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Accueil du site > Actualités > International > Géorgie : immolée à l’autel du gaz et du pétrole ?

Géorgie : immolée à l’autel du gaz et du pétrole ?

L’indifférence historiquement avérée de l’Occident envers la petite Géorgie fut notoire au point de devenir un lieu commun de la littérature géorgienne dès la fin du XVIIIe siècle. C’est parce qu’il n’y avait guère de choix, que le mariage de raison avec la grande Russie, tsariste et orthodoxe, s’est imposé, à ce moment-là de l’histoire, comme absolument inévitable face à la menace ottomane. Le Traité de Griboïédov, signé en 1783, a scellé, d’un seul trait, le sort du pays pour des siècles à venir. La Géorgie entrait sous le protectorat de la Russie laquelle, pour sa part, s’engageait à la défendre de l’invasion turque. Il n’échappait évidemment à personne que le voisin du Nord avait un appétit gargantuesque et finirait sans doute par annexer son voisin du Sud. Ce fut chose faite en 1801. Avec quelques intermittences, la domination russe a perduré, on le sait, jusqu’à l’éclatement de l’URSS dans les années 90. Éclatement que regrette (le mot n’est pas assez fort) le Premier ministre russe au prénom prophétique[1].

 La situation qui se dessine aujourd’hui avec la présence des observateurs de l’Union européenne sur le sol géorgien, crée l’impression d’avoir considérablement changé la donne. De cette présence, le ton incisif de Hansjörg Haber, chef de la mission européenne déployée en Géorgie, marquerait le tempo. « Nous ne sommes plus tout seuls face à l’envahissante Russie ! » se disent à présent les Géorgiens. « Le lien tant souhaité avec l’Occident est noué ! Le vœu de la lumière venue de l’Ouest est enfin accompli ! Le monde entier, désormais, connaîtra le dessein secret [2] de cette Russie néo-stalinienne ! »

 Tout cela est sans doute vrai dans un sens. Il ne s’agit pas, sûrement pas, des apparences trompeuses. Que l’obscurantisme des nouveaux despotes russes, loin de renforcer la Russie, la mène lentement vers son propre démembrement, transparaît aisément de la plus élémentaire des analyses. Tout aussi évident est le caractère incongru du dialogue entre les Russes et les Européens déployés actuellement sur le territoire géorgien. Ça ne peut pas durer comme ça…

 Mais si les apparences ne sont, en effet, pas entièrement trompeuses, reste la vérité, gênante pour beaucoup, selon laquelle cette guerre déséquilibrée et sauvage pouvait bel et bien être évitée. Sur ce point, tout le monde s’accorde. Seulement, dès lors qu’on accepte ce constat, il faut aller jusqu’à en désigner le responsable. Très vite, l’irresponsabilité du président géorgien se voit pointée du doigt. « Il a voulu tester Moscou, il a été servi », dit Hélène Carrère d’Encausse à peine quelques jours après l’éclatement du conflit. Or, c’est là, me semble-t-il, un point d’achoppement de beaucoup de ceux qui voient les choses à travers le prisme, non d’une « victorieuse Russie », mais des événements avérés. Car je ne crois pas que la responsabilité de cette guerre incombe, un tant soit peu, aux Géorgiens, pas plus qu’à leur président. C’est l’avis que partagent d’ailleurs la majorité des journalistes russes qu’on peut écouter sur les ondes de l’Echo Moskvi. L’ex-conseiller de Vladimir Poutine ne vient-il pas, dans son surprenant témoignage, d’étayer cette thèse par des arguments difficilement réfutables ? Andreï Illarionov, l’ex-conseiller de Poutine, occupait toujours son poste au Kremlin, quand les dirigeants russes commençaient, dès 2004, nous dit-il, à tisser leur plan de renversement du régime de Saakashvili, et à « préparer la guerre avec la Géorgie ». 

 Tout le monde convient que l’accession par la Géorgie au statut de Candidat à l’adhésion à l’Otan, lors du sommet de Bucarest en avril dernier, aurait freiné les élans néo-impérialistes de la Russie de Poutine. Dès le début de la guerre du mois d’août, l’Otan réitère son soutien à la Géorgie. Avec une ferveur centuplée, la Géorgie dit aspirer à en devenir membre. Rien, pourtant, ne semble en mesure d’infléchir le « non » de la France et de l’Allemagne, deux seuls pays à ne pas vouloir de la Géorgie au sein de l’Alliance Atlantique. Si l’on nous parle sans cesse des conséquences néfastes que déclencherait, paraît-il, la colère russe suite à l’adhésion de la Géorgie à l’Otan, personne, hélas, ne semble se soucier de prendre, dans un sens inverse, une entière mesure de ce que la très probable non-adhésion de la Géorgie à l’Otan causera sur le plan de la politique intérieure des pays de Caucase. Soyons conscients : le « non » franco-allemand interdit à la Géorgie tout espoir de la paix prochaine. Et qui sait s’il n’y va pas de la survie du pays tout court ?

 Il va de soi que les raisons invoquées en défaveur de cette adhésion suscitent, dans ces conditions, la plus grande attention. Celles-ci sont peu nombreuses, et à peine plus fondées que les arguments du ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, qui « excelle » véritablement dans le genre. Quelques exemples.

 La chancelière allemande considère que l’octroi du MAP (Plan d’action en vue de l’adhésion) à ces deux pays (Géorgie et Ukraine), qui leur donnerait de facto le statut de candidat officiel à l’Otan, reste prématuré. Quelle infâme hypocrisie ! La même chancelière allemande, en visite en Géorgie peu après le déclenchement des hostilités, n’a-t-elle pas émis un avis exactement contraire à celui-ci lors d’une conférence de presse à Tbilissi ? Son attitude face à Medvedev, qu’elle avait rencontré le jour même, fut d’ailleurs exemplaire de fermeté et de franchise.

 Plus franc que Mme Merkel, le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, dit que l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie n’est pas « dans l’intérêt de l’Europe ».

 Étrange stratégie ! Dans les berceaux de la démocratie européenne, les arguments du gaz et du pétrole l’emporteraient-ils sur celui de la liberté, la liberté de choisir ses amis, la liberté de tout pays souverain d’adhérer à un camp qui lui semble propice à son développement ? Outre le fait que, sous couvert de la diplomatie et du bon sens, il s’agit de cautionner les agissements barbares de la Russie de Poutine - au risque de contribuer à ce qu’ils le deviennent de plus en plus dans les années à venir -, il s’agit d’ériger en principe une espèce d’opportunisme paresseux. Oui, paresseux, parce que la dépendance énergétique de la France et de l’Allemagne envers Moscou n’est pas si fatale qu’on nous le laisse croire.

 Sur cette question – centrale -, deux observations.

 Première observation.

 Lors de la rencontre du 8 septembre dernier entre Medvedev et Sarkozy, le président en exercice de l’Union européenne a martelé ceci à l’issue des négociations que l’on sait difficiles : Si, à la date du 10 octobre, le plan de paix n’est pas respecté, nous prendrons, dans un délai de cinq jours, des mesures appropriées.[3] Des rumeurs diverses et variées ont circulé depuis en Géorgie sur la nature exacte de ces mesures. Toujours est-il que chaque Géorgien était persuadé, l’Europe unie a la force de contrer l’invasion russe ; ce qui veut dire, outrepasser sa dépendance gazo-pétrolière envers la Russie. Chose inconcevable, nous dit-on aujourd’hui (?).

 Seconde observation.

 Le revirement que l’on a observé dans les déclarations de Mme Merkel est la preuve que de longs débats au sein du gouvernement allemand ont précédé sa prise de position officielle concernant l’immaturité de la Géorgie. Il y aurait donc des pro et des contre. La discussion entre ces deux camps était loin d’être gagnée d’avance, ce qui démontre, une fois de plus, que la dépendance de l’Europe envers la Russie en matière du gaz et du pétrole n’est pas si fatale qu’on essaie de la dépeindre.

 Tout pousse à croire que le problème n’est pas sans issue. Le véritable enjeu ne semble guère plus grand que « du pain grillé à manger le matin », car, comme le disait, en conclusion, un article paru sur lemonde.fr : « Il y a d’un côté la justice historique, morale, et de l’autre le bon sens  : ‘Il faut que j’aie du pain grillé à manger le matin’, se dit-on en Europe. ‘Or, pour griller le pain, il faut du gaz russe.’ »

 Et pour avoir du gaz (et du pétrole) russe, il faut une belle offrande. À l’autel des hydrocarbures, bien entendu.



[1] Vladimir en russe signifie littéralement « domine le monde ».

[2] Pas si secret que ça, m’objectera-t-on. Le ministre russe des Affaires étrangères en personne n’hésite-t-il pas à le divulguer sur les chaînes de télévision russes en parlant de l’intention de « tester » la réaction de l’Europe ?

[3] Je cite de mémoire.


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79 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 14 novembre 2008 14:03

    Y en a globablement marre de cet hégémonie américaine qui cherche à recupérer toutes ces nouvelles républiques péri-russes par l’intermédiaire de l’OTAN, et dont les suppôts viennent jouer les pleureuses, au joli prétexte de la paix, quand Moscou tape du point sur la table. Non mais vous voulez quoi, que Poutine attende que l’administration étatusienne soit aux portes de Moscou pour lever le petit doigt ? Croyez-moi, on n’en a pas fini avec ces affaires, dont la prochaine sera probablement l’Azerbaïdjan, où les récentes visites de Rice n’annoncent rien de bon, vous verrez que Kouchner finira par hurler au génocyde devant le conflit du Haut-Karabakh.


    • sophie 15 novembre 2008 00:58

      @ John Lloyeds,

      Votre commentaire est rempli d’ardeur, et je crois deviner quel amour vous anime. Ce dont "y en a globalement marre", c’est qu’on désigne un Etat souverain (et constitué comme tel), par une "république péri-russe", ou, pour employer le terme encore plus reconnu, sphère d’influence russe. Le temps des "sphères d’influence" est dévolu. Alors tant que vous restez dans votre "péri"-machin, vous n’aurez qu’un point de vue étroit et exclusif sur la question. Enfin, c’est ce que pense...


    • John Lloyds John Lloyds 15 novembre 2008 13:14

      "Le temps des "sphères d’influence" est dévolu"

      Oui,vous avez raison, ce temps est dévolu,on est entré dans le temps d’une hyper-nation qui fait des bras d’honneur au droit international, en ouvrant ce qu’elle a toujours dénoncé, un camp de concentration à Guentanamo, et enhahit qui bon lui semble, contre les résolutions de l’ONU. Si vous trouvez ça normal, je suis au regret de vous dire que vous faites partie des gens qui ont permis, par leur permissivité, l’établissement des camps de la seconde guerre mondiale.

      Les sphères d’influence n’existent effectivement plus, on est passé au stade de la géostratégie, et ce qui existe dans les nouvelles républiques de la défunte URSS existe aussi en Afrique ou en Amérique du Sud. Contenir la démente conquête mondiale des états-unis, qui plonge la planète dans les abysses, est la moindre des choses, et heureusement qu’il y a des gens comme Poutine. Si Bush n’avait pas essayé de récupérer ce pays, il n’y aurait pas eu ce conflit, de même que s’il déploie des missiles en Pologne, il y en aura de l’autre côté de la frontière. Je suis stupéfait que des règles si simples ne soient pas comprises.


    • sophie 16 novembre 2008 11:40

      @ John Lloyds

      Je vois que vous avez le don de lire entre les lignes, mais faites un peu attention quand même. Je n’ai jamais exprimé la moindre sympathie pour l’hégémonie américaine, au contraire.

      En fait, je crois comprendre votre raisonnement. Pour vous, dénoncer l’invasion russe de l’été dernier signifie être pro-américain, ce qui n’est pas très nuancé. Où avez-vous trouvé que "je trouve normal" que les UE "fait des bras d’honneur au droit international, en ouvrant ce qu’elle a toujours dénoncé, un camp de concentration à Guentanamo, et enhahit qui bon lui semble, contre les résolutions de l’ONU" ?

      Vous le déduisez du simple fait que je pense que l’invasion russe est condamnable ? ça alors...




    • John Lloyds John Lloyds 16 novembre 2008 13:18

      Vous raisonnez comme si la Géorgie était un pays neutre simplement désireux de poursuivre son indépendance. Vous ne pouvez pas isoler ce pays du contexte géopolitique bouillant dans lequel il est plongé. N’en déplaise à son président, et à ses partisans, la position qu’il a pris le plonge dans une tourmente. Quand on tire la ficelle, c’est toute la pelote qui suit. Et cette pelote, elle est pleine, entre autres, du sang du génocyde irakien.


    • sophie 16 novembre 2008 14:01

      @John Lloyds
      Je pars d’un constat que l’expansionnisme russe reste une donnée stable indépendamment des contextes géopolitiques. Leur façon de faire n’a pas changé depuis deux siècles. Il suffit de penser aux deux guerres du Caucase du XIXe siècle, dirigées par Chamil du côté tchétchène. Il faut savoir aussi qu’il n’y a aucune vélléité guerrière dans la population géorgienne actuellement ; et sur le plan humain, les rapports avec les russes ordinaires sont bons. Mais un pays frontalier de la Russie n’a pas beaucoup de choix pour ses alliés. Quelle autre position la Géorgie, pouvait-elle prendre ? Si elle était restée toute seule, cela fait longtemps qu’elle serait dissoute dans l’Empire (le mot "empire" n’est pas péjoratif en Russie, les parlémentaire russes y ont souvent recours eux-mêmes).

      Ils ne sont quand même pas tous fous, ces voisins de la Russie : Géorgie, Ukraine, pays baltes, Finlande, Japon...



    • John Lloyds John Lloyds 16 novembre 2008 18:34

      "Je pars d’un constat que l’expansionnisme russe reste une donnée stable indépendamment des contextes géopolitiques"

       smiley Vous rigolez là ? Vous connaissez le rapport du buget militaire américain avec le russe ? Les états-unis sont le pire danger de tous les temps, ils financent avec un crédit qu’ils ne pourront jamais rembourser, sinon par de la perpétuelle création de misère, un programme de pillage planétaire.

      "Quelle autre position la Géorgie, pouvait-elle prendre ?"

      Ne pas faire les yeux doux à Washington. A l’image de la Pologne, qui vient mettre en danger toute l’Europe.


    • sophie 16 novembre 2008 20:07

      Là, je crois que c’est vous qui rigolez.

      La Pologne qui sans rien demander à l’Europe a signé un contrat avec Washington au sujet du bouclier antimissiles... Si ce n’est pas "faire les yeux doux" aux USA... Je crains que cela énerve bien plus Moscou que Saakashvili. En plus, la Pologne qui est un pays beaucoup plus puissante que la Géorgie, avait, elle, la chance par sa position géographique, de devenir membre de l’Union Européenne. Convenez que ça arrangeait avant tout USA. Du coup, les américains ont maintenant tout un tas de leurs nouveaux "satellites" dedans. Je dis "satellites", mais un peu malgré eux, comme la Géorgie. Si la Tchéquie prend le relais de la France en Décembre, la vieille Europe verra ce que cela veut dire très concrètement.

      Pour le budjet américain de la Défense, je suis d’accord sur son importance. Je disais simplement que les rapports de la Russie envers le Caucase sont les mêmes depuis deux siècles. Peu importe le budget des USA. C’était déjà comme avant que USA existe. Et puis, si les russes n’ont jamais réussi à construire une vraie économie, contrairement aux américains, ce n’est pas la qualité. 


    • appoline appoline 16 novembre 2008 20:52

      Pas sûr qu’on devienne moins con, même sans pétrole. Il y a aussi la délimitation du terroir tel le clébard moyen qui marque sa zone.


    • John Lloyds John Lloyds 16 novembre 2008 21:23

      "La Pologne qui sans rien demander à l’Europe a signé un contrat avec Washington au sujet du bouclier antimissiles... Si ce n’est pas "faire les yeux doux" aux USA... "

      Mais c’est exactement ce que j’ai dit


    • John Lloyds John Lloyds 16 novembre 2008 21:33

      "Et puis, si les russes n’ont jamais réussi à construire une vraie économie, contrairement aux américains"

      L’économie américaine, vous parlez certainement de celle qui plonge le monde dans le sang de ses ingérences, le monde dans un dérèglement climatique qui pourrait être fatal au genre humain, le monde dans une crise systémique qui reconduit ses responsables, les banksters.

      Il semble que vous et moi n’avons pas les mêmes valeurs, aussi est-il inutile de poursuivre cette conversation sans intérêt.


    • sophie 16 novembre 2008 22:01

      J’ai un peu vécu aux Etats-Unis en 2006. Je vous assure que les gens ordinaires (a-politiques) n’y sont pas plus malheureux qu’en France. C’est de cela que je parlais en évoquant "économie". C’est cette "économie" qui explique le choix de la Pologne, de la Géorgie, de la Tchéquie et j’en passe... Je suis, moi, pour que les gens ordinaires aient le droit à une vie décente... C’est tout. Ce n’est apparemment pas votre avis. Alors, vous avez raison, la discussion ne sert à rien. Nous n’avons pas les mêmes valeurs.


    • wesson wesson 14 novembre 2008 14:30

      Bonjour l’auteur,
      j’’ai écouté Jeudi matin Monsieur Saakachvili, président en exercice de la Géorgie, s’exprimer en Français lors de l’émission d’information matinale de France Inter (le 7-10).

      Et franchement, j’ai eu de la peine pour cette personne dont le propos constant a été d’une part de nier sa responsabilité dans le début du conflit, de nier les morts abkhaze notamment dans le bombardement géorgien de tskhinvali, de comparer le kremlin au régime nazi, et - cerise sur le gateau - d’expliquer que la russie projette d’envahir toute l’Europe.

      Et ça a ramé sec pour essayer de se justifier, il faut dire qu’il est difficile pour un président de donner des leçons de démocratie lorsque on s’est fait élire par des élections notoirement bidonnés, et lorsque on fait tirer sur l’opposition qui manifeste.

      C’était plus qu’évident qu’il s’agit là d’un personnage falot, une espèce de marionnette qui récitait avec peine sa leçon apprise, et qui était totalement incapable de déployer un quelquonque argumentaire en dehors de cela. 

      A la suite de cette interview, je pense pour ma part qu’il est évident que tand que ce personnage sera à la tête de l’état géorgie, rien de bon ne pourra arriver à ce pays. 

      Et le fait qu’il vienne de limoger son premier ministre ne dit rien qui vaille sur la stabilité politique de cette poudrière télécommandée par les USA.





      • octavien octavien 14 novembre 2008 14:32

        Bonjour,
        je crois que vous prenez vos désirs pour des réalités et que votre hystérie contre les russes prend le pas sur une réflexion sereine.

        Tout d’abord vous pouvez dire ce que vous voulez ce sont les troupes géorgiennes qui ont entamé les hostilité. Même si les russes ont manoeuvré contre un homme qu’il estime hostile, personnes n’a forcé Saakashvili à donner l’ordre à ses troupes de bombarder Tskinvali(désolé pas sur de l’orthographe). Imaginer autre chose relève de la théorie du complot digne des théories fumeuses sur le 11 septembre.

        Ensuite vous dites en préliminaire que l’Europe ne se soucie pas de la Géorgie, mais je ne vois pas pour qu’elle raison elle se soucierait d’accueillir et de défendre (dans l’OTAN ou l’EU) un pays qui déclenche des guerres seul dans son coin et qui ne se soucie de l’Europe que lorsqu’il trouve en face plus fort que lui ?

        Enfin j’ai vérifié, sur Internet je vous l’accorde, la signification de Vladimir : il semble que c’est plutôt la domination de la paix plutôt que du monde.


        • sophie 14 novembre 2008 16:59

          On voit en vous lisant que la propagande pro-russe marche très bien en France. Je ne vois pas de quelles autres sources vous disposez. Il y a pourtant beaucoup de livres français sur l’histoire de la Russie, et fait par des historiens français réputés (pas du tout américanophiles), qui montrent que la Russie a toujours élargi ses frontières en mettant à feu et à sang ses territoires avoisinants. Seulement, on est en 21s., et on ne peut défaire les frontières des autres pays comme cela vous chante. Quant cela restait en Tchétchénie, on a avait "raison" de se taire, en prétextant la non-ingérance dans la politique interne de la Russie. Mais, une fois finie l’histoire "tchétchène", il n’y a qu’un anti-américanisme aveugle et hystérique pour oser justifier encore la politique de Poutine.


        • Echo Echo 15 novembre 2008 01:14

          Sophie,

          Propagande "pro-russe"... !?

          Ou etes-vous allee la chercher celle-la ?

          Si la propagande c’est d’abord mensonges et exagerations, alors vous n’avez pas du regarder du bon cote.

          Qui vous a pose vos oeilleres ?



        • sophie 15 novembre 2008 02:11

          @ Echo
          Je confirme, propagande "pro-russe" bat son plein en France (vu l’amitié affichée entre Sarkozy et Medvedev, ça ne peut étonner). On prend pour argent comptant ce que racontent les médias, qui - j’insiste sur ce point - étaient très peu nombreux à aller sur place, surtout pendant les jours qui ont précédé le 7 août.

          D’accord, vous n’avez que des vues déformées sur les événements, mais puisque vous y croyez, et que ça vous fait plaisir... 

          Reste que la Russie et la Géorgie sont deux pays indépendants. Et c’est la Russie qui occupe la Géorgie, non l’inverse. Quand on parle de l’attaque géorgienne sur l’Ossétie du Sud, on oublie que la Géorgie n’a pas "attaqué" un autre pays. Où est donc passé le principe prisé par la France de la non-ingérance dans la politique intérieure ? Si je me souviens bien c’était la raison invoquée pour laisser faire Poutine, à "butter les tchétchènes dans les chiottes". Et qu’on ose maintenant blâmer les Géorgiens alors que ce même Poutine donne les ordres de "raser" les villages géorgiens... De quoi parle-t-on, enfin. S’il y a des gens qui peuvent penser que la Russie qui "butte dans les chiottes" a le droit de se mêler de soi-disant conflits internes des autres Etats, il est difficile de leur prouver le contraire, parce que, simplement, les preuves leur importent peu. Les médias franco-sarkozystes leur suffisent pour décider des sorts des nations, excepté celle des tchétchènes...


        • Echo Echo 15 novembre 2008 03:14

          Sophie,

          Je m’incline devant votre expertise ès propagande.

          Tenez bon le manche !

           smiley





        • sophie 15 novembre 2008 03:26

          Si je parle de la tchétchénie, c’est parce que je connais bien la communauté tchéthène de Paris. Quant au vocabulaire de Poutine, je le "cite". Et le principe de la non-ingérance dans la politique intérieure était proclamée haut et fort par Chirac.

          Si vous appelez ça, la propagande, c’est que vous avez une idée particulière de ce que ça veut dire.


        • sophie 25 novembre 2008 13:28

          C’est toujours utile de recroiser les témoignages. Voici le témoignage de M. Sanakoïev, le dirigeant légitime (non auto-proclamé) de l’Ossétie du Sud, et qui était présent, à ce titre, aux négociations de Genève :
          "Les Russes nous ont dit qu’à peu près 500 ossètes devaient mourir dans la guerre avec la Géorgie, pour qu’ils (les Russes) puissent ensuite imposer l’idée du génocide". C’était dit avant le début des hostilités. Comme vous voyez, les Russes tiennent leur parole dans cette affaire-là.


        • Echo Echo 22 décembre 2008 04:37
          "La Géorgie a commis de "graves erreurs" pendant la guerre

          TBILISSI - Une enquête parlementaire en Géorgie a conclu jeudi que le gouvernement avait commis de "graves erreurs" pendant la guerre du mois d’août avec la Russie.

          La commission d’enquête parlementaire a "relevé de graves erreurs commises par le gouvernement géorgien dans la mise en oeuvre et la gestion de la politique de sécurité nationale et dans la gestion militaire" au cours de la guerre, selon un rapport publié sur le site du Parlement géorgien.

          Ce document affirme aussi que l’intervention de la Russie en Géorgie, après l’offensive de Tbilissi contre la région séparatiste géorgienne pro-russe d’Ossétie du Sud, avait été "bien préparée et planifiée".

          A l’inverse, le rapport note que, "malgré des informations précises des services de renseignements, le gouvernement de Géorgie n’était pas prêt à (faire face à) une agression de l’ampleur de celle qui a eu lieu en août 2008".

          Le président Mikhaïl Saakachvili avait témoigné le 28 novembre, en direct à la télévision, devant la commission d’enquête qui a interrogé 22 responsables géorgiens.

          Il avait alors défendu sa décision d’attaquer l’Ossétie du Sud, jugeant "que n’importe quel gouvernement responsable aurait pris (la même décision) pour assurer la sécurité de ses citoyens".

          Mais de nombreuses voix se sont élevées ces derniers mois dans l’opposition géorgienne contre le président géorgien, accusé d’avoir mal géré le conflit et les relations avec la Russie, conduisant le pays à la catastrophe.

          L’ex-ambassadeur de Géorgie à Moscou, Erossi Kitsmarichvili, avait critiqué le gouvernement géorgien devant la commission d’enquête parlementaire et l’a accusé d’avoir planifié des mois à l’avance des offensives contre l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie.

          L’Union européenne, qui a négocié le cessez-le-feu russo-géorgien, a ouvert sa propre enquête sur le conflit dont les conclusions doivent être rendues avant le 31 juillet 2009.

          La Russie accuse de son côté la Géorgie d’avoir attaqué l’Ossétie du Sud sans avoir été provoquée et d’être responsable du conflit.

          Moscou a, après les combats, reconnu l’indépendance des régions séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, deux territoires où de nombreux habitants se sont vu attribuer des passeports russes ces dernières années."

          (©AFP / 18 décembre 2008 17h49)

          Source : www.romandie.com/infos/news2/081218164940.3azyxv4i.asp

        • ASINUS 14 novembre 2008 14:59

          yep
          le pyromane qui gueule que les pompiers ne sont pas arrivés assez vite

          traduction d un proverbe georgien ou russe ou ossete ou abkaze..........


          • sophie 17 novembre 2008 21:18

            Non, français... Traduction d’un proverbe français


          • pascal 14 novembre 2008 15:43

            Ouai bon, Poutine n’est quand même pas un enfant de coeur !

            Les Russes sont toujours présent en Géorgie et quand bien même la responsabilité Géorgienne dans l’ouverture des hostilités est une réalité rien ne justifie ce retournement Européen si ce ne sont les enjeux de ressources énergétiques dont dépendent grandement l’Europe.


            • deniz 14 novembre 2008 16:20

              Curieux comme on parle peu du précédent du Kosovo quand on s’indigne de la volonté des Oscètes de quitter la Géorgie ? 
              La Géorgie "occupée" par la Russie depuis 1801, alors, la Bavière par la Prusse depuis 1830, le Milanais par l’Italie depuis 1860 ? des nations se sont formées au cours de l’histoire, les frontières ont toujours bougé, bougent encore ( au lendemain de l’effondrement du Mur de Berlin, encore) mais quelle légitimité de PLUS a la Gèorgie sur l’Ossétie ? pourquoi veut-elle arrêter l’histoire quand ça l’arrange ?
              A ce sujet, la Géorgie a-t’elle reconnu l’indépendance du Kosovo ?
              Ce serait fâcheux mais ce genre de contradiction ne doit pas gêner Mr Sakachvili 


              • sophie 14 novembre 2008 16:46

                Annexé en 1801, c’est vrai. ça paraît loin. Sauf que le révolution de 1917 a rétabli un espace "international". C’est comme cela qu’on l’appelait dans l’URSS, où la Russie avait certes un statut d’un Grand Frère, mais où toutes les autres nations ont pu se développé dans leur propre langue et culture. C’est pourquoi, Géorgiens et Russes ne se sont jamais assimilés même un tout petit peu. Je sais bien qu’il y a beaucoup d’exemples de petits ethnies absorbés par une grande nation. Mais ça ne s’est pas passé comme ça en Russie léninienne, la Géorgie n’y est pour rien. Quant à Kosovo, je ne sais pas si la Géorgie l’a reconnu, mais je crois savoir que le pays a été très pro-serbe dans cette histoire, vu qu’ils ont l’Orthodoxomie en commun.


              • nantor nantor 14 novembre 2008 17:12

                Gamardjoba !

                Certes la Russie n’a de rêve que de redevenir la "Grande Russie" et ne supporte pas de voir quiconque empiéter sur ses "marches". Comportement lamentable, dictatorial.

                Certes les Russes avaient dans leurs cartons les plans d’annexion de l’Abkhasie et de l’Ossétie.

                Par contre, c’est clairement Saakashvili qui a fait bombarder les populations civiles d’Ossétie. Il a voulu jouer avec le feu et, non seulement il s’est brulé le bout des doigts, mais il a remis le feu au poudre sur toute la région. C’est une erreur majeure, et je ne m’explique toujours pas pourquoi il est parti dans une telle voie. Il a redonné un leadership à la Russie sur cette zone (il va se passer la même chose en Ukraine) qui n’en demandait pas tant.

                La tragédie c’est la haine que cela génère entre les populations civiles ; il faudra plusieurs générations pour sortir de là.

                Surtout que, et là je rejoins l’auteur, l’Europe va continuer à ramper devant Medvedev-Poutine, tout en essayant de sauver la face en termes de communication. Il y a de très grandes chances que la Géorgie soit sacrifiée ... et nous sommes nombreux à en éprouver une grande peine.


                • Alexandre 14 novembre 2008 17:15

                  Toujours les mêmes "salades" pour petits enfants nourris au lait des médias (dont l’objectivité s’est illustrée récemment en présentant l’élection d’Obama comme l’évènement le plus important depuis la pierre taillé) où les Russes sont " barbares", et les Géorgiens de pauvres petites victimes que l’Europe doit défendre contre les visées expansionnistes de son grand méchant voisin.

                   Tous les faits montrent que l’armée de Saakashvili a sauvagement attaqué la population ossète dans la nuit du 7 au 8 aout, provoquant la mort de 2000 civils, sur une population de 35000 habitants, que les Ossètes armés ont courageusement résisté contre des chars qui tiraient sur tous les immeubles d’habitation ( des documents filmés existent qui - très curieusement - n’ont pas été diffusés par les télés françaises), et que cette armée sanguinaire, encadrée par des conseillers américains, a fui dès que la 58e armée russe (qui était en manoeuvre dans le Caucase nord) est venue au secours des Ossètes, le surlendemain.

                   Ceux qui se demandent pourquoi l’armée géorgienne n’a pas bombardé l’entrée du tunnel qui relie l’Ossètie du sud à celle du nord, pour couper la route à l’armée russe, doivent savoir que le but de cette opération était de terroriser la population ossète en massacrant tous les civils rencontrés pour la faire fuir vers le nord par ce tunnel, ce qui s’est produit, et que le stratège Saakashvili pensait que les Russes n’oseraient pas intervenir, l’appui des américains s’étant manifesté les jours précédant l’offensive.

                   Les dirigeants européens connaissent la réalité des évènements, et une instruction pour en établir la vérité est en cours au Conseil de l’Europe, sur la base de documents irréfutables fournis par les autorités ossètes( pour établir une tentative de génocide de la population) et des témoignages des observateurs de l’OSCE qui étaient sur place, dont les conclusions reprises par le jounal allemand "Die Welt" confirment ces accusations.

                   La vision pétrolifère et gazière de l’attitude de l’Europe est de la géopolitique de bistrot qui ne prend pas en compte le fait évident que les Russes ont autant besoin de vendre leur pétrole et leur gaz que les Européens de le leur acheter, que l’on ne construit pas des oléoducs et des gazoducs en deux jours, que les sources d’approvisionnement sont plus diversifiées que les acheteurs, et donc que dans ce genre de commerce l’acheteur est au moins sur un pied d’égalité avec le vendeur.

                   La raison de l’attitude de l’Europe par rapport à la Géorgie est donc plutôt à chercher du coté de la solidité mentale et morale des dirigeants.
                   


                  • pascal 14 novembre 2008 19:10

                    "La raison de l’attitude de l’Europe par rapport à la Géorgie est donc plutôt à chercher du coté de la solidité mentale et morale des dirigeants"


                    En toute modestie bien sur...

                    Ca va les chevilles ? On touche toujours le sol ou la lévitation est-elle en cour ?


                    Je ne savais pas qu’il existait une "morale" Européenne !

                    Pour ma part je nuancerai plutôt ces auto-congratulations fort flateuses.
                    La dîte morale Européenne s’arrête assez rapidement quand des interêts économiques sont en jeux, c.a.d en réalité assez rapidement ...


                  • Alexandre 14 novembre 2008 20:01

                     pascal,

                     Je ne vois en quoi cette phrase a un quelconque rapport avec l’auto-congratulation, la lévitation et les chevilles.
                    .
                     Les dirigeants d’une puissance responsable comme l’Europe, préférent construire une relation avec des dirigeants dont la solidité mentale (et leurs valeurs morales en font partie) permet d’établir une relation de confiance, et d’avancer sur un terrain solide, plutôt qu’avec un dirigeant imprévisible qui a engagé son pays dans une guerre meurtrière pour une partie de la population qu’il dit considérer comme faisant partie de son pays, en faisant un pari stupide sur les réactions.
                    L’opposition géorgienne ne dit pas autre chose.


                  • Sinbuck Sinbuck 14 novembre 2008 20:58

                    Gamardjoba,

                    Alexandre je suis d’accord avec l’idée de l’attaque de la Géorgie sur l’Ossétie, mais sur la date j’ai des doutes car un journal du 6-7 Août achété à Tbilisi révèle déjà la risposte russe !

                    J’étais cet été sur place et les géorgiens ne savaient rien de l’action militaire de leur pays sur l’Ossétie.
                    Avant le déclanchement du conflit, il m’était interdit, avec ma voiture, d’aller en Ossétie sous peine de lourde amende, cela montre déjà l’attitude de la Géorgie sur ce qu’elle considère comme une région !




                  • sophie 14 novembre 2008 21:46

                    Un peu d’arguments. Les tirs duraient depuis au moins dix jours, quand cela a éclaté en un conflit grave le 7 août. Illarionov, ex-conseiller de Poutine et témoin de la préparation par les Russes de cette geurre honteuse, raconte que le plan de renversement du régime géorgien était conçu dès 2004.
                    Sous peu, la Russie déclenchera une opération semblable à celle du mois d’août en Crimée. La Lituanie s’y prépare déjà, elle aussi. Je serais curieuse de voir à qui on fera alors porter la responsabilité ? Au président ukrianien ? ou au président lithuanien ? Il y a deux jours, deux policiers géorgiens ont été tués par des miliciens ossètes dans la Géorgie "propre". Les Géorgiens ne repostent plus. Les observateurs européens sont là et ne disent rien. Ils constatent. Il faut donc se faire tirer et ne rien faire ? Est-ce que c’est ça qui serait pour vous le signe d’une mentalité "saine" ? Si oui, soyez tranquille et faîtes vous plaisir, parce que le nettoyage ethnique continue dans les villages géorgiens où aucun ossète n’a JAMAIS vécu. On leur tire dessus, mais ils n’ont plus le droit de riposter...


                  • Sinbuck Sinbuck 14 novembre 2008 22:42

                    @Sophie,

                    le fait que les tirs avaient commencés 10 jours avant le 7 Août me rappelle un souvenir lors du passage de la frontière turquo-géorgienne fin fuillet : la "gendarma turk" m’avait prévenu qu’il y avait tirs en géorgie...

                    Par contre, même si les russes avait projeté le conflit dès 2004, comment expliquer l’attaque géorgienne si ce n’est par l’influence étasunienne sur ce pays. Le jeu malsain de l’OTAN dans cette région est proportionnelle à la timidité de l’Europe dans le Caucase du Sud qui est une terre des conflits depuis des millénaires. Les responsabilités sont bi-tri-multi-polaires, seul l’Europe par l’espoir qu’elle représente pour le peuple géorgien peut solutionner le problème.


                  • hermes 14 novembre 2008 23:07

                    @ Sinbruck
                    Moi aussi, je me trouvais en Géorgie fin juillet. Je confirme que les villages géorgiens étaient attaqués avec artillerie lourde par les ossètes. Les Ambassadeurs étrangers (français entre autres) ont visité ces zones et confirment ces faits. De plus, le Général russe Koulakhmétov a reconnu que les ossètent tiraient sur les villages géorgiens. Mais ce général russe n’est pas intervenu à ce moment.

                    Autre détail : la présence de l’artillerie lourde sur ce territoire était interdite par la convention de Moscou.

                    Parce que la situation devenait de plus en plus grave, les observateur de l’OSCE ont quitté la zone AVANT 7/08.

                    Quant à l’influence étasunienne : le jeu des Russes dans ces régions, et notamment les borbardements russes dans l’Abkhazie dans les années 90, a commencé bien avant que la Géorgie se tourne résolument vers EU.



                  • Sinbuck Sinbuck 14 novembre 2008 23:24

                    Donc Hermès, l’hypothèse serait que les ossètes ont commencé les hostilités ?

                    Tu étais dans la région pour les vacances, la famille, le travail ? Y es-tu allé en voiture, en avion ? As-tu parcouru l’Azerbaidjan, l’Arménie ? Quelle région magnifique que le Caucase du Sud ! Et les gens, quel plaisir de les rencontrer, de lever quelques verres de vodka, de manger des grillades...


                  • hermes 15 novembre 2008 00:09

                    @ Insbruck

                    Ma visite en Géorgie était d’ordre privé. J’ai une amie qui travaille dans une Ambassade étrangère à Tbilissi. J’y suis allé 2 semaines avant le 07.08. Eh oui, j’ai bu vodka, en effet, mais je l’ai bu en Ossétie. En Géorgie, c’est le vin que je préfère. Et toi, quel coin tu préfères dans le Caucase ?


                  • hermes 15 novembre 2008 00:30

                    Je suis plutot d’accord avec l’auteur. Le "non" de l’Allemagne est une honte. Quand elle a rejoint l’Otan, elle était elle-meme scindée en deux et occupée par la Russie soviétique. Aujourd’hui c’est la Géorgie qui est occupée par le meme pays. Par ailleurs, si l’Allemagne a retrouvé son unité, suite à la chute du mur de Berlin, c’est à un Géorgien (un certain Chevardnadzé) qu’en revient largement le mérite. Et puis, l’Allemagne aurait sans doute difficilement retrouvé son unité si elle n’était pas membre de l’OTAN (!)


                  • sophie 15 novembre 2008 01:13

                    Et quels sont pour vous les faits qui montrent que l’armée de Saakashvili a "sauvagement" attaqué"... Etiez-vous sur place ?


                  • nico 14 novembre 2008 21:04

                    Une raison pour laquelle l’armée géorgienne n’a pas détruit le tunnel entre l’Ossétie du nord et du sud peut être que :
                    "l’objectif de l’agression géorgienne était de fixer au sol l’armée russe à l’extérieur de la Russie , de la placer en position d’envahisseur, de rejouer en plus petit la guerre d’Afghanistan (1979-1989) et d’étendre l’abcès ainsi créé à la totalité du Caucase Nord et Sud , zone qui reste, du fait de l’extrême diversité de ses populations, une des zones du monde les plus difficiles à gouverner"

                    Un excellent article décrit ce piège que la Géorgie a essayé de tendre à la Russie :
                    http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=3686

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