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Accueil du site > Actualités > International > La Grèce, la zone euro et la perspective d’un gouvernement (...)

La Grèce, la zone euro et la perspective d’un gouvernement SYRIZA

Interview de Yanis Varoufakis par Thomas Fazi pour ONEURO

Thomas Fazi : On dit beaucoup de choses à propos du prétendu « redressement » de la Grèce, le signe de la « réussite » de l’austérité. Comment jugez-vous ce récit et comment décririez-vous l’état réel de l’économie grecque ? (Ce serait super si vous pouviez mentionner ce que vous avez dit à Florence, à propos de la « croissance du PIB » de la Grèce qui est non-existante lorsque l’on prend en compte la déflation.)

Yanis Varoufakis : La Grèce est plongée dans une Grande Dépression et elle y reste. Sept années de chute précipitée du revenu, couplée à un investissement négatif, ont déclenché une crise humanitaire. Au cours de chacune de ces années, la Commission Européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international ont prédit que le redressement « pointait son nez ». Ce ne fut pas le cas ! Maintenant, sur la base d’un trimestre de croissance positive du PIB réel, ils célèbrent la « fin » de la récession. Mais si nous observons attentivement les chiffres, il s’avère que, même selon les chiffres officiels, la récession perdure. Voyez cela : le PIB réel a augmenté de 0,7% à un moment où les prix, en moyenne, ont chuté de 1,9%. Je rappelle à vos lecteurs que le PIB réel est égal au PIB mesuré en euros divisé par un indice des prix moyens ? Etant donné que cet indice a baissé de 1,9%, et que le ratio total (le PIB réel) n’a augmenté que de 0,7%, cela signifie que le PIB mesuré en euros à décliné ! Donc, l’augmentation du PIB réel s’est produite parce que le revenu national, en euros, à augmenté. Il a augmenté parce que le revenu total, en euros, a chuté moins vite que les prix. De façon ridicule, le pouvoir en place espère que le peuple grec célèbrera cela comme étant la « fin de la récession ». Il ne le fera pas !

TF : Concernant l’état de l’économie grecque : est-ce simplement le résultat involontaire des politiques « défectueuses » déterminées par l’idéologie ou devrait-il plutôt être considéré comme étant la conséquence désirée de telle politiques ?

YF : Je pense que c’est ni l’un ni l’autre. Ces politiques étaient les seules politiques qu’ils pouvaient inventer et qui ne nécessitaient pas d’admettre que la zone euro avait été très mal conçue et que cette crise est systémique. C’était aussi les seules politiques qui étaient cohérentes avec leur objectif essentiel, à savoir protéger les banquiers de l’expropriation par l’Union européenne ou les Etats membres. En bref, une fière nation a été forcée à opérer une dévaluation intérieure qui a causé de terribles épreuves et rendu la dette publique et privée impossible à rembourser, afin de maintenir le mensonge que la conception de la zone euro était parfaite et, ce qui est plus pertinent, cacher le fait que leur priorité numéro un était de transférer les pertes gigantesques des livres des banques privées sur les épaules des contribuables les plus faibles. Une fois cette stratégie en place, elle a été embellie par l’idéologie néolibérale…

TF : A la suite de l’appel à des élections présidentielles anticipées [en Grèce], les marchés se sont mis à paniquer. Pensez-vous que leurs craintes d’élections législatives anticipées sont justifiées. Si oui, de quoi, selon vous, ont-ils peur ?

YV : Elles sont justifiées. Ils ont peur que la double bulle que Berlin, Francfort et Bruxelles ont alimenté si minutieusement au cours de l’année dernière, sur les marchés obligataire et boursier, afin de prétendre que la Grèce se redressait, n’éclate. Mais c’est le sort des bulles : elles éclatent. Et plus elles le feront tôt meilleure sera notre chance de regarder la réalité en face et de faire quelque chose pour améliorer la situation de la majorité des gens – à la fois en Grèce et en Europe dans son ensemble.

TF : Pensez-vous qu’une victoire de SYRIZA est une option réaliste possible ? Ou les forces de l’Establishment éviteront-elles cette issue à tout prix ?

YV : Les deux. Il ne fait aucun doute que l’Establishment usera de toutes les ficelles possibles contre SYRIZA, en instillant le maximum de crainte dans les cœurs et les esprits des électeurs grecs. Mais, en même temps, il semble de plus en plus probable que cette campagne de frayeur échouera à empêcher la victoire de SYRIZA.

TF : Comment jugez-vous l’appel de M. Juncker à éviter le « mauvais résultat » dans ces élections (c.-à-d. la victoire de « forces extrêmistes ») ?

YV : Cela révèle un mépris bien ancré de la démocratie et une attitude coloniale qui se moque de la notion d’une Union qui respecte la souveraineté des citoyens des Etats membres. Ceux-ci n’ont pas de compte à rendre à la Commission et, par définition, la Commission n’a aucune idée de ce qui est un résultat électoral « correct » ou « mauvais ». M. Juncker a jeté un peu plus le discrédit sur sa fonction en allant trop loin et en creusant spectaculairement le déficit de démocratie qui est caractéristique de l’Union européenne. Son intervention a probablement été l’une des manœuvres les plus farouchement anti-européennes, au point où il a réussi tout seul à délégitimer la Commission et, par extension, l’Union.

TF : Pouvez-vous donner les grandes lignes du programme de SYRIZA (pour la Grèce et pour l’Union monétaire européenne) ?

YV : En trois courtes phrases : D’ABORD, un gouvernement SYRIZA travaillera sans relâche à s’assurer que l’Europe ait la « conversation » qu’elle a jusqu’ici refusée d’avoir au sujet de la conception défaillante de la zone euro et le fait que les plans de sauvetage étaient toxiques à la fois pour les pays de la périphérie et pour les pays centraux comme l’Allemagne. Deuxièmement, il s’efforcera de rendre l’économie sociale de la Grèce à nouveau viable au moyen d’un New Deal pour l’Europe qui lève le voile de la dépression de toute la périphérie – pas seulement de la Grèce. Troisièmement, il se battra pour réformer la Grèce, tant son secteur public que son secteur privé, améliorera la productivité et façonnera une société meilleure.

 

Yanis Varoufakis, professeur d’économie à l’Université d’Athènes, ancien conseiller de George Papandréou (de 2004 à 2006), farouche critique des plans de sauvetage d’Athènes et aujourd’hui proche de SYRIZA et d’Alexis Tsipras, vient de publier son nouveau livre :

LE MINOTAURE PLANÉTAIRE : l’ogre américain, la désunion européenne et le chaos mondial aux Editions du Cercle.

Versions numériques (kindle et Kobo) et broché (PoD)


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36 réactions à cet article    


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 décembre 2014 10:09

    Bonjour,
    Le programme de Siryza, qui ne demande à sortir ni de l’UE, ni de l’euro, est un enfumage.


    Rien de tout ce que vous écrivez de son programme n’est réalisable dans le cadre des Traités européens. Siryza ne changera rien à l’euro, car la BCE est totalement indépendante, en particulier, du vote des citoyens.

    L’euro est incompatible avec le social et les services publics.
    Il a été mis en place, justement, délibérément, « pour envoyer les Etats- providence aux égouts ».

    Siryza a participé au IVe Congrès de la Gauche européenne, quelques Partis qui prônent « une refondation de l »Europe« . Ce qui n’arrivera jamais.

    Il n’est pas possible de refonder l’ Union européenne, à cause de l’article 48 qui précise qu’il faut l’unanimité des 28 pays, pour changer une ligne aux Traités européens.
    L’Allemagne veillera à ce que rien ne change.
    Et comme il suffit qu’un seul pays ne soit pas d’accord...

     » Siryza resserre ses liens avec l’ Union européenne"


    Le seul Mouvement qui appelle à l’unité sans condition des Grecs pour sortir de l’ UE et de l’euro, c’est l’ EPAM, le Front populaire uni de Grèce.


    • Hypatie 18 décembre 2014 11:21

      Bonjour Fifi,
      J’ai bien peur que vous n’ayez raison, Syriza comme le FdG avec Mélanchon ne sont pas vraiment clair sur le sujet.... et c’est le moins que l’on puisse dire.


    • dithercarmar dithercarmar 18 décembre 2014 18:51

      LA GRÈCE PEUT ÊTRE CONJUGÉE AVEC L’ITALIE SUR L’UE :

      La dette italienne, bientôt un actif pourri mais tout va bien

      La nouvelle est passée presque inaperçue alors qu’elle mériterait la une des journaux : la dette publique de l’Italie n’est plus qu’à un cran de la catégorie spéculative ! L’agence Standard & & Poor’s l’a dégradé vendredi dernier d’un cran à BBB-, soit la dernière note pour la qualifier encore comme un « investissement ». Ensuite on passe à la catégorie appelée littéralement « non-investment », un produit spéculatif, ou pourri si l’on préfère. Bientôt une junk bond donc. Il s’agit tout de même de la plus importante dette publique de la zone euro (2168 milliards d’euros), la troisième dans le monde en volume (après les Etats-Unis et le Japon) et également la troisième en pourcentage du PIB (133% du PIB, derrière le Japon à 243% du PIB et la Grèce à 174% du PIB). Les autres pays notés BBB- par S&P sont l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, l’Inde, le Maroc, la Roumanie et l’Uruguay.

      Pour S&P, cette dégradation de la note italienne "reflète la faiblesse récurrente des performances du produit intérieur brut, tant en termes réels que nominaux, qui sapent sa capacité à faire face à sa dette publique." La croissance ne repart pas et la dette ne peut que continuer à augmenter dans les années qui viennent, et à peser encore plus sur les comptes publics. Une situation intenable à long terme. Le chômage a atteint un niveau record en octobre à 13,2% de la population active (et 44% chez les jeunes), l’économie semble à l’arrêt. Le chef du gouvernement Matteo Renzi parle beaucoup, fait des annonces, défend des réformes, mais pour l’instant peu de choses ont changé concrètement et la Commission européenne commence à s’impatienter.

      L’élément remarquable est la totale indifférence avec laquelle les marchés ont accueilli la nouvelle. Le taux à 10 ans de la dette italienne baisse régulièrement sur l’année 2014 et vient de passer sous les 2%. Aucun affolement n’a accompagné la dégradation de S&P. S’il faut illustrer la bulle obligataire qui sévit dans le monde, le cas de l’Italie s’avère l’un des plus révélateurs.

      La déconnexion entre les prix de marché et la réalité économique atteint des sommets, celui qui achète aujourd’hui un bon du Trésor italien à 10 ans possédera bientôt un actif noté en catégorie spéculative, dans ces conditions accepter une rémunération de 2% l’an seulement représente une sacrée prise de risque, une aberration même. Mais les investisseurs se disent que la Banque Centrale Européenne interviendra pour sauver leur mise. L’aléa moral est à son maximum : prenons des risques inconsidérés puisque, de toute façon, la BCE fera le nécessaire pour éviter une banqueroute. Il est vrai que la dette italienne est « too big to fail », comme celle de la France, de l’Espagne, comme les grandes banques européennes, et en conséquence tous ces acteurs bénéficient d’excellentes conditions de financement. Donc finalement tout va bien, c’est la Dolce Vita !

      On vit plutôt ici une sorte d’hallucination collective, les autorités monétaires ne peuvent pas tout faire, il suffit de voir le mal qu’elles se donnent pour la Grèce, qui continue de sombrer, une crise de la dette italienne serait évidemment d’une toute autre ampleur. La zone euro peut-elle survivre si sa dette publique la plus importante est notée comme un actif pourri ? Voici la question à se poser et la réponse ne va pas de soi.



    • izarn 18 décembre 2014 21:03

      Exact. La seule solution pour la Grece c’est de sortir de l’Euro de manière URGENTE. Et de plus pour avoir un espoir de se sortir d’affaire : Sortir de l’UE !
      Encore une chose : Se réconcilier avec la Turquie et la Russie et accepter le passage de pipelignes pour alimenter l’Europe du Sud en gaz bon marché. Eviter l’arnaque destructrive du gaz de schiste.
      Si les grecs sont des marins, ils devraient savoir qu’il vaut mieux quitter le Titanic...Car meme l’Allemagne ne le soutiendra pas pour sauver ses interets. Syriza devrait mieux lire les opposants allemands, financiers y compris.
      Grecs, ne cherchez pas la félicité dans l’UE. Ca n’a plus aucun sens, et aucun peuple d’Europe désormais n’y croit.
      Nous croyons dans l’Europe, mais pas dans l’UE annexe de l’OTAN et de Wall Street.


    • Daphne C 22 décembre 2014 11:05

      Sauf qu’il faut être deux pour se réconcilier et que la Turquie n’en a aucune intention. Je pense que c’est une des raisons principales pour laquelle la Grèce a préféré accepter la destruction de son économie plutôt que d’envisager de sortir de l’UE : elle sait qu’elle est trop faible pour résister seule à la Turquie et que celle-ci n’attend que ça pour s’emparer des richesses (pétrole et gaz) qui sont dans les eaux territoriales grecques.


    • njama njama 18 décembre 2014 10:30

      Une victoire de Syriza (coalition de la gauche radicale) serait un signal très fort pour les peuples qui veulent se libérer du joug de l’€uro, de l’UE pour faire une autre Europe sans OTAN ...

      http://syriza-fr.org/

      Un monde sans OTAN est possible
      http://syriza-fr.org/2014/09/09/un-monde-sans-otan-est-possible/


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 décembre 2014 12:20

        njama,
        Ben non, justement, on ne peut pas sortir des Traités « à la carte ».
        L’OTAN a été introduite par le Traité de Maastritch, écrit sans clause de sortie, pareil pour l’euro. Nous devons ce déni de démocratie à l’inévitable Attali, « on a juste oublié d’écrire les clauses de sortie... ».


        On ne peut en sortir qu’en sortant de l’ UE par l’article 50.

        Et si vous violez les Traités, la Commission européenne portera plainte auprès de la Cour de Justice européenne, et du Tribunal pénal international... et le France sera condamné à utiliser ... l’article 50.
        On aura perdu du temps pour rien.

      • izarn 18 décembre 2014 21:33

        S’il n’y pas de clause de sortie, c’est qu’on peut sortir en tirant la langue.....
        Ben ouais ! Pas de clause ? Y font quoi alors ? L’OTAN bombarde la France, la Grece ?
        Attali est un enculé qui menace de l’holocauste nuclaire si on n’obéit pas.
        Il se la fout dans le cul, nos bombes sont capable de détruire 100 fois Israel.
        Israel pour nous c’est de la crotte de mouche, t’as compris Attila ?
        Avant que les cons de missiles is raeliens n’arrivent chez nous ils seraient détruit à 100% par des S-400 russes. Sans parler avant de nos SNLE postés juste à coté !
        Attali, fermes la ! A tout jamais !


      • lsga lsga 18 décembre 2014 10:35

        Maintenant que la bourgeoisie européenne a fait le tour des solutions néo-libérales, et que les profits des entreprises n’ont pas pour autant redécoller, ils vont refaire une passe Keynésienne.
         
        La victoire des partis de gauche dans les pays du Sud, accompagnée par la victoire de parti de gauche ou de droite sociale dans le reste de l’Europe, se traduira par l’instauration d’une Europe Sociale (Revenue Universel européen, financement de grands travaux européens, probablement même « nationalisations européennes », etc.)
         
        Bien entendu, rien de tout cela ne permettra de relancer le taux de profit des entreprises, qui s’effondre grâce à l’automatisation.

         
        Sur ce point, on peut dire que la Russie a une longueur d’avance, puisque son Capitalisme rentre dans une crise extrêmement profonde malgré l’omni-présence de la bureaucratie étatique.
         
        Bientôt le tour de l’Europe et des USA. Vivement.


        • izarn 18 décembre 2014 22:14

          Hahahahha ! Omni presence de la bureaucratie étatique ! Le rève de Poutine ! Hélas illusoire depuis le délire méga-libéral dinosaurien de Eltsine ! Revenu au capitalisme tsariste de 1914 !
          La profondeur du capitalisme de Russie a la profondeur d’une flaque d’eau par rapport au 4000m sous le Titanic de l’Europe !
          Rassurez vous, les russes ne vont pas se noyer dans une mare pleine de bouseux oligarques.
          Des mecs qui ont des missiles balistiques pour te détruire en 10 secondes comme une brique de charbon...Ne les prenez pas pour la principauté de Monaco, merci !


        • jeroboam92 jeroboam92 18 décembre 2014 10:42

          Si l’on prend en compte qu’Alexis Tsipras est un peu le Mélenchon grec, et que la SYRIZA est l’équivalent (avec quelques nuances) du Front de Gauche, on peut toujours parler d’enfumage. Il n’en reste pas moins qu’il y a un gouffre idéologique béant entre le PASOK et la SYRIZA, comme il y a le même gouffre béant entre le PS et le FDG.


          Le FDG ne propose pas non plus de sortir de l’euro. Tout comme la SYRIZA, ils veulent un autre accord politique avec la mutualisation des dettes des Etats (ou du moins une partie de ces dettes).

          L’euro est mauvais parce qu’il n’y a pas eu les mécanismes politiques indispensables pour équilibrer les économies, au plan monétaire, des différents pays de la zone euro.

          En outre, l’énorme déficit démocratique de l’Union Européenne est un problème majeur.

          Commençons pas régler ces deux points.

          De toute façon, si rien n’est fait dans ce sens, l’Union monétaire européenne éclatera...

          • lsga lsga 18 décembre 2014 11:13

            bwi enfin un gouffre béant... Ils restent pour la propriété privée des moyens de production, pour un État Républicain Bourgeois, pour une bureaucratie autoritaire, pour le paternalisme...
             
            La seule chose qui séparent ces partis des autres partis, c’est qu’ils sont keynésiens, qu’ils veulent sauver le Capitalisme et le taux de profit grâce à une intervention de l’État.
             
            Mais bon, au moins, ils ont quelques choses de révolutionnaire, car ils enseignent la révolte à la population. Voilà pourquoi je les soutiens : pas pour leur programme bourgeois, pas pour les idéalisme morale petit bourgeois, pas pour leur autoritarisme bureaucratique ; je les soutiens pour l’effet secondaire et involontaire de stimulation de l’esprit de révolte qu’ils instiguent dans la population européenne.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 décembre 2014 12:29

            jeroboam,
            Vous pouvez toujours rêver que l’Allemagne mutualise les dettes !
            Merkel, « Il n’y aura pas d’eurobonds tant que je vivrai ! »


            Si la zone euro éclate, alléluia !!
            « L’euro-cauchemar » par Jacques Sapir

          • izarn 18 décembre 2014 22:29

            Vous etes un federaliste qui ne comprend rien. L’équilibre entre les zones euros n’a aucun sens, et personne n’en veut ! L’euro marche au totalitarisme ?
            J’hallucine ! Bref l’euro c’est de ma merde !
            Auncun pays de la zone n’a les memes interets économiques ! Cela n’a aucun sens !
            L’union européenne ne doit pas etre fondée sur les INTERETS ECONOMIQUES !
            Tu impactes ça, Duschmoll ?


          • jeroboam92 jeroboam92 18 décembre 2014 11:31

            Et pourquoi pas sauver le capitalisme si l’on trouvait le moyen qu’il serve le bien commun ?


            Je sais, je sais, c’est très utopique.

            D’ailleurs, Varoufakis en a bien conscience puisque dans son livre « Le Minotaure planétaire », il dit qu’à la suite du Krach de 2008 et des colossaux plans de sauvetage des banques (des milliers de milliards de dollars, d’euros et de yens), sans aucune contrepartie, les politiques ont perdu la partie et ce sont bien les financiers qui contrôlent tout.

            Mais il reste peut-être un espoir : de nouveaux chefs d’Etat prêts à en découdre...

            Aujourd’hui, l’espoir est, pour moi, la SYRIZA en Grèce et Podemos en Espagne. En France, la contestation s’inscrit dans un parti misanthrope.... décidément, les Français reviennent à leurs vieux démons, ceux que l’on a connus avant la Deuxième Guerre mondiale !

            • lsga lsga 18 décembre 2014 11:37

              Car le Capitalisme est INCOMPATIBLE avec le progrès technologique. Un taux d’automatisation élevé implique nécessairement un taux de profit nul, c’est ce qu’avait prédit Marx dès le 19ème siècle sur la base de simples calculs, et c’est ce qui se confirme aujourd’hui tous les jours.
               
              Car le Capitalisme est INCAPABLE de permettre l’émergence d’une organisation extrêmement complexe de l’économie, celle-là même dont on a besoin pour faire face aux changements climatiques. Ce ne sont pas 3 bureaucrates et un chien qui fume une pipe qui sont capables de trouver la solution. Nous avons besoin de TOUTE la puissance de calcul humaine disponible, c’est à dire d’une démocratie directe mondiale débattant des questions de production sur la base de problématiques scientifiques.
               
              Au moins, vous admettez être pour le Capitalisme, c’est déjà ça. Vous êtes vaguement de gauche, très vaguement. 


            • jeroboam92 jeroboam92 18 décembre 2014 11:54

              Mon cher lsga, comme vous y allez !


              Je n’admets certainement pas être pour le capitalisme. Ce que je dis est qu’en attendant votre révolution tant désirée (à laquelle je participerai volontiers), peut-être pourrait-on trouver des moyens pour que le politique reprenne au mois une partie du pouvoir. 

              Je vous rejoins sur la pensée de Marx, et c’est d’ailleurs, encore une fois, les idées que l’on trouve dans le livre de Varoufakis. On peut même ajouter que la VRAIE concurrence libre et non faussée (donc pas de cartels, d’ententes ou autres barrières) ne peut conduire qu’à la suppression des profits.

              De toutes les façons, nous sommes entrés dans une période où les rendements décroissants feront leur oeuvre. 

              En attendant, l’urgence est de soulager la misère et avant de tout mettre par terre, voyons s’il y a encore un peu de marge pour y parvenir. Par exemple, la taxe Tobin aurait pu y contribuer. Et l’on voit bien que nos dirigeants politiques européens se contrefichent de la misère qui frappe et étrangle leurs peuples...

            • lsga lsga 18 décembre 2014 12:08

              De la misère ? En EUrope ? Où le principal problème de santé du prolétariat est son obésité ? Vous plaisantez j’espère ?
               
              Il y a bien quelques clochards qui vivent dans la misère, mais c’est un problème très facile à résoudre. Pour les autres : ils mangent au delà de leur faim ; il n’y a pas d’urgence à ce niveau là.
               
              L’urgence, c’est d’éviter la 3ème Guerre Mondiale, qui elle vous rappellera ce que le mot « misère » veut dire. Pour cela, il faut se battre pour l’abolition des frontières, la liberté totale de circulation entre l’Europe, la Russie, l’Afrique, et l’instauration d’une démocratie directe.
               
              L’urgence, c’est de mettre fin à l’aliénation, au travail obligatoire. Il faut massivement augmenter le chômage et baisser le temps de travail pour accompagner le progrès technologique ; et ainsi permettre à toute la population de faire comme nous : débattre pendant des heures sur Internet, puis voter.
               
              L’urgence, c’est d’instaurer un système économique et politique suffisamment complexe pour faire face aux changements climatique. Il faut donc renverser la bureaucratie, sous toute ses formes, publique ou privée, renverser les jacobins, éliminer tous ceux qui prétendent décider pour « le » peuple ; et rendre directement le pouvoir à l’ensemble de la population.
               
              Voilà ce qui EXTRÊMEMENT urgent, sous peine de Guerre Mondiale dans les 10 ans, sous peine de changements climatiques irréversibles, sous peine d’émergence de la VRAIE MISÈRE.
               

              Confondre les reflux gastriques avec la misère... N’importe quoi... 


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 décembre 2014 12:37

              jeroboam,
              C’est bien parce que les Partis politiques qui sévissent depuis 40 ans refusent de sortir de l’ euro et de l’ UE, que le chômage et les dégâts sociaux ne font que s’aggraver, et donnent du grain à moudre à l’extrême droite, et pas l’inverse !


              La carte du vote FN se superpose à celle de la désindustrialisation.

              Il suffit de regarder les cartes de la disparition des emplois industriels pour comprendre le désastre de l’ UE et la montée du FN.

              Pour la Grèce, c’est encore bien pire ! Chiffres


            • njama njama 18 décembre 2014 12:44

              suffisamment complexe pour faire face aux changements climatique.

              faut pas abuser du CO2 Isga
              Climat : Où en est-on ? Y a-t-il des raisons de s’inquiéter ?
              [...............]

              Tant que les modélisations informatiques n’auront pas résolu leurs (graves) problèmes de divergence avec les observations, est-il sans doute pour le moins prématuré d’anticiper l’avenir de la planète dans l’état actuel de nos connaissances et de mettre en place des mesures contraignantes qui peuvent s’avérer lourdes de conséquences.

              Ainsi, dans l’état actuel des choses, nous ne voyons rien, ni dans les observations objectives ni dans les modèles manifestement pris en défaut qui puisse affecter le bien-être futur de nos enfants et de nos petits enfants (fréquemment invoqué dans les médias et jusques et y compris dans les déclarations politiques les plus officielles) qui, sans doute, dans quelques années, s’ils n’ont pas eux-mêmes sombré dans le pessimisme généralisé, s’interrogeront (ou s’amuseront), au sujet de l’étrange psychose collective qui s’est emparé d’une proportion notable des dirigeants et des communicants de notre planète en ce début du XXIe siècle.

              Time will tell.

              Stay Tuned !

              http://www.pensee-unique.fr/news.html#point

              Manuel du sceptique
              Ne vous laissez pas prendre par l’argument « complexité » ; n’acceptez pas de réponse vague.
              Le climat est complexe, mais l’argument central repose sur l’hypothèse que l’ajout de CO2 dans l’atmosphère rendra la planète beaucoup plus chaude.
              Tout dépend de cette question.
              Si le CO2 n’est pas une cause déterminante, alors la séquestration du carbone, le marché du CO2 et l’accord de Kyoto sont une perte de temps et d’argent.
              ...
              « Un réchauffement climatique attesté ne prouve pas que des gaz à effet de serre en sont à l’origine ».
              http://lemytheclimatique.files.wordpress.com/2010/01/manuel.pdf

              Second manuel du sceptique
              La Tyrannie climatique en veut à « votre » argent
              Incroyable : le gouvernement du plus grand pays du monde a dépensé 79 milliards de dollars pour l’industrie climatique, 3 000 fois plus que les grosses compagnies pétrolières. Les grands spécialistes du climat ne veulent pas débattre en public, et ne veulent pas divulguer leurs données. Que veulent-ils cacher ? Face à des demandes légales, ils disent avoir « perdu » leursdonnées originales de températures mondiales. Des milliers de scientifiques se lèvent pour protester contre une campagne d’intimidation. Dans le même temps, 26 milliards de dollars ont été dépensé s en 2008 sur le marché du carbone, et les banquiers s’apprêtent à gagner des milliards

              http://lemytheclimatique.files.wordpress.com/2010/01/manuel-du-sceptique-ii-v4.pdf

              ou alors c’était une métaphore sur le réchauffement des cerveaux ?


            • lsga lsga 18 décembre 2014 12:54

              J’ai parlé de la cause des changements climatiques ? Non.
               
              J’ai parlé de faire face aux changements climatiques. Les bureaucrates en sont incapables. Ils nous faut toute la puissance de calcul humaine disponible. La confiscation de l’appareil de production par les banques ou par les fonctionnaires : ça suffit. Il nous faut une démocratie directe mondiale, où tout ceux qui comme nous aiment débattre peuvent débattre et voter.
               
              J’ai parlé d’empêcher le déclenchement de la 3ème Guerre Mondiale, très rapidement, on n’a plus beaucoup de temps. Les reflux gastriques (la misère lol...) des européens attendront. Là, tout de suite, il faut abolir les frontières entre la Russie, l’Europe, l’Afrique, la Chine, l’Inde, etc. De notre côté, on peut déjà renverser les frontières de l’Europe, et permettre à toute la misère du monde (la vraie misère, pas les reflux gastrique) de venir nous aider à résoudre les problèmes de la planète.
               
              La solution consistant à isoler les prolétaires de la planète dans des États Nations Providence Impérialiste nous mène droit à la guerre mondiale.
               
              ça urge, grave. Il nous faut le socialisme TRÈS VITE. C’est urgent, ou alors, vos enfants, en plus de bénéficier du Revenu Universel et de la Sécurité Social, ils seront envoyés sur le Front s’entre-tuer avec des Russes, des Africains, des Américains, des Chinois, des Indiens, selon les alliances du moment.
               


            • Fergus Fergus 18 décembre 2014 20:03

              Bonjour, Jereboam.

              La montée de Syriza et de Podemos, alliée aux manifestations virulentes qui tendent à se multiplier ou qui menacent en Europe, montrent la voie à suivre pour le FdG en France. A cet égard, Mélenchon doit enfin comprendre qu’il doit calquer son attitude sur celle, avant tout constructive, d’Elexis Tsipras et de Pablo Iglesias Turrion. C’est de cette manière que les forces de la gauche de progrès pourront progresser en France et en Europe jusqu’à contraindre le Conseil européen à lâcher du lest avant d’envisager un nouveau traité constitutionnel plus respectueux des attentes des peuples. Tout cela est non seulement possible mais se fera si nous agissons solidairement.


            • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 18 décembre 2014 20:38

              vous rendez-vous compte, qu’à une ou deux exception près, plus vous, Fergus, ce fil n’est alimenté que par des pourfendeurs de l’union ?
              La disparition du clivage des extrèmes sur le sujet est éloquente sur la nécessité d’avancer, mais inquiétante sur le plan de l’identitarisme politique.
              .
              Un monstre est en train de naître, une discussion de comptoir ne constiutant pas un mythe politique fondateur, un monstre sous la forme d’une pensée politique butée et orpheline de toute logique sociétale, historique ou géographique, alimentée par un populisme multi-céphale, dont personne actuellement n’a l’exclusivité, et qui réunit dans l’argumentation l’extrème droite et l’extrème gauche, ceux-là même qui parlent d’une même sémantique d’umps.

              Les ideaux sont moribonds. Un peu normal en ces temps de mutation sociétale sur fond de crise, mais de là à leur substituer des fantasmes geopolitiques... Le mal, c’est de toutes façons l’autre, on le sait.
              .
              Quand la crise sera franco-française, à supposer qu’un ou une illuminée fraichement élu(e) nous la fasse quitter, sur qui tomberont-ils ?


            • izarn 18 décembre 2014 22:32

              T’as pas pigé que personne n’est contre le capitalisme national, mais contre le capitalisme mondialisé, c’est a dire l’Empire du dollar ?
              Incroyable le crétinisme ambiant !


            • lsga lsga 19 décembre 2014 00:12

              Le Capitalisme National est mort, et aujourd’hui nous sommes passé au Capitalisme Mondial. Ce n’est pas une question de choix, et ce que veulent les gens ne compte pas. Le Capitalisme n’est pas une démocratie. 


            • Fergus Fergus 19 décembre 2014 08:21

              Bonjour, Manu.

              « Quand la crise sera franco-française, à supposer qu’un ou une illuminée fraichement élu(e) nous la fasse quitter, sur qui tomberont-ils ? »

              Bonne question. Confrontée à un recul sans précédent dans un continent remis en situation de dangereuses rivalités par une disparition de l’UE, la France aurait-elle les moyens de vivre seule ? Je n’y crois pas un instant. La solution doit venir de l’Union elle-même, et c’est à cela qu’il faut s’employer, pas à détruire une construction qui est encore en phase adolescente.


            • njama njama 18 décembre 2014 11:50

              C’est vrai que l’indépendance « totale » de la BCE vis à vis des Institutions européennes peut paraître à priori un obstacle insurmantable, mais cela interdirait-il pour autant de créer d’autres mécanismes financiers/monétaires en parallèle, et de séparer les banques de dépôts des banques d’affaires (?)
              http://www.solidariteetprogres.org/glass-steagall.html

              La BCE n’est peut-être pas une citadelle imprenable, pour peu qu’on l’assiègerait ...


              • jeroboam92 jeroboam92 18 décembre 2014 11:55

                Bien vu ! Assiégeons la BCE !!!


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 décembre 2014 12:47

                njama,
                Il suffit que la majorité des Français se rassemble provisoirement pour sortir de l’ UE.
                La sortie de l’ UE est un droit. Et on sort du coup, de l’euro, de l’ OTAN et de la BCE.


                C’est simple, une monnaie = un peuple = une économie.
                Une monnaie plaquée sur des économies différentes ne peuvent que diverger quant aux résultats.

                Même les banquiers le savent, d’ailleurs, ils font déjà payer dans les prêts, une taxe pour risque de conversion. Natixis : « Aucune politique économique ne peut redresser la croissance de la zone euro ». Ils savent très bien que ça ne peut pas fonctionner.


                «  La tragédie de l’euro »

              • njama njama 18 décembre 2014 14:23

                Il suffit que la majorité des Français se rassemble provisoirement pour sortir de l’ UE.

                vu comme ça oui, et après tout est remis à plat
                et on nomme Etienne Chouard, président d’honneur de la future constituante smiley


              • GrandGuignol GrandGuignol 18 décembre 2014 22:15

                njama

                « ...et on nomme Etienne Chouard, président d’honneur de la future constituante »

                Dans un premier temps on pourrait appliquer le programme de l’UPR qui est proche du CNR.

                C’est toujours mieux que rester en apnée en attendant de choisir pour un parti Européiste qui appliquera la même politique UMPS. Le FdG et le FN n’affichant pas clairement vouloir sortir de l’UE, je n’insiste pas sur le paradoxe de leur programmes.

                Puis dans un deuxième temps et après avoir visionné ou lu ce programme on s’aperçoit, entre autres mesures de renationalisation des services publics, que des référendums d’initiative populaire permettront aux français de débattre, d’élaborer et de mettre en place les structures nécessaires à une vraie démocratie.


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 décembre 2014 16:05

                @ Tous.Une analyse de la situation :


                Deux très bons articles, à lire (courts et précis) :




                Le premier tour des élections présidentielles grecques au Parlement a renforcé les incertitudes à propos du résultat à venir des deux prochains tours, les 23 et 29 décembre. Le candidat du gouvernement n’a recueilli que 160 voix sur les 200 nécessaires, moins qu’il n’espérait. Tout se jouera probablement au dernier tour, où seulement 180 voix pourront permettre au candidat unique Stavros Dimas de l’emporter, la chasse aux ralliements battant son plein et la stratégie de tension se poursuivant.

                Les autorités européennes ont apporté leur plein soutien à Antonis Samaras, devant la crainte que Syriza ne remporte les élections législatives anticipées, faute d’élection du Président de la République. Mais elles ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes, n’ayant pas respecté leur promesse de restructuration de la dette grecque, sur la base de laquelle le premier ministre a basé sa stratégie de recherche à tout prix d’un excédent budgétaire primaire, sans finalement en recueillir le bénéfice. Il a dû ensuite changer son fusil d’épaule en affichant la perpective d’une sortie du plan de sauvetage et la fin symbolique du protectorat de fait instauré par la Troïka, qui ne lui a pas été accordée. Cherchant une issue, il a finalement joué le tout pour le tout en anticipant une élection présidentielle de tous les dangers. Au cas où son candidat à la présidence de la République ne serait pas élu par le Parlement, ne lui laissant comme perspective que de perdre les élections législatives, les hypothèses fleurissent. Elles portent en premier lieu sur l’ampleur de la victoire éventuelle de Syriza, qui pourrait se trouver dans l’obligation de former une coalition avec les indépendants et les restes du Pasok. Elles spéculent ensuite sur la nécessité dans laquelle le parti dirigé par Alexis Tsipras serait de mettre de l’eau dans son vin à propos de la question qui fâche : la restructuration de la dette. Car celle-ci est détenue à 90% par des intérêts publics et l’exemple qui serait donné en l’engageant pourrait susciter des vocations dans d’autres pays. Un coup d’arrêt est donc indispensable, d’autant qu’une victoire de Syriza représenterait un encouragement à ce qui n’est cessé d’être dénoncé dédaigneusement et non sans amalgames comme le danger populiste afin de faire repoussoir.

                Les marges de manœuvre sont étroites pour toutes les parties et l’enjeu dépasse largement les frontières de la Grèce, qui est décidément destinée à jouer les premiers rôles. D’abord comme laboratoire d’une politique qui a lamentablement échouée, et aujourd’hui comme siège de la défaite électorale possible d’une coalition des partis de gouvernement, solution vers laquelle leurs homologues espagnols se dirigent afin de contrer Podemos.

                Les dirigeants de ce dernier poursuivent à haute voix leurs réflexions sur leur programme, mettant l’accent sur la nécessité de soutenir les 5 millions d’Espagnols qui ne bénéficient d’aucune assistance sur les 13 millions qui sont au bord de l’exclusion sociale.

                Le coût du revenu universel initialement envisagé faisant l’objet de chiffrages dissuasifs exorbitants par ses opposants – notamment du parti socialiste (PSOE) – Podemos propose de concentrer dans l’immédiat l’aide sur cette tranche de la population en lui accordant un revenu moyen de 1.000 euros mensuels par famille, ce qui représenterait annuellement une dépense supplémentaire de 22 milliards d’euros par rapport aux programmes sociaux existants. Afin de contribuer au financement de ce programme, il est pour commencer relevé que le montant des impôts sur les sociétés a baissé de 26 à 15 milliards d’euros entre 2006 et 2012…

                Ici, une vidéo à voir entièrement :

                https://www.youtube.com/watch?v=rpqk24qvoR4&nbsp ;

                La situation en Grèce est telle que la population toute entière n’a plus rien à perdre.

                C’est déjà fait.



                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 décembre 2014 19:33

                  Renaud Bouchard ?
                  Il s’agit bien d’enfumage. Extrait du texte de l’ Huma que vous citez :


                  « Le pays est placé sous tutelle de la Troïka (BCE, FMI, Commission européenne)
                  Syriza exprime très précisément la volonté de se libérer de cette tutelle, pour rompre avec les politiques d’austérité ».

                  Le seul moyen de se libérer « de cette tutelle », c’est de sortir de l’ UE.
                  Or, Syriza ne veut pas sortir de l’ UE. Mais le peuple oui.
                  Ce qui est donc dangereux, du point de vue de l’establishment européen, c’est le peuple, pas Siryza.

                  Et pareil en Espagne pour Podemos. Ce sont « des sas politiques pour neutraliser les mécontents », en leur faisant miroiter qu’ils peuvent changer quelque chose à cette usine à gaz européenne.

                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 décembre 2014 21:49

                  @Fifi


                  Syriza n’est rien, sinon le moyen de réagir d’un peuple physiquement et psychologiquement à bout..
                  N’ayant aucune marge de manœuvre et venant picorer à leur tour dans les mains de la Troïka, ils joueront le rôle de détonateur et se feront balayer.

                  • njama njama 18 décembre 2014 23:52

                    @ Renaud Bouchard
                    je comprends très bien votre pragmatisme, mais le mythe de David et Goliath démentirait votre point de vue
                    côté grec (loin de chez nous, contraste et paradoxe de l’Europe) je ne pense pas que Syriza n’est rien, puisque les sondages inquiètent la troïka grecque ...
                    même s’il s’avérait n’être qu’une force d’obstruction, métaphoriquement dans le genre grève du zêle des douaniers dont vous devez avoir mémoire, ou grain de sable.
                    Si la confiance d’une majorité de grecs va vers Syriza, qui sommes-nous pour leur faire la leçon, les blâmer (?)
                    Démocratiquement il nous faut accepter le sort des urnes - ce qui me paraît mieux qu’un oracle sortie des boyaux d’une volaille -, et surtout ne pas s’en indigner, ce qui me paraitrait être le minimum de respect envers le peuple grec.
                    Je partage jusqu’à un certain point votre pragmatisme moins radical que d’autres commentateurs, puisque si déjà Syriza arrive à faire bouger les lignes de ce carcan néo-libéral cela pourrait être un signal positif pour d’autres mutations plus profondes et exporter ces idées...


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2014 10:48

                    njama,
                    Voilà le programme de Siryza, « Notre solution pour l’ Europe » par Tsipras.
                    ça doit être la saison, il y en a qui croient encore au Père Noël...

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