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Accueil du site > Actualités > Europe > L’incroyable hold-up bancaire en Europe, nouvel assaut

L’incroyable hold-up bancaire en Europe, nouvel assaut

Ce billet est une note envoyée à des milliers de kilomètres de l'Europe, opinion mesurée à chaud des conneries qu'on peut lire dans la presse numérique en permanence. Alors il paraît que ça va mal en Europe, de l'Espagne à la Grèce en passant par la France, l'Allemagne et le Bénélux (Pays-Bas, Luxembourg, Belgique) ? Ah oui, j'oubliais. La crise ! Diantre ! Crise de la Dette, crise de l'euro, crise du bon sens, crise de la raison, crise d'épilepsie à force d'avoir les yeux rivés sur les écrans boursiers ! Ah ! Les courtiers attaquent leurs propres pays. Sont-ils devenus fous ? Pas du tout ! C'est l'histoire du plus grand hold-up de l'Histoire de l'Europe. Nous sommes en 2012, bienvenue dans le monde merveilleux du néolibéralisme avancé où les marchands se disent démocrates.

-L'Europe du nord dans le colimateur des charognards

 Je ris jaune. Il y a trois ans, A. Merkel et N. Sarkozy s'appliquaient à dire que la dette publique grecque était due à une mauvaise gestion de l'économie et qu'en gros, cela n'arriverait pas dans leurs latitudes. Que les mesures d'austérité à Athènes résorberaient le gonflement de cette dette. En tant que bons pantins porte-paroles des grandes banques d'affaires, neufs plans de rigueur furent imposés au peuple grec en représailles de fonds alloués au gouvernement. Ces "plans" successifs n'ont eu pour conséquence que d'aggraver l'économie et la situation sociale de la population est pire qu'avant le premier prêt. Les milliards d'euros dits "d'aide" ont transité des banques vers la BCE, pour revenir au final aux banques privées, qui ont rachetés les titres de la dette. L'Etat grec et son peuple ont été pillés comme jamais.

 Et en ce début Août, je vois que la guerre économique frappe maintenant l'Allemagne et le Benelux à son tour. Alors que la presse française saute du tour de France aux JO de Londres, je lis entre deux fais divers que les agences de notation (Moody's et S&P's) viennent de placer l'Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg sous "surveillance négative". Vous savez, le fameux passage du "triple A" au "A+" ou je ne sais quoi, qui fait augmenter les taux d'emprunts d'un pays sur les marchés financiers. Autrement dit, quelques banquiers s'arrogent le droit de dégrader les conditions d'emprunts de trois Etats riches s'ils ne prennent pas de mesures pour résorber leur dette publique. J'ai déjà vu ça quelque part... Ceux-ci font quand-même partie des plus riches de la planète. Le coup d'Etat de la finance bancaire sur les Nations européennes poursuit son cours.

 Moi qui suis un peu crédule, je n'ai pas fait mes classes à l'ENA, je me questionne : comment est-il possible qu'une agence bancaire puisse "noter" ou sanctionner un Etat-Nation ? Moi qui pensais que l'Etat était une entité juridique légitime dans son autorité suprême, me voilà brouillé ! Pourquoi les gouvernements de l'Union Européenne seraient-ils mis sous surveillance par des banquiers ? Ils ont le pouvoir politique, la légitimité pour créer des lois de sauvegarde des intérêts publics, n'est-ce pas ? Ah mais oui ! L'Etat n'est plus souverain sur la création monétaire, et il est interdit pour la Banque Centrale Européenne de prêter directement à un Etat membre. Comme ce mécanisme est proscrit par le droit européen, les Etats membres empruntent auprès des banques privées, qui elles, sont des entreprises d'investissement, d'affaires. Du coup, l'Etat fait un emprunt à 17% pour rembourser ses dettes antérieures, et creuse encore plus sa dette publique lorsqu'il multiplie les emprunts. Mais la plupart des dettes publiques sont d'anciennes créances privées pourries rachetées par les Etats pour "sauver" les banques. Et les gouvernements fantoches refusent de faire payer leurs bailleurs de fonds. Le chat se mord la queue juste pour éviter de se voir dans le miroir. Stupidité de cette économie de crédit qund tu nous tiens ! Cela évite de demander aux multinationales et aux riches de payer leurs impôts, d'interdire l'évasion fiscale tout en faisant reposer le pillage général d'un continent sur son peuple.

- Une série de putschs prémédités, élites contre peuples.

 Lorsque les banques d'investissement menaçaient de faire faillite en 2008, les Etats ont racheté les créances pourries, renfloué les banques, ce qui a creusé à plus de 50% la dette publique. En 2010-2011, les créanciers étrangers de la zone euro se sont mis à spéculer sur les titres de monnaie auprès des marchés sans que les gouvernements néolibéraux ne réagissent. L'année suivante, les banques qui prospèrent maintenant "demandent" aux gouvernements que les Etats remboursent leurs dettes publiques. Mais faudrait-il rappeler encore que cette dette est issue des rachats de créances privées, que les banques n'ont pas eu à rembourser un seul euro des fonds publics accordés, nommés plan d'aide ? Quelle folie. Fin 2011, trois barons de la puissante Goldman Sachs s'assoient sur le trône du pouvoir en Italie (Mario Monti), en Grèce (Lucas Papadimos) et à la BCE (Mario Draghi), renversent ainsi deux gouvernements et le directoire de la BCE sans aucune élection ni référendum populaire. Début 2012, je me souviens avant de quitter la France, que le président français heureusement déchu impliquait le pays dans un "mécanisme européen de stabilité", sorte de FMI qui contraindrait la France à n'avoir pour politique économique que la rigueur (ou plus médiatiquement l'austérité). Son remplaçant F. Hollande reproduira la même ligne néolibérale de fusion des compétences au profit des rentiers pour la simple raison que ce n'est pas lui qui décide. Six mois plus tard, alors que l'été assèche l'Europe, la presse maintient les lecteurs dans la peur en martelant que la Grèce pourrait sortir de l'euro. Ah ! Stupeur au CAC40 ! Mais pensons un peu, cela ne fait pas de mal je vous assure : rien dans les traités européens ne précise ni n'impose des conditions de sortie de l'euro d'un pays membre. Il y a des conditions d'entrée, pas de sortie. Si la Grèce ou n'importe quel autre Etat doit sortir de la zone euro, c'est le gouvernement concerné qui en fait le choix, pas les autres.

-TINA : There is no alternative. Vraiment ?

 On entend souvent dire de la part du Pouvoir qu'il n'a pas le choix. Du style "se serrer la ceinture (pour le peuple) est la seule solution et croyez-moi, il n'y a pas d'autres alternatives". Cela vient tout droit de M. Thatcher, et des néolibéraux de l'école de Chicago. Ces théoriciens partisans de la doctrine du choc économique font croire qu'il n'y a pas d'autres choix que de privatiser, de déréguler les transactions, pourquoi pas d'abolir les droits sociaux, faire la "guerre pour la paix", etc. Bref. A chaque fois que le Pouvoir impose une régression qui garrote les droits sociaux, il est bien entendu primordial de faire passer la piqûre pour bonne. Le Pouvoir se fait passer pour bien veillant, et cela marche. Car les journalistes non-censurés reproduisent toujours une idéologie concordante à l'ordre dominant, au même format pour tous.

 Il y avait pourtant des solutions populaires pour éviter tout ce vacarme d'austérité, de crise de la dette et de mise à mort lente par saignement du peuple. En France, en Allemagne et en Grèce, aux élections de 2012, voter pour des candidats se proposant de faire un audit citoyen pour répudier la partie odieuse de la dette publique, par exemple. Rien que la France, dans son histoire, a répudié sa dette publique à plusieurs reprises pour se maintenir. Par exemple, lassé des gaspillages de son intendant Nicolas Fouquet, Louis XIV répudie la dette et évince son intendant en le remplaçant par Colbert.

 Deuxièmement : nationaliser les banques pour remettre le crédit au service du peuple, aurait pu être une solution. L'Islande a tenté de le faire fin 2010 en rédigeant une Assemblée Constituante, répudiant la dette illégitime et nationalisant les deux grandes banques du pays.

 Troisièmement : supprimer les mécanismes de défiscalisation des hauts revenus en réinstaurant des barèmes de l'impôt sur le revenus et sur les sociétés. Instaurer un salaire maximal de 300 000 €/an au dessus duquel l'Etat taxe à 100% les bénéfices afin que les plus riches payent aussi de leur poche l'effort économique du pays.

 Les solutions ne manquent pas et sans priver personne, au contraire. Mais les entreprises de relations publiques (ou propagande), qui sont proches du pouvoir et du Capital, préférèrent galvaniser la haine et l'extrême-droite plutôt que d'informer les électeurs. La vraie gauche une fois coulée en Europe, il ne restait plus qu'à placer les néolibéraux de "gauche" au pouvoir, du moins en France, à un moment où le Front de Gauche commençait à bénéficier d'une aura populaire importante. C'est profitable aux rentes, aux profits des entreprises, aux marchés financiers, à la Bourse.

Il n'y a pas eu d'élection en Europe, les chefs d'Etat qui sont "élus" sont en réalité placés au pouvoir par les élites, qui réalisent un achat de la paix sociale en donnant l'impression d'un changement politique pour renforcer le pouvoir économique des banquiers sur l'UE. Demandez à une souris de croire que le chat ne lui fera aucun mal, vous croirez alors à la Démocratie et aux élections. La République au sens des philosophes du 19ème siècle est morte il y a bien longtemps, mais déjà Aristote en son temps vivant avait raison : la démocratie chavire souvent au service des tyrans en ploutocratie, le pouvoir de l'argent dans les poches de quelques uns. Nous y sommes à nouveau.

-La prochaine décennie sera insurrectionnelle.

 Ce que l'on nomme crise est une guerre du Capital déclarée aux masses prises en otage par leurs gouvernements scélérats. Les élections qui donnent un semblant de démocratie accréditent l'Empire bancaire et garrotent le peuple. Et comme les fusibles de la conscience ont été éteints par l'école et les médias, la guerre est gagnée d'avance. L'école confirme les hiérarchies pour que les chefs restent des chefs, les médias n'offrent qu'une seule vision et censurent le reste. Belle démocratie d'opinion... Au final, les mêmes chefs formés aux grandes écoles sont les plus gros consommateurs de médias et sont plus endoctrinés que la "masse" dominée : élites, journalistes et Hommes de pouvoir vont alors main dans la main, le vase est clos.

 Mais il y a de plus en plus de brebis déroutées qui ont compris que l'argent de ce monde de charognes n'était qu'une spéculation sur des dettes, que 80% de la masse monétaire est numérique et qu'elle ne repose que sur du fictif. Que nous vivons dans une économie de casino qui transforme le monde en camp de concentration géant au profit d'une poignée de gros propriétaires. Si les écrans s'éteignent, il n'y a plus d'économie. A un tel stade d'avancée technologique, comment a-t-on pu faire au 21ème siècle pour dépendre à ce point de l'électricité et du numérique ? La réponse est simple : l'Humanité a profondément régressé. Au nom du Progrès, elle a perdu sa réflexion globale, et est devenue l'esclave de ses propres technologies.

 Le plus grand mal de ces Temps est que les gens croient vivre en démocratie. Nous avons encore des libertés, beaucoup plus qu'il y a un siècle. Mais c'est cela qui tue la résistance : l'impression d'être libre. Un certain Félix Leclerc chantait "ventre plein n'a pas de rage".

 Lors, en Occident on descend dans la rue clamer son mépris, mais gentiment. Les manières légales de manifester (manifestation, vote, pétitions) sont légales parce qu'elles ne sont pas dangereuses pour le Pouvoir. Ce n'est qu'une question d'années. La colère monte de Québec à Mexico, d'Athènes à Madrid, en Afrique, en Asie, les causes s'unifient et se mondialisent aussi vite que les capitaux. Les banques pourront détenir l'Europe et imposer un Nouvel Ordre Mondial régi par un seul et même gouvernement nommé Goldman Sachs ou je ne sais quoi. Mais un jour, les marchands et les banquiers ne pourront plus contenir la colère des gens devenus insurgés. Comme d'habitude hélas, ce seront les gens les plus pauvres qui paieront le prix fort, qui laisseront leur vie sous les balles policières. Mais chaque Empire subit sa chute parfois aussi vite qu'il connaît l'apothéose, l'apogée. Ainsi, viendra le temps de la Révolution sociale. 

Samuel Moleaud.

01 Août 2012.

http://sam-articles.over-blog.com


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61 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 1er août 2012 09:45

    Article excellent 


    Philippe

    • Hervé Hum Hervé Hum 1er août 2012 10:36

      Cher Samuel

      Le système actuel est en train de couper la branche sur aquelle il est assis et il ne peut pas s’empêcher de le faire. Il le sait, mais ne peut rien contre. C’est plus fort que lui.

      Par exemples : 

      qui donne les moyens de révolution aux peuples ? Ceux là même qui veulent le dominer.

      Qui donne les moyens d’information et de communication aux peuples ? Ceux là même qui veulent les baillonners.

      Qui donne les moyens d’une prise de conscience des peuples ? Ceux là même qui veulent les endomir et les manipuler

      Ce phénomène est le même et pour les mêmes raisons que pour les monarchies européennes parce que ce qui motivait les rois est la même chose que ce qui motive les « banquiers »... La cupidité. A trop vouloir on finit par tout perdre.

      La pièce est presque joué, on arrive à l’acte final. 

       


      • dom y loulou dom y loulou 1er août 2012 14:14

        « Qui donne les moyens d’une prise de conscience des peuples ? Ceux là même qui veulent les endomir et les manipuler »


        complètement abscon 


        vous devriez déjà vous habituer à ne pas leur donner de tels titres vous-même

        c’est là que cela commence vraiment

        ils n’ont rien d’une élite, mais tout d’une bande de faussaires et ils ne voient pas leur vie piétinée pour clarifier le psychisme ou apporter de quelconques révélations à qui que ce soit 


        la clarté de pensée, c’est bien ce que ces colons ont appelé « terrorisme » en été 2001 alors ne mélangez pas les bons coeurs et les chars d’assauts svp

      • bigglop bigglop 1er août 2012 18:19

        Bonsoir à tous,

        Merci pour excellent article qui synthétise parfaitement notre futur, si rien n’est fait pour sortir du cadre.

        Depuis bien longtemps, je n’ai de cesse de dire que Sarko et Hollande ne sont que les mains droite et gauche de l’oligarchie financière qui nous contrôle.

        Un exemple typique récent :
        Avant sa nomination comme ministre de l’économie, Moscovici était vice-président du Cercle de l’Industrie (lobby du CAC 40) créé en 1993 par D Strauss-Kanh et R Lévy (Pdt Renault) et a accueilli son nouveau président Philippe Varin, Président du directoire de Peugeot (PSA) nommé le 27/04/2012. Ce dernier, P Varin est le signataire d’un article « émouvant » sur la compétitivité française qu’il met en oeuvre contre les salariés de Peugeot. Liste des membres juillet 2011 à laquelle il faut rajouter Didier Migaud (Pdt Cour des Comptes).

        Depuis l’accession au « trône » de Sarko, la meute des nouveaux chiens de garde a phagocyté l’information et la désinformation, la propagande règnent en maîtres. Cette situation arrange bien Hollande, car après le MES, la même chape de plomb couvre le TSCG interdisant tout débat démocratique comme en 2005 (mauvais souvenir pour le PS).

        Enfin après la crise financière de 2007/2008, ils parlent d’une crise de la dette des Etats, des banques, de l’Euro. Mais il s’agit d’une crise systémique bancaire internationale résultant des dérives du capitalisme avec la globalisation et la financiarisation des échanges internationaux.
        Au final, les pertes, les dettes privées sont transférées à la dette des états, les profits étant privatisés (paradis fiscaux). Il n’y a pas de crise de l’Euro.

        L’Espagne ne veut pas de « plan de sauvetage » qui impliquerait de nouvelles mesures d’austérité complémentaires à celles prises pour le « sauvetage » de son système bancaire (annoncé 100 mds€ mais au final, octobre 2012, bien plus). En attendant, le sauvetage serait de plus de 500 mds €, sans compter les Régions (Communidades Autonomas) qui sont en faillite.

        On peut parler de théorie des dominos, le Portugal (Faillite technique), l’Irlande, l’Espagne, l’Italie entrent dans un scénario à la Grecque car les prétendus « remèdes » sont les mêmes.

        Le pseudo accord de croissance « renégocié » (rapport Cheuvreux-N Doisy) par Hollande, n’est pas près de voir le jour, car les derniers indices économiques démontrent une aggravation de la récession pour 2012,2013.

        Maintenant, ils parlent :
        - intervention directe de la BCE auprès des Etats par un quantitative easing massif, mais il faut modifier fondamentalement les statuts de la BCE (référendum ?) et Merkel y est opposée en raison des risques d’inflation. Les derniers QE aux Etats-Unis n’ont pas donné les résultats escomptés.

        • de donner une licence bancaire au MES, mais cela serait une modification substantielle des statuts du traité et donner un pouvoir exorbitant à un "organisme international" , par une activité bancaire sur les marchés financiers et spéculatifs. Mais ce Machin ne pourra pas être mis en place avant le 4ème trimestre 2012 et n’aura la capacité financière d’action. D’ici là, toutes les catastrophes peuvent survenir.

        • En l’état actuel, le FESF ne possède pas les fonds suffisants pour ’’aider’’ l’Espagne et surtout pas pour l’Italie plus tard compte tenu des utilisations précédentes pour l’Irlande, le Portugal, la Grèce (le Private Sector Involvement-restructuration dette, n’a rien amélioré). Même en l’augmentant à +1000mds€ avec une garantie des états de 20% (effet de levier de 5), ce sera insuffisant.

        • Le futur MES ne pourra pas être mis en œuvre avant le 4ème trimestre 2012, bloqué dans l’attente de la décision la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe le 12 septembre 2012 .

        • ’’Ils’’ étudient une nouvelle restructuration de la dette grecque détenue par la BCE et les banques centrales nationales. Lors de la première, la BCE et les BCN s’étaient ’’exclues’’ du périmètre. Mais depuis l’arrivée de Draghi, la BCE est devenue un ’’hedge fund’’ ne possédant, majoritairement, que des créances pourries (Irlande, Portugal, Espagne, Italie, Grèce, Malte, plus les collatéraux apportés lors des deux LTRO) et la BDF détient encore beaucoup de dette grecque (recapitalisation ???)

        Depuis 2008, « ILS » pratiquent la méthode Coué et la procrastination ou l’art de ne rien résoudre en appliquant les remèdes de l’idéologie néo libérale pour « rassurer », convaincre" les marchés.
        Il me souvient des paroles fortes :"je veux combattre cette finance folle, sans visage", qu’en est-il aujourd’hui ???

        Relisez ces propos de M Draghi sur : le modèle social européen est mort

        Les solutions non orthodoxes :

        Réintroduire ces articles du code pénal et du code civil dans ce qui tient lieu de Constitution Européenne et les constitutions nationales :

         - art 421 : « Les paris qui auront été faits sur la hausse ou la baisse des effets publics, seront punis d’un emprisonnement d’un mois au moins, d’un an au plus. » [Article 421 du Code pénal, abrogé en 1885. NB : « effet » = obligation]

        - art 422 : « Sera réputée pari de ce genre, toute convention de vendre ou de livrer des effets publics qui ne seront pas prouvés par le vendeur avoir existé à sa disposition au temps de la convention, ou avoir dû s’y trouver au temps de la livraison. » [Article 422 du Code pénal, abrogé en 1885]

        - art 1965 C Civ : « la loi n’accorde aucune action pour une dette de jeu ou le paiement d’un pari (article 1965 du Code Civil 1804 abrogé)

        ou

        - art L 432-20 : ’’ Nul ne peut, pour se soustraire aux obligations qui résultent d’opérations à terme, se prévaloir de l’article 1965 du code civil, lors même que ces opérations se résoudraient par le paiement d’une simple différence.’’ (art L 432-20 Code Monétaire et Financier Abrogé par Ordonnance n°2009-15 du 8 janvier 2009 - art. 3 )

        Simultanément organiser un défaut partiel ou total (restructuration) sur la dette publique de la zone Euro,et par conséquent les pays de la zone euro se retrouvent non seulement avec la monnaie commune (qu’ils avaient déjà) mais avec une dette commune ayant subi la décote correspondant à la restructuration. La zone euro aura opéré sa métamorphose : elle peut désormais fonctionner comme une zone monétaire ordinaire. Elle est sauvée.

        Autre avantage, remettre en cause la prédominance du dollar comme monnaie d’échange et de réserve et provoquer un Bretton-Woods 2 pour créer une monnaie supranationale, le Bancor (JM Keynes) basé sur un panier de monnaies fluctuant dans une fourchette déterminée.

        Une autre solution consiste à utiliser les DTS (droits de tirages spéciaux du FMI) qui sont un instrument du FMI qui sert à remplacer l’or monétaire dans les transactions internationales importantes, d’où son nom d’or papier ; il complète les réserves officielles existantes des pays membres. Le DTS est un crédit qu’une nation à balance commerciale excédentaire peut obtenir d’une nation à balance déficitaire. C’est donc une unité de compte pour le FMI et pour certains organismes internationaux.

        L’intérêt du système de DTS du FMI réside dans le fait qu’il permet un accès au financement à tous les pays du monde (ce qui n’est pas le cas des unions monétaires, par définition restreintes). Cette solution avait la faveur de D Strauss-Kanh, alors Directeur Général du FMI, à la suite des propositions de Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque centrale de Chine, de la Russie malgré l’opposition agressive des USA.

        L’inconvénient, le FMI pourrait devenir le ’’gestionnaire’’ de cette nouvelle monnaie mondiale

        Voilà de quoi réfléchir.......




      • JL JL 1er août 2012 17:52

        bodiharma,

        vous dites : "TOUTE la classe politique française a applaudi à deux mains la création de l’euro qui devait ouvrir un nouvel âge d’or"

        Mais l’euro a ouvert un nouvel âge d’or ! Et la sortie de l’euro ouvrira encore, à n’en pas douter, un nouvel âge d’or !!!

        La question est : pour qui ? Et la réponse : toujours pour les mêmes, et toujours contre les mêmes !

        Toujours pour les plus nantis, toujours contre les pauvres et la classes moyennes. Et quand les pauvres seront plus nombreux que les classes moyennes, il suffira de peu à ces bandits, dans les enchères préélectorales, pour se faire élire : quelques % de pas grand chose, même à des dizaines de millions, ça n’ira pas chercher bien loin.


      • JL JL 3 août 2012 18:43

        bodiharma,

        je veux bien accepter le compliment ; mais je dois dire que ce post de 18:10, j’ai pas compris, et je ne vois pas le rapport avec l’euro.

        Désolé.


      • JL JL 1er août 2012 11:40

        Bonjour Samuel,

        belle analyse que j’approuve.

        Vous dites « Le Pouvoir se fait passer pour bienveillant, et cela marche »

        Oui en effet, et c’est à ça qu’il sert, de fusible : on change le pouvoir, jamais le système.

        Vous citez : « Un certain Félix Leclerc chantait Ventre plein n’a pas de rage. »

        J’ajoute, lu dans un site que je vous recommande  : (C’est pourquoi) « Il ne faut pas confondre la lutte contre la « pauvreté » (thème de droite) et la lutte contre les « inégalités » (impératif de gauche). On peut réduire la pauvreté en accroissant les inégalités. C’est même cela l’astuce. »

        En effet, réduire la pauvreté, c’est une nécessité pour les riches, puisque « ventre affamé n’a pas d’oreilles ». Et les pauvres, au bout du compte, ça coûte cher !

        Mais comment réduire la pauvreté sans réduire la richesse ? En sacrifiant les classes moyennes ! 

        Mais que font les riches de tant d’argent, demandez vous ? L’argent confère à la fois la sécurité et la liberté. C’est pourquoi les riches sont contre l’égalité républicaine qui est basée sur le deal : un peu moins de liberté contre un peu plus de sécurité. L’égalité ne s’oppose pas à la liberté, mais seulement à celle des riches. Mais la liberté des riches s’oppose à la liberté des autres, car dans un monde d’argent, sans un sou on n’a ni liberté ni sécurité.

        Si un gouvernement qui se dit de gauche ne réduit pas les inégalités, alors, il n’est pas de gauche, c’est clair. Le PS est-il en mesure de réduire les inégalités ? Dans ses discours, oui. Mais dans les faits ? Ainsi, le système joue sur pes deux tableaux : si en fin de mandat, Hollande n’a pas réduit les inégalités, le peuple, mécontent, l’éjectera, au profit d’un truand exotique clamant « travailler plus pour gagner plus » ; et s’il réduit les inégalités, le système l’éjectera au profit d’un candidat de droite !


        • colza 1er août 2012 15:35

          @ JL

          Je pense comme vous sur la teneur de l’article.... du bon boulot !
          Par contre, vous pensez que le PS n’est pas en mesure de réduire les inégalités. Si ! bien sûr, il le peut, mais en réalité, il ne le VEUT pas. Hollande a toutes les manettes (AN, Sénat, la plupart des régions...), mais il est formaté « libéral » comme les autres politiques professionnels anciens Enarques. 
          En outre, je viens de lire qu’il a eu le plus gros budget pour les présidentielles. D’où a-t-il tiré tout ce fric ? T.shirts ? cotisations de militants ? Qui peut croire cela !

        • lemouton lemouton 1er août 2012 12:27

          Excellent..
          Article que je garde dans mes liens favoris..

          « ..Les courtiers attaquent leurs propres pays. Sont-ils devenus fous ?... »"
          à cette question boutade que vous vous posez, en découle la suivante..

          Quel est le pays d’un courtier.. ?? smiley


          • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 1er août 2012 21:13

            Le Bankistan.


            Pays merveilleux, où tout est permis pour qui a de l’argent, avec zéro contrôle sur les échanges et zéro impôt garanti á vie.

            C’est un archipel multicontinental qui s’étend sur la planète entière.

          • Roosevelt_vs_Keynes 1er août 2012 13:37

            « -La prochaine décennie sera insurrectionnelle. »

            C’est mal connaître notre époque.


            • ykpaiha ykpaiha 1er août 2012 14:09

              L’exemple Islandais a servi de lecon.

              On bouche les trous qu’a laissé beant ce minuscule pays, on nomme vite des spécialistes autoproclamés, autant de sous préfet aux ordres, on fait revoter les récalsitrants en bourrant mieux les urnes, on décide en cité de plus en plus restraints et secrets...

              Car si l’Islande n’est pas un modèle. Elle est l’une des possibilités de la différence. La tentative du peuple islandais de construire l’avenir de ses décisions et de son imagination nous montre la réalité d’une alternative.

              Qui saura s’en saisir ? Grecques,Espagnols ; Italiens, francais, irlandais porugais chypriotes, lequel ? lequel saura reprendre un peu de respiration dans la société fétide que nous a cococté 30 ans de passivité et de corruptions ?


              • colza 1er août 2012 15:41

                @ ykpaiha

                Au sujet de votre dernière question, vous constaterez qu’au moins pour les grecs et les italiens (à quand les autres) on leur a imposé, sans vote, des premiers ministres sortant de Goldmann & Sachs...
                C’est le premier pas de la dictature de la finance.


              • alinea Alinea 1er août 2012 14:13

                Article clair et concis : un régal !
                Merci


                • sagesse 1er août 2012 14:19

                  Enfin un article qui livre des informations, c’est rassurant par les temps qui courent.....
                  Merci à l’auteur !


                  • Marc JUTIER Marc JUTIER 1er août 2012 14:21

                    Nous disons tous la même chose : voir

                    François II : un mandat très mouvementé en perspective ! 

                    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/francois-ii-un-mandat-tres-120186

                    Alors passons à l’action !

                    Manifeste de l’homme résolu. Pour changer le monde, changez-vous et proclamez-le !

                    http://bit.ly/Q2cEcQ


                    • Flo-rian Flo-rian 1er août 2012 15:04

                      trés bon article qui m’a imédiatement rappelé une fable de La Fontaine : « Le loup et le chien »
                      http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/loupchien.htm .


                      • Traroth Traroth 1er août 2012 15:39

                        Concernant les révolutions, l’actualité récente montre un exemple saisissant des méthodes de canalisation et même de récupération des mouvements de révolte.

                        Je veux parler bien sûr de ce qu’on appelle le Printemps arabe.

                        Depuis décembre 2010, la révolte gronde dans de nombreux pays arabe. Le régime de Ben Ali en Tunisie et de Moubarak en Egypte ont été renversé par la rue en colère, et la colère a gagné de nombreux autres pays, jusqu’en Europe, où le mouvement des Indignés peut être considéré comme une émanation de ce mouvement de colère né dans le monde arabe, et en Amérique du Nord, avec le mouvement Occupy Wall Street.

                        Bref, ça donnait l’impression de devoir chauffer pour le cul des séides du capital.

                        Les gouvernements occidentaux ont d’abord été dépassés par les événements, mais un an et demi après, où en est-on ?

                        Et bien, pour les pouvoirs impérialistes, TOUT BAIGNE !!!

                        Le Printemps arabe a été canalisé, maitrisé et utilisé avec une maitrise qui, quelque part, force le respect.

                        Dans les deux pays où la révolte mettait le plus en cause les intérêts occidentaux, des islamistes ont été porté au pouvoir, malgré le fait qu’ils n’étaient pour rien dans la révolte, qu’ils n’ont pas vu venir et à laquelle ils n’ont pas participé.
                        Le mouvement a été étouffé là où c’était possible : à Gaza, quand les troubles ont commencé début 2011, les islamistes du Hamas ont recommencé à bombarder les champs israéliens avec ces bouts de tuyau que le Hamas et Israël sont bien les seuls à appeler « roquette ». Israël a immédiatement bombardé Gaza, en un mouvement bien coordonné : fin du Printemps arabe à Gaza. Au Bahreïn, les troupes qatariotes et saoudiennes ont stoppé la révolte populaire dans le sang et dans le silence assourdissant des médias occidentaux.
                        Mieux encore : le Printemps arabe a été utilisé pour se débarrasser de quelques dictateurs qui dérangeaient l’occident depuis longtemps déjà : Kadhafi en Libye, et bientôt el Assad en Syrie.
                        Quant aux mouvements occidentaux : les « indignés » européens n’ayant aucune revendication précise, étant conditionné à la détestation de la politique et se laissant imposer d’intenables conditions par les autorités (interdiction des tentes en plein mois de décembre...), le mouvement s’est éteint de sa belle mort. Comment aurait-il pu en être autrement ? Pour Occupy Wall Street, je suis moins au courant, mais ça parait être un peu la même chose.

                        Conclusion : la stratégie du choc est capable d’exploiter même un choc anti-système.

                        Quel talent !


                        • Traroth Traroth 1er août 2012 15:42

                          Attention, qu’on ne s’y trompe pas : les causes de la révolte n’ont pas disparues, et donc ça flambera à nouveau tôt ou tard. Mais pour triompher, les gens vont être poussé à se radicaliser, et il va y avoir des dégâts...


                        • MmeRosa 1er août 2012 15:52

                          Excellent article !
                          Déjà pendant la mise en place du Hollande (Obama français !) il ne fallait pas être grand clerc pour savoir que le néo libéralisme continuerait , avec l’équipe de campagne de DSK recyclée (les moscovici, les valls etc...) accourant à toute vitesse pour former la garde rapprochée du sieur Hollande, les génuflexions à la city, les positions atlantistes réaffirmées, etc !
                          Maintenant pour l’insurrection je n’y croit pas une seconde, à moins qu’une panne électrique gigantesque comme celle des Indes, n’éteigne les écrans virtuels ou se joue le théâtre d’ombre cher à Platon, et ne jette des millions d’insurgés dans la rue, et cette vision je suis sur qu’elle donne des cauchemars aux tenants des casinos de la finance mondiale qui nous gouvernent en réalité.
                           


                          • Antoine Diederick 1er août 2012 16:54

                            Aux dernières nouvelles, selon le « Bild » l’Allemagne gagne de l’argent dans cette crise....


                            • SALOMON2345 1er août 2012 18:12

                              Diagnostic parfait mais par où commencent-on l’opération, car dès le lendemain de la première barricade, il faut que le boulanger continue et fasse son pain, que la « boutique » permette l’approvisionnement, bref, que l’ensemble continue à fournir l’essentiel, le vital à la population ?
                              Ces questions ne sont en rien provocatrices mais, sincères, car après les lectures d’ouvrages sérieux sur 1789, les historiens neutres évoquent des situations d’alors très très très difficiles ainsi le français, qui n’est pas l’anglais, qui n’est pas l’allemand, qui n’est pas...etc, etc, etc : comment va-t-il se comporter ?


                              • JMC 1er août 2012 18:50

                                Bravo ! Tout est dit !


                                • Devo Devo 1er août 2012 18:53

                                  Un grand merci à l’auteur pour ce résumé à partager en famille et avec vos proches qui ont bien enregistré le message officiel qui dit que cette crise est uniquement due à une gestion anarchique des finances publiques.

                                  Au passage on peut rappeler que la situation actuelle en Espagne et en Italie était prévisible depuis de loooooongs mois même pour les mécréants de l’économie que nous sommes.


                                  • vincem13 1er août 2012 19:10

                                    Très bon article, bon résumé.

                                    Mais qui soulève bien des questions !
                                    • Comment aujourd’hui sortir du cercle vicieux qui impose à tout pays de suivre les règles actuelles, sous peine d’être mise au banc des nations ? Imaginez la France décidant de moraliser de force sa finance... rien ne changera en fait, et tout sera pire. Comment les entreprises privées pourront-elles se financer ? Comment l’Etat pourra-t-il payer les salaires des fonctionnaires et toutes les aides à la population, sans dévaluer sa monnaie, et donc par ricochet, rendre la France incapable d’importer du pétrole, des matières premières indispensables au fonctionnement de notre quotidien ?
                                    • Je ne vois aucune solution, à moins d’une solution globale, mondiale. En voyez-vous une autre ?
                                    • J’ai du mal à être optimiste pour la suite. Si changement il y a il sera brutal, et laissera grand monde sur le carreau.
                                    ... je crois en fait qu’on a atteint le point de non-retour, et la suite passe par la décroissance des économies, des populations, des trains de vie auxquels nous somme tous habitués.

                                    Ca va faire MAL !

                                    • Cassiopée R 1er août 2012 19:12

                                      Le plan de « sauvetage » vient de supprimer 100 000 personnes de son salaire en Espagne, alors que les citoyens dépendent de revenus pour survivre en société, ce sont les dettes des citoyens qui vont exploser (comme en Angleterre ou aux Etats-Unis) mettant en péril l’habitat par le loyer, la nourriture pour s’alimenter et les autres moyens de subsistances comme prendre les transports en communs pour ses activités professionnelles ou personnelles.

                                       

                                      Pourtant comme le spécifie l’article, on sait très bien que :

                                      « Ces »plans« successifs n’ont eu pour conséquence que d’aggraver l’économie et la situation sociale de la population est pire qu’avant le premier prêt. Les milliards d’euros dits »d’aide« ont transité des banques vers la BCE, pour revenir au final aux banques privées, qui ont rachetés les titres de la dette ».

                                       

                                      L’argent des emprunts et des intérêts à taux si élevés qu’ils sont mathématiquement non remboursable, ne revont pas dans l’économie. Economie qui fait face à une désindustrialisation massive en Europe et en Amérique du Nord, qui sont des baisses de revenus pour les citoyens et pour la collectivité (par l’impôt). De plus, les délocalisations provoquent une hausse des prix par la spéculation avec des marges très élevées de profits pour les multinationales, alors qu’on nous disait que les prix allaient baisser. C’est le niveau de vie qui allait de toute façon baisser.

                                       

                                      En Catalogne, les subventions sociales ont été supprimés pour « il s’agirait de 400 millions d’euros, destinés aux hôpitaux, centres pour handicapés, résidences pour personnes âgées ou centres d’accueil pour mineurs »

                                      Source http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/07/31/la-catalogne-coupe-les-subventions-aux-organismes-sociaux_1740512_3214.html

                                       

                                      Peu à peu toutes les aides ou les services publics vont vouloir être casser, en précisant que tout va revenir à la normale plus tard, tandis que la dette rapporte énormément de profits. Il n’y a pas de plan d’aide lorsqu’une population n’a plus accès, et voient supprimer les services publics, les salaires et les aides sociales.


                                      • fredleborgne fredleborgne 1er août 2012 20:53

                                        Un article de plus sur le sujet.
                                        Bien écrit, mis à jour
                                        Reste plus qu’à se mobiliser, et là, je crois qu’il va falloir encore faire couler beaucoup d’encre.
                                        Bel effort tout de même


                                        • eau-du-robinet eau-du-robinet 1er août 2012 21:38

                                          Le titre de cet article en dit long !

                                          Il s’agit d’un hold up qui à été préparé depuis longue date, et qui risque de faire couler l’Europe « comme le Ttanique » dans un très proche avenir. 

                                          Dans les informations de 20H00 sur France 2 de ce soir ils ont annonce l’effondrement de l’économie espagnole ! Hier on à parlait de l’énorme dette de la Catalogne, région qui à été encore quelques années en arrière la région la plus prospère.

                                          Parlons même pas de la Grèce, de l’Italy, du Portugal, de l’Irlande, voire les pays Est-Européen comme la Bulgarie ou la Roumanie.

                                          Les entreprises, particulièrement en France et en Allemagne, licencient massivement les travailleurs et les cadres voire ils délocalisent hors de l’Europe !

                                          L’Allemagne est loin d’être à l’abri et risque de perdre son « triple A » sous la menace de Moody’s. L’Allemagne c’est porté garant pour des nombreuses autres pays Européens, sans oublier sa propre dette publique qui est colossale avec 2079 milliards d’euros, soit 83,2% de son PIB.

                                          Je vous le dit la faillite de l’Europe est proche.

                                          La croissance n’est pas au rdv. ce qui ne m’étonne pas avec cette politique de rigueur qui s’applique aux pays Européens. Ainsi les dirigeants se tirent pas une mais des nombreuses balles dans leurs et nos pieds.

                                          Tout cette histoire de hold up à été malignement orchestré, ceci depuis le 3 Janvier 1973


                                          • BOBW BOBW 1er août 2012 21:42

                                            Bravo Samuel pour cet article parfait.

                                            Cependant,hélas,malheureusement avec les médias pratiquement muettes qui encensent les valets de cette Europe libérale et devant l’autisme, la surdité et l’aveuglement d’un trés grand nombre de français trop individualistes atteints de myopie politique et économique, notre peuple est volontairement projeté contre le mur et dans une misère grandissante.

                                            Heureusement que quelques sites dont A.V et l’Huma essayent d’en réveiller un nombre croissant pour changer ce système pourri.

                                             Pour l’instant,Pour s’en sortir et rapidement :citoyens de nombreux pays d’Europe :« Avanti Popolo » !


                                            • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 1er août 2012 21:51

                                              Les mesures qu’ils prennent sont systématiquement les pires.


                                              La médecine néolibérale ressemble à celle pratiquée du temps de Molière.

                                              Quelle que soit la maladie, la saignée. Si le malade n’est pas en pleine capacité physique, il n’a aucune chance de s’en sortir. À l’époque, les traitements par les plantes existaient déjà, en Afrique...

                                              D’un dogme à l’autre, c’est encore l’occident, qui se croît maître du monde, qui aujourd’hui pratique la saignée à sa propre population.

                                              Car pour faire du profit, ils n’ont plus besoin de cette population.

                                              Il leur faut donc faire accepter la perte sociale que cela implique, la destruction de la sécurité sociale, des hôpitaux, des écoles, et également de tous les droits qui protégeaient les citoyens.

                                              La Grèce doit être vue comme un laboratoire. Si ça marche, ce sera appliqué partout, avec les mêmes méthodes.

                                              Pourquoi aujourd’hui ?

                                              Pour plusieurs raisons.

                                              - La chute de l’Union Soviétique, qui constituait (certes de moins en moins) une sorte de point d’appui pour les résistances sociales, en tant que système concurrent. Par contrepoint, était affichée la démocratie et le développement économique pour les peuples. Plus d’URSS, plus la peine d’afficher quoi que ce soit. La répression seule suffira.

                                              -Le développement de la technologie, permettant la réalisation de la plus-value avec peu de main d’oeuvre.

                                              - L’ouverture des pays émergents, avec des quasi-esclaves.

                                              - L’idéologie néo-libérale qui constituait un terrain de propagande, avec Reagan, Thatcher et Pinochet comme fers de lance.

                                              Il ne restait qu’à trouver l’occasion, que fut la crise des subprime, puis les banques sauvées par les Etats, la crise financière de ces Etats mêmes.

                                              Bien sûr, la crise est créée pour détruire les populations. Des solutions auraient pu être trouvées pour éviter notre état actuel. Mais elles n’ont surtout pas été cherchées.

                                              Leur objectif, c’est justement la phrase de Dragui sur le modèle européen. 

                                              Notre survie dépend de notre résistance, faible aujourd’hui, et de notre capacité à dépasser, au delà du libéralisme, le capitalisme lui-même, devenu obsolète car destructeur (en phase d’autolyse) 

                                              • micAailes 1er août 2012 23:21

                                                bonsoir à tous,


                                                je suis toujours surpris de ce genre d’article. 

                                                « L’Etat grec et son peuple ont été pillés comme jamais.  »
                                                Par qui ? quelles sont vos sources ? ne serait ce pas plutot les responsables politiques qui ont mentis sur les chiffres de leur comptabilité nationale ?

                                                « Ceux-ci font quand-même partie des plus riches de la planète  » 
                                                des sources ? qui sait qui est derriére ces agences de notations ? quelle preuve ?

                                                « comment est-il possible qu’une agence bancaire puisse »noter« ou sanctionner un Etat-Nation ? »
                                                ce sont des agences de notation !!

                                                «  l’Etat fait un emprunt à 17% pour rembourser ses dettes antérieures  »
                                                quel état ? 17% c’est chez votre intermarché du coin pour acheter un plasma !!!

                                                « la plupart des dettes publiques sont d’anciennes créances privées pourries rachetées par les Etats pour »sauver« les banques »
                                                preuve ? source ?

                                                « les Etats ont racheté les créances pourries, renfloué les banques, ce qui a creusé à plus de 50% la dette publique »
                                                faux archi faux, c’est le plan de relance qui a creusé le déficit dans cette proportion, pas le plan de sauvetage des établissements bancaires

                                                «  En 2010-2011, les créanciers étrangers de la zone euro se sont mis à spéculer sur les titres de monnaie auprès des marchés sans que les gouvernements néolibéraux ne réagissent. L’année suivante, les banques qui prospèrent maintenant »demandent« aux gouvernements que les Etats remboursent leurs dettes publiques.  »
                                                pourquoi pas parler des spéculateurs européens ? bizarre comme approche.
                                                Quel état rembourse ces dettes ? si vous en connaissez un je suis preneur !!!

                                                « Mais faudrait-il rappeler encore que cette dette est issue des rachats de créances privées, que les banques n’ont pas eu à rembourser un seul euro des fonds publics accordés, nommés plan d’aide ?  »
                                                 ??? pour le coup c’est faux aussi. Les banques ont remboursées leurs emprunt, vous faut il un bilan récent pour le croire ? 

                                                « Il y avait pourtant des solutions populaires pour éviter tout ce vacarme d’austérité, de crise de la dette et de mise à mort lente par saignement du peuple. En France, en Allemagne et en Grèce, aux élections de 2012, voter pour des candidats se proposant de faire un audit citoyen pour répudier la partie odieuse de la dette publique, par exemple. »
                                                et ben pour le coup, chapeau bas, vous avez la solution et personne n’y a pensé avant vous. Mais pourquoi vous manifestez vous seulement maintenant.

                                                Aller trêve de plaisanterie, votre écrit contient pleins d’éléments totalement érronés et votre vision de l’économie est totalement complotiste. Bref encore un article qui ne sert à rien si ce n’est induire en erreur de nombreux lecteurs et faire véhiculer des idées pour le moins douteuses. 



                                                • le poulpe entartré 2 août 2012 02:05

                                                  MI-cailles, mi-couilles dans le potage : tout foutu à côté de la plaque. Son post rempli de raisonnements approximatifs, baratineur de café du commerce : il vient vendre sa camelote foireuse. On dirait l’économiste bidon tricolore Pascal Salin (Monsieur une connerie par phrase parait il ).


                                                • micAailes 2 août 2012 13:42

                                                  vous avez raison, commençons par nous insulter, la démarche sera beaucoup plus productive !!!!


                                                  Je n’ai aucune prétention en matière économique, je tenais juste à montrer les mensonges ou incohérences de l’article. 

                                                  La seule chose que je souhaiterais est la justification des éléments apportés. Comme tous ces éléments sont des points de vue erronnés forcément il ne peut pas y avoir de preuve. A moins que vous en ayez !!!????

                                                  Là je mets dans l’embarras et pour vous c’est peut être plus facile d’insulter car cela ne demande aucune rigueur de travail !!!



                                                • Louise M 3 août 2012 08:29

                                                  @micaailles


                                                  Vous êtes incrédule et c’est votre droit , je vous conseille donc quelques lectures d’économistes et d’universitaires très sérieux , avec chiffres à l’appui ,qui corroborent ce que dit l’article. C’est ensuite votre choix de ne pas accepter les faits.

                                                  Frédéric Lordon, pour en finir avec les crises financières
                                                  Holbecq, la dette publique une affaire rentable (chiffres à l’appui)
                                                  Jacques Sapir , la démondialisation
                                                  Serge Halimi , géopolitique du chaos
                                                  Keith Dixon , les évangélistes du marché
                                                  et bien sûr Naomi Klein avec la stratégie du choc
                                                  Paul Jorion , la crise des subprimes
                                                  allez lire aussi les théories de l’école de chicago Milton Friedman, 
                                                  et puis l’excellent livre de Chevènement sur la construction de l’UE la faute de monsieur monnet.
                                                  Sur les rouages de l’UE je vous conseille également circus politicus de deloire, livre d’investigation journalistique fouillé et sourcé, 
                                                  sur le médias avez vous le film les nouveaux chiens de garde ? je vous conseille également le livre d’halimi sur le sujet
                                                  et il y en a bien d’autres j’en oublie !
                                                  Bonne lecture,

                                                • micAailes 5 août 2012 11:11

                                                  bonjour,


                                                  et moi je ne peux que vous conseiller de lire les livres d’économie monétaire qui reprennent les cours dispensés en fac d’économie. Je vous invite à lire également des livres sur l’histoire. 

                                                  Vous comprendrez que le système actuel n’est pas un complot mais a été monté pour répondre à des problématiques qui ont eu lieu dans notre histoire et qui découlaient de crises importantes. 

                                                  Les références que vous donnez, j’en ai lu quelques unes et effectivement il y a des abus qui y sont énoncés et réels. Mais vous confondez abus et complot global. 
                                                  Vous passez de coté toutes les difficultés historiques que nous avons eu. 

                                                  Quel gros retour en arrière.......on se croirait au début du siécle, j’ai même lu plus bas un post mettant en avant le protocole des sages de sion. Nous y voila. 

                                                  Lamentable





                                                • Antoine Diederick 5 août 2012 13:41

                                                  j’ai même lu plus bas un post mettant en avant le protocole des sages de sion. Nous y voila.

                                                  cela on s’en fout, c’est un connard qui passait par là qui avait envie de décharger sa bile....

                                                  en revanche c’est un système financier comme ceci : la seule possibilité pour le sauver est de toujours y remettre une mise pour garantir les mises précédentes...espérons que cela relance la croissance pour avoir de la valeur, jusqu’à la prochaine crise...


                                                • le poulpe entartré 17 août 2012 07:16

                                                  qu’est ce que vous en savez a part rien ?

                                                  réponse : zéro.


                                                • Soi même Soi même 2 août 2012 02:18

                                                  Nous sommes en pleines tragédies Grecque, la curré ne va pas tarder, qu’attends les États pour faire un acte piraterie dans les paradis fiscaux ?


                                                  • Louise M 2 août 2012 08:03

                                                    Tout y est ou presque ! excellente synthèse de l’état du monde ...

                                                    Il y a même une note d’espoir, bienvenue car quand on voit le tableau il y a de quoi le perdre...
                                                    pour que l’insurrection vienne , il faut faire s’insurger les consciences, les délivrer du poids de la propagande, merci Samuel tu y concoures !


                                                    • ykpaiha ykpaiha 2 août 2012 10:39

                                                      J’ai bien l’impression que le deuxieme étage (ou 20 ieme c’est selon) va se mettre en place.

                                                      On a détruit et empéché le stockage alimentaire
                                                      On a laissé le « marché » définir les tarif des matieres alimentaires de base
                                                      On dérégule toute sorte de contre marché
                                                      On fait mumuse sur le réchauffisme.
                                                      Puis on annonce une grande secheresse

                                                      Et poupouf les matieres premeres blé soja etc augmenteront de 50% !!!!

                                                      Pas génial ce on ??

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