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Lettre adressée à Mme Pauline Marois, Première Ministre du Québec, au sujet de la loi FIORASO

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RAPPEL DU CONTEXTE

Voici une semaine, l’UPR a lancé une grande pétition pour exiger du gouvernement français le retrait du projet de loi dit “Fioraso” (du nom de la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) et d’une proposition de loi sénatoriale qui veulent démolir la loi Toubon en autorisant des établissements français d’enseignement supérieur à effectuer TOUS LEURS examens et TOUS LEURS enseignements ENTIÈREMENT, EXCLUSIVEMENT ET OBLIGATOIREMENT EN LANGUE ÉTRANGÈRE, donc essentiellement en anglo-américain, au pays de Molière.

Ces projets sans précédent violent l’article 2 de la Constitution française qui dispose que « La langue de la République est le français. »

Si nous laissons le gouvernement opérer cette dérive insensée, il pourra accepter ensuite, de reculs en trahison, que des établissements privés d’enseignement secondaire puissent effectuer tous leurs cours en langue étrangère (et pas seulement en anglais d’ailleurs), et bientôt que des établissements privés d’enseignement primaire suivent cette mécanique infernale.

Au bout du compte, c’est la soumission totale à l’empire euro-atlantiste et à ses donneurs d’ordre financiers de type Goldman Sachs que nous prépare le gouvernement prétendument “français”, et cela dans l’ignorance ou l’incrédulité de l’écrasante majorité des Français.

 

SANS AUCUN APPUI MÉDIATIQUE, LA PÉTITION A DÉJÀ RECUEILLI PLUS DE 4 300 SIGNATURES, VENANT DE FRANCE ET DE 43 PAYS ÉTRANGERS

Au 13 mars 2013, à 16 h 15, notre pétition contre la loi Fioraso a franchi le seuil des 4 300 signatures, ce qui constitue un succès indéniable après seulement une semaine de mise en ligne, et cela sans aucun appui médiatique.

Pour signer, c’est ici : http://www.petitions24.net/contre_la_loi_esr_fioraso_parce_que_pour_la_langue_francaise

Les signatures viennent de tous les horizons, et pas nécessairement des adhérents ni même des sympathisants de l’UPR. Elles proviennent également de Français expatriés à l’étranger ou d’étrangers amoureux de la France et de la langue française et qui sont indignés par ce sabordage de la langue française par le gouvernement français lui-même.

Nos signataires se situent dans les 43 États étrangers (ou territoires autonomes) suivants : Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada (dont de nombreux du Québec), Chine, Corée du sud, Djibouti, Espagne, États-Unis, Finlande, Hong Kong, Ile Maurice, Inde, Irlande, Italie, Japon, Kenya, Koweït, Luxembourg, Grèce, Madagascar, Malaisie, Maroc, Mexique, Norvège, Pays Bas, Pérou, Philippines, Porto Rico, Portugal, Royaume-Uni, Singapour, Sri Lanka, Suède, Suisse, Taïwan, Thaïlande, Tunisie et Vietnam.

JE VIENS D’ADRESSER UNE LETTRE À Mme PAULINE MAROIS, PREMIÈRE MINISTRE DU QUÉBEC, POUR LUI DEMANDER DE PROTESTER OFFICIELLEMENT CONTRE LE PROJET DE LOI FIORASO

Pour commencer à donner la plus grande efficacité possible à notre action et à cette pétition, je viens d’adresser une lettre à Mme Pauline Marois, Première ministre du Québec, pour lui demander de protester officiellement contre le projet de loi Fioraso.

Je l’ai fait pour deux raisons essentielles :

  • d’une part parce que ce projet de loi félon n’est pas seulement une affaire intérieure française. Elle concerne aussi l’ensemble des pays de la Francophonie, et au premier chef le Québec, dont l’action constante de préservation de la langue française contre l’impérialisme linguistique anglo-saxon a forgé le caractère national depuis deux siècles et demi. En osant envisager des enseignements et la recherche en “tout anglo-américain” dans la patrie de Molière, le gouvernement français ne peut apparaître, vu depuis tous les pays francophones du monde, que comme coupable de haute trahison.
  • d’autre part parce que le calendrier nous offre une occasion inespérée : le Premier ministre français, M. Jean-Marc Ayrault, se rend en effet en visite officielle au Québec à partir de demain, jeudi 14 mars 2013. Bien entendu, le chef du gouvernement français s’y comportera comme ses prédécesseurs, de façon hypocrite et cauteleuse, en jurant ses grands dieux que le respect de la Francophonie est l’une des priorités du gouvernement français. Nous voulons le prendre au mot.

L’occasion nous a semblé trop belle pour ne pas en profiter. J’ai donc écrit une lettre pour expliquer à la Première ministre du Québec que nous nous espérions vivement qu’elle demandera de vive voix au Premier ministre français de mettre ses actes en accord avec ses paroles, en décidant de supprimer purement et simplement le projet de loi ESR dit “Fioraso” et la proposition de loi sénatoriale allant dans le même sens dont nous avons décrit les méfaits dans notre pétition.

Ma lettre a été transmise hier mardi 12 mars 2013, de façon tout-à-fait officielle et par le canal diplomatique, par l’intermédiaire de la Délégation Générale du Québec en France.

Nous avons informé la partie québecoise que nous rendrions cette lettre publique, mais que nous ne le ferions, par courtoisie à son égard, qu’une fois que Mme Pauline Marois aurait été en mesure d’en avoir la primeur.

C’est désormais chose faite et nous pouvons publier cette lettre, puisque nous nous sommes assurés qu’elle avait bien été transmise aussitôt, par courrier électronique, au cabinet de la Première ministre du Québec.

JPEG Issue d’un milieu modeste, Mme Pauline Marois est une militante de longue date du Parti Québécois (PQ), formation politique social-démocrate et indépendantiste créée par René Lévesque en 1968, dans la foulée du voyage triomphal de Charles de Gaulle en 1967 et de son fameux « Vive le Québec Libre ! » Elle devint pour la première fois ministre, dans le gouvernement de René Lévesque, à l’âge de 32 ans.

Avec le retour au pouvoir du PQ en 1994, elle occupa les postes de ministre des Finances, de présidente du Conseil du Trésor, de ministre de la Santé et de ministre de l’Éducation.

Après deux tentatives infructueuses en 1985 et en 2005 et une retraite d’un an de la vie publique, elle est devenue la septième chef du Parti québécois, le 26 juin 2007. Elle a mené son parti à la victoire lors de l’élection générale québécoise du 4 septembre 2012 en remportant 54 des 125 sièges à l’Assemblée nationale. Assermentée le 17 septembre 2012, elle est devenue la première femme à occuper le poste de première ministre du Québec.

Mme Pauline Marois, Première ministre du Québec, avait fait l’une de ses campagne électorales sous le slogan “FRANCHISE ET INTÉGRITÉ”. Le Parti Québécois – qu’elle préside désormais – préconise la souveraineté du Québec malgré l’univers anglo-saxon qui l’entoure et se pose en gardien vigilant de la protection de la langue française. Ce sont à l’évidence deux raisons insupportables pour les dirigeants européistes français de l’UMP comme du PS, dont la servilité à l’égard de Washington et la docilité à l’égard de la presse euro-atlantiste constituent la seule ligne de conduite politique. On se rappelle notamment le comportement scandaleux de Nicolas Sarkozy, lors du Sommet de la Francophonie à Québec d’octobre 2008, qui décida de s’en aller prématurément, pour aller s’enquérir des desiderata du président George W. Bush à Camp David.

 

LE TEXTE DE LA LETTRE ADRESSÉE À LA PREMIÈRE MINISTRE DU QUÉBEC LUI DEMANDANT D’INTERVENIR AUPRÈS DU PREMIER MINISTRE FRANÇAIS JEAN-MARC AYRAULT, QUI ENTAME UNE VISITE OFFICIELLE AU QUÉBEC LE JEUDI 14 MARS.

Conformément à ce que nous avons annoncé à la Délégation Générale du Québec en France, je rends donc publique ci-après la lettre que j’ai transmise à Mme Pauline Marois, Première ministre du Québec :

Paris, le mardi 12 mars 2013

Madame la Première Ministre,

Le gouvernement français a l’intention de faire adopter, au cours des prochaines semaines, des dispositions législatives sans précédent, qui auraient pour effet de marginaliser la langue française dans l’enseignement supérieur et la recherche. L’objectif annoncé est en effet d’autoriser, au pays de Molière, des établissements à effectuer tous leurs examens et tous leurs enseignements entièrement, exclusivement et obligatoirement en langue étrangère, donc essentiellement en anglo-américain.

Afin de parer à cette menace d’une exceptionnelle gravité, l’Union Populaire Républicaine (UPR) a lancé une grande pétition sur Internet pour demander le retrait immédiat des projets en cours. Après seulement une semaine, cette pétition connaît un vif succès puisqu’elle compte déjà plus de 4000 signatures, parmi lesquelles un nombre significatif de vos compatriotes. La mobilisation s’amplifie de jour en jour des deux côtés de l’Atlantique, mais aussi à travers le monde puisque des signatures nous sont déjà parvenues de 42 pays. C’est le signe, non seulement que la petite élite acquise à des intérêts étrangers qui dirige actuellement la France se coupe de plus en plus des Français, mais encore qu’une profonde solidarité unit les peuples francophones, et d’abord les peuples français et québécois.

Le combat pour la diversité linguistique, y compris au sein de la langue française, désormais autant québécoise que haïtienne ou béninoise, est un combat mondial. Nos deux nations, privilégiées par leur développement économique et technique, doivent s’en faire les porte-étendards.

Dans les années 1960, la France inspirait les nations en quête de liberté et d’émancipation, dont le Québec. Enserrée et vassalisée dans le carcan euro-atlantiste que l’on nomme Union Européenne ou OTAN, elle se trouve, aujourd’hui, momentanément empêchée de faire face à ses devoirs historiques.

C’est pourquoi nous nous tournons vers vous avec espoir, Madame la Première Ministre, pour que vous adressiez une protestation officielle au gouvernement français afin de l’empêcher de saper notre langue commune. La visite au Québec du Premier ministre français, M. Jean-Marc Ayrault, à partir du jeudi 14 mars, constitue à notre sens une occasion parfaite pour cela.

En venant ainsi à notre secours, vous confirmerez cette superbe prophétie lancée par Charles de Gaulle, depuis le balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal lors de son célèbre discours du 24 juillet 1967 : « Le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez. Parce que vous êtes en train de vous constituer des élites [...] qui, un jour j’en suis sûr, vous permettront d’aider la France ! ».

Je vous prie, Madame la Première Ministre, de bien vouloir trouver ici l’expression de mes déférents hommages et de ma très haute considération.

François ASSELINEAU
Président de l’Union Populaire Républicaine

CONCLUSION : NOUS APPELONS À L’AIDE NOS COUSINS QUÉBÉCOIS

En accompagnement de cette lettre, je me permets de lancer ici un appel à tous les internautes québécois qui suivent l’UPR avec sympathie. Je leur demande instamment, en notre nom collectif, d’intercéder aux aussi auprès de leur Première Ministre pour qu’elle demande officiellement à M. Jean-Marc Ayrault de renoncer à son projet funeste de loi “Fioraso”.

La citation de Charles de Gaulle que je mentionne dans la lettre que j’adresse à la Première Ministre du Québec est évidemment parfaitement authentique : elle peut être réécoutée dans cet enregistrement du célèbre discours de Charles de Gaulle, à partir de 4’30″ et jusqu’à 5’08″ :
 

Charles de Gaulle vient de lancer son fameux « Vive le Québec Libre ! » comme un cri de liberté indomptable lancée à la face des élites anglo-saxonnes qui opprimaient le peuple canadien français depuis deux siècles. Comme il le confiera à ses proches, il avait médité depuis plusieurs mois ce scandale mondial. La presse occidentale, et en particulier la presse française déjà très largement inféodée aux intérêts atlantistes, s’empressa bien entendu de décrire Charles de Gaulle comme un vieillard sénile… Mais cela n’empêcha pas de donner au mouvement indépendantiste québécois une formidable caution historique et morale, d’où allait naître le Parti Québécois, dont l’actuelle Première ministre québécoise, Mme Pauline Marois, est la présidente.

Ce discours historique du Fondateur de la France Libre est d’ailleurs tellement exceptionnel qu’il vaut la peine d’être écoutée en entier. C’est en particulier l’apostrophe historique de « Vive le Québec Libre ! » qui provoqua une sensation mondiale. Le gouvernement fédéral canadien jugea cette phrase “inacceptable”, ce qui conduisit Charles de Gaulle à interrompre son voyage. Il décida de ne plus se rendre dans la capitale fédérale canadienne Ottawa et de retourner directement en France depuis Montréal, créant ainsi l’un des coups de théâtre diplomatiques les plus spectaculaires du XXe siècle.

Il faut réécouter la fin de ce discours, à partir de 5’30″, et en particulier la formidable ovation s’élevant de la place de Montréal, noire de monde, après que de Gaulle eût lancé son mot historique (à 6’07″).

Cette formidable scène permet de mesurer de façon révoltante le niveau de décrépitude et d’avilissement dans lequel se vautrent les dirigeants français contemporains, lorsqu’ils osent envisager d’autoriser que des enseignements soient désormais entièrement, exclusivement et obligatoirement dispensés en américain dans la patrie de Charles de Gaulle.

L’attitude servile des dirigeants européistes français - UMP et PS dans le même sac - est une honte nationale et internationale. Il est grand temps que des Français de tous horizons se lèvent pour dire que, désormais, c’en est assez. 

François ASSELINEAU

 

 

Vous aussi, signez la pétition contre la loi FIORASO : http://www.petitions24.net/contre_la_loi_esr_fioraso_parce_que_pour_la_langue_francaise

 


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59 réactions à cet article    


  • Montagnais Montagnais 14 mars 2013 09:24

    Bel essai, mais les carottes sont cuites .. 


    ce désastre n’est pas le seul fait infamant de « notre » « gouvernement » du moment, mais du « peuple » métamorphosé d’humain en veau, de veau en mouton, asservi, aveuglé, consentant ..

     .. Ils en redemandent toujours plus, de l’Anglo-saxon, du rosbeef et du dindon ... 

    la « jeunesse » part « étudier » la « communication », la « finante internationale », le « management », le marketing en Australie, aux Unis .. vous avez pas vu au spectron ?

    y’avait même un brebis qu’avait emprunté 50 000 fifelins pour aller brouter des conneries du côté de la sunshine coast ..

     .. de Talleyrand à Claude Autant-Lara, de Gaulle à Gollnisch ou Mamère, on a été prévenu depuis longtemps ..

    Mais la défaite, vous comprenez .. inéluctable .. ancienne déjà .. accomplie. 

    La France n’est plus qu’une région de l’Esprit.

    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 mars 2013 23:05

      Vouais ,c’est mort ,déjà qu’on peut pu jacter l’Audiard ,le Céline sans s’faire mirer clodo ...
      Toute manière,comme nos potos d ’London ....L’ cookney l’a clamcé ....


    • Croa Croa 15 mars 2013 09:14

      Je dirais même plus : « La France n’est plus qu’une région atlantique  ».

      Nos élus sont des traîtres ayant fait allégeance à l’Amérique et plus exactement à une certaine amérique. Le pire n’est pas la langue, cette concession n’étant que culturelle, mais lorsque l’on les entends s’associer aux objectifs de l’OTAN, notamment vis à vis de la Syrie, nous faisant entrer carrément dans le domaine du crime, on ne s’étonne plus de rien ! smiley 


    • superdupont 27 mars 2013 11:01

      Clair...

      Ca fait quelque part plaisir de voir la France se casser la gueule.

      Car je pense faire partie des quelques indiens qui crient gare depuis 20 ans, dans l’indifférence généralisée.
      J’ai commencé à me poser des questions sur la démocratie française et notre soi-disant pays de la liberté devant l’impossibilité d’accéder à un référendum sur la consommation de drogues douces. Ca veut dire quoi « pays de la liberté » ?

      Puis vient la mode de la « conspiration » avec les puces électroniques, le traçage arbitraire des téléphones portables, le petit livre jaune, les Bilderberg. Tout un tas de précédents à la dictature à venir, dont TOUS LES MEDIAS niaient la réalité, et que les moteurs de recherche classaient dans la rubrique « apparitions d’ovnis », qui font aujourd’hui les choux gras de sites communautaires dans le genre de celui-ci.


      J’ai envie de dire, mais où étiez-vous tous quand on se faisait arrêter pour avoir arraché des plans d’ogm, Ou étiez-vous quand on réclamait que Chirac soit trainé devant les tribunaux. Ou étiez-vous quand un certain ministre de l’intérieur se la pétait en sauvant un petit enfant de couleur dans une école primaire.
      Vous souvenez-vous de la vague « musique techno » au départ très privée, formidablement impulsée par les artistes français qui lui ont donné ses lettres de noblesses, malgrès une répression d’acier et une diabolisation généralisée des médias. Pas un maire, pas un préfét n’osait autoriser une seule soirée, pendant que des artistes anglo saxons grabataires remplissaient bercy avec des billets d’entrée à 500 Fr, sponsorisés par la mairie et le département.

      Que dire des programmes télévisés, notamment ceux consacrés à l’enfance où l’ont est passé de magnifiques fresques historiques ou romancées - misérables, les cités d’or, rémy sans famille, princesse sarah, il était une fois l’homme, ulysse 31, etc... - qu’on appelait alors « japoniaiseries » et qui ont aujourd’hui laissé la place à des sortes d’animations débiles et violentes qui tournent toute autour d’un seul topique « battre, gagner, battre, gagner », et servent de façon à peine voilée de simples films publicitaires pour les produits dérivés.

      Tout ça avec l’assentiment volontaire et généralisé d’un peuple toujours plus con, qui achète des téléphones portables à des gamins de 9 ans et/ou les colle devant un écran dès qu’il ont 5 minutes, pour pouvoir de leur côté acheter une yaourtière inutile sur vente-privée.con

      Le « cataclysme » annoncé aujourd’hui n’a rien de cataclysmique, il a été aussi mou que la dérive des continents.


    • Yvance77 14 mars 2013 10:28

      Salut,

      C’est ainsi que l’on apprend que les peuples sont poignardés dans le dos par le NWO. C’est à peine croyable, et j’avoue qu’à la lecture de cet excellent article, les bras m’en tombent.

      J’ignorais purement et simplement ceci... et je ne crois pas être me seul. Être déposséder le sorte, de ce qui nous fait NOUS, et proprement hallucinant de bêtise.

      Et plus encore, je pense même qu’il s’agit d’un crime organisé pour mettre sous le joug d’une dictature soft, bien des peuples, dans le cadre d’une vaste organisation dictatoriale transatlantique financière


      • Yvance77 14 mars 2013 13:31

        Au passage petition signée !!!


      • tesla_droid84 14 mars 2013 14:48

        Vous etes le bienvenue à l’UPR Yvance77, si vous souhaitez résister de manière sérieuse il n’y a pas mieux. 

        Chaque adhérant donne une légitimité supplémentaire au mouvement du CNR. Tous les membres passe par une phase d’indignation qui dure de 3 à 12 mois et ensuite décident d’adhérer.
        Chaque jour qui passe et que le mass média nous ignore, donne un poid supplémentaire à l’UPR. Vous imaginez un parti aussi important que l’UPR qui n’a même pas sa fiche sur wiki france... Ca se sait en haut lieu et ça les fait flipper. On a déjà le programme le plus puissant de l’histoire depuis le CNR, porté par un homme ayant des relations diplomatiques avec le monde entier et d’une culture francaise qui fait que personne de médiatique n’ose débattre avec lui. Les derniers qui s’y sont essayer on envoyés un courrier en urgence pour ne pas être diffusés en vidéo (voir le doyen de la fac de droit de Renne). http://www.u-p-r.fr/videos/emissions-radio-tv/debat-universite-rouen-la-france-doit-elle-quitter-lunion-europeenne
        Enfin nous avons le site web classé le 4eme site politique le plus consulté de France (src Alexa ranking http://www.francoisasselineau.fr/2013/01/UPR-se-hisse-a-la-4-eme-place-des-partis-politiques-consultes-sur-internet.html) donc devant le FrdG et ce sans support médiatique.



      • taktak 15 mars 2013 09:23

        Sur la langue française, il y a des associations qui dénoncent cette mise en danger de puis longtemps.

        Par exemple : http://www.courriel-languefrancaise.org/

        Il est très bien que l’UPR se positionne enfin sur ces sujets et rejoigne dans la lutte ceux qui y sont depuis longtemps (PRCF par exemple)

        Il faut signaler par exemple l’initiative d’un parlementaire du FdG, député du Nord, Jean Jacques Candelier, qui interpelle directement le gouvernement et demande une enquête parlementaire sur le sujet.

        http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0665.asp

        Il est important de diffuser et de soutenir cette proposition parlementaire qui porte le combat directement au sein de l’assemblée.

        Il est particulièrement dommage que plutôt que de rejoindre ce type d’action, l’UPR se saisisse de ce type de sujet pour faire cavalier seul en l’exploitant dans un but politicien : faire la promotion du grand « homme » Asselineau et lui assurer le destin politique que ce conseiller de balladur, membre du RPR de toujours, serviteur zélé de la politique européenne et libéral de l’état. Il est comique de voir un parti tel que l’UPR s’autoproclamer parti du CNR, oubliant que le programme du CNR est avant tout de gauche et au service des travailleurs, niant le fait qu’il existe des partis aussi gros et influant que lui (PRCF, M’PEP...) mais de gauche défendent un front républicain populaire progressiste et patriotique. Force est de constater que l’UPR ne milite que pour renforcer les troupes d’Asselineau et pas pour construire ce type de front.

        http://www.politique-actu.com/dossier/nouveau...prcf.../595716/

        www.initiative-communiste.fr/wordpress/ ?p=11241

        http://lepcf.fr/appel-commun-pour-un-nouveau-CNR-M


      • PASDUPE 14 mars 2013 12:27

        Le fatalisme ne doit plus être de mise.

        On peut certes reprocher aux Français qu’ils soient des veaux (de Gaule l’avait dit avant certain(s) ici) mais se borner à ce constat que l’on déplore fait de soi-même un veau. Pour ne plus l’être il faut être dans l’action.

        Le pessimisme de la raison ne doit surtout pas annihiler l’optimisme de la volonté.

        Nous retirer notre langue c’est nous enlever notre colonne vertébrale. On s’écroule.

        Donc :

        Chérissez-la !

        Défendez-la !

        Signez là !http://www.petitions24.net/contre_la_loi_esr_fioraso_parce_que_pour_la_lang ue_francaise

         

         


        • PASDUPE 14 mars 2013 17:05

          de Gaulle bien sûr.

          Pardon pour avoir écorché cet illustre nom.


        • tektek93 tektek93 14 mars 2013 13:04

          Merci pour cet article , c’est tout simplement ahurissant que des « élites » servant la république française puissent rédiger un tel texte !

          J’ai signé la pétition en espérant qu’elle sera prise en considération par les élus 


          • Giordano Bruno 14 mars 2013 13:29

            Et un pas de plus vers la guerre civile.


            • ZenZoe ZenZoe 14 mars 2013 13:44

              Pincez-moi je rêve !
              Si je comprends bien, vous en appelez au Premier Ministre d’un autre pays (en l’occurence le Canada) pour défendre notre propre culture nationale ? Ca c’est vraiment une réaction souveraine ! Vous êtes complètement à l’ouest, c’est le cas de le dire !
              Sur le fond de l’affaire : on se calme. Cette loi ira aux oubliettes vite fait bien fait. D’abord, il y a pénurie d’anglophones compétents pour enseigner en anglais en France, le problème est réglé avant d’être posé ! Et tout le monde sait que c’est l’anarchie totale au gouvernement et que chaque ministre y va de son petit projet le plus cinglé possible pour sortir de l’ombre un moment. Dans sa petite tête, Fioraso a du se dire pourquoi pas moi ?

              Pourtant, se serait une bonne idée de réfléchir calmement pour ENFIN donner à chaque élève, chaque étudiant un niveau d’anglais digne de ce nom ! Parce que contrairement à ce que dit l’auteur, ce n’est pas en boycottant l’anglais qu’on va pouvoir mieux se défendre contre l’Amérique et Goldman Sachs. Il est de l’intérêt des banquiers en effet que personne ne comprenne rien à ce qu’ils baragouinent, il faut être aveugle pour ne pas voir qu’on se tire une balle dans le pied en refusant d’apprendre le jargon de l’ennemi. Les Chinois l’ont bien compris et apprennent à toute vitesse, mais nous, on est plus rusés que les Chinois !


              • PASDUPE 14 mars 2013 13:50

                Je ne sais pas si vous rêvez, mais vous lire est un cauchemar.


              • ZenZoe ZenZoe 14 mars 2013 14:55

                Parce que vous n’avez pas compris ce que je disais


              • gorgonzola 14 mars 2013 23:23

                Espérons que ce que vous dites soit vrai et que la loi soit vite entérée, hélas il semble y avoir excès de zèle de la part de nos élites. Nous verrons bien. En revanche attention, la pétition n’appelle absolument pas au boycott de la langue anglaise et le mouvement de rassemblement qui en est à l’origine non plus.


              • TSS 15 mars 2013 17:29

                Pincez-moi je rêve !
                Si je comprends bien, vous en appelez au Premier Ministre d’un autre pays (en l’occurence le Canada) pour défendre notre propre culture nationale ? Ca c’est vraiment une réaction souveraine ! Vous êtes complètement à l’ouest, c’est le cas de le dire !

                Je ne vois pas où est le problème ! les gens qui nous gouvernent(?) emploient ce système

                pour nous faire avaler des couleuvres à longueur de temps !

                « C’est pas de notre faute ,c’est l’Europe !! »


              • Croa Croa 15 mars 2013 09:23

                « Après avoir été dépossédés de notre souveraineté monétaire, de notre indépendance en matière de défense et d’affaires étrangères, on voudrait maintenant nous déposséder de notre langue nationale...  »

                Nos ’’élites’’ ont simplement une politique cohérente, ce sont juste des traîtres parfaits et constants.


              • zozoter 19 mai 2013 17:55

                François ASSELINEAU invité de EUROPE 1 SOIR

                Mardi 21 mai 2013 de 19 h 00 à 20 h 00

                présenté par Nicolas Poincaré

                pour un grand débat sur la loi Fioraso


                http://www.petitions24.net/contre_la_loi_esr_fioraso_parce_que_pour_la_lang ue_francaise


              • philoxera philoxera 14 mars 2013 14:54

                coment peux’t-ont aprandre l’englé quant ont ne parl maime plut le frencé korektemant ???


                • nilasse nilasse 14 mars 2013 15:01

                  la culture d’un pays se définie par sa langue en grande partie. on sent une volonté de destruction de notre langue,donc de ce qui fait de nous des français,au profit de la langue anglo-américaine. ils doivent trouver que nous ne sommes par encore assez américanisés. je vous rejoins mr asselineau sur le fait qu’on commence par la et nous finirons inévitablement par le primaire a l’école,le français a terme devenant un patois ou une langue folklorique peu et mal utilisé.


                  • tesla_droid84 14 mars 2013 15:05

                    Pour ceux qui veulent savoir comment cette petite enclave Française a en partie réussie à subsister des années 20 aux années 60, il faut s’intéresser à l’ordre de Jacques Cartier.


                    • tf1Goupie 14 mars 2013 16:28

                      Réaction d’arrière-garde qui nous fait passer pour des hommes des cavernes.
                      On ne dit plus parler anglais comme une vache espagnole, mais comme un coq français.

                      Les quebecois, eux, sont vraiment bilingues et se moquent de notre anglais pitoyable.

                      Asselineau, ce champion de l’histoire, et donc du passé, ne représente clairement pas l’avenir de la France. Qu’il retourne dans bled natal y parler le patois.

                      Les ... heureux qui sont nés quelque part !


                      • gorgonzola 15 mars 2013 00:00

                        La question n’est pas d’empêcher les français d’être bilingues si ils le veulent mais d’éviter que tous les bilingues parlent le franco-anglais... de se battre en fait contre une forme d’impérialisme détournée que les stratèges américains ont formalisés sous le nom de ’soft power’. Il est important selon moi, pour les relations entre les peuples et la paix dans le monde, que toutes les cultures soient en relations les unes avec les autres et qu’il n’y ait pas une culture véhiculé par une langue qui écrase les autres. Hors si vous allumez votre télé ou votre radio actuellement ou si vous regardez les enseignes et affiches dans la rue vous constatez comme moi que ce n’est pas le cas.


                      • HELIOS HELIOS 14 mars 2013 16:42

                        ... et qui est ce Fioraso ?... « cette » plutot, car c’est une femme...

                        Un etre transparent politiquement et qui cherche surement a entrer dans la lumiere, quel que soit la maniere... tous les moyens sont bons, y compris la traitrise envers son peuple dont elle est aparement un des representants !

                        Honte à toi, Genevieve, ta carriere ne vaut pas la honte que tu nous fait subir. Ton nom ne restera pas dans notre histoire, même si ta trahison reussi.
                        Tu ne sers pas la France, tu en es une des fossyeuses, rappelle toi que tu iras, avec elle et un jour, dans la tombe de l’histoire.


                        • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 14 mars 2013 17:49

                          Il n’y a pas que l’attaque contre la langue française, mais un plan concerté de longue date de liquidation des Nations européennes.

                          Le 14 Avril aura lieu en Alsace un referendum pour une autre organisation régionale qui inclura à terme un morceau de l’ Allemagne et un morceau de la Suisse, faisant disparaître les frontières, dans l’ attente des accords transatlantiques prévus pour 2014/2015.

                          La démocratie est liée à la Nation et à ses frontières.

                          Des régions dirigées par des non élus bruxello /américains, avec un Parlement qui n’a aucun pouvoir, sinon de s’agenouiller devant le « Two Pack », c’est la mise en place de la dictature soft mondialiste.

                          Pierre Hillard « La décomposition des Nations européennes » de l’Union euro-atlantique à
                          l’ Etat mondial. Il publie les documents officiels, et des cartes, dont certaines remontent à 1974, montrant le dépeçage précis, méthodique des états européens.

                          Les attaques contre les langues nationales, tout en caressant le poil des langues régionales pour neutraliser les indépendantistes, font partie de ce même plan.


                          • schwitters schwitters 14 mars 2013 18:24

                            Je doute que cela intéresse la première ministre du Québec, malgré le cousinage ! Surtout dans le cadre d’une rencontre officiel...

                            L’en informer oui, mais vouloir qu’elle agisse sur Ayrault est déplacé.
                            Autrement j’ai signé pour que la langue française survive, ceux qui ne veulent uniquement la langue internationale, peuvent déjà trouver leur bonheur en France (les écoles trichent déjà pour contourner les lois) et n’ont qu’à se rendre dans des pays totalement dominés, ou chez les anglo-saxons, Australie et compagnie.

                            • Prometheus Jeremy971 14 mars 2013 18:44

                              Je veux pas mettre mon grain de sel mais tous les québecois sont bilingues. Enfin 80% d’entre eux... 

                              Après on peut faire coexister les deux univers d’après moi. C’est même le plus puissant atout des québecois ce bilinguisme.

                              • gorgonzola 15 mars 2013 00:07

                                La question n’est pas d’empêcher les français d’être bilingues si ils le veulent mais d’éviter que tous les bilingues parlent le franco-anglais... (je renvoi à ma réponse à Tf1groupie plus haut :). Il y a une logique à ce que les québecois parlent le franco-américain, en Europe par contre c’est plus discutable...


                              • Edmon Edmon 14 mars 2013 18:46

                                4 300 signatures pour 43 pays , quel exploit ! 


                                Ci-dessous les pétitions les plus populaires qui apparemment n’ont eues aucun impact : 


                                Autrement les signataires , ne vous plaignez pas d’avoir votre boite mail , pardon , votre boite de messagerie spammée par l ’ UPR , c’est un des buts recherchés .



                                • Augustule Augustule 14 mars 2013 22:10

                                  Votre message est vraiment nul !

                                  Les adresses mail sont stockées chez Petition24.net et ne sont jamais communiquées même au dépositaire de la pétition.

                                  Vous avez raison, ca ne sert à rien, il vaut mieux rester tranquillement derrière son ordinateur et changer le monde en cliquant sur sa souris....


                                • Edmon Edmon 14 mars 2013 23:17

                                  Merci.

                                  Par contre , changer le monde c’est pas moi .

                                • Ricquet Ricquet 14 mars 2013 19:40
                                  « autorisant des établissements français d’enseignement supérieur à effectuer TOUS LEURS examens ... ET OBLIGATOIREMENT EN LANGUE ÉTRANGÈRE... »

                                  Je me permet de souligner une contradiction dans la citation ci dessus : On ne peut pas « autoriser » + « obligatoirement » (car, si c’est autorisé c’est donc facultatif à contrario, si c’est obligatoire, il faut dire contraindre...)

                                  cet aparté formulé en bon français m’autorise peut-être une question :
                                  Quel sera la prochaine étape de cette mascarade ?
                                  Le bac en anglais ? 
                                  « Sauri beutte ail donte wante tout spique éni mort... » smiley
                                  Toi le député ou le dépité : Y’en a comprendre ?

                                  • Croa Croa 15 mars 2013 09:39

                                    L’auteur s’est mal exprimé en effet.

                                    Je pense qu’il faut comprendre ’’autorisation’’ pour les établissements et ’’obligation’’ pour les élèves suivant les conférences dans ces établissements autorisés. (Autrement dit on autorise les établissement d’enseignement supérieur à imposer d’autres langues que le français.)

                                    Sinon que l’auteur se manifeste !


                                  • François Asselineau François Asselineau 15 mars 2013 11:38

                                    @Ricquet et à Croa
                                    Je suis surpris de vous lire car il n’y a aucune contradiction dans mon écrit et je ne me suis pas « mal exprimé ». Je vous suggère de le relire et d’y réfléchir.

                                    Ce que j’ai dit, et que je redis dans la même formulation, c’est que le gouvernement envisage bel et bien d’autoriser des établissements français d’enseignement supérieur à effectuer TOUS LEURS examens et TOUS LEURS enseignements ENTIÈREMENT, EXCLUSIVEMENT ET OBLIGATOIREMENT EN LANGUE ÉTRANGÈRE.

                                    Le mot « obligatoirement » s’applique naturellement aux étudiants et relève d’une décision de l’établissement qui serait donc désormais libre juridiquement d’imposer cela à ses étudiants.

                                    Cela signifie que, si cette loi est adoptée, les étudiants d’écoles de commerce pourraient être contraints par leur établissement à suivre des enseignements ENTIÈREMENT, EXCLUSIVEMENT ET OBLIGATOIREMENT en ANGLAIS, même contre leur gré, et cela dans toutes les matières : finances, comptabilité, gestion, droit, mercatique, gestion des ressources humaines, politique internationale, etc. 

                                    Ce n’est nullement un fantasme : d’ores et déjà les étudiants de la plupart des écoles de commerce françaises ou de certains Instituts d’Etudes Politiques sont contraints de suivre une part de plus en plus importante de leurs cours en anglais. Mais pas tous, et c’est cela que réclament certains dirigeants d’établissement : le directeur de l’ESSEC, 2e école de commerce de France a déjà annoncé qu’il voulait imposer des cours ENTIÈREMENT, EXCLUSIVEMENT ET OBLIGATOIREMENT en anglais.

                                    Ce que vise la loi Fioraso, c’est d’autoriser cette exclusivité, en empêchant que des étudiants puissent faire des recours juridiques contre les établissements en question.

                                    FA


                                  • Prometheus Jeremy971 15 mars 2013 19:03

                                    L’Université McGill, située à Montréal au Québec, est une des universités les plus anciennes au Canada et parmi les meilleures universités au monde.

                                    L’université possède deux campus, séparés par 35 kilomètres. Le campus principal est au centre-ville de Montréal et le campus MacDonald est à Sainte-Anne-de-Bellevue, dans la banlieue. Avec l’Université Concordia3, elle est l’une des deux universités à Montréal offrant une instruction en anglais.


                                  • Ricquet Ricquet 15 mars 2013 21:07

                                    Mea culpa Monsieur Asselineau.

                                    Effectivement mon interprétation est fausse.
                                    Le français à parfois des tournures qui prêtent à confusion.
                                    Dorénavant, je vous relirez à deux fois...
                                    Sorry ! smiley ( ou plus concrétement : Pardon.) smiley

                                  • Ricquet Ricquet 15 mars 2013 21:14

                                    Dorénavant, je vous relirai à deux fois...

                                    Comme ça c’est beaucoup mieux !
                                    Décidément...

                                  • Pie 3,14 14 mars 2013 19:55

                                    Une lettre envoyée au premier ministre du Québec afin de protester contre un projet de loi française concernant l’Université...il fallait l’inventer celle là, l’UPR l’a fait.

                                    Une pétition contre des enseignements intégraux en langues étrangères ( le texte précise si ceux-ci sont financés par des subventions internationales) pourquoi pas, mais à quel titre ?

                                    Il y a 2,4 millions d’étudiants à l’Université. L’immense majorité reçoit un enseignement en français en dehors de ceux qui étudient les langues étrangères. Ce texte peut dans le meilleur des cas concerner 1% ( soit 24000) personnes dans des domaines pointus. On peut imaginer des masters techniques internationaux où la langue commune sera l’anglais puisqu’il est le baragoin international ou des formations de haut niveau avec des chercheurs étrangers.

                                    Au lieu de cela, Asselineau préfère imaginer que le français va disparaître des amphis, ignorant au passage que la plupart des enseignants ne sont pas bilingues. En revanche, les québéquois, à qui il destine sa lettre le sont...

                                    La loi générale sur l’Université suscite de nombreux débats parce qu’elle demande de faire plus avec des contraintes budgétaires énormes. L’UPR s’en fiche et choisit de s’attaquer à un détail insignifiant qui ne concernera que quelques étudiants ( volontaires) au nom d’un nationalisme mal placé. C’est à cela que l’on reconnaît les grands partis visionnaires...

                                    Cette attitude est la pire qu’on peut imaginer, c’est celle de l’enfermement. Le français ne va pas disparaître parce l’anglais est la langue internationale, celle qui permet à tous de communiquer dans un sabir commun. le français jouait ce rôle jusqu’au XIXème siècle, a-t-il tué les autres langues ? La réponse est négative.

                                    Pour conclure, un exemple tiré de ma vie de père. Une partie de ma progéniture suit des études universitaires classiques avec un enseignement en français et l’oubli progressif des langues étrangères. Une autre passe par des écoles d’excellence, suit des cours en anglais, allemand, espagnol et participe à des programmes de type Erasmus et trouve normal de s’exprimer dans plusieurs langues.

                                    Sans tirer aucune conclusion quant à leur avenir, à votre avis lesquels sont les mieux armés pour affronter leur futur professionnel ?

                                     

                                     

                                     


                                    • PASDUPE 14 mars 2013 22:15

                                      Tout d’abord et en vrac :

                                      La langue française ne concerne pas que les Français et François Asselineau est clair dans les explications qu’il donne qui justifie sa démarche.

                                      Le bilinguisme des Québécois est à replacer dans un contexte géographique, de population (8% environ d’Anglo sur le territoire) et économiques (les plus proches partenaires étant anglos) tout à fait différent du notre. Il n’en est pas moins vrai qu’il n’est pas forcément bien vécu et qu’il pose bien des problèmes contrairement à ce que vous laisser entendre.

                                      Il est de plus en plus vécu comme l’étape avant l’assimilation. L’office québécois de la langue française entre autre, souhaiterait que le Québec mette un terme par exemple au bilinguisme institutionnel qui relègue le français trop souvent au second plan avec les allophones. Grave problème lorsque l’on sait que la politique d’immigration au Québec accueille beaucoup d’immigrants.

                                      Il est question d’une loi « 14 » pour renforcer et combler les lacunes de la loi 101 de la charte de la langue française. Exemple : supprimer le statut bilingue de communes n’ayant pas assez de locuteurs anglos sur leur territoire. Ce qui veut dire la fin des services d’état, administratifs, institutionnel... en anglais. Autre exemple : l’obligation d’employer la langue française dans les entreprises... C’est un combat incessant que de maintenir le français. Pas un problème ? bien sûr que si. Mais ils le mènent avec constance et détermination.

                                      Le français au XVIIIe et XIXe siècle ne concernait que l’aristocratie et la haute bourgeoisie. Il n’était pas omniprésent comme l’anglais aujourd’hui qui envahit notre quotidien : affichage, puplicité, enseignes, magasins, produits dans les magasins, emballages, ettiquetage, loisirs, sport, mode, marques, entreprises, SNCF, EDF, Orange, les fournisseurs d’accès... j’arrête.

                                      Je termine sur Erasmus, ce programme à angliciser l’Europe. Pas de multilinguisme avec Erasmus, non, l’anglais. L’UE a failli supprimer le nom d’Erasmus pour le remplacer par : Yes Europe. J’invente rien. C’est dommage, projet abandonné. Fausse bonne idée. Ca devenait peut-être trop ostentatoire ? Révélant le véritable objectif de ce dispositif.

                                      Eau-du-Robinet à raison. Lire son commentaire ci-dessous.

                                       

                                       

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