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Accueil du site > Actualités > Politique > Quand Juppé passe, les référendums trépassent

Quand Juppé passe, les référendums trépassent

Sur Canal Plus, le maire de Bordeaux a fourni quelques éclairages sur le peu de considération qu’il accorde à la démocratie. Retour sur des subtilités de langage illustrant le mépris pour la souveraineté populaire.

L’année 2015 sonne comme le triste anniversaire du rejet de la constitution européenne par référendum. Triste en effet, car malgré les 55 % de français ayant voté contre, le texte fut imposé quelques années plus tard par Nicolas Sarkozy après avoir subi un toilettage juridique, en le faisant adopter par l’Assemblée nationale. Il y a maintenant une décennie que les Français ne se sont plus exprimés sur une question précise au travers d’un scrutin de cette nature, et il est légitime de se demander si cela se reproduira un jour. De récentes déclarations n’augurent rien de bon.

Le mercredi 25 mars 2015, Alain Juppé s’est rendu sur le plateau du Grand Journal pour commenter l’actualité politique, notamment l’entre-deux tours des élections départementales. Déjà, la présentation du personnage est sémillante, car Juppé est une énième fois annoncé comme le fantastique maire de Bordeaux, un grand érudit face au lutin pétri de tics et de tocs. En revanche, son statut de codestructeur de la Lybie en binôme avec Bernard-Henri Lévy et ses condamnations judiciaires en binôme avec Jacques Chirac semblent moins attirer l’attention des commentateurs de l’actualité. Que voulez-vous, ressasser le passé c’est réactionnaire… il faut savoir se tourner vers l’avenir, vers cet horizon plein d’espoir qu’est 2017. Bizarrement, alors que la décence lui interdirait de venir se présenter en public, il entretient le souhait de devenir le chef de l'état, et dans cette optique, il sillonne les plateaux pour se démarquer du nain, trop content de ne pas avoir de responsabilités de sorte à s'épargner des critiques, et tel DSK — l'incident séminal de New York en moins — s'imposer comme le grand maître dominant le débat avec un retard plein de sagacité et de bienveillance.

Son intervention n'a pourtant rien de sage ni de bienveillante pour présenter certains détails qu’il convient d'examiner, notamment parce que Michel Onfray, le philosophe de gauche, l’assistait dans son opération de séduction. Un œil peu averti s’offusquera du passage concernant le Coran où si Juppé a avoué ne pas l’avoir lu, il a prétendu ne pas avoir réussi à achever la lecture de l’ouvrage parce qu’il l’avait trouvé illisible. Tiens donc ? L’agrégé de lettre, le soi-disant meilleur-d’entre-nous qui gère une grande ville, confesse être incapable de faire ce que près d’un quart de la population mondiale a pourtant accompli. Voilà de quoi ravir le tout-Paris et les rédactions pour pointer l’inconséquence d’une telle déclaration, et ainsi éclipser le reste de ses propos. Cependant, la suite est si croustillante qu’il serait criminel de ne pas s’y attarder.

Interrogé sur la démocratie par Natacha Polony, Juppé se dit en désaccord sur l’Europe avec Michel Onfray et livre un mensonge en tentant d’affiner sa pensée. Il déclare que la constitution européenne n’a pas été appliquée, et, précision aussi subtile que fondamentale, il le regrette profondément. Instant tragique… Puis, il affirme qu’il y a eu pour un retour en arrière, or non seulement il n’y a eu aucun retour en arrière par l’adoption de textes antérieurs, seulement un maintien de la situation, mais surtout le traité de Lisbonne qui l’a remplacé est un recyclage en bonnes et dues formes avec 80 % du texte demeurant quasi identique. Juppé a l’audace de dire que les Français sont ambigus sur la question européenne alors que le référendum a clairement été rejeté. S’il ne comprend pas la négation dans sa plus simple expression, il n’est donc guère étonnant qu’il ait conçu quelques difficultés à lire le Coran.

Le plus savoureux vient juste après quand Juppé, sans avoir été sollicité par quiconque, amène sur le tapis la question du référendum. Second instant tragique… Il cite une évidence en disant : « Je pense que la démocratie doit respecter ce que souhaitent les gens  », histoire de rassurer les spectateurs et assoir sa compatibilité avec les valeurs républicaines. Normalement, une personne véritablement soucieuse de la démocratie poursuivrait la réflexion par un connecteur logique déductif, de sorte que la première phrase constitue la prémisse d’une démonstration entendant exposer la volonté de poursuivre ledit idéal démocratique. Ainsi, la phrase suivante devrait débuter par donc, par conséquent, alors ou ainsi en annonçant les mesures pour que la démocratie ait effectivement les moyens d’accomplir la volonté populaire. Cependant, la suite hypothèque le bon sens, et Juppé, emporté par ses verbigérations, tint à peu près ce langage : « Permettez-moi de dire quelque chose qui me vaudra probablement quelques critiques : le leadership ça existe aussi  » le tout accompagné par une mise en scène parfaite : le ton ferme du dirigeant résolu, la tête légèrement inclinée en avant pour imposer un regard dur, mais juste, avec une pause dans la diction pour augmenter la gravité de son propos et laisser l’assistance, extatique, goûter à cette honnêteté de la part du politicien. Rien de tel qu’un soupçon de novlangue pour faire passer la dictature pour une position raisonnée et responsable en usant du terme leadership. Juppé apparaît ainsi maître de sa destinée « Les hommes politiques ne sont pas toujours obligés pour assumer leur mission de se caler derrière les idées généralement admises  », admettons, mais alors en ce cas il faudrait qu’il nous explique pourquoi il a renversé le régime de Kadhafi en Lybie en arguant qu’il ne respectait pas la volonté du peuple libyen s’il concède par ailleurs que les politiciens peuvent prendre des libertés avec les idées généralement admises, au hasard les droits de l’Homme.

Manifestement, Juppé semble étranger au concept de mandat représentatif, consistant à représenter la volonté du peuple, et que le mandat leadershipatif ça n’existe pas hormis dans les dictatures. Ce n’est rien de moins que celle vieille lune consistant à considérer que le peuple voterait mal. En outre, Juppé prétend que les enquêtes d’opinion montrent toujours une large adhésion pour le projet européen. Si tel était le cas, il n’aurait aucune réticence à enclencher un référendum, et le fait qu’il rejette l’idée prouve que la fameuse adhésion est une chimère.

Par la suite, il appuie sa brillante démonstration par un argument qu’il veut imparable : « Le général de Gaule n’aurait jamais fait ce qu’il voulait en 1958 s’il avait suivi la volonté populaire immédiate  », oubliant un petit détail et non des moindres, à savoir que s’il a pu précisément faire ce qu’il voulait, c’est parce que les Français avaient accepté par référendum la constitution de la Ve république. Juppé persiste dans son délire : « Il y a des moments où il faut aller à l’encontre aussi des idées généralement admises pour faire prévaloir une forme de dis… » la fin du mot est inaudible à cause d’Antoine de Caunes annonçant la prochaine rubrique. Peut-être Juppé a-t-il voulu dire une forme de discours, quoiqu’il conviendrait davantage d’entendre une forme de despotisme… Onfray s’engouffre alors dans la brèche et fait remarquer à juste titre qu’il aurait au contraire était gaullien de respecter le référendum, comprenons par implicite celui de 2005, faisant acquiescer la souverainiste Natacha Polony et plongeant Juppé dans l’embarras. Heureusement, ce dernier a pu compter sur l’aide salvatrice de Jean-Michel Apathie.

Tel un vautour cramponné à sa branche guettant la moindre carcasse à dépiauter, le célèbre chroniqueur à l’accent du sud avait observé le silence jusqu’à cet instant de l’émission, alors que d’ordinaire il prend plaisir à railler les politiques. Or à cette seconde, il entend gouverner le débat par un argument d’autorité en apparence irréfutable : « Roosevelt n’aurait jamais emmené les États-Unis en guerre contre Hitler s’il avait écouté la population d’Amérique  ». La messe est dite. Juppé acquiesce doctement, trop content d’avoir la mise sauve, et Antoine de Caunes enchaine sur un autre sujet. La basse manœuvre mériterait d’être applaudie à dix doigts tant elle transpire de mensonges historiques et de malhonnêteté intellectuelle.

La doctrine isolationniste des États-Unis, dite de Monroe, avait déjà été préalablement abandonnée lors de la Première Guerre Mondiale. Si officiellement le pays n’entendait plus s’engager dans des conflits européens, la raison de leur frilosité repose essentiellement sur la crise de 1929 qui avait anéanti l’économie américaine. Roosevelt n’a pas engagé de guerre pour déloger Hitler et sauver les malheureux juifs pour être en réalité motivé par des impératifs plus pragmatiques. Il savait le régime de l’Allemagne nazie intenable à long terme parce que le Reich, dépourvu d’empire colonial, allait inévitablement manquer de matière première, et que Staline était en train de toquer à la porte de l’Europe avec dans l’idée de la conquérir. De plus, la politique du New Deal n’apportait aucun résultat tangible, grevant le budget de l’état fédéral en raison de la crise toujours persistante et des projets couteux lancés dans tout le pays, si bien que l’économie nécessitait un redémarrage massif. Roosevelt appliqua la même recette qui avait permis à Hitler de faire de l’Allemagne la première puissance d’Europe : une économie de guerre. Bien conscient à la fois de l’opinion public et des agissements des Japonais dans le Pacifique, Roosevelt a délibérément laissé l’attaque de Pearl Harbor se produire de sorte à avoir un motif pour se lancer en guerre et faire naître chez les Américains un désir guerrier de vengeance. Ainsi, non seulement Roosevelt ne s’était jamais engagé à faire de référendum pour consulter le peuple sur la nécessité de faire une guerre — sachant que c’est le congrès qui en décide, mais de surcroît, il n’en avait absolument pas besoin et que Hitler aurait de toute manière été défait par les soviétiques.

Il est vrai que la population ne voulait pas s’investir dans un conflit lointain qui ne la touchait pas directement, et l’idée de ruiner un peu plus l’état n’enchantait pas grand monde. La remarque d’Apathie n’en demeure pas moins affligeante puisqu’elle présuppose que le peuple se tromperait en ne voulant pas envoyer les leurs au front. Il ne s’en est probablement aperçu, mais il confirme ainsi le caractère pacifique de la démocratie quand elle respecte l’avis du plus grand nombre. De plus, un référendum en temps de guerre est la chose la plus absurde qu’il soit étant donné que pareille décision doit être prise rapidement, ne pouvant supporter un scrutin s’étalant sur des mois, ou même des semaines. Par ailleurs, une déclaration de guerre n’a rien à voir avec un traité supranational, car la guerre se veut temporaire et ne concerne que l’armée tandis qu’un traité est conçu pour être éternel et revêt des implications pour la totalité de la population.

Soit autant de considérations et de précisions impossibles à objecter dans une émission où Antoine de Caunes presse ses invités pour glisser une chronique ou passer à un sujet fondamental pour l’avenir de la République, de l’univers tout entier, à savoir les menus différenciés dans cantines scolaires. Jean-Michel atteint le fameux point Godwin par un magnifique reductio ad Hitlerum pour associer le référendum au régime nazi, et par extension, implicitement taxer quiconque entendrait respecter la volonté du peuple d’être un infâme antisémite ne comprenant rien au projet lumineux de l’Union Européenne. Isaac Asimov a un jour écrit : « La violence est l’ultime refuge de l’incompétence », si bien qu’en faire usage est une insulte à l’intelligence. Il n’appartient qu’au lecteur de déterminer l’étendue du chroniqueur chauve.

 

Adoncques, l’intervention de notre très probable futur chef d’État est riche d’enseignement à condition de faire l’effort d’explorer les logiques sous-jacentes, les mensonges et les grossières incohérences d’un discours conçu pour paraître affable et éclairé. Le passage est surtout révélateur d’une logique sournoise qui s’impose par deux mécanismes :

- l’entretien d’un discours technocratique supposant qu’il n’existe pas d’autres voies, justifiant de mettre en défaut la démocratie en raison de la configuration du monde actuel ;

- le dénigrement des alternatives en laissant les extrêmes s’approprier les moyens d’influer tangiblement sur le cours des choses.

 

Cela n’a donc rien d’un hasard si le Front de Gauche réfléchit à une sixième république et si le Front National se veut le seul parti défendant l’utilisation de référendum, permettant aux instances au pouvoir de dénigrer les alternatives en les associant à des idéologies déviantes tout en se dédouanant des critiques à leur égard pointant leur incompétence chronique. Le message délivré par Juppé et ses faux contradicteurs est ainsi limpide : les électeurs doivent se faire à l’idée de reléguer le référendum à l’état de souvenir plutôt que de possibilité. Un comble pour celui qui entend se présenter au suffrage universel direct.


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80 réactions à cet article    


  • robert 28 mars 2015 11:26

    Oui et aussi l’UPR


    • robert 28 mars 2015 11:27

      @robert
      Ligne oubliée de ma part : en réponse à votre dernier paragraphe.


    • Ostramus 28 mars 2015 11:59

      @robert

      Merci d’avoir lu et commenté.
      Je connais l’UPR et ses positions, cela dit je n’ai pas dit que le FN était le seul à proposer des référendums, mais qu’il se voulait comme étant le seul. En outre, mon article entend dénoncer les manipulations, en l’occurrence d’un média et d’un politicien, non de faire la promotion d’un mouvement, d’autant plus que l’UPR n’est pas le seul à proposer l’usage de référendums.

    • lsga lsga 28 mars 2015 14:47

      rappelons que la souveraineté nationale N’EST PAS la souveraineté populaire.
      Donner le pouvoir à l’oligarchie nationale, à la bureaucratie nationale, ce n’est pas donner le pouvoir aux peuples.

       


    • Béo Ulaygues Béo Ulaygues 28 mars 2015 20:13

      @lsga
      Pas parce que je ne suis pas d’accord mais parce je n’arrive pas à me l’imaginer concrètement en tant que régime politique :
      C’est quoi (ou qui ...o_O) « le pouvoir au peuple » ?


    • Furax Furax 28 mars 2015 11:28

      Juppé a mis toute la France dans la rue après le victoire de Chirac en octobre 1995. Victoire acquise au son de « la fracture sociale » !
      Le ministre sinistre de Sarkosy outre son intervention si intelligente en Libye a, avec le courage qui le caractérise, fait tirer sur les jeunes otages français prisonniers des djihadistes au Niger.
      Le Premier Ministre de Chirac, ivre de prétention, a saboté la mission de Marchiani qui devait partir en Algérie négocier la libération des moines de Tibihirine. Il ne supportait pas ça se soit fait sans lui.
      Un bulletin sur le nom de ce type ? Jamais !


      • Olivier 28 mars 2015 11:55

        Juppé est la caricature du politicien du système, dont l’arrogance et la nullité le disputent à la malhonnêteté, tant politique que personnelle. Que ce personnage qui a été condamné par la justice et déclaré inéligible soit érigé en une espèce de recours en dit long sur l’état du système politico-médiatique français.


        • Fergus Fergus 28 mars 2015 12:21

          Bonjour, Ostramus.

          Vous avez globalement raison sur Juppé.

          En revanche, lorsque vous écrivez ceci « ce que près d’un quart de la population mondiale a pourtant accompli », vous énoncez une affirmation totalement fantaisiste, probablement par distraction.

          On ne peut en effet compter comme des lecteurs du Coran l’ensemble des musulmans de la planète, et pour cause : 40 % des hommes et 65 % des femmes appartenant au monde musulman sont analphabètes !

          Reste les autres, et la fréquentation de musulmans en région parisienne m’a montré que, même dans les milieux éduqués, la plupart n’ont jamais lu le Coran, mais des extraits de celui-ci, à l’image de la grande majorité des Chrétiens qui n’ont jamais lu ni la Bible ni les Evangiles.

          Or, cette méconnaissance du Coran est évidemment à l’origine des manipulations auxquelles se livrent les intégristes.


          • Ostramus 28 mars 2015 12:31

            @Fergus

            Merci d’avoir lu et commenté.
            Je reconnais avoir pris une largesse comptable, mais à seul dessein de défendre l’Islam après le mépris dont a fait preuve Juppé envers leur texte sacré. Le point intéressant, c’est que Juppé est venu sur le plateau pour lisser son image et apparaître plus aimable, moins cassant, or il a suffit à Onfray de seulement quelques remarques en quelques secondes pour que Juppé cède par agacement et révèle ses véritables opinions sur cette religion, brisant le gentil discours de sécularisation de l’Islam qu’il voulait partager en apporter une gentille brochure.

          • Attilax Attilax 28 mars 2015 14:30

            @Fergus
            C’est faux. il n’y a pas qu’un Coran, il y a plusieurs époques, plusieurs écrits contradictoires, qui donnent lieu à plusieurs interprétations. La première époque est tolérante, la dernière, très guerrière ne l’est pas du tout. La méconnaissance du Coran n’est donc pas le problème majeur, car de quel Coran parle-ton ? Entre chiites, sunnites, wahabites, alaouites et autres dérivés, bien malin celui qui peut prétendre détenir la vérité... En tout cas, toutes les églises ont leurs intégristes, car l’intégrisme est la bien dans la nature de toute religion.


          • Fergus Fergus 28 mars 2015 16:34

            Bonjour, Attilax

            Je suis d’accord avec vous. Ce que je voulais souligner, c’est que l’écrasante majorité des musulmans n’ont jamais lu aucun Coran, mais assimilé quelques verstes mis en exergue par les imams des différentes obédiences.


          • mmbbb 29 mars 2015 12:37

            @Fergus Je suis un ancien enfant choeur dont la vocation a ete forcee Je doute qu’apres la messe les assistants aient eu une idee claire « d un pharisien » evoque dans tel epitre selon .... et lu par le prête Ceci n’est qu’un exemple .... Votre remarque est pertinente La religion se fait avant tout par transmission orale et dans ce village les croyants avaient des livres de messe et ignorait que la bible avait ete traduite de texte ancien grec la « septante » C’est normale plus l’ignorance est grande plus l endoctrinement est facile et les esprit peu eclaire s’enferme


          • colere48 colere48 29 mars 2015 18:44

            @Fergus

            Je serai curieux de savoir combien de chrétiens on lu intégralement la Bibles et les Évangiles ?


          • Fergus Fergus 29 mars 2015 19:49

            Bonjour, colere48

            Moi aussi. Mais je suis bien persuadé que très peu ont lu ces textes. Excepté chez les protestants chez qui cette lecture était le fondement de leur foi, alors que les catholiques s’en sont toujours remis au discours des prêtres


          • fred.foyn Le p’tit Charles 28 mars 2015 12:35
            Juppé..est dans la même fosse septique que Sarkozy..alors forcément ça sent la merde.. !

            • sirocco sirocco 28 mars 2015 23:20

              @Le p’tit Charles

              En tout cas, Juppé étant le principal adversaire de Sarkozy, dire du mal de Juppé revient à faire le lit de Sarkozy et je pense que c’est le but de cet article.


            • Ostramus 28 mars 2015 23:23

              @sirocco
              La logique n’est pas binaire, ce n’est pas parce que je n’aime pas le chocolat que j’aime automatiquement la vanille, en l’occurrence, ce n’est pas parce que je dénonce les propos d’un homme que je valide ceux d’un autre. De plus, compte tenu du fait que je critique Sarkozy pour avoir piétiné l’avis des français par l’imposition du traité de Lisbonne, et que je traite de nain, je doute qu’on puisse me taxer de défendre ce traître à la nation.


            • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 29 mars 2015 01:46

              @Ostramus
              en effet, y’a pas à dire, vous savez critiquer.


            • Ostramus 29 mars 2015 03:18

              @Emmanuel Aguéra

              Il se trouve que l’émission recevait Juppé et non Sarkozy, le propos portant sur les positions du maire de Bordeaux, non celles de Sarkozy, aussi n’ai-je pas parlé de lui, non pour lui épargner de critique, mais parce qu’il ne constitue pas le sujet central de mon article ni le centre de mon attention pour l’heure.

            • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 29 mars 2015 11:57

              @Ostramus
              Justement, et vous ne m’avez pas compris. Et effet Sarko, aka le Nabot, aka Bismuth, aka Papy-Karcher, etc... n’est pas critiqué dans l’article, seul l’est le Chauve de Bordeaux. Simplement, après avoir taillé un short sur mesure et unilatéralement à ce dernier (je ne vous reproche pas d’avoir des idées, d’autant que je suis d’accord avec elles), vous en taillez un autre, à la demande, à Sarkozy (et cela ne contredit toujours pas mes idées).
              Votre interlocuteur vous faisait remarquer, ma foi fort justement, qu’attaquer l’un pouvait dans certains esprits favoriser l’autre, soupçonnant un dessein partisan : il cherchait un sens, une prospective à votre billet. Une finalité. Ce fut aussi mon cas. Car il n’y en a pas. Mais vous avez su en 3 lignes retablir l’équilibre dans le tir ; on vous connait donc mieux.
              Car, en définitive, comme je vous disais, à votre entreprise de démolition à tiroirs manque le plan de reconstruction, d’où risque minimal et consensus aisé. La lecture du fil le prouve.

              Je comprends donc votre « pour l’heure » final. Mais j’attends dans votre prochain billet l’annonce de la de nouvelles fondations et le descriptif du projet de substitution ! smiley


            • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 29 mars 2015 12:24

              @Emmanuel Aguéra

              87% favorables. CQFD.

              Intérêt de cette notation : Votre article montre la sympathie de 13% des lecteurs pour le Chauve de Bordeaux. Mais il y aura aussi là-dedans tous ceux qui pensent que votre article ne construit rien, nul ne saura dire la proportion. Notez, c’est peut-être les mêmes ?
              Dans ce cas je suis juppéiste.

              Mais il suffit, justement, construisons quelque chose, et regardons ces 13% (sur Avox, donc probablement plus dans l’électorat, vu la proportion de tarés sur ce site). A rapprocher (très empiriquement, je l’accorde) des 30% de l’ump au 1er tour de ces départementales. Reste (30-13=)17% de l’électorat à répartir entre les mordus du canal-Karcher et les polydogmatisés de la cohésion réactionnaire canal historique, toutes tendances confondues et elles ne manquent pas (voir la listes des candidats à la primaire). Et avec ce qui lui restera de ces 17%, le Nabot a du taf devant lui, et par contre, le Chauve un billard et un canapé. On a pas finit de rigoler. Mais cette élection n’est qu’une étape pour tous, d’autres échéances arrivent.


            • Ostramus 29 mars 2015 13:37

              @Emmanuel Aguéra
              Comme je l’ai déjà dit, la logique n’a rien de binaire, et je peux tout à fait critiquer sans proposer. Après tout, il n’y a pas besoin de savoir pondre un oeuf pour en reconnaître un lors qu’il est pourri. S’il se trouve que j’ai des idées et une sympathie pour des mouvements, je me garde bien de les exposer de sorte à empêcher quiconque de mettre en défaut mon analyse par leur critique, de sorte que le débat reste focalisé sur les propos de Juppé, non les miens.


            • Julien Julien 28 mars 2015 13:29

              Je ne voterai sûrement pas Juppé, mais j’espère que vous n’êtes pas sérieux quand vous dites :

              «  »"Un œil peu averti s’offusquera du passage concernant le Coran où si Juppé a avoué ne pas l’avoir lu, il a prétendu ne pas avoir réussi à achever la lecture de l’ouvrage parce qu’il l’avait trouvé illisible. Tiens donc ? L’agrégé de lettre, le soi-disant meilleur-d’entre-nous qui gère une grande ville, confesse être incapable de faire ce que près d’un quart de la population mondiale a pourtant accompli.«  »"

              Croyez-vous que 1/4 de la population mondiale a lu le Coran ?
              Et puis, il y a lire et lire : de manière attentive ou pas. Personnellement, je ne vois pas comment un livre comme la Bible peut être lu autrement que de manière non attentive par le commun des mortels. C’est juste un ensemble d’histoires dans queue ni tête, qu’il faut lire page après page sans se poser de question de cohérence sur l’ensemble. Tenter le contraire doit effectivement vite dégoûter ! Donc je comprends que Juppé ait arrêté la lecture en cours de route, et il a au moins l’honnêteté de l’avouer.


              • Ostramus 28 mars 2015 13:31

                @Julien

                S’il a l’honnêteté de l’avouer, ce n’est pas malin de sa part d’insulter des millions de potentiels électeurs. Comme je l’ai dit, la question de l’Islam est ici secondaire, le point intéressant, c’est que Juppé est venu sur le plateau pour lisser son image et apparaître plus aimable, moins cassant, or il a suffit à Onfray de seulement quelques remarques en quelques secondes pour que Juppé cède par agacement et révèle ses véritables opinions sur cette religion, brisant le gentil discours de sécularisation de l’Islam qu’il voulait partager en apporter une gentille brochure.


              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 29 mars 2015 01:59

                @Ostramus
                Ah oui, j’avais oublié, vous faîtes bien de me rappeler : « ...Michel Onfray, le philosophe de gauche... »
                Le second terme : de gauche ? Il faut lui acheter un gps, alors... Il me semble perdre un peu le sens de l’orientation ces temps derniers... Ou de la mesure, ce qui remettrait en question le premier terme... Double oxymoron, donc, à la santé de Paul Villach, qui les appréciait.


              • Ostramus 29 mars 2015 03:14

                @Emmanuel Aguéra
                C’est une chose de dire qu’il change d’orientation, une autre d’expliquer en quoi.


              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 29 mars 2015 11:59

                @Ostramus
                vous rigolez ????


              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 29 mars 2015 12:00

                ... tapez « Onfray » dans les news... lol


              • Ostramus 29 mars 2015 13:38

                @Emmanuel Aguéra
                La charge de la preuve vous appartient.


              • Depositaire 28 mars 2015 13:49

                Globalement, je suis assez d’accord avec l’article. Ceci dit, avec des variantes, on peut dire la même chose de tous les politiciens.

                Ce qui ne cesse de me surprendre ; en en même temps de me consterner, c’est que personne ne semble lier le fait que politicien professionnel = malhonnêteté. En effet, pour pouvoir conserver leurs avantages mirobolants et leur impunité manifeste dans toutes leurs magouilles, (quand il y en a un que se fait prendre c’est juste un pare feu pour éviter que des scandales beaucoup plus gros ne ressortent), il sont prêts à toutes les compromissions.

                Est-il normal qu’un homme politique quia été condamné par la justice dans le cadre d’un mandat public exercé puisse quelques années après se représenter et être élu à un quelconque mandat ?

                Si votre casier judiciaire n’est pas vierge, vous ne pouvez plus exercer une quelconque activité publique. C’est la loi. Alors pourquoi M. Juppé est-il maire et envisage de se présenter aux élections présidentielles ? Et il n’est pas le seul homme politique condamné par la justice qui exerce une fonction publique. Il est clair que le système de partis politiques est une aberration puisqu’il permet la naissance d’une classe de parasites crapuleux. Et d’où viennent les finances les plus importantes de ces partis si ce n’est des banques et des grosses entreprises du Cac 40 en France ? Bien sur, une fois au pouvoir, ces gens s’empressent de faire un « renvoi d’ascenseur » vers leurs financeurs, c’est logique. Ce système, bien connu, existe depuis combien de temps ? Beaucoup de gens le savent et pourtant continuent à voter pour ces crapules ? Je dois avouer que c’est un mystère pour moi.

                Voilà pour le cas Juppé. Maintenant, quelques mots pour l’imbuvable Fergus.

                Logiquement, cet article traite du cas d’un homme politique peu recommandable en présentant les arguments en ce sens. Mais alors pourquoi M. Fergus en profite pour vomir sa haine des musulmans ? Qu’est-ce que cela a à voir ?

                On suppose que ce monsieur Fergus a fait une enquête exhaustive dans la communauté musulmane avant de publier ces chiffres ? Sur plus d’un milliard de musulmans dans le monde, 40% d’hommes et 60% de femmes analphabètes, cela représente respectivement : 400 millions d’hommes et 600 millions de femmes ! Et encore, je me suis basé sur une base d’un milliard de musulmans, mais on est bien plus proche du milliard et demi.

                Soyons un peu sérieux, voulez-vous ! Pour ma part, j’ai côtoyè, rencontré, dialogué avec des centaines, voire des milliers de musulmans, tant en Europe, qu’en Afrique du nord et avec des africains, des irakiens des palestiniens, hommes et femmes, jeunes et vieux, de toutes conditions sociales, je n’ai JAMAIS rencontré d’analphabète ! Par contre, je n’en dirais pas autant de la part de bien des français que j’ai pu rencontrer ! Logiquement, en ce qui me concerne, j’aurais dû rencontrer pas mal d’analphabètes. Sur 400 ou 600 millions, on devrait en rencontrer à tous les coins de rue !!!

                Alors M. Fergus au lieu de vous ridiculiser en sortant de pareilles énormités vous gagneriez à vous taire. Il est vrai qu’il est tout à fait « tendance » aujourd’hui quand on n’a rien à dire sinon de pareilles imbécilités, de le clamer un peu partout en se présentant comme une autorité, pourvu que l’on crie assez fort. Mais vos cris ressemblent plus à des braiments d’âne qu’autre chose ! Un conseil d’ami, malgré tout, consultez un psychologue, parce que votre cas est du ressort de la psychologie. Un individu normal n’a pas ce genre de comportement. Cette haine viscérale est pathologique.

                A propos de la lecture du Coran, outre que les traductions françaises sont discutables à bien des égards, et je parle en connaissance de cause, ce livre n’est pas un roman. Il ne se lit pas du tout de la même manière. Enfin, il n’est pas fait pour être lu comme un livre ordinaire, mais pour amener une réflexion profonde. (Même si bien des ouvrages de littérature classique peuvent aussi permettre une réflexion profonde. Mais nous ne sommes pas dans le même registre). Bien sur, si vous commencez à le lire avec des préjugé, il est bien certain que vous n’arriverez pas le lire et qu’il vous paraitra incompréhensible. Mais tous ceux qui l’ont lu de façon approfondie, surtout dans sa langue originelle, et ils sont nombreux, s’accordent à reconnaître sa beauté et l’incroyable complexité de sa structure qui en fait un ouvrage unique au monde. Il importe aussi de savoir qu’il y a sept lectures possibles différentes de ce livre et qu’il a aussi sept niveaux de compréhension superposés. Autant dire que pris au sens littéral avec une mauvaise traduction, cela ne vous en donnera pas une bien grande idée.

                Mon commentaire sera t-il publié ? On verra bien.


                • Ostramus 28 mars 2015 15:57

                  @Depositaire

                  Merci d’avoir lu et commenté.
                  Je partage l’idée selon laquelle les politiciens sont malhonnêtes, de surcroît dans un système électif. Toutefois, je préfère produire une analyse de fond ponctuelle en détaillant le propos avec précision plutôt que de procéder à une généralisation systématique sans utiliser son sens critique.
                  Après, je serais également d’avis de priver de mandat toute personne ayant eu à faire avec la justice. Cela dit, il faut également comprendre comment fonctionne la justice qui punit pour une mauvaise action, non toute l’existence de la personne pour une unique déviance ponctuelle. Juppé a purgé sa peine, et il serait plus noble de lui donner une seconde chance en lui offrant l’occasion de se racheter que de le vouer aux gémonies. La question est délicate, et si la probité des élus est primordiale en effet, cela ne doit pas justifier à piétiner par ailleurs le droit.
                  Ensuite, la question du Coran ne devrait pas nous déchirer puisqu’il s’agit d’une tactique des médias et du système pour créer des clivages entre les gens plutôt que de se retourner contre ceux qui instrumentalisent ces tensions.
                  Fergus a exprimé son avis, cela ne vous donne pas licence pour le conspuer comme vous faites au titre que vous ne seriez pas d’accord avec lui. Il recherche davantage l’exactitude des faits, non à attaquer l’Islam. Objectez lui des arguments, non de la colère et de la paranoïa en croyant que vos messages seront filtrés.

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 mars 2015 18:30

                  @Ostramus
                  J’ai bien aimé votre style, mais vous ne pouvez pas demander le respect d’un referendum et rejeter le système électif. Vous jetez l’enfant et la baignoire. Quand De Gaulle a été désapprouvé au référendum de 1969, il est parti le lendemain. Juppé ne peut l’ignorer.


                  C’est l’ Europe qui est construite ainsi, et Juppé comme tous les autres Mamamouchis europathes, sont d’accord pour qu’il en soit ainsi, sans le dire aux citoyens, puisqu’à chaque élection européenne, ils promettent tous « de changer l’ Europe » si on vote pour eux.

                  Sauf qu’une fois qu’on a voté pour eux, il ne se passe rien du tout.
                  Et pour cause ! De l’avis de ses concepteurs, l’ Europe, c’est du « despotisme éclairé ».
                  C’est ce qu’explique Élisabeth Guigou :
                  « La démocratie mènerait un blocage de l’ UE »

                  Junker vient de faire aux Grecs, et à tous les réformistes européens, une explication de gravure :
                  « Les élections ne changent pas les Traités (...) la victoire de Tsipras n’ouvre pas le droit à tout changer (...) les propositions des Partis (Podémos, Syriza etc) ne sont pas compatibles avec les Traités européens, les élections ne changent pas les Traités ».

                  Junker applique sans l’expliquer, ce que peu d’européens savent :
                  l’article 48 du TFUE, qui oblige à l’unanimité des 28 pour changer une virgule dans les Traités
                  Ce ne sont pas les élections qui changent les Traités, ni les referendum, ni une 6e république, c’est l’article 48 et l’unanimité.
                  Et comme les 28 ne sont d’accord sur rien, c’est pas demain la veille que quelque chose changera. L’article 48 rend obsolète toute velléité « de changer l’Europe ».
                  Il n’y aura jamais en même temps, 28 pays d’accord sur le même programme.
                  Soit l’UE, vous l’aimez comme elle est, soit vous la quittez. 

                  « Une autre Europe est-elle possible ? » Non, c’est pour cela qu’il faut en sortir.
                  Et là, pas besoin de referendum, il suffit qu’un candidat à la Présidence soit élu sur la base de la sortie de l’ UE, on applique l’article 50 pour sortir de l’ UE, et du même coup de l’euro et de l’ OTAN, sans rien demander aux autres Etats.
                  C’est ce qu’on appelle « une sortie unilatérale », que seule l’ UPR propose.


                • Iren-Nao 29 mars 2015 01:31

                  @Fifi Brind_acier

                  Vous commencez a me gaver avec votre article 50 pour sortir de l’UE.

                  Si un pays SOUVERAIN veut sortir, il sort, point barre. Et de l’Euro, et de l’OTAN idem.

                  Le lendemain il y aura du monde a la porte pour rétablir des liends de toutes sortes, pas de problème.

                  Iren-Nao


                • Ostramus 29 mars 2015 03:12

                  @Iren-Nao
                  Autant trop de juridisme est nuisible, autant mépriser les règles de la sorte n’a rien de profitable dans les faits. Le droit existe pour proscrire la barbarie, l’inique et l’arbitraire. Si soustraire hypothèque la crédibilité et la légitimité des institutions et du gouvernement. Sortir de l’UE de manière légale revêt surtout l’avantage d’empêcher quiconque de contester notre décision, qui peut être souveraine même en usant de l’article 50, et de nuire par rétorsion.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mars 2015 07:51

                  @Iren-Nao
                  Ben oui, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

                  -1- La France est engagée dans plus de 6000 traités et accords internationaux. Vous le saviez ? Il faut les examiner un par un pour savoir quels sont ceux qu’on garde et ceux qu’on dénonce.
                  -2- Des milliards versés au budget européen doivent être récupérés.
                  -3- Le sort des fonctionnaires et députés français doit être considéré.
                  -4- Il n’y a aucune raison de se fâcher avec nos pays voisins.


                  Les irresponsables qui prônent de « renverser la table » sont généralement des gens qui n’envisagent pas du tout de sortir de l’ UE, et qui ne renversent rien du tout, genre Syriza ou Podemos, ou FDG.
                  Faites ce que je vous dis, mais pas ce que je fais, pas vrai ?

                  Sortir illégalement de l’ UE entraînerait une plainte de Bruxelles auprès de la Cour de Justice européenne. Qui condamnerait la France ... à appliquer l’article 50.
                  On aurait juste perdu du temps, et rien d’autre.

                  « Le jour d’après », ce que l’ UPR envisage de faire en sortant de l’ UE.

                • Iren-Nao 29 mars 2015 10:09

                  @Fifi Brind_acier & Ostramus

                  Vous n’avez pas tord

                  Néanmoins je trouve que l’on devrait dans la foulée envoyer péter la Cour de Bruxelles et autres cours internationales, mais je suis volontiers excessif sans doute.

                  Iren-Nao


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mars 2015 21:38

                  @Iren-Nao
                  Pour « l’envoyer péter », on en sort !


                • Parrhesia Parrhesia 28 mars 2015 14:04

                  Synthétisons  :

                  1) Oui ! Juppé est bien la personnalité présentant le maximum de capacités pour gouverner la France !

                  2) Non ! Il ne faut à aucun prix lui confier la moindre responsabilités car tout le monde sait que ses compétences seront toujours mises au service des mondialistes et non au service des Français !!!


                  • Alex Alex 28 mars 2015 14:11

                    Gide était honnête en déclarant ne pas voter au prétexte que la voix de sa concierge comptait autant que la sienne. Bien qu’ils pensent exactement la même chose que cet écrivain, nos « démocrates » ne peuvent évidemment pas le reconnaître publiquement.
                    La solution est double : éducation et informations non biaisées. Mais on en est très loin.


                    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 29 mars 2015 12:56

                      @Alex
                      On sait où son malaise et ses contradictions ont mené Gide.
                      Qui n’ose reconnaître publiquement qu’une voix est un voix, d’où qu’elle vienne ? Ma voix compte autant que la votre, celle de Gide ou celle de sa concierge, ça me paraît assez logique, sinon normal. Assez d’élites sans en rajouter une autre.
                      J’ai souvent, je l’avoue, devant l’indigence de certains raisonnements, pensé à l’instauration folle d’un permis de voter, genre permis de conduire, avec questions diverses et même expérience de terrain. Mais j’ai encore quelques notions d’équité et trop de doutes pour restreindre et contraindre un peu plus, au seul titre de mes convictions personnelles... Certains, sans rire, en sont à prôner le tirage au sort remarquez... Selon sur qui on tombe, lol... C’est tous au garde-à-vous ou tous à poil...
                      On attribue je crois à Malraux cette histoire de « XXI° siècle (qui) sera spirituel ou ne sera pas » (il paraît que c’est de qq d’autre en fait), mais plus qu’à cette phrase à l’emporte pièce, c’est au désespoir abyssal de Gide que je comparerais les effets du post-traumatisme sociologique des 30 glorieuses qui ne s’avèrent pas si glorieuses tout d’un coup. Je me garderai donc bien de suivre son analyse politique et sa résolution... personnelle !
                      Quant à la double solution, vous avez raison mais il y a pléonasme sous roche : Bien éduqué on sait faire la part des choses et l’information biaisée ne sert plus qu’à en discréditer les auteurs.
                      On en est pas si loin. Il suffit de le décider. Individuellement, et c’est bien ça le problème. Une voix est une voix quand les discours sont de chapelles.

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