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Accueil du site > Actualités > Politique > Gauche, droite, la longue marche vers le grand marché

Gauche, droite, la longue marche vers le grand marché

Depuis plus de trente ans, dans les pays occidentaux, les résultats électoraux font se succéder alternativement des gouvernements de la droite et de la gauche. Les uns comme les autres sont tout autant libéraux et s'échinent à respecter, avec plus ou moins d'ardeur et de conviction, les injonctions que dictent les grandes institutions internationales pilotées par des experts acquis à l'économie libérale. Seule les distingue une empathie plus ou moins sincère avec les victimes des coupes budgétaires des restructurations et autres délocalisations.

En France, après seize années d'un régime présidentiel, incarné par le Général De Gaulle, la victoire de Valérie Giscard d'Estaing en 1974 marque la fin d'un système politique doté d'un État fort, centralisé, qui pilote la mise en œuvre de la politique industrielle du pays et où la souveraineté nationale n'est pas négociable, le tout, mâtiné d'un capitalisme familial où le patriarcat et la religion font encore autorité.

Avec VGE, la "modernité" entre enfin par la grande porte, entr'ouverte par Pompidou. La "Gauche progressiste" n'a plus alors "le monopole du cœur" et n'est plus la seule à s'inscrire dans le progrès, l'ouverture au monde, la lutte pour l'égalité des droits et l'émancipation individuelle.

CHACUN SON RÔLE

Si le mouvement de Mai 68 marque la fin d'une époque, certains ont interprété un peu vite le formidable mouvement de révolte de Mai 68, essentiellement étudiant, comme une contestation de la société de consommation. Il s’agissait avant tout de faire sauter certains interdits dans une société figée et autoritaire pour libérer des énergies que l'idéologie mercantile s’est très vite chargée de récupérer à son profit, en recyclant les principales revendications estudiantines et leurs désirs les plus enfouis. Ce mouvement, dans sa composante « petite-bourgeoise » luttait plus pour la remise en cause de certains excès d’’un capitalisme vieillissant, national et autoritaire, que contre la domination du marché en soi. On se souvient tous de ce mot d’ordre sur les murs des universités « Il est interdit d’interdire ! », en revanche les médias ont un peu oublié les luttes ouvrières de juin 1968 et les accords de Grenelle.(1)

Depuis Giscard, c'est dans l'alternance que les gouvernements successifs ont "libéré" l'économie de la tutelle de l’État et ont "émancipé" l'individu de toute autorité.

La droite, encore otage d'un électorat fidèle aux valeurs des partis conservateurs, droite patrimoniale et chrétienne, des beaux quartiers et des terroirs, ( qui s'est réveillée encore dernièrement avec la lutte contre le mariage pour tous) sous-traite à la gauche les réformes sociétales.

La gauche, otage de son électorat populaire, est plus discrète sur les réformes économiques que dictent les experts libéraux des organismes supra-nationaux, elle tente de compenser par l'adoption de mesures émancipatrices pour l'individu.

Cahin-caha, un pas du pied droit, un pas du pied gauche, dans un environnement international acquis à la mondialisation des échanges, après la chute du mur de Berlin, les gouvernements successifs détricotent les lois sociales qui tenaient encore en laisse l’hégémonie du capital sur le travail, en faignant d'adoucir ces sacrifices par plus de droits et de libertés donnés à l'individu dans la conduite de sa vie privée.

Le problème est qu'après quarante ans de ce petit jeu, le citoyen ordinaire n'y trouve pas son compte même s'il peut désormais se marier avec qui il veut. Au lieu de temps libéré grâce à l'augmentation de la productivité par le progrès technique, c'est l'allongement des années de travail, le chômage et les emplois précaires. L'ouverture au monde et l'internationalisation des échanges ont eu pour conséquence les délocalisations et le démantèlement des économies locales. L'égalité de tous devant la loi et le respect des libertés individuelles se réduisent trop souvent à l'affirmation des égos et au recours de manière inconsidérée à l'exercice du droit et de la justice pour régler les conflits et ils se heurtent aussi à l' accroissement des inégalités et à la voracité de certains. Les droits nouveaux données aux divers groupes minoritaires ou catégorielles attisent le communautarisme et la guerre de tous contre tous.

Enfin, au lieu d'être libéré, l'individu est asservi dans cette "dictature soft" qu'est la société de consommation avec cette injonction permanente qui lui est faite de gagner le pouvoir d'acheter toujours plus.

Quatre décennies plus tard les valeurs portées historiquement par la gauche ont été dévoyées par l'extension du libéralisme à tous les domaines de la vie humaine. Le paysage se trouble est on ne perçoit plus très bien qui est qui dans ce brouillard idéologique où tous les présidents en costumes noirs et cravate bleue ne se distinguent plus.

DANS CETTE BRUME,Y-A-T-IL UNE DROITISATION DU CITOYEN DE BASE ?

Avec le désarroi causé par ce copinage idéologique, s'ajoute la crise de la représentation démocratique. Les choix exprimés par les électeurs ne sont pas pris en compte ( Le "Non" au référendum sur la constitution Européenne en 2005 n'a en rien modifié le cours des institutions de Bruxelles) . Dans ce domaine les réseaux occultes et les lobbies qui agissent dans l'ombre ont pris le pouvoir sur le peuple ; ce sont les connivences et les copinages entre le monde politique et le monde des affaires. La corruption, l'imposture et les trahisons font la une des journaux et sont le fait des élus de tous bords et le citoyen ordinaire est condamné à être le spectateur d'un scénario qui n'a jamais été le sien.

Les idées sont en panne, les écolos ont cessé de se poser en alternative et ménagent leurs postes ministériels, Mélenchon gueule dans le micro et le PC se tait, l'extrême gauche est inaudible.

Pour couronner le tout, très nombreux sont ceux qui, éloignés dans de lointaines banlieues, ou en "région", comme on dit à la radio, se trouvent hors du champ des projecteurs de l'agitation médiatique et peu à peu sombrent dans l'oubli et la relégation.

Déclassés socialement, oubliés par les élites médiatiques, ces gens-là, comme dirait Jacques Brel, sont les enfants abandonnés des projets politiques institutionnels. Alors certains se replient, recherchent ordre et sécurité et se jettent dans les bras de Marine Le Pen qui consacre toute son énergie à s'adresser sans détours à ce peuple en déshérence, abandonné par la gauche.

S'agit-il d'une droitisation de cette frange de l'électorat prêt à mettre un bulletin FN dans l'urne ? ou plutôt du glissement d'un traditionnel clivage droite-gauche vers un clivage entre partisans du libéralisme intégral et partisans d'un autre modèle encore en gestation ?

Toutes les études le montrent, les valeurs traditionnelles de droite, sur la famille en particulier, ne progressent pas dans l'ensemble de la population, bien au contraire, même si des mouvements bien ancrés mais minoritaires, comme le mouvement contre le mariage pour tous, ont occupé le devant de la scène ces derniers temps. Les thèses racistes sont en retrait même si le contrôle des flux migratoires est souhaité (pour lutter contre le moins-disant social ?), et la majorité refuse l’enfermement religieux, d'où qu'il vienne, et s'accroche aux respect du principe de laïcité dans l'espace publique.(2) Le nouveau discours du Front National a très bien intégré cette évolution ; en mettant en particulier en avant la critique du libéralisme et de la mondialisation comme pourrait le faire tout parti ouvrier et en mettant en sourdine ses propos xénophobes et racistes.

On assisterait plutôt de la part de cette frange de la population oubliée, à un repli sur des activités locales et à la participation à une économie parallèle en opposition au marché mondialisé.

C'est donc bien la responsabilité historique du mouvement socialiste dans son ensemble qui est en cause. Au lieu de se satisfaire d'une stigmatisation de l'électorat de Marine Le Pen, il ferait mieux de s'atteler à l'élaboration d'un projet de société à la fois libre, égalitaire et conviviale ( 3 ) dans un cadre politique doté de rouages démocratiques rénovés et à la souveraineté affirmée, tant au niveau local qu'au niveau de la nation et de l'Europe, afin de donner des raisons d'espérer à tous ceux qui par le passé ont été les forces vives de ce mouvement.

En laissant le citoyen bricoler son avenir avec les pièces usagées que l'histoire abandonne sur le bord du chemin, le mouvement socialiste sera aussi responsable des accidents que ces montages hasardeux ne tarderont pas à faire. ( 4 )

 

(1) Jean-Pierre Le Goff dans un entretien à RAGEMAG  affirme : La «  commune étudiante » était loin de rentrer dans ce schéma ( celui des grèves de 1936 ). Cette « sorte de 1789 socio-juvénile »  a fait apparaître un nouvel acteur social, la jeunesse, et une culture nouvelle celle du « peuple adolescent ». «  Vivre sans temps mort et jouir sans entrave » n’a pas grand chose à voir avec les revendications de salaires. Injonction largement repris par la pensée médiatique du libéralisme total comme pourrait être sa devise : " Il est interdit d'interdire " .

(2) Jérôme Fourquet, de l'IFOP après l’enquête sur "la droitisation des opinions publiques en Europe", souligne, ce 6 juin dans Libération, que « l’hypothèse d’une droitisation des sociétés européennes mérite d’être nuancée ». Même si les opinions publiques souhaitent davantage de sécurité et moins d’immigrés et davantage de liberté pour les entreprises, une large majorité considère également que l’Etat doit corriger et encadrer le marché : 61% en France, 65% en Italie, 64% en Allemagne. Au sujet du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels, les opinions sont largement acquises, notamment en Europe du Nord : 85% aux Pays-Bas, 74% en Allemagne, 71% en Belgique, 52% en France.

(3 ) Ce texte s'inspire de la lecture du dernier livre de Jean-Claude Michéa " Les mystères de la gauche - de l'idéal des lumières au triomphe du capitalisme absolu " Editions Climats-2013

( 4 ) Souvenons-nous de cette affiche , concoctée par Séguéla, lors de la campagne présidentielle de 1981. Tout y est : On pressent déjà que l'on tournera bientôt définitivement le dos à cette " force tranquille" des villages.

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Rappelons ce que Pierre Mauroy, ancien premier ministre de la première période de l'Union de la gauche, de 1981 à 1984, période de réformes sociales aujourd'hui remises en cause, décédé ce jour 7 juin, dira 21 ans plus tard en critique du programme de Lionel Jospin à l'élection présidentielle de 2002 : " Notre programme est bien trop médiatique, je cherche l'ouvrier dans ce programme"

Article publié sur le blog " LA SCIENCE DU PARTAGE"


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52 réactions à cet article    


  • Akerios 10 juin 2013 12:17

    Bonjour,

     

    Merci Karol pour cet article.

    Cette phrase est pour moi la clé de la crise Européenne

     

    ( Le « Non » au référendum sur la constitution Européenne en 2005 n’a en rien modifié le cours des institutions de Bruxelles) . Dans ce domaine les réseaux occultes et les lobbies qui agissent dans l’ombre ont pris le pouvoir sur le peuple .


    • Akerios 10 juin 2013 12:52

       @ Karol

      Dans cet article qui est sobre tu nous présente le pourquoi de «  la crise » morale en Europe qui est d’ordre politique «  Une crise c’est quelque de ponctuel , c’est court et limité dans le temps.

      C’est pour cela que nos politiques UMPS utilisent le mot  » crise " pour endormir les peuples d’Europe. Cela consiste a dire ne vous inquiétez pas c’est passager et on s’occupe de tout .

      La grande finance a mis en place en Europe un nouveau système économique qui a remplacé l’inflation par la dette seulement au sein de l’Europe. L’euro en dehors de l’ Europe reste lui sujet à l’inflation par rapport aux autres monnaies. 

      Ainsi la BCE prête des milliards aux banque d’Europe a des taux négatifs mais ne prêtent plus directement aux états. 


      • Akerios 10 juin 2013 13:42

         @ Karol

        La nouvelle structure économique mise en place par le grande finance en Europe est tout sauf libérale ou sociale.

        Elle fonctionne très bien ! Ces dernières années elle a rapporté entre 15.000 et 20.000 milliards d’euros a la grande finance. La France a elle seule doit 1860 milliards d’euros grâce a ce montage.

        Ce que l’inflation faisait perdre avant a la grande finance est transformée aujourd’hui en dette !

         

        Ton article présente en le dévoilant au grand jour le chemin qui nous a conduit aujourd’hui dans l’impasse ou nous sommes en Europe .

        ---- La nouvelle structure économique a ruiné et endetté les peuples d’Europe. Elle n’est pas une «  crise ».

        ----La « crise » politique elle est bien présente en Europe. Les peuples ont été trahis par les homme politiques. En France de V.G.E jusqu’à Sarcosy nous ne voyons avec le recul du temps qu’une succession de ripoux et d’énormes scandales classés sans suite.

        Politicien = Voleur ..............sur fond de paradix fiscaux

         

        Dans ton article  @ Karol on comprend le pourquoi du bilan actuel .

        ................................................

        Maintenant quoi faire :

        1. Eradication des recéleurs par la suppression des paradis fiscaux ( les USA ont commencés pas l’Europe ? 

        2. Demander a la Banque Centrale Européenne de ne plus faire de prêts a des taux négatifs par milliards aux banque privées.

        3. Demander a la Banque Centrale Européenne de préter directement aux états d’Europe a des taux positifs ( contre les abus ) . Le retour à l’inflation va effacer d’autant la dette !

        4. Rendre non éligible a vie tout représentant politique condamné pour délits financiers ou abus de bien social.

        Pour appliquer ces mesures il n’y a pas besoin de quitter l’Europe ou de faire des révolutions ! 

         

         

         


      • marco1960 10 juin 2013 15:40
        @AQUERIOS

        Les 4 à la fois mon Général, je les vois indissociables !

      • foufouille foufouille 10 juin 2013 17:23

        tu as déjà eu des réponses, demosthenes
        savoir ce que marine ferait, ça on sait pas
        elle a peu de chance d’etre élu, sauf explosion de l’UMPS
        ton europe, c’est le bilderberg


      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 10 juin 2013 19:47

        Démosthène,
        La Nation, c’est ce qui emmerde le plus les tenants du Nouvel Ordre Mondial.

        TOUS LES PAYS DU MONDE, sauf les 17 couillons de la zone euro, sont des pays indépendants et souverains, avec leur monnaie, leur banque centrale, leurs frontières...

        L’indépendance, les droits souverains, c’est ce qui a permis à l’Islande, à l’Argentine en 2002, au Venezuela de mettre une coup de pied au fesses au FMI et aux banquiers.

        Ce que nous ne pouvons pas faire dans le cadre des Traités européens, puisque nous ne décidons plus de rien.

        Vous rendez un grand service aux banquiers et aux multinationales en vous alignant sur la fin des Nations.

        David Rockefeller :
        « Le monde est préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination des siècles passés. »

        Tous les européistes sont des collabos de l’Empire, c’est même à ça qu’on les reconnaît.
        Et les « Internationalistes », les idiots utiles des européistes, c’est même à ça qu’on les reconnaît...


      • non667 10 juin 2013 21:30

        qu’est démostène ?

        la réponse tiend en 3 lettres ! un ...  smiley smiley smiley smiley


      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 11 juin 2013 07:23

        Démosthène,

        Vous ne vous êtes pas aperçu que la France est une des zones du monde où l’agriculture peut prospérer le mieux ?
         Ce n’est pas parce que l’UE impose la fin de nos paysans que cela change quelque chose, la France a parfaitement les moyens agricoles de nourrir sa population.

        Vous savez qu’à la place des Traités européens, n’importe quel pays indépendant peut signer d’autres accords de coopération ? Avec les pays de la méditerranée, avec les Brics ou d’autres.

        L’isolement est un des arguments des banksters pour qu’on ne sorte pas de l’usine à gaz européenne. C’est fou le nombre de gens de gôche qui reprennent les arguments des banksters... !

        Vous devriez aussi expliquer que Mendela et Chavez sont des imposteurs tant que vous y êtes..., et que leurs populations ont eu bien tort de leur faire confiance.

        Vous espérez quoi ? Que la Révolution en France, en Europe et partout dans le monde règle les problèmes ?

        Et si la révolution n’arrive pas, le plan B c’est quoi ?
        Avec mon ptit bouquet, j’avais l’air d’un c.. ma mère, avec mon ptit bouquet...


      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 11 juin 2013 11:28

        Démosthène,
        Isolement ?
        Où voyez vous que les autres pays du monde indépendants et souverains soient isolés ?

        Quant à une monnaie commune en Amérique du sud, elle n’est pas prête à arriver, quand ils observent ce qui se passe avec l’euro, s’ils ont deux poils de jugeote, ils garderont leurs monnaies nationales.

        Vous roulez pour Goldman Sachs, ou vous êtes leur idiot utile ?


      • Jeff Parrot Jeff Parrot 10 juin 2013 13:54

        Bonjour,

        « Depuis Giscard, c’est dans l’alternance que les gouvernements successifs ont  »libéré«  l’économie de la tutelle de l’État et ont  »émancipé«  l’individu de toute autorité. »

        Les gouvernements n’ont rien libéré , c’est un mensonge, ils ont juste transféré l’économie de la tutelle de l’état à une économie sous la tutelle de gigantesques monopoles privés qui fusionnent les uns les autres pour créer infine ce bloc occidental privatisé sensé pouvoir rivaliser avec la Chine.

        L’individu n’est en rien émancipé, les libertés individuelles se réduisent comme peau de chagrin toujours pour le bien et la sécurité des individus bien sûr.
        D’ailleurs tout mouvement social/citoyen/festif massif est soit réprimé sévèrement soit totalement récupéré par le marché avec l’aide des institutions.


        • Karol Karol 10 juin 2013 14:04

          Je suis tout à fait d’accord avec vous. Il faut prendre ma phrase « on libéré » sur le mode ironique. J’ai utilisé leur vocabulaire. Il est bien clair que l’individu n’est pas émancipé, bien au contraire.


        • Akerios 10 juin 2013 15:27

          Oui bonne analyse  Jeff Parrot

          «  Les gouvernements n’ont rien libéré , c’est un mensonge, ils ont juste transféré l’économie de la tutelle de l’état à une économie sous la tutelle de gigantesques monopoles privés qui fusionnent les uns les autres pour créer infine ce bloc occidental privatisé sensé pouvoir rivaliser avec la Chine.  »

          Pour être pragmatique maintenant il faut donner des solutions viables que l’on puisse obliger nos gouvernements à adopter. Cela.................NE VA PAS tout seul . 

           

           

           

           


        • spartacus spartacus 10 juin 2013 20:35

          on « libéré » l’économie

          Sous l’emprise de monopoles public. 
          57% du totale PIB c’est l’état.
          En fait de libération c’est l"étatisme forcené qui a gagné, avec une dictature apparatchiks tous sortis de l’ENA et science Po Keynésiens et Troskistes. 

        • Akerios 10 juin 2013 20:54

          @..spartacus

          Non ce sont les lobbys et la grande finance qui dirigent le parlement , même plus les états qui représentent les peuples d’ Europe .

          Les peuples rejettent l’euro et l’Europe par instinct de conservation ce qui est une erreur.

          Tous ce que tu écrit ci dessous c’est de la soupe et tu le sait . Choisi des arguments plus crédible. La c’est mauvais. Passe sur le plan économique avec de vrais arguments articulés dans une projection logique. (maitrisée )

           

           «  ........... on « libéré » l’économie

          Sous l’emprise de monopoles public. 
          57% du totale PIB c’est l’état.
          En fait de libération c’est l »étatisme forcené qui a gagné, avec une dictature apparatchiks tous sortis de l’ENA et science Po Keynésiens et Troskistes. "
          ...

           


        • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 11 juin 2013 07:50

          Akerios,

          Erreur, il n’y a pas un seul énarque ni un polytechnicien à Bruxelles, juste des gens non élus qui décident pour 500 millions d’habitants.


        • Akerios 11 juin 2013 11:05

          @ Pilou Camomille

          Bonjour,

          Dans mon message j’ai repris le texte de Spartacus qui est au dessus et que je critique en le citant . Ce qui prêté a confusion.

           

          Je suis a 100% d’accord avec toi .


        • Akerios 10 juin 2013 15:29

          se faire................................................................. ...................


          • Jean-Louis CHARPAL 10 juin 2013 17:51

            Pourquoi cette phrase stupide, démagogique et intellectuellement malhonnête : « Mélenchon gueule dans le micro et le PC se tait, l’extrême gauche est inaudible » ? 

            Mélenchon « ne gueule pas » . C’est un tribun qui a des convictions et une éloquence incontestatble.

            Mais surtout, il est le porte parole du Front de Gauche et donc du seul programme « L’ humain d’abord » qui propose une issue vers le haut à la dictature des marchés et des banksters.

            Commencez par lire ce programme avant de trainer dans la boue JL Mélenchon.

            Quant à dire que le PC se tait c’est une ânerie pure et simple. Le PC est dans le FdG et son secrétaire général Pierre Laurent est en plein acord avec JLM.

            Je trouve, par ailleurs, particulièrement odieux dans le contexte actuel, cette affirmation : «  Le nouveau discours du Front National a très bien intégré cette évolution ; en mettant en particulier en avant la critique du libéralisme et de la mondialisation comme pourrait le faire tout parti ouvrier et en mettant en sourdine ses propos xénophobes et racistes. »

            Quand on sait que MLP connait parfaitement et serre la main à des nazillons violents, racistes et xénophobes, il est irresponsable de donner un brevet de respectabilité à une formation anti républicaine.

            Quant au FN parti « ouvrier » laissez moi rire !

            L’extrême droite a toujours été, au-delà d’une langue de bois qui ne séduit que les gogos, la roue de secours du capitalisme le plus réactionnaire.

            Le FN n’ a désapprouvé à l’Assemblée Nationale ou ailleurs, aucune des mesures ultra libérales prises au niveau européen et servilement acceptées par Hollandréou et sa clique de socialistes de droite. 

             


            • Karol Karol 10 juin 2013 18:44

              Vous m’avez mal compris ou je me suis mal exprimé. La politique du FN est une politique opportuniste qui sur de réelles souffrances apportera de très mauvaises solutions. Elle emprunte un discours anti-libéral pour rafler les voix de tous ceux qui sont laissés sur le bord du chemin mais en réalité elle servira les intérêts des puissants. Je suis bien d’accord avec vous sur ce point.


            • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 10 juin 2013 19:51

              Charpal,

              « L’humain d’abord », c’est ce que disait Jésus Christ. En voilà une politique de curés !

              C’est sans doute pour cela que Mélenchon « peut tout », transformer l’ UE, modifier les statuts de la BCE, faire comme si les Traités n’existaient pas... Il doit aussi marcher sur l’eau, non ?


            • foufouille foufouille 10 juin 2013 20:49

              bien sur, il marche sur l’eau
              c’est un dieu vivant


            • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 11 juin 2013 07:44

              foufouille,
              Votre réponse m’a bien fait rigoler !

              Mais c’est ça, au FDG, ils peuvent tout, Melenchon est devenu un Dieu vivant, et ils sont entrés en religion...

              On se demande bien pourquoi le TSCG et l’ ANI sont passés comme des lettres à la Poste, sans y changer une virgule ?

              Le poids de l’électorat devait « faire pression », « le rapport de force » devait faire des miracles..., cela n’a pas marché du tout, mais personne ne remet en question la méthode.

              Mais il est prévu que « le rapport de force fasse pression pour changer l’ Europe », alors on attend de voir la suite des couillonnades... Prions mes frères...


            • Attilax Attilax 16 juin 2013 22:38

              S’il arrive à changer l’eau en pinard, je le suis !


            • Richard Schneider Richard Schneider 10 juin 2013 18:12

              Rien à ajouter ni à retrancher à ce réquisitoire implacable, mais objectif.

              J’avais écrit un article (dans le défunt Post) pour dénoncer la bêtise de l’intelligentsia de gauche quand elle traite les électeurs du FN de « cons » (cf. une chronique de S. Aram, pour laquelle j’ai de l’estime, d’ailleurs). En effet, toute une frange, très importante, de la population est complètement déboussolée : 
              - la laïcité ? oui, quand il s’agit de la défendre contre le Catholicisme - ce qui est bien ;
              - une politique plus juste qui tienne compte des aspirations des gens ? Tu parles ! Ce qui compte, c’est de bien se couler dans le moule ultra-libéral exigé par Berlin et Bruxelles !
              Bref, plus personne ne croit en la parole des politiques. On a le sentiment diffus qu’ils se connaissent tous et sont tous des « menteurs » ... Les « affaires » renforcent ce sentiment.
              Seule MLP reste audible. 
              Hollande est peut-être plus « sympa » que le lapin Duracell, mais il continue la même politique économique ... 
              Mélenchon, à part tonner contre les socialos, car il veut plumer « la volaille socialiste », ne cherche pas à rassembler les diverses sensibilités de gauche : il les clive ...
               Les Verts, quand ils ne lorgnent pas sur des portefeuilles, donnent l’impression d’être des ultra-européïstes en réclamant la disparition de la Nation française ...
              Le Centre ? Quel centre ? Comme l’extrême-gauche, il n’existe qu’à la marge ...
              Bref, il ne reste plus guère qu’une solution : s’abstenir. Car voter, ça sert à quoi ?

              • Karol Karol 10 juin 2013 19:05

                Merci pour vos remarques. Votre réaction m’a permis de lire votre article de novembre 2011. MAGNIFIQUE ! Je partage tout.
                Cordialement.


              • Plumdanslcu* 10 juin 2013 19:25

                URGENT : (video)

                mort d’un manifestant tuer par balle par un policier turque
                « http://bellaciao.org/fr/spip.php?article135907 »

                pas d’info dans les media mainstream


                • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 10 juin 2013 20:13

                  à l’auteur,
                  Vos analyses sont très proches de celles de François Asselineau, vous devriez aller faire un tour sur le site de l’ UPR, bonne continuation !


                  • tf1Goupie 10 juin 2013 21:45

                    J’ai vu un reportage hier sur la fin des années 50.

                    Sous De Gaule il est arrivé plusieurs fois que la police tire sur les manifestants : plusieurs dizaines de morts...
                    Aujourd’hui quand il y a 5 blessés ça hurle à la répression sauvage !

                    Et on nous dit qu’on est moins libre que dans ces années-là, quand la télévision était à 100% aux mains du pouvoir.

                    Euh ..... faudrait quand même pas exagérer.

                    Je préfére quand même ce que certains ici appelle la dictature soft


                    • foufouille foufouille 10 juin 2013 22:36

                      sauf ta tele est liberale jusqu’a la mort
                      il y a differentes facon de regner


                    • tf1Goupie 11 juin 2013 00:10

                      Franchement Démosthène une dictature qui est invisible en quoi ça te gêne ?

                      ça t’empeche pas de traiter tout le monde d’abruti, ta rengaine vide d’arguments.

                      T’as du avoir un papa autoritaire à la De Gaule, c’est pour ça que t’as eu une enfance malheureuse.


                    • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 11 juin 2013 07:34

                      Démosthène,
                      Vous avez raison l’UE est une dictature des marchés financiers, des banquiers et des multinationales.

                      Pourquoi voulez-vous y rester ? Vous devez être maso...


                    • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 11 juin 2013 11:43

                      démosthène,

                      Article 443-3 : « Un seul état peut s’opposer à toute modification des Traités ».

                      Tout a été verrouillé, si vous croyez qu’ils n’ont pas prévu que des modifications seraient demandées..., vous les prenez pour des imbéciles ?

                      Quelle est la probabilité que les 27 pays européens soient d’accord pour un changement en même temps et sur le même programme ? Voisine de zéro.

                      A toutes les élections européennes, ils nous disent :
                      « Votez pour nous, nous changerons l’Europe ! » « Avec nous, elle sera plus sociale, plus démocratique.. »

                      On a voté pour eux depuis 1979, qu’ont-ils changé ?
                      Rien, tout s’est aggravé...

                      Vous êtes le parfait naïf, ceux qu’adorent les banksters....
                      Vous en utilisez tous les arguments.

                      En promettant « Une autre Europe », vous jouez la montre, et c’est tout ce qu’ils demandent, faire durer l’euro pour amasser le plus possible d’intérêts de la dette.

                      Mais cela marche de moins en moins, et de plus en plus de Français veulent sortir de ce piège européen, va falloir trouver autre chose que de vagues promesses « d’autre Europe » pour les convaincre.


                    • tf1Goupie 11 juin 2013 17:42

                      « Abruti, cons, stupidité ... ». T’as vraiment un vocabulaire limité Démosthène.

                      Prends des cours de vacances tu apprendras la subtilité.

                      Demande la définition du Dictature tant que tu y es !

                      Apparemment tu as encore largement la liberté d’insulter les gens, alors tu n’es pas si opprimé que ça  smiley
                      Tu peux même allez beugler ta detestation dans la rue, tu ne seras pas assassiné, si si essaie, tu verras.


                    • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 10 juin 2013 22:59

                      "Il s’agissait avant tout de faire sauter certains interdits dans une société figée et autoritaire pour libérer des énergies que l’idéologie mercantile s’est très vite chargée de récupérer à son profit« 

                      Exactement ça.

                      La »désinhibition« ou disons la liquidation des »derniers interdits moraux-sociétaux« à l’échelle de la société était la condition première pour permettre de sauver le capitalisme »30 glorieuses« en crise et par incidence le déchainement du néo-capitalisme ou de ce que Clouscard a gentiment appelé »capitalisme de la séduction« .

                      C’est la signification profonde du fameux »il est interdit d’interdire« .

                      Le problème est qu’aujourd’hui l’idéologie libérale libertaire est critiquée par les mêmes qui ont permis son avènement (Boutin et autres cadors UMP ex-RPR-UDF voire UDR) et son règne sans partage. De fait, toute critique du »mai sorbonnard« vous range dans la catégorie réac’ du fait de la »grande lucidité« des éternels défenseurs du »mai sociétal« c’est-à-dire les »gauchistes« (terme d’ailleurs utilisé en 68 par les communistes (PCF) pour désigner les »agitateurs« trotsko-anars bien avant sa récupération par les droitiers) qui confondent volontairement ce dernier avec le »mai social".


                      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 11 juin 2013 07:30

                        JM Lemonnier,
                        Une autre hypothèse, c’est que 68 ait été la première révolution « orange », pour faire partir De Gaulle qui était vent debout contre l’UE telle qu’elle a été imposée par les USA.
                        Monnet et Schuman étaient des employés de la CIA.

                        Vidéos sur la question sur le site de l’ UPR :
                        « Le mythe du couple franco-allemand »
                        « De Gaulle était-il vraiment pour l’ Europe ? »
                        « De Pétain à la CIA, la face cachée de Robert Schuman »

                         


                      • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 11 juin 2013 11:58

                        à Pilou C.,

                        Oui. Et ce sont deux analyses complémentaires. Le départ de de Gaulle était « nécessaire » pour la droite économique et « à gauche », la liquidation du seul parti marxiste devait permettre la domination de la gauche sociétale (du mai étudiant aux manipulations mitterandiennes...). Vous expliquez la suite dans votre commentaire. On pourrait insister sur les dérégulations des années 80 qui sont la conséquence directe de cette « révolution colorée ». Tout ça au nom d’une supposée lutte contre les « totalitarismes », d’une défense des libertés individuelles, etc. Bref, chantages, mensonges, trahisons...


                      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 11 juin 2013 17:07

                        Lemonnier,
                        Exact, jusqu’à ce que le PCF se convertisse à l’ UE, il défendait les salariés et l’intérêt général et pas l’ Europe..

                        Pour la petite histoire (et la grande), De Gaulle et Adenauer ont signé le Traité de l’ Elysée.
                        De Gaulle avait bien fait spécifier qu’il ne voulait ni de défense commune, ni la fin des frontières, ni avoir dans les pattes les Anglo- américains.
                        Le texte a été ratifié par le Parlement français.

                        Quand Kennedy a eu connaissance du texte, furieux, il a convoqué l’ Ambassadeur d’ Allemagne pour une remontée de bretelles.
                        Quand le texte est passé au Parlement Allemand pour la ratification, le préambule avait rajouté tout ce que De Gaulle ne voulait pas. 

                        Voilà pourquoi depuis, c’est l’ Allemagne qui est chargée de faire tourner la baraque européenne au profit des banques et des multinationales US....
                        Le couple franco allemand est un mythe pour les gogos.


                      • alinea Alinea 10 juin 2013 23:40

                        Le libéralisme tel qu’on le vit actuellement n’est pas seulement une société de consommation ( à moins bien sûr que ceux qui ont les moyens de consommer s’en contentent et trouvent que tout va bien) ; c’est une société mortifère, destructrice et polluante. Aucune émancipation ni aucune liberté : à quoi peut servir à un couple d’homos de se marier s’ils ont envie d’air et d’eau purs ? À quoi peut servir de pouvoir faire des enfants en éprouvettes si on les tue en les nourrissant, avec des pesticides, des OGM, des graisses de mauvaise qualité,etc.
                        Nous avons construit un enfer et si l’on oublie l’environnement pour se cantonner au politique, le jour où un président a osé aller contre la volonté du peuple, et que la réponse du peuple ne fut pas une révolution immédiate, c’était gagné pour les dirigeants ! La gauche n’a même plus à faire semblant d’être de gauche avec quelques saupoudrages sociaux !


                        • Akerios 11 juin 2013 11:28

                           @ Alinea 

                          Oui mais personnellement je pense qu’il ne faut pas employer le mot « libéral » ou « libéralisme » .

                           Nous avons a faire au néo-libéralisme qui est dans son essence même anti-libéraliste et anti-social. 

                          La droite se dit libérale ( c’est faux ) .

                          Le libéralisme c’est comme le communisme cela n’existe pas et n’a jamais existé .

                          Tout ce verbiage est de la rhétorique, des mots qui cachent les idées par l’art de les manipuler.

                          Le capitalisme sauvage existe lui . Cela va du commerce des organes humains sans l’accord des sacrifiés jusqu’au dons généreux de la Fondation de Beurk Glate ex patron de Windaube pour le développement des OGM par Monsanfrictos !

                          Oui cette grande Fondation fait la charité !

                          Ils défendent l’argent sale et la mort par une action de charité toute Chrétienne des riches marchands du temple .

                          C’est beau l’angélisme libéral !

                          Pour revenir a ton message je pense comme toi que cela est un triste et sordide constat.

                           


                        • alinea Alinea 11 juin 2013 21:57

                          absolument d’accord avec toi akerios en ce qui concerne le vocabulaire ; je suis allée un peu vite ; d’habitude je fais attention ! smiley

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