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Accueil du site > Actualités > Environnement > Nucléaire en France : La fausse transparence

Nucléaire en France : La fausse transparence

Dimanche 16 novembre sur France 3 sera diffusé le documentaire "Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre". Un document saisissant et salutaire pour l’éducation du citoyen sur la question du nucléaire. Seulement voilà, le film est programmé à 4 heures du matin ! Un tel horaire démontre que la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire reste lettre morte. 

Là où le film "Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre" a été projeté, il a suscité un vif intérêt, il a secoué le public autant peut-être qu’un documentaire d’Al Gore et déclenché des réactions. Le long-métrage, excellent et passionnant, selon Ouest-France, met deux acteurs face à face, sans prendre partie : EDF, l’exploitant et démanteleur de la centrale, et le collectif Sortir du nucléaire.

Le réacteur expérimental de Brennilis, en Bretagne, fut construit à partir de 1962. La population ne fut pas informée sinon par une courte propagande. En 1986, la centrale s’avère peu productive et fuit de partout ! Elle est stoppée. Edf commence son démantèlement dans les années 90 mais doit arrêter les travaux au début des années 2000. EDF, bien que connaissant les risques énormes du démantèlement du réacteur, se lance dans cette opération à haut risque, avant d’être stoppée par les écologistes qui réussissent à arrêter le chantier. Le 6 juin 2007, le réseau "Sortir du nucléaire" obtient, en effet, du Conseil d’Etat l’annulation du décret et donc de la procédure de démantèlement. Selon l’organisation antinucléaire, il s’agit par cette décision de mettre fin à la duperie de l’opinion publique par EDF qui, en procédant au démantèlement de ce petit réacteur d’une puissance de 70 mégawatt (MW), veut faire croire qu’il serait tout aussi aisé de démanteler les réacteurs actuels.

Le documentaire de Brigitte Chevet permet de contrer l’information officielle contrôlée et délivrée au compte-gouttes, et de donner la parole à des témoins. Le bilan est désastreux. Le chantier de Brennilis, qui devait être la vitrine du savoir-faire d’EDF en matière de démantèlement, est un gouffre financier et une bombe à retardement écologique, ce qui n’est pas de bon augure pour l’avenir des centrales vieillissantes. C’est un film citoyen, qui interroge l’état de notre démocratie.

"De la viande à neutron" :

Lors du dernier débat ayant suivi la projection du film à pont-de-Buis (Finistère), un témoin capital, Michel Marzin, ancien adjoint du directeur du site de Brennilis, a parlé de "l’énorme mensonge" et de la "loi du silence". Et des fuites, radioactives ou financières. "À l’époque, avoue-t-il avec émotion, nous étions fiers d’avoir participé à cette construction de la centrale. Avec le recul, je témoigne mais je ne pourrais pas revenir en arrière. Les moyens de sécurité n’ont pas été à la hauteur, le risque sous évalué... Depuis 1982, 50 % des gens ayant travaillé au contact de l’eau lourde sont décédés à moins de 65 ans. C’est terrible, mais pas reconnu. Les employés contaminés des centrales étaient de la viande à neutron."

Le film de la réalisatrice Brigitte Chevet sera diffusé samedi sur France 3 Ouest à 16 heures. Pour le public non breton, il faudra attendre dimanche 16 novembre où il passer sur France 3 à 4 heures du matin !

Que fait le gouvernement ?

A la suite des incidents de Tricastin survenus le 7 juillet 2008 sur le site de la société Socatri dans la Drôme, Jean-Louis Borloo avait sollicité l’avis du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) sur "la qualité de l’information portée à la connaissance du public, la transparence avec laquelle ces informations sont portées à sa connaissance et les modalités suivant lesquelles il serait possible de mieux associer les différentes parties prenantes concernées par ce sujet".

Le Haut Comité lui a remis son rapport le 7 novembre. Il formule 18 recommandations pour améliorer l’information, la transparence et la concertation avec les parties prenantes. Il préconise principalement la création d’un portail internet facilitant l’accès du public aux informations relatives au suivi radioécologique des sites nucléaires (actuellement, il faut se rendre en mairie durant des créneaux horaires de l’administration !), une rénovation des enquêtes publiques, une meilleure association des acteurs locaux, notamment des commissions locales d’information (CLI).

Que font les collectivités locales ?

L’Etat a transféré aux collectivités locales les missions d’expertise, d’information et de gestion des risques mais ne leur a pas vraiment donné les moyens d’agir. Que se passerait-il en cas d’incidents ? Qui serait responsable ? Personne sans doute...

Plusieurs lois sont intervenues pour opérer les transferts de responsabilités : les lois du 30 juillet 2003 relatives à la prévention des risques technologiques et naturels, du 13 août 2004 relative à la modernisation de la sécurité civile et du 13 juin 2006 sur la transparence et la sûreté nucléaire. Le président du conseil général a pour charge de créer des commissions locales d’information (CLI) auprès des installations nucléaires de base.

Ainsi les collectivités se sont elles vues investies de nouvelles responsabilités en matière de prévention des risques nucléaires et même de gestion post-accidentelle mais sans les moyens adéquats, financiers et d’expertise, leur permettant de les assumer.

En attendant, l’opacité et la dissimulation continuent de régner sur la question du nucléaire. Le documentaire de Brigitte Chevet est donc à ce titre très instructif et aurait mérité d’être diffusé sur le service public - dont on se demande parfois à quoi il sert ! - en première ou en seconde partie de soirée et non en pleine nuit. Ce passage nocturne d’une information capitale est à l’image de la politique d’information du gouvernement !


Moyenne des avis sur cet article :  3.76/5   (29 votes)




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87 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 15 novembre 2008 11:23

    Le documentaire est téléchargeable. Un intervenant d’Agoravox nous donne le mode l’emploi. Je l’ai testé : ça marche. Le film débute par une dispute entre militants et travailleurs du site. C’est assez musclé.



    • sisyphe sisyphe 15 novembre 2008 11:27

      Houla !

      Article qui va attirer la nuée de propagandistes et lobbyistes d’Areva, qui font feu de tout atome, pour nous convaincre que l’énergie nucléaire ne pose aucun problème, qu’elle est propre, sans fuites, qu’il n’y a pas de déchets, que le démantèlement des centrales usagées ne pose aucun problème... que c’est l’avenir riant et sain de nos vertes contrées... 

      Proposons leur donc d’habiter tous à côté des centrales, et d’enfouir les déchets dans leur jardin...
      Un pari qu’ils vont noyer le poisson ? 
       smiley



      • La Taverne des Poètes 15 novembre 2008 11:47

        Le film montre clairement que le réacteur fuyait dès sa mise en route. Il a d’ailleurs subi plusieurs années de panne. De l’aveu des responsables, le réacteur était hors-normes dès le début mais on a continuer de l’exploiter. En 2006, un laboratoire de Valence a analysé de la terre recueillie aux abords du site. Faute de moyens, le labo n’a pu mesurer le tritium et s’est contenté de mesurer les autres éléments radioactifs : ceux-ci sont présents de manière importante dans la terre prélevée sans qu’on puisse déterminer s’ils proviennent du nuage de Tchernobyl (qui ne s’est pas stoppé à la frontière sur décision autoritaire du gouvernement) ou de la centrale de Brennilis.



      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 novembre 2008 12:04

        " Il préconise principalement la création d’un portail internet facilitant l’accès du public aux informations relatives au suivi radioécologique des sites nucléaires (actuellement, il faut se rendre en mairie durant des créneaux horaires de l’administration !), " avez vous écrit,

        En fait, si l’on veut bien y regarder de plus près, LE WEB constitue cette plateforme d’information tous azimut non née de la volonté de l’Etat, mais de sa participation au financements. L’Etat c’est nous veut donc dire que nous avons financé cet outil dont nous faisons l’usage que l’on désire. C’est pour cette raison que l’Etat craint tellement notre volonté d’être informé, d’autant que la toile est super-active, autant que, super-réactive.

        Dès le lendemain, l’on pourra trouver ce sujet sur quantité de sites militants bénévoles et associatifs.

        " Ainsi les collectivités se sont elles vues investies de nouvelles responsabilités en matière de prévention des risques nucléaires et même de gestion post-accidentelle mais sans les moyens adéquats, financiers et d’expertise, leur permettant de les assumer
        . "

        Tous les financement de l’Etat proviennent des collectivités locales, conglomérations de citoyens. S’il centralise ainsi l’impôt, ce n’est que pour le redistribuer à la hauteur des responsabilités en matière de prévention, et non seulement en frais de fonctionnement, afin de leur donner le pouvoir de les assumer.

        Brigitte Chevet, Marie Monique Robin, actrices principales de l’outil audiovisuel au profit de la transparence bénéfique. Merci à vous. L.S.


        • La Taverne des Poètes 15 novembre 2008 12:07

          D’abord vitrine du développement du nucléaire, Brennilis est devenu la vitrine du démantèlement nucléaire. Du moins c’est ce qu’a voulu le gouvernement en 1995, malgré le coût énorme envisagé (mais bien sûr délibérément très sous-estimé officiellement) et les dangers que présentait cette initiative contre laquelle CEA -EDF s’opposait en demandant un délai de précaution de 30 ans. S’accrochant à son idée de propagande autour de Brennilis, le gouvernement a passé outre ces recommandations et commencé à faire démanteler le site.

          Résultat : la déconstruction bien que seulement partielle a déjà coûté la bagatelle de presque qu’un demi-milliard d’euros. Or le plus gros oeuvre n’est pas fait (réacteur toujours là) La Cour des comptes s’en inquiète en 2005. Cela nous donne une idée des fortunes que nous devrons dépenser pour les prochains démantèlements des centrales et de la légèreté des dirigeants politiques soucieux prioritairement de faire de la propagande auprès de l’opinion pulbique.


          • foufouille foufouille 15 novembre 2008 12:42

            le nucleaire ne peut etre transparent, vu qu’il est "secret defense"
            ce qui montre bien la dangerosite de cette energie
            une cible strategique en cas de gueurre ou de vrai terrorisme


            • krolik krolik 15 novembre 2008 13:02
              Vous voyez que l’information circule et que le fichier peut être lu sans problème.
              De la transparence ! Mais pour faire quoi ?
              Il y a eu sur AV une discussion initièe par un intervenant demandant à ce que la population soit informée lors du décrochement des deux barres de combustible suspendues aux internes du couvercle de Tricastin.
              Le problème n’est pas tellement de donner l’information, le problème est de savoir ce qui sera fait de l’information.
              Quel est le niveau de connaissance de la population en matière de radioprotection ?
              Cette histoire de besoin d’information me fait penser à :

              - Il se produit un accident sur une voie d’autoroute. Aussitôt sur l’autre voie, un ralentissement se produit, car il y a un « besoin d’information » très apparenté à de la curiosité ; un ralentissement de produit donc sur l’autre voie, et au besoin un nouvel accident sur les arrières de l’autre voie..
              Maintenant si l’information est donnée, quelques organisations indépendantes vont mettre en épingle le nombre de becquerels mesurés. Nombre forcément très grand à mettre la frousse.
              Aucune indication sur la radiotoxivité de ces becqurels.
              Dans le cas de Brennilis, vous parlez de tritium qui n’a pas pu être mesuré, mais vous précise-t-on, que pour recevoir annuellement 1milliSv il faut ingérer soit :

              - 800Bq de polonium 210 (très dangereux le polonium 210)

              - 4000 Bq de plutonium 239

              - 4500 Bq de thorium 232

              - 22 000 Bq d’uranium 238

              - 76 900 Bq de césium 137

              - 55 000 000 Bq de tritium

              Sachant qu’en territoire français courant et beacoup plus en Bretagne il y a 10 000Bq/m2 de polonium 210 !!
              Alors on va parler de quoi ?
              On va parler d’utiliser de l’encre pour vendre du papier et contribuer à l’abattage des forêts pour le papier . mettre la frousse à des personnes sensibles qui achèteront plus de tranquilisants pour pouvoir dormir !
              Vous allez visiter les sites de l’ASN et de l’IRSN vous êtes au courant de tout ce qui se passe.
              Que se passe-t-il dans le domaine de la chimie ? Les transports de chlore liquide d’acide fluohydrique, et autres produits, souvenez vous du camion citerne qui avait fait un roulé-boulé dans le camping de Los Alfaquès en Espagne. On a les mêmes citernes qui roulent sur les routes de France, demandez vous à être informés ? Demandez vous de la transparence ? Obtenez vous de la « transparence » dans le domaine de la chimie de façon équivalente à ce qui est largement publié dans le domaine du nucléaire ?

              Si l’on veut chasser le becqurel à tout prix il faut s’intéresser au nucléaire médical :

              - Le médical nécessite des radioéléments à vie courte, donc hautement radioactifs, même s’ils sont dissous avec un fort taux. Pour réaliser ces radioisotopes il faut utiliser des réacteurs hauts flux qui eux contiennent de l’uranium avec un taux d’enrichissement « militaire » de plus de 90%. Ce sont des réacteurs hautement proliférants. Jetez un œil sur
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              - Le réacteur Canadien de Chalk River produit un grand nombre de radioisotopes, en Novembre dernier la patronne de la sûreté nucléaire canadienne a ordonné la fermeture du réacteur en question car une pompe d’eau lourde présentait un problème ou n’était pas doublée par une deuxième pompe. Ca a été le tollé général dans toute l’amérique du Nord. Le Premier Ministre Canadien Stephen Harper a demandé à la patronne de l’ASN local de revoir sa position. Elle a refusé. Stephen Harper a fait voter une loi obligeant au redémarrage du dit réacteur et a viré la patronne de l’ASN pour « incompétence ». Ca a été le silence assourdissant des écolos locaux, et pas de vague en Europe sur le sujet.
              - Ces radioisotopes à vie courte doivent être transportés et utilisés rapidement sinon plus de radiosotopes. Donc un flux constant de colis sillonnant les routes et le monde en voiture ou en avion. Un des graves accidents nucléaires a été enregistré en France il y a 2 ou 3 ans par un bagagiste qui s’était fait irradier par un de ces petits colis éventré à l’aéroport CDG. Alors qu’il n’y a jamais eu d’accident d’irradiation lors d’un transport de château blindé de combustible ou de déchets.
              - - Les quantités transportées ne sont pas négligeables, un hôpital comme la Pitié-Salepêtrière consomme environ une curie (37 milliards de becqurels) par jour d’iode 131. Le fameux « nuage » de Tchernobyl correspond à 36 heures de consommation des hôpitaux français.
              - Ces radioisotopes sont utilisés dans les hôpitaux, les opérateurs se prennent des doses régulièrement.
              - Un patient lors d’une scintigraphie de la thyroïde se prend environ 750 000 becquerels d’iode 131 et jamais un malade n’a déclenché de cancer suite à un tel examen. Mais on ne fait pas ces investigations sur les moins de 20 ans.
              - Les malades doivent aller pisser dans des urinoirs blindés, mais ils ne le font pas..Ils vont pisser dans des WC ordinaires qui atterrissent à l’égout directement. Régulièrement des bennes à ordures rentrant au dépôt font hurler la sirène du portique de radioprotection. La plupart du temps il s’agit de couches urinaires pour adultes contaminées au technétium 99m. La benne est mise de dôté pendant trois semaine le temps que cela décroisse avant de réintégrer la file. Ca se produit régulièrement en Suisse, qui est très équipée « antinucléaire ».
              - Il y a eu quelques accidents notoires, à New York une femme a reçu une injection d’or radioactif non dissous, à 100 fois la dose prescrite. Il a fallu mettre un paravent blindé autour de son lit en attendant qu’elle meurt..
              - Lorsque l’on fait un survol d’une ville avec un hélicoptère équipé d’une caméra de gammaspectrométrie, Helinuc basé en veille permanente à Valduc, on repère tout de suite les hôpitaux et les égouts qui arrivent au final dans les rivières. A Paris cela s’arrête à la station d’Achères où les dépôts restent un temps suffisamment long pour décroître.
              En ce qui concerne les appareils de radiographie et d’irradiation.
              Il doit y avoir 27000 appareils de radiographie dentaire en France, les propriétaires ont des formulaires à renvoyer à l’ASN, le taux de retour est de l’ordre de 5%, ce qui veut dire que la majorité des opérateurs s’en fichent complètement et que l’ASN ne suit pas..
              Suite à la catastrophe d’Epinal les écolos n’ont pas demandé la démission de la direction de l’ASN ni de l’IRSN ; alors que suite à « Carcassonne » le chef d’Etat major a démissionné dans les 24heures. C’est la collusion évidente entre les écolos (Criirad, SdN, etc..) et l’ASN. Les écolos aiment bien l’ASN qu’ils peuvent mener par le bout du nez, alors ils font tout pour les conserver, de la manif formelle simplement.
              Le Professeur Pellerin avait fait interdire les appareils de radioscopie car si l’on en prenait un peu lors du contrôle des poumons, les opérateurs s’en prenaient eux toute la journée. 20 000 appareils passés à la benne en toute discrétion à l’époque. Mais Pellerin s’intéressait effectivement à la santé des personnes alors que l’ASN s’intéresse au respect des normes sans forcément comprendre d’où les normes viennent d’ailleurs.
              En principe on ne fait plus que des radiographies à distance pour l’opérateur. Mais la radioscopie était bien agréable pour la réduction « en direct » des fractures par exemple. Le toubib voyant ce qu’il fait exactement c’est plus facile. Il n’empêche que la radiodermite est encore une maladie professionnelle très courante chez les toubibs. On peut se rappeler que lors de la 1ère guerre mondiale il y a eut environ un millier de médecins (français + allemands) qui sont morts du fait de l’irradiation dans les ambulances radiologiques développées par Marie Curie.
              Les doses appliquées lors des traitements d’irradiation sont effroyables, à Epinal lors d’irradiation sensées être programmées à 50 grays ils ont appliqué des 80 grays localement.
              Lors d’un traitement d’un gosse atteint de leucémie on lui applique 15 grays c’est-à-dire deux fois la dose mortelles à 100% pour tuer toutes les cellules malignes et au passage on en tue bien d’autres. On les conservent dans des bulles stériles, jusqu’au moment, très rapidement après, on leur fera une greffe de moelle osseuse pour reconstituer leur défenses. On sauve environ 300 gamins par an avec cette méthode sur les 450 cas annuels recensés en moyenne en France annuellement.
              Mais cela a pour conséquence que les toubibs qui travaillent dans le domaine des irradiations envisagent le gray comme unité de base et ne sont pas à quelques unités près.
              Dans les années 70, lors du démarrage du programme de construction des centrales françaises il y a eu des conférences organisées pour le milieu médical logeant à proximité des futures centrales. On parlait de rad et de rem. La question habituelle des toubibs était :
              - Mais vos rems ne sont pas les mêmes que les nôtres ?
              Comme si le mètre de l’arpenteur n’était pas le même que celui de l’horloger !
              A contrario les toubibs non spécialisés sont des propagateurs de la frousse anti-nucléaire, par exemple le Dr Fauconnier en Corse. Mais ils sont nombreux.
              Récemment j’ai lu que Stéphane Lhomme s’était insurgé contre les « fuites » et avait cité l’accident de Fleurus en Belgique où de l’iode 131 a été relâché.
              J’attends la prochaine bouse de Stéphane Lhomme sur Agoravox pour le féliciter d’enfin se mettre à lutter contre le nucléaire médical. L’institut de Fleurus pour les radioisotopes est un institut qui travaille dans le « médical »..



              En ce qui concerne les démantèlement, je vous signale que pour approuver les bilans d’EDF et AREVA comme « sincères et véritables », les commissaires aux comptes veillent à satisfire la position « charges à venir ». faites vous une lecture du bilan d’EDF ou d’AREVA c’est instructif.

              @+

              • jeje46 15 novembre 2008 14:42
                Bonjour,
                 
                krolik,
                 
                Vous utilisez vous-même la technique de l’accident d’autoroute :
                Les centrales sont dangereuses ? Mais non, regardez le nucléaire médical, ça c’est dangereux.
                 
                Que le nucléaire médical est dangereux, d’accord. Mais, cela ne justifie ou cautionne en rien les centrales et leurs problèmes.
                 
                Vous ne relevez nullement qu’un ancien du site Michel Marzin, adjoint du directeur à l’époque (poste quand même relativement important donnant accès à bcp de choses), reconnait qu’il y a mensonge et silence sur le nucléaire énergétique. Que 50% des gens en contact avec l’eau lourde sont morts avant 65 ans.
                 
                Moi-même, dernièrement, discutant avec un spécialiste de la question, j’ai appris qu’une de nos centrales à 2 réacteurs était sujet à problèmes sur problèmes et que depuis son ouverture, à aucun moment, il n’avait été possible de faire fonctionner les 2 réacteurs en même temps. Bravo, on maitrise vraiment bien cette technique, il n’y a aucun risque (ironie).
                 
                Cordialement.
                 
                Jérôme

              • krolik krolik 15 novembre 2008 15:18

                Tiens mon mesage a été "coupé" !
                @+


              • krolik krolik 15 novembre 2008 15:16

                Les anti-nucs balancent des assertions générales et faciles du style :

                - c’est du secret défense.

                - la moitié des travailleurs sont morts..
                Mais sans jamais citer un papier scientifique, sans jamais donner aucune explication pratique.

                On a vu le tollé avec la contamination de l’eau de la Gaffière suite à la fuite d’uranium de Socatri en juillet dernier.
                Vous vous rendez compte la teneur en uranium de l’eau allait de 17 à 50µg/l alors que la valeur conseillée par l’OMS est de 15µg à ne pas dépasser !
                Mais la Criirad s’est bien gardée de dire que l’eau de St Yorre en bouteille était de 20µg/l , la Badoit à 80µg/l et que l’eau de St Alban monte encore plus haut.
                Lorsqu’il a été demandé à la Criirad une analyse de l’eau de Badoit, ils ont refusé, en disant que l’on ne pouvait pas comparer de l’eau en bouteille et de l’eau de "distribution" , que ce n’était pas la même norme !
                Qui se fout de la gueule de qui régulièrement ?
                Et le péquin moyen qui avale tout cela, les médias qui en rajoute des couches sans compter les "journalistes-citoyens".
                Et l’eau du Rhône qui charrie naturellement de 280 à 300 tonnes d’uranium par an ! Etes vous capable de faire une différence de plus ou moins 71kg dans le Rhône.

                Vous lancez des assertions, vous mettez des doutes. Sur un site à deux tranches on n’est jamais arrivé à faire fonctionner les deux tranches à la fois. Quel site ? Ce n’est pas secret, et ne plus cela doit se voir car les aéroréfrigérants ne fonctionnent pas en même temps.. sauf centrale bord de mer..

                Personnellement j’essaie de donner des informations, informations que je peux soutenir par de la doc scientifique.
                la moitié des travailleurs dans l’eau lourde sont morts à moins de 65 ans ! OK, étude épidémiologique ???
                C’était des Bretons avec l’alcool facile dont les épouses mettaient de la gnole dans les biberons de leurs gosses pour les faire dormir ? (il y a déjà eu des condamnations pour cela). C’est facile de mettre des peaux de banane invérifiables.
                Il y a eu le coup des leucémies des enfants autour de La Hague par le Pr Viel. Grand émoi au CEA, étude reprise, refaite, analysée. Et finalement de gros défauts à l’étude de Viel,, les cas en échantillonnages trop faibles, pas de loi statistique. Et Voynet, la ministre écolo de l’époque a classé l’affaire sans suite. Voynet vendue au "lobby" bien sûr !

                On veut chasser le becquerel, alors on commence par chasser le nucléaire médical qui est le grand disséminateur de radiations et de radioisotopes, le plus grand nombre d’accidents pour le plus grand nombre de personnes touchées, et là on sera logique.
                Il faut tout de même rappeler les priorités et les faits : Epinal l’accident le plus dramatique du nucléaire civil tout de même !
                Mais ça n’a pas l’air de vous faire ni chaud ni froid.

                @+


                • eugène wermelinger eugène wermelinger 15 novembre 2008 15:53

                  NON, l’ancien du Gud, ce n’est pas la MOINS pire mais la PLUS pire des solutions. 
                  Le pétrole et le charbon, certes, partent en fumées nocives, mais ne restent pas pour des millénaires ou des millions d’années en étant nocives. 
                  Chapeau à Krolik pour "les alcooliques" bretons qui apprécieront !

                  Les véritables solutions aux problèmes de l’énergie : on les connaît.
                  Economies, récupération du Soleil sous toutes ses formes (photovoltaïque, mais aussi bio-gaz (cela vient des végétaux ou des animaux ayant mangés et emmagasinés les photons émis par’ le soleil), éolien, marées, et bien d’autres déjà connues et à découvrir.
                  On sait aussi qui s’y oppose. Les trusts privés et étatiques , voir des syndicats.
                  A leurs différents profits financiers et de pouvoir d’asservissement des masses.

                  Pour en revenir à l’article concernant les démantellements de centrales : Quid de son financement ? 
                  Personne n’y troiuve un quelconque intérêt. On est mal, et on le sera encore plus. Jusqu’à le destruction de la vie ? 


                • finael finael 15 novembre 2008 16:00

                  Le problème c’est que l’auteur de l’article, ainsi que la plupart des commentateurs ne connaissent pas le sujet dont ils parlent.

                  Quant aux médias, et ici AV, il faut faire du "sensationnel", quitte à utiliser des chiffres sans références à d’autres valeurs, des opinions qui ne sont que des convictions voire de fausses informations (pas forcément par malhonnêteté mais parce qu’on n’a été les chercher que sur des sites ou autres sources qui partagent le même point de vue). Le nucléaire civil protégé par le "secret défense" ... d’où sort cette absurdité  ?

                  Idem avec l’article : la centrale a été arrêtée en juillet 85, son démantèlement, ralenti par l’acharnement des anti-nucléaires, ne saurait être la "vitrine" des démantèlements : les Centrales de Chinon 1 arrêtée depuis 1973 est transformée en musée, Chinon 2, arrêtée en 1985, Chinon 3, Saint Laurent 1, Saint Laurent 2, Creys Malville sont bel et bien en cours de démantèlement depuis 2001.

                  De toutes façons on ne parle des centrales nucléaires qu’en cas de problème, réel ou supposé !

                  Si vous essayez de remettre les choses à leur vraie place aussitôt les attaques "ad hominen" fusent : vous faites partie d’un "lobby", vous êtes à la solde d’Areva (qui n’existait pas à l’époque), etc ... (et si vous êtes du métier c’est encore pire)

                  Moi je me demande à la solde de qui sont les "Anti", des pétroliers ?


                  • La Taverne des Poètes 15 novembre 2008 16:15

                    "Le problème c’est que l’auteur de l’article ne connaît pas..." Le problème c’est que l’ancien directeur de la centrale connaît "un peu" le sujet ! Et qu’il s’exprime tout au long de ce documentaire.



                  • jeje46 15 novembre 2008 16:36
                    Bonjour,
                     
                    finael,
                     
                    Toujours la même rengaine des pros :
                     
                    - vous êtes trop inculte pour comprendre, donc taisez-vous ! Ah bon, on n’a pas le droit à une opinion ?
                    - Tchernobyl ? ce n’est pas la même technologie et la notre on maîtrise ! Et avec l’EPR ça serra encore mieux surtout qu’on est devenu moins con qu’à l’époque du système eau lourde !
                    - quand il y a un incident : rien de grave, aucun risque ! Ah bon ? je croyais qu’on maîtrisait cette technologie ? pourquoi des incidents alors ?
                    - un incident de rejet ? Pas grave, la radioactivité naturelle est bien plus grande ! Et l’équilibre écologique on s’en fout ?
                    - le nucléaire énergétique n’est pas dangereux ! C’est le médical qui l’est !
                    - le nucléaire est la meilleure solution par rapport au pétrole et gaz ! Ah bon ? Et l’éolien, la géothermie, le solaire, les marées, le développement durable (construire intelligemment), etc.…
                    - le coût du démantèlement est prévu ! Dans l’exemple de Brennilis, le coût réel a largement dépassé les prévisions (cf. cour des comptes).
                    - Etc.
                     
                    Cordialement.
                     
                    Jérôme

                  • finael finael 15 novembre 2008 22:50

                    Quel ancien directeur ? Parce qu’il y en a eu plusieurs, vous ne le saviez pas ?

                     En ce qui me concerne je connais personnellement une des seules personnes qui ait suivi la centrale EL4 depuis l’étude de projet jusqu’après son arrêt.

                     Et à ma connaissance cette personne n’a jamais fait partie d’un quelconque "lobby" et ne s’est jamais génée pour dire ce qu’elle pensait.

                     J’ai eu droit aux comptes rendus quasi quotidiens de ce qui s’y passait, aux difficultés comme aux problèmes rencontrés.

                     Et de plus j’ai une formation scientifique et technique et au moins je comprends les principes de fonctionnement et je sais lire les compte-rendus et les chiffres de dosimétrie.

                     Etes vous donc allé personnellement sur le site, que l’on pouvait visiter, guidé par des ingénieurs ; ou alors à la mairie de Brennilis qui reçoit l’ensemble des rapports ?

                     Quant aux lamentations de ceux qui critiquent les personnes qui savent de quoi elles parlent, il leur suffit de se renseigner et d’acquérir au moins un savoir de base. Ce n’est pas de la magie et ce n’est pas si compliqué que ça.

                     Mais je sais bien que l’auteur est l’un des rédacteurs privilégiés d’Agoravox, alors que les raisons des choix de publication sont pour le moins obscures ... bien plus que les informations sur le nucléaire civil en France.


                  • La Taverne des Poètes 16 novembre 2008 00:32

                    Encore une fois, le sujet n’est pas le nucléaire en lui-même mais la transparence de l’information prévue par la loi. Nul besoin de formation scientifique donc, il suffit de raisonner en citoyen et d’écouter les points de vue des experts et de juger si la transparence a été appliquée. Or, non seulement ce n’est pas le cas et, par exemple la phase 3 du démantèlement s’est faite sans enquête publique, mais pire, il y a eu désinformation volontaire, dissimulation d’informations. Je rappelle aussi que c’est la justice qui a décidé d’arrêter la phase 3 : les militants écologistes obtus du Conseil d’Etat ?

                    Il n’y a rien d’obscur pour les articles publiés. Ecrivez un bon article ayant trait à l’actualité et il sera publié.


                  • pascal 16 novembre 2008 14:34

                    Bonjour,

                    Vous travaillez dans le nucléaire pour posséder toutes ces "connaissances" ?

                    Moi oui, non seulement j’y bosse mais qui plus est je suis à l’ exploitation. Pour dire hein !


                    Donc si je peux donner mon avis peu informé par rapport à vos connaissances du sujet :

                    1/ Les réacteurs types Tchernobyl n’ont strictement rien à voir avec nos réacteurs et en particuliers l’EPR du point de vue de la conception.

                    2/ Oui entre les premiers modéles et les dernières générations des progrés ont permis de rendre ces récateurs de plus en plus sûr.

                    3/ Bien sûr il y a des incidents mais ceux ci sont prévus par conception, donc maîtrisés. Nous sommes dans une installation industrielle quand même.

                    Plus globalement, il est vrai que le nucléaire a des inconvéniants, prinipalement les déchets. Mais je crois qu’avec le dérèglement climatique en cours, nous avons une notion a ne pas oublier, comme un des intervenant ici : Le temps.

                    Cordialement


                  • pascal 16 novembre 2008 14:36

                    Mince, je m’adresse à Gégé46.


                    • La Taverne des Poètes 15 novembre 2008 16:25

                      Elle ne parle pas directement de Brennilis mais, notamment, du réacteur EPR et des incidents qu’on banalise (Tricastin).


                    • krolik krolik 15 novembre 2008 16:47

                      @L’auteur.

                      Mais le cabinet d’avocats Uglo-Lepage soigne son marché.
                      Historiquement ils ont bien réussi avec la fermeture de SPX. Un "must" dans la référence.

                      Pour reprendre un commentaire.
                      Les "pros" essaient de donner des infos scientifiques, alors que les anti refusent systématiquement de lire les éléments transmis, ils refusent de s’informer. Après ils peuvent dire que cela manque de transparence.

                      Il y a un gars qui n’y connaissait rien du tout et qui a enquêté sur le sujet , il a pondu un bouquin :"les dix mensonges sur le nucléaire". Vous pouvez voir son site :
                      http://www.journaliste-enqueteur.com/ 

                      Comme autre enquête il y a le bouquin d’Eric Ouzounian intitulé "Tchernobyl en France" il n’y a que le titre accrocheur qui donne dans l’anti à priori, mais on peut y lire entre autres choses que la fermeture de SPX a été une grosse erreur !

                      Donc dès que l’on se renseigne un peu en dehors des survols sur AV et des propos de la Criirad.. on change d’avis..
                      @+


                    • krolik krolik 15 novembre 2008 16:52

                      Alors on communique et on annonce 5000Bq/m2 de tritium.
                      Avec cela qu’est-ce vous faites ?
                      Vous changez de continent sous l’impulsion de la Criirad et de SdN ?
                      Dans la mesure où vous n’avez aucune idée des ordres de grandeur en radio-toxicité qu’est-ce que vous pouvez bien faire de l’information en question ?

                      La Criirad at-t-elle communiqué sur les teneurs habituelles en uranium des eaux minérales et de l’eau du Rhône ?

                      @+


                    • krolik krolik 15 novembre 2008 17:06

                      @Sisyphe.

                      Comme dit un autre intervenant habituel d’AV, je suis venu "m’immiscer" dans les discussions.
                      Autrement ce serait le ronr-ron habituel.
                      Ah ce que l’on est malheureux, on nous cache tout, les dirigeants sont des salauds (voir "Inéluctable" d’ARTE).
                      Pour la production du photovoltaïque vous préférez les contaminations à l’hexafluorire de soufre ? Qui n’est pas présent dans l’atmosphère d’origine ? Alors que le radon, le polonium sont des éléments naturels.

                      Les éoliennes, tant que cela reste une ressource marginale, pas de problème. mais si elles devenaient une source représentant 20% de la consommation d’électricité, et bien il faudrait transporter l’électricité d’un point aléatoire à l’origine vers les centres de consommation, et cela conduirait à multiplier par cinq les km de lignes haute tension !!! Vous aimez les lignes HT ? Moi pas. Avec des sources fixes et permanentes les lignes HT sont réduites au minium nécessaire pour assurer la sécurité de la distribution (sauf en PACA du fait des écolos).
                      Si l’énergie éolienne devient importante, il est nécessaire de prévoir son remplacement en cas d’un anticyclone immobile, donc des sources pouvant démarrer rapidement, c’est à dire des centrales à flammes...Et augmentation de la production de GES. Centrales en attente de démarrage rapide, matériel sous employé, démarrages chaotiques et polluants. D’ailleurs l’éolien est concomitant de la production de GES il n’y a qu’à oir les chiffres de l’Allemagne et du Danemark, deux fois plus qu’en France de CO2 par tête d’habitant.
                      Mais on peut continuer si vous voulez....

                      Mais faire toutes les économies d’énergie possible, tout le monde est "pour" car il n’y a que l’énergie que l’on ne consomme pas qui n’est pas polluante !

                      @+


                    • foufouille foufouille 15 novembre 2008 17:19

                      les dirigeant sont des gentils ?
                      chomage et banlieu qui crament depuis 30a ........
                      vachement efficace tes ploutocrates


                    • pascal 16 novembre 2008 15:02

                      Bonjour,

                      Le problème avec l’éolien et le solaire est leurs productions aléatoires.

                      Certains, pour le coup n’y connaisant absolument rien dans le fonctionnement d’un réseau électrique, annonce que bah y-a-ka remplacer le nucléaire par ces outils de production et OP le tour est joué !

                      Si demain cette fausse solution était mise en pratique, ces mêmes personnes se feraient linchées par le peuple au sens propre. Pourquoi ?

                      Tout simplement parceque avec une production aléatoire, il est physiquement impossible de maintenir la fréquence du réseau.

                      Ces modes de productions fonctionnent en appoint, pas en source principale (dans le cadre d’un réseau interconnecté).
                      Il en est différemment en mode décentralisé. Mais actuellement notre plan d’urbanisme n’est pas du tout adapté à ce mode de production.

                      Je ne suis pas sûr aussi, mais là je reste prudent, qu’en mode autonome ces modes de productions garantissent du 24/24. 


                      S vraiment nous voulons nous passer du nucléaire et des energies fossiles (remplacer le nucléaire par du fossile est, me semble t-il une farcede très mauvais goût) résident en premier lieux par des économies d’energies gigantesques (certainement peux acceptables actuellement par le peuple) et une décentralisation des habitations et autres massives.

                      Cordialement




                    • krolik krolik 15 novembre 2008 16:38

                      Et l’ancien directeur de la centrale essaie lors d’un débat public de prendre la parole, mais l’écolo de service a le micro et parle plus fort que lui, tout en lui en lui envoyant des "tartes à le crème" à la figure du style :
                      "Mais on ne connaît rien sur les effets des faibles doses" !
                      ce qui est complètement faux.
                      La faute initiale vient de la décision de la CIPR en 1958 (où l’on ne connaissait pas grand’chose) d’adopter la RLSS (relation linéaire sans seuil).
                      Le seul avantage de cette RLSS est que Sakharov y a adhéré et a réussi à convaincre les autorités soviétiques (avant qu’il ne devienne contestataire) de négocier l’arrêt des essais atmosphériques.
                      Mais avec les essais atmosphériques avec les Lapons, les Suédois, Finlandais, Norvégiens ont pu publier des montagnes de doc sur le sujet des faibles doses.
                      En fait ils n’ont que fait que confirmer ce que l’on connaissait depuis l’usage des termes romains, eaux chaudes d’origine volcanique, très porteuses de radon et de ses descendants.. C’est que finalement ce n’est pas si mal que ça.
                      Je vous mets ici un texte instructif sur le sujet.

                      Et comme le laisse entendre Pierrot : Ce n’est pas parce que l’on a rien à dire qu’il faut se taire sur Agoravox !


                      • La Taverne des Poètes 15 novembre 2008 16:41

                        Vous vous trompez de personne : l’ancien directeur s’appelle Marzin. C’est le monsieur aux cheveux blancs qui intervient plusieurs fois en interview isolée. Donc personne ne lui coupe la parole et son propos est très critique sur la question de la gestion du nucléaire par nos gouvernants.


                      • Joblebreton 21 novembre 2008 11:03
                        J’ai injecté il y a deux jours un texte de commentaires sur votre article et le film en question ; je ne le retrouve pas dans la présente série , alors j’insiste un peu car il s’agit de moi et non de Michel Marzin dans le commentaire de KROLICK .

                        Article de la Taverne des poètes sur le site Agoravox
                         
                        Je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt, j’ai assumé la responsabilité du réacteur nucléaire de Brennilis pendant toute sa période de production ; j’interviens dans le film en question .
                        Le Poète s’étonne que le service public ne fasse pas plus de place à ce type d’information ; mais on peut aussi s’étonner que le service public soit porte parole d’un militantisme outrancier . Des termes ronflants sont utilisés : « les risques énormes du démantèlement » , « opération à haut risque », « duperie de l’opinion publique », pourquoi une telle agitation si elle était intellectuellement honnête ? pourquoi certains veulent tellement que ces opérations soient catastrophiques ; les personnels qui y consacrent leur carrière sont bien à même aussi de faire la part des choses ! c’était mon cas depuis 1962.
                        Problèmes de sémantique : Un militant dira transparence quand l’information va dans le sens de ses convictions et dira propagande dans le cas contraire ; conclusion comment peut-on évoluer ?
                        Il faut dans la « transparence » utiliser des mots qui frappent : le réacteur a été arrêté en juillet 1985 parce que cette époque correspondait à la mise en service du programme de plusieurs réacteurs PWR 900 MW ; sur la base des considérations économiques , l’exploitation d’un réacteur de 70 MW électriques demandant autant de moyens qu’un réacteurs de 900 MW électriques, EDF et le CEA ont décidé de programmer l’arrêt, son caractère prototype des années 1960 n’étant plus d’actualité ; il ne s’agit donc pas « de fuites de partout », mais ceci est sans doute utile pour impressionner dans un discours partisan, et malheureusement outrancier. 
                        Le militantisme est une bonne attitude ; mais j’y mettrais deux conditions : il doit être honnête autant que possible , il doit accepter l’information contradictoire et de toutes horizons sans a priori .
                        Le film de Brigitte Chevet est un film militant pour Sortir du nucléaire ; il est même étonnant que les monteurs m’aient laissé la parole , certes coupée par Bruno Chareyron , qui dans ce type de réunion détient le micro , et les monteurs détiennent les ciseaux ! Ceci étant dit mon argumentation ( servant d’alibi de neutralité au film ) ne peut être entendue , par ce que dans un tel auditoire , des volets se ferment automatiquement à toute argumentation opposée, et même déclanche un urticaire ; je dois dire que Michel Marzin a courageusement et publiquement dit que j’ai exploité cette installation avec le souci constant de la sécurité des personnes et de l’environnement !
                        Dans les informations du Poête et le contenu du film, pour faire court, je me contenterai de relever quelques points en appui de mon intervention ici.
                        Michel Marzin a pris du grade , il est devenu mon adjoint : en fait il était le responsable de l’équipe qui assurait le chargement et le déchargement de l’uranium dans le réacteur ; au plan technique je n’ai eu qu’à me louer de ses services et il me semble que nous avions de bons rapports humains ; après avoir été CGT-FO , il est devenu CFDT . J e dois dire être surpris quand il évoque « la viande à neutrons » car j’avais une équipe de spécialistes en radioprotection qui avait la charge de tous les contrôles radiologiques pour prescrire les consignes de travail en milieu radioactif , contrôler la radioactivité dans l’environnement ; il s’agissait de personnes compétentes et rigoureuses , toutes CFDT ! je ne puis imaginer qu’ils aient mal fait leur travail , ou subi des pressions de ma part sans réagir ; nous avions CHS et Comité d’Etablissement (voir ci-dessus).
                        Dans le film, Michel Marzin agite le spectre mortel du Tritium ; il n’est pas intellectuellement honnête de faire parler des morts , même par allusions , je n’en dirais donc rien ; le Tritium nécessite du matériel spécifique de détection certes, dont nous disposions , et les expositions du personnel , ou les rejets dans l’environnement étaient parfaitement connues et maîtrisés dans le strict respect des normes et autorisations .
                        Les techniciens ne peuvent travailler qu’en se référant à des normes et des règlements ; il est de pratique habituelle parmi les militants compétents anti-nucléaire de mettre en cause les normes . Les normes donnent des valeurs à respecter selon les circonstances , elles sont admises internationalement, fondées sur un siècle d’études ; Pierre et Marie Curie s’étaient rendus compte de possibilité de dommages par les radiations dans leurs conditions d’expérimentations et ont engagé dès cette époque, des travaux pour cerner cet aspect de leur découverte . La réglementation, par ailleurs complexe, dit que l’exposition des personnes doit être « aussi basse que raisonnablement possible » ; les militants compétents ci-dessus, se disant indépendants, oublient le « raisonnablement » , développent toujours que ceci veut dire Zéro pour conforter leur idéologie militante – en toute indépendance bien entendu- Il y a un petit problème c’est que la radioactivité naturelle existe , et nous « irradie » et « contamine » en permanence ; les bretons , les zones granitiques pauvres sont les plus servies ( deux fois plus que les parisiens ) ; il faudrait donc si le Zéro était à considérer , évacuer la Bretagne , l’Auvergne etc vers le bassin parisien ; en pratique ceci se fait naturellement pour chercher du Travail comme on disait dans ma jeunesse ! Je suis abasourdi en lisant les commentaires du présent blog d’un « spécialiste » qui voit une différence entre les rayonnements naturels et les rayonnements artificiels ; il a matière, en développant cela, pour accéder au prochain prix Nobel français !

                      • La Taverne des Poètes 21 novembre 2008 11:25

                        J’ai trouvé choquant que votre parole ait été coupé et couverte par les sifflets des militants alors que vous ne faisiez qu’exprimer votre point de vue, ceci sans langue de bois d’ailleurs. Si j’avais été présent, j’aurais réagi pour rétablir l’équilibre. Le film montre bien la scène et chacun peut donc constater qu’il ne dissimule pas ces excès de militantisme et cette atteinte au débat citoyen.

                        Je suis loin d’être un expert en nucléaire pour prendre partie nettement mais je maintiens que la loi sur la transparence est trop peu appliquée et le citoyen insuffisamment formé et informé sur le nucléaire civil. Cela laisse le champ libre à l’action des militants qui font parfois du zèle. Est-ce que le pouvoir ne jue pas là-dessus en les laissant se ridiculiser ? Ne serait-il pas préférable de former les gens et de les rendre plus responsables ?



                      • krolik krolik 21 novembre 2008 17:44

                        Je suis exactement d’accord avec Job Le Breton !
                        Et si l’on parle du danger mortel du tritium qu’est-ce que ça va être avec ITER..

                        Si vous avez un peu de temps essayez de charger la vidéo de l’émission de France 5 sur Tchernobyl.
                        Je vous la remets ici, il y a tout de mêm des sons "nouveaux" sur le sujet satanique.
                        J’aimerais bien avoir votre commentaire.

                        @+


                      • La Taverne des Poètes 15 novembre 2008 16:45

                        A Finael ; D’ailleurs vous avez tort de dire que l’auteur et les commentateurs ne connaissent rien. Tous ne sont pas spécialsites en nucléaire mais ils en savent assez pour dire que la politique de la transparence (votée par une loi, rappelons-le !) n’est pas appliquée et qu’on se fout du monde. Le sujet de cet article est bien de mettre le doigt là-dessus et non de prétendre parler du nucléaire en expert. Pour cela, le documentaire est là pour nous éclairer.


                        • finael finael 15 novembre 2008 23:09

                          Clairement non seulement VOUS n’y connaissez rien mais vous n’avez même pas pris la peine de visiter une centrale. On vous en explique le fonctionnement et vous seriez certainement surpris par la peine que prennent les gens pour répondre à vos questions.

                          Ah mais c’est bien sûr !

                          Des gens du métier, alors pour vous il ne seront pas crédibles.

                          Outre la personne que j’ai cité plus haut, un de mes meilleurs amis travaille depuis 18 ans dans la maintenance des centrales nucléaires, y compris les endroits "chauds" - comme on dit dans le jargon professionnel - et il n’est aucunement soumis à aucun secret. Il devrait, selon vous être mort depuis longtemps : il a ramassé largement plus de dose que le maximum autorisé par les normes. Pas de chance il se porte fort bien ma foi. Et il connait très bien les risques voyez vous !


                        • La Taverne des Poètes 16 novembre 2008 00:41

                          "Depuis 1982, 50 % des gens ayant travaillé au contact de l’eau lourde sont décédés à moins de 65 ans."

                          Est-ce pour vous un taux normal ? Comparez donc à l’espérance de vie moyenne ! Votre ami ne travaille peut-être pas au contact de l’eau lourde, ou n’est pas très âgé. Mais il n’y a pas que le problème de l’exposition des employés ; il y a aussi celui des fuites sur lesquelles on informe rarement la population, les effets à long terme des déjections dans la nature, les dangers liés au démantèlement des réacteurs...


                        • krolik krolik 16 novembre 2008 02:24

                          @ L’auteur.

                          Vous deviez suivre le conseil de Virgule et arpenter un peu la Toile pour trouver de l’information scientifique qui tienne la route.

                          L’eau lourde est dangereuse ? Oui si on en avale de grandes quantités, car l’eau lourde a une section efficace différente de l’eau légère et ça bloque dans les parois semi perméables du corps humain. Il faut que l’eau bue ait une teneur en eau lourde de plus de 18%
                          Alors les employés de la centrale siphonnaient de l’eau lourde comme cela ??
                          Des contaminations au sol, manque de transparence, OK , je vous ai posé la question vous avez une contamination au sol de 5000Bq/m2 par du tritium qu’est-ce que vous faites ? Vous émigrez en Australie ? 
                          Vous ’en savez rien ? Alors pourquoi les citoyens lambda devraient bénéficier de l’information s’ils ne savent pas quoi en faire plus que vous ?
                          Vous voulez entendre les anti-nucs crier au putois et vous morfondre un peu plus dans le cocon :

                          - Ah ce que l’on est malheureux !

                          - Mort à la science et à la technologie.

                          Allez visiter une centrale, alles visiter La Hague.et revenez nous faire des comptes rendus.

                          @+


                        • La Taverne des Poètes 16 novembre 2008 09:00

                          Votre propos est très caricatural. Vous raillez la réaction des gens sans chercher à la comprendre. Et quand vous dites "Alors pourquoi les citoyens lambda devraient bénéficier de l’information s’ils ne savent pas quoi en faire plus que vous ", on se demande ce que vous cherchez alors sur un media citoyen.Oui, pourquoi infomer les citoyens ? C’est idiot, en effet.


                        • krolik krolik 16 novembre 2008 11:05

                          @L’auteur.
                          mais je vous ai donné des éléments de comparaison avec les radiotoxicités du polonium, du tritium..etc..
                          Vous avez les éléments pour répondre "à la louche" lorsque l’on compren ce que veulent dire les ordre de grandeur de base.
                          Alors pourquoi ne répondez vous pas ?
                          Est-ce que cela implique une réflexion trop considérable ?
                          Peut-être ai-je perdu mon temps à donner ces valeurs.
                          Peut-être que vous n’avez aucune envie d’essayer de comprendre de quoi il s’agit.
                          Mais vous avez écrit cet article, c’était bien pour complaindre contre l’organisation du "nucléaire" ! Non ?
                          Le gémissement constant de la "pensée unique" médiatique. (cf voir "Inéluctable d’ARTE , vous savez tirer ce genre de fichier
                          Répétons en coeur : Ah ce que nous sommes malheureux !
                          @+


                        • eugène wermelinger eugène wermelinger 16 novembre 2008 13:39

                           @ La Taverne puis à Krolik
                          Mais, ne serait-ce pas dans ta Taverne des poêtes que ceux qui ont passés l’arme à gauche avant l’heure, seraient venus consommer des boissons alcoolisées au-delà des limites permises ? Ces poivrots de première. A moins qu’ils aient en plus fumés la moquette légèrement radioactive de l’entrée de ton estaminet. LOL, avec une pensée de compassion pour leurs familles. Krolic tu devrais t’excuser, car il y en aura qui vont te lire, de ces enfants d’alcooliques. 
                          "A ces mots, on cria Haro sur le baudet" est-il écrit par l’un de tes illustres confrères. 


                        • sisyphe sisyphe 15 novembre 2008 16:49

                          Confirmation de ce que je disais plus haut. 

                          Le dénommé Krolik n’en a pas fini de venir noyer le poisson, et nous démontrer que le nucléaire n’a rien de dangereux, etc...

                          Les déchets ??? 
                          Connais pas... 

                          Les solutions alternatives ? (éolien, biomasse, géothermie, surtout solaire) ????
                          Non plus...

                          Le lobbying pro-nucléaire continue...


                          • foufouille foufouille 15 novembre 2008 17:15

                            @ krolik la grosse colique
                            que ca te plaise ou pas, c’est secret defense
                            quand on s’informe, on change d’avis, mais PAS dans ton sens
                            et le pire est que c’est la meilleure production de masse d’electricite. ca pourrait ne pas fuir, ni polluer
                            seulement les gars comme toi veulent plein de fric (sale) et se foutent des citoyens
                            en plus vous voulez garder votre marche aux esclaves nigeriens
                            on devrait deja etre a la fusion chaude .............


                            • La Taverne des Poètes 15 novembre 2008 17:22

                              D’autant que le démantèlement est sous-traité par des boîtes privées donc guidées avant tout par le profit. D’ailleurs, rien que de passer au privé, le coût a doublé à Brennilis !

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