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Accueil du site > Actualités > Europe > Bêêêêê !!! Les Euros de Panurge, ou la fin d’une illusion (...)

Bêêêêê !!! Les Euros de Panurge, ou la fin d’une illusion collective

Une grande question a taraudé le XXème Siècle : comment le communisme et le fascisme ont-ils été possibles ? Comment tant de gens intelligents et de bonne foi ont-ils pu y croire ?

Le début du XXIème Siècle soulève une question plus intrigante encore : que se passe-t-il si tout le monde se trompe en même temps ? Comment une bulle se dégonfle-t-elle s’il n’y a personne en dehors pour la faire éclater ?

 Une serpillère dans le Goulag

La bulle, c’est l’Europe, et plus précisément sa manifestation la plus tangible : l’Euro. Peut-on comparer l’« européisme » au communisme ou au fascisme ? Écartons tout de suite tout malentendu : il n’y a pas de Goulag à Bruxelles, et le brave van Rumpuy, dont le charisme avait été comparé à celui d’une serpillère humide, ferait un bien piètre kapo. Non, la ressemblance est ailleurs, dans la ferveur messianique, et superbement déconnectée du réel, qu’ont inspirée ces idéologies. Que l’européisme n’ait jamais eu besoin de recourir à la terreur pour s’imposer ne rend son triomphe que plus remarquable.

Même à l’apogée de leur prestige respectif, les hideuses sœurs jumelles du XXème Siècle n’avaient jamais réussi à convaincre qu’une partie de l’Establishment ; il y’avait toujours eu en France un grand nombre de politiques et d’intellectuels qui n’avaient adhéré ni au communisme, ni au fascisme. Alors qu’elles se sont effondrées, brutalement en 1945 pour le fascisme, progressivement entre 1956 (XXème Congres du PC d’URSS, insurrection de Budapest) et 1989 pour le communisme, il n’a donc pas manqué de procureurs pour dresser leur acte d’accusation. Nul n’aime reconnaître ses erreurs, il est donc souvent nécessaire que les autres nous mettent le nez dedans. Les adeptes du fascisme ont subi l’Épuration. Les communistes ont bénéficié de plus de mansuétude : les plus intègres ont reconnu et analyse leurs erreurs, d’autres ont choisi de s’accrocher à leurs dogmes. L’indifférence et le discrédit ont été leur sanction.

Tous ensemble tous ensemble

Venons-en à l’Euro. Nous nous trouvons la dans la situation inédite ou tout l’Establishment a participe à une erreur majeure. Prenez tout le gratin de la politique, des média et de la haute fonction publique des 20 dernières années. Ne perdez pas votre temps avec les marginaux et les franc-tireurs, les rigolos et les trublions. Non, je ne veux que du doré sur tranche, du respectable, du 100 carats, la crème de la crème. En vrac, coté politique : Mitterrand, Delors, Juppé, Rocard, Giscard, DSK, Bayrou, Balladur. Cote haute fonction publique : Trichet, Jouyet, Lamy. Cote média : Minc, Boissonat, Colombani, Fottorino, Duhamel, Barbier, Giesbert, Imbert. Prenez tout ce beau monde donc, et voyez ce qu’ils ont dit sur l’Euro au cours des 20 dernières années. Ils étaient tous pour, et ce pour une raison bien simple : l’européisme était la condition sine qua non d’appartenance au « Cercle de la Raison » (selon l’expression merveilleusement arrogante d’Alain Minc) : la boucle était bouclée. Du coup, ils se sont tous trompés sur tout. Non seulement cela, mais ils se sont trompés dans les grandes largeurs : c’est à chaque fois précisément le contraire de ce qu’ils avaient anticipé qui est arrivé. Un récapitulatif :

Avant l’introduction de l’Euro :

Ils ont dit : l’Euro va générer une phase de forte croissance et le retour du plein-emploi.

Les faits : l’Eurozone a été la zone de plus faible croissance au monde dans les années 2000. Quant au plein-emploi...

Ils ont dit : l’axe Paris-Francfort va supplanter Londres comme premier centre financier européen.

Les faits : Londres a considérablement accru sa suprématie sur Paris et Francfort, dont les salles de marché ont décampé l’une après l’autre au cours de la décennie pour traverser la Manche.

Ils ont dit : jamais les pays de l’Eurozone ne devront renflouer d’autres pays de l’Eurozone ; d’ailleurs, le Traité de Maastricht, devenu en 2007 Traité de Lisbonne, l’interdit formellement. Et puis de toute façon, la question ne se pose pas, puisque chacun sait qu’il est inconcevable qu’un pays de l’Eurozone fasse faillite.

Les faits : plans de sauvetage massifs de la Grèce, puis de l’Irlande, bientôt du Portugal, en attendant l’Espagne. Tant pis pour les Traités.

Ils ont dit : jamais la Banque Centrale Européenne n’achètera des obligations d’un État européen, d’ailleurs ses Statuts l’interdisent formellement.

Les faits : la BCE intervient massivement pour acheter les obligations des États en crise, soit directement, soit indirectement au travers des banques de ces pays. Tant pis pour les Statuts.

Ils ont dit : la Grande-Bretagne demandera piteusement au bout de quelques années à intégrer l’Euro.

Les faits : oh, que non !!!

Pendant les premières années de l’Euro :

Ils ont dit : succession de « miracles » économiques européens. Miracle hellénique (eh oui ! On l’a un peu oublié, celui-là, mais en 2004, lors des Jeux Olympiques d’Athènes, il n’y en avait que pour lui), miracle espagnol, « Tigre Celtique ».

Les faits : Grèce, Espagne, Irlande... Les miracles étaient tous des mirages.

Depuis la crise (2008 à aujourd’hui) :

Ils ont dit : l’Eurozone sera épargnée par la crise (la métaphore en vogue était celle du paquebot qui résiste à la tempête, pendant que les frêles esquifs tout autour chavirent).

Les faits : alors que le reste du monde sort de la crise (poussivement aux États-Unis, vigoureusement dans les pays « émergents »), l’Eurozone continue de s’y débattre.

Ils ont dit : l’Eurozone sera un pôle de stabilité financière dans un monde instable.

Les faits : l’Eurozone est devenu l’épicentre du risque financier systémique, tandis que le reste du monde est convalescent.

Ils ont dit : l’Euro supprimera le cycle de bulles spéculatives suivies de crises violentes.

Les faits : l’Irlande et l’Espagne ont connu des bulles spéculatives plus spectaculaires que partout ailleurs, qui ont explose de façon plus douloureuse que partout ailleurs aussi.

Ils ont dit : entre l’Islande et l’Irlande, la seule différence, c’est l’Euro.

Les faits : ca, par contre, c’est bien possible ! Le résultat des courses, c’est que l’Islande aujourd’hui sort de la crise toute guillerette, malgré ses volcans intempestifs, tandis que l’Irlande est à l’agonie. Ooops ! Ce n’était pas dans le scenario !

Ils ont dit, lors du premier paroxysme de la crise grecque, en mai 2010 : c’est un complot des spéculateurs anglo-saxons. La preuve, c’est qu’ils épargnent l’Irlande, évidemment, parce que c’est de Dublin qu’ils gèrent leurs fonds (en raison de la fiscalité ultra-favorable de l’Irlande).

Les faits : épargnée, l’Irlande ?...

Au bilan, rarement aura-t-on vu idéologie se faire aussi férocement déchiqueter par les faits !

Perfide Albion

On devrait donc entendre tonner les procureurs, on devrait voir les repentis battre leur coulpe, n’est-ce pas ? Traversez la Manche, et c’est bel et bien ce qu’il s’y passe. En Grande-Bretagne, une très grande partie de l’élite avait pris parti pour l’Euro dans les années 90 et 2000 : Blair et la majorité du Labour, les Libéraux-Démocrates, le groupe de presse Pearson (The Economist, the Financial Times), The Guardian, une bonne partie de la City, les « éléphants » du Parti Conservateur (Clarke, Heseltine, Howe), ceux qui avaient poignardé Margaret Thatcher en 1990 en raison de son refus « déraisonnable »de s’engager dans l’unification monétaire. Du très beau linge. Oui mais en face, il y’avait quand même aussi du répondant : une fraction croissante du Parti Conservateur, le groupe de presse Murdoch (notamment The Times), Daily Telegraph, et un Gordon Brown très tiède sur le sujet.

Aujourd’hui, tout le monde en Grande-Bretagne reconnaît l’échec de l’Euro. Les europhiles d’hier ont déserté la cause l’un après l’autre sans tambour ni trompette et, jetant un regard inquiet sur le voisin irlandais, le pays se félicite de ne pas être dans la même galère. Du coup, les « anti » de toujours se délectent à brocarder les ex « pro », pénitents de fraiche date. Pendant la campagne électorale, David Cameron (anti) se faisait un malin plaisir lors des débats publics de relire avec une emphase ironique les anciennes déclarations euro-lyriques de Nick Clegg (pro). Rires goguenards de l’audience, bredouillements embarrassés de Nick Clegg (« vous citez mes propos hors de leur contexte... Bien entendu, je ne voulais pas de l’Euro pour tout de suite !... De toute façon, je garantis que si je suis élu, je resterai en dehors de l’Euro pendant toute la durée du mandat »). Petit jeu cruel mais sain : rappelons-le, nul ne prend plaisir à reconnaître ses erreurs, il faut que l’on nous y aide un peu ! De même, un député européen eurosceptique (ca existe, là-bas) demande-t-il aux ex- « pro Euro » les plus éminents de s’excuser publiquement de leurs erreurs, en rappelant pour chacun d’entre eux leurs anciennes déclarations pro-euro. Certains l’ont fait, la plupart ont refusé de lui répondre, mais peu importe désormais : ite missa est.

En France, rien de tel, et pour une raison bien simple : quels seraient les « anti » qui pourraient sommer les « pros » de rendre des comptes ? Toutes nos élites sont dans le même bateau, ils couleront donc tous ensemble. Il n’est pas de solidarité plus implacable que celle des complices dans l’erreur. Malheur à celui par qui le scandale arriverait ! Tant qu’ils s’en tiennent tous au même discours, ils font front, on ne peut pas les attaquer. Par conséquent, ne vous faite pas d’illusion : vous attendrez en vain de lire dans le Monde ou dans l’Express l’article qui tirerait un bilan des échecs de l’Euro et des erreurs des europhiles, comme nous l’avons fait plus haut. On aurait beau jeu de leur rappeler qu’ils en ont toujours été les zélateurs. Pourtant, ce serait amusant, comme idée d’article, non ? Ça nous changerait de Sarkozy matin, midi et soir, ou des marronniers sur le pouvoir des francs-maçons. Et tandis que la crise de l’Euro n’en finit pas de se métastasier de pays en pays (tiens, maintenant c’est la Belgique qui s’y met, aie, ce n’est plus « la périphérie », ca, la Belgique !), il y’a peu de sujets qui soient plus d’actualité. Mais il serait trop douloureux aujourd’hui de reconnaître une erreur d’une telle ampleur, et le reste de l’Establishment se vengerait impitoyablement d’une telle rupture de solidarité venant de l’un des leurs. Imaginez : vous êtes rédacteur en chef d’un grand journal, vous passez à la télé, vous dinez avec les Ministres, la vie est belle, les femmes faciles : seriez-vous prêts à sacrifier tout cela ? Pas évident. Publiez ce maudit article, et le carrosse redeviendra citrouille, retour à la mine. Donc vous continuez, vous creusez le sillon coute que coute : l’Euro est un succès, bien sur, simplement il faut... Il faut que les Allemands comprennent ceci, que les Grecs acceptent cela, que Barroso fasse ce qu’il faut qu’il fasse, il faut que les peuples changent, il faut de nouvelles règles, plus de fonds... L’idéologie n’est pas en cause, non, elle est plus belle et plus rayonnante que jamais : ce sont les faits qui ont tort, les hommes qui ne sont pas dignes du beau cadeau qu’on leur a offert, les vilains spéculateurs qui ont tout gâché. Et les Anglo-saxons : ah, vile engeance ! Comme le monde serait beau, comme l’air serait pur s’il n’y avait pas les Anglo-saxons et leurs noirs desseins !

« Les faits sont têtus » disait Lénine, et l’échec de l’Euro se fait de plus en plus insistant. Le déni ne pourra pas durer éternellement. Les phases du deuil de l’idéologie européenne vont se succéder inexorablement : après le déni (« je vous assure, l’Euro est un succès ») et la colère (« c’est un complot des spéculateurs ! Il faut les punir ! ») viendront la dépression et, enfin, l’acceptation. Peut-être alors pourra-t-on tirer le bilan de cette première grande illusion collective du XXIème Siècle. Pendant ce temps-là se préparera la suivante : l’Histoire ne s’arrête jamais !


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115 réactions à cet article    


  • jako jako 26 novembre 2010 10:04

    Très bien vu, mais êtes vous sur que les US se redressent ?


    • Furax Furax 27 novembre 2010 14:54

      Il faut oeuvrer pour une diffusion MAXIMALE de cet article !


    • ja.poirier 26 novembre 2010 10:15

      cruel constat ....mais VRAI !!! pourtant nous l’avons vu venir ... Les US sont pris par la finance mais ont des marges de manœuvres (notamment un dolar bas) 


      • Dionysos Dionysos 26 novembre 2010 14:39

        Faire fonctionner avec frénésie la planche à billets est pour vous le signe d’une grande sagesse ?
        Les US sont-ils encore une référence économique après la crise des « subprimes » et leur niveau actuel d’endettement ?
        La livre sterling se porte-t-elle bien ? La Grande Bretagne n’a-t-elle aucune responsabilité dans la crise actuelle de l’Irlande ?
        Et n’en déplaise à certains, l’Allemagne n’est-elle pas la seule à tenir un discours envisageant la hausse des salaires et réclamant haut et fort une participation du monde de la finance au renflouage de la dette ?


      • Catherine Segurane Catherine Segurane 26 novembre 2010 11:02

        Excellent article, mais l’unanimisme que vous décrivez est le fait les seules zélites.

        Le peuple n’est pas dupe, mais il est comme privé de droit de vote, puisque l’UMP et le PS sont européistes l’un et l’autre, et que le FN est diabolisé.

        Et quand il vote, comme au référendum de 2005, on passe outre son vote.

        Nous sommes un peu dans un régime de parti unique, où l’UMPS nous laisse le choix entre l’Europe et l’Europe, le mondialisme et le mondialsme, la rigueur et la rigueur.


        • Cogno2 26 novembre 2010 11:14


          Nous sommes un peu dans un régime de parti unique, où l’UMPS nous laisse le choix entre l’Europe et l’Europe

          Oui, j’avais déjà dit que ça me faisait penser aux USA, avec comme choix les deux faces d’un même pièce.
          L’innovation politique est au point mort, la propriété privée et la planche à billet ont pris le pouvoir et se sont débrouiller pour tout verrouiller, avec succès.
          Les politiques ne sont que des pantins de façade, l’état est un mort vivant qui a vendu ses prérogative, qui s’est vendu lui même. il joue maintenant contre sa population.
          Je ne vois pas d’issue non violente à ce merdier innommable, il faudrait faire table rase, et ce ne serait pas beau à voir, car ça doit se faire à l’échelle planétaire.


        • kiouty 26 novembre 2010 11:17

          et que le FN est diabolisé.

          Oui, oh, c’est pas a cause de ses convictions anti-européistes que le FN est « diabolisé », mais à cause de son penchant anti-peau-basanée smiley


        • Furax Furax 27 novembre 2010 12:46

          En France en « démocratie », on est passé par dessus l’opinion exprimée par le peuple dans l’éclat de rire méprisant de l’UMPS.
          Mais la plupart des peuples dans les autres pays d’Europe n’ont même pas eu droit à un référendum. Leurs joyeux « représentants » se sont exprimés pour eux. Or les sondages indiquaient clairement qu’ils étaient TOUS contre cette constitution européenne.
          C’est l’Europe contre les peuples. Ca va se payer. Et l’addition sera lourde !


        • slipenfer 28 novembre 2010 19:57

          @Catherine Segurane

          Katrine prend le voile et viens avec moi dans l ’amour
          laisse donc aux imbéciles, de croire que la vie n’est que pouvoir et argent.


        • Cogno2 26 novembre 2010 11:08

          Une grande question a taraudé le XXème Siècle : comment le communisme et le fascisme ont-ils été possibles ? Comment tant de gens intelligents et de bonne foi ont-ils pu y croire ?

          Oui, je me demande comment l’avenir jugera notre époque ou nous nous sommes mis la corde au cou, ou la finance est en train de prendre la place des hideuses bêtes rouges et brunes, et de tout dévorer avec bien plus de voracité.

          Les individus peuvent être intelligents, mais l’humanité dans son ensemble est nullissime, aucun but, aucune vision à long terme, aucune réflexion, rien, un fou aveugle lobotomisé qui ne sait pas ou il va.
          Et ces tares sont de plus en plus mises en évidence grâce à la technologie et la communication.


          • LE CHAT LE CHAT 26 novembre 2010 11:26

            gouverner c’est prévoir et donc en conclusion les prétendues élites sont aveugles et c’est bien le borgne qui voyait clair !  smiley


            • Cogno2 26 novembre 2010 12:31

              gouverner c’est prévoir et donc en conclusion les prétendues élites sont aveugles

              Pas sur, si leur objectif est simplement de faire partie de « l’élite » afin de bénéficier de tous les avantages en terme de pouvoir et de pognon, c’est assez logique.
              Regardez la valse de nos ministres, ils passent d’un ministère à un autre sans aucun soucis, preuve qu’aucune compétence en lien avec le type de ministère n’est requise.


            • logan 26 novembre 2010 12:10

              Totalement faux, l’immigration n’a absolument aucun lien avec l’emploi ou les conditions de travail des salariés.
              C’est l’immigration clandestine qui sert à des néo esclavagistes à faire faire un travail illégalement contre une paie dérisoire et dans des conditions de travail épouvantables.
              Hors l’immigration clandestine est le résultat direct de toute politique visant à durcir plus que de raison les conditions d’obtention d’un permis de séjour en France.

              Il faut être un putain de demeuré pour ne pas comprendre que ce n’est pas parce que l’on interdit aux gens de venir que cela va les empécher de venir, cela va juste les plonger dans l’illégalité et les pousser vers la clandestinité.

              Les raisons de l’immigration ce sont les inégalités entre les pays, c’est à dire la pauvreté, les conditions de vies, les famines, etc ... et les guerres ou guerres civiles, les persécutions, on pourra voter tout ce que l’on veut de notre côté en France, cela ne changera strictement rien aux causes profondes des grandes vagues de migration.
              C’est aussi une conséquence du colonialisme, c’est ça d’avoir une influence culturelle à l’étranger, quand on parle français, on a plus tendance à venir en France !
              C’est enfin aussi une conséquence du multuculturalisme de notre pays, lui même trouvant son origine dans la liberté de culture, et de pensée obtenus pendant la révolution en 1789.
              Et évidemment tout cela est facilité par les progrès technologiques dans les transports.

              Bien sur il y a eu des vagues d’immigration directement provoquées par des politiques d’enrolement dans les années 50 jusqu’aux années 1970. Mais aujourd’hui c’est finit.
              Et une grande part de l’immigration actuelle vient aussi du regroupement familial d’immigrés venus depuis ces époques.

              Qu’est ce que veux faire le FN ? Faire des lois ça ne sert à rien. Il veut aller plus loin dans la répression ? Installer des murs à nos frontières avec des barbelés électrifiés et des sentinelles armées de fusil sniper avec ordre d’abattre toute personne qui s’en approcherait ? C’est ça l’idée ? Ou alors rendre l’existence des « immigrés » tellement invivable tellement ils subiraient d’injustices avec un nouvel appartheid et des persécutions que vous pensez peut être les faire fuire de cette façon ou les dissuader de venir ?
              Car avoir recours à la violence et à des pratiques intolérables et inhumaines est bien le seul recours pour empécher des gens de venir et de rester sur notre territoire quand ces gens sont prêts à vivre dans la clandestinité pour venir vivre ici.

              Le FN est un parti réactionnaire, xénophobe et raciste, et ce n’est pas dutout le diaboliser que de le dénoncer, c’est juste dire la vérité et la réalité


            • sisyphe sisyphe 26 novembre 2010 13:54

              Ça y est ; les thèmes obsessionnels reviennent par la fenêtre... même quand ils n’ont rien à voir avec le sujet ; c’est la définition même de la monomanie obsessionnelle... 


            • logan 26 novembre 2010 14:45

              Mais lisez ce que j’écris bon sang. Réfléchissez un peu. Sortez de cette idée que les gens suivent les lois comme des bons petits soldats, et donc qu’il suffit de faire des lois pour que les choses changent comme voulues ...
              S’il y a des clandestins c’est bien la preuve que des gens sont prêts à ne pas suivre ces lois ...

              C’est parce que des lois justement font ce que vous appellez de vos voeux et les empêchent d’avoir des papiers qu’il y a de plus en plus de clandestins. C’est quand même pas difficile à comprendre. Plus vous durcissez les conditions d’obtention des papiers, plus vous poussez les gens vers la clandestinité.
              Si vraiment votre raison était bel et bien de lutter contre cette volonté de la part d’esclavagistes d’avoir de la main d’oeuvre à de moindres frais, alors la solution elle est simple, arrêtez de pousser les gens vers la clandestinité, donnez leur des papiers.

              Donnez leur des papiers, et ils ne seront plus clandestins et leurs employeurs seront obligés de respecter les lois françaises et donc de les payer aux mêmes salaires que n’importe quel autre travailleur peu importe son origine.

              Mais on comprend que c’est un faux prétexte et que votre seule et unique raison derrière tout ça c’est votre xenophobie ou votre racisme.


            • logan 26 novembre 2010 17:22

              Le mythe et la peur de l’invasion si chère à l’extrême droite xénophobe et raciste.

              Comme si il y avait des gens dans le monde qui se réunissaient pour savoir si c’était opération porte ouverte avant de faire le voyage, c’est vraiment ne rien comprendre aux raisons et motivations des gens qui migrent.
              Vous ne comprennez pas qu’ils s’en contrefoutent des lois qu’un gouvernement xénophobe aurait pu mettre en place quand il s’agit de rejoindre de la famille et de fuire l’opression, la misère ou la guerre ?
              S’ils sont désespérés au point de braver les lois et de venir dans la clandestinité c’est une preuve que vos putains de lois n’ont aucune espèce d’incidence sur leurs choix de voyager jusqu’en France.


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 novembre 2010 19:30

              sur ce sujet, qui n’a rien à voir avec l’Euro, il suffit de liberaliser totalement l’immigration ET de suppirmer toutes les aides sociales, que ce soit pour les francais ou les etrangers. Comme ca seuls ceux qui veulent bosser restent et s’en sortent, que ce soit au niveau des francais ou des etrangers.


            • jaja jaja 26 novembre 2010 19:41

              Eulisis vous pourrez ainsi monter votre petite entreprise de cadavres morts de faim à ramasser dans les rues des quartiers populaires....
              Contre ce système barbare la lutte armée serait une nécessité absolue....


            • HELIOS HELIOS 27 novembre 2010 00:02

              Bonsoir Logan...
              Sans parler de racisme ni de Xenophobie...
              Vous supposez que les immigres viennent ici seulement parcequ’ils sont moins bien chez eux, qu’ils sont prets a devenir illegaux et que c’est par regroupement familial !

              Ce que vous dites est peut etre vrai pour certains, mais :

              (je precise je ne parle pas de racisme ni de xenophobie)

              d’abord il y a d’autres raisons pour emigrer :
              --- une philosophico-culturelle qui consiste a aller peupler les pays ou sa propre culture et religion n’existe pas...
              --- une qui consiste a trouver que l’herbe est plus verte de l’autre coté de la cloture ...
              --- une qui consiste a ne pas savoir ce que sont les lois, parcce que culturellement on vit dans un systeme coutumier et pas une etat de droit, donc pourquoi ne pas y aller...
              --- une qui consiste a trouver que la vie y est plus facile ...
              --- une qui consiste a se sacrifier pour le reste de sa famille qui reste au pays ( au passage ecoutez le discours du roi du Maroc qui vent envoyer des « primo eimmigrants » en Europe, parce que eux envoient encore des mandats,
              alors que le generations suivantes ne le font plus)...
              --- une qui consiste a s’installer par admiration/amour/adhesion au du pays cible et vouloir s’assimiler au mieux ou s’integrer vraiment...

              Bref il y a pleins de bonnes/mauvaises raison et non pas seulement celle que vous citez.
              Une societé, un pays sont des constructions fragiles, vivantes faites d’acceptations et de renoncement assumés par un modele democratique et/ou social desquels se degagent des projets et des objectifs..
              Sans revenir a ce qu’a raconté Hortefeux et où les bien-pensants font leur choux gras, oui, si l’immigration met en peril la société par le poids de leur nombre ou la force/vivacité de leurs differences, alors il est clairement legitime de se defendre.

              Avec des maladresses et des erreurs, avec des arrieres pensées politiciennes, le debat sur l’identité nationale etait une bonne idée qui a malheureusement été détourné. Les bienfait de la prise de conscience des citoyens dans le fait de mettre sur la table ce que nous voulons faire de notre pays, aurait du aboutir a un consensus representant la population
              Le débat a été capture a sa soucre par une partie de la classe politique, a été torpillé par une petite minorité agissante d’associations soit perverses, soit repeintes avec un angelisme mortifere et n’aura abouti a rien.

              Vous pouvez objecter tout ce que vous voudrez, mais vous ne pourrez jamais convaincre des populations europeenes entieres a abandonner leur nature même pour adopter celle de ceux qui viennent les « enrichir » !

              Alors a propos de l’Euros, comme l’a ecrit le commentaire en tête de la selection, l’euro est un outil, personnellement je le trouve seduisant et interressant, mais ce n’est pas en le supprimant que ca changera quelque chose.
              Savez vous que de nombreux pays n’ont pas de monnaie compensable ? alors, que font ils ? ils utilisent une monnaie qui ne leur appartient pas, le Dollar en general et depuis quelques années l’Euro. Et ils ne s’en portent pas plus mal.
              Abandonner l’Euro, c’est a coup sur revenir a une situation où le dollar beneficierait d’un elan extraordinaire et nous ferait payer a nous, europeens, une grande partie de la dette americaine. Rien que pour cela, il faut reflechir 2 minutes avant de mettre la clef sous la porte.
              Tous les maux que vous attribuez a l’Euro peuvent etre vus a l’envers, et donc, je pense qu’il y a d’enormes corrections a faire dans nos politiques monetaires, dans le controle de nos systemes financiers, mais la vraie fondation a laquelle il faut s’accrocher, c’est justement l’Euro.
              Battez vous pour cela, faites en sorte que les banques soient controlées par la sphere publique, que les paradis fiscaux, s’ils sont necessaitres soient reduit a leur plus simple expression et que les outils qui sont a notre disposition nous servent vraiment pour l’interet des europeens.

              Je vous sohaite a tous une bonne nuit


            • logan 27 novembre 2010 08:58

              Le problème c’est que votre vision des choses est basée uniquement sur un fantasme, sur une peur, celle de l’invasion comme le prouve votre idée que des gens viendraient « coloniser » délibéremment des pays par leur culture ...
              Et cela vous aveugle.

              Les problèmes d’intégration ne viennent pas d’un soit disant probleme d’invasion mais bien d’autres problèmes bien plus profonds, comme le chomage.
              Et en vous trompant de problème, en faisant une fixation maladive sur l’immigration et sur cette soit disante invasion qui n’existe que dans vos fantasmes, vous faites le jeu de ceux qui sont à l’origine de ces problèmes et qui en profitent, et qui sont bien content que vous ayez l’esprit détourné de leurs agissements.
              Le développement du communautarisme que vous prennez pour une invasion est principalement l’effet du chomage, et du recul des solidarités et de la mixité sociale, il est l’effet des tensions que certains s’acharnent à éxacerber pour diviser la population.

              Quand un immigré du Mali par exemple est embauché par une société d’aviation qui emploie aussi d’autres immigrés du Mali avec lui, quand tous ces gens habitent dans le même quartier les uns à côté des autres, bref quand toutes ces personnes ne cotoient principalement chacune de leur journée que d’autres maliens, qui parlent maliens entre eux, comment voulez vous que ces gens s’intègrent ?
              Qui organise ça ? Est ce que ce sont ces maliens, où est ce que ce ne sont pas la société d’aviation qui les emploie et la mairie qui s’occupe des logements et de la mixité sociale qui sont responsables de cette situation ?
              Une fois qu’ils se retrouvent au chomage, comment voulez vous que ces gens non intégrés retrouvent du boulot ???


            • JL JL 26 novembre 2010 11:29

              J’ai encore en mémoire, pendant la campagne du TCE, les paroles de l’un de ces abrutis que vous citez, répondant à une question de l’un des dirigeants de PME convoqués à la messe : « vous vous demandez si les entreprises implantées là où les salaires sont plus bas ne vous feront pas concurrence ? Dans peu de temps, tous les salaires de l’UE auront convergé ».

              Le qualificatif d’abruti est un euphémisme.

              Je crois qu’il est opportun de citer ici « Le théorème de Guetta »  : « Toute réussite s’explique par l’Europe ; tout échec est imputable au manque d’Europe ; toute réussite et tout échec appellent davantage d’Europe. » [1] Voir Le Monde Diplomatique, (nov 2008)

              Le déni, c’est notamment le tandem DSK-Aubry née Delors : il n’est rien de plus dangereux qu’un prédateur orgueilleux humilé.


              • JL JL 26 novembre 2010 11:36

                Cette Europe bâtie au nom de la social démocratie a laminé les classes moyennes, autrement dit, a ruiné la base de ladite social démocratie !


              • Croa Croa 26 novembre 2010 19:55

                « Le qualificatif d’abruti est un euphémisme. »

                Non, c’est pire ! Ces gens ne sont pas du tout des abrutis, c’est sciemment qu’ils nous mentent !


              • kéké02360 26 novembre 2010 11:37

                << Nous sommes un peu dans un régime de parti unique, où l’UMPS nous laisse le choix entre l’Europe et l’Europe, le mondialisme et le mondialsme, la rigueur et la rigueur.
                 >>

                Ouais !!!!  smiley ....Sauf à trouver la femme ou l’homme provident(c)iel pour 2012 , il n’y aura peut-être pas d’autre solution qu’un suicide collectif en abandonnant notre âme au diable de façon à ce que l’ UMPS n’ait plus d’autre choix que la porte ou la porte smiley

                En gros pour pas couler ce sera les blindés ou la marine smiley


                • Vianney 26 novembre 2010 18:49

                  Et que penses-tu de l’Union Populaire Républicaine menée par François Asselineau dont l’objectif est de réunir temporairement les forces de droite et de gauche autour d’un projet très simple et libérateur : sortir de l’UE et de l’euro ?

                  La charte de ce mouvement est disponible ici : http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/10/charte_fondatrice_upr.pdf
                  De plus, les analyses du président de ce parti créé en 2007 sont extrêmement clairvoyantes. Je te conseille de visionner cette conférence (environ 2h) intitulée « Qui gouverne la France ? » :
                  http://www.u-p-r.fr/les-conferences-de-francois-asselineau/extraits-1-a-4/

                  ++


                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 novembre 2010 19:32

                  on a PAS besoin d’homme ou de femme providentisl, juste de principe de subsidiarité et de démocratie locale. On est assez grands pour gerer nos affaires nous meme !


                • kéké02360 27 novembre 2010 23:27

                  @vianney

                  merci pour l’info mais je suis déjà allé lire , écouter les positions d’Asselineau mais suis pas allé sur face book( faut se mettre à poil pour y entrer ! smiley )

                  Oui je suis favorable à la sortie de l’euro , de l’europe et à la construction rapide de la 6 ème république ( en oubliant la 5 ème )

                  Bon il y a quelques petites choses qui me questionnent ou me gènent chez Asselineau !!

                  En un , une question déjà , fait-il parti des francs maçons !??

                  En deux je suis intéressé par une approche des problèmes, transversale aux partis politiques de façon à rassembler les français de toutes tendances sur un projet d’avenir mais pour ce faire il me semble qu’un mouvement citoyen serait plus approprié qu’un nouveau enième parti ( UPR en plus çà me fait penser à la compression de UMP et RPR , je trouve que c’est pas du tout porteur ,je préférerais de beaucoup un affixe avec un 6 pour la 6ème république un affixe d’jeun’s si tu vois ce que je veux dire !! ) La différence entre parti et mouvement est contenue dans les mots eux même : parti ,parti pris c’est figé ; mouvement çà bouge , çà change ........

                  Pour régler une bonne fois la question des émoluments et des retraites des élus et pour assainir la fonction , je suis partisan d’un seul mandat non renouvelable l’élu continuant à toucher son salaire antérieur à l’élection et à cotiser à la même caisse, seul les frais de fonctionnement, d’activité donneraient droit à indemnité !!! Mr Asselineau est-il prêt à faire ce grand pas citoyen !!?? Un pas d’autant plus important que Mr Asselineau se présente quand même( vu le ton Gaulien qu’il prend ) comme candidat potentiel à la présidentielle...

                  En trois je suis assez étonné que l’UPR puisque c’est son nom réclame à corps et à cris un passage sur les << grandes > chaînes télé, quand on connait leur honnêteté et le niveau de compromission de la profession !!!!! L’UPR voudrait-il être un parti comme les autres !!??? J’espère que non .Mr Asselineau pourrait-il être l’homme politique qui refuse de passer à la télé !!!!??? smiley

                  En quatre il y a des élections cantonales en 2011 et il me semble qu’il n’y a pas meilleur galop d’essai pour le Programme de l’UPR que d’y présenter des candidats , des citoyens qui crêvent du système ultralibéral !!! Et pourquoi pas des élus utiles ensuite pour obtenir les 500 signatures clé puisque tel est la règle des présidentielles dans cette 5 ème république !!!

                  Voilà pour l’instant où j’en suis dans ma réflexion démocratique, mais il faut de grès ou de force que çà change smiley


                • Cogno2 26 novembre 2010 11:37

                  Laissez le borgne et sa clique en dehors de ça.
                  Ce sont des pitres qui n’ont pour seul intérêt qu’eux même.
                  S’ils prétendent reprendre le pouvoir et la planche à billet, ce n’est pas pour la redonner au peuple, c’est pour se la garder, ils ne veulent rien changer dans le fond, juste prendre la place des charognards actuels.


                  • Arafel Arafel 26 novembre 2010 17:39

                    Le borgne et sa clique, comme vous dites, n’ont jamais été au pouvoirs, on ne peut rien leur reprocher.
                    Par contre les dirigeants qui « gouvernent » la France depuis 50 ans, eux, ils se sacrifient pour le pays, c’est clair.
                    Leur sacrifice est tellement important, qu’ils ont refusé de mettre leurs retraites au niveau du français moyen.
                    Continuez dans votre aveuglement........le précipice n’est plus très loin, et après vous pleurerez pour que l’on vous en sorte.


                  • Cogno2 26 novembre 2010 18:11

                    Toi t’as tout compris. smiley

                    Tu m’expliques ce que cette clique fera quand elle sera au pouvoir ?
                    T’espères sans doute qu’ils vont faire dans le social et améliorer le sort des Gaulois bien blanc ?

                    T’as quel âge pour être encore aussi naïf ?


                  • Croa Croa 26 novembre 2010 20:03

                    Tout à fait Cogno2 !

                    Ceci dit ce ne serait pas pire qu’avec Sarko.


                  • wesson wesson 26 novembre 2010 11:46

                    bonjour l’auteur,

                    globalement j’apprécie votre article qui a l’immense mérite de confronter l’idéologie qui a dominé les 30 dernières années aux faits.

                    Cependant, je n’adhère pas à tout. D’une part, vous parlez de faire l’inventaire de l’Euro qui n’est à mon avis que l’outil d’une doctrine. Ce n’est pas l’Euro dont il faudra faire le bilan, mais le libéralisme qui est l’origine de sa construction idéologique.

                    et d’autre part, j’ai toujours du mal à voir associer le qualificatif de « communisme » à ce qu’il s’est passé en union soviétique, ou ce qu’il se passe en Chine ou en Corée du nord. Ces expériences ne sont à mon sens que des fascismes déguisés, tant ils ont été incarnés pas des pouvoirs jamais avare de répression. Je sais le mot de communisme encore pratiquement imprononçable, et pourtant il y a chez les penseurs qui l’ont défini des ressources intellectuelles d’une bien plus grande qualité et actualité que du coté libéral - d’ailleurs, le libéralisme et le capitalisme sont des idéologies bien plus anciennes que le communisme, et l’on oublie également que l’avènement de régimes se réclamant du communisme était dû déjà à l’échec du capitalisme dans son acception financière et rentière.

                    C’est pourquoi je persiste à penser que, sous une forme évidemment modernisée et prenant mieux en compte les affect humains, le communisme reste l’un des système les plus soutenable dans la durée. Il faut juste se débarrasser de toute une vie de propagande néo-libérale pour envisager cela de manière posée.

                    De toute manière, l’échec évident du modèle néo libéral devra automatiquement donner lieu à une réflexion sur ce qu’il conviendra de mettre à la place. Peu importe le nom que cela prendra, pourvu que l’on en ai l’esprit.


                    • Cogno2 26 novembre 2010 13:03

                      De toute manière, l’échec évident du modèle néo libéral devra automatiquement donner lieu à une réflexion sur ce qu’il conviendra de mettre à la place. Peu importe le nom que cela prendra, pourvu que l’on en ai l’esprit.

                      Tout dépends de la façon dont ça se passe, il pourrait bien n’y avoir aucun réflexion, il suffit de constater le montée en puissance des nationalismes pour s’apercevoir que ce qui suivra pourrait bien être un plat réchauffé plutôt qu’un nouveauté.


                    • sisyphe sisyphe 26 novembre 2010 13:49

                      Par wesson (xxx.xxx.xxx.62) 26 novembre 11:46

                      bonjour l’auteur,

                      globalement j’apprécie votre article qui a l’immense mérite de confronter l’idéologie qui a dominé les 30 dernières années aux faits.

                      Cependant, je n’adhère pas à tout. D’une part, vous parlez de faire l’inventaire de l’Euro qui n’est à mon avis que l’outil d’une doctrine. Ce n’est pas l’Euro dont il faudra faire le bilan, mais le libéralisme qui est l’origine de sa construction idéologique.


                      Entièrement d’accord. 

                      L’auteur vise à côté de la cible. 
                      L’Euro (et l’Europe) sont surtout victimes de la mondialisation libérale, qui fait jouer les monnaies les unes contre les autres, par l’intermédiaire des banques, des organismes financiers, et de la spéculation. 

                      De plus, prendre l’exemple de la Grande Bretagne dément totalement votre analyse, puisque la GB n’est jamais rentrée dans l’Europe, a conservé sa monnaie, ce qui ne l’empêche pas d’être, aujourd’hui, également victime de la mondialisation, au même niveau (si ce n’est pire) que les pays européens. 

                      Il y a certes à critiquer dans l’Europe ; notamment son acceptation de la globalisation et des diktats libéraux, mais quel autre pays membre s’en sortirait mieux, en dehors de la Communauté Européenne ? 

                      L’Europe est une bonne idée, un bon concept ; le seul qui puisse permettre à l’ensemble des pays de sa communauté de constituer une force suffisante pour lutter d’égal à égal avec les puissances dominantes ; USA, Chine, bientôt Inde, etc...

                      Les citoyens européens doivent simplement exiger que cette Europe se « délibéralise », adopte un protectionnisme raisonné (notamment par une réforme monétaire, qui redonne le pouvoir à la BCE de fournir l’argent aux états, sans intérêt, et qui supprime le pouvoir de création monétaire au secteur privé), et l’Europe sera, dès lors, l’outil nécessaire et efficace pour lutter contre les ravages de la mondialisation néolibérale. 

                      L’Europe, oui, à condition que ce soit une europe sociale, régulée, financièrement autonome, et qu’elle se protège des dégâts de la mondialisation. 


                    • bobbygre bobbygre 26 novembre 2010 14:47

                      Je ne suis pas un spécialiste en économie mais il me semble bien que l’Euro était de toute façon voué à disparaitre : une monnaie unique pour des économies aussi différentes n’avait aucune chance de fonctionner. Et c’est bien ça la stupidité que dénonce l’auteur de l’article. C’est que cette idée de monnaie unique était une fausse bonne idée et tous les européens (et au départ, les peuples étaient majoritairement consentants) se sont jetés sur cette idée dans une sorte d’unanimisme optimiste et candide.
                      Enfin, c’est ce que j’ai retenu de la lecture de quelques économistes et politiques qui expliquent que de toute façon, toute les expériences de « monnaie unique » ont échoué historiquement, et pour les mêmes raisons qui vont faire échouer l’euro aujourd’hui : autrement dit, l’impossibilité d’avoir une politique économique et monétaire cohérente.

                      « De plus, prendre l’exemple de la Grande Bretagne dément totalement votre analyse »
                      Pas du tout, la Grande-Bretagne a déjà plusieurs fois dévalué sa monnaie depuis le début de la crise, non ? C’est précisément cet outil et cette liberté que nous avons perdu avec l’euro.
                      C’est ce que dit l’auteur et donc la Grande-Bretagne est un parfait exemple de cette liberté perdue.
                      Par contre, si l’Angleterre se retrouve dans cet état, rien à voir avec l’euro et tout à voir avec le libéralisme aveugle comme vous le dites vous-mêmes... mais ce sont deux sujets différents (bien que fortement liés, nous sommes d’accord).


                    • Phil279 26 novembre 2010 19:25

                      URSS veut dire Union des République SOCIALISTES sovietiques et non pas communiste. le communisme n’est que le but et les differents pays dits « communistes » n’ont en fait Lonnu que la transition du capitalisme au communisme qu’est le socialisme ( le socialisme peu impliquer quelquechose qui ressemble au capitalisme quand la révolution doit tout construite dans un pays arrieré, a la limite du régime feodal comme ce fut le cas en russie et de façon encore plus nette en Chine. Il faut construire une base industrielle et une économie solide car il n’est pas question de partager la misère et donc pour ce faire on permet l’existence d’un capitalisme sous controle - NEP en Russie et ce qui ce passe encore actuellement en chine

                      Vous semblez particulierement ignorant des boulversement hisoriographiques au sujet de L’URSS qui ont pourtant commencés il y a une vingtaine d’années lors de l’ouverture des archives soviétiques en 90.

                      Une petite liste d’historiens (non exhaustive) non communistes pour vous permettre de remedier a cette ignorance (tous édités par Yale University Press) :

                      Arch getty
                      Lynn viola
                      Geoffrey roberts
                      william thurston
                      john davies
                      Mark tauger...

                      Petit exemple avec le livre de Thurston écrit en 1995 : Life and terror under Stalin’s Russia.

                      Il établit que les purges étaent soutenues et voulues par le peuple ( beaucoup de lettres de citoyens soviétiques le démontrent) et qu’ elles visaient essentiellement les cadres.
                      Dans le régime soviétiques, les discussions internes au PCus montrent que les defenseurs des droits individuels étaient Staline ! et Vichinsky ! (procureur des procès de Moscou).
                      Il montre aussi que Staline devait s’appuyer sur un groupe ou un autre pour faire aboutir ses décisions et ne réussissait pas a chaque foi (il ne disposait pas de tous les pouvoirs)
                      et beaucoup d’autres choses qui ont boulversé ma vision de l’URSS et du soit disant Stalinisme...
                      Ces auteurs sont toujours anti communistes mais il n’en ont pas oublié d’etre historiens et pour cette raison ont tout mon respect : ils sont capables de modifier leurs opinions (pas jusqu’a devenir communistes !) en fonction des evidences qu’il découvrent dans les archives.
                      J’aimerais trouver une telle honneteté intellectuelle en France.

                      Je trouve toujours étonnant de voir que beaucoup aujourd’hui qui sont capables de comprendre que des politique et des universitaires peuvent mentir pour proteger un système (capitaliste) et une idéologie (le libéralisme) ne comprennent pas que ces memes individus mentirons en ce qui concerne leur pire ennemis : le communisme.
                      C’est comme si les gens ( pourtant intelligent par alleurs) avaient le cerveau paralysé dès que le mot communisme était prononcé et étaient incapable de conserver leur esprit critique.

                      C’est cette cécité irrationnelle qui interdit a un occidental de comprendre pourquoi :

                      81% des Serbes regrettent le socialisme
                      République Tchèque : 39%
                      Slovaquie : 42%
                      Lituanie : 42%
                      Russie : 45%
                      Bulgarie : 62%
                      Ukraine : 62%
                      Hongrie : 72% 
                      Roumanie : 61% (si Causescu se presentait aux éléctions aujourd’hui il serait élu !)

                      US-based Pew Research Center, 2009

                      (chiffres qui deviennent plus importants avec le temps)

                      L’institut de sondage se réjouit de voir que ce sont les jeunes de plus de 15 ans qui sont le plus critiques envers le socialisme ( c’est a dire ceux qui ne l’ont pas connus...)

                       



                    • victor latent 27 novembre 2010 08:46

                      @ sisyphe (xxx.xxx.xxx.97) 26 novembre 13:49

                      il me semble que la GB fasse bien partie de l’Europe. Sinon que fait l’eurodéputé anglais M. Farage au parlement Européen. La GB ne fait pas partie de la zone Euro (monaie).

                      L’ Europe c’est l’assemblage de force de plusieurs cultures, de langues diférentes L’europe c’est le nivellage par le bas d’un semblant de protection sociale, c’est l’harmonisation forcée qui effacent peu à peu les spécifitées, us et coutumes propres à chaque nation. L’Europe c’est un gouvernement totalitaire.

                      NON, l’europe n’est pas une bonne chose.


                    • tomdrake 27 novembre 2010 08:55

                      Tout à fait d’accord avec vous Wesson sur l’insulte « communisme » balancée à toutes les sauces. Si le « capitalisme », lui, a été appliqué suivant les desiderata de ses contempteurs - et jusqu’à la lie -, la pensée des pauvre Marx et de ses collègues a été détournée, salie et, au final, vilipendée « ad vitam eternam » - du moins c’est ce qu’espèrent nos « amis » libéraux. 


                      Hélas pour eux, leur doctrine économique est en train de s’effondrer mais ils n’en démordront jamais, surtout pas nos « élites » françaises dont le représentant emblématique, le « Résident », est la caricature ultime.

                    • Kalki Kalki 26 novembre 2010 11:47

                      Celui qui vous dit qu’il y aura du travail pour tout le monde est un menteur

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