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Accueil du site > Actualités > International > Fidel Castro le Lider Maximo est mort

Fidel Castro le Lider Maximo est mort

La dernière star politique du 20 ème siècle est décédée. Fidel Castro encensé par les uns, détesté par les autres a une place particulière dans l'histoire contemporaine en tant que leader d'un petit pays révolutionnaire qui a eu un rôle exceptionnel hors de ses frontières et qui a transformé durablement la société cubaine avec des succès incontestables dans l'éducation, la santé. Régis Debray a caractérisé "le castrisme, une action empirique et conséquente, qui a rencontré le marxisme sur son chemin, comme sa vérité".

Les années de formation

Le père Castro, émigré espagnol pauvre à la fin du 19ème siècle, s'est constitué une finca, grosse exploitation agricole dans le Cuba dominé par les banques américaines qui possèdent 80% de la production de sucre, qui ont le monopole dans les chemins de fer, l'électricité, le téléphone.

Le fils nait avant la grande crise mondiale de 1929, reçoit une éducation au collège puis au lycée jésuite, avec l' éthique, l'anti-américanisme qui caractérisent les jésuites cubains des années 30.

Grand sportif, étudiant il obtient ses diplômes en droit et sciences sociales à l'université de la Havane à la fin de la seconde guerre mondiale.

Il adhère à la nouvelle ligue anti-impérialiste des étudiants latino-américains, il fonde le mouvement étudiant pour l'action dans les Caraïbes, il préside la fédération des étudiants de l'université.On remarque déjà ses talents d'orateur.

En 1948 il participe à l'insurrection du Bogotazo en Colombie.

Il lit Marx Engels Lénine.

En 1950 il est docteur en droit après s'être spécialisé dans la législation du travail et le droit diplomatique. Il devient avocat au bénéfice des plus pauvres.

En 1951 il se présente aux élections pour le Partido Orthodoxo et il crée en son sein l'Action radicale orthodoxe.

La lutte contre Batista

En 1952 à la suite du coup d'état de Fulgencio Batista, Castro exige l'arrestation du dictateur et entre dans la lutte clandestine et la préparation d'un projet révolutionnaire. Après l'attaque de la caserne de la Moncada et l'assaut repoussé par les troupes gouvernementales, Castro est arrêté et lors de son procès il dénonce la misère des cubains et propose un programme politique avec le partage des terres, le logement, la santé, l'éducation pour les plus pauvres, la nationalisation des trusts, la création des coopératives agricoles. La publication de "l'histoire m'absoudra" fera connaitre ce discours aux références nombreuses : Rousseau, la république romaine, St Thomas d'Aquin, Martin Luther, Montesquieu, José Marti.

Il est condamné à 15 ans de prison, sur l'île des Pins, avec 20 de ses compagnons. C'est pendant sa détention qu'une véritable école révolutionnaire sera mise en place, avec pragmatisme, formation intellectuelle et entrainement physique au programme. Une loi d'amnistie en mai 1955 le fera sortir de prison. Il crée alors le Mouvement révolutionnaire du 26 juillet. Il s'exile au Mexique, rencontre Che Guevara médecin argentin, continue à s'entrainer à la lutte avec ses compagnons, collecte des fonds au USA.

Quittant le Mexique, il va à bord du Granma, avec 81 hommes armés, débarquer à Cuba, et mener à partir de décembre 1956 la guérilla dans la Sierra Maestra. 2 années de lutte contre le régime de Batista, mais aussi 2 années de discussion programmatique pour l'après Batista et la création d'une administration civile du territoire libéré au fur et à mesure.

Nuevo Cuba

En fin 1958 les troupes castristes balayent le pays d'est en ouest, les populations se ralliant à elles. Et le 8 janvier 1959 Fidel Castro est à la Havane où il installe le nouveau pouvoir en mettant en place une vie spartiate des différents protagonistes. Le Nuevo Cuba est né. Se retrouve au pouvoir une majorité de ministres réformistes, le M-26-7, le parti de Castro apparait à peine. Très vite le gouvernement mis en place se trouve face à une double pression, celle des cubains qui cautionnent les messages politiques du M-26-7 et celle des castristes. Le Parti communiste cubain est ensuite associé au pouvoir. Le gouvernement est remanié, y restent quelques indépendants. L'effervescence révolutionnaire côtoie la justice révolutionnaire qui punit lourdement petits et grands tenants de l'ancien régime. Un million de cubains choisit l'exil. Les réformes annoncées sont appliquées : baisse des loyers, contrôle des prix, salaire minimum, réforme agraire, nationalisations des entreprises américaines, de la santé, construction de logements cédés en usufruit à chaque famille. Des comités de défense de la révolution sont créés.

Dans le pays d'anciens compagnons de Castro se rebellent contre le nouveau cours pris par la révolution ; l'église catholique manifeste et regroupe des centaines de milliers de personnes pour la liberté et la propriété. Des groupes de rebelles se forment.

Fidel Castro avait fait un voyage d'explications aux USA auprès des médias, des associations amies, mais le gouvernement américain ne peut tolérer le nouveau régime jugé trop proche des communistes et les nationalisations heurtent le business.

Le rapprochement avec l'Union Soviétique a lieu sur la base du "Cuba si, Yanquis no" alors qu'en octobre 1960 les premières mesures du "bloqueo" sont prises par les Etats-Unis qui ferment leur ambassade en janvier 1961.

En avril de la même année c'est l'invasion américaine de la Baie des cochons qui échoue avec la mobilisation de l'île contre "l'impérialisme américain". 1961 c'est aussi l'année de l'éducation cubaine avec la grande "ley de nacionalizacion general y gratuidad de la ensenanza" et l'affirmation dans le domaine artistique : " nous apprécierons toujours la création au travers du prisme du cristal révolutionnaire".

Ernesto Guevara avocat de la planification économique proclame : " l'homme socialiste doit travailler pour la société et non pour un gain personnel". L'agriculture devient la priorité des priorités pour nourrir la population, en comptant sur les propres forces de l'île.

En octobre 1962 c'est la crise des missiles au cours de laquelle le monde a bien cru au déclenchement d'un conflit nucléaire, les soviétiques ayant installé des rampes de lancement de missiles nucléaires. Grâce à l'intervention des 2 K Kennedy et Khrouchtchev, la crise s'achevera.

1962-1989 Cuba état communiste

Même si Castro a toujours jugé le modèle soviétique trop bureaucratique, l'économie et la politique cubaine s'inspirent largement des recettes de l'Union soviétique. Dans l'agriculture, le secteur d'état représente 63% des terres cultivées. En octobre 1965 Castro crée le PCC parti communiste cubain. En occident des listes de centres de détention à régime sévère pour les opposants, circulent. En août 1968 Castro approuve l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du pacte de Varsovie. Ce qui n'empêche pas les 2 dirigeants européens le suédois Olof Palme et l'allemand Willy Brandt de reconnaitre en 1969 les avancées sociales de la révolution castriste notamment dans l'éducation et la santé.

En 1970 la zafra, la récolte de la canne à sucre, devait dépasser le chiffre record de 10 millions de tonnes ; elle se terminera par un chiffre inférieur de 8,5 millions.

En 1972 Cuba rejoint le Conseil d'assistance économique mutuelle qui regroupe l'URSS et les pays communistes d'Europe de l'est.

En 1976 Castro à la tête du conseil d'état cumule les fonctions de chef de gouvernement et de chef d'état. Mais contrairement à l'Union Soviétique, aucun culte de la personnalité, pas une école, pas une usine, pas une rue, pas un hôpital, ne porte son nom. Il n'y a pas de statue à son effigie, pas de portrait officiel.

A l'été 80 une crise migratoire forte touche Cuba avec les marielitos qui veulent rejoindre les Etats-Unis. Des actions terroristes sont menées par des exilés cubains enrôlés par la CIA.

En 1976 pour desserrer quelque peu une économie très corsetée, le gouvernement autorise les vendeurs ambulants et en 1980 on voit poindre une libéralisation des marchés agricoles pour l'amélioration de l'approvisionnement alimentaire des cubains.

En 1986 une campagne est menée pour rectifier "les erreurs et déficiences" du système.

En juillet 89 le général Ochoa, le colonel Tony de la Guardia sont condamnés à mort pour un trafic de drogue à grande échelle et exécutés. Fidel Castro accuse le coup, car il s'agit là de la trahison de très proches responsables.

1962-1989 Cuba leader du tiers-monde

Dans cette période qui voit Cuba se développer en tant que pays communiste, Fidel Castro fait de l'île un des leaders du tiers-monde, des pays pauvres et en voie de développement.

Des guérillas se développent en Afrique, au Congo, en Amérique latine, au Pérou, en Bolivie, en Argentine. Le rôle de Cuba et de Che Guevara (abattu en 1967) est attesté dans l'ensemble de ces mouvements.La Havane devient le siège de l'organisation tricontinentale de solidarité des peuples, de l'organisation latino-américaine de solidarité.

En 1972 Cuba ratifie la convention internationale sur l'élimination de la discrimination raciale. En 1974 Fidel Castro soutient en Angola le mouvement populaire de libération MPLA face à l'UNITA soutenu par les USA et l'Afrique du sud, le pays de l'Apartheid. Il a apporté son aide à la révolution sandiniste au Nicaragua. En 1979 à la Havane se tient le sommet du mouvement des non-alignés. En 1985 c'est la conférence internationale sur la crise de la dette du tiers-monde, toujours à la Havane.

1989-2005 la période spéciale

En 1989 Fidel Castro reçoit Mikhaïl Gorbatchev. Il est très dubitatif sur le nouveau cours donné par ce dernier à la transformation de l'URSS et de ses alliés. La chute du mur de Berlin, l'exécution de Ceaucescu en Roumanie, la fin de la révolution sandiniste, la fuite d'Ethiopie de Mengistu, l'effondrement de l'URSS, vont provoquer un véritable séisme à Cuba.

En 1990 Castro ouvre" la période spéciale en temps de paix", pour faire face à l'urgence avec la défection dramatique du bloc de l'est, de ses exportations et de ses importations.. De 1992 à 1994 le PIB cubain chute de 35%, les salaires de 25%, la consommation de 27%. Des cultures hors-sol sont pratiquées pour nourrir les villes. Les cubains ont faim, les restrictions tous azimuts touchent le pays.

En 1994 la fuite des balseros sur des embarcations de fortune montre une situation très dégradée, voire catastrophique.

Aux Etats-Unis la loi Torricelli en 92, puis la loi Helms-Burton en 96 accentuent, aggravent le bloqueo. En 97 une série d'attentats à la bombe touche l'île.

Fidel Castro trouve une nouvelle alliance économique en se tournant vers le Vénézuela de Chavez ( du pétrole contre des médecins et des enseignants) et la Chine communiste, pour remplacer l'URSS défaillante.Les énergies renouvelables sont appelées à la rescousse avec le solaire. 200 instituts scientifiques sont boostés pour la recherche biologique, pharmaceutique, le génie génétique. Une université des sciences informatiques est lancée, des produits pharmaceutiques sont créés.

Parallèlement, ces années voient par la volonté de Fidel Castro des changements politiques : en 1992 les premières élections municipales au suffrage universel direct ; en 93 les premières législatives au suffrage universel pour la moitié de l'Assemblée nationale. Au plan économique, en 93, les marchés libres paysans sont autorisés, le travail pour son propre compte est toléré.L'ouverture de l'économie aux investissements étrangers est actée. Tous ces changements pour éviter le naufrage et permettre une amélioration de la vie quotidienne des cubains, tout en maintenant le régime né de la révolution.

En janvier 1998 le pape Jean-Paul II est en visite à Cuba. En 2000 Castro rencontre le président Clinton à un sommet de l'ONU. En 2002 il invite l'ancien président Carter à la Havane mais le président G W Bush inscrit Cuba sur la liste noire des pays dangereux.

Alors que Fidel Castro a prédit une crise économique mondiale provoquée par la spéculation, les récessions, le saccage de l'environnement, en mars 2005 il annonce la fin de la période spéciale avec des résultats économiques meilleurs que prévus. Ce qui ne l'empêche pas de critiquer vertement les nouveaux riches parmi les cadres dirigeants du parti et de l'état. L'année suivante il crée avec Chavez, Evo Morales pour la Bolivie, l'ALBA Alternativa Bolivariana para las Americas.

Une succession familiale

Le 26 juillet 2006 lors de la commémoration de l'assaut de la Moncada il est pris d' "une crise intestinale aigüe avec saignements permanents". Le 31 juillet il organise une délégation de pouvoirs à son frère Raul Castro. Il va perdre jusqu'à 18 kg !

En 2008 Raul Castro devient président du Conseil d'état.

Fidel continuera à alimenter la politique de son pays avec ses "Reflexiones". Il avait dit :" nous avons besoin d'efficacité, de rentabilité. Nous avons démontré que nous ne sommes pas de bons gestionnaires". En bon praticien, pragmatique. Il a aussi écrit ses Mémoires.

"Le tacticien, le praticien" a maintenu officiellement l'essentiel du socialisme cubain. Alors que le blocus nord-américain sévissait, l'état a ouvert l'économie pour sa survie, aux investissements étrangers, en préservant l'éducation, la santé et l'armée. Fidèle à son objectif de créer et maintenir contre vents et marées un Cuba révolutionnaire et socialiste, Fidel Castro peut dire :" ce que j'ai fait personne d'autre ne l'a fait".

Il est décédé.

 


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128 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 novembre 09:14

    Mourir aura été la seule bonne action de la vie de ce dictateur sanguinaire ! ! !


    • Clocel Clocel 26 novembre 09:28

      @Jean-Pierre Llabrés

      Nostalgique de Batista ?

      Le bon vieux temps où Cuba était un casino et un bordel à ciel ouvert pour les troupiers de l’oncle Sam !

      Rassurez, il reste Guantánamo comme vestige du monde libre...

      PôÔôvre type...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 novembre 09:35

      @Clocel

      Batista n’excuse en rien castro ! ! ! PôÔôvre type... 


    • Dany romantique 26 novembre 13:45

      @Jean-Pierre Llabrés
      T’inquiète pas mec pour ta gouverne de tête de mort on regrettera toujours Fidel Castro mais pas Shimon Pérés ; on regrettera Che Guevarra pas JF Kennedy, Nelson Mandela mais pas Thatcher, on regrettera Patrick Lumumba pas son bourreau, on regrettera Allende pas Pinochet.

      Fidel Castro est LE marqueur qui divise la planète en deux camps.

      Les américainsdu Pentagone/Wall Street sont ces ordures qui trouvent un nouveau sophisme avec Trump, pouha..Aujourd’hui ’c est un Patrick Buisson qui intitule son livre :..« La cause du peuple » ou un Macron qui intitule le sien : « Révolution »..Même un Michel Onfray rejette la révolution française de Robespierre, Danton et St Juste, rejette Castro, Chavez qui ont nationalisés les majors américaines, mais ne rejette pas officiellement un Nethanyaou, un Porochenko, même un intellectuel dit de gauche (?) c est quoi cette planète rance ? 

      Viva Fidel, viva Zappata., gloire à eux.

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 novembre 14:52

      @Jean-Pierre Llabrés


      LLabres,cette remarque vous classe parmi les ordures. Je souhaite que vous passiez un jour a portée d’un de mes crachats.

      Pierre JC Allard








    • JL JL 26 novembre 15:03

      @Pierre JC Allard, bonjour,

       
       quand on sait que ce triste personnage, partisan déclaré de la peine de mort, voudrait rééditer les combats de gladiateurs, on se dit que ce sont vos crachats qui seraient salis par une telle rencontre.

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 novembre 15:15

      @Clocel


      Merci d’avoir répondu à cette ordure de LLabres. Pour les nostalgiques, j’ajoute un petit rappel.... 


      PJCA







    • velosolex velosolex 26 novembre 15:17

      @Pierre JC Allard
      C’est tout de suite l’invective, la plongée dans l’irrationnel ! ....Mais quelqu’un d’honnête reconnaîtrait au moins que Cuba, en dehors de toute diatribe brouillonne, a été une chance pour toute l’Amérique du sud : Les médecins cubains ont en effet été présents pour soulager les populations locales dans tous les pays du tiers monde, jusqu’en Afrique. La meilleure promotion d’un régime, et qui n’était pas destinée qu’à l’export, car les cubains ont pu bénéficié pendant des années d’une médecine gratuite, et d’une possibilité à l’éducation. Voilà pour pour moi le révélateur d’un régime, en dehors des grands effets (Fillon ce filou qui veut brader la sécu en est la marque inversée)...Sous Batista, les gamins des rues avaient le choix, sur cette ile qui n’était qu’un lupanar, que faire le tapin pour les yankees, et travailler pour la banana fruits company.....

      Maintenant c’est sûr, le régime a bouclé des opposants, régné d’une main de fer. Mais avaient ils le choix ?...Il faut se rappeler que quand Castro prend le pouvoir, il ne connait rien à Marx, et n’a pas l’intention de construire une citadelle communiste. Mais rapidement, il s’aperçoit que les américains veulent sa peau, et qu’il lui faut trouver un allié pour l’aider à construire son projet social, à l’opposé de celui corrompu jusqu’à la moelle de Batista et de la pègre américaine qui régnait alors, et ce, depuis les années de la prohibition...
      En ce début des années 60, les américains ne font pas dans la demi mesure. Ils ont liquidé Mossadegh, un progressiste iranien, qui avait nationalisé les puits de pétrole, et commencé à mettre en place une démocratie laïque, pour imposer le chah, sa savak...
      Mohammad Mossadegh — Wikipédia
      On sait ce que cela a donné....Et puis l’exemple terrible de Patrice Lumumba, au Congo..
      Patrice Lumumba — Wikipédia
      .Le che congolais....Lui aussi pensait benoîtement que les yankees allait l’aider, dans ces prémices de la décolonisation qu’il crut pouvoir prendre au sérieux. Il mourra torturé par des barbouzes....Avec ces exemples Castro savait qu’on ne lui ferait aucun cadeau, comme ils en n’ont fait aucun au che, quelques années plus tard. Il aurait été liquidé lui aussi et les gamins remis dans la rue à faire le tapin. Il arrive que l’histoire finalement n’est pas très compliquée à comprendre, et situer le juste et l’njuste, l’espoir et le désespoir, mais curieusement, c’est là que certains montrent plus les dents...

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 novembre 15:42

      @JL


      Quand j’ai vu que ce type LLabres avait pour programme que les pauvres deviennent tous capitalistes par le travail et l’épargne - le plan de Guizot, sous Louis Philippe ! - j’ai cru qu’il ne s’agissait que d’un pas-tres-doué. Quand j’ai vu que son avatar était une tête de mort affublée d’un nez de clown, j’ai cru qu’il s’agissait d’un humoriste avec un ’deuxieme dégré" un peu spécial. Quand ce matin il a gagné la course pour être le premier sur ce site à insulter la mémoire de Fidel, j’ai compris qu’il était haïssable et méprisable. Son deuxieme degré est dans l’abjection.

      PJCA



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 novembre 16:10

      @velosolex


      OUI, l’invective. Il est très rare que je ne trouve AUCUN mérite à un blogueur, à ses idées ni a ses interventions et je suis donc très poli.... LLabres est l’exception... I En aout dernier, j’ai repris un article sur Castro que je voulais un viatique. Le voici.


      PJCA










    • oncle archibald 26 novembre 19:41

      @Clocel : « Le bon vieux temps où Cuba était un casino et un bordel à ciel ouvert pour les troupiers de l’oncle Sam ! »

      Des amis communistes et hispanophones ont eu l’idée d’aller passer un mois sur cette ile paradisiaque pour vérifier les bienfaits de leur engagement appliqué « en vrai ». Ce qui les a le plus frappé ? Primo de ne jamais avoir été libres de discuter avec des « campecinos » toujours surveillés par quelque responsable de quartier, deuxio à la Havane le nombre incroyable de très jeunes femmes pour ne pas dire jeunes filles qui vivent en ménage avec de vieux et gros allemands bedonnants aux poches bourrées de « pesos convertibles » ....

      Je ne crois pas que la prostitution soit pire que sous Baptista, elle est différente mais toujours très présente, d’après des témoins oculaires qui n’ont rien contre Feu Fidel Castro, au contraire, mais qui sont revenus déçus de leur voyage. Ils imaginaient le paradis et ça n’était pas le paradis.


    • Clocel Clocel 26 novembre 20:22

      @oncle archibald

      Diable !!!

      Que doit-on conclure de ce pèlerinage mon bon Archibald  ?

      Que Cuba est un île peuplée de putes et de balances ?

      Que les allemands sont des gros porcs pédophiles ?

      Que vos amis communistes sont appareillés comme les chevaux de labour d’antan ?


    • oncle archibald 26 novembre 22:16

      @Clocel

       Non, juste que sous le régime de Fidel Cuba n’est pas devenu Ipsos facto l’île paradisiaque que l’on veut nous vendre.

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 novembre 08:03

      @oncle archibald


      J’ai passé récemment quelques mois à Cuba. Après des décennies sans y être retourné, pour ne pas voir ce qui me semblait l’ineluctable destruction d’un petit peuple courageux par la brute son voisin. J’y ai été un peu partout, et JAMAIS je n’ai ressenti cette impression de surveillance. Bien sûr, ii y a des filles qui tapinent - le pays est pauvre - mais c’est de l’initiative personnelle, dans la tradition latinoaméricaine des zones rurales où les respectueuses sont respectées. 

      Parfois elles « oeuvrent » en « casas de citas », mais sans les proxénètes comme a Amsterdam ou Hanbourg. Rien a voir avec la Habana de Battista..  De « vieux et gros Allemands » ? Probablement..., mais ce n’est pas Manille ou la Thaïlande. Et puis, comme on sait, il y a partout des gens qui voient la prostitution avec d’autres yeux.


    • Clocel Clocel 27 novembre 08:15

      @oncle archibald

      Laissons le paradis aux christicoles voulez-vous ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 novembre 08:31

      @oncle archibald


      Cuba n’est pas devenu Ipsos facto l’île paradisiaque.

      En effet. Il s’en faut de beaucoup. Mais je ne connais pas de pays ’capitaliste" en Amerique latine où l’on semble vivre plus heureux






    • oncle archibald 27 novembre 10:01

      @Pierre JC Allard

      J’adore « l’inéluctable destruction d’un petit peuple courageux par la brute son voisin » .... Ceux du « petit peuple courageux » n’étaient pas d’accord avec le « leader maximo » et se sont retrouvés soit en prison soit face à un peloton soit obligés à s’exiler d’urgence ne doivent pas penser aux mêmes brutes. 

      Vous allez me répondre qu’il ne s’agit pas du peuple mais de traitres, opinion que je ne partage pas car contrairement aux cubains je dispose en France du droit d’exprimer une opinion qui n’est pas celle du « leader maximo » alias Caligula Minus.

    • Shawford Shawford 27 novembre 10:08

      @oncle archibald

      En 1789, en France on a en effet donné une retraite avec parachute doré aux aristos, en fait c’est une falsification de l’histoire qui a monté de toute pièce cette histoire de guillotine.

      Changement radical = opposition radicale (surtout quand on a un gros gros voisin qui aimait bien envoyer les meilleurs d’entre les siens se vider les coucougnettes dans ce paradis tropical)

      Peut-on faire un omelette sans casser des œufs ? Impasse de l’humanité jusqu’ici.


    • velosolex velosolex 27 novembre 10:31

      @oncle archibald
      cuba est une ile, ce qui a tout de même permis à Castro d’organiser un peu mieux sa défense que le Nicaragua par exemple, où les contras payés par les yankees, ont commis des exactions épouvantables. Tous les gens en Amérique du sud savent ces choses, et reconnaissent aux Cubains d’avoir été un peu dans le rôle des anglais pendant la seconde guerre : L’ile qui résiste aux charx d’assaut, à la logique impérialiste, qui alimente l’espoir, pas un vain mot. 

      Vous semblez être très exigent sur le bilan comptable, passant allègrement sur la réussite sociale, éducative, en complète opposition avec les années Batista, où toute la pègre américaine avait pignon sur rue, faisait la vie locale, exotique sans doute...
      Sinon un bon auteur cubain, auteur de roman policier, : Ernesto Padura, et son meilleur bouquin à mon sens : Les brumes du passé. Un type attachant, pas réfugié à Miami. 
      L’homme qui aimait le sarcasme. Entretien avec Leonardo Padura ...

    • hervepasgrave hervepasgrave 27 novembre 10:54

      @Shawford
      Bonjour,
      C’est rassurant de lire quelques lignes sensées de temps et temps.Comme ton petit paragraphe sur 1789. A la rigueur nous devrions (nous= le peuple) reconnaitre que dans toutes choses il ne faut retenir que le meilleur. Pour ma part ce n’est pas les magouillages et l’histoire de tous ces personnages illustres qui retiennent mon attention,mais ce qui est positif.
      Pour Cuba par exemple c’est qu’un médecin a une rémunération quasiment comme tout le monde. Ce qui me parait être le grand manquement de nos sociétés. Il n’y a pas sous ou sur métier pour un monde qui se prétend juste et égalitaire.Aie ! pour nous c’est foutu depuis fort longtemps. Cela aussi est une impasse à l’humanité.

      Ce que tu dis sur la révolution Française est court ?Car déjà que non respectée et compromise d’entrée de jeu. Et oui ! quand les hommes comprendront « qu’il ne faut pas toucher à la propriété » a été l’erreur la plus fondamentale.Ils auront une chance réel de changer le monde. Mais ce n’est pas demain la veille,car les hommes qui n’ont rien ou presque rien comment leur faire comprendre que c’est la chose la plus évidente ?

      Et puis en revenant sur le sujet,au lieu de ressasser une historiette il serait plus lucide de voir que nous arrivons a un fin.Le pire on nous montre tous les dirigeants allant rencontrer Fidel. Le signe de la fin ?!, mais il ne faudrait surtout pas oublier de faire un selfie avec ce monstre.Ils ont tous raté le Ché. Peut-être même a y réfléchir un selfie avec Bob Marley aurait été pour eux une publicité sans égal ,les propulsant aux saintes trinité.L’image a remplacé le pain.


    • Shawford Shawford 27 novembre 11:03

      @hervepasgrave

      Salut !!

      Pour avoir vécu dans la Caraïbe anglophone, avec régimes ultralibéraux et ultrapauvres sur les décombres de la colonisation britannique, sans les chirurgiens cubains, aucun moyen de soigner les pathologies lourdes. C’est le genre de petites choses...

      Pour la propriété, 100% d’accord pour la protection de la propriété matérielle, l’arnaque généralissime c’est la propriété intellectuelle, alors que l’on est sensé ne PAS être propriétaire de ses idées, alors que défendre sa terre c’est la base de la gestion civilisée et rationnelle de la cité.

      Pour le reste :
      Rise up this mornin’
      Smiled with the risin’ sun
      Three little birds
      Pitch by my doorstep
      Singin’ sweet songs
      Of melodies pure and true
      Saying’, (this is my message to you) smiley smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 novembre 11:15

      @ Clocel
      Dany romantique

      @ jl

      J’ai apprécié vos injures à leur juste valeur... La chance de Cuba : son Économie d’État !
      http://www.sincerites.org/2015/05/la-chance-de-cuba-son-economie-d-etat.html

      23 septembre 2015
      Monsieur Jorge Mario Bergoglio
      alias Pape François
      Vatican
      Fax N°+39 06 6988 5863

      Objet :El porvenir socio-económico de Cuba.

      Señor Bergoglio,

      Los politicos y los administrativos (alta administración) que gobiernan a Cuba son CRIMINALES hijos de puta quienes, si ocurre dentro de poco tiempo una Liberalización-Privatización de la Economía cubana, serán privilegiados para volverse en los oligarcas y plutocratas de la nueva economía ! ! !

      Eso sera una inmensa catástrofe para el conjunto del Pueblo Cubano.

      La Privatización de la Economía cubana, con un contexto muy similar, puede ocurrir tan mal como ocurrió en URSS y Rusia a contar de 1989-1991.

      Me quedo a su disposición para toda información complementaria.
      Agradecimientos anticipados para sus comentarios.

      Atentamente,
      Jean-Pierre Llabrés


    • velosolex velosolex 27 novembre 11:17

      @oncle archibald
      Ne pas oublier tout de même, en rapport avec ces étranges élucubrations, « d’ile paradisiaque », un cliché touristique, ce qu’elle n’a jamais prétendu être, mais qui est le révélateur des reproches de certains, dont le clivage de pensée est quasi psychotique : 

      On leur reproche d’être pauvre, tout en ne critiquant pas le blocus qui ne leur permet pas de vivre autrement que dans une économie de survie....Ce qui n’est pas la moindre contradiction. Un peu comme si l’on reprochait à un type enchaîné, rationné, de ne pas être parfaitement en forme. 
      Malgré cela, Cuba est resté un modèle emmerdant pour tous nos crânes d’oeufs, qui ne supportent pas cette exception, ce contre modèle, mettant en exergue les défaillances dont ils sont en fait responsables. Un peu comme le geôlier qui reproche à son détenu de ne pas tenir son programme d’entrainement sportif, et de ne pas aller aux jeux olympiques.

    • velosolex velosolex 27 novembre 11:29

      @oncle archibald
      La démocratie, au sens où on l’entend, aurait été l’arrêt de mort immédiat à Cuba, une sorte de suicide attendu par les américains, et l’aristocratie réfugiée installée à Miami, organisant tentative de putsch, sur assassinat. . 

      Cuba a été depuis un demi siècle victime du plus long blocus de l’histoire,dans un univers hostile. Les cubains ont demandé l’aide à l’urss, uniquement parce qu’ils étaient acculés, le dos au mur. La dedans,
      La responsabilité des ricains est écrasante dans ce durcissement, alors qu’ailleurs c’aurait été la révolution de velours, ou la révolution des œillets....Si le Portugal était une ile des caraïbes, ils auraient partagé le même sort que Cuba....
       l’opposition ne pouvait être traité que de la même façon qu’en France, version 1789, où la république était en danger, et où on a mis au point la Marseillaise. L’histoire parfois bégaie étrangement. 


    • hervepasgrave hervepasgrave 27 novembre 11:38

      @Shawford

      Tu m’éclaires sur ta personnalité. Alors je vais faire un complément sur ce que je disais.Je suppose que tu comprendras ma manière de pensée.
       Quand je disais que tout ce beau monde allaient faire une selfie.En fait j’aurai du dire ,qu’ils ont été aux renseignements sur cette tenue dans le temps en ayant une main de fer ,despotique sur le peuple cubain. Car dans le reste du monde cela devient ingouvernable de jour en jour. Est-il innocent de voir aujourd’hui l’écologie au devant de la scène avec des lois ,par exemple ? Les cubains ont tellement de choses a apporter qu’un pillage s’impose.
      La première chose est un régime totalitaire, mis à la sauce capitaliste.C’est peut-être la seule solution qu’ils ont trouvé ,pour tenir encore longtemps ?
      Au lieu de dire cela j’aurai aimé l’entendre ou le voir écrit, par d’autres !
      Et puis l’important c’est que je profite du chant des oiseaux ?je vais rester silencieux,pour qu’ils ne se sauvent pas. Cela serait le plus grand gaspillage de la journée.


    • JL JL 27 novembre 11:40

      @Jean-Pierre Llabrés
       

       la différence entre ce que peut faire Cuba et le projet que vous soutenez, c’est quel’Etat cubain possède déjà ce capital alors que vous, vous prétendez pouvoir l’acheter aux capitalistes possédants.
       
       Est-ce que vous voyez la différence ? Je ne crois pas ! Et pourtant, elle est colossale.
       
       Et c’est ce que j’ai essayé de vous expliquer par mes innombrables explications que vous avez ignorées ou raillées.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 novembre 12:18

      @jl

      « vous prétendez pouvoir l’acheter aux capitalistes possédants. »
      C’est ce que vous continuez et persistez à ne pas comprendre ! ! !...

      « mes innombrables explications que vous avez ignorées ou raillées ».
      Que je continuerai d’ignorer et de railler car vous êtes dans l’erreur.

      Au cas où vous ne l’auriez pas déjà lu :

      Fondation Capitaliste Virtuelle : Bilan 2001 - 2014http://www.sincerites.org/2015/02/fondation-capitaliste-virtuelle-bilan-2001-2014.html

    • JL JL 27 novembre 12:23

      @Jean-Pierre Llabrés
       

      Ah ? Vous proposez de nationaliser unilatéralement, sans contreparties ? Vous êtes un révolutionnaire ? Comme Castro ?

    • oncle archibald 27 novembre 12:33

      @velosolex : vous devriez vérifier la chronologie, le blocus économique de Cuba est la réponse au projet d’installation de fusées russes a quelques centaines de kilomètres de leurs cotes, pas le contraire. Et l’économie de Cuba n’en a pas trop souffert tant qu’elle a commercé avec l’URSS qui achetait son sucre son rhum et son tabac. Et puis un jour cet « allié » n’a plus apporté son aide.

      Passer sous silence cet épisode ne permet pas de regarder objectivement les relations entre Cuba l’URSS et les USA.

      http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/10/19/crise-de-cuba-le-jour-le-plus-dangereux-de-l-histoire.html


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 novembre 12:38

      @jl


      Qui vous parle de nationalisations ?
      Décidément, vous ne comprenez pas ce que vous lisez ! ! !
      Désespérant ! ! !...

    • JL JL 27 novembre 12:43

      @Jean-Pierre Llabrés
       

       vous êtes donc si débile au point de ne pas pouvoir nous dire en quelques phrases comment vous comptez procéder ?
       
       Ou bien votre truc c’est comme le TAFTA, ça craint la lumière ?
       
       Pfff !
       




    • oncle archibald 27 novembre 13:02

      @JL

      Vous avez peut être un problème de comprenette .. Depuis des années JPL redit la même chose : puisque le système capitaliste permet à ses actionnaires de dégager de substantiels bénéfices sans rien foutre il faut que l’état soit lui même actionnaire dans les entreprises capitalistes et qu’il utilise les bénéfices dégagés pour alléger nos impôts.

      Au moins en théorie ça parait pouvoir fonctionner. Dans la pratique est-ce qu’une entreprise dont l’actionnaire majoritaire serait l’état qui voudrait installer un PDG genre Montebourg arriverait à dégager les mêmes bénéfices que Renault-Nissan dirigé par Carlos Gohn ? On peut en douter.

      Il parait que si l’on donnait le Sahara à gérer à des énarques au bout de deux mois ils importeraient du sable !


    • velosolex velosolex 27 novembre 13:23

      @oncle archibald

      Question chronologie, il y a les faits, pas les opinions...Désolé de vous le dire, mais c’est vous qui vous prenez les pieds dans le tapis de l’histoire.
      « Il faut cependant rappeler que, quand il commence la lutte contre le dictateur Batista, Castro n’est pas communiste, et quand triomphe la Révolution cubaine et le « mouvement du 26 juillet », le 1er janvier 1959, cette dernière est reconnue par le gouvernement des Etats-Unis. Ils changeront du tout au tout leur attitude quand ils comprendront que cette révolution va se traduire par une perte de leurs intérêts dans l’île. »http://bit.ly/2fEOzwF (un lien qui n’a rien de pro castriste)....
      Non, les relations avec les states sont rompues bien avant l’épisode des fusées, qui est lui même lié la recherche d’un allié par des révolutionnaires acculés, constatant qu’ils ne pourront pas être maitres chez eux, et garants de changements. Kennedy leur demandant simplement de prendre la place de Batista, sans rien changer à l’histoire.....
      Extrait :« Castro prend la tête du gouvernement révolutionnaire en février 1959 et fait rapidement basculer Cuba dans le camp soviétique : une réforme agraire porte atteinte aux intérêts économiques nord-américains et des accords commerciaux sont conclus avec l’U.R.S.S. dès février 1960, si bien que les relations diplomatiques avec Washington sont rompues en janvier1961. » http://bit.ly/2guDoYE sources encyclopédie universalis. 
      (Bien avant donc l’épisode des fusées russes, qui n’a lieu qu’en octobre 62.).
      Le choix de Castro de se tourner vers l’URSS est celle d’un pays aux abois, qui sait que les états unis vont tenter d’organiser un putsch, semblablement à ce qu’il a toujours fait en Amérique du sud....
      Le projet des castristes au départ n’est pas d’adhérer au bloc communiste. Ils veulent garder des liens avec les états unis, mais sont résolument socialistes, réformistes.....Un peu le même projet que le pauvre Patrice Lumunda qui en 60 est arrête, torturé à mort par les mercenaires belges..
      .Le tort du leader congolais : D’avoir cru que les états unis allaient l’aider dans la lutte contre les nostalgiques de l’impérialisme colonial belge...Après un voyage à Washington et une fin de non recevoir, il va se tourner en désespoir de cause vers les soviétiques, signant ainsi son arrêt de mort, et ouvrant une des pages les plus noires de l’ONU, plongeant le congo et le kinshaha dans le chaos....Avec de tels antécédents, on comprendra la politique de Castro un peu mieux. Faut il pour ça avoir un peu de mémoire, et ne pas falsifier les faits, et leur dynamique, autant que la chronologie, pour comprendre les faits.
      Patrice Lumumba — Wikipédia

    • JL JL 27 novembre 13:28

      @oncle archibald
       

       c’est vous qui avez un problème de comprenette : ce n’est pas en éludant les questions qu’on les résout
       
      Vous dites : ’’ il faut que l’état soit lui même actionnaire dans les entreprises capitalistes’’
       
       J’entends bien ! Mais la question que je pose n’est pas là. 
       
       Je vous demande : comment l’Etat ferait-il pour devenir actionnaire, alors que celui qui sera peut-être le futur président, pour ne citer que lui, avait déclaré être à la tête d’un Etat en faillite, et qu’il persiste et signe dans son intention de faire le contraire de ce qui irait dans le sens souhaité ? 
       
      Et comment paierait-on des milliers de milliards d’actions (*) alors que les caisses de l’Etat sont vides ? Alors qu’il tue et sans contrepartie, la Fonction Publique qui est une entreprise dont il est actionnaire à 100% : ça ne vous interpelle pas ça ? Qui est-ce qui a des problèmes de comprenette sinon vous , !
       
      (*) il faudrait pour verser 1 000 € de dividendes à chaque Français pour un rendement à 5% , investir dans 15 mille milliards d’actions !
       
       
       

    • Shawford Shawford 27 novembre 13:52

      @hervepasgrave

      Même si les oiseaux s’envolent, no problémo, y’a toujours moyen de les suppléer smiley

      Bon après midi


    • oncle archibald 27 novembre 13:56

      @velosolex

      Vous avez ouvert le lien que donne avec mon post de 12h33 ?

    • oncle archibald 27 novembre 14:03

      @JL

      L’entreprise dont l’état est actionnaire à 100% emprunte pour pouvoir payer ses salariés.... c’est dire qu’elle n’est pas très attractive pour les investisseurs qui attendent des dividendes.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 novembre 14:17

      @JL & @ oncle archibald

      JL :Je n’ai jamais éludé aucune question rationnelle relative à mon projet.
      Vous êtes bien décevant : depuis tant d’années que vous me harcelez, il semble bien que vous n’ayez jamais lu ni compris intégralement mes textes sur le sujet.

      Ce ne serait pas l’État qui acquerrait la majorité du capital des entreprises mais l’ensemble des Français(es) par une épargne moyenne associative de 1 € par jour et per capita, soit 365 € par an et per capita (24 milliards d’Euros par an pour l’ensemble des Français(es)).


      D’après l’étude de feu Jacques Marseille, le capital boursier français a produit un rendement de 4 % net d’impôt et d’inflation durant le XXème siècle.
      Si l’on table sur un tel rendement pour le siècle à venir, les cinquante années d’investissements de la Société Holding généreront, en 2050, un capital cumulé de 3.691 milliards d’Euros, soit 10 % de la capitalisation boursière mondiale actuelle.
      Cinquante ans plus tard, en 2107, ce capital cumulés’élèvera à 36.866 milliards d’Euros, soit l’équivalent de la capitalisation boursière mondiale actuelle, et permettra de verser un Dividende Universel Annuel de 12.516 € (1.043 € mensuels) à chacun des 83, 326 millions de Français(es), mineurs inclus.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 novembre 14:25

      @oncle archibald

      L’ensemble des 51 % du capital du CAC 40 ne serait ni acquis ni géré par l’État.
      Il serait acquis, associativement, à titre privé, par l’ensemble des Français(es).
      Les entreprises seraient gérées par eux, via leurs représentants élus, de manière rationnelle et rentable.


    • velosolex velosolex 27 novembre 18:29

      @oncle archibald
      Qui ne connait pas cette épiosode des fusées ?....Par contre bien peu connaissent la dynamique, et encore moins le vainqueur, ni les conséquences.

      La dynamique : C’est l’année d’après la tentative de débarquement des marines dans la baie des cochons, dans une logique impérialiste, à la mode américaine, qui est de renverser les régimes qui ignorent ou chassent leurs intérêts...Le régime Cubain en sortira grandit et auréolé d’une gloire inédite...Cela intervient après moultes tentatives d’infiltration et d’assassinats..
      Kroutchev donc fait demi tour avec ses fusées, et dit on le monde est passé à coté d’un cataclysme.

       Analyse à deux balles, car les grands vainqueurs sont en fait Cuba et l’URSS : Kennedy s’engage en effet à ne plus tenter de renverser le régime Castriste, et c’était là le but visé, en dehors de la gesticulation en trompe l’oeil...C’est l’analyse de bien des historiens....

      Le comble est d’inverser la logique de la tension, car ce sont bien l’es états unis qui en sont à l’origine de ce bras de fer, ou de poker menteur
      . Dans une partie d’échecs, un pat est parfois une victoire.....

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