité de cette exploitation.
          Même aux Etats-Unis, de plus en plus de voix s’élèvent contre ; des voix que l’on tente de faire taire en promulguant, par exemple, des lois qui interdisent de rendre public des résultats d’études contraires à l’exploitation des GdS...
          Alors rétablir notre prospérité avec ces techniques, comme l’affirme Joeletaxi, on en est loin, très loin...Et, surtout, on n’en veut pas !!


          • bigglop bigglop 27 février 2013 01:18

            Bonsoir à tous,

            Sur les permis de distribution de gaz (de schiste) en France, voici la liste des autorisations du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable (ce n’est pas une blague, le nom de ce ministère).

            Liste où l’on trouve des banques : Goldman-Sachs, Merill-Lynch, Citigroup, Morgan-Stanley, JP Morgan,
            des multinationales dont Cargill.......

            « Mon ennemi c’est la Finance.... »


          • joletaxi 26 février 2013 14:42

            aaahhh mes bonnes enclumes de vomigorax, de l’inébranlable,

            dites-moi, c’est bien la première fois que je vois des écolos, des pastèques, se soucier de rentabilité financière ?
            Moi, je trouve cela bizarre.
            D’autant que question rentabilité, la gabegie sans nom des renouvelables vous laisse de marbre

            http://www.climatechangedispatch.com/home/11018-british-media-declare-all-out-war-on-green-energy-lobby
            http://www.spiegel.de/international/germany/medium-sized-german-companies-criticize-energy-tax-breaks-for-industry-a-863430.html
            http://www.spiegel.de/international/germany/bild-863430-411349.html

            ça va être difficile de mettre ça sur le dos des capitalistes non ?

            et question surveillance, on ferait bien de s’inspirer des méthodes US,,quand on voit les causes des scandales sanitaires et alimentaires en Europe

            http://hockeyschtick.blogspot.be/2013/01/epa-tests-tainted-on-fracking.html

            ils en sont même à se disputer sur d’éventuels résidus de peinture sur le rig qui pourraient avoir été retrouvés dans les prélèvements.
            A croire qu’ils cherchent la petite bête non ?

            Mais de gros intérêts sont en jeu:tout le lobby éolien et photovoltaïque,les charbonniers,les pétroliers, fond de commerce de toutes les organisations écolos aux USA, sont en danger, car cette nouvelle ressource sonne le glas définitif de la fête au slip des renouvelables.

            et même en Allemagne

            http://www.lepoint.fr/economie/l-allemagne-dit-oui-aux-gaz-de-schiste-sous-conditions-26-02-2013-1632641_28.php

            pourtant ils ont aussi leurs kmers verts, mais faut croire que nous,on a hérité des verts les plus cons.


            • Clojea Clojea 26 février 2013 14:52

              Pas de gaz de schiste ni de pétrole de schiste, ni chez nous, ni ailleurs. N’inshistez pas...


              • joletaxi 26 février 2013 14:57

                vous êtes cardinal au conclave vert sur le gaz de schiste,désigné pour rédiger la fatwa pastèque sur un sujet qui est de nature à permettre de remédier un peu au gachis que votre mouvance a fait depuis des années ?


              • Shawford Shawford42 26 février 2013 15:12

                Jo, t’es en version je veux atteindre le 5eme Soleil mais mon égo est trop con là, où t’es juste en train de larguer un de tes étrons pour la vulgate et à bon escient j’espère ? smiley smiley


              • joletaxi 26 février 2013 15:15

                vos insultes en guise d’« arguments » en disent long sur le niveau de votre clique


              • Shawford Shawford42 26 février 2013 15:19

                « MA » clique ? 


                Définissez plus avant, cher débatteur, je saurai alors s’il y a arguments propres à exprimer.

              • Shawford Shawford42 26 février 2013 15:21

                Ou alors utilisez-vous le mot Pastèque comme quand on libère son séant aux latrines ? J’en serai fort aise. smiley


              • alinea Alinea 26 février 2013 15:50

                Ils mettront la clé sous la porte, tant mieux, mais notre eau ne deviendra pas noire ni nos montagnes pleines de trous !!
                No pasaran !


                • joletaxi 26 février 2013 19:10

                  comme c’est beau, quel courage, quel don de soi, quel héroïsme,St. michel terrassant le dragon...

                  quand je pense que l’on fait tout un pins du Che, on a ici des Che par dizaines, aussi sanguinaires avec leurs claviers qu’avec des kalach

                  viva la libertad
                  hasta la revolution
                  fraternité

                  et rires....


                • alinea Alinea 26 février 2013 19:32

                  Vous ne croyez pas si bien dire Joe !


                • eric 26 février 2013 18:34

                  Le mois prochain, on bat le record historique du Chômage. Qu’importe, on ne va laisser quelques vaches se boursoufler juste pour donner du boulot et du fric a 3 millions de chômeur et 11 millions de pauvres.
                  Faut quand même avoir le sens des priorités


                  • joletaxi 26 février 2013 19:06

                    mais enfin eric, c’est ça la décroissance.
                    et c’est leur finalité


                  • epicure 27 février 2013 00:35

                    C’est vrai que les gens n’aient plus d’eau potable, ou ne puissent plus cultiver leur nourriture, ce n’est pas vraiment important tant qu’une abnde d’abrutis peuvent s’ne mettre plein les poches..

                    Ce que vous défendez c’est jusgte de scier la branche sur laquelle on est assis,.

                    L’eau est plus important que tout.

                    L’argent liquide ne remplace pas les lquides aqueux car le second est indispensable.

                    Les partisans du gaz de schiste sont comme les persos de dessin animé qui courent vers un précipice, et qui continuent à courir à courir une fois le précipice atteint, jusqu’au moment où ils se rendent compte qu’ils ont le vide sous leur pied.


                  • JMBerniolles 26 février 2013 21:27

                    On part d’un sujet qui sur le fond est totalement technique, pour foncer vers sa position idéologie balisée et encadrée, nourrie par des reportages dont le caractère manipulateur ne résiste pas à une analyse élémentaire. [En aucun cas un reportage ne constitue un rapport scientifique sur lequel on peut s’appuyer. Et aujourd’hui nous avons affaire à une information systématiquement contrôlée et manipulée]


                    D’abord la question n’est pas d’être pro ou anti, mais en a-t-on besoin ?

                    Si on a la chance d’avoir ce type de réserve énergétique sur son territoire la réponse est évidemment oui.
                    C’est la réponse que donnent l’Angleterre, la Pologne, ... le Japon va exploiter le peu qu’il a .. 
                    Sauf nous. On ne veut même pas savoir [On ne va tout de même pas croire que des forages pour évaluer les réserves provoqueraient une catastrophe écologique]

                    Sur le plan technique toutes les affirmations mises en avant par cet article sont fausses :

                    a) La Température moyenne à la surface du Globe terrestre est sur un plateau depuis la fin des années 90. A part des pics de + 0.2 °C du à El Niño qui n’a pas de lien direct avec les émissions de CO2 équivalent. Récemment,125 scientifiques du climat de pratiquement tous les pays modernisés, sauf la France, se sont adressés à Ban Ki Moon, à l’occasion de Doha, pour le lui faire remarquer et lui dire que le NOAA Laboratoire américain de référence en matière de climat, considère que cette plage de temps sans réchauffement significatif remet en cause l’hypothèse CO2 [on oublit toujours que l’on est au stade de l’hypothèse parce que le problème est extrêmement complexe]

                    b) Les gaz de schistes [principalement du Méthane mais avec un spectre de composants gazeux différent du gaz qui s’est formé, en présence d’oxygéne, plus près de la surface du sol et qui est celui qui peut diffuser naturellement vers les nappes phréatiques] sont piégés en pression, disons environ 500 bars, dans une matrice d’argile durcie à plus de 1000 mètres sous la surface du sol.

                    Il y a une affabulation complète sur le nombre de produits chimiques mis en jeu dans la fracturation hydraulique et leur nocivité. Et il y a un réel effort pour « adoucir » les méthodes de fracturation.

                    Nous sommes en récession, déflation même. Si l’on abandonne notre nucléaire, la facture EDF va exploser, celle du gaz naturel également puisque la demande internationale ne cesse de croitre..

                    Que l’on demande des garanties de sûreté et de sécurité environnementale pour tout cela est juste, mais le No Nuke, no Coal, no Gas .. est une situation inténable 





                    • epicure 27 février 2013 00:48

                      Woaw l’argument : d’autres font des conneries, donc il faut faire pareil.

                      Donc résumons, des pays industrialisés se sont fait influencés par les lobbys du GdS, donc il faut céder aussi.

                      Tu en as d’autres des raisonnements comme ça ?

                       


                    • JMBerniolles 27 février 2013 09:02

                      Effectivement, quand on est plus intelligent on peut avoir raison contre tous...


                      Mais lisiblement, mes arguments ne se limitaient pas qu’à cela.



                    • wesson wesson 26 février 2013 22:06

                      Bon allez, on y reviens pour ceux qui n’ont pas encore compris. 

                      Le gaz de schiste est avant tout une arnaque financière, une version modernisée des avions renifleurs. 

                      L’année dernière, 40% du nombre TOTAL de puits de gaz naturel ont fermé aux USA (source)

                      Et cela pour une raison très simple : les puits se tarissent si vite qu’il faut sans cesse creuser ailleurs. Ce qui rends le coût actuel de cette extraction 6 à 10 fois plus élevé que pour l’exploitation de gaz traditionnelle. 

                      C’est donc fort logiquement que la plupart des puits ferment. Au plus fort de l’exploitation (vers 2006), il y avait plus de 2000 puits aux USA. Aujourd’hui, il en reste 428, même pas le quart, alors que on nous avait promis l’eldorado pour le prochain siècle.

                      Et au niveau des sociétés qui l’exploitent, ce n’est guère mieux. La 2ème plus grosse société (cheesapeake) est financièrement aux abois, et doit trouver 6 milliards de $ avant l’été ou ce sera la faillite. 

                      Bref, non seulement c’est hyper polluant, mais ça ne rapporte rien, et les acteurs en sont réduits à des opérations de cavalerie financière pour continuer d’exister.

                      Le Gaz de schiste, c’était un soufflé qui est déjà retombé aux USA.

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Oh Long Johnson

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